‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 75 sur 173 · T. XI · texte numérisé non relu

T. XI

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les pavés, jusque même dans l'intérieur deg villes. (J.)

SAGITTARIA. bot. ph. — Nom scientifique du genre Piéchière. Voy. ce mot.

SAGITTELLA. moll. — Genre établi pap M. Lesueur pour un petit Mollusque nageur diaphane qu'il a observé dans les mers d'Amérique, sans pouvoir, en raison même de sa transparence, constater son organisation. M. deBlainville, d'après les renseignement', fournis par M. Lesueur, a classé les Sagiitelles avec les Piroles ou Ptérotrachées. (Diij.)

SAGITTLLA. hei.m. — Genre fondé par Lam. (Hist. des anim. sans vert., t. Ill, p. 194) sur un prétendu Helminthe découvert, en 1777, par Annibal Bastiani, qui le décrivit ( Aiti di Siena , t. VI, p. 241 ) comme un animal bipède, évacué pendant une cardialgie vermineuse. M. deBlainville a prouvé, dans ses annotations au Trailé des Vers intestinaux , de Bremser (p. 350), que cette Sagitlula n'était autre chose que le larynx supérieur de quelque oiseau. (L.)

SAGONEA, Aubl.(Guian.,I,28o, t.Hl).

BOT. PU. — Synonyme à'ilydrolea, Linné.

SAGOU. BOT. PH. — Voy. sagouier.

SAGOLIEU ou SAGOLTIEîl. Sagus.

BOT. PH. — Genre de la famille des Palmiers, de la Monœcie hexandrie dans le système de Linné. Il comprend un petit nombre d'espèces, qui croissent, soit isolément, soit en forêts, dans les lieux maritimes de l'Asie , de l'Afrique et de l'Amérique inter- Iropicales. Ce sont des Palmiers de hauteur moyenne, dont le stipe assez épais, simple, d'un tissu peu consistant à l'iniérieur, ^e termine par un beau bouquet de feuilles pennées. Leurs fleurs sont monoïques , disposées en chatons distiques, qui, réunis en gr^n?) nombre, forment un très grand régime placé au dessous du bouquet de feuiliss et exigeant quelquefois jusqu'à dix ans pour atteindre son entier développement. Parmi ces fleurs, les mâles présentent : un périanthe à deux rangs, dont l'extérieur forme un calice à trois dents et l'intérieur une corolle à trois divisions profondes; de six à douze étamines dont le filet est dilaté à sa hase. Les fleurs femeUes ont : un périanthe assez semblable a celui des fleurs mâles; six étamines stériles à filets courts , dilatés et soudés inférieureïc,

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ment en urcéole à six dents que terminent autant d'anlheres; un pistil a ovaire triiocuiaire, surmonté de trois stigmates aigus. A ces dernières fleurs succèiie un fruit arroinii ou ovoïde, rouvert de larges écailles imbriquées, dirigées en bas, généralement monosperme par avortement.

Trois espèces de ce genre doivent être signalées à cause de leur utilité. — Le Sa- GouiER DE RoMPHins , Sagus Rumphii Willd., est une espèce des Moluques. Son slipe est peu élevé, lisse, et se termine par un bouquet de grandes feuilles pennées, armées de longues épines caduques. Ses régimes sont d'abord enveloppés dans une grande spatbe épineuse; leurs dimensions sont énormes, leur longueur arrivant jusqu'à quatre mètres; leurs dernières divisions ou les chatons sont cotonneux. — 2. Le Sagodier Raphia ou RouFiA , Sagus Raphia Lam. ( Raphia vinifera Palis. ), est un arbre de médiocre grandeur, qui croit dans diverses parties de rinde,et, en Afrique, dans les royaumes d'Oware et de Bénin. Son stipe se termine par de grandes feuilles pennées, pendantes, chargées d'épines courtes. Son régime est fortgrandetses nombreux rameaux inégaux, serrés, sont pourvus chacun de deux ou trois spathelles courtes, tronquées, fendues d'un côté. Les fleurs mâles sont réunies aux femelles sur les mêmes rameaux dont elles occupent l'extrémité. — 3. Enfin . le Sa- GouiER PÉDONCCLÉ , Sogus peduïiculata Poir. {Raphia pedunculata Palis.), ne diffère guère du précédent que par ses fleurs mâles pédonculées et par quelques différences dans la forme du fruit. Celte troisième espèce croît spontanément à Madagascar, d'oii elle a été transportée à l'île de France, à Bourbon et à Cayenne.

Les diverses parties des espèces que nous venons de signaler sont utilisées de plusieurs manières dans les contrées interlropicales. Leurs feuilles servent de matériaux pour la construction des habitations. Pour cela on tourne dans un seul côté leurs deux rangs lie folioles et l'on eu lurnie ensuite des faisceaux qu'on range l'un à côié de l'autre. Les cabanes construites de la sorte sont très fraîches; mais elles ont le grave inconvénient de laisser entre leurs couches de feuilles des vides où se logent quantité de Rats et, avec eux , des Reptiles qui en font leur

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pâture. On se sert aussi de ces feuilles pour faire des clôtures et des palissades. Enfln, les nègres font des sagaies avec leur côte. — Le bourgeon terminal des Sagouiers se mange comme celui des 4»-eca, Eulerpe, elc, sous le nom de Chou-palmiste, et aussi bien cru que cuit. On le dit même meilleur que celui da l'Arec. Lorsque, pour l'enlever, on a tronqué le sommet de l'arbre, il s'écoule par cette extrémité tronquée une grande quantité de sève qu'on recueille avec soin. Par la fermentation, ce liquide séveux se transforme en une liqueur vineuse ouspiriiueuse plus estimée que la plupart des vins de Palme. On obtient une autre liqueur plus colorée et plus spiritueuse en mettant le» amandes de Sagouiers dans le vin de ces mêmes arbres étendu d'eau, et laissant le tout fermenter. Mais le produit le plus connu et le plus important des Sagouiers est leur fécule, à laquelle on donne le nom de Sagou. Elle existe en abondance dans le tissu cellulaire, analogue à la moelle, qui sépare les faisceaux fibro-vasculaires de leur stipe. Pour l'extraire, on fend l'arbre dans sa longueur; on enlève ensuite ce tissu cellulaire qui est tendre, spongieux; après l'avoir écrasé, on le place dans des espèces d'entonnoirs faits avec de l'écorce d'arbre , posés sur un tamis de crin, et on délau: avec de l'eau. Ce liquide entraîne la fécule qu'il dépose sur un linge à travers lequel ou le fait passer. Il ne reste plus qu'à granuler celte fécule en lui faisant traverser de force les mailles d'un tissu un peu lâche et à la faire sécher au soleil. Le Sagou sert d'aliment dans les contrées où on l'obtient. Celui que le commerce apporte en Europe ne peut, à cause de son prix , entrer dans la consommation journalière; mais on en fait, avec du lait ou du bouillon, des potages légers , qu'on donne aux malades, et qu'oo recommande surtout dans les maladies de poitrine. Par la chaleur, il se dissout peu à peu dans le liquide employé. La facilité plus ou moins grande avec laquelle celle fécule se dissout et sa blancheur plus ou moins pure en font distinguer plusieurs qualités. La plus estiméeest celle qui nous vient des Moluques. (P. D.)

