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SALZMAIVNIA (nom propre), bot. ph.— Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées, tribu des Psycholriées, établi par De Candolle (Prodr., IV, 617). Arbrisseaux originaires du Brésil. Voy. nuBiACÉES.
SAMADERA. bot. ph. — Genre de la famille des Simarubacées, établi par Gaertner (II, 352, t. 159). De Candolle {Prodr. , 1 , 592 ) , qui adopte ce genre sous le nom de Niola que lui a imposé Lamarck (t. 299), en décrit deu\ espèces ; ce sont les N. tetraphila Lamk., pentapetala Poir. (J.)
SAMALIA , Less. ois. — Syn. de Paradisœa, Linn.
SAMAIViDURA, Linn. {Flor. Zeyl., 433).
BOT. PH. — Synon. de Samadera, Gaertn., et de Heritiera, Ait.
SAMARA. BOT. PB.— Genre de la famille desRbamnées, établi par Linné [Mant., II, 144) qui lui donne pour type le Samara lœta {Memecylon umbellalum Barm., Cornus zeylanica Burm.), arbre qui croit dans les Indes orientales.
SAMARE. BOT. — Espèce de fruit sec et indéhiscent. Voy. fruit.
SAMBU, SAMBCC et SAMBUQLIER.
BOT. PH. — Noms vulgaires du Sureau dans le midi de la France.
*SAMBUCÉES. Sambuceœ. bot. ph. — Tribu de la famille des Caprifoliacées {voy. ce mot), ainsi nommée du genre Sambucus (le Sureau) qui lui sert de type. (Ad. J.)
SAMBUCUS. BOT. PH.—Foy. SUREAU.
SAMOLÉES. Samoleœ. bot. ph.— Tribu delà famille des Primulaeées (uoi/. ce mol), qui se compose du seul genre Samolus auquel elle doit son nom. (Ad. J.)
SAMOLUS. bot. ph.— Genre de la famille des Primulacées, tribu des Samolées, établi par Tournefort {Inst., 60). L'espèce type, Samolus Valerandi Linn. ( vulgairement Mouron d'eau), est une herbe qui croît dans les prairies humides et au bord des eaux. On l'employait autrefois à titre d'antiscorbutique.
SAMPACA, Rumph. (Amboin., 11,199, t. 67, 68). BOT. PH. — Synon. de Michelia, Linn.
SAMYDA. BOT. PH. — Genre de la famille des Samydées, établi par Linné {Gen., n. 543) pour des arbrisseaux originaires de l'Amérique tropicale. Voy. samyoées.
SAMYDÉES. Samydeœ. bot. ph. — Fa-
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mille de plantes dicotylédonées, apétales, périgynes, ainsi caractérisée: Calice à 4-5 divisions plus ou moins profondes , qui , dans leur bouton, se touchent seulement, ou se recouvrent légèrement parles bords, souvent colorées et ressemblant aune corolle, doublées intérieurement vers leur fond d'une lame glanduleuse. Étamines en nombre double , triple ou multiple, insérées au fond ou au sommet du tube calicinal, à filets monadelphes inférieurement, tantôt tous anthérifères, tantôt alternativement fertiles et stériles, ceux-ci plus courts et squamiformes ; anthères dressées , introrses , biloculaires, s'ouvrant dans leur longueur. Ovaire libre, uniloculaire , avec 3-5 placentaires pariétaux portant chacun sur deux ou plusieurs rangées, des ovules ascendants, semianatropes, assez nombreux, surmonté d'un style simple avec un stigmate également simple ou lobé, qui, plus rarement, se partage à son sommet en trois branches, chacune stigmatifère. Capsule coriace, s'ouvrant par 3-5 valves qui portent les placentaires sur leur milieu. Graines à tesl crustacé qu'enveloppe un tégument charnu complet, ou s'ouvrant a son extrémité par un bord lacinié. Embryon dans l'axe d'un périsperme charnu -oléagineux, beaucoup plus court que lui. Les espèces sont des arbres ou arbrisseaux des régions tropicales , surtout de l'Amérique , a feuilles alternes , souvent distiques, coriaces, simples, très en lières ou dentées , parsemées de points ou plutôt de petites raies transparentes, accompagnées de stipules pétiolaires caduques; à fleurs axillaires, solitaires ou groupées en corymbes , plus ordinairement en ombelles ou glomérules, chacune sur un pédicelle articulé que sous-tendent deux bractéoles.
