‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 74 sur 173 · EYT · texte numérisé non relu

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espèce, le R. Dujardinsii Dej. Elle a pour p.itrie l'île Maurice. (C.)

*RYllAI\iA.MOLL. — Genre de Gastéropodes pectinibranches proposé par M. Schumacher pour quelques espèces de Buccins , tel que le Buccinum Tranquebariuin.

*JRYSSEiMLS (pû<7<jyi(xa , peau ridée). iNS.

— Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Scarabéides copropbages, établi par Mulsant (Histoire naturelle des Coléoplères de France, Lamellicornes, 1842, p. 314) sur deux espèces du pays : le Se. asper F., et le R. verrucosus Muls. Lai" se trouve dans une grande partie de l'Europe, et la 2' est propre à la France méridionale. Ce genre offre , d'après l'auteur, les caractères suivants : Elytres entières sur l'angle suturai ; tête couverte de verrues ; prothorax bordé de fortes soies, traversé en dessus de sillons séparés par des côtes. (C.)

* RVSSOMAÏUS ( pv(j(7o; , ridé ). ins,

— Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionides gonatocères et de la division des Apostasimérides cryptorhynchides, proposé par nous, adopté par Dejean [Catalogue, 3* édition, 322) et par Scbœnherr (Gênera et species Curctilionidum, synonymia, t. IV, p. 364 ; VllI, 2, 551). Ce g. se compose de vingt à trente espèces américaines. Nous n'indiquerons que les suivantes: /{. Novalis, strigicollis (Orobilis) Gr., palmacotlis, lineatocollis (Cr-yplorliynchus) Say, crispicollis Schr., subcoslalus, rufus, viridipus, marginalus e^ nigerrimus Che\ . (Cl.)

RYSSOKOTLS. INS. — Syn. de Rhyssonotus.

*RYSS0PTER1S ( pwacrâ; , Vidé ; -ktÎpvl , aile). BOT. PU. — Geure de la famille des Malpighiacées, division des Diplosiémones, établi par Blume(Msc.). Arbrisseaux des Moluques. Voy. malpighiacées.

*R1TID0PHYLLUM (pvris, ride; <f^)- 5ov, feuille), bot. ph. — Genre de la famille ries Gesnériacées, tribu des Eugesnérées, établi par Martius (Nov. gen. et spec, III, 39). L'espèce type, Rytidophyllum tomenlosum Mart. (Gesnera tomentosa Liuu.), est un arbrisseau qui croît dans l'Amérique tropicale.

*RYTIDOSIS. BOT. PH. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores, tribu des

T. XII

Sénécionidées, établi par De Candolle(Prodr., VI, 159). Herbes de la Nouvelle-Hollande.

Voy. COMPOSEES.

*RYTIDOSTYLIS.B0T. ph.— Genre de la famille des Cucurbitacées, établi par Hooker et Arnott (ad Beechey, 424, t. 97). Herbes du Guatimala. Voy. cucuubitacées.

RYTIIVA (pwft'ç, ride), mam. — Genre de Mammifères cétacés, créé par Uiiger (Prodr. syst, Mamm.et Av., 1811),eique les zoologistes modernes désignent généralement sous la dénomination de Stellère. Voy. ce mot.

*RYTIi\OTA ou mieux RIIYTIMOTA (pv- TÛ, ride; vùtoç, dos), ins. — ■ Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, de la famille des Mélasomes et de la tribu des Tentyrides, établi par Eschscboltz [Zoological Atlas, 1831, 5' cah., p. 75). Le type, espèce unique, la Ji. scabriuscula , est. pii.pre à la Nubie. (C.)

RYTIPHLCffiA (puTÎç, ride; <f>/.oro;, écorce). BOT. CR. — (Pliycées.) M. Agardh, qui fonda ce genre (Syst. Alg., p. xxx ), le plaça parmi les Céramiées , trompé par la fausse apparence d'articulations dans les derniers ramules. Mais nous avons démontré ailleurs ( Canar. Crypt. , p. 152 ) a quelle circonstance d'organisation celte apparence était due. Plus lard , le fils du célèbre phycologiste de Lund réforma le genre et le fit passer dans la uibu des Rhodomélées , sa véritable place. C'est le H. tinctoria qui est demeuré le type de ce genre , dont voici le signalement : 1-ronde cylindrique ou comprimée, pennée, marquée de rugosités transversales, réticulée à la surface, composée de trois couches de cellules , dont les plus intérieures , celles qui constituent l'axe de la plante, représentent des tubes articulés, disposés autour d'une cellule centrale. Ces tubes d'égale longueur, et auxquels tient l'apparente articulation de l'Algue, sont environnés d'une seconde couche de cellules colorées, globuleuses, irrégulièrement disposées, et dont la grandeur va en diminuant jusqu'à la périphérie que forme la couche corticale. Gonceptacles (Ceramidia) ovoïdes, sessiles ou pédicellés, contenant un certain nombre de spores pyriformes, fixées par leur bout le plus mince à un placenta hasilaire. Tétraspores bisériés dans des raro.uies transformés en stichidies lancéolées. Tel qu'il 15*

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est maintenant constitué, le genre Byliphlœa se compose d'un petit nombre d'esiièces appartenant aux mers des régions chaudes du globe, si l'on excepte toutefois le R. pinastroides, qui y a été réuni , et qui s'avance le plus au Nord. M. KUtzing a fait de ce dernier son genre Halopitys. (C. M.)

