VAUTOUR. (Z. G
*SAUCOSCYPHl]S(^ap?, ^apxo;, chair; cxufpo-, vase). BOT. en. — (Hépatiques.) Le Jungermannia emargin^ta à'EThavl est devenu le type de ce genre, fondé par M. Corda (Sturm, FI. Gerni. Crypt., XIX et XX, p. 25, t. 5), et adopté par M. Nées d'Eseubeck dans ses Hepaticœ Europece (tom. I , p. 122) et son Synopsis hepalicarum , p. 6. Voici sur quels caractères il repose: Feuilles involucrales soudées verticalement sons forme de périanthe bilabié. Périanthe adhérent à l'involucre presque jusqu'à son sommet, et remarquable par son orifice à quatre ou six dents, lesquelles, après la déhiscence, représentent autant d'écaillés. Coiffe incluse. Capsule fendue en quatre valves jusqu'à la base. Élatères dispires. Anthéridies globuleuses, nichées dans l'aisselle de feuilles en godet. Ces plantes, extratropicales, hffrent des tiges dressées, rameuses, munies à leur base de fibres stoloniformes , et de rinilles subverlicales distiques et bifides. On en connaît une dizaine d'espèces, [iresque toutes européennes. (G. M.)
SAR
SARCOSTEMMA r^aoyoç, chair; .rr/apa, couronne), bot. pu. — Genre de la famille des Asclépiadées, tribu des Cynanchées, établi par R. Brown (in Metn. Werner. Soc, I, 50). L'espèce type, Sarc. australe, est un arbrisseau qui croît à la Nouvelle-Hollande.
*SARCOSTIGiVIA (aapxo'ç, chair; anV;.», stigmate), bot. ph. — Genre de la famille des Hernandiacées, établi parWight et Arnott {in Edinh. neio. philos. Journ.,X[V, 299). Arbrisseaux de l'Inde. Voy. uehnan-
DIACliES.
SARCOSTOMA, Blum. (Rydr., 339, fig 45). BOT. pu. — Synonyme de Dendrobium, .Swartz.
*SARCOSTyLeS, Presl. {inDC. Prodr., IV, 15). BOT. PU. — Synon. de Cornidia, Ruii et Pav.
SARDE, poiss. — Nom vulgaire des Mésoprions. Voy. ce mot.
SARDIXE. poiss. — Espèce de Chipe, Clupea Sardina G. Cuv., semblable au Hareng par sa forme et par ses mœurs. Le seul caractère qui l'en distingue consiste dans le sous-opercule qui est coupé carrément au lieu d'être arrondi. Ce Poisson, très connu pour l'extrêine délicatesse de sa chair, se pêche abondamment sur les côtes de Bretagne. (M.)
SARDOIIME . MIN. —Variété d'Agate calcédoine. Voy. AGATE,
SARDOIMIX. MIN. — Ancien nom d'une variété de Calcédoine composée de deux couches, l'une rougeâtre, l'autre blanche.
SAREA. BOT. en. — Genre de Champignons, division des Thécaspores-Ectolhèques, tribu des Cyalhydés-Agyriés , établi par Fries {PI. Iiom., 86). Voy. mycologie.
SARGASSE. Sargassum (de l'espagnol sargazo , varec). bot. ph. — ( Phycées. ) M. Agardh a établi ce genre , qui donne son nom à une tribu, et qui est le plus élevé de la famille des Phycoïdées. Ses frondes présentent le développement le plus complet de tout l'ordre des Phycées {voy. ce mot). En effet, l'isolement des parties est tel qu'on y voit des tiges et des feuilles distinctes, ou du moins des organes qui en ont l'apparence. Les réceplacles eux-mêmes cessent d'être confondus avec les frondes. La liga des Sargasses est fixée aux rochers par ua cpatement en forme de disque ou de bouclier, quelquefois par des crampons rameux.