GENRES
Samyda, L. {Guidonia, PI . — Mongeziû, FI. Q.) — Casearia, Jacq. (Anavinga, Rheed. — Iroucana, Pilumba et Piparea, Aubl. — Langleia, Scop. — Athenœa, Schreb. — Bedousia, Dennst. — Melisiaurum , Forst. — Chœtocrater, R. Pav. — Craleria, Pers. — Lindleya, Kih. — Antigona, FI. fl.) — Euc& rœa, Mart. (Ad. J.)
SAIMCHEZIA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Scrophularinécs?, établi par Ruiz et Pavoo (Prodr., 5, t. 32}.
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Les Sanchezia ovata et oblonga, principales espèces de ce genre, sont des herbes qui croissent au Pérou.
SA\DAL. BOT. PH. — Voy. santal.
SANDALIUm. MOLL. — Nom de genre
donné par M. Schumacher à des Calyptrées.
SANDALIXA. moll. — Nom de genre
donné par M. Schumacher aux Crépidules.
Voy. ce mot.
SAIV'DALLS (crav(îaov, sandale^, ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, section des Malacodermes et tribu des Cébrionites, établi par Knoch (IVeio Beytrag zur Insectenkende, 1831, p. 131; V, 5), adopté par Latreille, Dejean et Guérin-Mèneville (Speciesmonographique et générique des animaux articuléSf i liv., 1843, n. 2). Ce genre se compose de deux espèces des États-Unis : S. niger et pelrophya Kn. Il a reçu les noms de Plyocerus Thg., Mtcrorhipis Guér., Pliocerus, Me- Jarhipis, Rhipicera Lap., qui n'ont pas été adoptés. (C.)
SANDARAQUE. chim. — Voy. bésines.
SANDERLING. Calidris. ois. — Genre de la Tamille des Scolopacidées {Longiroslres de G. Cuvier) dans l'ordre des Échassiers , caractérisé par un bec médiocre , droit , grêle, mou, flexible dans toute sa longueur, sillonné jusque vers la pointe, qui est déprimée et plus large que dans le milieu ; des narines latérales, obiongues , situées dans une rainure; des tarses réticulés, grêles ; trois doigts seulement dirigés en avant, le pouce nul et des ailes médiocres.
Le genre Sanderling, créé par G. Cuvier, est un démembrement du grand genre Charadrius de Linné. La seule espèce qui le compose est le Sanderling variable , Cal. arenaria Cb. Bonap., Càl. aringoidesYieiW. ( Gai. des Ois. , pi. 234). Comme son nom l'indique, cet oiseau varie beaucoup sous le rapport du plumage, ce qui a donné lieu à de doubles emplois. A l'époque des amours il a la face et le sommet de la tête marqués de grandes taches noires, bordées de roux et lisérées de blanc; le cou , la poitrine et les flancs d'un roux cendré avec des lâches noires ; les scapulaires et le dos d'un roux foncé taché de noir et de fauve ; les parties inférieures d'un blanc pur. Le plumage d'hiver est grisâtre en dessus , blanc au front et sur tout le dessus du corps.
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Le Sanderling variable pareourt, dans ses migrations périodiques, une grande partie du globe. Il émigré par petites troupes le long des bords de la mer, et ces troupes, en se réunissant , forment quelquefois des bandes excessivement nombreuses. Il ne se montre qu'accidentellement le long des fleuves, ce qui ferait supposer , comme l'a avancé M.. Temminck , qu'il se nounit presque exclusivement d'Insectes et de petits Vers marins. Il se reproduit dans les régions du cercle arctique. On le dit abondant , au printemps et à l'automne, sur les côtes de la Hollande et de l'Angleterre. Tous les hivers il se montre sur les côtes de la Picardie; mais il n'y parait jamais très commun. M. Crespon croit qu'il visite rarement les bords de la Méditerranée, et seulement pendant de grands hivers.