SAGOUIIV. Saguinus, Lacép. hah. — G.

de Mammifères appartenant à la famille des Singes d'Is. Geoffroy, et à l'ordre des Qui-

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driimanes. Ces aniinanx a[)i)artiennent tous à l'Aiiiérique intertropicale. Le père du savant naturaliste que nous venons de nommer avait établi parmi les Singes peu de divisions, parTaitenient naturelles et faciles a saisir: 1° les Singes de l'ancien continent ou Catarihinins ; 2° les Platyrrhinins ou Singes d'Amérique. Ces derniers se divisaient en : 1" Arctopiihèques, dont les molaires ont des pointes aiguës ; 2" en Hélopithèques , sans pointes aiguës aux molaires, mais ayant la queue prenante ; 3' en Geopilhèques, manquant également de pointes aiguës aux molaires, mais n'ayant pas la queue prenante. Ces derniers sont précisément les Sagouins, dont nous avons à nous occuper ici; mais ils formaient alors une petite tribu renfermant les genres Callitriche, Nyctipiihèque, Saki et Bracbyure, formés ou adopiés par E. Geoffroy. Aujourd'hui, les Sagouins ont été démembrés en un assez grand nombre de sous-genres que nous ne ferons qu'indiquer ici.

Quoi qu'il en soit, les Sagouins proprement dits, Saguinus , Lacép. ; Calliirix, Geoff., Cuv. ; Cebus, ErxI., ont 36 dents, savoir: 4 incisives, 2 canines et 12 molaires à chaque mâchoire, ne différant pas de celles des Sajous, des Alouates et des Atèies. Les canines sont médiocres; les incisives inférieures verticales et conliguës aux canines. Leur tète est petite , arrondie ou légèrement oblongue ; leurs narines, largement ouvertes, sont percées sur le côté; leur visage estplatet leur angle facial s'ouvre à 60 degrés ; ils ont les oreilles grandes et triangulaires, appliquées sur le crâne; le corps assez grêle; les membres dégagés; la queue, de la longueur du corps ou un peu plus longue, est non-prenante, couverte de poils assez courts. Les ongles sont longs et étroits a tous les doigts, excepté aux pouces où ils sont courts et plats. Ces animaux, qui habitent exclusivement le Brésil etlaGuiane, se trouvent rarement dans les grandes forêts, quoiqu'ils soient excellents grimpeurs et qu'ils montent aux arbres avec une extrême légèreté. lisse logent dans des trous de rocher et vivent en troupes de dix à douze , dans les broussailles et les buissons les plus fourrés, où ils s'occupent sans cesse à faire la chasse aux Insectes, eux Oiseaux, à leurs nids et à leurs ceufs;

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ils attaquent aussi quelques petites espèici de Mammifères, et, pour cette raison, passent pour être plus carnassiers que les Singes des genres voisins. Cependant ils se nour* rissent aussi de fruits, faute de mieux. Selon Geoffroy, les yeux de ces Singes sont organisés pour la vision nocturne; selon Lesson, ils sont diurnes. Lequel croire? Fr. Cuvier a observé plusieurs Sa'imiris, à la ménagerie de Paris, et il dit positivement qu'ils avaient la prunelle des yeux ronde.

§ 1". Les Callitrixdei Geoff., PUhesciureus de Less.

Le SA'iMiRi , Buff. ; Saguinus sciureus Less., Manuel; PUhesciureus, Less., Masi. i,\étbod. •,CaUitrix sciureus Geoff., Fr.Cuv ; Simia sciurea G. Cuv.; le Singe orange, Penn. ; le Sajou jaune, Briss. ; le Kaï-miri ou Petit Saï, de la Guiane française.

Cette espèce paraît tenir le milieu entn; les Sajous et les Sagouins qui vont suivre, ce qui a déterminé Geoffroy à en former son genre Callitrix, dont M. Lesson a changé le nom je ne sais pourquoi. En effet, il diffère des uns et des autres par son gland semblable à celui de l'homme, et non en forme de disque ou de champignon , et par son crâne aplati en dessus et considérablement développé à sa partie postérieure. Ses oreilles sont déformées; ses yeux grands, rapprochés; sa face est très courte, son pelage ras, sa queue longue et mince; ses orbites des yeux ont leur cloison osseuse incomplète, et le trou occipital est placé au milieu du crâne.

Ce joli petit animal a ordinairement le pelage d'un gris olivâtre, tirant plus ou moins sur le roussâtre, plus foncé sur le dos; ses bras et ses jambes sont d'un roux orangé; sa face est nue, blanche, avec le nez et le tour de la bouche noirs. Il a une petite tache d'un brun verdâtre sur chaque joue.

Le jeune Sa'imiri qu'a décrit et figuré Fr. Ciivier ( flisL nat. des Mammif.^ p. 181, fig. 67) en est une variété à oreiiles très velues et carnées; lorsqu'il est adulte, sefl membres et son dos sont d'un roux fauve; le haut de ses bras et les côtés de son corps sont d'un gris tiqueté; le rebord du front est noir, et il a un trait de la nièine couleur en avant de l'oreille.

I.c Callin-ix oHomophagus de d'Orbigny esi une légère snus-variéié du précédent; brunâtre sur la lête, à ventre un peu grisâtre; extrémités d'un roux jaunâtre; flancs teintés déjeune; queue grise à la base, jaunâtre au milieu et brune au bout.

Le Tilidel'Orénoque, Bitschelschis et Bl- '/itenis des Indiens, a le pelage d'un jaune doré; les épaules, le ventre et les membres d'un gris ferrugineux.

Enfin, ]e Callilrix sciureiis de Geoffroy a le dos marbré de roux-vif et de noir.

