Genre CYLINDROPHIS, 'Wagler
Ainsi caractérisé par M. Bibron: Point de dents intermaxillaires; narines subverticales , ouvertes chacune dans une plaque sans scissure; yeux subverticaux, à pupille ronde; pas de plaques internasales, mais seulementles sept autres plaques sus-céphaliques ordinaires et de plus une interpariétale; pas de plaques frênaies, de préoculaires, ni d'oculaires, mais une paire de postoculaires; écailluie du corps lisse; scutelles sous-caudales entières.
On en connaît trois espèces : l'une, plus récemment connue {C. melanola), vient de Célèbes; les deux. autres, connues de Linné, sont : C. rufa, de Java et du Bengale ; C. maculala, de Ceylan. (P. G.)
ROULEAU. Rollus. moll. — Genre établi par Montfort aux dépens des Cônes , mais qui n'a pas été adopté.
ROULETTE. Rolella. moll. — Genre de Gastéropodes pectinibranches établi par Lamarck dans la famille des Turbinacés, et caractérisé par sa coquille orbiculaire luisante, sans épiderme ; à spire très basse, subconoide; à faceinférieureconvexe et calleuse, avec l'ouverture demi-ronde. L'animal est inconnu ; mais M. Sowerby a fait connaître l'opercule qui est semblable à celui des Troques, c'est-à-dire très mince, orbiculaire, corné, transparent, multispiré, à sommet central. On peut donc provisoirement, malgré
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l'opinion contraire de quelques naturalistes, laisser les Roulettes à la place que leur a assignée Lamarck, entrelesCadranset lesTroques. Toutefois on doit reconnaître que des différences importantes existent dans l'organisation et dans la manière de vivre; car la coquille, parfaitement polie et sur laquelle ne se voient jamais aucun corps étranger ni aucune trace de l'attaque des autres animaux, a certainement été recouverte pendant la vie par une expansion du manteau, comme celle des Porcelaines et des Olives, tandis que la coquille des Turbos et des Troques est revêtue d'un épiderme ou drap marin, et souvent encroûtée de Polypiers et d'Algues calcifères, ou perforée par les autres Mollusques zoophages. Le type du genre Roulette est une jolie coquille assez commune, large de 10 à 16 millimètres, très lisse, blanche en dessous, rose ou couleur de chair en dessus, avec des lignes longitudinales noirâtres, onduleuses et très rapprochées. C'est le Trochus vesliarius de Linné, que Lamarck a nommé Rolella lineoîala. Elle est indiquée avec doute comme se trouvant dans la Méditerranée. Quatre autres espèces vivantes se trouvent dans la mer des Indes, et l'on a signalé la présence d'une Roulette fossile dans le terrain de transition, à Tournay. (Duj.) ROULOUL. Crypfon ya; (xpvTTToç, caché; ovvÇ, ongle). OIS. —Genre delà famille des Tétras {Tétraonidëes) , dans l'ordre des Gallinacés, caractérisé par un bec fort, épais, nu à sa base, à mandibule supérieure voûtée, courbée vers le bout, plus longue que l'inférieure, dont elle recouvre les bords; des narines convexes , s'ouvrant vers le milieu du bec, et recouvertes par une membrane; le tour de l'œil dénudé; des tarses courts, robustes, scutelles, lisses; des doigts, à l'exception du pouce qui en est dépourvu, armés d'ongles étroits , presque droits, un peu pointus; des ailes concaves, arrondies; une queue courte, arrondie au bout et penchée.
Les naturalistes ont été longtemps incertains sur la place que devaient occuper les Roulouls. Sonnerat, qui fit connaître l'espèce type «ous le nom de Piouloul de Malacca^ se borna à indiquer les rapports qu'il aper-. cevait entre elle , les Pigeons, et surtout les Faisans. C'est parmi ces derniers que
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Spaimanii la classa sous la dénomination spécifique de Crislatus. Par suite d'une de «es erreurs de détermination si fréquentes en ornithologie, Latham, considérant la femelle comme espèce distincte, la réunit aux Perdrix, et rangea le mâle parmi les Pigeons; mais plus lard, ayant reconnu son erreur, il plaça définitivement l'espèce avec les Perdrix. Mauduit, adoptant le sentiment de Sonnerai et de Sparmann, en fit, comme eux, un Faisan. Enfin, Bonnaterre crut que le Rouloul différait assez des Perdrix et des Faisans avec lesquels on le classait, pour en composer un genre particulier qu'il nomma Rollulus. Plus tard M. Temminck distingua génériquement aussi les Roulouls et leur imposa le nom latin de Cryplonyx qui a été généralement adopté. Vieillot est le seul des méthodistes qui ait proposé de lui substituer celui de Liponix, dont la signification est à peu près la même. G. Cuvier, tout en adoptant cette coupe, a cependant conservé les Roulouls dans la famille des Faisans. Quant aux autres naturalistes , presque tous rangent ce genre à côté des Perdrix, par conséquent dans la famille des Perdicidées : M. Lesson pourtant en a composé une section particulière.
