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assez fréquemment lescôlessontelles-mémes dans ce cas, ainsi qu'on le voit pour les espèces du genre Bœuf; il en est également ainsi, et même d'une manière plus évidente, pour les os des membres. À part les différences de grandeur, ces os diffèrent de forme, suivant les genres et quelquefois même suivant les espèces. On reconnaît s'ils sont de Mouton, de Chèvre ou de Bouquetin; ceux des Antilopes permettent aussi certaines distinctions. Quant aux principaux caractères généraux du squelette des Ruminants, ce sont les suivants: Vertèbres cervicales plus ou moins convexo-concaves; sternum plat, absence complète de clavicule; cubitus plus ou moins complètement soudé au radius; péroné rudimentaire; astragale en forme d'osselet; métacarpiens et métatarsiens des deux doigts principaux réunis plus ou moins complètement en un seul os que l'on appelle canon, aussi bien aux membres antérieurs qu'aux postérieurs. Cette soudure est un peu moins complète chez les Chameaux et les Lamas. On a même constaté que , dans une espèce africaine de Chevrotain , elle n'existe pas du tout, ce qui est la seule exception connue. Chez les Pachydermes, au contraire, les métatarsiens et métacarpien* sont toujours isolés, même ceux des Anoplothériums, animaux si voisins des Chevrotains. Cependant les Pachydermes ont aus&i leur exception, et elle est fournie par les Pécaris qui sont des espèces de la famille des Cochons, c'est-à-dire des animaux dont les pieds ont, à l'extérieur du moins, beaucoup d'analogie avec ceux des Ruminants euxmêmes. On appelle fourchus, bisulques ou bifides les pieds de ces animaux. En arrière de chacun des deux doigts de la fourche existe un autre doigt plus ou moins rudimentaire et qui manque même dans certaines espèces, comme la Girafe et les Chameauz. Chez les derniers Pachydermes, soit de ceux de la série des herbivores, soit de ceux doul le régime est omnivore, les pieds ressemblent de plus en plus à ceux des Ruminants, et dans les Cochons, les Anthracotbériums et les Anoplothériums, l'astragale diffère déjà très peu du le'ur.
Les Ruminants sont les seuls Mammifères pourvus de prolongements osseux des os frontaux; mais ils n'en ont pas tous. Les Chameaux, les Lamas, lef Cbevrotaios en
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manquent absolument. Les femelles de divers Antilopes, etc., n'en ont pas non plus ou les ont fort petits. Presque toutes les Biches sont aussi dans ce cas. Les Ruminants a prolongements frontaux ont des bois (Cerfs) ou des cornes proprement rlites (Antilopes, Moutons, Chèvres et Bœufs).
Les cornes proprement dites ne sont pas caduques comme les bois, et elles sont enveloppées d'un étui corné. Le pivot osseux des Antilopes diffère de celui des Chèvres, Bœufs et Moutons par l'absence de cavités celluleuses en rapportavec les sinus olfactifs. On trouvera, à l'article cornes de ce Dictionnaire, divers documents que nous nous abstiendrons de reproduire ici. Nous dirons seulement que MM. Joly et Lavocat ont constaté depuis lors que la troisième corne des Girafes a un point spécial d'ossification, et qu'elle est conséquemment épiphysaire comme les deux autres {Rech. sur la Gir., p. 68, 1845). Les cornes et les bois fournissent toujours d'excellents caractères pour la distinction des espèces entre elles.
Ces animaux prennent place parmi les Mammifères doués d'une véritable intelligence, particularité qui est en rapport avec la disposition déjà signalée de leur cerveau, lis vivent tous en société et réunis par troupeaux plus ou moins nombreux, aussi bien dans l'état sauvage que sous la domination trop souvent tyrannique de l'espèce humaine. Leur caractère est à peu près le même dans les deux cas, et leurs mœurs varient assez peu. Dans l'état sauvage, ce sont les mâles, lesquels sont toujours en plus petit nombre que les femelles, qui sont les chefs des troupeaux ou de la bande. Leur tempérament ardent et leur brutalité ne permettent pas le plus souvent de leur confier ce rôle dans les troupeaux soumis à l'homme, et la castration ou ses équivalents sont le seul moyen d'en avoir raison. On ne garde donc que le nombre de mâles indispensable à la reproduction, et les autres sont destinés ou plutôt (acrifiés pour les travaux de l'agriculture et l'alimentation.
