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est très courte, et l'externe 1res longue ; les soies latérales du corps, et surtout la plus externe du côié de l'anus, très longues; épimères des deux premières pairesdepattes réunis en une seule pièce sur le milieu de corps ; épimères des deux dernières pattes réuni entre eux ctà la troisième paire; pattes coniques assez longues dont les tarses portent les ventouses des Sarcoptes et de longues soies; organe génital mâle entre les ' deux dernières paires de pattes.
Œuf. j— Ovoïde, long de 0™™,120 0"™, 130, large de O"", 80 àO"",83.
Larve. — Longue de 0™",20, large de 0°"",t4, semblable en tout au mâle, sauf l'absence de la dernière paire de pattes et de l'organe génital ; sauf la contiguïté au lieu de la soudure des épimères de la quatrième paire de pattes et de l'organe génital ; saufaussi la contiguïté au lieu de la soudure des épimères de la première paire de pattes et la présence de mamelons cutanés rudimentaires sur le dos.
Habite sur les poules, sur lesquelles il détermine la formation de croûtes psoriques (Lanquetin, Reynal, Robin), et se transmet au cheval sur lequel il détermine dos accidents analogues (Lanquetin, Reynal); découvert par Lanquetin et Robin.
Remarques. — Outre le grand volume et la forme ovalaire raccourcie chez la femelle du Sarcoptes mutans, qui le font facilement reconnaître, on remarque, sur cette espèce, l'absence de séparation des diverses parties du corps à sa face ventrale. Toutefois, sur les larves et le mâle, les plis légumeutaires sont plus fixes et plus rapprochés au niveau de la jonction des troisième et quatrième anneaux céphalothoraciquesqu'ailleurs. Ces derniers, vus par le dos, présentcntunedépressionassezprofonde entre la première et la deuxième patte, une autre un peu au-dessus de la seconde patte; puis une troisième, à peine reconnaissable, se voit un peu plus bas, au niveau de la jonction du troisième avec le quatrième anneau; les plis téguraentaires, plus fixes et plus rapprochés qu'ailleurs à ce nivçau, établissent plus encore cette distinction que celte dépression. Le quatrième anneau, qui est très étendu, est séparé de l'abdomen par une dépression latérale plus prononcée que les précédentes, que font en-.
rore ressortir l'élroitcssc et la brièvrté do y.ibdomen ; celui-ci est arrondi et ne rcprésenle guère que le quart de la masse totale du corps. Ces diverses dépressions la- -tcrnlcs sont à peine reconnaissables sur les côtés du corps de la fL'inclie, et cessent même de l'être tout ù fait lorsque le corps de celle-ci est distendu par cinq ou six œufs ou par les nymphes, car celte ospcce est vivipare.
Bourguignon et Dclafond ont arbitrairement changé le nom de ce Sarcopte en celui de Sarcoptes anacanlhcs {Trailé do lapsore, 1862, p. 291).
Le Sarcoptes bovis d'Hering est un Symliiole{voy. ce mot). Le Sarcoptes hippopodos est un Glycyphagc {voy. ce mot et S.'\r- (■.op^^uL). Le Sarcoptes eqiii, du même auteur, est le Pso»-op<es e(î!u, GcrvaisexGoliier et Saint-Didier {Voij. Psoropte).
Le Sarcopte du Lapin (nom donné par IM. Bourgogne père à un Acarien de la famille des Sarcoplides, mais d'un genre à part; dans Ch. Robin, Mémoire sur la objets qui peuvent être conservés en prcpavalions microscopiques, Paris, 1856, in-8", p. 38) et l'espèce du Furet, voisine de celle du Lapin, se distinguent facilement des Sarcoptes proprement dits par la situation de leur rostre, que Tépistomc recouvrecomplétement et dépasse de beaucoup; parla forme allongée de leur corps ; par le prolongement aplati de l'ahdomen chez le mâle. (Ch. Robin, Miim. de la Soc. imper, des naturalistes de Moscou, 1860, in-S", p. 25.) C'est pour ces derniers Acariens que Pagonstecher a créé le genre Listropliorus [Y.eitschrift fuer wissenschaftliche Zoolof/ie, Leipzig, 1861, t. XI, p. 109), et il lésa nommés L. Leuçkarti et L. gibbus.