SAB

RYZ^ÎVA (p»^Çav, aboyer), mam. — Le genre Suricale {voy. ce mot) a été distingué sous cette dénomination par lUiger [l'rodr, syst. Mamm. et Av., 18il). (E. D.)

RYZOBIUS. INS.— roy. rhyzobius et cA-

CICCLA. (C.)

RYZOPHAGUS. Voy. rhizofhagcs.

SABAL. BOT. PH. —Genre de la famille des Palmiers, tribu des Coryphinées, établi par Adanson (Fam., II, 495). L'espèce type, Corypha minor Jacq. (Hort. vindeb. , 3, p. 8 , t. 8 ) ou Chamœrops humilis Michx. , est un petit Palmier qui croît dans la Caroline et la Virginie.

SABAZIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores, tribu des Sénécionidées , établi par Cassini ( in Dict. se. nat. , XLVI , p. 480; LV , p. 264 ). De Candolle (Prodr., V, p. 496) en décrit 4 espèces, nommées : S. humilis Cass., sarmenma Less., microglossa DC, urticœfoliaDC. Ce sont des herbes qui croissent principalement dans l'Amérique tropicale.

8ABBATIA. bot. ph. — Genre de la famille des Gentianées, tribu des Chironiées, établi par Adanson {Fam., II, 503). Les principales espèces sont : les Sab. chloroides ( CMora dodecandrn Linn. , Chironia chloroides Michx. ), gracilis Salisb. ( Chironia campanulala Lin . , Chironia gracilis Michx.), calycosa Sims. , angularis ( Chironia id. Linn.), paniculata {Chironia paniculala Michx.),

Les Sabbatia sont des plantes herbacées qui croissent dans l'Amérique boréale , et ont l'aspect des Chironies du Cap. (J.)

SABËLLAIBË. Sabellaria. annél. — Lama rck, dans son Cours sur l'histoire naturelle des animaux sans vertèbres publié en •1812, a désigné par ce nom un genre d'Annélides rentrant dans la famille actuelle des Sabulaires ou Amphitriies. On ne connaît encore que deux ou trois espèces de ce genre, et la principale habite nos côtes : <;'est la Sabella alveolala de Linné et de Gmelin, dont Réaumur avait parlé, en 1711, sous le nom de Ver à tuyau, et queGuel-

tard a aussi décrit sous le nom de Psamalolus. M. Savigny a d'abord donné au genre Sabellaire le nom d'Amymone, et depuis lors celui d'Hermella.

Les Sabellaires constituent la tribu des Amphitrites hermelliennes de Savigny, ainsi caractérisées : Rames ventrales d'une seule sorte , et portant toutes des soies subulées. Point de tentacules.

Voici comment elles sont distinguées génériquement : Bouche inférieure. Deux branchies complètement unies a la face inférieure du premier segment , et formées chacune par plusieurs rangs transverses de divisions sessiles et simples. Premier segment pourvu de soies disposées par rangs concentriques , constituant une couronne operculaire.

Les Sabelles habitent sur les rivages , principalement sur les pierres ou les trous de rochers qujï vient battre la vague. Elles vivent en société dans des réunions de tubes droits, formés de sable et formant des masses plus ou moins considérables qui ont l'apparence de gros gâteaux d'Abeilles, parce que leur surface supérieure présente autant de petits entonnoirs alvéoliformes qu'il y a de tubes. Ces masses sableuses résistent parfaitement au lavage des eaux; mais elles sont difficiles à conserver, partie qu'elles se désagrègent assez facilement par la dessiccation , et surtout parce que le transport en altère les alvéoles si le moindre corps dur vient à les froisser. On trouve les Sabelles sur les côtes de la Manche et de l'Océan , aussi bien que sur celles de la Méditerranée. M. de Blainville dit qu'il a souvent trouvé des individus solitaires de la Sabelle de nos côtes dans les divisions radiciformes des Fucus. Cette espèce a reçu le nom de Sabellaria alveolata. M. Savigny considère comme

SAB

n'en différant pas VAmphilrite ostrearia de Cuvier.

On a indiqué une seconde espèce européenne «eus le nom de Sabellaria crassissima , et une troisième exotique sous celui de S. chrysocephala. Celle-ci est de la mer des Indes. (P. G.)

SABELLE. Sabella. annél. — M. Savigny, dans son Système des Annélides, a imilé Cuvier en réservant le nom linnéen de Sabella aux jolies espèces d'Annélides chétopodes que Muller avait appelées Aniphitrite, et dont M. de Blainville (Dict. se. nat., t. LVII, p. 434) a parlé sous cette dernière dénomination, il en a déjà été dit quelques mots à Tarticle amphitritë de ce Dictionnaire.

Nos côtes possèdent plusieurs belles espèces de Sabelles ou Amphilrites, vulgairement nommées Pinceaux de mer. M. Milne Edwards en a figuré nouvellement quelques unes dans ^Iconographie du Règne animal.