L'Oiseau type de ce genre rappelle par sa forme générale les Cailles et les Perdrix; il a comme elles un corps trapu, une queue courte et tombante; mais il en diffère en ce que ses tarses sont privés d'éperons et «on doigt postérieur d'ongle. En outre, son plumage ottre des couleurs brillantes qu'on ne rencontre pas chez les Perdrix. Tout porte à croire qu'il a non seulement la physionomie et en grande partie l'organisation de ces dernières, mais aussi les mœurs et les habitudes. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on ne rencontre jamais les Roulouls dans la plaine , et qu'ils sont d'un naturel méfiant et farouche; ils ne peuvent point, dit-on, supporter la captivité, ce qui , sans doute, est exagéré; il paraîtrait aussi que le cri d'appel du mâle consiste en un petit glons- «ement plus sonore que celui de la Perdrix grise.
On ne connaît bien que le RotJLoiiL de Malacca, Crypt. coronala Temui. (pi. col., 350 et 1751 ) , fort bel oiseau , à plumage vert sombre au dos, au croupion, à la queue, et violet foucé sur la poitrine et le
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ventre. Il a les joues et le cou noirs , les paupières blanches et la tète surmontée d'une huppe composée de deux sortes de plumes: les unes, entièrement dépourvues de leurs barbes, noires, raides comme desf soies et au nombre de six , sont implantées sur le front ; et les autres, également raides, pourvues de barbes décomposées , et d'un rouge mordoré, occupent l'occiput. Toutes ces plumes se dirigent en arrière.
Le Rouloul couronné habite les forêts de la presqu'île de Malacca, et est, à ce qu'il paraît, fort commun dans toutes les parties de l'île de Sumatra. On le trouve aussi à Java.
M. Lesson a décrit une deuxième espèce qui proviendrait également de Malacca, et qui différerait de celle que nous venons de faire connaître par son plumage complètement d'un noir profond à légers reflets bronzés; en outre, elle n'aurait point de huppe: il la nomme Rouloul Dussumieu, Crypt.
Dussumieri Less. {Traité d'ornith., p. 499). (Z.G.)
ROUMEA. BOT. PH. — Genre de la famille des Bixacées , tribu des Flacourtianées , établi par Poiteau (m Mem. Mus., I, 62, t. 4). Arbrisseaux de Saint-Domingue. Koi/. bixacées.
ROUPALA, Aubl. {Guian., I, 83. t. 32).
BOT. PH. — Synon. de Mopala, Scbreb.
ROLPEIXIVE. OIS. —Espèce de Merle.
Voy. ce mot.
ROUPIE. OIS. — Nom donné par Belon au Rouge-Gorge.
ROL'SS.«A, DC. {Prodt., VII, S22). bot.
PH. — Syn. de Roussea Smith.
ROUSSAIVE. BOT. CR, — Nom vulgaire, dans le midi de la France, du Merulius can- Iharellus.
ROUSSEA (nom propre), bot. ph.— Genre type de la famille des Rousséacées, établi par Smith [Icon. ined,, I, 6> t. 16). L'espèie type, Rouisea simplex Smith, est un arbrisseau originaire de l'île de France.
ROUSSEA, Rœm. etSchult. {Syst., III, 3). bot. hh. — Synon. de Roussea, Smith.
*ROUSSKACÉES. Rousseaceœ. bot.ph.— Le genre Houssea, offrant quelques rapports avec les Escalloniées, a été placée leur suite; mais en même temps il en diffère assez pour qu'on le considère comme pouvant devenir un jour le type d'une famille
distincte dont il est jusqu'ici le genre unique et dont, par conséquent, les caractères se confondraient avec les siens. (Ad. J.)
ROUSSEAU et TOUUTEAU. crust. — Noms vulgaires du Cancer pagurus.
ROUSSEAUVIA, Bojer. {Hort. mauril., 246). BOT. PH. — Syn. de Roussea, Smith.
ROUSSEAUXIA (nom propre), bot. pu.
