‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 79 sur 173 · SALAMANDRE. (P. G · texte numérisé non relu

SALAMANDRE. (P. G

*SALAMIS(nom mythologique), acal. — Genre établi par M. Lesson pour une Méduse observée par MM. Quoy et Gaimard près des lies Moluques , et décrite par ces nalu-

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rallstes sous le nom d'Orythia concolor. L'ombrelle est en forme de coupe à borda rabattus; le sac stomacal est découpé en croix de Malte, entre les branches de la-i quelle sont les ovaires ressemblant à des feuilles de Vigne. La bouche, entourée do six folioles, est percée au centre d'un plateau d'oii partent quatre pédoncules dichotome?, dont les ramifications très nombreuses se terminent par des laciniures boutonnées.

(Duj.) SALAIVGAIVE. ois. — Espèce d'Hirondelle. Voy. ce mot.

SAI.AIVGUET. bot. ph. — Nom vulgaire du Chenopodium marilimum.

SALAIN'X. poiss. — Genre de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux, famille des Ésoces, établi par G. Cuvier (Règne animal, t. II, p. 284) qui le caractérise ainsi: Tête déprimée ; opercules se reployant en dessous ; quatre rayons plats aux ouïes ; mâchoires courtes, pointues, garnies chacune d'une rangée de dents crochues, la supérieure formée presqu'en entier par les intermaxillaires sans pédicules, l'inférieure un peu éloignée delà symphyse par un petit appendice qui porie des dents; palais et fond de la bouche entièrement lisses. On ne connaît encore qu'une espèce de ce genre; elle vit dans la Méditer^ ranée. (M.)

SALARIAS. POiss. — Genre de l'ordre des Acanlhoplérygiens à Pharyngiens labyrintbtformes, famille des Gobioides, établi par G. Cuvier (Règne animal), et caractérisé principalement par des dents aiguës, nombreuses et serrées, mobiles sur la peau qui revêt les os des mâchoires de manière à pouvoir chacune être abaissée ou élevée indépendamment de toutes les autres. D'ailleurs les Salarias ressemblent aux Blennies soua tous les autres points. MM. Cuvier et Valenciennes(//Js<o»e des Poissons, t. XI, p. 301), décrivent trente et une espèces de ce genia qui proviennent pour la plupart des meis équaloriales de l'Inde. (M.)

SALAXIS. BOT. PH. — Genre de la famiili! des Éricacées, tribu des Éricées, établi par Salisbury(m Linn. Transact.,\\, 317). Les Salaxis arborescens, montana et abielina sont des arbrisseaux originaires du Cap.

SALDA {sallo, je saute), ins. — (Jenre d* l'ordre des Hémiptères héléroptères, tribu des Réduvieas, famille des Saldides , établi

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par Fabricius aux dépens des Cimex de Linné. L'espèce type, SaldaUlloralis Vàbr. (Cimex id. Linn., Lygœus saltatorius Fabr., Wolff. , Acanthia sallatoria Brull., Salda saUaloria Blam-h.), habite la France méridionale, sur les rivages et dans les prairies.

SALDIDES. Saldides. ins. — Famille de la tribu des Rédu viens, dans l'ordre des Hémiptères hétéroptères. Foy. rédu viens.

*SALDI1VIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées, tribu des Psychotriées, établi par R. Richard (m Mem. Soc. hist. nat. Par., V, 206). L'espèce type, Saldinia pseudo-morinda A. Richard (Morinda axillaris Poir.), est un arbrisseau qui croît à Madagascar. , (J.)

*SALE1\IA. ÉCHiN. — Genre d'Oursins fossiles établi, en 1835, par M. Gray, pour des espèces bien reconnaissables à la position un peu excentrique de l'anus , qui est entouré de grandes plaques anguleuses et articulées entre elles. Ces espèces, pour M. Desmoulins, forment une section particulière du genre Oursin, et sont confondues avec les Cidarites par M. Goldfuss. M. Agassiz , dans son Prodrome en 1836, adopta le genre Salenia en le distinguant des Cidarites par la disposition des plaques interambulacraires , lesquelles ne portent qu'un gros mamelon dont le sommet n'est pas perforé , et par les grands écussons articulés entre eux qui remplacent les petites plaques mobiles autour de l'anus. Plus tard, dans ses Monographies, M. Agassiz a divisé les Salénies en quatre genres : Salenia, Goniopygus , Peltastes etGoniophorus, auxquels, plus récemment encore , il en a ajouté un cinquième , le genre Acrosalenia. Ces cinq genres composent le groupe des Salénites : ce sont de petits Oursins fossiles ayant l'apparence des Cidarites, mais qui s'en distinguent par un écusson d'une structure particulière placé au sommet du disque , et composé des plaques génitales , des plaques ocellaires , et quelquefois d'une plaque impaire, la plaque suranale. Leurs ambulacres sont étroits ; les tubercules «ont très gros, tantôt perforés, tantôt imperfores. Les pores ambulacraires sont disposés par simples paires.

