‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 66 sur 173 · II . CmcHONACÉES . — Loges mul ti-o v u lées · texte numérisé non relu

II . CmcHONACÉES . — Loges mul ti-o v u lées

Tribu 9. — Haméliées.

Baie piuriioculaire.

Erosmia, Humb. Bonpl. {Evosma, W.)

— Tepesia , Gxrtn. f. — Sabicea , Aubl. {Schwenckfelda, Schreb. — SchwenckfeldiOt W. — Paiva, Fl. fl.) — Schizosligma, Ain,

— Holostyla, DC. {Slylocorina, Labill.) — Âxanthes , RI. {Maschalanlhe , Bl.) — Urop/ti/HMm, Jack. Wall. (Wallichia, Roxb. non DC.) — Hamelia, Jacq. (Duhamelia , Pers.

— Tangarœa, Ad. — Lonicera, PI. non L.) — Alibertia, A. Rich. {Melanopsidium, Poit.

— Genipetla , L.-C. Rich. ) — Schradera , Valh. {Fuchsia, Sw. non PI.) —Vrceolaria^ W. non Ach.) — Brignolia, DC. — Potimo, Aubl. — polyphragmon , Desf.

Tribu 10. — Isertiées.

Fruit drupacé à plusieurs noyaux.

Iserlia, Schreb. {Posanthus, Raf.) — Gonzalea, Pers. {Gonzalagunia, R. Pav.) — Anthocephalus,k. Rich. [Cephalidium, A. Rich.) MelaboluSf Bl. {Scier ococcus, Bartl.).

Tribu 11. — Hédyotidées.

Fruit capsulaire. Graines non ailées.

* Stipules réunies en une gaine.

Deneella, Forst. {Lippaya, Endl. — Bertuchia, Denns.) — Gonolheca, Bl. — Hedyotis , Lam. {Houslonia et Oldenlandia, L. — Foirelia, Gmei. — Anolis, Rachicallis cl Lucya , DC. — Fanetos , Raf. — Gerontogea , Cohaulia et Kadua, Cham. Schl. — Listoria, Neck. — Dunalia , Spreng. non Kth.)

— Karamyschewia , Fisch. Mey. — Polypremum, L.

** Stipules interpétiolaires.

Tula, Ad. — SpiradicUs , Bl. — Leptopetalum , Hook. — Ophiorhiza , L. — Lipostoma, Don. — Virecta, DC. — S>panea ,

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Aubl. {Plychodea, W.) — Carphalea, 3. — Greenia, W. Arn. — Lerchea, L. {Codaria, L. — ? Xanthophytum, Po\.) — Wendlandta, Baril. — Adeuosachma, Wall. — Rondeletia, PI. {Petesia, P. Br. — Lightfoolia, Schreb.

— Willdenowia , Gmel. non Thunb. — Arachnimorpha, Desv.) — Choristes, Ben th.

— Spallanzania, DC. — Isidorea , A. Rich.

— Bikkia , Reinw. {Cormigonus , Raf ) — Porllandia , P. Pr. — Schreibersia , Pohl. (Augusta, Pobl. — Auguslea, DC ) — Chimarrhis, Jacq. — Macrocnemum, P. Br. — Condaminea, DC.

Tribu 12. — Cinchonées.

Fruit capsuluire. Graines ailées.

♦Fleurs pédieeliées.

Calycophyliiim, DC. — Pinkneya , L,-C.

Rich. (Pinknea, Pers. ) — Bouvardia , Kth. ( Houstonia , Andr. — Chrislima , Raf. — JEginetia, Cav. non L.) — Manellia, Mut. (Nacibœa, Aubl. — Conolrichia, A. Ricb. — Lygxstwn, P. Br. — Gagnebina, FI. fl.) — Danois , Comm. — Alseis , Schott. — Exostema, L.-C. Rich.— Hytnenodicly on, WaW.

— Luculia , Sweet. — Lasionema , Don . — Remija, DC. — Cinchona, L. [Kinkina, Ad.)

— Cosmibueno, R. Pav. {Buena, Pohl.) — Hymenopogon , Wall. — Hillia , Jacq. (Fereiria, Vand.) — Ferdinandusa, Pohl. (Ferdmandea, Pohl.) — Coutarea, Ai j1. — Slevensia, Poit. — ^ Crossopleryx, FenzI.

** Fleurs sessiles, pelotonnées en capitule globuleux.

Nauclea,L. {Bancalus, Rumph. — f Acrodryon, Spreng. — tMamboya, Blanc. — Uncaria, Scbreb. — Agylophora, Neck. — Ourouparia, Aubl. — Adina, Sal.).