— Genre de la famille des Mélastomacées, tribu des Miconiées, établi par De Candolle {Prodr., III, 152). Arbrisseaux de Madagascar. Voy. MÉL.ASTOMACÉES.
ROUSSÉE. poiss. — Nom vulgaire de la Raie bouclée.
ROUSSELET. bot. i>h. — Variété de Poires. Voy. poirier.
ROUSSELLIA, Gaud. {ad Freyc, SOS).
BOT. PH. Foy. PARIKÏAIRE.
ROUSSELIM. OIS. — Espèce de Pipit.
Voy. ce mot.
R0USSELI1\E. BOT. PH. — Variété de Poires.
ROUSSERBE. bot. fh. — Nom vulgaire du Rumex patienlia.
ROUSSERELLE. ois. —Nom vulgaire de la Grive, dans certaines contrées de la France.
ROUSSEROLLE. Arundinaceus. ois.— Pour les premiers ornithologistes qui ont démembré le grand genre Motacilla de Linné, presque toutes les espèces de ce genre qui, avec un bec droit, en forme d'alêne, échancré à l'extrémité de la mandibule supérieure, ont l'ongle du pouce recourbé et les grandes couvertures des ailes de beaucoup plus courtes que les rémiges, étaient indistinctement des Sylviœ , ou, pour employer la nomenclature française, des Fauvettes , des Becs- Fins, comme on les a aussi fort improprement nommés. Mais plus tard, ces Sylviœ ou Fauvettes, mieux étudiées sous le rapport des caractères physiques et sous celui des mœurs, ont offert entre elles des différences assez grandes pour qu'on se soit cru autorisé a créer parmi elles des groupes distmcls. Ainsi, Meyer et Wolf, dès 1820, distinguèrent parmi les Fauvettes des Currucœ, des Calamodylœ, des Verniivorœ et des Phillopseustœ. C'est celte manière de voir qu'à de très légères différences près, M. Temminck adopta pour ses Becs-Fins. En effet, sa section des Riverains n'est que la reproduction complète des Calamodytœ de Meyer
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et Wolf; sa section des Sylvains comprend , ce qui est moins naturel , les Currucœ et les Ken7Uî;orœ des auteurs cités, etsesMiucivores correspondent entièrement ; si l'on en excepte les Roitelets et les Troglodytes, à leurs Phyllopseustœ. Ce même groupe des Riverains de M. Temminck, des Calamodylœ de Meyer et Wolf, a été reproduit par d'autres ornithologistes , mais avec une valeur différente. Boié l'a converti en genre sous le nom de Calamoherpe , nom que d'autres auteurs ont changé en celui de Salicaria ; M. Lesson en a fait également une division générique sous la dénomination de Jiousserolle (Arundinaceus) , que nous adoptons , mais en lui donnant une signification plus étendue; enfin, le prince Charles Bonaparte a considéré les Fauvettes riveraines comme pouvant constituer, dans la famille des Turdidées, une sous-famille à laquelle il donne le nom de Calamoherpinées.
Mais les espèces que l'on a réunies sous la dénomination générique de fiousserolles ou Fauvettes riveraines , Salicaria, Calamoherpe, elc, peuvent-elles être détachées du genre Sylvia? Nous n'hésitons pas à répondre par l'affirmative. Elles en différent non seulement sous le rapport des mœurs, des habitudes, mais aussi sous celui de leurs caractères zoologiques. Presque toutes fréquentent les eaux ou font leur demeure ordinaire des lieux bas et humides ; elles vivent sur le bord des étangs, des fleuves , des rivières, et s'y propagent; ont l'habitude d'escalader, si l'on peut dire, les liges des plantes ou des arbustes aquatiques; se nourrissent presque exclusivement d'Insectes à élytres, de Mouches, de Vers ou de larves qu'elles cherchent sur le bord des eaux ; mêlent très rarement des baies à ce régime ; enfin ont un chant et des cris qui ne sont ni aussi doux ni aussi cadencés que ceux des vraies Fauvettes.
Quant à leurs attributs physiques , ils sont encore plus caractéristiques. Ainsi tous les Oiseaux que nous réunissons ici sous le titre de Rousserolle ont le sommet de la tête déprimé et le front aigu , au lieu de l'avoir arrondi comme dans les Sylviœ proprement dites; leurs ailes sont généralement courte.*, concaves, taillées sur le type obtus; leur queue longue, presque toujours étagée et souvent conique; et toutes ont le pouce
pourvu d'un ongle Tort et toujours au moins aussi isng que le doigt.
