‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 84 sur 173 · SOS · texte numérisé non relu

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M. Âl. Br.iun partage le genre Saponaire en deux sous-genres : Roolia Neck. , Proteinia Ser,, distingués par la présence d'une coror.ule 8ur la corolle du premier, et par son absence dans le second.

C'est au premier de ces sous-genres qu'appartiennent la SArONAIUE GAZONNANTE, •i'fljîO-

naria cœspitosa DC. {S. elegans Lapey.)> très jolie espèce propre aux Pyrénées où elle forme de jolies pelouses à une hauteur considérable, et qui se fait remarquer par l'élégance et la grandeur de ses fleurs roses; la SAPONAinE FAUX BASILIC, Sapoiiaria ocymoiâes Linn., espèce élégante qui croît dans les lieux pierreux et montueux de nos départements méridionaux, que distinguent ses liges difluses, rameuses, ascendantes, étalées en cercle, sa villosité plus ou moins prononcée, glanduleuse vers les extrémités, et ses fleurs (l'un joli rose dont le calice porte des poils visqueux. C'est encore dans cette section que se range la Saponaire officinale, Saponaria ofjlcinalis Linn., espèce commune sur le bord des champs, le long des fossés et des haies. C'est une grai^de et belle plante vivace, haute de 4 à 6 décimètres, presque glabre; sa souche est rampante; ses tiges fleuries sont dressées, rameuses vers le haut, renflées aux nœuds doù parlent des feuilles ovaleslancéolées, aiguës, trinervées, dont les inférieures sont rétrécies en pétioles; ses grandes fleurs rosées, odorantes, sont disposées en une sorte de panicule terminale, et se distinguent par leur calice d'abord cylindrique et se renflant dans son milieu à la maturité. Cette plante a fourni par la culture une variété à fleurs doubles, très élégante, et qu'on rencontre fréquemment dans les jardins. Elle se montre très peu difficile sur le choix du sol et de l'exposition, et sa multiplication s'opère avec grande facilité au moyen de ses rejets. Elle renferme en assez forte proportion un principe particulier dont la formule chimique n'est pas encore déterminée, la Saponine, qui donne à la décoction de ses feuilles et de sa souche la faculté de :niousser comme de l'eau de savon et d'agir à la manière de celle-ci pour décrasser le linge et le blanchir. Aussi la Saponaire officinale est-elle employée dans quelques parlies de la France pour le blanchissage, surtout du linge lin. Enfin elle figure avec dislinclioR dans le nombre de nos espèces indi-

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gènes usitées en médecine. Sa saveur est un peu amère. On la regarde comme fondante, dépuralive, diurétique et sudorifique. On l'administre fréquemment pour combattra les engorgements des viscères abdominaux, les maladies de la peau, etc. (P. D.)

SAPOTA,Mill. {Dict. 1). dot. pu. — Syn. à'Achras, P. Br.

SAPOTACÉES. Sapolaceœ. bot. ph. — Famille de plantes dicotylédonées,monoiiélales, hypogynes, ainsi caractérisée : Calice à 3 divisions, d'autres fois à 4, 6 ou 8, alternant sur deux rangs, dans chacun desquels la préfloraison est valvaire. Corolle à divisions alternant en nombre égal avec celles du calice, ou opposées en nombre double , quelquefois triple, la médiane alors intérieure, à préfloraison imbriquée. Élamines en nombre égal ou double, les opposipétales toujours anthérifères , les alternipétales ou fertiles elles-mêmes ou stériles; il s'y joint quelquefois un rang extérieur de filets stériles péialoïdes , alternant un à un ou deux à deux avec les lobes de la corolle; anthères biloculaires, le plus ordinairement extrorses, à pollen ellipsoïde et lisse. Ovaire libre, généralement velu, à plusieurs loges qui s'opposent, en général, aux divisions calicinales , contenant chacune un ovule pendu ou ascendant, analrope, souvent après la floraison adné à la paroi interne par un bile très allongé. Style simple, cylindrique ou courtement conique. Stigmate aigu ou capité avec autant de lobules qu'on compte de loges. Baie ofi le nombre des loges est souvent réduit paravortement. Graines ellipsoïdes, globuleuses ou comprimées, à test osseux simulant un noyau ou crustacé. Embryon droit, à radicule infère, tantôt sans périsperme et à cotylédons épais, tantôt revêtu d'une lame périspermique charnue et à cotylédons foliacés. Les espèces habitant principalement entre les tropiques sur tout le globe, plus rares dans les régions juxtatropicales , sont des arbres ou des arbrisseaux, à suc laiteux, à feuilles alternes, entières^ Coriaces, souvent luisantes et marquées de stries Iransverses , courtement péliolces , dépourvues de stipules; à fleurs hermaphrodites , axillaires , solitaires ou plus communément réunies en fasciculei ou ombelles simples. L'écorce de quelques unes est amère, astringente et fébrifuge;

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fion suc laiteux a élé encore peu éUnlié. On connaît néanmoins dans le commerce, où il a été récemment introduit, celui du Gulta percha (espèce d'Isonandra), qui joint quelques propriétés particulières à celles du Caoutchouc, auquel on le mélange quelquefois, ainsi qu'à la Cire et à d'autres corps gras. Cette matière, ramollie par l'immersion dans l'eau bouillante, prend alors toutes les formes qu'on veut lui donner, comme de l'argile, puis reprend sa dureté et sa rigidité premières par le refroidissement. Les fruits de diverses espèces et genres, notamment ceux des Sapotilliers , se mangent , et c'est pourquoi plusieurs se sont répandues par la culture. Les graines sont , pour la plupart , oléagineuses , et beaucoup employées à ce litre, surtout celles des Bassia, notamment du B. bulyracea ou Arbre à beurre, dont l'huile se coagule en une substance dont la consistance est indiquée par ce nom , et se conserve pour la nourriture ou comme médicament émollient.

Chrysophyllum, L. {Cainilo, Lœt. — Nycterislion , R. Pav. — Ecclimusa , Mart.) — • Pouleria, Aubl. {Chœtocarpus, L.) — Labatia, Mart. non Sw. — Lucuma, Molin. (Gua~ peba, Gomes. — Vilellaria, Gœrtn.) — Sapola, P\.[Achras, P. BT.) — normogync , A. DC— Sersalisia, R. Br. —Sideroxylon, L. — Argania, Rœm. Sch. {Argan, Dryand.)

— Isonandra , Wight. — Dipholis, A. DC.

— Bumclia, Sw. {Lijcioides , L.) — Labourdonnaisia , Boj. — Delaslrea , A. DC. — Azaola, Blanc. — Payena , A. DC. — Bassia , Kœn. — Palaquium, Blanc. — hnhricaria, 3. {Binectaria, Forsk.) — Mimusops, L. ( Elcngi et Manilkara, Rheed. — Pheholilhis , Gœrtn. — Synarrhena , Fisch. Sley.) ,— Omphalocarpum , Beauv. — Roslellaria , Gaertn. (Ad. J.)