Tous ces jolis petits Singes ne dépassent guère la taille d'un Écureuil , dont ils ont l'œil éveillé et la vivacité. « Par la gentillesse de ses mouvements, dit Buffon, par sa petite taille , par la couleur brillante de sa robe, par la grandeur et le feu de ses yeux, par son petit visage arrondi, le Saimiri a toujours eu la préférence sur tous les autres Sapajous, et c'est, en effet, le plus joli, le plus mignon de tous; mais il est aussi le plus délicat, le plus difficile à transporter. Sa queue, sans être absolument inutile et lâche, comme celle des autres Sagouins, n'est pas aussi musclée que celle des autres Sajous; elle n'est, pour ainsi dire, que demi-prenante, et quoiqu'il s'en serve pour s'aider à monter et à descendre , il ne peut ni s'attacher fortement, ni saisir avec fermeté , ni amener à lui les choses qu'il désire, et l'on ne peut plus comparer cette queue à une main , comme nous l'avons fait pour les autres espèces. »

Le Saïmiri est fort doux, très gai , et sa jolie miniature de figure ressemble un peu à celle d'un enfant, quant à la physionomie. C'est la même expression d'innocence, (le plaisir, de joie et de tristesse. Il éprouve >ivement les impressions de chagrin, verse des larmes lorsqu'il est contrarié ou effrayé, et toute sa personne respire une grâce enfantine qui touche et intéresse les personnes les moins disposées à aimer les animaux. Pendant sa jeunesse, ses affections douces l'attachent à sa mère au point qu'il ne l'abandonne jamais, pas même lorsqu'elle vient de recevoir la mort par la main cruelle d'un chasseur; il se laisse prendre et emporter avec elle sans faire le moindre effort pour s'échapper, tant qu'il voit son cadavre palpitant. Lorsqu'il saisit quelque chose avec ses mains antérieures, il place son

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pouce parallèlement avec les autres doigts; mais aux mains de derrière, ses pouces sont parfaitement opposables d'où il résulte que ses véritables mains sont plutôt au bout des jambes qu'au bout des bras. Fr. Cnvier dit que, pendant son sommeil, il affecte une osition fort singulière. 11 est assij les pieds de derrière étendus en avant, les mains appuyées sur eux, le dos courbé en demi-cercle, la lête placée entre ses jambes et touchant la terre. Lorsqu'il désire quelque chose ou qu'il est en colère, il fait entendre un petit sifflement plus ou moins doux ou aigu , qu'il répète trois ou quatre fois de suite. On suppose, d'après l'ampleur du crâne de cet animal , qu'il doit avoir beaucoup d'intelligence, mais je ne pense pas qu'on ait jamais fait des observations très concluantes à ce sujet. Cependant les Saïmiris ont assez l'esprit de sociabilité, et vivent entre eux dans la meilleure intelligence ; en captivité ils ont plus de douceur que d'affection, et ils ne s'attachent jamais assez à leur maître pour lui donner des signes affectueux de préférence.

§ 2. Les Saguinus des auteurs; Callilrix d'Is. Geoff,

Leur tête, un peu plus allongée, a le crâne plus élevé en dessus; leurs oreilles sont plates, déformées; le trou occipital est plus reculé en arrière; les cloisons des orbites sont entièrement ossejses, et enfin les doigts des pieds ont un repli membraneux à leur base. Leur pelage est aussi un peu plus long que dans les précédents.

L'OiABOUssA ou MoLOCH, Saguinus moloch Less. ; Callilrix moloch Is. Geoff. ; Cebus moloch Hoff., Fish. ; Cebus cupreus ( la femelle ) Spix; Simia moloch Humb. , se trouve au Brésil et au Para. Cet animal fort rare, deux fois aussi grand que le Saï, a été observé pour la première fois dans les forêts du Para , par Hoffmansegg. Son pelage est cendré, à poils longs et annelés de blanc et de noir ; ses membres sont d'un gris plus clair, tirant au blanchâtre sur les mains ainsi qu'à la queue dont les poils sont annelés de gris-brun et de blanc sale. Sa face est brunâtre, nue, et le dessous du corps, ainsi que l'intérieur des membresj est d'un fauve roussâtre assez vif. Quelquefois il a le pelage d'un cendré tirant sur le

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fauve, avec les joues, les lempes, le ventre d'un roux vif, avec le bout de la queue et les mains blancs : alors c'est le Simia nwloch de M. de Humboldt.

Une variété, le Cebus cupreus de Spix, Fischer et G. Cuvier, se trouve au Brésil, d.ins les forêts de Solimoïns. Il a le pelage plus touffu; la face noirâtre; la tête roussâire; les joues, la gorge, la poitrine, le ventre et les mains cuivrés; une petite moustache blanche sur la lèvre supérieure; le dos d'un brun grisâtre, la queue d'un gris roussâtre avec l'extrémité noire; les autres parties sont variées de brun, de noir ou de blanchâtre.

Les mœurs de l'Oiaboussa sont très peu connues, et l'on suppose qu'elles doivent avoir beaucoup d'analogie avec celles du Saimiri. On sait qu'il vit en troupes, qu'il h.ibite les broussailles et qu'il monte moins souvent sur les arbres que le précédent. Peut-être aussi cet animal, ainsi que ceux qui vont suivre, a-t-il des habitudes plus nocturnes et ne sort-il du buisson ou du trou de rocher qu'il habite que pendant le crépuscule, comme le Douroucouli; et ceci mettrait d'accord avecFr. Cuvier, les naturalistes qui regardent les Sagouins comme des animaux nocturnes. Il vit principalement d'Insectes.

Le Sahouasu ou Sagouin a masque, Saguinus personalus Less. ; Callilrix personalus E. Geoff.,G.Cuv.; Simia personata Eumb.; Cebus personalus Blainv. ; Callilrix nigri- /■j'onr-Spix; Callilrix infulalus Lichs.; Callilrix melanochir^Nieii., Neuw. ; Callilrix incanescens Lichst. ; Saguinus melanochir Less., Man.; Cebus gigot Sp'ix; Pilhecia melanochir Fr. Cuv. ; Cebus melanochir Fischer ; Cebus ciyierascens Spix ; Callilrix donacophilus A\c. d'Orbigny.elc, etc. Cette synonymie prouve assez combien cet animal a été mal connu par les auteurs, et surtout combien l'amour-propre de créer de nouvelles espèces pour y accoler son nom a jeté de difficultés dans la science. Aidé par le travail de M. Lesson , nous allons tâcher de débrouiller ce chaos.

Le Sagouin à masque mâle a généralement le pelage d'un gris cendré ou fauve, la tète et les quatre mains d'un noir foncé, les parties inférieures d'un gris sale, et la queue roussàiie. Sa longueur totale est de

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trente-cinq pouces dix lignes, en comprenant la queue qui a vingt et un pouces dix lignes. La femelle a la tête brune.

Dans sa jeunesse , il a la face noir&tre, nue; le pelage long, épais, d'un gris fauve; les mains et le front noirs; le dessus de la tète blanchâtre, et la queue rousse, à exliémité blanche. C'est alors le Callilrix nigrifrons de Spix.

Quelquefois il est gris en dessus, d'un roux jaunàire en dessous, avec une grande tache blanche encadrée de noir au-dessua des yeux ; sa queue est d'un jaune roussâtre avec l'extrémité noire. Dans ce cas, c'est le Sagouin milré des naturalistes , Saguinus infulatus Fisch. , Callilrix infulalus Lichs.

On le trouve avec un pelage d'un gri tiqueté et lavé de roussâtre sur le dos, à poils longs et épais, la face nue, bleuâtre, ornée d'épais favoris; le front blanchâtre, le dessus de la tête grisâtre, les extrémités blanchâtres, et les parties nues des mains brunâtres. Il devient alors ï&Callilrix donacophilus de d'Orbigny.