M. Savigny a résumé, de la manière suivante , les caractères génériques des Sabelles , qu'il place , avec les Serpules , parmi ses Amphilrites sabelliennes :

Bouche exactement terminale. Deux branchies libres, exactement flabelliformes ou pectiniformes, à divisions garnies, sur un de leurs côtés, d'un double rang de barbes ; les deux divisions postérieures imberbes , également courtes et pointues. Rames ventrales portant des soies à crochets jusqu'à la septième ou huitième paire inclusivement. Point d'écusson membraneux. Anneaux contenus dans un tube, fixé verticalement, coriace ou gélatineux , ouvert à un seul bout, et généralement enduit à l'extérieur d'une couche factice de limon.

M. Savigny les partage en trois tribus :

1° Sdbellœ aslartœ , à branchies égales , flabelliformes , portant chacune un double rang de digitalions, et se roulant en entonnoir.

2° Sabellœ simpUces , à branchies égales , flabelliformes, à un simple rang de digilations , se roulant en entonnoir : tel est le Sabella penicillus ou Penicillus murinus de Rondelet, belle espèce de i'Océan et de la Méditerranée.

3° Sdbellœ spirographes , à branchies en peigne , à un seul côte et à un seul rang ,

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se contournant en spirale. Ce sont les Spirographis de Viviani.

Ex. : Spirographis Spallanzani de Viviani , V Amphitritë ventilatum de Gmelin. et VA. volutœcornis àeUontagu. (P. G.)

*SABELLIIVA. annél. —Genre de Sabulaires comprenant deux petites espèces de la Méditerranée. Il a été décrit par M. Dujardin en 1839. (P. G.)

SABIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Anacardiacées?, établi par Colebrooke (m Linn. Transact., XII, 353, t. 14). L'espèce type , Sabia lanceolata Coleb. , est un arbrisseau originaire de l'Inde.

SABICEA. BOT. PH. — Genre de la famille des RubiacéesCinchonacées, tribu des Haméliées , établi par Aublet {Guian., I, 192 , t. 75-76 ). De Candolle ( Prodr., IV, 437 ) en décrit 9 espèces , parmi lesquelles nous citerons les Sab. cinerea Aubl., aspera Aubl., hirta Swartz, umbellata Ruiz et Pav., hirsuta H. B. et K. Ce sont des arbrisseaux qui croissent dans les climats chauds de l'Amérique, principalement dans la Guiane et aux Antilles. (J.)

SABINE. BOT. PH. — Espèce du genre Genévrier. Voy. ce mot.

*SABIiVEA. CRDST. — Owen désigne sous ce nom, dans le voyage du capitaine Ross, un genre de Crustacés qui appartient à l'ordre des Décapodes macroures. (H. L.)

SABINEA. BOT. PB. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Lotées, établi par De Candolle ( Prodr., II , 263), qui en décrit 2 espèces : Sab. florida et dubia, arbrisseaux qui croissent aux Antilles.

SABLE. GÉOL. — Voy. roches et terrains.

SABLÉ. MAM. — Le Mus araneus de Pallas , qui appartient au genre Hamster {voy. ce mot ) , a reçu de Vicq d'Azyr le nom de Sablé. (E. D.)

SABLIER. Hura. bot. fh. — Genre de la famille des Euphorbiacées, tribu des Hippomanées, établi par Linné {Hort. cliffort., 1 , 34 ), et dont les principaux caractères sont : Fleurs monoïques. FI. mâles : Calice court, urcéolé, tronqué. Étamines monadelphes. Androphore cylindrique; anthères verticillées, 2-3-sériées, insérées sous des tubercules. FI. femelles : Calice urcéolé, entier, appliqué étroitement contre l'ovaire.

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Style long.iDfundibuliforme ; stigmate large, concavo-pelté , à 12-18 rayons. Capsule ligneuse, orbiculaire, déprimée, à 12-18 sillons , et à autant de coques monospermes , s'ouvrant avec élasticité.

Les Sabliers sont des arbres lactescents, à feuilles alternes, stipulées, enroulées avant leur développement; à pétiole biglanduleux au sommet ; a stipules caduques ; à fleurs mâles en chaton-s simples, écailleux, pédoncules, terminaux, revêtues d'écaillés imbriquées, uniflores ; à fleurs femelles solitaires, dans le voisinage des fleurs mâles.

Ces plantes croissent principalement dans l'Amérique équatoriale. On en connaît 3 espèces, parmi lesquelles nous citerons surtout le Sablier élastique, Hura crepilans Linn., Lam., Turp., etc. C'est un arbre haut de 20 mètres et plus , qui croît au Mexique , aux Antilles et dans lAuiérique méridionale. Ses fruits, dont les coques sont rangées en rond autour de l'axe , éclatent avec fracas lors de la maturité. Les coloiis de l'Amérique se servent de ces fruits, après les avoir vidés et fait bouillir dans de l'huile, pour y mettre du sable, d'où vient le nom de Sablier donné à ces plantes. Le suc laiteux des Sabliers , ainsi que leurs graines , sont acres et vénéneux. (J.)