! SAPOTILLE, bot. ph. — Fruit du Sapotillier. Voy. ce mot. I SAPOTÏLLIER. Sapola. bot. pu. — Genre de la famille des Sapolacées. La jplupart des botanistes lui donnent le nom à'Achas; mais , à l'exemple de Plumier et Miller, M. Alpb. De Candolle (/Vodroinus, VIII, 173) lui a donné celui de Sapola, à cause, dit-il, de son ancienneté, et à cause de son analogie, soit avec le nora

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français et espagnol de l'espèce princi[)al(j qu'il renferme , soit avec la dénomination de la famille à laquelle il appartient. Ce genre est formé d'arbres à suc laiteux, quelquefois épineux ; à feuilles alternes, entières , coriaces; à fleurs axillaires ou presque ombellées à l'extrémité des rameaux , distinguées par les caractères suivants : Calice à 6-5 sépales ovales , obtus, en préfloraiso» imbriquée ; corolle tubuleuse-campanulée, divisée en 6-5 lobes, portant à sa face interne des appendices ou staminodes lancéolés ou linéaires-lancéolés, alternes avec ses lobes ; 6-5 étamines fertiles opposées aux lobes de la corolle et insérées sur son tube, incluses, à anthères extrorses, lancéoléessagittées ; ovaire ovoïde pileux , à 12-6 loges uni-ovulées, surmonté d'un style cylindracé, glabre, que termine un stigmate indivis, un peu obtus. A ces fleurs succède un fruit charnu, creusé d'ordinaire de loges moins nombreuses qu'elles ne l'étaient dans l'ovaire , certaines d'entre elles ayant disparu par suite de l'avortement des graines. Ce genre ne renferme que neuf ou dix espèces, dont une est assez intéressante pour nous arrêter quelques instants.

Le SAroTiLLiEP, comestible, Sapola Achras Mill. {Achras Sapola Lin.), est un arbre originaire des forêts des montagnes, dans la Jamaïque et le Venezuela , mais aujourd'hui répandu par la culture dans toutes les contrées intertropicales. Il est connu aux Antilles eten Amériquesouslesnoms de Sapolillier, Sapodillas, Nispero, Sapola, Sapodilia Tree. Lorsqu'il est placédans des circonstances favorables à sa végétation , il acquiert de fortes dimensions. Sa forme générale est d'ordinaire pyramidale. Ses branches, généralement tri- ou quadrichotomes , portent, vers leur extrémité, des feuilles elliptiques, un peu aiguës à leurs deux extrémités, dont le pétiole est couvert d'un duvet ferrugineux, de même que le pédicule et le calice des fleurs. Celles-ci forment une ombelle terminale entremêlée aux feuilles; leurs sépales sont ovales, un peu aigus; leur corolle est tubuleuse-campanulée , un peu plus longue que le calice. Le Sapotillier renferme en abondance un suc laiteux , qui difl'ère de celui de la plupart des végétaux lactescents en ce qu'il est presque dépourvu d'ùcrelé; ce suc, en sa concrélant à l'air,

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forint) une matière blanchâtre, d'apparence résineuse, qui dégage en brûlant une odeur d'encens. Son produit le plus important est son fruit, que les habit.ints des contrées chaudes placent au nombre des meilleurs qu'ils possèdent. Ce fruit varie de forme et de grosseur, selon les variétés de l'arbre. Il est tantôt ovoïde, tantôt globuleux , tantôt enfin déprimé; son volume est égal à celui d'une pomme moyenne; son épicarpe est généralement couvert d'une poussière ferrugineuse. D'abord laiteux et âpre , il n'est comestible que lorsqu'il est devenu blet. Alors sa pulpe est fondante et extrêmement sucrée. Celte similitude avec nos Nèfles , qui, également, ne sont bonnes à manger que lorsqu'elles deviennent blettes, fait donner à ce fruit, dans quelques parties du Nouveau-Monde , le nom vulgaire de Nèfle d'Amérique. Intérieurement il est creusé de 10 12 loges renfermant chacune une graine noire, très luisante , comprimée latéralement , dont un côté tout entier est occupé par le hile sous forme d'une ligne blanche. Lorsqu'on laisse longtemps ce fruit sur l'arbre, il finit par acquérir une maturité parfaite , et même par devenir bon à manger; mais on préfère toujours le cueillir quelques jours avant qu'il soit arrivé à cet état. Les fleurs du Sapotillier commencent à paraître au mois de mai, et elles se succèdent pendant trois ou quatre mois. Les premiers fruits mûrissent en septembre, et, jusqu'au mois de janvier , on peut en faire tous les jours une nouvelle cueillette. La graine de cet arbre est amère. En Amérique, on la regarde comme un remède infaillible coiiire les rétentions d'urine, et aussi comme apéritives. On en administre habituellement l'émulsion jusqu'à ce que ses eQ"ets se soient fait sentir, ce qui, d'ordinaire, ne tarde guère , assure-t on. D'un autre côté on en retire une huile, qui prend, à l'air, la consistance de beurre. Enfin son écorce est fortement astringente. D'après Jacquin, on la subf litue fréquemment avec succès au quinquina dans le traitement des fièvres intermittentes. La culture de cet arbre exige beaucoup de soins, au point de déguûier souvent les Américains, malgré les a\aiitages qu'ils sont certains d'en retirer plus tard. D'après Tussac {FI. des Anlil., vol. 1, tab. 3 ) , on sème ses graines à l'ombre , et

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les jeunes pieds qui en proviennent restent en place pendant cinq ou six ans, exigeant pendant tout ce temps des soins assidus. On les met ensuite en place dans une terre légère et profonde, en ayant l'attention de les transplanter avec une grosse motte, sans quoi leur reprise est très difficile. On plante toujours le Sapotillier loin des habitations , soit à cause de l'odeur forte qu'il dégage le matin , surtout après les pluies , soit parce que ses fruits attirent une grande quantité de Chauves-Souris qui entrent ensuite dans les maisons. Le bois de cet arbre est compacte et liant; on l'emploie dans les constructions des maisons, mais en le plaçant toujours dans des endroits secs et à l'abri de la pluie. (P. D.)

SAPPAKE, Sauss. mik. — Syn. de Disthène.

SAPPHIRINA. CRUST. — Voy. saphirina.

*SAPm\LS ( , pourri), ins.— Genre

de l'ordre des Coléoptères pentamères, delà famille des Claviconies et de la tribu des Histéroïdes, établi par Klug et publié par Eikhson{Klug Jahrbuclterder Inseclenkunde, 1834, p. 172).Ceg. co.nprend toutes les espèces se rapportant aux cinquième et sixième divisions de la monographie du genre Hister publiée par Paykul, et renferme au moins une centaine d'espèces de tous les points du globe. Parmi elles nous citerons les suivantes : S. cyanus, semipunctalus, nilidulus, licolor, œneus, metallicus F., crucialus, inlerrupLus, splendens, algériens, pensylvanieus, assimilis, i-slrialus, speculifer, affinis, viridens, eryihroplerus , rufipes , conjunguens, dimidialus Paykul, etc., etc. Ils se distinguent des vrais Hisler, en ce que le corselet est à angles obtus, sans impressions marginales. Leurs élytres offrent toujours une strie arquée du côté de la suture. Leur corps est métallique et quelquefois orné de couleurs assez vives. On les trouve sur les animaux en décomposition. (C.)