Si ses poils sont doux, longs, touffus, grisâtres, passant au marron sur le dos; ses mains et sa face noires; sa queue blanchâtre ou teintée de blanc et de jaunâtre, avec l'extrémité grisâtre , c'est le Callilrix melanochir de Wied., Neuw. et de Desm. , le Callilrix incanescens de Lichst. , le Saguinus melanochir du Man. de Less., le Cebus gigo de Spix qui lui a donné ce nom spécifique parce que c'est celui qu'il porte au Brésil.

Le jeune de cette variété a la face et les mains nues; le dos et le dessus de la tête variés de noirâtre; le front, les mains et le dessous du corps d'un brun cendré, et la queue noirâtre. C'est le Cebus cinerascens de Spix. Il se trouve, comme le précédent, dans les forêts du Brésil qui bordent le iMucuri, l'Alcobaca et le Belmonte.

On ne connaît guère les mœurs de cette espèce et de ses variétés. Tout ce qu'on en sait, c'est qu'il habite les forêts, où il est très commun; chaque matin, au lever du soleil , il fait retentir les forêts de cris désagréables, rauques, et qui s'entendent de très loin.

Le Macavacahoo des Indiens, Vioudita des Espagnols brésiliens, ou Sagouin veuvb des naturalistes ; Saguinvs vidua et Sa-

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guinus lugens Less.; Simia lugens Humb.; Callitrix lugens Geoff. ; Cebus torquatus Fischer. Sa synonymie est aussi embrouillée que celle du précédent.

Il a ordinairement le pelage long, doux, d'un noir luisant , avec une cravate d'un beau blanc sur la gorge; il porte sur la tête une calotte noire; sa face est nue, avec une tache carrée, en forme de masque , d'un blanc bleuâtre, encadrée de gris dans le haut et de blanc dans le bas; sa bouche est entourée de soies noires; enfin , ses mains antérieures sont blanches, et les postérieures noirâtres. Il est assez commun dans les forêts qui bordent le Cassiquiaire , le Rio- Guavarié et la rive droite de rOrénoque. Ses principales variéiés ont fourni aux auteurs le moyen de créer un assez bon nombres d'espèces , savoir :

1° Le Sagouin à fraise , Simia amicla de Humb. ; Saguinus et CalUlrix amiclus Less.; Cebus amiclus Spix. Son pelage est alors d'un brun noirâtre avec un demicullier blanc, sa queue brunàire, «t il a les mains antérieures d'un jaune terne et pâle. Il est deux fois iini^si grand que le Saïniiri.

2" Le Sagouin à collier, Simia torquata Humb.; CalUlrix torqualus GeoC . ; Callitrix lugens Less., G. Cuv.; Cebus torquatus Fischer. Son pelage est d'un brun châtain en dessus, jaune eu dessous, avec un demicollier blanc. Il a été observé au grand Para, et il n'est probablement qu'un jeune du précédent.

Dans tous les cas , ces animaux sont plus vifs, plus pétulants que les autres Sagouins, et sous ce rapport ils paraissent se rapprocher du Saimiri. Comme lui ils chassent aux petits oiseaux, mais ils vivent plus souvent de fruits. Leur caractère est doux et leur gestes gracieux. Voy. les articles

SAJOU et SAKI. (BOITARD.)

SAGOUY. MAM. — L'un des noms vulgaires de l'Ouistiti. Voy. ce mot.

SAGRA. INS. — Genre de l'ordre des Coli> iptères subpentamères , de la famille des Cj cliques et de la tribu des Sagrides , créé par Fabricius ( Entomologia syslemalica , I , 2 , p. 51 ), et généralement ailopté depuis.

JTu. Lacordaire(Afo»io3rap/i(e des Coléoplèies !.ubpentamères de la famille des Phytophages, 1845, p. 21 ) lui assigne pour caractères génériques : Angle suturai des élytres

SAQ

non épineux; crochets des tarses simples; yeux largement échancrés , réniformes et fortement granulés; languette coriace ou cornée, fendue jusqu'à l'insertion des palpes. Sur 28 espèces citées ou décrites par ce dernier auteur, 9 sont de Java, i du continent indien, 1 de Ceylan, 4 de Chine, 2 de Madagascar, 1 d'Abyssinie, et 7 de la côte occidentale d'Afrique. Nous citerons parmi elles les S. denlipes , tristis P., œnea, nigrita 0\., splendida, femorata, tridenlata Web. , cyanea Daim, et carbunculus Hope. Ces Insectes se tiennent sur les plantes ; ils sont de grande taille, et remarquables tant par leurs formes élégantes, quoiques massives, que par leurs couleurs du plus riche éclat métallique ; leurs cuisses postérieures sont fortes et très développées, avec les jambes postérieures toujours dentées chez le mâle , et simples chez les femelles. (C.)

SAGRiCA. BOT. PH. — Genre delà fa 'n il le des Mélastomacées, tribu des Miconiées , établi par De Candolle (Prodr.^ III, p. 170) qui en décrit quinze es|)èces. Parmi elles, nous citerons principalement les Sagrœa columnœfolia[Melast. columnœfoliumSchr.), fascicularis {Melast. id. Sw.), capillaris {Melasl. id. Sw.), umb)osa{Melast. id. Sw.),etc., arbrisseaux originaires de l'Amérique tropicale. (J.)

SAGRIDES. Sagridœ. iifs. — Première tribu de l'ordre des Coléoptères subpentamères, établie par Latreille {Règne animal de Çuvier, t. V, p. 133) dans la famille des Eupodes et qui rentre dans la première légion des Phytophages apostasicérides de Th. Lacordaire {Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phytophages, 1845, p. 1). Cet auteur lui donne pour caractères: Languette grande, tantôt membraneuse, translucide, échancrée ou bilobée, tantôt coriace ou semi-cornée et , dans ce dernier cas, presque toujours fissile ; mandibules entières à leur sommet ( AmetaVa excepté); yeux tantôt entiers, tantôt échancrés; antennes écartées, insérées au bord antérieur et un peu interne des yeux; prothorax beaucoup plus étroite sa base que les élytres; proslernum toujours distinct entre les hanches antérieures, libre en arrière; hanches antérieures subovalaires, stibglobuleuses ouconico-cylindriques; premi«r

SÂI

segment abdominal du double au moins pins grand que chacun des suivants; crochets des tarses simples iOrsodac7ia excepté). Celte tribu renferme les genres Megamerus, l'iio' ne4liis, Carpophagus, lihychoslomis, Mecytiudera , Atalasts, iîagra, Oi-sodacna, Ame- \alla. (C.)

*SAGRIXA ( nom propre ). foham.

— Genre de Rhizopudes ou Foraniiniféres , établi par M. Aie. dOrbij^ny, dans sa famille des Textularides, la deuxième de l'ordre des Enalloslégues. Les Sagrina ont une coquille régulière, équilatérale , conique, formée de loges globuleuses alternes à tous les âges et se recouvrant en p irtie, avec une seule ouverture, ronde, située sur le dessus des loges à l'extrémité d'un prolongement. L'espèce lyfie, S. pulcliella, se trouve sur les côtes de la Jamaïque et de Cuba. C'est une petite coquille blanche, longue d'un demimillimètre, conique-oblongue comprimée, avec des côtes saillantes longitudinales. (Ddj.)