Ce sont là, ce nous semble, des caractères plus que suffisants pour faire distinguer les Rousserolles ou Fauvettes riveraines des Fauvettes ordinaires ou Fauvettes sylvaines. Du reste, à Tarticle sylvie, nous insisterons un peu plus longueineat sur les caractères qui les différencient.
Les Rousserolles pouvant, selon nous, être distinguées des vraies Fauvettes, faut-il les considérer comme formant un simple groupe du genre Sylvia, ainsi que le veut M. Temminck; ou bien constituent-elles un genre à part, comme l'admettent la plupart des ornithologistes; ou bien encore, à l'exemple du prince Charles Bonaparte, faut-il les réunir dans une sous-famille? Cette dernière manière de voir est très certainement celle qui est le plus en rapport avec les faits. Les Fauvettes riveraines composent donc , pour nous, une division de la famille des Sylviadées , laquelle division est susceptible de comporter plusieurs genres, et correspond aux Calamoherpinœ de l'auteur de la Faune d'Italie. C'est dire que nous en excluons les Pouillots, que M. Lesson a placés parmi elles, ces derniers ne pouvant, sous aucun rapport, être regardés ni comme des Fauvettes vraies, ui comme des Fauvettes riveraines.
Après ces considérations générales, sur lesquelles nous nous proposons de revenir, il nous reste à faire connaître quelles sont, selon nous, les coupes que l'on peut introduire dans la division des Rousserolles, à faire l'histoire succincte de chacune de ces coupes, et à indiquer les principales espèces qui s'y rapportent, et surtout celles qui appartiennent à l'Europe.
l. LES HIPPOLÂIS.
(Hippolais, Brehm; Muscicapoides , de Sel.)
Plumage uniformément coloré; bec très large à la base, déprimé dans toute son étendue, à mandibule supérieure légèrement renflée, à arête peu saillante; ailes peu arrondies; queue carrée.
Quoique, dans l'acception du mot, les Hippolaïs ne soient point des espèces riveraines, cependant il est impossible de ne pas les rattacher à la division que forment celles-ci i il serait même tout-ù-fait arbi- |
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traire ae vouloir les éloigner des vraies Rousserolles, dont elles ont en partie le système de coloration, les mœurs et le genre de vie, et dont il est même si difficile de pouvoir les distinguer par des caractères tranchés , qu'on serait conduit, si on ne prenait en considération que les attributs extérieurs, à les placer dans le même genre.
Les Hippolaïs ne semblent tenir aux Fauvettes sylvaines que par l'habitude qu'elles ont de fréquenter les bosquets, les lisières des bois, les taillis, les coteaux secs et arides même, plutôt que les lieux voisins de l'eau, quoique cependant on les y trouve quelquefois. Elles se plaisent dans les cantons plantés de vignobles, dans les jardins, dans les vergers d'oliviers et d'autres arbres à fruits. Leur chant a une très grande analogie avec celui de la Verderolle {Calamoherpe palustris) ; mais il est plus varié , plus aigu , plus gai. Quelques auteurs ont même prétendu que celui des Hippolais polyglotte et ictérine était plus suivi, plus continu que celui di; Rossignol; aussi les a-t-on nommées quelquefois Rossignols bâtards. Au reste, ces Oiseaux ont le talent de l'imitation et s'approprient le chant de ceux qui vivent dans leur voisinage. Ils contrefont le gazouillement de l'Hirondelle de cheminée , les cris d'appel du Loriot, de la Pie-Grièche rousse, etc. C'est du haut d'une branche sèche et isolée que le mâle se fait ordinairement entendre, et surtout à l'époque des pontes.
Les Hippolaïs sont des Oiseaux querelleurs, hargneux et sans cesse en mouvement. Elles se nourrissent principalement de larves, d'Insectes ailés qu'elles saisissent quelquefois adroitement au vol ; à la fin de l'été, elles mangent aussi des baies et des fruits. Les espèces qui viennent se reproduire chez nous arrivent vers la fin d'avril , et nous quittent au mois de septembre. Elles peuvent être citées parmi celles qui font leur nid avec beaucoup d'art. Ce nid, construit dans les buissons , sur des Lilas , des arbres fruitiers, et toujours placé à l'angle des branches, n'est jamais qu'à quelques pieds de terre. Dans le Midi, l'Hippulais polyglotte aime à faire le sien sur les vignes, les branches basses du Chêne blanc, sur celles de l'Amandier. La ponte est de quatre ou cinq œufs d'un rouge lilas uniformeou