SABLIIVE. BOT. PH. — Voy. ARENAUIA.

SABLON. MOLL. — Nom donné à une variété du Turbo lilhoreus.

SABOT. MOLL. — Voy. turco.

SABOT DE CHEVAL, bot. cr. — Nom vulgaire de certains Bolets, tels que les B. amadouvier et ongulé.

SABOT DE M EN US ou DE LA VIERGE .

BOT. PH. — Nom vulgaire du Cypripedium calceolus Linn.

SABOTS. MAM. — La dénomination de Sabot, Ungula, est généralement donnée à l'ongle épais qui entoure en entier la der- «lière phalange des doigts des Mammifères Pachydermes et Ruminants , quel que soit le nombre de ces doigts. Du reste, dans le langage scientifique , le nom d'Animaux à sabols est aujourd'hui remplacé par celui à'Ongulés. Voy. ce mot. (E. D.)

SABRE, poiss. — Voy. chirocentre.

SABSAB , Adans. {Fam., II, 31 ). bot.

PII. — Syn. de Paspalum, Linn.

SABULAIRES. Sabularia. annél. — M. de Blainville (Dict. se. naU, t. LVIl,

SAB

p. 453) établit sous celte dénomination une famille d'Annélides chétopodes , de l'ordre qu'il appelle Hétérocriciens. Elle comprend les deux genres Sabella et Serpula de Linné. Cette famille, qui répond aux Ampliitrites de M. Savigny, moins le genre Serpnle, est formée de plusieurs genres , tous marins. M. de Blainville admet les suivants :

Amphilrite, Spirographe, Sabella, Pectinaria, Térébelle , Fabricie, Phéruse, Spio(l), Polydore, Capitelle.

On en a depuis lors (1828) ajouté plusieurs autres , parmi lesquels nous citerons de préférence :

Galba , Johnston ; Piratesa , Templelon ; Amphicora , Ehrenberg ; Sabellina , Dujardin ; Anisolemus , Templeton ; Terebellides, Sars ; Aphlebine, de Qualref. (2).

Toutes les Sabulaires n'ont pas un égal degré de complication organique. Les premières , telles que les Amphitrites ou Sabelles , sont bien supérieures , sous ce rapport , à celles qu'on a nommées Amphicora etSa6e//ma. Celles-ci ressemblentdéjà beaucoup , à certains égards, aux Chétopodes de la famille des Nais, tandis que les premières ont la tête surmontée de magnifiques panaches branchiaux très compliqués dans leurs formes, et ornés des plus vives couleurs.

Quoi qu'il en soit, les Sabulaires ont été caractérisées , ainsi qu'il suit, par M. de Blainville :

Corps en général plus allongé que dans la famille des Serpulides {voy. ce mot); tête peu distincte, composée de trois anneaux ; thorax distinct, formé de douze segments au moins , avec une bande musculaire sousventrale ; abdomen très déprimé , composé d'un très grand nombre d'articulations décroissant rapidement; bouche pourvue de barbillons tentaculaires nombreux et préhensiles; tentacules nuls ou rudimeiitaires; branchies fort distinctes , grandes , portées sur la tête ou sur les premiers anneaux; pieds dissemblables.

Les Sabulaires vivent dans des tubes factices , isolés ou agrégés , peu solides, composés de corps étrangers plus ou moins bien réunis à la surface extérieure de cylindre:; qui résultent des mucosités sécrétées par la

(i) Celui-ci doit être reporté parmi les Néréic\es. (2) Ce genre ne repose peut-être , d'aprè» M Mili» &) wards. que sur uncAKUne Té/él>»(l«,

SAC

eorps. Ce tube est quelquefois entièrement Diuqueux. Le tube des Serpules est, au contraire . calcaire comme celui des Dentales , quoique de forme différente. (P. G.)

SABUM^IKES. Sabulineœ. bot. ph. — Tribu de la famille des Garyophyllées. Voy. ce mot.

i *SABURRA.ARACHN. — Ce nom est donné dans le Journal VIsis, par M. Heyden, à un genre de l'ordre des Acariens , dont les caractères n'ont pas encore été publiés. (H.L.)

SACGëLLIL'M. bot. ph. — Voy. sacel-

LIUM.

SACCHARIME. bot. ph. — Espèce de Houque. Voy. ce mot.

SACCHAROPHORUM, Neck ( Elem. ,

O. 1576). BOT. PH. — Voy. CANNE A SUCRE .

SACCHARUM, Linn. {Gen., n. 73). bot.

M. Voy. CANNE A SUCRE.

*SACCIDIl]M (cxaxxoç, sac; ?^.a , forme). BOT. PH. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Ophrydées, établi par Lindiey (Orchid., 301). Herbes du Cap. Voy. orchidées. SACCOCH[LUS,Blum. {Flor.Jav. Prœf., VII ). BOT. PH. — Syn. de Saccolabium , Lindl.