(Ch. Robin.)
SARCOPTERA ((jap/.-;?, chair; tttîpov, aile). MOLL. — Nom propcsé par Rafinesquc pour un Mollusque gasléropode nu que Meckel avait précédemment nommé Gastcroptère.
S.'IRCOPTIDES. — Nom d'une famille d'Acariens ayant pour type le genre Sarcopte et établie par Sundevnl [Conspcclus arachnidum, 1833). Ce sont des Acariens sans yeux, ni trachées, à corps mou, à légumeni lisse, très fluement grenu ou plissé; ayant un rostre ou appareil buccal pourvu de man-
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dibules propres à diviser ou à piquer, re[)0sant sur une lèvre mince, plus ou moins soudée à des palpes maxillaires à 3 articles; pourvus de pattes à 5 articles avec un tarse terminé par une ventouse avec ou sans crochet, ou par un crochet seulement, ou enfin par un ou deux longs poils qui peuvent manquer d'un sexe à l'autre.
Dans cette famille rentrent les genres Tyroglyphe, Glycyphage, Carpoglyphe, Psoropte, Symbiote, Sarcopte, Demodex ou Simonée {Voy. ces mots et autres).
L'onlre des Acariens, tel qu'il estadoptû aujourd'hui, embrasse tous les animaux compris dans le genre Acarus de Linné. Beaucoup d'écrits, même des plus modernes, parlent souvent des espèces de ce genre comme s'il existait encore et pouvait être maintenu. Mais il est très important de rappeler que le genre Acarus n'existe plus en fait, et que depuis assez longtemps déjà nulle des espèces de l'ordre des Acariens n'y rentre; car les Acarus de la gale déterminant des affections cutanées diverses chez les animaux domestiques sont devenus des espèces des genresSarcopfes (Latreille), Psoroptes (Gervais), Symbiolus (Gerlach), etc.; les Acarus du fromage, des poussières des collections, des pelleteries, etc., rentreutdans les genres Tijroglyphus (Latreille), Glyciphagus (Hering), et ainsi des autres.
Les Acariens de la famille des Sarcoptides se distinguent facilement des Ixodes par la forme des palpes de ceux-ci, de leur grosse lèvre hérissée, en forme de cuiller, et par leur bouclier dorsal.
Les Gamasides se distinguent aussi aisément des Sarcoptides par leurs palpes filiformes, à cinq articles, d'épaisseur égale et par leurs pattes à sept articles.
Les Oribaiides se distinguent également sans peine des Sarcoptides, par la dureté de leur enveloppe extérieure (bouclier ou cuirasse) et leurs palpes à cinq articles velus.