Tous les Ruminants sont polygames; les mères sont seules chargées de l'éducation des petits ; d'ailleurs ceux-ci sont déjà assez forts pour suivre la troupe lorsqu'ils viennent au monde. Ces animaux fournissent essentiellement à nos troupeaux et ils les
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constituent presque exclusivement. Pour cette raison, la dénomination de Pecora leur a été imposée de tout temps; et c'est aveo raison que Linné, presque toujours si heu^ reux dans le choix de ses noms, l'a fait passer dans le langage zoologique. Pecora, sous ce dernier point de vue, est essentiellement synonyme de Ruminants.
Les Ruminants domestiques constituent l'une de nos principales richesses. Utiles par leur chair, leur toison ou leur peau, ces Mammifères le sont aussi par leur lait, dont nous tirons un si grand parti , ou par leur force, soit que nous nous en servions comme bêtes de somme , soit qu'on les emploie comme animaux de trait. Les Chameaux, les Lamas , les Bœufs de diverses espèces , le Renne, sont souvent employés sous ce dernier rapport. Les Chèvres le sont aussi dans certaines circonstances. Un fait semble dominer tous les autres dans la domestication des animaux, et surtout de ceux-ci : c'est la grande liberté de leurs instincts , le naturel évident de leurs habitudes au milieu même des circonstances dans lesquelles nous les plaçons. Les Ruminants , aussi bien que le Chien , sont nos hôtes et les moyens de nos associations; ils ne sont pas nos captifs. La contrainte ne les retient pas uniquement avec nous, et l'on pourrait presque dire que ce n'est pas même l'habitude qu'ils y vivent. Leur naturel même est la raison de cet état de choses; et s'ils servent à notre civilisation d'une manière incontestable, ils se perfectionnent et en jouisseflt eux-mêmes proportionnellement à ses progrès et suivant sa direction. Aussi ne dirons-nous pas avec BuHon lorsqu'il parle des espèces domestiques , « que l'homme change l'état naturel » des animaux en les forçant à lui obéir, et 1) les faisant servir à son usage ; » comme il dit encore « qu'un animal domestique est un esclave dont on s'amuse , dont on se sert, dont on abuse , qu'on altère, qu'on dépayse et que l'on dénature. » Notre influence sur les mœurs et l'organisation des animaux domestiques a été trop souventexagérée ; c'est la nature qui nous les a livrés , et nous n'en obtiendrons de nouveaux qu'en leur assurant des conditions aussi bonnes ou meilleures que celles dont ils jouissent en liberté. Nous préférons dire avec Adanson : M Lorsque, d'un côté, l'on considère leCliieo
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et surtout le Bélier, animaux timides et sans défense, dont on ne trouve nulle part l'espèce libre , naturelle enfin, on est tenté de croire ou que l'homme en a conquis l'espèce entière, ou plutôt que le Créaleur l'a remise entre ses mains dès les premiers instants de so>i existence (1). «
Que nous montre , en effet , la géologie? Les Mammifères, si rares pendant les temps secondaires , que l'on pourrait dire qu'ils n'existaient point encore ; nombreux , au contraire, pendant la période tertiaire, mais différents suivant que nous les examinons à une époque plus rapprochée de nous. Les terrains éocènes sont presque entièrement dépourvus d'animaux ruminants ; les Palœothériums, et surtout les Anoplothériums, en sont les herbivores; et, parmi ces derniers, quelques uns approchent tant des Ruminants que Cuvier se demande si leur estomac n'était pas conformé comme le leur. Les Cerfs , les Chevrotains , les Antilopes apparaissent ensuite, et ils précèdent les Chameaux , les Moutons, les Chèvres et les Bœufs,dontlesgenres,plusutilesà l'homme, ne semblent pas antérieurs aux formations diluviennes ou tout au plus pliocènes. Dans la nature actuelle, les mêmes Ruminants fournissent le complément inséparable de la Faune que l'homme domine.