* SAPr»OLEGl\IA (aaTTp^oç, pourri; X/yyjv, frange), bot. cr. — (Phycées.) Genre établi par M. Nées {Nov. Al. nal. cur., XI, 513) et présenté par M. Kutzing, dans son Phycologia generalis, avec les caractères .suivants: Filaments allongés, souvent rameux, diaphanes; spores globuleuses, souvent douées de mouvement, groupées en séries au sommet des filaments. Ces Algues, que

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Iquelqnes auleuis rapportent aux Champignons, croissent sur les végétaux et les animaux submergés qui commencent à se décomposer. Elles ont la forme de filaments blanchâtres. Le S. xyhphila Kg. se trouve a<sez fréquemment sur les petites branches (le Peuplier tombées dans l'eau et y ayant séjourné quelque temps. RI. Kutzing fait entrer dans ce genre le Conferva ferax Gruit. [Achlya Nées), production remarquable qui se développe sur les Mouches noyées. (Brkb.)

♦SAPROLEGIVIEES. Saprolegnieœ. bot.

CR. — (Phycées). Famille établie par M. Kutzing pour quelques Algues qui naissent sur les corps organisés en décomposition et plongés dans l'eau. Ces plantes, qui semblent cire des espèces de Mucor aquatiques, ont été effectivement considérées par plusieurs cryptogamistes comme des Champignons.

Deux genres appartiennent à ce groupe, ce sont: Saprolegnia, Hees , et Mycocœlium , Kg. (Bréb.)

SAPROMA, Brid.(Bjyo/ogr. I, 52, t.I).

BOT. CR. — Syn. de Bruchia, Schw.

*SAPROMYZA (ffairpo,;, pourri ; fivta, mouche ). INS. — Genre de l'ordre des l)iplèresbrachocères, familledesAthéricères, tribu des Muscides, sous-tribu des Scatomyzides, établi par Fallen aux dépens des Musca de Linné. M. Macquart, qui adopte ce genre (Diptères, Suites àBuffon, édition Roret, t. Il, p. 397), lui donne pour caractères principaux : Tête hémisphérique. Face un peu inclinée; épistome non saillant, nu. Antennes assez courtes; style velu ou tonienteux. Ailes quelquefois vibrantes.

Le même auteur {loc. cit.) rapporte à ce genre trente-trois espèces, parmi lesquelles nous citerons les Sapr. obsoleta, punctata, interstincta, suillorum, iO-punclata, rivosa, pallidivenlris, etc., qui vivent en France.

Ces Diptères ont généralement le corps jaune, les yeux verts et les ailes tachetées. Ils se développent dans les substances animales en putréfaction, et particulièrement dans les Champignons en déliquescence.

*SAPROPHAGES (^aTrpo;, pourri; ^,:iyoç, mangeur), ms. — Dénomination employée par Mulsant {Histoire naturelle des Coléoptères de France, 1842, p. 38) pour un groupe de Coléoptères de la famille des Lamellicornes,

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vivant de matières végétales en décomposition. (G.)

SAPR0SMA(aa7rpôç, pourri; oap.-^, odeur).

BOT. PH. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées , tribu des Psychotriécs , établi par Blume (Cydr., 9;i6). Les Sap. arhoreum et fruticosum, principales espèces (le ce genre, sont des arbres ou arbustes indigènes de Java.

SAPYGA. ms —Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Sphégiens, famille des Scoliides, établi par Latreille {Hist. nalur, Crust. et Ins., t. XIII, p. 272). L'espèce type, Sapyga punctata, est répandue dans la plus grande partie de l'Europe. (L.)

SARACA, Burm. {Flor. Ind., 85, t. XXV, f. 2). DOT. PH. — Syn. de Jonesia, Roxb.

SARACENARIA. moll. foram. — Genre proposé par M. Defrance pour une petite coquille fossile d'Italie très voisine des Texlulaircs.

SARACHA. BOT. PH. — Voy. sarracua.

SARAGLS. INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères , de la famille des Mélasomes et de la tribu des Pédinites, établi par Erichson {Archiv. fur Naturgeschichte, 1842, t. IV, p. 171, fig. 7, a, h), et qui a pour type le S. lœvicollis F., 01., espèce originaire de la Nouvelle Hollande. (C.)

SARAPUS, Fi.scher, Hope. ms. —Syn.

de Sphœriles, Dufschmidl, Latreille. (C.)

SAUCAIMHEMLM (<rapxô;, chair; avOo;, fleur). BOT. PH. — Genre de la famille (les Composées Tubuliflores, tribu des Astéroïdées, établi par Cassini [in Bullet. soc. philom., 1818, p. 74). L'espèce type, Sarcanth. coronopus, est un arbuste originaire (le la Mauritanie.

SARCAiVTllL'S (trapxo'ç, chair; (îveoç, fleur). BOT. PH. —Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées, établi par Lindiey (Co(/ec«., t. 39). Herbes de la Chine. l'o;/. oncHiDÉKs.

SARCEU.E. Querquedula. ois. — Genre de la famille des Canards (Analidées), fondé par Stephens sur l'^was crena Linn. Voy. CANARD. (Z. G.)

SARCmULA. POLYP. — Genre établi par Lfimarck dans sa section des Polypiers lamelliféres pour deux espèces vivantes :

l'une de l'Australie, l'autre de la mer Rouge. Ce sont des Polypiers pierreux , li-

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bres, formant une masse simple et épaisse, composée de tubes réunis. Ces tubes, munis de lames rayonnantes à riniërleur, sont nombreux, cylindriques, parallèles, verli- CI.UX, réunis en faisceau par des cloisons intermédiaires et transverses. La Sarcinule, dit Lamarck, qui serait un Tubipore si l'intérieur des tubes n'était garni de lames rayonnantes en étoile, se distingue de la Siyline en ce que les lames rayonnantes de l'intérieur des tubes ne sont point traversées par un axe central et solide. Mais , d'une part, les Polypes du Tubipore sont des Alcyoniens à huit tentacules pinnés , tandis que ceux des Sarcinules, qui sont des /nlhozoaires , doivent avoir des tentacules simples plus nombreux; d'autre part, M. Milne Edwards , ayant comparé les Slylines et les Sarcinules , a cru reconnaître dans tous ces Polypiers une structure semblable, et regarde comme pouvant tenir à une différence d'âge les variations signalées par Lamarck dans leur conformation. En effet, dit-il , les colonnes dont le Polypier se compose semblent croître par pousses , et changent de caractère au commencement et à la fin de chacune de ces espèces d'étages. Elles sont d'abord tubiformes et lamelleuses, comme les Astrées; mais bientôt elles se remplissent, s'étalent, et forment ainsi une cloison transverse surmontée d'un mamelon central ; de cette cloison horizontale s'élève un nouveau tube , qui , à son tour, éprouve des modiQcations analogues , et ainsi de suite : de telle sorte que le Poîypier présente , tantôt les caractères d'une Styline, tantôt ceux d'une Sarcinule. C'est, sans doute, pour cette raison que M. Goldfuss a réuni dans un seul genre Sarcinula les Sarcinules et les Slylines de Lamarck ; M. de Blainville, au contraire, conserve les deux genres , et ajoute au genre Sarcinule quatre espèces vivantes, dont deux classées précédemment par Lamarck dans le genre Caryophyllie, et les deux autres décrites par Forskal sous le nom de Madrépores, En même temps , M. de Blainville distingue dans la deuxième espèce de Lamarck, S. oi-ganum , qui est le Madrepora organum de Linné, deux espèces : l'une fossile, conservant ce nom spéciOque; l'autre vivante, qu'il nomme S. pauciradiala. Enfin M. de Blainville ajoute aussi quatre espèces fos-