Bien que les palpes des Sarcoptides n'aient que trois articles et leurs pattes cinq, ces animaux se distinguent facilement aussi des Cheylètes, qui sont des Acariens grisâtres d'un volume qui varie de trois dixièmes de millimètre à un millimètre environ. Corps : mince, aplati sur le dos et sous le ventre, très mou, non cuirassé, sans yeux, pourvu de trachées qui sont très apparentes, avec
un sillon circnlairc immédiatpmpnt en avant de la troisième pair-:- de pattes et un autre entre le corps et le rostre. Rostre : énorme, à mâchoires inern?es portant de gros palpes maxillaires latéraux, conuïdes, à trois articles libres, non souches à la lèvre; le dernier article terminé par deux styles pectines falciformeset le deiuicme par un seul qui est mousse, falciforme bi- ou tri-tuberculeux à sa base, iéu/v?; étroite en pointe, membraneuse, terminée de chaque côté par un palpe labial épais muni de deux poils à sa face inférieure et d'une languette lancéolée à sa face supérieure. Mandibules : grêles à onglets minces non dentés. Pattes : à cinq articles, disposées en deux groupes de deux paires chacun, placés l'un près du rostre, l'autre près de l'abdomen, avec un petit intervalle entre eux; les deuxième et troisième paires plus courtes que les autres; tarses terminés pur deux crochets monodactyles avec un prolongement grêle, bifurqué entre ceux-ci, et au lieu de ventouse ou de caroncule, quatre ou cinq cirres rangés en peigne. Épimires et pièces solides du rostre et des pattes faiblement jaunâtres. Tégument ; transparent, mince, mou, finement plissé, portant des poils courts et grêles. Anus : protactile, à l'extrémité postérieure de l'abduraen. Larves : hexapodes, ayant forme des nymphes, mais plus courtes, longues de 0'"'",29 à 0'"'",25, larges dd 0''"'",10 à 0™'",14; tous les épimères libres; abdomen court, s'atténuant en s'arrondissant dès le niveau de la dernière paire de pattes; le style externe du troisième article des palpes maxillaires seul pectine, l'interne plus petit sans dentelures. Extrémité postérieure de Tabdomen portant deux paires de poils plus longs que ceux du reste du corps, mais dépourvue du prolongement conoïde rétro-anal des individus adultes, et des trois paires de poils courts que porte ce dernier (A.Fumouze et Gh. Kobin, Journal de Vanatomie et de la plujsiulogie, 1867, p. 505). On sait que I°s individus sexués sont inconnus chez les ChcylèteSjbien qu'on rencontredes individus sans organes génitaux externes qui contiennent des grappes d'oeufs, et qui, par coaséqucntsoutreraellesjoctopodes, maisnouà l'étal parfait.
Dans tous lesSarcoptides comme chez les autres Acariens {Sur la composition ana-
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tomique de la bouche ou rostre des Arachnides de la fainiUe des Sarcoplides; Ch. Robin, Comptes rendus des séances de V Académie des sciences, t. XLIV, p. 294, in-4«, Paris, 1859;, le rostre, à tort appelé lête, langue, etc., se compose, ainsi que sur les autres Arachnides : 1° de deux mâchoires ou maxilles, placées en arrière, presque toujours transversales, soudées ensemble sur la ligne médiane; 2° de deux palpes maxillaires, organes parfois les plus volumineux de tous ceux du rostre dont ils forment les côtés, et qui s'étendent de la base au sommet; 3° d'une/èure inférieure membraneuse, plus courte que les palpes, et dont la base adhère aux mâchoires et au bord interne des palpes; la lèvre porte en arrière le menton et au milieu de sa face supérieure une languette ou ligule ; 4° de deux mandibules ordinairement volumineuses et conoïdes, dont l'extrémité dépasse le bord antérieur de la lèvre, et dont la base adhère au fond du camérostome; elles reposent sur la face supérieure de la lèvre comme sur un plancher, et elles constituent la partie dorsale la plus épaisse du rostre dont les côtés sont bordés par les palpes.
L'organe qui déborde les palpes ea dehors dans le genre Sarcoptes sous forme de jour, et appelé palpe secondaire ou faux palpe, est un prolongement de l'épistome ou bord antérieur dorso-latéral du premier anneau céphalo-thoracique. Cet organe n'a aucun rapport d'insertion ni de continuité avec les palpes, non plus qu'avec les mâchoires, et il n'est pas articulé. (Voyez encore le« Recherches sur le Sarcopte de la gale humaine, par le D'' Ch. Robin; Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie, 3*^ série, t. I, p. 21 et suiv., avec 4 planches gravées, 1859; et Mémoire sur une nouvelle espèce de Sarcoptes parasites des Gallinacés {Sarcoptes mutans), par MM. Lauquetin pl Ch. Robin {Comptes rendus des séances dô l'Académie des sciences, t. XLIX, p. 793, in-4'', 1859 et Mémoire zoologique et anatomique sur diverses espèces d'Acariens do la famille des Sarcoplides, par M. Ch. Robin. Extrait des Mém. de la Société impériale des Naturalistes de Moscou, avec 8 planches, p. 1 à 110, in-8°, Moscou, 1860.)