SAXDORICUM. BOT. PH.— Genre de la famille des Méliacées, tribu des Trichiliées, établi par Rumph (Amboin., I, 167, t. 66). Le Sandoricum indicum Rumph, espèce type du genre, est un arbre qui croit dans les Philippines, les Moluques et quelques autres lies de l'Inde orientale.
SANDRE. Lucioperca. poiss. — Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens , famille des Percoïdes, établi par G. Cuvier {Règ. anim., t. II , p. 138). Ces Poissons présentent comme caractères essentiels les nageoires et les préopercules de la Perche , avec des dents pointues qui rappellent celles du Brochet.
MM. G. Cuvier et Valenciennes {Hist.
des Poiss., t. Il, p. 110) décrivent 4 espèces de ce genre, parmi lesquelles nous citerons, comme type, le Sandre commun, Lucioperca sandra Cuv. et Val. (Perça lucioperca L. ). Ce Poisson vit dans les fleuves et les lacs du nord et de l'est de l'Europe, où il atteint une taille de 3 à 4 pieds. Il est plus allongé que la Perche ; verdâtre , à bandes verticales brunes. Sa chair est très agréable au goût , grasse , et d'une blancheur remarquable lorsqu'elle est cuite. (M.)
SA\G. Sanguis. zuol. — Liquide animai acquérant des qualités vivifiantes dans l'acte de la respiration, et distribuant les principes nutritifs à tous les tissus organiques. Sa quantité, relativement au poids du corps, varie beaucoup, suivant les diverse» espèce.*)
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animales, suivant les différents sexes et suivant l'état de maigreur ou d'embonpoint.
Ainsi, chez l'homme adulte, le poids total du Sang est de 28 à 30 livres; il serait plus élevé de 2 à 3 livres, chez la femme, et il est toujours plus grand chez les personnes maigres que chez les grasses.
M. Schuitz a trouvé jusqu'à 100 livres de Sang chez une Vache de 600 livres, tandis qu'un Bœuf gras du même poids ne lui aurait offert que 70 livres au plus de Sang. D'après cela, les animaux gras ont aussi moins de Sang que les maigres. Le n)ême auteur a étendu ses recherches sur un grand nombre de Vertébrés, et a établi chez eux le rapport qu'il y a entre le poids du Sang et celui du corps. A cet égard, il a signalé, chez les Mammifères, des données intéressantes, et a constaté que les jeunes animaux ont Fioîns de Sang que les adultes.
Chez les Oiseaux, il y aurait un rapport tel entre le poids du Sang et celui du corps de l'animal, que la proportion serait beaucoup moindre que dans les Mammifères. Il n'en serait pas de même, chez les Reptiles, où cette proportion serait, au contraire, plus forte, en général, que dans les autres classes des Vertébrés. Enfin, dans les Poissons, elle ferait à peu près aussi faible que dans les Oiseaux. Quoi qu'il en soit de ces différences et des conclusions que l'on pourrait en tirer, voyons actuellement quelle est la composition du Sang. Chez l'homme, ce liquide visqueux, d'un rouge plus ou moins foncé, a une pesanteur spécifique qui varie entre 1050, 1079, une saveur salée légèrement nauséeuse et une odeur particulière. Sa température est de 36" centigrades environ. Lorsqu'il est extrait des vaisseaux qui le contiennent, il perd très promptement sa fluidité et se transforme en une masse solide, gélatineuse, nommée caillot, qui se resserre peu à peu et fait sortir par expression un liquide clair et jaunâtre, lesérum, interposé diins sa substance. La composition de ce li- ([iiide est des plus complexes; il est formé çii incipalement d'albumine tenue en dissolution dans l'eau à la faveur du carbonate de soude. Quant au caillot, il se compose d'un réseau de fibrine retenant les globules sanguins emprisonnés entre les mailles. Ainsi le Sang renferme trois matières organiques izotées, essentielles à sa nature et à ses
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fonctions: la fibrine, Valbumine et la matièn des globules.