Les caractères par lesquels nos animaux domestiques se distinguent de leurs congénères sauvages sont-ils donc des résultats de leur état actuel et la suite de notre domination? On ne saurait l'admettre. Il est singulier que des auteurs célèbres aient soutenu en même temps que les espèces sont fixes et immuables (ce que nous acceptons sans peine), et que le Bœuf descend de l'Aurochs, la Chèvre du Bouquetin ou de l'iEgagre, le Mouton du Mouflon de Corse ou de l'Argali , quoique les premiers diffèrent autant ou même plus des seconds, que des espèces voisines, mais démontrables, ne diffèrent entre elles. Si les espèces sont fixes, les caractères distinctifs du Mouton , du Bœuf, de la Chèvre, comparés à ceux du Bouquetin , de l'Aurochs et du Mouflon , Rc sont pas advenlifs, mais , bien au contr.iire, primitifs; et les animaux domestiques, quoique congénères de certains animaux sauvages , sont des espèces plus ou
(i) Court d'hut. mtttur., publié par M. Payer, t. I, p.jgs.
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moins rapprochées de ceux-ci, mais non leurs variétés transformées pour la dômesticité. ''
Sans entrer ici dans la discussion si épineuse de la valeur du mot espèce, nous devions ces réflexions au lecteur pour lui montrer tout le parti que l'on pourra tirer, même au point de vue de la science pure , d'une étude sérieuse des animaux domestiques. Nous ajouterons, comme conséquence de ces réflexions elles-mêmes, que la multiplicité des espèces domestiques dans chaque genre, aussi bien pour les Ruminants que pour les Pachydermes, les Carnassiers ou les Oiseaux , parait infiniment plus probable que leur provenance d'une seule et même souche sauvage , laquelle, d'ailleurs , est presque toujours hypothétique. Remarquons aussi que la démonstration en est évidente et même incontestée pour les genres Bœuf i et Cheval. On en dira autant pour les Chèvres et les Moutons quand on appréciera, sans idée préconçue, les caractères du Mouton morvau, du Mouton à têie noire d'Abyssinie et du Mérinos , ou ceux de la Chèvre pyrénéenne, de la Chèvre ordinaire , de la Chèvre Cachemire , de celle d'Egypte , etc. Les espèces ne sont pas fixes, ou ce sont bien là autant d'espèces distinctes. Elles se mêlent entre elles comme certaines espèces de Bœufs le font aussi ; elles tendent de jour en jour à se confondre. Mais qu'on y fasse bien attention, et l'on verra que les nouveaux produits sont des nuances nouvelles entre les termes connus, et non de nouveaux termes en dehors des extrêmes existants. Les Poules fourniraient de remarquables exemples à l'appui de cette thèse. Nous dirons donc volontiers, au sujet de la plupart des animaux domestiques (1), ce que M. Ehrenberg écrivait au sujet des animaux domestiques du genre Chien :
« Probabilius est suam quamque terram » Canisdomestici siirpem ferampropinquam » habere et paucas esse terras in quibus pew regrinœ formae sicut nunc in Europa in » iriGiiilum multiplicata, mixtae et civicatœ >' sint(2). »
(i) Les Peintades, 1rs Dindons, etc. sont des eiemplei du contraire; il n'y en a qu'une espèce domestique Mai] aussi combien leurs Tariétés dans l'une et dans l'autre sor.| peu impoitantes, si on les compare à celle» du Cliien, de U Chèvre, de la Poule, etc.