Chez les Sarcoplides, ou trouve dans toutes les espèces cinq parties pour chaque
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patte, comme sur les Insectes. Gliacunede ces parties est constituée sur le même type (le la première à la seconde paire de pattes, imis de celles-ci aux deux dernières paires, Il enfin d'une espèce à une autre espèce, i:i;ilj;rc les différences considérables de lîrmc, d'épaisseur et de longueur de ces organes dans chaque genre. Ce sont : 1° la hanche ou rotule ; 2° Yexinguinal ou trochanter; 3° ]e fémoral ou cuisse. Le fémoral on cuisse est divisé en deux pièces articulées chez les Dcrmanyssiis, ainsi que la jambe, qui alors offre deux articles, \egénual et le tibial; ce qui porte à sept articles les pièces des pattes de certains Acaiienj, nombre qu'on trouve chez les iranéides. 4° la jambe; 5" la pièce solide du tarse ou pied, toujours conique, courbe on allongée, terminée par deux pointes mousses dans les Sarcoptes, \es Psoroples, etc., chez lesquels elle est très courte et à large base circulaire. Le tarse se reconnaît aux crochets pectines ou non, aux caroncules, aux ventouses avec ou sans crochets, ou aux longues soies qu'il porte comme appendices terminaux, et qui sont caduques dans quelques espèces telles que le Sarcoptes mulans, Lanquelinet Ch. Robin.
Le céphalothorax offre souvent quatre anneaux distincts, au moins à un certain âge. La vulve est toujours portée par le troisième anneau, et elle n'est pas située .'i l'extrémité postérieure de l'abdomen, tandis que les organes génitaux mules dépendent du quatrième anneau.
Les saillies tuberculeuses du tégument sont une modification de ses plis réguliers, et ne sont pas analogues aux poils. Les vrais poils offrent, d'une espèce à l'autre, des différences de distribution sur le corps et sur les pattes, différences qu'on peut ramener cependant à un même type.
Les poils sont insérés à l'aide d'un tubercule, ou d'une petite plaque tuberculeuse circulaire, saillante à la surface du tégument. Souvent l'appendice se brise au ras de ceux-ci, qui se présentent alors sous forme d'une petite pièce circulaire, avec un point brillant, central, rond, simulant un trou.
Indépendamment des poils du rostre et de ceux des pattes qui sont insérés sur les pièces gquelettiques de ces organes et qui flottent
enipielque sorte autour du corps, on liii'.ne sur la plupart des Sarcoplides les poils et piquants cutanés dont suit l'énumération :
A. Poils de la circonférence du cnrpt. Ce sont : 1° une paire de soies plus on nidiiis longues, placées sur le bord du qualiicini; anneau, près de sa jonction h l'abdomen; 2' une ou plusieurs paires de longues soies au bord postérieur du ventre, près de l'anus, supportées comme les précédentes par une saillie ou tubercule à peu près hémisphérique; la paire la plus extérieure est la moins longue.
B. Poils dorsaux. Ce sont: l^une paire de poils ou de courts piquants, situés près du bord de l'épistôme ; 2° une ou deux paires de longues soies placées sur le deuxième anneau, au niveau de la deuxième paire de pattes; 3° trois paires de gros piquants coniques, sur les Sarcoptes s|iécialement, placées en triangle de chaque c<jlé:une paire vers la jonction du deuxième avec le troisième anneau; la seconde plus en dehors, au milieu de ce dernier; la troisième plus en dedans, au bord antérieur du quatrième anneau ; 4° sur le nologastre, on trouve sept paires de grosses spinules tubuleuses, chez les Sarcoptes, et plusieurs paires dei'oils dans les autres genres, se détachant facilement de leur tubercule basilaire.