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siles, dont l'une, '^'. coslala, avait été déjà décrite sous ce nom par M. Goldfuss. L'espèce type de Lamarck, S. perforata , a été rapportée de l'Océan austral par Péron et Lesueur. C'est une grande masse pierreuse aplatie, ressemblant à un gâteau d'Abeilles, et formée par une agrégation de tubes droits, parallèles, presque contigus, ou à interstices pleins. Ces tubes sont percés à jour et semblent vides ; mais leur paroi interne est striée par des lames longitudinales, rayonnantes, étroites. La S. organum a, au contraire, des tubes non perforés , garnis de lames rayonnantes plus larges , qui forment des étoiles lamelleuses complètes aux deux extrémités. (Duj.)

SAECIOPHORIJS, Strichl. OIS. — Synon.

de Charadrius, Gmel. Voy. vanneau.

SARCOBASE. bot. ph. — Nom donné par De Candolle aux fruits des Ochnacées et des Simaroubées. Ce sont des fruits gynobasiques, dont le gynobase est très grand, très charnu, et porte 5 ou plus de 5 loges très distinctes.

*SARCOCALlX(aocpxoç, chair; xdlxj^, calice), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Lotées, établi par Walpers (in Li/i^œa, XIII, 479). Sous-arbrisseaux du Cap. Voy. légumineuses.

SARCOCAPNOS (aapxô;, Chair ; xotTrvo';,

fumeterre). bot. ph. — Genre de la famille des Papavéracées, tribu des Fumariées, établi par De Candolle ( ^Vs«. II, 129). Les Sarcoc. enneaphylla et crassifolia DC, principales espèces de ce genre , sont des herbes qui croissent dans toutes les régions occidentales de la Méditerranée.

SARCOCARPE. bot. —Une des parties constituantes du péricarpe. Voy. fruit.

SARCOCARPOIV, B\um. (Bijdr., 21).

bot. ph. — Syn. de Kad%ura , Juss.

* SARCOCEPIIALUS (aapxo's, chair; v-iifal-n, tête), bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cinchonacées, tribu des Gardéniées , établi par Afzelius (il/sc). Arbrisseaux de l'Afrique tropicale. Foy. nuBUCÉES.

SARCOCIIILUS (<7opxoç, chair; ^îî'^o?.

lèvre), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées, étab4i par R. Brown (Prodr.^ 332). L'espèce type, ô'arcocliilus falcaius,e&t une herbe qui croît au port Jackson (Nouvelle Hollande).

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•SARCOCniTON (crap?, crapy.o':, chair ; XtTcôv, cuirasse), poi.yp. — Genre établi, en 1842, par M. llassall pour un Polypier charnu formant sur le Fucus serralus une croûte surmontée de nombreuses papilles inégaies et irréguiières qui supportent des Polypes à douze tentacules. (Duj.)

SARCOCOCCA (ffapxo'ç, chair; xoxxoç, coque). BOT. ph. — Genre de la famille des Euphorbiacées, tribu des Buxées, établi par Lindley {in Bot. Jleg. t. 1012). L'espèce lyçe, Sarcococca pruniformis, est un arbrisseau qui croît au Népaul.

SAllCOCOLLA ( aapxo^- , chair ; xo'Woc , colle). DOT. PU. — Genre de la famille des Pénéacées, établi par Kunth {in Liimœa, Y, 678), aux dépens des Penœa, Linn. L'espèce type , Penœa sarcocoUa Linn. , est un petit arbrisseau indigène du cap de Bonne-Espérance. Cette plante fournit la Sarcocolle ou Colle-chair , ainsi appelée parce qu'on l'a crue propre à consolider les chairs. C'est une substance résineuse qui se présente sous la forme de grains agglomérés, friables, opaques ou demi-transparents, jaunes, rosés ou grisâtres, inodores et amers. Elle se boursouOe lorsqu'on l'approche d'une bougie et s'enflamme ensuite. Elle est presque entièrement soluble dans l'eau et l'alcool. Pelletier, qui en a fait l'analyse, l'a trouvée composée de: sarcocoliine, 6r),30; gomme, 4,60; matière gélatineuse, 3,50; matières ligneuses, etc., 26,80. Autrefois cette substance était employée comme astringente, délersive, etc.; aujourd'hui elle est inusitée. SARCOCOLLIME. chim. — Principe extrait de la Sarcocolle. C'est une substance incristallisable, soluble dans i'eau , l'acool et l'acide nitrique; elle forme avec ce dernier de l'acide oxalique. Sa saveur est sucrée et amère. Selon Cerioli, c'est une combinaison d'amarine ou principe amer et de sucre.

♦SARCOCOIVllS (^-^p?, chair; xSvo;,, cône). ACAL. — Genre établi par M. Lesson dans sa tribu des Stéphanomiées pour des Acalèphes décrits précédemment sous le nom de Stéphanoniie par RIM. Qiioy et Gaimard ou parChamisso et Eysenhardt. Pour M. Lesson, les Sarcocones sont des Plelhosomes- Stéphanomiées formées de pièces articulées dans le sens vertical. Leur axe digestif, vertical, entoure d'organes natateurs ploins,

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taillés à facettes, émet de longs tcntacnlcsj, des grappes d'ovaires et des suçoirs cylindracés ou renflés en ampoule. Cinq espèces, dont une seule de l'océan Atlantique et les autres de l'océan Paciflque, appartiennent à cegenre, La première, S. Eysenhardlii, des îles Sandwich, forme le genre Cuneolaria d'Eysen^ hardt, et appartient au genre .(4 (jaîma d'Eschscholtz. (Duj.)

SARCODENDROS. poi.yp. — Nom employé par Donati pour désigner des Alcyons de la mer Adriatique.

SARCODERME (<7apx^;, chair; Sipu.a, peau). BOT. — Nom donné par De Candolle à la partie vasculaire du spermoderme qui se trouve placée dans la graine entre le test et Yendoplhvre. Exemple : VIris fœlidissinia.