Les à'alenia proprement dites ont le test épais; le disque ou écusson du sommet grand, circulaire, à pourtour ondulé, com-

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posé de cinq plaques génitales, de cinq plaques ocellaires, et d'une plaque suranale placée au bord de l'ouverture anale, de manière à rendre l'anus excentrique en avant. Les aires interambulacraires , très larges , portent un petit nombre de gros tubercules crénelés, mais imperforés. Les aires ambulacraires , très étroites , sont munies de nombreux tubercules très serrés; la bouche est ronde, à pourtour entaillé; les pores sont simples. On en connaît douze espèces, toutes fossiles du terrain crétacé ; trois de ces espèces, S. personata, S. scutigera et S. areolata , avaient été décrites comme des Cidarites.

Les Peltastes , dont on connaît quatre espèces aussi du terrain crétacé, se distinguent des Salénies , parce que la plaque suranale est placée en avant et non en arrière. Les Goniopho7'us diffèrent des Salénies par leur disque apicial pentagonal , et orné de côtes anguleuses. On en trouve deux espèces dans la craie chloritée du Havre, Les Acrosalenia, fossiles des terrains oolitiques, diffèrent des Salénies parce que leurs tubercules sont crénelés et perforés; leur plaque suranale est quelquefois double : on en cite quatre espèces. Enfin les Goniopygus , dont on cite cinq espèces de la formation crétacée, ont une forme circulaire, subconique. Leur disque apicial est anguleux, très épais, et composé de dix plaques seulement , cinq génitales et cinq ocellaires sans plaque suranale. La bouche est très grande. Les tubercules sont imperforés sans crénelures. Les baguettes sont clavellées. Les pores sont disposés par simples paires dans toute leur longueur. On conçoit, d'après ces détails, que les cinq genres du groupe des Salénies de M. Agassiz, doivent être considérés tout au plus comme des sous-genres. (Ddj.)

SALEP. BOT. PH. — On nomme ainsi les tubercules ovoïdes des Orchis, après qu'ils ont subi une préparation qui leur donne l'aspect de corps de grosseur variable, généralement égaie à celle d'une Noisette, irréguliers, un peu translucides, de couleur et d'aspect assez analogues à ceux de la corne. Ces corps ont une faible odeur de bouc, qui devient plus prononcée lorsqu'on les humecte. Ils constituent un aliment de facile digestion et fort nourrissant, assure-ton, dont l'usage est très fréquent dans

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l'Orient, etqu'on donne uniquement, en Europe, aux malades ou aux personnes très alTaiblies. C'est la fécule renfermée en abondance dans les tubercules des Orchis qui donne au Salep ses propriétés. Nous rappellerons, à cet égard, que récemment M. Payen a communiqué à l'Académie des sciences des observations fort curieuses, desquelles il résulterait que, dans ces tubercules, la fécule est placée, non dans les grandes cellules qui forment la plus grande portion du tissu, mais seulement dans de petites cellules spéciales qui occupent la place des méats intercellulaires entre les grandes cellules. C'est là une particularité anatomique fort singulière. Le Salep nous arrive ordinairement de la Perse où on le prépare en très grande quantité ; mais on peut également l'obtenir en faisant subir une préparation fort simple aux tubercules de nos Orchis indigènes. Seulement ces tubercules paraissent être moins volumineux que ceux de l'Orient , à en juger par la différence de leur grosseur après la préparation. On recommande de les cueillir au mois de juillet, c'est-à-dire, lorsque l'un des deux tubercules que présente chaque pied étant déjà épuisé par la végétation de l'année dont il a fourni les matériaux en grande partie, l'autre est rempli de matière nutritive destinée à la végétation de l'année suivante. Ces derniers tubercules sont passés à l'eau bouillante, ce qui permet d'enlever leur pellicule épidermique ; après quoi on les fait sécher avec soin soit en les traversant d'une ficelle et les suspendant dans un lieu bien aéré, soit en les déposant sur des toiles et les retournant fréquemment. La méthode de préparation suivie en Perse paraît ne pas différer de celle que nous venons d'indiquer. Les tubercules de toutes les espèces d'Orchis ne sont pas également propres à la fabrication du Salep. Parmi ceux de nos contrées, les meilleurs sont les Orchis Morio, mascula et militaris; les Orchis maculata et lalifolia donnent un Salep de qualité médiocre; enfin , celui de VOrchis ou Platanthera bifolia est de mauvaise qualité. Les Orchis Morio et mascula croissent dans presque toute la France en assez grande quantité pour qu'on puisse les utiliser pour la fabrication du Salep indigène; mais le prix de celui qui nuus arrjve de l'Orient est