C. Poils ventraux. Ce sont : r une paire de poils fins, courts et aigus, près de la ligne médiane, au niveau des épimères de la deuxième paire; 2" une paire de poils en dehors des épimères de la troisième paire ; 3^ une paire de poils entre les épimères de la troisième et de la qu-^'rième paire; 4° un» paire de pnils semblables près de la ligne médiane, entre les épimères de la quatrième paire; 5° une ou plusieurs paires sur Jcs côtés de l'anus et des organes sexuels.
Delà peau, de ses plis et de ses appendices. — La peau est transparente, sans couleur propre, cassante, à brisure nelîe, non filamenteuse. Elle s'étend sur toutes les parties du tronc et des membres, sans dis continuité, et sur les pièces du squelette, A chaque mue, elle conserve exactenicn!
l'empreinte , mais non la teinte j,iuiic, rougeûtre propre. A chaque articnlat:c:2 des pattes , on voit un espace clair, étroit, circulaire, bordé eu haut et en bas par une ligne foncée, qui, lorsqu'il offre
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i!:ic (Cilainc laigrur, peut f.iirc croire à Fexistence d'un article réel; mais ce n'est autre chose que i'inlcrvallc existant entre le bord supérieur et le bord inférieur des anneaux squelcttiques correspondants, que l'absence de coloration propre de la peau fait paraître clairs, tandis que la teinte rougcâtre des anneaux donne moins de transpurence au reste du membre.
La peau du corps offre, chez les sarcoptes, des plis plus ou moins profonds d'uue région du corps à l'autre chez le iiièiiie animal, et d'une espèce à l'autre pour les régions correspondantes. Chaque pli présente à observer une saillie tégumentaire mince inclinée en arrière, et un sillon étroit semblable à une taille de burin qui la sépare du pli suivant; d'où résulte l'aspect finement dentelé des bords du corps dans les régions oîi les plis sont très prononcés. La compression de l'animal fait disparaître les saillies cutanées qui, par leur extension, se prêtent à son aplatissement ; mais la trace du sillon persiste, malgré sa disparition partielle, sous forme de ligne claire, étroite, difficile à voir par places.
La disposition des plis varie un peu d'une espèce à l'autre, bien qu'ils reproduisent au fo'id, chez toutes, le même type dans leur distribution, dans leurs inflexions et dans leurs interruptions, jjour former de.** saillies en pointes ou en simples mamelons. Leur dispositiuti olTre toujours une grande symétrie d'un côté à l'autre du corps.
Chaque pli représente ordinairement une mise dont le i)lcin est sous le ventre, et qui contourne symétriquement les bords du corps pour se terminer sur le dos par drs interruptions de dilTérentes formes, selon les parties du corps dont il s'agit. Sur le notogastre, les plis se continuent pour la plupart d'un côté à l'autre, sans interruption sur la ligue médiane, en présentant des inflexions symétriques autour de l'anus.
Ainsi les Sarcoptides rentrent dans le type des Arachnides, non-seulement par le nombre de leurs pattes, mais encore par celui des |)icces de leur céphalothorax, qui restent distinctes entre elles, et de l'abdonieu chez quelques espèces, bleu qu'elles
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soient entièrement confondues chez la I)lupart. Comme chez les autres Arachnides aussi, ce soin les segments thoraciques, confondus ou distincts, qui portent les organes génitaux externes, et non l'abdomen qui ne porte que l'anus. C'est à tort, par conséquent, que MM. Delafond et Bourguignon {loc. cit., I808, t. II, pages 30 et 31), et autres auteurs, appellent l'anus l'orifice géniio-anal, et en font l'orifice d'un cloaque commun aux appareils digestif et reproducteur (page 42 et 45), chez les Sarc:)ptes et les Psoroptes (dermalodectes) ; ailleurs (p. 28) ils indiquent au contraire l'ouverture de l'oviducte comme placée au tiers antérieur de la face ventrale sous forme d'une fente demi-circulaire ou de fer à cheval garnie de deux lèvres distinctes. La vulve, en effet, se trouve tantôt à la face ventrale du troisième anneau du céphalothorax, comme chez les Carpoglyphes, les Sarcoptes et les Psoroptes ; tantôt sous le quatrième anneau entre les deux dernières paires de pattes, comme chez les Tyroglyphes, les Glyciphages, etc.