SACCOCOMA ( aûy:xo<; , sac ; xo^vi , chevelure), ÉCHiN. — Genre proposé par M. Agassiz pour trois espèces de Comatules fossiles du calcaire lithographique de Solenhofen , ayant le disque en forme de poche arrondie, au bord de laquelle sont articulés cinq rayons grêles, bifurques simplement jusque vers leur base et pinnés. L'une de ces espèces , Saccocoma peclinata, a été décrite précédemment par Schlotheim sous le nom û' Asteriacites pectinata , et figurée par M. Goldfuss comme une Comatule. (Duj.)

*SACCODERES, Spin. ins. — Syn. de Nolocyrlus, Burm.

SACCOGLOTTIS. bot. ph. — Genre de la famille des Humiriacées , établi par Maruus {Nov. gen. et sp.. Il, 146). Arbres du Brésil. Voy. humiriacées.

*SACC0G1IVE. Saccogyna (aaxxoç, sac, yvvyj, femelle), bot. cr. — (Hépatiques.) Ce genre, de la sous -tribu des Géocalycées, a été fondé par M. Dumortier {Syll. Jungerm., p. 74, t. 2, f. 13) sur le Jungermannia viticulosa de Linné. 11 est resté jusqu'ici monotype. Ses caractères sont : Involucre latéral , bypogé , charnu , au fond duquel se voient plusieurs pistils, mais dont un seul

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est fécondé. Périanlhe nul. Coiffe libre au sommet, soudée à Pinvclucre dans les trois quarts de sa hauteur. Pédoncule celluleux , blanchâtre, long d'un pouce et plus, accompagné d'un involucelle propre qui s'élève à peu près au niveau du point où cesse la soudure de la coiffe. Capsule s'ouvrant en quatre valves jusqu'à la base. Élatères dispires. Spores globuleuses. Inflorescenco mâle naissant de l'aisselle des amphigastres sur des rameaux propres garnis de feuilles très petites. Ces plantes sont couchées, rampantes, et ressemblent assez aus Lophocolea et aux Chiloscyphus. Leurs feuilles sont succubes , horizontales et entières. Les amphigastres sont dentés irrégulièrement, et réunis aux feuilles par un processus étroit décurrent sur la tige. L'uniquo espèce de ce genre a été trouvée en Angleterre, en Italie et aux Canaries. Elle est raro en fruit. (C. M.)

SACCOLABIUM (dâxxoç, sac; Uëlov , pince). BOT. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées , établi par Lindiey (Orchid., 220). L'espèce type, Saccolabium pusillum, est une très petite herbe parasite, qui croît dans les forêts de la haute montagne de Gide, à Java.

*SACCOMORPHUS , Chevrolat, Dejean (Catalogue, 3" édit., p. 450). ins. — Synonyme de Brachysphœnus, Lacordaire. (C.)

SACCOMYS (uaxxoç, sac ; uv; , rat), mah. — F. Cuvier a décrit sous ce nom, dans les Mémoires du Muséum d'histoire naturelle , un genre de Rongeurs américains pourvu de fortes abajoues, et dont les molaires sont au nombre de seize, quatre paires à chaque mâchoire. F. Cuvier a placé ce genre à côté des Échimys; mais il se pourrait qu'il fût plus voisin des Aseomys , Saccophorus et Diplostoma. 11 n'est encore connu que d'après un seul exemplaire, originaire, à ce qu'il paraît, de l'Amérique septentrionale, et de la taille du Lérot. (P. G.)

*SACCOIVIA. BOT CR. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées , tribu des Guettardées, établi par M. Endiicher (Ge/i plant., p. 544, n. 3196). L'espèce type, Sacconia megalosperma ( Psychotria id.

Wahl ), est un arbre qui croit dans l'île da Tortose.

SACCOPETALUM(<T(xxxoç, sac; Wra^ov, pétale). BOT. PH. — Genre de la famille de.9

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Anonacées , tribu des Anonées, établi par Bennett (in Horsfkld plant. Jav. rar., 165, t. 35). Arbres de Java. Voy. anonacées.

SACCOPHORA. MOLL. — Nom proposé par M. Gray pour une classe de Mollusques correspondante à celle des Tuniciers de Lamarckou des Acéphales nus deCuvier. (Duj.)

SACCOPHORUM , Palis. (Prodr., 20).

BOT. CR. — Syn. de Buxbaumia, Hall.

SACCOPHORUS («ra'xxoç, sac; yopo;, qui porte). MAM. — L'un des noms génériques qui ont été imposés aux petits Rongeurs de l'Amérique septentrionale qui vivent sous terre comme le Mus bursarius, et sont pourvus comme lui d'abajoues extérieures. Il est question de ces animaux dans les ouvrages de Mammalogie , sous les noms à'Ascomys, Pseudosloma, Diplostoma, etc. Leurs espèces et leur répartition en sous-genres n'ont point encore été définitivement arrêtées. Ces animaux forment un petit groupe fort intéressant dont nous avons dit quelques mots à l'art. RONGEURS, et qui nous paraissent être la tribu la plus inférieure des Sauridés. (P. G.)