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assez peu élevé pour qu'on ne puisse guère espérer de profits de cette fabrication qui , par suite, ne paraît pas avoir jamais été opérée en grand. Pour faire usage du Salep, on le pulvérise en l'humectant légèrement; sans cette précaution, on ne pourrait guère le réduire en poudre, à cause de sa consistance cornée. On délaie ensuite cette poudre avec du lait ou du bouillon , de manière à en faire une gelée. Les Orientaux attribuent à cette substance des propriétés analeptiques très prononcées; aussi en font-ils usage dans tous leurs repas. Mais ces propriétés merveilleuses semblent être tout au moins fort hypothétiques. (P. D.)

SALGAN. MAM.— Espèce du genre Lièvre.

Voy. ce mot. (E. D.)

SALlCAIRE.Iyi/intmOvQpov, sang). BOT.

PH. — Genre de la famille des Lytbrariées à laquelle il donne son nom, de la Dodécandrie monogynie dans le système de Linné. Il est formé de plantes herbacées annuelles ou vivaces, quelquefois sous-frutescentes, rarement frutescentes, qui croissent spontanément dans toutes les contrées tempérées et un peu chaudes du globe. Leurs feuilles sont alternes, opposées ou verticillées, entières; leurs fleurs, purpurines, plus rarement blanches, se montrent solitaires ou groupées à l'aisselle des feuilles; elles se distinguent par les caractères suivants: Calice persistant, tubuleux, terminé par douze dents alternativement grandes et petites, celles-ci déjetées en dehors ; à ces dents correspondent tout autant de côtes longitudinales, saillantes à la surface du tube calicinal ; six pétales insérés à l'extrémité du calice, devant ses petites dents , presque toujours égaux entre eux; douze étamines insérées dans le bas ou au milieu du tube calicinal, en deux séries dont l'une supérieure, l'autre inférieure, la première alterne, la seconde opposée aux pétales; le nombre de parties qui composent les trois premiers verticilles floraux reste, dans quelques espèces, au-dessous de six et douze; pistil unique, à ovaire libre, biloculaire, multi-ovulé ; à style simple, terminé par un stigmate capité ou obtus. Le fruit qui succède à ces fleurs est une capsule recouverte par le calice, biloculaire, à déhiscence septicide, parfois irrégulière. Les limites qui séparent ce genre des Peplis et des Ammannia, ne sont pas toujours nette*

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ment prononcées, et se réduisent à peu près à des différences dans la longueur du calice et dans le nombre de parties des verticilles floraux. Aussi, dans la division en quatre sous-genres qu'en faisait De CandoUe, la première de ces quatre coupes que le célèbre botaniste genevois nommait Ammannioides, et dont le type était le Lylhrum nummularifolium Lois., de Corse, est aujourd'hui rapportée au genre Peplis. Il ne reste donc plus que les trois sous genres Hyssopifolia, DC; Salicaria, DC, et Anisotes, Lindl.