Sur le mâle, c'est toujours au quatrième anneau, entre les dernières pattes aussi, que sont fixés les organes génitaux mules extérieurs, etnullementà l'abdomen; seulement ils se prolongent plus ou moins loin sous celuici, chez quelques Sarcoptes. Les deux dernières pairesde pattcss'atlachentaussiàce quatrième anneau d'une manière si constante qu'elle peut servir à déterminer les limites de l'abdomen et du cépiialothorax, dans les espèces où elles sont peu distinctes, et la place où seront les organes génitaux, tant chez les nymphes que chez les individus qui, bien qu'octopodes, n'ont pas encore subi la mue après laquelle se montre la vulve.
L'abdomen ne porte que l'anus sous forme de fente longitudinale, soit à la face ventrale comme dans les Tyroglyphes, le' Glyciphages, les Carpoglyphes, soit sur sa face dorsale ou notogastre (vûto; dos, et -^•ccTr.p, ventre), comme chezles Sarcoptes ; alors il est tantôt sur le milieu du notogastre comme sur le S. cati, Hering, tantôt plus reculé, de manière que son extrémité postérieure atteigne le bord postérieur du ventre, comme le S. scabiei. Latreille, et la femelle du S. mutans, Robiu et
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Lanquclin ; tantôt enfin comme dans le mâle et les nymplics de cette dernière espèce, il est placé sur ce bord même et s'avance autant sur la face dorsale que sur la face inférieure de l'abdotnen. Gerladi place à tort l'anus sous forme de fente ou d'iiicisure sur le bord postérieur même de l'abdomen chez tousses Sarcoptes ; il commet une véritable erreur en décrivant les organes sexuels internes femelles des Sarcoptes comme doubles, sous forme de deux courts organes cylindriques de chaque côté de l'anus. (Gerlach, Kraelzc und liaeiide, Berlin, 1837, in-8% pag. 48 à 70, fig. 11 .)
On sait que chez les Acariens, en général, les Sarcoptides tous spécialement, les individus présentent pendant la durée de leur existence hors de l'œuf trois états qui se montrent brusquement après une mue et chacun d'une durée différente, bien que variable selon les conditions de température, etc.
Le premier état est celui de larve (de Geer), toujours hexajiode, que présente l'animal en sortant de l'œuf. Il est caractérisé par le volume de l'Arachnide, qui est toujours moindre que dans les phases ultérieures de l'évolution, bien que leur forme soit dans le plus grand nombre des types analogue d'une espèce à l'autre, les caractères spécifiques ne commencent à se dessiner que durant les phases ultérieures et particulièrement lors de la mue qui meta découvert les organes sexuels.
Le deuxième état est celui de nymphe (Dugès).
Il comprend les Acariens oclopodes impubères (Dugès), c'est-à-dire ceux qui sont pourvus d'organes sexuels. Ils se ressemblent souvent encore beaucoup, bien que les mues ultérieures montrent qu'ils appartiennent à des espèces différentes.
Le troisième état des Acariens est celui de Vélat adulte oupubère, qui comprend les individus oclopodes sexués. Or non-seulement cette forme embrasse dans chaque espèce les individus mâles et les indicidus femelles souvent fort différents les uns des autres, comme chez les Sarcoptides, mais encore les femelles des Sarcoptides avicoles passent par deux formes distinctes qu'on trouve toujours réunies et vivant ensemble.
Ce sont : 1" les femelles accouplées
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ressemblant beaucoup aux nymphes et n'ayant pas encore dos organes générateurs externes {vulve), ni de slerniie en fer à cheval ou semi-lunaire, mais posséiiant des organes d'accouplement chez certaines espèces; 2" les femelles fécondées, d'une conformation et de dimensions très différentes de celles des précédentes, d'uue part, de celles des mâles d'autre part; elles sont pourvues des organes précédents (vulve), avec les pièces solides qui l'accompagnent, et ont un œuf dans l'oviducte sur le plus grand nombre des individus.