SACCOPTERYX ( aaxxoç , poche; TtzipwÇ, aile). MAM. — Sous ce nom, Illiger (Prodr. syst. Mamm. et Av., 1811) a formé un genre de Chéiroptères qui n'a pas été adopté, et auquel il assigne pour caractères : Quatre incisives inférieures trilobées ; pas d'incisives supérieures; molaires à couronne garnie de pointes aiguës; oreilles grandes , arrondies, à oreillon petit et obtus; un repli en forme de sac ou de poche dans la membrane de l'aile et à la base des bras. Le type de ce groupe est le Vespertilio lepturus Linné, qui entre dans le genre Ta- PHiEN, Et. Geoffroy Saint-Hilaire. Voy. ce mot. (E. D.)

SACCOSTOMA ( (7a'xxoç , sac ; <TT<5p.a , bouche). REPT. — Genre voisin des Stellions, établi par M Fitzinger. (P. G.)

SACCLLINA. POLVP. —Nom donné d'abord par Lamarck au genre de Polypes que cet auteur a nommé ensuite Tibiana. Voy. ce mot. (Duj.)

SACCULINA. CRUST. — M. Thompson (m Entomological magazine) donne co nom à un genre de Crustacés de la division des Entomostracés. (H. L.)

SAGËIXIUM. BOT. PH. — Genre de la amille des Cordiacées?, établi par Humboldtel Boupland (Plant, œquinoct., l, 47,

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». 1 3). L'espèce type, Sacellium lanceolatum, est un arbre qui croit dans les Andes du Pérou.

*SACHA1VA (mol hébreu :tsachano, mauvaise odeur), ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroptères , tribu des Réduviens, famille des Aradides , établi par MM. Amyot et Serville (Hémipt., Suites à Buffon, édit. Roret, p. 116). L'espèce type et unique, Sach. depressa, appartient à l'Amérique méridionale.

SAGHOINiDRUS. poltp.? acal.? — Genre proposé, en 1819, par Rafinesque pour des Polypes libres qu'aucun autre auteur n'a vus , et qui sont censés avoir le corps déprimé , libre, avec un cartilage dorsal, une bouche sans tentacules , mais entourée par un rebord étoile et un anus terminal. (Dcj.)

SACOGLOTTIS. bot. pu. — Voy. sac-

COGLOTTIS.

S^LAIVTHUS, Forsk. (Descript., 33).

BOT. PH. — Syn. de Cissus, Linn.

S^RAH'GODES. ms. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères , de la famille des Sténélytres et de la tribu des Hélopiens, établi par Dejean (Catat., 3* édit., p. 329) , qui en énumère 14 espèces : 13 appartiennent à l'Amérique équinoxiale, et une est originaire de la Nouvelle-Guinée. Nous ne citerons que les suivantes : S. laceralus G. (Strongylium chalconotum^ Ky.), et subicollis d'Urville. Les Helops viridis et dama F. doivent aussi faire partie de ce genre. (C.)

SAFRAN. Crocus (xpôxoç, safran), bot.

PH. — Genre de la famille des Iridées, de la Triandrie monogynie dans le système de Linné. Il est formé de petites plantes herbacées, propres à l'Europe, à l'Asie moyenne et à la région méditerranéenne. Ces plantes ont un bulbe peu volumineux qui produit généralement des caïeux superposés verticalement, et duquel partent immédiatement de longues fleurs vivement et élégamment colorées, ainsi que des feuilles linéaires. Leurs fleurs présentent: un périanthe à long tube et à limbe partagé en six divisions dont trois extérieures et trois intérieures un ptu plus petites; trois étamines insérées à la gorge du périanthe , à Clet grêle et anthct « sagittée; un pistil formé d'un ovaire adhérent, ordinairement caché sous terre, h trois angles obtus, d'un long style filiforme et de

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irois stigmates épais, charnus, plus ou moins roulés en cornet et dentelés. A ces fleurs succède une petite capsule trigone, à trois loges polyspermes.

Le nombre des espèces de Crocus aujourd'hui connues ne s'élève que de trente à nuurante; mais la détermination de ces espèces présente de grandes difâcultés, et, pour éclairer leur histoire, il n'a fallu rien moins que les travaux de MM. Bertoloni, Tenore, Zani, J. Gay, etc. Il est même fort à regretter que cedemier botaniste, qui, pendant plusieurs années, a fait des Safrans l'objet de ses travaux assidus et qui a pu les étudier tous avec soin à l'état vivant, grâce à la collection complète qu'il en avait formée dans le jardin du Luxembourg, n'ait pas publié la monographie de ce genre pour laquelle il avait réuni de vastes matériaux, et se soit borné à deux simples notes (Voyez Bulletin de Férussac , section des sciences naturelles , Botanique, 1" vol. XI, 1827, § 222, pag. 346-373; 2" vol. XXV, 1831, § 178, pag. 219-221).

Une espèce de Safran a de l'importance, comme étant l'objet d'une culture spéciale; quelques autres ont de l'intérêt comme plantes d'ornement. Nous nous occuperons surtout de la première.