Le premier de ces sous-genres est caractérisé par des fleurs solilaires à l'aisselle des feuilles, et non rapprochées en une sorte d'épi, et dans lesquelles les étamines sont en nombre égal à celui des pétales ou moindre; il renferme quelques espèces de France, telles que le Lylhrum hyssopifolia Linn., le L. (hijmifolia Linn., le Lylhrum nommé d'abord tribracleatum par Saltzmann, et dont M. Al. Jordan vient de changer le nom en celui de L. Sallzmanni; enfin une espèce italienne de cette même section, décrite par M. Bertoloni sous le nom de L, geminiflorum, a été récemment trouvée par M. Al. Jordan dans le département du Gard, près de Beaucaire, et doit dès lors figurer aussi comme appartenant à notre Flore.

Quant au sous-genre Salicaria, DC. , on le reconnaît à ses fleurs nombreuses dans l'aisselle des petites feuilles supérieures, rapprochées en une sorte d'épi ou de grappe terminale, et dans lesquelles les étamines sont deux fois plus nombreuses que les pétales. A ce sous-genre appartient la Salicaire commune, Lylhrum Salicaria Linn., belle plante commune dans les lieux humides, sur le bord des fossés, des étangs et des cours d'eau. Sa lige carrée, simple ou rameuse, dure et presque ligneuse à sa base, s'élève de 5 à 10 ou 12 décimètres de hauteur; ses feuilles, opposées, quelquefois verticillées-ternées, sont lancéolées, sessiles, un peu en cœur à leur base, presque toujours glabres ou légèrement pubescentes, veloutées dans une singulière variété qui croît dans les sables maritimes; ses fleurs purpurine?, groupées par 4-10 à l'aisselle des feuilles florales, forment par leur rapprochement une sorte d'épi terminal d'un très bel effet qui a fait odopter cette espèce pour l'ornement des jardins. Naturellemeat, lorsqu'on la cultive

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comme plante d'agrément, on la place dans des endroits humides, surtout au bord des pièces d'eau. On la multiplie parsesdrageons. La Salicaire commune est légèrement astringente. En France, bien qu'elle ait été préconisée comme avantageuse dans le traitement des diarrhées chroriiqueo et sur la Cn des dysenteries, elle n'est presque pas usitée; mais, en Irlande et dans le nord de l'Europe, sa décoction est un remède populaire des plus estimés pour le traitement de ces maladies. On cultive aussi, comme plante d'ornement, le Lylhrum virgalum Linn., dont l'inflorescence plus lâche et presque paniculée, formée de fleurs plus grandes, est fort élégante.

Le troisième sous-genre, .^rîisofes, Lindl., est distingué par une irrégularité marquée dans les fleurs, les deux pétales supérieurs étant plus grands que les autres et les deux loges de l'ovaire étant inégales. Son type est le Lylhrum anomalum Aug. Saint-Hilaire, du Brésil.

SALICARIÉES. Salicariœ. bot. pu. — C'est le nom qu'avait reçu primitivement la famille à laquelle on donne maintenant plus généralement et conformément aux règles adoptées pour la nomenclature, celui de Lythrariées (voy. ce mot) , sous lequel nous l'avons traitée. (Ad. J,)

SALICÏNÊES. Salicineœ. bot. pu. — Famille de plantes dicotylédonées, apétales, diclines, dont les genres, au nombre de deux seulement, faisaient primitivement partie de celle des Amentacées, plus tard séparée en plusieurs. Celle des Salicinées présente les caractères suivants: Fleurs dioïques : les mâles en chatons dans lesquels, à l'aisselle de bractées écail|euses, se trouvent les étamines, au nombre de deux ou plus, portées sur une écaille glanduleuse ou dilatée en anneau ou en godet obliquement tronqué, à filets libres ou plus souvent monadelplies, à anthères immobiles, biloculaires, s'ouvrant longitudinalement; les femelles, également en épi et accompagnéeschacune d'une écaille de forme diverse, consistent en un ovaire surmonté de deux styles courts ou soudés que termine un stigmate 2-3-lobé , et présentent dans une loge unique, vers la base, deux placentas pariétaux auxquels s'insèrent plusieurs ovules ascendants, anatropes et linéaires, Cet ovaire devient une capsule à