SARC0GRAP13A (asc'p?, aapxiç, chair; ypst'yu, j'écris). BOT. CR. — (Lichens.) Cegenre, fondé par M. Fée, fait partie de la tribu des Glyphidées. Il est synonyme de VAsterisca de Meyer {voy. ce mot) et du Mcdusula, créé à peu près à la même époque par Eschweiler. Comme ce dernier est généralement adopté et que nous n'en avons pas traité en son lieu, nous allons donner ici ses principaux caractères : Le thalle est cruslacé, hypophléode, étalé et non circonscrit. Les lireiles, dilatées, dichotomes, noires, rayonnent d'un centre commun et sont enchâssées dans une sorte de slroma aplati, plus ou moins saillant, souvent pulvérulent, formé par la couche médullaire du thalle. Elles contiennent entre leurs parois latérales carbonacées un nucléus, linéaire comme elles, reposant à nu sur les cellules du stroma, car les parois ne se continuent point inférieurement, du moins dans le i!/. tricosa , que nous avons soigneusement analysé. Ce nucléus se compose de paraphyses et de thèques. Cellesci, qui sont de bonne heure résorbées, renferment, sans aucun ordre, huit sporidies oblongues et hyalines dont chacune contient elle-même quatre sporidies. Ces Licher.-s ne croissent que sur les écorces des arbres, et on ne les trouve guère hors des tropiques. Leur nombre est extrêmement limité.

M. Fée a écrit sur ce genre un mémoire accompagné de planches qui a été inséré dans le supplément au tome XVIII des Mémoirca de l'Académie des Curieux de la Nature, (C. M.) SARCOr/EIVA(cyapxo'i, chair; )j<rv«, eii- 20*

veloppe). BOT. PB. — Genre de la famille des Chlaenacées, établi par Dupetit-Thouars {Hist. vég. afr.auslr., 37, t. IX, 10). Les Sarc. grandiflora, mulliflora et eriophora, sont des arbres qui croissent à Madug.iscar.

SARCOLITHE (aaoxo'ç, chair; liBoi, pierre), min. — Nom donné par Thompson à un minéral déjà nommé Hydrolithe par '.eman. Voy. hydrolithe.

SARCOLOBUS (aapxo';, chalr ; >ogo;, lobe). BOT. PH. — Genre de la famille des Asclépiadées, tribu des Pergulariées , établi par R. Brown {in Mem. Werner. soc, I, 35). Les Sarcol. globosnsetcarinatus, principales espèces de ce genre, sont des arbrisseaux originaires de Tlnde.

SARCOMPHALOIDES, DC. {Prodr. II, 32 ). BOT. PB. — Syn. de Noltea, Reichenb.

SARCOMPIIALUS, P. Br. {Jam., 179).

BOT. PH. — Syn. de Scutia , Commers.

*SARCOPIIAGA (cracxo'r, chair; ^dya^-je mange), ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Alhéricères, tribu des Muscides, sous-tribu des Sarcophagiens, établi par Meigen. M. Macquart, qui adopte ce genre {Diplères, Suites à Biiffon, édition Roret, t. II, p. 223), en décrit vingt-cint] espèces parmi lesquelles nous citerons les Sarc. ruralis, muscaria, intricaria, hœmorrhoidalis, hœmatodes, fuUginosa, etc., qui habitent la France et l'Allemagne. (L.)

*SARC0PBILI]S (aaol, chair; cptXo'ç, qui aime), mam. — Fr. Cuvier(il/amni., 70^ liv., 1838) indique sous celle dénomination un petit groupe de Marsupiaux. (E. D.)

*SARCOPHlJ\AIVrHUS. polyp.— Genre de Polypes anthozoaires établi par M. Lesson dans sa tribu des Actinies holothuriées pour deux espèces dont l'une, S. papillosus, paraît être une Cribrine, tandis que l'autre, S. serlum , d'après les caractères indiqués, doit constituer un genre bien distinct; en effet, ses tentacules extérieurs sont palmés et ses tentacules internes sont vésiculeux ou en massue. (Duj.)

SARCOPHYLLUM (aapxcç, chair; «pv'À- ),ov, feuille). BOT. PH. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionaiées, tribu des Lotées, él.ibli par Thunberg {Prodr., 2). L'espèce type, Sarc. camosum Thunb., est un arbrisseau qui croît au cap de Bonne- Espérance.

SAllCOrflYîXL'S, Thunb. {Fhr. Caji.,

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II, 573). noT. PH. — Synon. deSarcophyllum, Thunb.

*SARCOPnïTE (aapxo'ç, chair; ^^-cov, plante), bot. ph. — Genre de la famille des Balanophorées, tribu des Sarcophytées, établi par Sparmann (m Act. Holrn., XXXVII, 300, t. 7). Herbes du cap de Bonne-Espérance.

SARCOPHYTÉES. Sarcophyteœ. bot.

PH.— Tribu de la famille des Balanophorées. Voy. ce mot.

*SARCOPHYTUM (aapÇ, aaoxo';, chaif ; «pv-ov, plante), polyp. — Genre de Polypiers alcyoniens proposé par M. Lesson pour une espèce, S. lobatum, qui paraît être très voisine de VAlcyonium pulmo d'Esper, lequel lui-même pourrait être une variété de VAlcyonium digiiotum de Linné ou Lobularia digilata de Lamarck. (Dcj.)

*SARCOPSYLA (aapÇ, chair; UWo^, pulex). mxKP. — M. Westwood désigne sous ce nom le Pulex penetrans des auteurs. Voy. puce. (H. L.)

*SARCOPTE. Sarcoptes ( aa'p? , chair ; xo'tttû) , je coupe). ARACHK. — C'est un genre de l'ordre des Acarides, établi par Latreille aux dépens des Acarus de Degéer. Chez ce singulier genre, le corps est mou , armé de crochets au collier et à la base des pattes ; les deux paires de pattes postérieures sont rudimentaires et longuement sétigères ; les deux pattes antérieures sont seulement vésiculaii es. Les espèces qui composent cette coupe générique sont peu nombreuses et parasites de la gale de l'homme et des Mammifères.

Quoique la gale humaine, par ses synuptômes, diffère, sous quelques rapports , de celle des animaux mammifères chez lesquels on l'a étudiée, elle est, aussi bien que chez ces derniers , causée par les Acarides. Cette notion, dès longtemps populaire dans le midi de l'Europe, n'est cependant acquise à la science, celle de quelques médecins du moins, que depuis un petit nombre d'années.

Quoique les anciens, et particulièrement Aristote, aient connu des Acarides, puisqu'ils font mention de ceux qui se développent dans le vieux fromage , ils n'ont point vu celui de la gale humaine. C'est dans un auteur arabe du xu* siècle, Abenzoar, que se trouve le premier indice de cette observation.