Tribu 13. — Gardéniérs.

Baie 1-2- loculaire. Graines non ailées.

* Fleurs ramassées en capitule involucré, distinctes ou soudées entre elles.

Sarcocephalus, Erfz. (Cephalina. Thonn.)

— Zuccarinia, Bl. — Lucianea, DC. — Canephora, 3. — Breonia, A. Rich.

** Fleurs distinctes, non capitulées.

€atesbœa, L. — Hoffmannia, Sw. — Argostemma, Wall. (Pomangium , Reinw.) — Pieurocalyx , Hook. — Higginsia , Pers. (Ohigginsia, R. Pav .)—Petunga, DC. (f SpiciUaria, A. Kich.) — Fernelia , Comm. — Coccocypselum, P. Br. {Sicelium, P. Br. —

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Tontanea , Aubl. — Bellardia , Schreb. — Condalia, R. Pav.) — Pelesia, Baril.— Siylocorine , Cav. ( Wahlenbergia , Bl. non Schrad. — Cupia , DC. — Cupi , ESeed. — Webera, Schreb. — Zamaria , Raf. — Tarenna , Gaertn. ) — Pouchetia , A. Rich. — Berliera, Aubl. — Hiumtis, R. Pav. — Helospora, Jack. — Menesloria, DC. — Heinsia, DC. — Chapelieria . A. Rich. — Griffi- Ihia, W. Arn. — Uijptianlhera, W. Arn. — Randia, Houst. [Oxyceros, Lour. — Ceriscus, Gaertn. — Euclinia . Salisb. ) — Gardénia , Eli. {Thunbergia, Munt. non L. — Piringa, 3. — Sahlbergia, Neck. — Bergkias , Sonn. Chaquepiria, Sal. — Rolhmannia, Thunb.)

— Genipa , PI. (Duroia , L. f. ) — Oxyanthus, DC. — Posoqueria, Aubl. (Cyrlanthus, Schreb. — Kyrtanthus, Gmel. — Solena, W.

— Posoria, Raf. ) — Tocoyena, Aubl. ( Veriana, W.) — Gynopachys, Bl. — Cassupa, Humb. BonpI. — Kulchubœa, Fisch. — Mussœnda, L.{BeUila, Rééd. — ^ Neurocarpœo , R. Br. — Landia , Comm. ) — Alberla , E. Mey. — Acranthera, Arn. — Anfiaiova, Aubl. (Hexaclina, W. — 1 Ehrenbergia , Spreng. non. Mari. ) — Burchellia , R. Br. {Bubalina, Ehr.).

Enfln, à cette longue énuméralion, viennent encore s'ajouter les genres suivants , que leurs caractères douteux ou trop imparfaitement connus ne permettent pas de rapporter à lune des tribus précédentes.

Sommera, Scbl. — Scepseothamnus, Cham.

— Gardeniolia, Cham, — Thileodoxa, Cham.

— Anisomeris, Presl. — Psilobium, Jack. — Plalymerium , Baril. — Lecananlhus , Jack.

— Morelia, A. Rich. — Emmeorhiza, Pohl. {Endlichera, Presl.) — Melannpsidium, Cels. ( Billiolia , DC. ) — Jackia, Wall. — Hima-

tanthus, W Aidia , Lour. — Sickingia ,

W. — Stipularia , Beauv. — Benzonia , Schum. — Myrioneuron, P. Br. — Pleotheca, W. — Egeria, Neraud. — Merelricia, Ner.

(Ad. J.) RUBICELLE. min. — Nom donné à une Topaze du Brésil , et à une variété rougejaunâire du Spineile.

RUBIETTE. Erylhacus. OIS. — Sous ce nom, G. Cuvier a admis dans la famille des Becs-Fins un genre qui se trouvait en quelque sorte déjà établi dans les ouvrages de Meyeret Wolf, deNaumann etdeBechstein.