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deux valves auxquelles les placentas sont opposés, et du fond «le laquelle sortent les graines menues, à tégument membraneux, enveloppées de longs poils laineux qui naissentautourduiiile.dépourvuesdepérisperme, à cotylédons droits, elliptiques, plans-convexes; à radicule courte et infère. Les deux genres de cette famille, les Saules et les Peupliers, Salix etPopur«sTournefort, sont des arbres élevés ou des arbrisseaux dont quelques uns se réduisent aux plus petites dimensions; à feuilles alternes, très entières ou dentées, penninervées, pétiolées, accompagnées de stipules écailleuses et caduques ou foliacées et persistantes. Les chatons sont terminaux, sessiles ou pédicellés. Les espèces habitent, en général, les régions tempérées ou froides, et quelques unes (ce sont les Saules) se rencontrent dans les latitudes les plus élevées et aux plus grandes hauteurs; ce sont celles qui se réduisent à une taille d'autant moindre proportionnellement qu'elles sont soumises à un climat plus rigoureux et dont les dernières finissent même par ramper, s'élevant à peine au-dessus du niveau du sol. Un petit nombre, au contraire, s'observe dans les climats plus chauds et jusqu'entre les tropiques. Les unes comme les autres se plaisent généralement près des eaux ou dans les lieux humides. L'écorce de la plupart contient avec du tannin une matière extractive, amère, particulière, qu'on a nommée Salkine ; les bourgeons de plusieurs Peupliers se font remarquer en outre par la production d'une substance résineuse demifluide, et les feuilles de quelques uns sécrètent une matière sucrée analogue à la Mannite, la Populine. La présence de principes astringents, amers, résineux, combinés en proportions variables, indique d'avance les propriétés de ces végétaux, quelquefois, mais rarement aujourd'hui, employés par la médecine. (Ad. J.)

SALICOQDES. crdst. — Cette famille, établie par Latreille et adoptée par tous les carcinologistes, appartient à l'ordre des Décapodes macroures. Elleest extrêmement nombreuse, et se compose de Crustacés dont le corps esten général comprimé latéralement ; l'abdomen très grand et les téguments simplement cornés. De même que chez les Astaciens {voy. ce mot), la base des antennes externes est garnie en dessus d'un appendice

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lamelleux ; mais ici cette lame est beaucoup plus grande, située au-dessous. Les pattes sont, en général, grêles et très longues, et les fausses pattes natatoires sont encaissées à leur base par des prolongements lamelleus du segment dorsal des anneaux correspon dants de l'abdomen qui descendent très bas La nageoire caudale est grande et bien formée. Enfin les branchies sont toujours composées de lamelles horizontales et sont, en général, peu nombreuses. Cette famille a été divisée en quatre tribus désignées sous les noms de Crangoniens, Alphéens, Palémoniens et Pénéens. Voy. ces mots. (H. L.)

*SALIC0R1\ARIA (ressemblant à la Salicornia, plante maritime), polyp. — Genre établi par Cuvier pour une espèce de Polypierbryozoaire, nommée Cellaria salicornia par Pallas , Lamarck , Lamouroux et M. de Blainville. Ce Polypier avait d'abord été nommé Cellaria farciminoides par Solander et Ellis, puis Tubularia fislulosa par Linné.- Plus récemment Schweigger le nomma Salicornia dicholoma, et enfin M. Flemming en fit son genre Farcimia. La Salicornaire est un Polypier calcaire haut de 6 ou 10 centimètres, un peu translucide, rameux , articulé et dichotome, dont les rameaux sont formés d'articles cylindriques, longs de 10 à 15 millimètres, épais de plus d'un millimètre et amincis aux extrémités , où ils se joignent par une partie cartilagineuse ou cornée qui donne une certaine flexibilité aux rameaux. Les articles ou segments sont formés de cellules rhomboïdales, dont l'orifice est tubuleux et un peu saillant. Les Polypes habitant ces cellules sont des Bryozoaires analogues à ceux des autres Cellaires et des Flustres. La Salicornaire se trouve dans la Méditerranée, et, dit-on, aussi dans l'Océan. Elle est très commune sur les côtes de la Provence. 11 est vraisemblable que l'on doit rapporter au même genre la Cellaria cercoides , qui est également formée d'articles cylindriques, mais dont les cellules ne sont pas saillantes; elle habite aussi la Méditerranée. (^V3.)

SALICORIVIA. BOT. PH.— Genre de la fa milledesChénopodées, tribu desSalicorniées établi par Tournefort (/ns(., 485). Plantes herbacées ou ligneuses qui ne croissent que dans les terrains imprégnés de sels. Les espèces les plus communes sur les côtes de la

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France sont les Salicornia herbacea etfruticosa Linn. Leurs jeunes pousses se mangent c n salade ou en guise de Câpres.