(») Ebrenberj, Sj^mbola physictc, decas. U,
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Beaucoup d'auteurs se sont occupés de la description, de la classification et de l'étude économique des Mammifères ruminants :
leurs travaux ne sauraient être exposés ici. On en trouvera, d'ailleurs, un résumé dans les différents articles de ce Dictionnaire , dont quelques uns sont même de très bonnes et très utiles monographies. Nous terminerons par l'indication des principaux groupes.
Le premier est incontestablement celui des Caméliens , comprenant les Chameaux et les Lamas.
Viennent ensuite les Girafes, les Cerfs et les Chevrotains (1), qui semblent former une seule et unique famille.
Puis les Ruminants à cornes pourvues d'étuis, ou les Cérophores de M. de Blainvillc. Ce sont les Antilopes, si nombreux en espèces , les Moutons , les Chèvres et les Bœufs. (P. G.)
RUMPHIA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Anacardiées?, établi par Linné {Gen., n. 47). L'espèce type, humph. Amboinensis Linn. {Bumph. tiliœfolia Lamk), est un arbre qui croît au Malabar, et non à Amboine, comme semble l'indiquer son nom spécifique.
*RUI\GIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Acanthacées, tribu des Dicliptérées, établi par Nées (m Wallich plant, as. rar., III, 109). Herbes ou sous-arbrisseaux de l'Amérique tropicale. Voy. acanthacées.
RliPELLAUIA. MOLL. —Genre de Conchifères lilhophages établi par M. Fleuriau deBellevue et adopté d'abord par Lamarck qui, plus tard, l'a confondu avec ses Pétricoles, ainsi que les Rupicoles dont les caractères génériques étaient trop peu importants. (Dcjj.)
*RUPIAIRES. Rupiariœ. arachn.— C'est une race du genre des Dolomèdes chez laquelle les espèces qui la composent ont les yeux peu inégaux entre eux, ceux de la seconde ligne les plus gros, ceux de la première ligne formant une ligne courte en avant , les intermédiaires de cette ligne plus gros que les latéraux de cette même ligne;
(l) Les Chevrotains sont incontestablement les plus r?pprocbés des Anoplolbériens, et rependant nous ne les mettrons pas les premiers dans la famille à laquelle ils appartiennent. C'est plus souvent par leurs espèces inférieures que par les supérieu: es que des familles d'ailleun distinctes
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r.lY,„dr
T. xn.
la lèvre arrondie ; le céphalothorax ovalaire, allongé; l'abdomen ovalaire. La Dolomedes lycœna est la seule représentante de cette race. (H. L.)
* RUPICAPRA. MAM.— Le Chamois porte le nom d'Antilopa rupicapra, et est devenu pour M. de Blainville (Bu//e«m de la Société phitomatique, 1816) le typed'un petitgroupe distinct. Voy. l'article antilopr. (E. D.)
RLPICOLA. MOLL. — Genre de Conchifères lilhophages établi, ainsi que les Rupellaires, par M. Fleuriau de Beilevue, et réuni de même aux Pétricoles de Lamarck. (Duj )
RLPICOLE. Rupicola. ois. — Genre de la famille des Manakins { Pipradées ) d'après G. Cuvier, M. Lesson; de celle desColingas (Ampelidées) selon Swainson , et de lordre des Passereaux. On lui donne pour caractères : Un bec médiocre, robuste, un peu voûté, convexe en dessus, comprimé vers le bout, à mandibule supérieure écbanciée et crochue à son extrémité; à mandibule inférieure plus courte, droite et aiguë; des narines ovales, grandes, ouvertes latéralement, et recouvertes par les plumes du front disposées en huppe; des tarses robustes annelés; des doigts externes étroitement unis jusqu'au milieu; un pouce long, épaté et fort; des ongles robustes et très crochus; des ailes moyennes, et une queue courte et arrondie.
Les Rupicoles, qu'on a aussi appelés Coqsde-Roches , étaient rangés par Linné dans son genre Pipra; Brisson les en sépara génériquement sous le nom de Rupicola. Tous les ornithologistes, depuis, ont adopté cette coupe.