SAGUERUS.Roxb. {Flor.Ind., III. 623).

BOr. PH. — Synonyme d'Arenga, LabilL

*SAGUli\L\A. MAM. — Groupe particulier de Singes platyrrhmins, selon M. Gray {Ann. o( phil., XXVI, 1833), comprenant plusieurs genres, dont le principal est celui des Sagouins, i'oy. ce mot. (E. D.)

SAGLIMLS, Lacépède. mam.— Nom laiin des Sagouins. Voy. ce mot. (E. D.)

SAGUS. BOT. PH.—Voy. sagouier.

SAHLITK. MIN. — Espèce de Pyroxène.

Voy. ce mot.

SAÏ. MAM. — Nom spécifique d'une espèce du genre Sapajou. Voy. ce mot. (E. D.)

*SAICA (mot arabe : shaica , épineux). INS. — Genre de l'ordre des Hémiptères hétéroplères, tribu des Réduviens, établi par MM. Amyot et Serville ( Hémipt., suites à Bnffon, édii. Roret, p. 371). L'espèce type, Saica riibclla, a été trouvée à Cayenne.

saïga, mam. — Espèce particulière du genre Antilope. Foy. ce mot. (E. D.)

*SAI.\1IIÎI. MAM. — M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (Comptes-rendus de l'Institut , 1843 ) désigne sous cette dénomiuaiiou lui genre de Singes plalyrrhinins, qui doit rentrer dans le groupe naturel des Sagouins. Voy. ce mot. (E. D.)

SAIiVBOIS. BOT. PH. — Nom vulgaire de Daphne gnidium Linn.

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SAÏIVEGRAIIV. BOT. ph. — Nom vulgaire du Fenugrec.

SAlM'OliV. Hedysarum {r^^ôi, agréable; a',6>/a, parfum). BOT. PII. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées , de la Diadelphic-décandrie dans le système de Linné. L'immortel botaniste suédois avait établi sous le nom à'He.dysarum un groupe générique dans lequel il avait réuni les Ile dysarum, les Onobrychis et Athagi de Tournefort. Les caractères assignés par lui a ce genre étaient assez peu précis pour qu'il renfermât des plantes d'organisations diverses. Un grand nombre d'espèces y ayant été ensuite successivement ajoutées , les choses en étaient venues à ce point qu'une révision et un démembrement de ce groupe étaient devenus nécessaires, et que de là est résultée la formation de beaucoup de genres nouveaux. Ainsi la considération du fruit uniloculaire à fait séparer les Onobrychis que Tournefort regardait comme distincts, et lei genres Hallia Tbunb. , Flemingia Roxb. , Lespedeza L.-C. Rich. , Eleiotis DC. ; celle du calice profondément quinquéparti a conduit a la création des genres Uraria Desv., Nicolsonia DC; l'indépendance des étamines a fait isoler les Adesmia DC. , comme leur soudure, les Pueraria DC. , Stylosanthes Swartz ; enfin la forme du légume et diverses autres particularités ont servi de base à l'isolement générique des Alysicarpus Neck., Alliagi Tourn., Lourea Neck., Zornia Gmel. , Diceima DC. , Desmodium DC, eic. La création de tous ces nouveaux groupes génériques a réduit beaucoup , comme on le conçoit, l'étendue du genre Sainfoin. Considéré dans les limites nouvelles qui lui ont été imposées par suite de son dénïembrement, il est formé d'espèces herbacées ou sous-frutescentes qui habitent les parties tempérées et un peu froides de l'hémisphère septentrional. Leurs feuilles sont pennées avec foliole impaire ; leurs fleurs sont assez grandes, purpurines, blanches ou blanc-jaunâtre, et forment des épis ou grappes axillaires. Chacune d'elles pré» sente : Un calice fendu en cinq divisions linéaires, subulées , presque égales; une corolle dont l'étendard est grand, dont les ailes sont beaucoup plus courtes que la carène, qui est tronquée obliquement; dix étamines diadelphes ; un ovule multi-ovnlé.

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que surnTOntenî un style filiforme , ascendant, et un stigmate presque en tête. Aces fleurs succède un légume formé d'articles comprimés, orbiculaires, monospermes, convexes sur chacune des deux sutures. Les lieux faces de ces articles, tantôt lisses, tanlot couvertes de poils ou de pointes , ont fourni à De Candolle la base d'une subdivi- »ion des Hedysarum en deux sous-genres , i|u'il a nommés Leiolobium et Echinolobium. C'est à ce dernier qu'appartient le Sainfoin d BOUQUETS, Hedysarum coronarinm Lin., jolie espèce originaire d'Italie et fréquemment cultivée pour l'ornement de nos jardins, oùelleporte le nom vulgaire de .S'ai«/bni. d'Espagne. Elle est herbacée vivace. Sa tige dilTuse, un peu rameuse, s'élève de 5 à 8 décimètres; ses feuilles sont formées de sept, neuf ou onze folioles elliptiques ou presque arrondies, pubescentes en dessous et à leur bord ; ses fleurs, d'un beau rouge vif et odorantes, blanches dans une variété, forment une grappe serrée ovoïde , et se développent au mois de juillet. Son légume présente de trois à cinq articles arrondis. Cette plante se multiplie par semis , qu'on fait au printemps dans une terre légère. On repique ensuite le plant en place. Pendant l'hiver elle souffre des grands froids , et doit être couverte.

Parmi les genres nombreux provenus de la subdivision des Hedysarum, il en est une qui doit nous occuper quelques instants. C'est le genre EsPARCETTE,0/iobryc/i8s(étymn. ovo; , âne; Çpv^^Gj , crier). Il est forme de plantes herbacées annuelles ou , plus souvent, vivaces , rarement sous-frutescentes, qui croissent spontanément en Europe et dans l'Asie moyenne. Les feuilles de ces végétaux sont pennées avec foliole impaire, accompagnées chacune de deux stipules qui se soudent entre elles par leur bord externe, de manière à produire l'effet d'une seule stipule opposiiifoliée. Leurs fleurs , rouges ou blanchâtres, sont groupées en épis axillaires et terminaux longuement pédoncules. Elles présenii'iit : Un calice fendu en cinq divisions subulées presque égales entre elles; une corolle pnpiiionacée dont l'étendard est cbovale ou oblong , dont les ailes sont plus courtes que la carène qui est tronquée obliquement; dixétamines diadelpbes; un ovaire uni-ovuîé , surmonté d'un long