Le Safran cultivé. Crocus sativus Lob., est cultivé depuis l'antiquité la plus reculée, pour ses stigmates qui, à l'état de dessiccation, constituent le Safran du commerce. Sa patrie a été ignorée jusqu'à ces derniers temps; mais, vers le commencement de ce siècle, Smith l'a signalé comme ayant été recueillie l'état spontané, par Siblhorp, dans les basses montagnes de l'Attique, et, plus récemment, M. Bertoloni l'a indiqué comme croissantnaturellementdanslaMarched'Ancone, près d'Ascoli. 11 se distingue par les tuniques de son bulbe traversées de nombreuses nervures longitudinales qui finissent par rester isolées sous la forme défibres capillaires à nombreuses anastomoses ; par ses feuilles linéaires, allongées, marquées en dessous de nervures longitudinales saillantes, développées au printemps qui suit la floraison ; par ses grandes fleurs violettes qui sedéveloppenten automne etqui sortent d'entre des gaines minces et plus ou moins translucides ; leur périanthe a sa gorge lilas, revêtue de poils abondants; leurs stigmates

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sont très longs, pendants, indivis. C'est pour ces stigmates que la plante est cultivée en divers pays: en France, dans l'ancien Gâtinais (départements de Seine-et-Marne, du Loiret), le département de Vaucluse; en Angleterre, près de Cambridge; en Allemagne, près de Moëlk, etc. En elTet, desséchés avec soin, ils constituent \e Safran du commerce. Leur couleur est un orangé vif qui a pria lui-même dans le langage ordinaire le nom de la plante. Bouillon- Lagrange et Vogel y ont signalé l'existence d'un principe auquel ils ont donné le nom de Polychrdite, parce que l'acide sulfurique le colore en bleu, l'acide nitrique en vert , tandis qu'avec l'acide de baryte il donne un précipité rougeâtre. Cette substance agit comme matière colorante très riche, une faible quantité suffisant pour colorer une assez grande masse d'eau en un beau jaune doré; mais malheureusement le peu de stabilité de cette couleur ne [ =rmet pas de l'utiliser pour la teinture. lia médecine, le Safran est employé comme stimulant et antispasmodique; de plus il entre dans diverses préparations, souvent à titre de principe colorant; mais, ce qui ea détermine la plus grande consommation, c'est qu'il entre comme condiment dans un grand nombre de préparations alimentaires, surtout dans le midi de l'Europe, en Orient, et comme matière colorante dans les vermicelles et les autres pâtes dites d'Italie, qui forment un aliment journalier en diverses parties de l'Europe et plus particulièrement en Italie. La culture du Safran exige des soins multipliés et, bien qu'elle soit productive lorsqu'elle réussit, elle est fréquemment exposée à des accidents fâcheux qui en dirai nuent fortement ou même en annihilent presque les bénéfices. Déplus, elle exige des conditions qui la resserrent forcément entre des limites étroites, et la réduisent toujours à fournir uniquement aux besoins de la consommation. Lorsqu'on veut établir une safranière, on prépare la terre en l'amendant et en l'ameublissant au moyen de trois labours qu'on donne successivement en hiver et jusque vers l'époque delà plantation, c'est-à-dire vers la fin de mai, en juin et même en juillet. On choisit, en divers pays, pour la culture du Safran, des terres de natures diverses; cependant cellesqui paraissent lui convenir généralement le mieux sont les

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Ici 1 es légères, un peu sablonneuses et noirâtres. La plantation se fait en enfonçant les bulbes de près de 2 décimètres dans des sillons serrés et en les espaçant de 1 décimètre dans chaque sillon. On emploie pour cet objet environ 48 ou 50 kilogrammes de bulbes par hectare, de manière à obtenir environ 49,500 pieds sur cette surface. On donne ensuite des sarclages et des binages à peu près toutes les semaines jusqu'au moment où les fleurs commencent à se montrer, c'està-dire en automne et plus particulièrement vers la mi-octobre. Les récoltes les plus précoces ont lieu dès le 21 septembre; les plus tardives se prolongent jusque vers la fin d'octobre. La première année, la floraison est peu abondante; la plus riche est celle de la seconde année. Les circonstances qui lui sont les plus avantageuses, sont l'humidité du sol et une température moyenne de 12 à 15 degrés. Les fleurs se succèdent pendant quinze jours environ ; ce qui détermine la durée de la récolte; mais elles se montrent surtout pendant les huit premiers jours. Tous les jours, ou au moins tous les deux jours, on va dans la safranière cueillir les fleurs tout entières qu'on met dans des paniers. Le soir même on en détache les stigmates et l'on rejette tout le reste. La dessiccation de ces stigmates se fait avec soin dans des tamis de crin suspendus au-dessus d'un feu doux, et l'on a le soin de remuer et de retourner très fréquemment. La diminution de poids qui résulte de la dessiccation est au moins des 4/5. En moyenne, le produit définitif d'un hectare en Safran sec, pendant les deux années de rapport, est d'environ 50 kilogrammes. Ordinairement on relève les bulbes tous les trois ans. Cette opération a lieu au mois de mai. Ou détache les caïeux des bulbes-mères, et l'on replante immédiatement dans une autre terre préalablement préparée à cet effet. Le Safran ne résiste pas «un froid de 15 degrés; aussi les hivers exceptionnels pour nos climats exercent-ils de grands ravages dans les safranières. D'un autre côté, cette culture a également à redouter deux fléaux aussi cruels que fréquents: l'un consiste dans la carie des bulbes et reçoit vulgairement des cultivateurs du Gâtinais le nom de Tacon; l'autre, nommé par eux Mort du Safran, est dû à la rapide propalaiioa d'un Champignon parasite, le Rhi-