En résumé, les Acariens passent par des états distincts qui se manifestent chacun à la suite d'une mue. Ces états sont au nombre de quatre pour les mâles, de cinq pour les femelles des Sarcoptides avicoles et d'autres Sarcoptides également parasites des animaux. Ce sont : 1° L'état d'œuf au sortirduquell'animal alaformede : 2" Larve hexapode, suivie de l'état de : 3° Nymphes oclopodes sans organes sexuels. 4° De certaines de ces nymphes sortent : a, des mâles sexués, lors d'une mue qui pour ceux-ci est définitive; b, des autres sortent des femelles sans organes génitaux externes, ressemblant par suite beaucoup aux nymphes dont elles viennent d'abandonner le tégument, mais plus grosses pourtant et ayant déjà des organes d'accouplement spéciaux dans quelques espèces.
lînfin, lors d'une dernière mue consécuti\e à raccouplemeul, ces femelles laissent sortir :
5° Les femelles sexuées et fécondées, qui ne s'accouplent pas et dans l'ovaire desquelles se montre un œuf. Ces dernières sont très différentes des mâles et des femelles sans organes génitaux externes, et cela tant par leur plus grande taille que par leur conformation.
Une fois accomplie la mue qui laisse sortir les mâles ou les femelles pourvu» d'organes sexuels, on ne voit plus s'en produire d'autre. Le nombre des mues que subit chaque individu dans le cours de son existence ne correspond pas à celui des étals successifs offerts par chaque Arachnide. On voit, en effet, une mue ou ileux a\oir lieu, après chacune desquelles l'animal conserve encore, soit l'ctat de larve hexapode, soit l'état de nymphe impubère, c'est-à-dire
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avant que l'animal passe de ce premier état au deuxième, et de ce dernier à l'état d'individu adulte ou pubère. Les mues ne sauraient par conséquent être exactement comparées aux éclosions, comme le fait Dugès, et l'on ne doit pas employer l'un de ces termes au lieu de l'autre. Chaque mue est annoncée par l'immobilité dans laquelle reste l'animal. La première commence vers le quatrième jour après l'issue hors de l'œuf de l'individu hexapode, et l'animal reste environ trois jours dans l'immobilité avant d'abandonner son premier tégument chitineux. Celte immobilité est de trois à cinq jours pour les autres niues, avec des périodes d'activité entre chaque mue, qui sont de six à huit jours au moins sur les Tyroglypheset les Glyciphagcs.
Le début de chaque mue est annoncé par un décollement du tégument externe par rapport à la couche chiiiiieuse qu'aura l'animal en sortant du i)récédeiit. Les pattes se retirent alors de l'envelopiie qui leur correspond et qu'on voit alors vide de tout contenu musculaire, etc. Elles se replient sous le ventre entre l'ancien et le nouveau tégument avec les crochets et les ventouses des tarses. Le rostre se rétracte ensuite fortement vers le céphalothorax eu se décollant et s'écartant très sensiblement de la portion d'enveloppe qui lui correspond et qui doit être délaissée. Les poils et autres appendices renaissent à chaque mue aux points où on lesvoit insérés, et ne se retirent pas de l'intérieur de ceux qui les précèdent. La quatrième paire de pattes pousse aussi derrière la troisième, lors de la dernière mue des individus hexapodes.
Les Sarcoplides avicoles ont des affinités avec les Symbiotes, les Snrcoples et les Psoroptcs, par les analogies que présentent des unsaux autres lessillons de leurs téguments^ et par l'existence chez les uns et les autres de plaques granuleuses dorsales; mais ils en dînèrent beaucoup par la forme de leur corps, par la disposition de leurs lèvres, de leurs palpes maxillaires^ de leurs mandihiili's, de leurs organes génitaux et surtout (le leurs pattes. A ces derniers égards, ils se rapprochent davantage des Tyroglyphes ?t surtout des Glyciphages; mais ils se disîingnent aisément de ces derniers, qui ont le tégument lisse ou grenu, sans sillons ni
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plaques granuleuses de l'épislomc ihorncoabdomiuale, et qui de plus oui le corps de forme plus massive. Enfin les larves et les nymphes dilTèrent plus des iadividus sexués, et les mâles diffèrent plus des femelles sut les Sarcoplides avicoles que chez les S;irco-. ptes, et les Symbiotes, les Psoroptes, les Tyroglyphes et les Glyciphages.