[ Ces naturalistes, en effet, avaient, bien avant

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Pauleur du Règne animal, introduit parmi les SyJvùB des coupes auxquelles ils donnaient fort improprement le titre de familles, et, parmi ces coupes, celle des Rubieltes y figurait sous la dénomination, pour les uns, de Vermivorœ, pour les autres, de Ruticillœ. Ce sont ces Vermivorœ ou Ruticillœ, comprenant le Rouge-Gorge, la Gorge-Bleue, le Rouge Queue, le Rossignol des murailles et la Calliope, que G. Cuvier a réunis en genre. Si quelques uns des orniihologistes qui l'ont suivi n'ont pas adopté celte division et ont persisté à confondre les espèces qui la composent avec les autres Becs -Fins ou Sylviœ, d'autres, il faut l'avouer, sont tombés dans l'excès contraire, en ce sens que des cinq espèces européennes dont G. Cuvier a fait des Rubiettes, quatre sont devenues des types de genres distincts. Ainsi le Rouge-Gorge est devenu pour Boié le représentant, en Europe, de son genre Dandalus ; Brehm a séparé génériquement, sous les noms de Cyanecula et Ruticilla, la Gorge-Bleue et les Rouge-Queues; enfin , M. Gould a pris la Sylvia calliope pour type de son genre Calliope. Il en résulte qu'en réunissant, comme on l'a fait et avec juste raison, les Rossignols aux Rubiettes, on a maintenant cinq coupes formées aux dépens de cette division. M. Schlegel , dans la Revue critique des Oiseaux d'Europe, a établi, sous la dénomination d'Humicole {Lusciola), qu'il emprunte à la nomenclature ornithologique de MM. Keyserling et Blasius, la section des Rubiettes ; mais, comme ces auteurs, il distingue ces Oiseaux en Rossignols, en Rouge -Queues, en Rouge -Gorges, en Gorges-Bleues et en Calliopes. Ces groupes secondaires rappellent ici des genres précédemment créés et y correspondent sans toutefois avoir une valeur aussi élevée. Quoi qu'il en soit, ce qu'il y a de certain , c'est que la majeure parlie des orniibologistes admet aujourd'hui que les Oiseaux réunis par G. Cuvier sous le nom de Rubiettes, doivent être séparés des Sy/uice avec lesquelles ils sont longtemps restés confondus. Mais ce démembrement est-il motivé?

Il est difficile de ne pas reconnaître qu'il existe entre les Rubiettes et les autres espèces du genre dont elles faisaient partie, des différence!! tranchées, radicales, non seulement fous le rapport des habitudes, des

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moeurs, etc., mais encore sous celui des caractères extérieurs. Elles se distinguent des autres Becs-Fins ou Fauvettes par leurs tarses qui sont plus longs, plus grêles et recouverts, en avant et dans presque toute leur étendue, par une grande scutelle ; par l'ongle du pouce qui est moins robuste et plus droit; par l'œil qui est plus largemeni ouvert; elles s'en distinguent encore par leurs mœurs à demi terrestres, par leur régime vermivore, par leur cbant de bec ou cbant flûte, par la faculté qui leur a été départie de marcher plutôt que de sauter, par l'habitude qu'elles ont d'imprimer à leur queue des mouvements convulsifs et vibratoires, et de donner pour appui à leur nid le sol ou une autre base large et solide. Enfin j'ajouterai que, chez toutes les espèces, les jeunes, avant la première mue, ont une livrée qui leur est propre et qui les distingue franchement des adultes. Il nous parait donc surabondamment établi que les auteurs ont eu raison de séparer les Rubiettes des autres Becs-Fins. C'est avec moins de fondement, ce nous semble, qu'on a voulu établir pour les premières toutes les coupes que nous avons indiquées. A moins de chercher des différences dans les mœurs, les circonstances de reproduction, nous ne voyons pas sur quels caractères extérieurs, saisissables et un peu importants, ces coupes sont fondées. Il n'y a guère que les Rossignols, dont la forme du bec s'éloigne sensiblement peu de celle des autres espèces, dont on puisse à la rigueur composer une division particulière. Quant aux Rouge- Queues, aux Gorges -Bleues, aux Rouge- Gorges, aux Calliopes et aux Rossignols de murailles, il nous parait difficile de les séparer. Nous les réunirons donc génériquement. Toutefois , pour mettre notre article en rapport avec les travaux des méthodistes contemporains, nous distinguerons ces Oiseaux par groupes, en leur conservant les noms distincts qu'on leur donne.

On peut assigner pour caractères aux Rubiettes: Un bec fin, peu allongé, mince, droit, plus large que haut à la base, évidé dans le milieu, lorsqu'on le voit pardessus, un peu renflé vers l'extrémité de la mandibule supérieure qui est écbancrée de chaque côté à la pointe; yeux grands; tarses longs, minces, presque entièrement recouverts eo avant par une plaque écailleuse; queue am«

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pie, élargie à l'extrémité qui esi légèrement échancrée, et à pennes terminées en pointe aiguë. Ce dernier caractère disparait avec l'usure des plumes.