Le sérum est un liquide transparent d'un jaune légèrement verdâtre, d'une densité d'environ 1 028 a + 36° ; il offre une légère odeur et une saveur salée. Soumis successivement à la chaleur de l'éther, de l'alcool, etc., on peut en extraire, indépendamment de l'eau: 1° de Valbumine; 2" une matière colorante jaune ; 3"* six matières grasses distinctes, savoir : de la séraline^ de la cholestérine , une graisse phosphorée , un sel de soude à acide gras volatil odorant, du margarale et de Voléate de soude; 4° un grand nombre de sels à base alcaline ou terreuse; ce sont: le carbonate, le phosphate, Vhydrochlorate et le lactate de soude, le carbonate et le phosphate de magnésie, le carbonate et le phosphate de chaux , le sulfate et l hydrochlorate dépotasse, et enfin Vhydrochlorate d'ammoniaque: 5" quelques manières extractives indéterminées. Malgré cette multiplicité d'éléments démontrés dans le sérum par l'analyse chimique, il n'est pas douteux qu'il en reste un grand nombre d'autres à découvrir, qui n'ont échappé jusqu'ici à nos moyens d'investigation que parce qu'ils y existent en proportions minimes, eu égard à l'imperfection de nos procédés analytiques, ou bien parce qu'ils ne se rencontrent que temporairement dans le torrent circulatoire. La présence de l'urée dans le Sang, qui n'a pu être constatée dans ce liquide qu'après l'ablation des reins (Prévost et Dumas), bien que M. Simon assure être parvenu à en déceler la présence dans le Sang, et la découverte toute récente faite par M. Magendie de la présence normale du sucre dans le Sang des animaux qui sont soumis à une alimentation féculeuse, comme aussi celles dues à M. Millon (1), relativement à la présence dans le Sang, de la silice, du
(r) L'auteur, après avoir déterminé la proportion de cet différents métaux dans le sang de t'homme au moyen d'une méthode qu'il a imaginée, et qui se réduit à une analyse des sels fixes du sang par voie humide , a recherché si le cuivre et le plomb sont disséminés dans toute la masse du sang , ou bien si , à l'exemple du fer, ils sont rassemblrs dans les globules du sang. L'expérience n'a laissé aucu*? doute a cet égard : i kilogr. de caillot sanguin , séparé avec soin du sérum , a fourni ogr.,o83 de plomb et de cuivre; 1 Kilogr. de sérum isolé du caillot précédent a fourni seulement o.gr.,oo3 de rrs deux métaux. M. Millon pense que cei trois milligi.immes de plomb et de cuivre contenus dans le sérum doivent être attribués aux globules sanguin* qui se dissolvent ou se suspendent dans la lympbci
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manganèse, du plomb et du cuivre, en sont des preuves non équivoques. Quoi qu'il en soit, pour pénétrer plus avant dans la composition du Sang et pour savoir si véritablement celte liunieur renferme tout formés les éléments des sécrétions, de nouvelles éludes sont encore nécessaires.