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«tyle géniculé dans le milieu de sa longueur. Le fruit est un légume presque sessile , formé d'un seul article comprimé, indéhiscent, monosperme , marqué à sa surface d'un réseau saillant, souvent denté, lobé ou épineux. On connaît aujourd'hui de 40 à 50 espèces de ce genre , et, parmi elles, la suivante a beaucoup d'importance par son utilité. — EsPARCETiE CULTIVÉE , Oitobrychis saliva Lam. {Hedysarum Onobrychis Lin. ). Cette plante croît spontanément en Europe, sur les coteaux secs , crétacés ; de plus elle est cultivée communément, et elle forme, concurremment avec la Luzerne , la plus grande partie de nos prairies artificielles. Elle est connue vulgairement sous les noms de Sainfoin, Esiparcelle. Dans ceux de nos départements méridionaux qui formaient autrefois le Haut-Languedoc et la Gascogne, elle est désignée, par suite d'une transposition singulière , sous le nom de Luzerne , tandis que la Luzerne elle-même reçoit le nom de Sainfoin. L'Esparcette cultivée est une plante haute de 5 a 8 décimètres, dont la tige est anguleuse, rameuse, ferme, généralement droite, pubescente; dont les feuilles ont 17 ou 19 folioles lancéolées, mucronées au sommet; dont les fleurs sont diin rouge vif, avec l'étendard rayé de rouge plus intense ; dont le légume est pubescent, bordé de dents épineuses. Cette plante fournit un excellent fourrage , et , à cette qualité déjà si estimable, elle joint celle non moins importante d'améliorer notablement le sol dans lequel elle est cultivée. Les expériences de M. Boussingault ont montré que la plupart de nos Papilionacées fourragères , au lieu de se nourrir uniquement aux dépens des matériaux que leur fournit la terre, absorbent dans l'atmosphère du gaz azote qu'elles s'incorporent. Or, à cette propriété physiologique si digne de remarque, l'Esparcette cultivée, joignant celle de végéter sans difficulté dans des sols crayeux, secs et très peu fertiles, fournit un moyen excellent de modifier progressivement ces terres en les améliorant, et de finir par le» transformer en terres à Froment. On cite sous ee rapport divers exemples parfaitement concluants, dans lesquels une véritable et heureuse révolution a pu être accomplie dans l'agriculture de quelques cantons, d'abord très peu fertiles , grâce à la culture de

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la |)I;iiite qui nous occupe continuée pendant plusieurs années. Les prairies artificielles d'Esparcette ont l'inconvénient de ne donner annuellement qu'une seule coupe ; mais ce défaut a disparu presque entièrement, grâce à la production d'une variété nouvelle, connue des agronomes sous le nom de Sainfoin à deux coupes ou Sainfoin chaud , qui, depuis peu d'années, a déjà remplacé la planie-type dans une grande partie de la France. Ce fourrage se sème, en général, au printemps, quelquefois vers le commencemeuiou le milieu de l'automne, très souvent mélangé aux céréales. La quantité de semence employée est , en moyenne , de 4 hectolitres par hectare. On recommande, pour prolonger sa durée, de ne pas le faite pàiurer après la coupe. Outre l'espèce qui vient de iious occuper, la Flore française en possèiie encore cinq autres du genre Onobiychis , qui croissent spontanément dans nos départements méridionaux. (P. D.)

SAIlVT-GERMAIRi. BOT. ph.— Nom d'une variété de Poires..

SA1\TE-IVEIGE. bot. ph. — Nom vulgaire du Chiendent dans le midi de la France.

*SAli\TMORïSIA (nom propre), bot. ph.

— Genre de la famille des Composées-Tubuliflores, tribu des Sénécionidées, établi par M. Endlicher (Gen. Plant., p. 430, n. 2692). On en connaît douze espèces, parmi lesquelles nous citerons les Saint, vetulina, pauciflora, dentala, pinnata, elc. Ce sont des arbustes originaires du Cap. (J.)

SAIPHOS. REPT, — Genre de Scinques distingué par M. J.-E. Gray. (P. G.)

SAIUAMHLS, G. Don {SysL, IV, 467).

OT. PH.— Synonyme de Nicoliana, Linn.

SAISOiVS. — ASTRON. et météor. — On peut envisager les saisons à deux points de vue bien distincts, et il en résulte, selon jju'on se place à l'un ou à l'autre de ces )oints de vue, deux définitions qui, tout eu étant corrélatives, n'en sont pas moins très dilTé rentes.

Une planète est en général animée de deux mouvements : l'un, de rotation autour d'un de ses diamètres dont la direction dans l'espace reste à peu près parallèle à une droite donnée, droite dont la position est invariable ou du moins ne change qu'avec une grande lenteur. Ainsi la Terre tourne au- I. xu.

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tour de la ligne de ses pôles en vingt-trois heures cinquante-six minutes, présentant successivement aux diverses régions du ciel tous les points de ses deux hémisphères. Les phénomènes du jour et de la nuit sont la conséquence naturelle de ce premier mouvement.

Un second mouvement, celui de translatîoQ dans l'espace, le long d'une courbe elliptique dont le centre du Soleil occupe un foyer, entraîne périodiquement chaque planète, et se combine avec le premier pour modifier les alternatives de lumière et d'ombre qui constituent les jours et les nuits. De là, pour les différentes régions de la surface de la planète, des périodes plus ou moins régulières, qui divisent le temps de sa révolution autour du Soleil ou son année, selon sa position sur son orbite. Ces périodes, pendant lesquelles varient incessamment les quantités de chaleur et de lumière que rayonne le Soleil en une région déterminée du globe planétaire, sont les saisons astronomiques.

Deux éléments principaux influent sur les saisons d'une planète considérée à ce premier point de vue; et, comme l'un et l'autre sont à peu près invariables, ou ce qui revient au même ne varient que très lentement et dans d'étroites limites, il en résulte que les saisons astronomiques offrent une périodicité dont la régularité est le caractère le plus remarquable.

Ces deux éléments sont, d'une part, l'inclinaison de l'axe de rotation sur le plan de l'orbite ; d'autre part, la forme et les dimensions de l'orbite même, ou, ce qui est la même chose, son excentricité et son grand axe, d'où dépendent immédiatement les variations de distance de la planète au Soleil pendant chacune de ses révolutions.

Cette constance des phénomènes puremont astronomiques ne se rencontre plus dans les saisons considérées au point de vue des phénomènes météorologiques, tels qu'ils se succèdent eu réalité pendant l'année de la planète aux divers points de la surface de son globe. Les jours et les nuiis s'y distribuent, il est vrai, constamment de la même manière; la liunière, la chaleur solaire arrivent bien toujours régulièrement dans les mêmes proportions mathématiques à la surface limite de l'atmosphère. Mui.s, c'est en pénétrant dans l'enveloppe ,':azeuse 16*

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et vaporeuse de la planète que commencent les modifications, les variations de toute nature dues à des causes secondaires multiples, à la constitution chimique et physique de cette enveloppe, à l'inégale distribution des terres et des eaux, aux courants marins et aériens qu'engendre cette distribution, ou à ceux qui ont eux-mêmes une origine astronomique et physique, tels que les marées, les alizés, etc.