Les Rubiettes, par leurs mœurs, leur genre 'de vie, leur mode de nidification, et même leurscaraclèresextérieurs, ont beaucoup plus d'analogie avec les Merles proprement dits et lesTraquets qu'avec les Fauvettes ou Becs- Fins; aussi sommes-nous de l'avis des auteurs qui les ont éloignées de celles-ci pour les rapprocher des premiers, il semble, en effet, que les Rubiettes soient de vrais Merles. Elles en ont les allures, la gloutonnerie, le vol, le chant flûte, le régime, etc. Il y a de la vivacité dans leurs mouvements. Presqu'a chaque pas qu'ils font, leur queue s'agite de haut en bas et produit, surtout chez le Pkossignol de murailles et le Rouge-Queue, une sorte de vibration ; mais c'est principalement lorsqu'ils se posent ou lorsqu'ils sont sur le point de prendre leur essor que ces oscillations de la queue sont sensibles et fréquentes. Leur vol est irrégulier, tortueux, vif, léger, et se fait par de brusques battements d'ailes.

Toutes les Rubiettes n'ont pas les mêmes habitudes. Les unes ne se plaident que dans les lieux montueux, arides, déserts; sur les rochers escarpés, les vieux châteaux en ruines, les masures , sur les toits des habitations isolées, les clochers; les autres, au contraire, comme le Rouge Gorge et la Gorge-Bleue, paraissent rechercher les endroits bas et humides où abondent des bosquets, des buisions, le voisinage des eaux , les lisières des *.S.^, les parties les plus obscures des forêts, les haies qui bordent les chemins. Toutes ont un caractère inquiet, triste, aiment la solitude et semblent fuir toute société; elles ne supportent pas même celle de leurs semblables. Les anciens avaient observé que le même buisson ne renferme jamais deux Rouges Gorges : le fait est certain. Le premier qui s'y établit en chasse tous ceux qui s'y rendent après lui. Il est rare de trouver deux Rouges-Gr)rges qui ont fixé leur demeure dans le voisinage l'un de l'autre vivre en bonne intelligence; à chaque instant de la journée, ils se provoquent et s'attaquent. Les autres espèces, un peu plus tolérantes, n'en vivent pas moins dans une sorte d'isolement.

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Cependant, autant le Rouge-Gorge parait inquiet de la présence d'un autre Rouge- Gorge, autant la présence de l'homme semble peu l'affecter. Il s'en effarouche si peu, qu'il s'avance, surtout pendant l'hiver, jusque dans les maisons. Certainement le besoin qui le presse peut être considéré, dans cette circonstance, comme le principal motif d«; ses actes; mais il n'en est pas moins vrai qu'en automne et au printemps, lorsque la nourriture est loin de lui manquer, il se montre tout aussi hardi. D'ailleurs les autres Rubiettes , telles que le Rouge-Queue et le Rossignol de murailles, que l'on enlève du nid et dont on fait l'éducation, n'ont jamais ni la même douceur, ni la même confiance. Ils conservent toujours une sauvagerie qui les éloigne de celui qui les soigne. Le Rouge- Gorge, au contraire, montre un caractère tout opposé. Il est, pour la familiarité, le premier des Oiseaux, comme le Rossignol , de l'aveu de tout le monde, est le premier pour le chant. Il est d'une douceur et d'une gentillesse extrêmes ; confiant à l'excès, il vient se reposer sur la main qui le nourrit, et parait sensible aux caresses qu'on lui prodigue.

Les Rubiettes ont une voix flûtée comme celle des Merles et des Traquets, mais moins aiguë que celle de ces derniers. Leur chant a une expression de tristesse et de mélancolie qui ne déplaît pas. Celui du Rouge- Gorge , composé de sons déliés, légers et tendres, est des plus agréables. Cette espèce est, peut-être, de toutes les espèces chanteuses, celle qui varie le plus sa phrase ou sa gamme ; elle l'emporte de beaucoup, sous ce rapport, sur ses congénères. Le matin , dès l'aube du jour, et le soir, après le coucher du soleil, il développe sa voix avec éclat et harmonie. Durant la journée, il s'oublie quelquefois, surtout à l'époque des amours, jusqu'à faire entendre son chant ; mais il reprend bientôt son autre manière de faire, qui consiste en une sorte degazouillement, de langage intérieur. Ce ne sont plus de bruyants éclats; ce sont des gammes entrecoupées, chantées à bec presque fermé, comme à la sourdine. Du reste, les autres Rubiettes font de même; c'est principalement le matin et le soir qu'elles donnent à leur voix tout sou développement. Toutei conservent leur chaut pendant l'hiver;

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