Les Rupicoles sont des Oiseaux remarquables par la disposition et la forme de leurs plumes sur quelques parties de leur corps , par la fraîcheur et la délicatesse des couleurs qui les parent. Ces couleurs sont si tendres, si fugitues , que l'air et le simple contact de la lumière suffisent pour les ternir en peu de temps. Aussi, malgré toutes les précautions, malgré certains agents prétendus conservateurs, est-il difficile de les maintenir dans les collections avec leur fraîcheur primitive.
Les fentes profondes des rochers, les
grandes cavernes obscures où la lumière du
jour ne peut pénétrer, sont, dit-on, ;?s
lieux qu'habitent les Rupicoles : on les y
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Toit plus souvent que dans les endroits éclairés. On prétend aussi que les mâles se montrent, durant le jour, plus souvent que les Temelles ; celles-ci auraient des habitudes plus nocturnes, ce qui est peu croyable. Les uns et les autres sont, d'ailleurs, vifs et très farouches. On les aborde difflcilement, et on ne peut les tirer qu'en se cachant derrière quelque rocher, où il faut les attendre souvent pendant plusieurs heures avant qu'ils se présentent à la portée du coup ; encore faut-il user de beaucoup de précautions, et se dérober soigneusement à leur vue ; car s'ils aperçoivent le chasseur, ils fuient d'un vol rapide, mais peu soutenu et peu élevé.
C'est dans un trou de rocher que les Rupicoles construisent leur nid , qui consiste en quelques rameaux secs ou 61aments de racines chevelues, grossièrement coordonnés. La ponte est ordinairement de deux œufs , gros comme ceux des Pigeons domestiques , de la même couleur, mais sphériques au lieu d'être oblongs. Le régime de ces Oiseaux consiste en petits fruits sauvages. On assure qu'ils ont l'habitude de gratter la terre, de battre des ailes et de se secouer comme les Poules. Leur cri semble exprimer la syllabe fce , prononcé d'un ton aigu et tratnant. Sonnini, à qui l'on doit la connaissance de leur genre de vie , avance qu'on peut les apprivoiser facilement, et dit en avoir vu dans le poste hollandais du fleuve Maroni, qu'un laissait en liberté vivre et courir avec les Poules.
Le genre Rupicole, en y admettant, avec M. Temminck , l'espèce asiatique que M. HorsGeld a distinguée génétiquement sous le nom de Calyptomena , a des représentants dans l'ancien et dans le nouveau continent , et peut être divisé en deux sections :
Les VRAIS RUPICOLES. Rupicola^ Briss.
Une double huppe verticale de plumes disposées en éventail.
Le Rdpicole ORANGÉ, Rup. aurantiaWeW.
{Gai. des Ois., pi. 189, et Buff. , pi. enl, 39 et 747). Cet Oiseau, dont on a donné la figure dans l'atlas de ce Dictionnaire , pi. 3 bis B, f. 2, a une belle huppe, en forme de demi-cercle , composée de deux plans de plumes , inclinés et se rejoignant au sommet. Cette huppe , qui e»t d'un
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orangé très vif comme le reste du plumage, est bordée d'un cercle étroit rouge. Ses aiiei sont brunes, avec un trait blanc au milieu, et les plumes qui recouvrent ia queue sont frisées et coupées carrément. La femelle esl d'un brun fuligineux.
Ce Rupicole devient de plus en plus rare. On le trouve , selon Vieillot , à la Guiane, dans la montagne Couruoaye, près de !a rivière d'Aprouack.
Le Rupicole dd Péhod , Rup. peruviana Dum. (Buff. , pi. enl. , 745). Il diffère du précédent en ce que sa huppe est disposée en touffe sur le front; qu'il n'a pas de plumes frisées sur le croupion; que son manteau est d'un gris tendre , et ses rectrices d'un noir profond.