Considérées à ce second point de vue, les saisons n'ofTrent plus la constance des saisons astronomiques; elles varient selon la position géographique du lieu, son altitude, la constitution de son sol, selon les époques et une multitude de causes secondaires dont on ignore encore le plus souvent la nature, la périodicité et les lois. Aussi, taudis que les astronomes se contentent de quatre divisions principales, ou saisons^ les météorologistes en comptent- ils un nombre beaucoup plus grand;, ou plutôt chacune des saisons aslronomiques est subdivisée par eux selon les régions de la surface de la planète qu'ils ont eu vue. Cette distinction fuite, nous allons nous borner à décrire les conditions et les limites des saisons aslronomiques, en prenunt la Terre comme exemple : les saisons des autres planètes ne nous sont guère connues qu'à cet unique point de vue, lequel n'offrirait évidemnient, d'ailleurs, qu'un pur intérêt de curiosité.

L'axe de rotation de la Terre est incliné sur le plan de son orbite de 66° 33', de sorte que le plan de l'équateur forme avec celui de l'orbite un angle de 23° 27' environ : c'est cet angle qu'on nomme Vobli'/dito de Vécliptique. En vertu du phénomène connu sous le nom de nutatiou, et qui est produit par l'action de la Lune sur le sphéroïde terrestre, l'obliquité est sujette à des variations très petites; actuellement, elle augmente d'environ 1" par an. On peut donc sans erreur sensible considérer cet élément comme invariable. Comme l'axe reste, pendant toute la durée du mouvement de translation, pardlèle à une direction fixe, sauf la très lente variation de la précession, il en résulte que le plan de l'équateur terrestre coupe l'orbite de la Terre suivant une ligne qui se transporte parallèlement à elle-même dans le cours de l'année. Adenxépoqn'"s différentes, cette ligne passe par le centre d.i Soleil, d'où

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la conséquence que la Terre se présente à ces deux époques au Soleil dans des positions telles, que la ligne de séparation de la lumière et de l'ombre passe par ses deux pôles. Il y a donc alors inégalité du jour et de la nuit sur toute la Terre : ce sont les Équinoxes. Tout le monde sait que c'est l'uu d'eux, l'équinoxe du printemps, qui sert de point de départ ou d'origine à l'année astronomique. Deux autres positions de la Terre, les Sois/ices-, sont les points où le Soleil s'élève à la plus grande hauteur méridienne, soit dans l'hémisphère boréal, soit dans l'hémisphère austral, au-dessus d'un horizon quelconque. Les solstices avec les équinoxes partagent donc l'orbite terrestre eu quatre p;irties et l'année en quatre périodes qui sont précisément les saisons astronomiques.

En les rapportante l'hémisphère boréal, les saisons se succèdent dans l'ordre et aux dates suivantes :

Printemps, depuis l'équinoxe du 20 au 22 mars, jusqu'au solstice du 20 au 21 juin; durée totale, environ 92,9 jours solaires moyens;

Été, depuis le solstice de juin jusqu'à l'équinoxe du 22 au 23 septembre; durée totale, environ 93,6 jours;

AuTOMNK, de l'équinoxe de septembre au solstice du 21 an 22 décembre; durée totale, environ 89,7 jours ;

Hiver, depuis le solstice de décembre jusqu'à l'équinoxe de mars ou du printemps; durée totale, environ 89,0 jours.

Les deux premières sont dites saisons es(fvales ou saisons dca chaleurs, parce que dans l'hémisphère boréal, le Soleil, s'élevant sur l'horizon aux plus grandes hauteurs méridiennes et décrivant ses plus longs arcs diurues, la température moyenne, soit diurne, soit semi-annuelle, y est généralement plus élevée que pendant les deux autres saisons d'automne et d'hiver, qui sont les saisons hivernales ou des froids, sauf cependant les restrictions qu'on verra plus loin. 11 est bien clair que cette succession est précisément l'inverse de celle qui a lieu dans les divers points del'hémisphèi'e terrestre austral : au printemps de noire hémisphère boréal correspond l'automne de l'hémisphère austral ; à l'été correspond l'hiver; à l'automae, le primemps ; et à l'hiver, l'été.

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Les saisons, comme on le voit, sont d'inégales longueurs , et l'inégalKé de leur durée est due à deux causes qui concourent k produire le même effet: en premier lieu, les ligues des éqninoxes et des solstices passant par le centre du Soleil qui est l'un des foyers de l'orbite elliptique décrite par la Terre, coupant celle orbite en quatre arcs inégaux, le plus petit correspondant à l'hiver de l'hémisphère boréal ou h l'été de l'hémisphère austral, le plus long an contraire à l'été boréal ou à l'hiver austral. Si la vitesse de translation de la Terre était constante, l'inégalité do longueur des arcs dont nous pnrlons suffirait donc déjà à rendre compte de l'inégalité des saisons. Mais, en outre, la vitesse de notre planète est d'autant plus grande qu'elle est plus rapprochée du Soleil, et elle atteint dès lors son maximum an périhélie qui arrive maintenant vers le l"" janvier; en s'éloignaut du ' Soleil, cette vitesse se ralentit, pour réduire son minimum à l'aphélie qui arrive vers le 1^'' juillet. Voilà donc uue seconde cause d'inésaliléqui augmenic encore la durée des saisons estivales et rend plus courte celle des saisons hivernales : l'inverse d'ailleurs a lieu pour les saisons de l'hémisphère sud.

Voyons maintenant quelle corrélation existe entre les saisons astronomiques et les températures, soit moyennes, soit extrêmes, qu'on observe dans le cours d'ua> année aux divers points de la surface du globe terrestre.

Il est d'abord à remarquer que l'intensité du rayonnement solaire variant en raison inverse du carré de la dislance, la chaleur reçue par la Terre entière, quand elle est au périhélie, est plus grande que celle reçue à l'aphélie, dans le rapport des nombres 10333 à 9663, le nombre 10000 représentant la chaleur reçue par la Terre à sa moyenne distance du Soleil. Or, le périhélie et l'aphélie, c'est-à dire les extrémités du grand axe de l'orbite terrestre, ne se trouvent pas, à l'époque actuelle, très éloignés des poinis solsliciaux; de même, les époques où la Terre est à sa moyenne dislance du Soleil sont très voisines des équinoxes. Il en résulte que les arcs correspondant aux saisons estivales sont, à peu de chose près, ceux des plus grandes distances des

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deux astres, tandis que les arcs de l'orbite correspondant aux saisons hivernales sont ceux où la Terre est le plus rapprochée du Soleil. Ainsi, de ce chef, si la chaleur était à tout instant uniformément répartie sur toute la surface du globe, il est clair que les saisons les plus chaudes seraient celles d'automne et d'hiver sur l'hémisphère nord, de printemps et d'été sur l'hémisphère sud. Mais cette égale répartition n'a pas lieu, et d'ailleurs il y a une compensation provenant de la plus courte durée de ces saisons, comme on l'a vu tout à l'heure. Ainsi la seule variation des dislances du Soleil à la Terre est insuffisante pour rendre compte des variations de la tcmpéraUiro; elle sembleraitmême,sur l'hémisphère nord, devoir produire des elTets opposés. C'est qu'en effet ces variations, même en les considérant au seul point de vue astronomique, sont dues à d'autres causes, notamment à l'inégalité de durée des jours et des nuits, et à la hauteur méridienne variable à laquelle s'élève le Soleil sur chaque horizon, aux diverses époques de l'année. Entrons à cet égard dans quelques explications.