Le Sarcopte était donc connu des Arabes

& cette époque, et comme la gnie est plus fréquente dans les pays méridionaux , te fait n'a rien de surprenant ; c'est pour cette raison, sans doute, que l'auteur italien d'une traduction d'Abenzoar, publiée, pour la première fois, à Venise, en 149i, remplaça positivement le mot arabe Soab , qui veut dire Lentes, par celui de Pedicelli parvunculi. En Italie, en effet, et dans beaucoup d'autres pays, la connaissance du Sarcopte est vulgaire depuis un temps immémorial, ainsi que la manière de se débarrasser de ce parasite incommode. Mais alors, comme aujourd'hui, les savants différaient d'opinion sur des Taits qui ne font pas le moindre doute sur l'empirisme populaire. Avicenne professait encore sur l'étiologie de la gale l'opinion de Galien , qui devait longtemps suffire aux médecins de l'Europe occidentale.

Dès 1557, Scaliger, dans son ouvrage contre Cardan, s'exprimait ainsi : En écrivant sur VAcarus d'Aristote , vous l'avez justement comparé avec le Garapara, Les Padouans le nomment Pedicello , les Turiniens Sciro , et les Gascons Brigans. Sa forme est globuleuse : il est si petit qu'on peut à peine l'apercevoir, et que l'on peut dire de lui qu'il n'est pas composé d'atomes, mais que c'est l'atome d'Épiciire. 11 se loge sous l'épiderme, en sorte qu'il brûle par des sillons qu'il se creuse. Extrait avec une aiguille et placé sur l'ongle , il se met peu à peu en mouvement , surtout s'il est exposé aux rayons du soleil. Écrasé en le prenant entre deux ongles, il fait entendre un bruit, et il en sort une matière aqueuse.

Les médecins de l'Italie professaient la même opinion, et elle avait même des partisans en France , surtout dans la personne de Joubert, professeur à Montpellier, et élève du célèbre Rondelet.

Vers i 580, Joubert considère le Sarcopte, qu'il nomme Siro, comme la plus petite espèce de Pou , et il dit qu'elle vit constamment sous l'épiderme, où elle se creuse des igaieries à la manière des Taupes dans la terre, ce qui produit des démangeaisons insurmontables, qui sont un des caractères de la gale.

En 1698, plus de trente années après la mort de l'auteur, parut l'ouvrage d'AIdrovande , dans lequel le sujet n'est pas traité avec moins de lucidité. Les auteurs les plus

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récents , dit Aldrovande, ajoutent un troisième genre de Poux d'homme :on le nomme Scy7-o, et vulgairement Pedicello; il rampe entre la peau et l'épiderme, se creusant des espèces de galeries sinueuses et formant des vésicules non suppurantes; si on crèvecellesci , il en sort des animaux si petits que l'on peut à peine les apercevoir, si ce n'est quand on est doué d'une bonne vue et à une Ir mière extrêmement vive. Aldrovande ajoute que n'ayant pas vu VAcarus dont parle Aristote, il ne peut dire si c'est le même animal que son Pedicello , mais qu'il est porto à le croire différent.

Peu de temps après la publication des indications précises qui viennent d'être rapportées , Hauptmann, médecin allemand, soupçonna que les animalcules que le P. Kircher avait cru voir dans les bubons pestilentiels , pourraient bien être les mêmes Insectes (Riethliesen) que les Allemands nomment Acari. Dans une lettre à Kircher, et dans un ouvrage sur les eaux thermales de Walkenstein, imprimé à Leipsick en 1657, il dit que ces mêmes animalcules , examinés avec le microscope, lui paraissent avoir quelque ressemblance avec les Mites qui naissent dans le vieux fromage. Hauptmann est le premier qui ait donné une figure du Sarcopte : il le représente pourvu de six pattes et de quatre crochets. Dans les ouvrages de Redi, l'Insecte de la gale humaine est décrit avec beaucoup plus d'exactitude encore , et même figuré, d'après les observations communiquées à ce savant et célèbre aptérologiste, dans une lettre qu'il a publiée comme lui ayant été adressée par le docteur Boxomo, et qui a été depuis réclamée par Cestoni, son véritable auteur.

Cette lettre , écrite en italien , en 1687[ a été traduite en latin par Lanzoni , et insérée, en 1691, dans les Miscellanea naturce curiosorum. On la trouve en français dans la collection académique ; mais l'on y a fondu une autre lettre de Cestoni à Valiisnieri, écrite en 1710.

Les Acla eruditorum pour 1682 , et les Transactions philosophiques pour 1700, contiennent aussi des notices relatives au Sarcopte, mais qui sont loin de valoir la précé< dente.

Linné s'occupa du même Insecte, et il lui donna le nom d'Acarus humanus subcuta-

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news, puis celui d'Acarns scahiei quia prévalu, malgré l'erreur assez singulière du célèbre naturaliste suédois, qui ne tarda pas à considérer VAcarus de la gale humaine , et ceus du fromage et de la farine, comme autant de variétés d'une même espèce.

Geoffroy et surtout Degéer combattirent cette manière de voir, et le second, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire naturelle des Insectes, décrivit avec soin l'animal qui nous occupe, et il en donna une figure Exacte.

Nyander, dans une dissertation inaugu- Tale sur les Exanlhemata viva , soutenue sous la présidence de Linné , avait cependant, en 1757, des idées fort justes sur 1'^carus de la gale, dont il indiquait même la véritable retraite au bout des sillons sousépidermiques, et non dans la vésicule.

Morgagni , Othon Fabricius, et quelques autres savants du Nord, s'étaient occupés , après les méridionaux dont nous avons parlé, de ce petit animal ; mais les contestations auxquelles il devait donner lieu n'étaient pss encore terminées; l'école de Paris, qui, à l'exception de Geoffroy, ne s'en était point encore occupée , devait remettre en doute tout ce que les observations précédentes avaient démontré.

La thèse, habilement faite, de M. Gales devait être la cause de ces nouvelles discussions. Attaché, comme élève interne, à l'hôpital Saint-Louis, oij l'on traite particulièrement les galeux, ce médecin fit des recherches sur la cause de leur mal , et , comme presque tous ses prédécesseurs, il accepta l'opinion que VAcarus en est la véritable origine, opinion qu'il soutint dans sa thèse inaugurale, en même temps qu'il signalait les données thérapeutiques auxquelles elle conduit. M. Gales combat, ave raison, dans ce travail , l'opinion admise par quelques personnes que VAcarus est parasite des pus- Iules, mais qu'il n'en est pas la cause. Une figure , dessinée avec beaucoup de soin par Meunier, peintre du Muséum d'histoire naturelle , et l'un des meilleurs pour la zoologie, est jointe à la thèse du nouveau docteur. D'après ce qui est rapporté sur l'Acarus de la gale par M. Gales, on doit peu s'étonner que M. Raspail ait reconnu que VAcarus présenté par M. Gales n'était autre que celui du fromage ou de la farine ; mais si , à

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la même époque, cet observateur nia l'existence des véritables Sarcoptes chez les individus atteints de la gaie , c'est qu'au lieu de les chercher dans les sillons, comme l'avait indiqué Nyander, il les ïherchait dans les vésicules elles-mêmes. Cette manière de voir fut cependant admise par quelques personnes. Aussi M. Lugol,M. Biotet beaucoup d'autres médecins, qui n'étaient pas au courant de la partie zoologique de la question, niaient-ils tout-à-fait l'existence des vrais Acarus psoriques ; singulière opinion dont M. Vallot fut un des champions les plus fa vorables à M. Galès, lorsqu'il soutint devant l'Académie de Dijon , et publia , en 1839 , dans les Actes de ta Société iavante , que ces prétendus Cirons de la gale ne sont autre chose que des Cirons domestiques observés sur des individus pustuleux, et que leur malpropreté expose seule ces derniers aux insultes des Mites, qui vivent alors sur eux aussi bien que sur le fromage.