xoctonia Crocorum DC. {Sclerotium CrocO' rum Pers.). Le Rhizocione attaque d'abord les enveloppes des bulbes, après quoi il s'étend à leur intérieur qu'il détruit. Ses ravages se manifestent à l'extérieur sur des, masses circulaires de la safranière dans lesquelles les plantes périssent promptement, qui s'agrandissent constamment si l'on ne porte remède au mal en en circonscrivant le siège au moyen d'une tranchée, et finissent par occuper toute la surface du champ. On cultive aussi communément le Crocus sativus comme plante d'ornement et ordi* nairementen bordure.

Parmi les espèces de ce genre cultivées uniquement dans les jardins d'agrément, la plus répandue est le Safran printanier, Crocus vernus Ail., ou le Crocus des fleuristes. Il se distingue particulièrement par les longs poils qui garnissent la gorge de son périanihe et par ses stigmates dressés, entiers ou légèrement crénelés. M. Gay en distingue deux variétés ou plutôt deux races : l'une indigène dans le Piémont, le Tyrol, dans les montagnes de l'Italie méridionale, etc., à fleurs lilas passant au violet, mêlées et rayées de blanc; l'autre, spontanée dans la campagne de Rome, dans le royaume de Naples, à fleurs plus grandes, lilas-violet, unicolores. Dans les jardins, on confond, sous ce nomdeSafran printanier, d'autres espèces également printanières.

*SAGA. CRUST. — Munster, dans ses Beiirage zur Petrefactenkunde , désigne sous ce nom un genre de Crustacés de l'ordre des Décapodes macroures. (H. L.)

*SAGA. INS. — Genre de l'ordre des Orthoptères, tribu des Locusliens, établi par M. Charpenlier(/7o)œe/i<o)î!oL)qui lui donne pour type le Saga serrata Fabr. Cet Insecte se trouve dans les contrées méridionales de la France.

SAGAPEIVUM. CHiM. — Espèce de gomme résine. Voy. ce mot.

SAGEDIA {<y'j.rn, arme; JSoq, forme).

BOT. CR. — ( Lichens. ) Ce nom, qui est erroné, puisque sa première racine ne signifie point bouclier, ainsi que le supposait Acharius, a été créé par le lichéiiographe suédois pour quelques Lichens dont la structure et la fructification sont trop diverses entre elles pour qu'on puisse les laisser réunis.

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Frics , en réformant ce genre ( Syst. Orb. veget., p. 259), en a conservé le nom. C'est «ioiic dans le sens plus limite, et en même temps mieux défini , où l'entend ce dernier naturaliste, que nous l'admettons ici, et que nous allons en tracer les caractères : Apo- Ihccies globuleuses ou ovoïdes , renfermées dans un tube crustacé , horizontal. Nucléus gélatineux, déliquescent, et noircissant en même temps que l'excipulum nieinbianeux et très mince qui l'enveloppe. Ostioles discrets , amincis en col et dilatés à leur sommet, qui est perforé. Thèques en massue, placées au milieu de nombreuses paraphyses, et contenant huit spores oblongues {S. cinerea Pries) à trois cloisons transversales.

Ce genre se rapproche des Endocarpum , mais il en diQ'ère essentiellement par la présence d'un excipulum. VEndocarpon cinereum Pers. {E. tephroides Ach.),est le type de ce nouveau genre, qui renferme, en outre, plusieurs Pyrénules et Verrucaires d'Acbarius. Ses espèces croissent sur la terre , les murs et les rochers. Une seule se rencontre sur les arbres : c'est le S. agregata Pries ( Opegrapha crassa DC), et celle-ci est le type du genre Stigniadium, Meyer. M. Bourgeau en a rapporté dernièrement des Canaries une espèce nouvelle que nous nommons A. luguhris , et que nous décrirons ailleurs. Elle est remarquable par les lignes d'un beau noir qui sillonnent le thalle et en limitent les divisions. (G. M.)

SAGERETIA. bot. fh.— Genre de la famille des Rhamnées, tribu des Prangulées, établi par M. Ad. Brongniart (Annales des sciences naturelles, X, 359, t. 13), qui y renferme huit espèces. Parmi elles, nous citerons la Sageretia theezans Brong. {Rhamnus theezans Linn., Rhamnus thea Osbeck), arbrisseau qui croît abondamment en Chine où les pauvres font usage de ses feuilles en guise de Thé. (J.)

SAGETTE. BOT. ph. — Nom vulgaire du Sagiltaria sagillœfolia Linn.

SAGINA. KOT. PH. — Genre de la famille des Caryopbyllées, tribu des Sabulinées, établi par Linné [Gen., n.l76). Parmi les (espèces qu'on rapporte à ce genre, nous citeîons principalement les Sagina procumbens et apetala Linné, petites herbes qui croissent en abondance sur les murs humides et entre

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