Pour rendre compte des variations de température dues aux saisons, nous allons prendre pour exemple un point de la zone tempérée appartenant à l'hémisphère boréal, en partant du jour de l'équinoxe du printemps.

Le 21 mars, le Soleil décrit pendant la journée la moitié du parallèle qui coïncide avec l'équateur céleste; pendant la nuit, il parcourt l'autre moitié. Durant les douze heures de la journée, l'atmosphère et le sol, sons l'action des rayons solaires, .s'échauffent progressivement depuis le lever du Soleil jusqu'au coucher, et en même temps perdent par rayonnement une paitie de la chaleur qu'ils reçoivent. Durant les douze heures de la nuit, une autre fraction de cette chaleur continue à rayonner vers res()ace. Il en résulte, pour le jour du 21 mars, une certaine température moyeime qui ira en augmentant d'un jour à l'autre.

D'une part, en effet, la durée de la présence du Soleil sur l'horizon augmente aux dépens de la durée de la nuit, et réchauffement l'emporte ainsi de plus en plus sur le refroidissement dû au rayonnement de l'atmosphère et du sol.

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D'autre part, la hauteur du Soleil au-dessus de l'horizon croît sans cesse, de sorte qu'en des temps é^aux la somme de chaleur reçue est progressivement plus considérable. Cet accroissement tient à plusieurs causes. En premier lieu, le cylindre ou le cône formé par les rayons solaires qui tombent sur l'horizon, aune section d'autant plus étendue que l'obliquité est moindre. En second lieu, l'atmosphère étant traversée moins obliquement, l'absorption delà chaleur par les diverses couches de l'enveloppe gazeuse et vaporeuse est d'autant plus petite; l'échaufTement du sol et des couches les plus voisines de sa surface est d'autant plus grand.

On comprend donc que le 22 mars, abstraction faite de toute influence locale ou étrangère à l'action directe duSoleil, la température moyenne du lieu surpassera celle du 2t ; et comme les causes de cet accroissement vontaller en augmentant de puissance, depuis l'équinoxe du printemps jusqu'au solstice d'été, la température ira pareillement en augmentant ju.squ'à cette époque. Le Soleil alors atteindra sa plus grande hauteur méridienne, en même temps que la longueur de la journée sera la plus grande possible.

^ est superflu de continuer ce raisonnement pour montrer que l'action échauffante des rayons solaires reprendra, du solstice d'été à l'équinoxe du printemps, une marche descendante inverse; de sorte que, au premier abord, on serait tenté de consiiiérer le jour du solstice comme celui où la température du lieu de la zone tempérée que nous prenons pour exemple serait la plus élevée de l'année. Enfin, ou comprendra, sans que nous nous étendions davantage sur ce point, que de l'équinoxe d'automneau solstice d'hiver et de cette dernière époque à l'équinoxe du printemps suivant, les causes réunies de la diminution de durée du jour, de l'augmentation de longueur des nuits, et de l'obliquité croissante des rayons solaires sur l'horizon, amènent une série de températures décroissantes dont le minimum semblerait devoir coïncider avec le jour du solstice d'hiver. Ainsi, abstraction faite de l'inégalité de durée des saisons, le printemps et l'été seraient identiques, ainsi que l'automne et l'hiver. L'observation prouve qu'il

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n'en est pas ainsi: le printemps est généralement moins chaud que l'été, et l'automne moins froid que l'hiver; le maximum et le minimum de température ne coïncident pas avec les solstices, et de plus, l'équinoxe du printemps et celui d'automne ne sont pas non plus isothermes. C'est vers le 15 janvier que les zones tempérées de l'hémisphère boréal éprouvent les froids les plus intenses, vers le la juillet que la température atteint ordinairement son maximum.

11 est facile d'expliquer cette apparente anomalie. A partir du solstice d'été, l'action échauffante du Soleil continue de surpasser la perte de chaleur due aux rayonnements diurne et nocturne, et par conséquent, la température moyenne du jour doit s'accroître encore pendant un certain temps. Pour une raison opposée, le contraire a lieu après le solstice d'hiver, tant que la perte de chaleur par rayonnement continue à surpasser l'échauflemeiit dû aux rayons solaires. L'équinoxe du printemps, plus éloigné du maximum de température que l'équinoxe d'automne, doit donc aussi, en général, être plus froid que ce dernier.

C'est pour toutes ces raisons que les météorologistes considèrent les époques des températures extrêmes comme les points milieux des saisons. Ainsi le 15 janvier étant pour eux le milieu de l'hiver, cette saison comprend les mois de décembre, janvier et février; puis viennent de trois en trois mois le printemps, l'été et l'automne, le milieu de l'été météorologique se trouvant ainsi coïncider avec le 15 juillet qui est précisément, pour la zone tempérée boréale, l'époque du maximum de température.

Du reste, ce que nous avons dit des saisons astronomiques, dans leurs rapports avec les variations de la température, s'applique évidemment à l'hémisphère sud comme à l'hémisphère nord, pourvu que Ton considère des points ayant même latitude et compris dans l'une ou l'autre des deux zones tempérées. Dans les zones tropicales, il y aurait de notables différences à signaler, même au point de vue purement astronomique. En effet, à l'équateur par exemple, les jours et les nuits ont une durée constante, et c'esê aux deux équinoxes que le Soleil atteint sa plus grande hauteur méridienne, puisqu'il passe alors au zénith ; c'est aux solstices

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au contraire que cette hauteur est minimum. Il y a donc deux maxima et deux minima de température, é^'alemeal distribués dans l'année relativement aux saisons astrenomiques. Plus on sVloigue de Téquateur, plus on se rapproche des conditions que nous avons étudiées dans les zones tempérées; mais les variations de température provenant des inégalités de durée du jour et de la nuit sont toujours moins prononcées, et il y a toujours deux époques, également éloignées des solstices, où le Soleil passe au zénith, atteignant ainsi sa plus grande hauteur au-dessus de l'horizon (1).

L'étude des saisons au point de vue météorologique est un sujet que nous n'avons pas à traiter ici, n'ayant eu en vue que de préciser, de déflnir et d'expliquer les phénomènes astronomiquesqui en sont lescauses délermiuaiiles et principales, mais qui seraient insufOsantes, nous l'avons dit plus haut, à rendre compte de toutes les modifications dues à une multitude de causes ayant une origine terrestre ou cosmique.

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