Mais un fait qui paraît bien positif, c'est que l'Acarus ne réside pas dans la pustule; cependant M. Galès, en cela plus heureux que ses prédécesseurs , avait , dit-il , retiré des pustules elles-mêmes plus de 300 Acarides , et il assure que l'habitude avait fini par lui apprendre à distinguer au premier coup d'œil les boutons qui en recelaient. Ce n'est donc pas sans raison que M. Raspail accuse ici M. Galès d'avoir « fait le plus joli tour d'étudiant qu'on puisse imaginer, » en substituant l'Acarus du fromage à celui de la gale humaine ; mais il a tort de nier que la gale soit le produit d'un Insecte. Celle dernière opinion , cependant , ne tarda pas à être généralement admise, et elle le fut , dans l'école de Paris, du moins, jusqu'à ce qu'une nouvelle thèse, soutenue par M. Renucci , vint remettre le sujet en discussion et convertir les deux incrédules , M. Vallot excepté cependant.

L'Acarus de la gale a été depuis lors fréquemment étudié à Paris , et son étude a donné lieu à plusieurs publications nouvelles de la part de MM. Baude , Sédillot , Raspail, Bourguignon, etc. M. Aube ajoute, comme cause de communication des Sarcoptes, et, par suite, de la gale, le genre do vie nocturne de ces Insectes. C'est, en effet, pendant la nuit qu'ils font le plus souffrir; Ja chaleur du corps du patient, sa tranquil-

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lllé, etc., sont autant de causes de l'aclivité plus grande alors de ces Acarides ; aussi couche-t-on rarement avec des galeux sans en prendre le germe de leur maladie. La gale , elle-même , est donc une Uialadie symptomalique, et les traitements externes suffisent pour la guérir en quelques jours. Elle peut, au contraire, ainsi que les maladies vermineuses , durer indéfiniment si l'on n'y fait pas attention, ce qui a souvent lieu lorsqu'elle est peu intense, le prurit étant alors très supportable, et, assure-t-on, ai^réable pour quelques personnes. (H. L.)

Caraccère; du genre Sarcopte. — (Sarcoptes, Latreiile, Hist. nat. des Insectes. Paris, 1S02, in-SM. III).

Corps large, ovalaire, obtus aux deux bouts, convexe eu dessus, plat en dessous, à tégument marqué de stries ou sillons fins, sinueux, symétriques ; dépassé en avaut par un rostre mobile, incliné, aplati, unguiforme, en partie caché sous l'épistome, et pourvu de palpes élargis, à trois articles, bordés par deux joues carénées, membraneuses, transparentes, formées par un prolongement des côtés du camérostome. Mandibules épaisses, courtes, en pinces didactyies, dentelées; pattes épaisses, courtes, coniques, les antérieures un peu rétractiles à la base ; larses pourvus de deux mamelons coniques et d'uue ventouse articulée sur un pédicule d'une seule pièce. Vulve transversale sur le troisième anneau céphalothoracique, organe mâleentrelesdernières pattes; anus rétrodorsal. {Voy. Psoropte,

SïMBlOTE etTYROGLYPHE.)

Les espèces de Sarcoptes qu'il importe de connaître sont assez nombreuses. Ce sont les suivantes :

Sarcopte de la gale (Sarcoptes acabiei, Latreiile). — Synonymie : Acarns humanus subciUaneus, L.,Acarus scabiei,L. (Systema naturœ. Holmiae, 1767, in-8°, éd. duodecima, 1, p. 1024). Cetauteur ne le distingue pas de VA. siro, et le donne, ainsi que 1'^. farinœ, comme synonyme de celui-ci; il ne voit entre eux que des dilTérences d'habitat et non de caractères spécifiques. La description qu'il en donne s'applique très exactement au Tyroglyphus ou Acarus siro, et nullement par suite au Sarcoptes scabiei, ce qui porte à croire qu'il n'a pas vu ce der-

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mer. De Geer (Mémoires pour servir à l'hisloire des Insectes. Stockholm, in-40, t. VII, 1778, p. 94, pi. 5, fig. 12 à 15) a mieux décrit cet Acarus que beaucoup de ses successeurs (Acarus humanus subcutaneus, Geoffroy, Linnui fauna suecica, édit. 1, et le Ciron de la gale, Geoffroy, Histoire abrégée des Insectes, nouvelle édition, Paris, 1800, in-4°, t. Il, p. 622). Geoffroy donne une bonne description abrégée de l'animal, de ses mœurs, de la manière de le retirer de la peau, de celle dont il se transmet par les vêtements et dont on peut le tuer par les mercuriaux. Il le distingue bien de celui de la farine et du fromage.

Sarcoptes scabiei (Latreiile, Gênera cruslaceorum et insectorum, Parisiis., 1806,' ia-8% t. l, p. 132).

Sarcoptes hominis, Raspail (1833) et Aube. Considérations générales sur la gale et Vinsecte qui la produit, thèse. Paris, 1836, in-4°, n° 60, p. 6 et 19. Acarus psoricus ( P. S. Pallas, Dissertatio deinsectis viventibus intra vivenlia. Lug.-Batav., 1696, in-4° p. 24). Cheyletus scabiei, H. Cloquet. Sarcoptes scabiei, S. scabiei crustosœ. S, Vulpis ; S. Caprœ ; S. squamiferus. Fûrstenberg (Die KriUzmilben. Leipzig, 1861, in-folio, p. 200, 212, 213 et 214, pi. I à VII). Les Sarcoptes cynolis et rupicaprœ de Hering et S. Dromedarii de Gervais sont probablement des synonymes du 5. scabiei.

Sarcoptes Galei (Owen, Lectures on comparative Anatomy and Physiology of the invertebrate animais . London,1836, in-4", p. 252).

Acarus brachypus (de Olfers, De vegetativis et animalis corporibus in corporibus animatis reperiundis commentaribus. Berolini, 1816, in-8°, p. 69).

Sarcoptes hominis (A. C. Gerlach, Kriise undRaude. Berlin, 1837, in-8°,p. 29et 45, fig. 1 à 7).

S. equi (Gerlach, ibid., 18S7, p. 29 et 72, fig. 8 à 10).

S. suis (Gerlach, ibid., 1837, p. 29 et 137, fig. 13 à 16).

S. canis (Gerlach, ibid., 1857, p. 29 et 141, fig. 11 à 14).

Sarcoptes hominis. Sarcoptes scabiei, Sarcoptes suis et Sarcoptes communis (Delafond et Bourguignon, Recherches sur les

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animalcules de la gale des animaux, etc. ; Arch. gén. de méd. Paris, 1858, in-S», t. II, p. 25 et 30, et Traité de la psore. Paris, 1862, in-4°, p. 361 et saiv., pi. I à III).