SALICORIMIÉES. Salicornieœ. bot. ph.

— Tribu de la famille des Chéiiopodées , ayant pour type le genre Salicornia. Voy.

CHÉNOPODÉES.

SALIEiMTIA. REPT. — Groupe de Reptiles établi par Laurenti pour les Batraciens anoures. (P. G.)

SALIENTIA (salio, sauter), mam. — Uliger {Prodr. syst. Mamm. el Av., 1811) a (tonné ce nom à une famille de Marsupiaux qui comprend les deux genre» Poloroo et Kanguroo. Voy. ces mots. (E. D.)

SALIGOT. BOT. PH. — Nom vulgaire de la Macre.

SALISBURIA. BOT. ph— Syn. deGinkgo. Voy. ce mot.

*SALISIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Myrtacées-Leptospermées, établi par Lindiey {Swan.- River., X). Arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande. Voy. mvrtacées.

SALITE. MIN. — Voy. sahute.

SALILS, Clairville, Germar, Schranck.

INS. — Syn. d^Orchestes, Illiger, Sch. (C.)

SALllJS. INS. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Sphégiens, établi par Fabricius (Syst. Piez.),<\m y rapporte trois espèces, parmi lesquelles nous citerons, comme type, le Salius 6-punctatus Fabr.

SALIVARIA, DC. {Prodr., V, 624). bot.

PH. — Voy. SPILANTHES, JacQ.

SALIVE. Voy. SÉCRÉTIONS.

SALIX. BOT. PH. — Nom scientifique du genre Saule. Voy. ce mot.

SALLES. MAM. —On a quelquefois nommé ainsi les poches placées de chaque côté de la bouche, dans beaucoup de Singes de l'ancien continent et dans quelques Rongeurs. Ces poches communiquent avec l'intérieur de la bouche, et sont plus généralement désignées sous la dénomination d'Abajoues.

Voy. ce mot. (E. D.)

SALMACIS (nom d'une nymphe), bot.

CR. — (Phycées). Genre établi par Bory Saint- Vincent dans la tribu des Conjuguées ou Zygnémées pour les espèces dont l'endochrome est disposé en spirale dans l'intérieur des filaments. Ce genre est le même que le Spirogyra de Link qui est plus généralement adopté. (Bréb.)

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SALMACIS (nom mytholog.). échiu. — Genre d'Échinides établi par M. Agassiz pour des Oursins de la merdes Indes et de la mer Rouge, dont la forme est circulaire, subconique. Us ont des pores ambulacraires disposés par doubles paires, et des tubercules crénelés, mais non perforés, formant plusieurs rangées verticales, qui se présentent sous la forme de séries horizontales régulières sur chaque plaque interambulacraire. Des petitscreuxou pores, queM. Agassiz nomme pores angulaires, se voient à l« jonction des plaques coronales; il y a d'ailleurs quatre plaques anales finement granulées, ainsi que les plaques génitales et ocellaires. La bouche est petite, la mem™ brane buccale est ntie; les auriculesqui accompagnent intérieurement l'appareil masticatoire sont moins tranchantes, fermées au sommet, et elles se touchent par leur base. Les dents sont tricarénées , munies d'une carène saillante à la face interne. Les piquants sont courts, cylindriques et finement striés. On en connaît cinq espèces vivantes, dont l'une, S. bicolor, a ses piquants très fournis , d'une teinte orangée, annelés de blanc à la face inférieure. On cite aussi 2 esp. fossiles des terrains tertiaires. (Duj. )

SALMALIA. BOT. PB. — Genre de la famille des Sterculiacées, tribu des Bombacées, établi par Schott et Endiicher {Melat., 35). Arbres de l'Asie tropicale. Voy. sterculiacées.

SALMARI\E. P0IS3. — Espèce de Saumon. Voy. ce mot.

SALMASIA, Schreb. {Gen., n. 513). bot, ph. — Synon. de Tachibota, Aubl.

SALMEA. bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores, tribu des As téroidées, établi par De Candolle {Catalog. hort. Motisp., 1813, p. 140). Arbrisseaux de l'Amérique, principalement des Antilles. Voy. COMPOSÉES.

SALMIA, Cav. (/c, lU, 24, t. 246j bot. PH. — Syn. de Sanseveria, Tbunb.