Le cai7ioi, avons-nous dit, retient toujours, après qu'il s'est pris en masse, une certaine quantité de sérum dont on peut le débarrasser en le soumettant dans un nouet à l'action de l'eau. Par ce moyen, on en sépare les globules et la fibrine. Colle-ci, qui constitue la base du lissu musculaire esl unesubstance solide, blanche, flexible, insoluble dans l'eau et l'alcool, élastique, insipide, inodore. Elle a l'aspect de fibres feutrées et tenaces, et l'on reconnaît au microscope qu'elle esl formée de globules blancs, semblables à ceux des particules colorées du Sang. Mise dans l'eau, elle se résout en globules avant de se putiéner. J a fibrine se racornit par le feu, et donne à la distillation beaucoup ds carbonate d'ammoniaque, parce qu'elle est très azotée; c'est par la même raison qu'elle se putréfie promptement dans l'eau. Elle se dissout facilement dans les acides sulfurique, hydrochlorique et acétique. Traitée par l'acide sulfurique concentré , la fibrine est transformée en une substance particulière appelée léucine. Mise en contact avec de l'eau oxygénée, elle en dégage de suite l'oxygène, ce que ne fait pas l'albumine. La fibrine se trouve aussi dans le chyle des animaux. Elle est composée, selon MM. Gay-Lussac et Thénard, de carbone 53, 36; oxygène 19, 69; hydrogène 7, 02; azote 19, 93. Quant aux globules sanguins, si l'on regarde au microsiiipe une goutte de Sang aiissilôt qu'il vient d'éire extrait des vaisseaux, on reconnaît qu'il y a deux sortes de corpuscules : les uns incolores , les autres colorés. D'après llenle, ces deux sortes de corpuscules seraient de la lymphe à diverses périodes de leur transformation en globules colorés du Sang, Ceux-ci sont, chez l'homme, des disques aplatis, ronds, d'un diamètre qui varie entre 1/130 à 1/300 de millimètre. Les globules sanguins des Mammifères ont la même forme , mais non les mêmes dimensions que ceux de l'homme. La famille des Chameaux se fait seule distinguer de toutes celles de la même classe par la forme des globules el-
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liptiques que l'on rencontre dans le Sang. Du reste cette forme, plus ou moins ovoïde, s'observe également dans les classes inférieures, surtout dans celle des Reptiles où le grand diamètre des globules est double du petit diamètre. Quant à la grosseur des globules du Sang, ceux des Poissons chondroptérygiens seraient les plus gros; viendraient ensuite ceux de l'Éléphant qui ont 00,01""" ; puis ceux de plusieurs Singes ; enfin les globules du Sang des Rongeurs et des Ruminants qui sont plus petits que ceux des Carnivores. A toutes ces particularités remarquables et fort intéressantes au point de vue surtout de la physiologie, il faut ajouter que chaque globule ou vésicule du Sang renferme dans son axe un noyau incolore transparent, de forme sphérique ou ovale, et, dans ses bords, la matière colorante du Sang. A la vérité, tous les micrographes ne s'accordent pas sur l'existence d'un noyau solide dans les globules sanguins de l'homme et des Mammifères; mais comme, d'une part, l'existence de ces corps est incontestable dans les globules du Sang des Repliles, surtout chez les Amphibiens, et que, de l'autre, l'image des globules du Sang de l'homme, obtenue sur des plaques photographiques , au moyen du microscope solaire, permet de constater la présence d'un corps central dans le globule sanguin, nous regardons, avec M. Schultz, la présence do ces corpuscules comme constante. Si l'on compare actuellement les évaluations de MM. Berzelius, Dumas et Prévost, Marcel et Lecanu, on obtient en moyenne les proportions suivantes pour les principes constituants du Sang, dont nous venons de faire l'énumération : matériaux solides du sérum , 80 parties, dont 8 parties pour les éléments organiques; fibrine, 3 parties ; globules , 127 parties ; eau, 790 parties, sur 1 ,000 parties. Indépendamment de ces principes constituants dont la proportion moyenne a pu être appréciée par la balance, le Sang, placé dans le vide, laisse dégager, d'après Magnus, une certaine quantité d'oxygène , d'azote et d'acide carbonique. Quant à l'odeur qui le caractérise , elle lient vraisemblablement à la présence de l'acide gras volatil odorant dont nous avons signalé l'existence sons forme de combinaisons salines avec la soude ; le mélange du Sang avec l'acide sulfurique avive ta*
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telle odeur et la modifie, d'après Baruel, par l'altération qu'apporte ce réactif puissant dani la composition de quelques uns des éléments du Sang. Outre cette odeur caractéristique consiante, le Sang se charge accidentellement, chez l'homme, de particules odorantes provenant, soit de l'air inspiré, soit des substances introduites dans le tube digestif.