Sarcoptes à rostre peu caché par l'épislome, dépasse par deux paires de soies des palpes, presque aussi longues que lui; joues étroites: céphalothorax à quatre segments assez distincts les uns des autres et de l'abdomen sur les côtés , deux courts aiguillons ou spinules sur le bord de Tépistome ; trois paires d'aiguillons gros et courts en triangle sur les trois derniers segments thoraciques, de nombreuses saillies cutanées coniques , aiguës , interrompant les stries du corps derrière ces aiguillons jusque sur les côtés du ventre et entre deux rangées de sept paires de spinules du notogasire ; une paire de longues soies sur les côtés du corps, et une sous le ventre au même niveau; près de l'anus, qui est rétrodorsal, deux paires de longues soies dont les plus grandes sont en dedans; épimère céphalothoracique médian descendant aussi bas que ceux de la deuxième paire.

Mâle. — Long de 2 à 2 dixièmes et demi de millimètre, sur un quart de moins en largeur, grisroussâtre; organe génital complexe, fixé entre les deux dernières pattes par une pièce médiane à deux branches qui s'articule avec les épimères des quatre pattes postérieures qui sont réunies par paire de chaque côté ; tarse de la quatrième paire de pattes, pourvu d'une ventouse pédiculée au lieu de soie, saillies cutanées moins nombreuses.

Femelle. — Longue de 3 à 4 dixièmes de millimètre environ, large de 2 à 3, grisâtre ou légèrement rosée; vulve transparente sur le milieu du troisième anneau, avec une paire do poils courts sur sa lèvre antérieure; les deux paires de pattes postérieures articulées sur des épimères libres, et portant chacune une très longue soie au bout (le leur tarse.

ÛEu/. — Ovoïde, long de 0'"'^, 15 environ et large de O'^^.OQ.

Larve. — Longue au moins de 0"n»,16, hexapode avec une seule paire dé soies .inales représentée par la plus interne ; pas d'organes sexuels.

Nymphes. — Octopodes, ayant un volume

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qui varie entre celui des adultes cl des piuJ grosses larves semblables aux femelles; quatrième patte rudimentaire, ou plus ou moins développée.

Habite sur l'Homme, sur le Singe, sur le Lion (Bourguignon); sur le Renard, la Hyène, l'Ours, la Chèvre, le Mouton, le Chien (Gerlach , Bourguignon, Delafond; sur le Lama (Bouley , Reynal , Lanquetin, Robin); sur le Bœuf (Lanquetin, Reynal, Robin); sur le Cheval (Lanqueim, Reynal, Robin); sur le Porc (Gerlach, Bourguignon, Delafond, Bourgogne, Robin); détermine chez ces animaux la production d'éruptions vésiculeuses et de croûtes psoriques après avoir creusé des sillons. C'est, de toutes les espèces de Sarcoptes connues jusqu'à présent, celle qui est la plus répandue et se trouve sur le plus grand nombre de mammifères. Il faut se garder de croire qu'elle ne puisse vivre que sur l'Homme; il faut par suite éviter d'en faire autant d'espèces différemment nommées qu'il y a d'animaux qui peuvent en être atteints, comme l'ont fait à tort quelques auteurs.

Remarques. — La pièce médiane verticale du squelette, qui soutient l'organe génital mâle de cette espèce, se divise en haut en deux branches dirigées transversalement qui vont s'articuler avec les épimères réunis par paires, et leur servir de moyen d'union intermédiaire et commun. Après la mue qui laisse en évidence les organes génitaux, les branches ne sont pas développées du tout ou ne le sont pas encore assez pour se mettre en contact avec l'arc qui réunit par paire, à droite et à gauche, les deux dernières pattes postérieures. La pièce verticale de l'organe mâle reste donc isolée sur la ligne médiane, et l'arc de réunion de la troisième avec la quatrième paire de pattes reste libre aussi de chaque côté (1).

Or, il est des individus aussi volumineux que les autres chez lesquels les parties restent dans cet état; il en est aussi sur lesquels les deux branches transversales, bien qu'existant, sont trop courtes pour joindre les arcs de réunion des épimères. C'est cet état d'arrêt de développement que M. Bourguignon décrit et figure comme

(1) Tous les mâles des Sarcoptes scabiei, queGerlach a figurés, sont représentés à cet état de développement. (Loc. cif , 1857, Ùg. 3, 13 et 16.)

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type (lu Sarcopte de la gale de l'Homme (I) et qu'il a adopté encore avec Delafond, comme caractéristique du mâle de cette rspèce. C'est de l'état de complet développement des deux branches avec continuité immédiate aux deux épimères réunis des deux dernières paires de pattes, qu'ils ont fait une espèce distincte sous le nom de Sarcoptes suis (2) parce qu'ils l'ont observée sur le Porc. Mais on rencontre cet état aussi bien que le précédent sur les Sarcoptes scabiei (Latreille) pris sur l'Homme, comme chez ceux qui vivent sur le Porc, le Mouton, le Lama, etc. Des particul.irités analogues s'observent sur les épimères tant des pattes postérieures, que des pattes antérieures des Tyroglyphes, des Carpo,i,'lyphes et autres Sarcoptides.

C'est bien le T. siro, Latreille, que Gales figure et décrit dans sa thèse («îalès. Essai sur le diagnostic de la gale, sur ses causes et sur les conséquences médicales pratiques à déduire des vraies notions de celte maladie. Paris, thèse in-4°, 1812, n° 151, p. 23) comme étant le Ciron de la gale humaine.

La forme du corps est exactement représentée; le sillon transversal seulement est trop large et trop prononcé ; les deux poils de l'épistome sont mal insérés ainsi que ceux des côtés du corps. Il met à tort deux yeux sur la têle ; l'inscrtiou des patte» n'est pas exacte, non plus que la forme et la disposition des articles, bien que leur cou- Cguration générale se rapproche assez de la nature au premier abord.

Il ne donne pas de description zoologique de l'animal et renvoie à sa figure pour qu'on s'en fasse une idée nette d'après celle-ci.

Sarcopte du chat {Sarcoptes cati, Hering, Die Krdtzmilben der Thiere und einige verwandle Arten. Nova acta physicomedica naturœ curiosorum. Wratislaviae et Bonae, 1838, in-40, t. XVIII, pars seconda p. 573, p. 43).

Sarcoptes miner (Fiirstenberg, loc. cit., 1861, p. 215, pi. VIII et IX).

Sarcoptes à rostre à demi caché par l'é-

(1) Bourguignon, Traité de la gale de l'homme. Paris, 185-2, in-4, p. 194 et 206, pi. 10, fig. 68.

(2) Delafond et Bourguignon, loc. cit. (Archives générales de médecine. Paris, 1»S8, in-8, t. XI, p. 30).

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