SALMIA, Willd. {in Berl. Magaz., V, 399). BOT. ph. — Synonyme de Carludovica, Ruiz et Pav.

SALMIAC. CBiM. — Syn. de Sel ammoniac. Voy. SELS.

SALMO. poiss. — Voy. saumon.

SALMOIVÉE ou SAUMONÉE, poiss. ~ Espèce de Truite. Voy. saumon.

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SALMOIVES. poiss. — Famille de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux que Linné composait du seul genre Saumon, et qu'il caractérisait ainsi : Corps écaiileux; une première dorsale à rayons mous, suivie d'une seconde, petite et adipeuse, c'està-diie foiniée simplement d'une peau remplie de graisse et nou soutenue par des rayons. Ce sont, dit F. Cuvier {Règ. anim., t. 11, p. 301) des Poissons à nombreux caecums, pourvus d'une vessie natatoire; presque tous remontent dans les rivières et ont la chair agréable.

Cette famille comprend 2t genres, qui sont: Saumon, Éperlan , Lodde, Ombre, Lavaret , Argentine , Cbaracio , Curimate , Anostome , Serpe, Piabuque, Serrasalme, Tétragonoptère , Chalceus , Mylètes, Hydrocyn , Citharine , Saurus , Scopèle, Aulope, Sternoptyx. (M.)

SALMOIVIA, Neck. [Elem., n, 808). bot.

PB- — Synon. de V'ochysia, Juss.

SALOMOIVIA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Polygalées, établi par Loureiro {Flor. Cochinch., 18). L'espèce type, Satomonia Cantoniensis Lour., est une phinie herbacée qui croit en Chine, près de Cantoo.

SALPA. MOLL. — Voy. BiPHORE. Dspuis qu'à l'article biphoue de ce Dictionnaire il a été question des Mollusques connus sous celle double dénomination , de nouveaux faits très importants ont été publiés par M. Krohn sur le mode de propagation des Salpas ou Bipbores par générations alternatives. Ainsi, suivant M. Erohn, tout Bipbore est vivipare , et chaque espèce , comme l'a démontré Chamisso , se propage par une succession alternative de générations dissemblables. L'une de ces générations est représentée par des individus solitaires ou isolés; l'autre, par des individus agrégés réunis en groupes ou en longues chaînes. Chaque individu isolé engendre un groupe d'individus agrégés, et chacun de ceux-ci produit a son tour un individu solitaire. Les individus isolés sont donc mullipares , tandisque les individus associés sont unipares. Cette différence n'est pas la seule qui existe entre les deux générations alternantes, car l'organisation interne comme la conformation extérieure diffèrent notablement chez les individus solitaires et chez ceux qui com-

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posent une agrégation ou chaîne. Il faut donc entendre par espèce l'ensemble des générations dissemblables isolées et agrégées qui se succèdent alternativement; d'après cela , M. Krohn a été conduit à rapporter à sept espèces seulement toutes les déterminations spécifiques données par les auteurs précédents pour les Salpas associés ou solitaires. Ce sont : i" les Salpa democratica de Forskal et spinosa d'Otto, qui sont, à l'état isolé, la même espèce que les S. mucro' vata de Forskal, et pyramidalis de M\L Quoy et Gaimard à l'état agrégé ; 2° le S. africana solitaire de Forskal, qui dérive de S. maxima agrégé du même auteur, nommé aussi S. Forskalii par M. Lesson ; 3° le S. runcinata solitaire ou agrégé de Ch.imisso, qui , à ce dernier étal, a reçu le nom de S. fusiformis de Cuvier, et a été pris par Forskal pour une variété de son S. maxima; 4° le S. punctaia agrégé de Forskal , ou solitaire par M. Krohn: 5° les S. scutigera de Cuvier, S. viviparade Pérou etLesueur, S. gibba de Bosc, S. Dulium de MM. Quoy et Gaimard, qui sont , à I état isolé , une même espèce avec les S. bicaudata agrégés de MM. Quoy et Gaimard , et S. nephodea de M. Lesson; 6° le S. proboscidalis de M. Lesson également agrégé, et que M. Erohn a vu à l'état solitaire ; 7° enfin le S. cordiformis de MM. Quoy et Gaimard, qui est l'état solitaire des S. zonaria de Chamisso , et S. polycratica de Forskal. (DuJ.)

