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Irrégulièrement taché de rouge sombre, avec des points noirs assez espacés, et quelquefois des traits d'un brun sombre. Les jeunes ne diffèrent des vieux que par les bordures des rémiges, qui sont plus verdâtres.
Le genre Ilippolaïs est représenté en Europe par les quatre espèces suivantes :
HiPPOLAIS POLYGLOTTE OU LUSCINtOLE, Hipp.
polyglolta de Selys, Sylvia polyglolta Vieill. Dessus du corps d'un gris cendré verdâtre, tendant au vert sur le croupion; parties inférieures jaunes; pennes secondaires des ailes à franges courtes, cendrées; ailes, au repos, n'atteignant jamais le milieu de la queue.
L'Hippolaïs lusciniole est commune dans le midi de la France; on la trouve aussi en assez grande quantité dans les environs de Paris; M. de Selys Lonchamps l'a rencontrée une ou deux fois en Belgique. Son habitat dans les autres parties de l'Europe est entièrement à déterminer, car l'Oiseau que les ornithologistes du Nord ont jusqu'ici rapporté à VHippolais polyglolta constitue une autre espèce.
L'Hippolaïs ictérine , Hipp. icterina Nob., Sylv. icterina Wc\\\. {Buïï.,pl. enl, 581, f. 2, sous le nom de Fauvette des roseaux). Même plumage que dans l'espèce précédente; les rémiges secondaires largement frangées de blanc-jaunâtre , de manière à former une sorte de miroir sur l'aile, et celle-ci au repos s'étendant jusqu'au-delà du milieu de la queue.
Elle habite le midi et le nord de la France, est commune en Italie, en Belgique, probablement en Hollande et dans toute l'Allemagne. Cette espèce avait toujours été confondue avec la précédente. Vieillot est Je premier qui l'en a distinguée.
L'Hippolaïs des oliviers, Hipp. olivelorum Nob., Sylv. olivelorum Strickl. Parties supérieures grisâtres; inférieures d'un blanc jaunâtre ; couvertures inférieures de la queue Jisérées longi tudinalement de gris-bru rîâtre; reclrices externes largement bordées de blanc.
• Elle n'a encore été trouvée qu'en Grèce. I Tous les auteurs ont mis cet Oiseau dans le genre Rousseroile, à côté de la Sylvia turdoides. Nous croyons l'avoir rangée à la place qui lui convient. VHipp. olivelorum est, quanta la taille, dans le genre auquel
ROU
nous l'avons rapportée, ce que la Caïamoherpe turdoides est dans la section générique dont elle est pour ainsi dire le type.
L'Hippolaïs el^ica , Hipp. elœica Nob., Salicaria elœica Lindermayer. Parties supérieures d'un gris olivâtre clair; parties inférieures d'un blanc jaunâtre ; ailes au repos s'étendant à peine au-delà de l'origine de la queue.
Même patrie que l'espèce précédente.
Nous pourrions faire, relativement au rang qu'on a assigné à cette espèce, les observations que nous avons faites pour VHippolais olivelorum. L'Elœica, sous tous les rapports, est bien une Hippolaïs. Elle a beaucoup de ressemblance avec V Hippolaispolyglolla, fait un nid de même forme, et, comme elle, pond des œufs, non point d'un gris verdâtre pâle, irrégulièrement tachés de noirâtre ou de noir verdâtre, comme l'a avancé le docteur Lindermayer, mais d'un rouge lilas avec des points noirs.