Les principales espèces de Sarcoplides qui vivent sur les oiseaux appartiennent aui genres indiqués ici : I. Pterolichus (genre nouveau), comprenant les Pt. bisubulalus, Ch. R. ; Pt. obtusus, Ch. R. ; Pt. claudicans, Ch. R. ; Pt. cuUrifer, Ch. R., et PL deli. batus, Ch. R. — II. Dermaleichus, Koch, comprenant les D. passerinus, Koch ex Linné (Acarus chclopus? Hermann); D.
oscinum, Kocb, et D. socialis, Ch. R. — III. Ptcronyfsus (genre nouveau), Pt. picinus {Dernhikichus picir.us, Koch). — IV. ProclophtjHodes (genre nouveau), comprenant les Pr. glanrlarinus { Dermaleichus glondariii 11 s, Koch) ;Pr. profusus, Ch. R.; Pr. iror.catus, Ch. R. ; Pr. hemipMjllus, Cil. R., et Pr. microphylius, Ch. R. — V. P/oodecto (genre nouveau), comprenant les Pt. rutilus, Ch. R. ; Pt. cylindricus, Ch. R., et Pt. bilobalus, Ch. R. Bien que faciles à distinguer génériquement et spécifiquement les uns des autres et des divers genres déjà connus de la famille des Sarcoptides, ces Acariens conservent un ensemble de caractères qui ne permet pas de les séparer de cette dernière famille. (Ch. Robin, Comptes rendus desséaîices de l'Académie des sciences. Paris, 1868.)
La plupart des espèces les pondent sur les rémiges, mais d'autres les déposent sur les, tectrices, où il faut les chercher lorsqu'on ne les trouve pas sur les premières. La segmentation du vitellus n'est pas encore commencée sur le plus grand nombre, lorsqu'à lieu la ponte; cependant il est quelques espèces chez lesquelles le vitellus est déjà divisé en quatre lobes vilellins, alors que Toeuf est encore contenu dans l'oviducte. La division a lieu par plans perpendiculaires au grand axe du vitellus.
Les larves, comme les nymphes, n'ont dans presque toutes les espèces que l'unique plaque légunien taire granu'euse de Cépistome ; elle e.'^tplus grande seulement sur ces dernières que sur celles-là. Les unes et lea
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autres manfjuent âe\!i plaqua Ihoraco-ahdominale qui n'existe que sur les imlividus jexués. Ce fait, joint à ce que la conforniatiea et les proportions de leurs pattes et de leur abdomen sont analogues d'une espèce à l'autre et même d'un genre à l'aulro, montre que les espèces fondées sur l'examen des nymphes seules ne sauraient être maiiitenuesjes différences spécifiques esscnlielies ayant nécessairement alorsété omises. Or, on sait que, malgré les différences de volume, de forme et de constitution qui séparent les mâles et les femelles de beaucoup d'Aradmidcs, il est fort peu de descriiitions spécifiques qui, même dans des écrits des plus récents, donnent la caractéristi(ii!C tant des individus sexucs que des divers étals des individus non sexués.
(Ch. Robin.)
SARC0PlRAMIS((7apxéç, chair; ■nvpyu.!:;, pyramide), bot. pu. —Genre de la famille des Mélastomacées, tribu des Miconiées?, éiabli par Wallich (Flor. Népal., I, 32, t. 23). L'espèce type, Sarc. Nepalensis, est nue herbe qui, comme l'indique son nom, croît au Népaul.
SAîlCOKAMPHE. Sarcoramphus. ois.
— Genre de la famille des Vautours. Voy.