SALPÊTRE. MIN. — Voy. nitrates.

SALPIAI\TIILS. BOT. PH.— Genre de la famille des Nyctaginées, établi par Uumboldt etBonpIand {Plant, œquinoct., 1, 155, t. 45). L'espèce type, Salpianlhus arenarius Humb. et BonpI. {Boldea lançeolata Lagasc), est un arbrisseau qui croît au Mexique.

SALPIEIVS. MOLL. — Nom proposé par M. de Blainville pour une famille de ses Hétérobranches, contenant les genres Pyrosome et Biphore. (Dcj.)

SALPIGLOSSÉES. Salpiglosseœ. bot.

PHAN. — T-'oy. SALPIGLOSSIDÉES.

*SALP1GL0SSIDÉES. Salpighssideœ.

BOT. PH. — Une des tnis grandes divisions ou sous-familles que M. Bentham établit dans le groupe des Scropbularinées (roy. ce mot), et qui renferme une tribu unique, celle des Salpiglossées. Elle est ainsi nommée

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du geure Salpiglossis qui lui sert de type. (Ad. J.)

SALPIGLOSSIS. BOT. PH. — Genre de la familledes Scrophularinées, tribu desSulpiglossidées, établi par Ruiz et Pavon {Prodr., 94, t 19). L'espèce type, Salpiglossis sinuata Ruiz et Pav., est une herbe originaire du Chili et cultivée dans quelques jardins comme plante d'ornement.

*SALPII\IA. INFOS. SYSTOL. — Genre dcSystoiides ou Rotateurs établi par M. Ebrenberg dans sa famille des Euchlanidotes pour des Brachions de Mûller, que Bory Saint - Vincent plaçait dans son genre Myliline, et que nous plaçons dans la famille des Brachioniens. Les Salpines, longs de 2 à 3 dixièmes de millimètre, sont des animaux microscopiques, oblongs, presque diaphanes, habitant les eaux douces , revêtus d'une cuirasse bivalve prismatique, plus ou moins renflés au milieu, et plus ou moins entaillés aux deux extrémités , ou terminés en avant par plusieurs pointes ou cornes qui dépassent peu l'appareil cilié vibratile. Us ont une queue courte, terminée par deux stylets droits ou recourbés en dessous ; leurs mâchoires sont digitées, et ils montrent un seul point rouge oculiforme. L'espèce type , S. mucronala , longue d'un quart de millimètre, avait été nommée Brachionus mucronalus par O.-F.

Muller ; sa cuirasse présente en avant quatre pointes, dont deux latérales et deux presque au milieu du bord dorsal, séparées par une côte saillante qui se prolonge jusqu'à l'extrémité d'une pointe qui fait saillie en arrière; deux autres pointes terminent, avec celle-ci, le bord postérieur de la cuirasse. (Duj.)

SALPIIVGA. BOT. PH.—Genrede la famille des Mélastomacées, établi par Martius {Nov. gen. et spec, III, 114, t. 256). La Salpinga secunda, type du genre, est une plante sousligneuse qui croît au Brésil.

*SALPINGUS (cràîiTriy?, trompette), ins.— Genre de l'ordre des Coléoptères héléromères, de la famille des Sténélytres et de la tribu des Rbynchostomes, créé par Gyllenhal [Insecla Suecica, t. II, p. 640), adopté par Dejean {Catalogue, 3' édition, p. 231). Ce genre renferme une douzaine d'espèces ; dix appartiennent à l'Europe et deux à l'Australie; nous citerons principalement les suivantes: R. aler Pk., piccus Gr., bimacula-

SAL

tus GhI., A-guttatus Lnt,, foveolatus Curt., œneus, immaculatus New. Ces Insectes vivent sous les écorces des arbres et se distinguent des Rhinosimus, en ce que la massue antennaire n'est composée que de trois articles seulement, au lieu de quatre qu'on trouve chez les précédents. (C.)

SALSA, Feuill. (II, 716, t. 7). bot. ph. — Synon. d'Herreria, Ruiz et Pav.

SALSEPAREILLE, bot. ph. — Espèce du genre Smilace. Voy. ce mot.

SALSIFIS. BOT. PH. — Nom vulgaire du Scorzonerahispanica, et des espèces du genre Tragopogon. Voy. scorzonère et tragopo-

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