D'après ce qui précède, on voit que la détermination de la proportion relative des principes constituants du Sang est de la plus haute importance au point de vue physiologique, puisqu'elle peutavoirune utilité toute pratique dans l'art de guérir. Aussi que de travaux importants ne voyons-nous pas surgir de nos jours sur cette pariie de la science, dans le but, non seulement de reconnaître les parties constituantes du Sang, mais aussi pour déterminer rigoureusement jusqu'aux altérations de ces mêmes parties. A cet égard, l'attention des savants s'est plus particulièrement portée sur les globules du Sang que sur la composition du sérum qui, à notre avis, doit donner des résultats au moins aussi importants. Pour arriver à des données rigoureuses, relativement à la formation, à la composition, à la configuration et aux modification.^ des globules sanguins, il était d'abord essentiel de trouver un procédé qui permit d'étudier avec promptitude et facilité les globules à l'état physiologique. On avait bien obtenu facilement jusqu'à ce jour la fibrine du Sang par le battage, et l'albumine en laissant son sérum se séparer par une coagulation spontanée; on avait même la possibilité, en versant sur un filtre ordinaire du Sang battu, privé de fibrine et délayé avec trois ou quatre fois son volume d'une dissolution saturée de sulfate de soude, d'obtenir les globules dans un état de pureté et d'intégrité satisfaisant. Mais, pour arriver à unmeilleurrésullat, il faut laver à plusieurs reprises les globules avec le sulfate de soude, sans quoi ils resteront imprégnés de sérum, c'est-à-dired'une liqueur albumineusedont la présence masquera leurs caractères propres; or ce lavage répété altère d'une manière évidente les globules du Sang et rend par conséquent la méthode impropre à l'étude rigoureuse des globules. Pour obvier à ces difficultés, M. Dumasa modifié le procédéen question en plongeant dans le filtre un tube
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effilé au moyen duquel on dirige un courani d'air constant et rapide à travers la liqueur qui est maintenue a la température du corps. Par ce procédé ingénieux, notre célèbre chimiste a mis les globules du Sang dans un état d'aération favorable à la permanence de leur état artériel , en même temps qu'il les empêche de se déposer sur les parois du filtre pendant tout le temps nécessaire à l'expérience. Les globules du Sang se comportent, dans cette circonstance, comme s'ils constituaient des êtres véritablement vivants, capables de résister à l'action dissolvante du sulfate de soude, tant que leur vie persiste ; mais, dès qu'on suspend l'aération, les globules, quoiqu'on contact avec le sulfate de soude, ne tardent pas à succomber a l'asphyxie qui résulte pour eux delà privation de l'air et qui se manifeste avec une singulière rapidité, soit par leur changement de couleur , soit par leur prompte dissolution. On peut donc dire, d'après cela, avec M. Dumas, que les vésicules ou globules du Sang sont, dans l'état physiologique, doués d'une respiration propre, et que cette respiration a pour objet de fournir de l'oxygène aux globules. Dans ce cas, le sérum du Sang dans lequel flottent ces globules, se chargerait d'oxygène pour le leur transmettre. Dès lors, si l'on essaie de calculer les effets de la respiration, il faut tenir compte des membranes qui forment les enveloppes desglobules; car on sait combien sont dinérentes de la dissolution pure et simple des gaz ces phénomènes d'endosmose si étranges qui se passent a travers les membranes qui serventà séparer deux réservoiis pleins de gaz différents, ou deux liquides chargés de gaz dissemblables aussi. Il est bon d'ajouter ici que M. Dumas a trouvé que l'albumine n'est pas plus indispensable que la fibrine et l'action vitale de l'anim.il, aux phénomènes de l'artérialisation desgh)bules, et qu'aussi la facullé de prendre la couleur brillante du Satig arlériel appartient évidemment à ces derniers.