Il habite le Mexique, où les indigènes le nomment Chiachia lacca.
2° Les CALYPTOMÈNES. Calyptomena, Horsf.
Plumes de la tête relevées en huppe simple, et ne se disposant point en éventail.
Le Rupicole vert, Rup. viridis Temm.
{pi. col., 216 ), Calypt. viridis Horsf. (fiesear. in Java, i" Uv. ). Plumage d'un beau vert d'émeraude, avec deux taches d'un noir de velours sur les côtés du cou , et les ailes traversées par trois bandes noires. La femelle est entièrement d'un vert jaunâtre sale.
On le trouve à Java et à Sumatra. (Z. G.)
RUPIFRAGA, Otlh. {in DC. Prodr., I, 367). BOT. PH. — Vou. SILÈNE, Linu.
RUPPELLIA (nom propre), ms. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Brachystomes , tribu des Xylotomes, établi par Wiedemann {Auss. Zweif.). L'espèce type et unique, Rupp. semi^auo Wied., habite l'Egypte. (L.)
RUPPELLIE. Ruppellia. cbdst. —Ces* un genre de l'ordre des Décapodes brachyures, de la famille des Cyclométope», de la tribu des Cancériens, établi par M. Miine Edwards aux dépens des Cancer de M. Ruppell. La forme de la carapace de ce genre se rapproche beaucoup de celle des Xanthes et des Ozies; le bouclier dorsal est un peu courbé, et environ une fois et demie aussi large que long; le front est beaucoup large que le cadre buccal ; mais il n'occupe pas avec les orbites la moitié du
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diamètre transversal de la carapace. Les bords latéro-anlérieurs de la carapace sont moins longs que ses bords latéro-postérieurs, avec lesquels ils se continuent sans former d'angle notable; ils se terminent vers le niveau du milieu de la région génitale, et sont armés de dents larges et peu saillantes. Les orbites sont presque circulaires , et dirigées en haut et en avant; leur bord inTérieur vient se réunir à Tangle externe du front, de façon à ne laisser dans ce point qu'une simple fissure et un espace assez considérable , comme cela se remarque chez les Cancériens. Il résulte de cette disposition que les antennes externes sont complètement exclues des orbites ; leur article basilaire, grand et placé obliquement, arrive cependant à très peu de distance du canthus interne des yeux; il se soude au front par son bord antérieur qui est très large, et qui porte vers son milieu la tige mobile de ces appendices qui est d'une petitesse extrême. Les antennes internes se reploient directement au dehors; l'espace prélabial est canaliculé comme chez les Ozies (voyez ce mot), et le troisième article des pattes-mâchoires laisse entre son bord antérieur, qui est oblique, et le bord du cadre buccal , un espace qui correspond à l'extrémité du canal afférent de l'appareil respiratoire. Trois espèces composent cette coupe générique; parmi elles je citerai la RupPELLiE OPINIATRE, RuppclUa tenaxRu^p.
(Cancer) , Crust. de la mer Bouge, pi. 4 , fig. 4. (H. L.)
RUPPIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Naïadées, établi par Linné {Gen., 175). L'espèce type, Ruppia marilima Linn. , est une herbe qui croît au fond des eaux douces, en Europe, dans l'Amérique septentrionale, en Egypte, dans l'Inde, etc.
RUPPIÉES. Ruppieœ. bot. ph. — Tribu de la famille des Naïadées. Vcy. ce mot.
*RUPPIIVIA , Cord. bot. cr. — Synon.
à'Oxymitra, Bisch.
*RUPPI1MIA , Linn. f . ( Suppl. , 462 ; Amœn. Academ., X, t. 15, f. .5). bot. cr. — Syn. de Plagiochastna, Lehm.
*RIJPPRECHTIA, Reichenb. (^Nomencl., n. 6460). BOT. PH. — Synonyme de Plinthus, Fenzl.
♦rusa. mam. — m. Hamilton Smilh (Griff. an Kingd, 1827) indique sous ce nom