Le phosphate de soude ordinaire , qui existe dans le Sang tout comme le sulfaie, peut, comme lui, se mêler au Sang à saturation, sans altérer en rien la possibilité de le rendre arlériel. Du Sang saturé de phosphate de. soude, qu'on agite avec l'oxygène, y prend un« teinte artérielle d'un rû-,:'ie plus éclatant, peut-être, qu'avant cette ad-
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diiion. Ainsi, relativement à cette propriété du moins, le Sang peut, sans inconvénient, recevoir des quantités de sulTate ou de phospliate de soude bien supérieures à celles qu'il rei/ferme. Des sels produits par les arides organiques , tels que le sel de Seignette, sont dans le même cas , ce qui permet de croire que le tartrale de soude peut exister dans le sang , même à dose élevée , sans qu'il en résulte aucun dommage sous ce rapport.
L'expérience démontre qu'il en est tout autrement du sel marin ou du chlorure de potassium. Si l'on sature de sel marin du Sang battu bien frais , et qu'on l'agite immédiatement avec du gaz oxygène, la couleur demeure violette et sombre. Le sel ammoniac produit le même effet. D'après cela, il y a des sels qui laissent au Sang la faculté de s'artérialiser, et d'autres qui lui enlèvent cette propriété. Le sulfate de soude, le phosphate de soude, le sel de Seignette , sont dans le premier cas ; les chlorures de potassium, de sodium et d'ammoniaque, dans le second. Pourtant, indépendamment de l'action de ces dernières substances sur le Sang, les acides sulfurique et oxalique affaiblis , tous les alcalis, potasse, soude, ammoniaque, tous les sels ammoniacaux, et, par dessus tout, le sulfhydrate d'ammoniaque , auraient, d'après M. Bonnet, les mêmes effets que ceux que M.Dumas a reconnus aux chlorures de potassium, de sodium et d'ammoniaque. Cequ'il y auraitderemarquable, à notre avis, dans les résultats obtenus par M. Dumas, serait que les sels qui maintiennent dans le Sang la faculté de s'artérialiser, sont, en même temps, ceux qui sont propres à conserver les globules dans leur intégrité. L'ensemble de ces expériences ensuite conduit à penser que la matière colorante du Sang est surtout propre à prendre la teinte caractéristique du Sang artériel, quand elle est unie aux globules mêmes dont elle fait partie. Ce caractère se modifie ou se perd quand, par la destruction ou J'aliération des globules, la matière colorante entre véritablement en dissolution.
En comparant avec soin des échantillons du même Sang mis en contact avec des sels alcalins, et pouvant le saturer de ces sels à froid , M. Dumas a cru remarquer qu'en général ces dissolutions salines, agitées avec
de l'oxygène , se comportent de la manière suivante.
Les sels renfermant des acides organique» compliqués, comme les acides tartarique et citrique, conservent mieux l'intégrité des globules que les sels fournis par des acides minéraux.
Les sels à base de soude sont plus propres à maintenir celte même intégrité que les sels à base de potasse ou d'ammoniaque.
Il paraît donc exister une liaison inattendue , dit M. Dumas, entre l'intégrité des globules, l'état artériel du Sang, les phénomènes de la respiration, et la nature ou la proportion des sels dissous dans le Sang.
Il suffit d'avoir essayé quelques expériences de ce genre pour être convaincu que l'asphyxie peut être provoquée au milieu de l'air ou de l'oxygène sans que rien soit changé en apparence dans les phénomènes de la respiration, parle seul fait de l'introduction de quelques sels qui modifient la manière des globules du Sang à l'égard de l'oxygène.
Les globules du Sang bien purgés de sérum , réunis sur des assiettes plates, séchés dans le vide par l'acide sulfurique, donnent en très peu de temps un résidu parfaitement sec. Celui-ci , traité par l'éther et par l'alcool bouillant, devient insoluble dans l'eau , qui peut alors en extraire le sulfate de soude qui restait mêlé aux globules. C'est après ces divers traitements que M. Dumas en a fait l'analyse élémentaire. En voici les résultats, abstraction faite des cendres :