SAÎV
La forme, ladircclion et les dimensions de cette tige sont infiniment variables; elle est droite ou fiexueuse , cylindrique ou anguleuse, souvent comprimée, même plane, tordue en spirale, lisse, épineuse ou seulement inégale et tuberculeuse. Les feuilles, sessiles ou sensiblement pcliolées, sont membraneuses , coriaces, olivâtres ou brunes, munies d'une nervure qui persiste jusqu'au sommet ou s'évanouit avant d'y arriver, entières ou dentées , épineuses même sur les bords, simples, dirhotomes ou pinnalifides. Elles sont, en outre, pour la plupart du moins, percées de pores d'où s'échappent de la mucosité et quelquefois des filaments confervoïdes, que Réaumur prenait pour des organes fécondateurs. On rencontre, en outre, des vésicules sphériques , oblongues ou pyriformes, placées ordinairement dans l'aisselle des feuilles ou sur le pétiole de celles ci,etmunies ou privéesd'appendicefiliforme ou foliiforme au sommet. Ces organes, qui renferment un gaz dont nous avons donné ailleurs la composition {voy. phvcées), sont les analogues de la vessie natatoire des Poissons, et, comme elle , sont destinés à favoriser la natation de la plante, qui, si elle en était dépourvue , serait exposée à être entraînée au fond des mers par son propre jioiils. En observant dans toutes ses phases la morphose des aérocystes , car c'est ainsi qu'un les nomme, il est facile de se convaincre qu'ils résultent de la transformation d'une feuille. Les réceptacles, distincts de la fronde , comme les aérocystes et les feuilles, sont ordinairement placés dans l'aisselle de celles-ci ; rarement ils terminent les rameaux. Us sont dichotomes ou en grappes , cylindriques ou comprimés , et même plans , lisses ou tuberculeux, quelquefois hérissés d'aiguillons. Les conceptacles , sphériques , sont nichés dans la couche corticale de ceuxsi , et s'ouvrent au dehors par un pore plus ou moins dilaté. Dans le jeune âge, et particulièrement chez quelques espèces, ce porc est fermé par un organe membraneux , que M. Meneghini a décrit comme un opercule. Nous l'avons observé aussi dans le S. linifolium des côtes de la Morée ; mais nous n'avons pu y reconnaître une structure celluleuse , et nous le considérons comme une couche de mucilage concréiée. Les conceptacles renferment à la fois , ou séparément ,
SAR
quelquefois sur le même individu, d'autres fois sur des individus distincts , deux sortes d'organes qui, dans ces derniers |temps , sont devenus l'objet de recherches intéressantes. Les uns et les autres naissent des parois des loges et convergent vers le centre, en tendant toutefois, surtout vers la maturité, à se rapprocher du pore dont chaque loge ou conceptacle est percé; ou bien ce sont de vraies spores nées dans une cellule pariétale, et acquérant de grandes dimensions. Ces spores deviennent brunes avec l'âge et sont enveloppées de la cellule matricale, qui , quelquefois, persiste sous forme de périspore , et , dans d'autres cas , se déchire pour livrer passage à la spore. Elles sont , de plus , accompagnées de filaments cloisonnés le plus souvent simples, et qu'on nomme paraphyses; ou bien ce sont des filaments cloisonnés aussi, mais rameux, et dans le dernier endochrome desquels se forment des corpuscules qui , à une certaine époque de la vie de l'Algue , sortent de leur prison, et, armés de deux cils vibratiles , s'abandonnent à des mouvements très vifs, que l'eau douce ou les stupéfiants font cesser aussitôt. MM. Decaisne et Thuret , qui ont fait cette belle découverte sur le Pelvetia canaliculala et le Physocaulon nodosuni, comparent ces corpuscules aux anthéridies des Muscinées , et en concluent la présence des sexes dans les plantes de cet ordre.
Le genreSargassese compose de nombreuses espèces : on en connaît aujourd'hui plus de cent. Aussi M. Kùtzing a-t-il déjà tenté de le subdiviser ; mais les caractères qu'il assigne à ses genres Spongocarpus, Halochloa, Myagropsis et Carpacanthus , et qui son! propres tout au plus à fonder des sections, ne nous semblent pas motiver des distinctions génériques.
Les espèces de ce genre ne croissent pas au-delà du 40* degré dans les deux hémisphères ; et si on les rencontre quelquefois par d'autres latitudes, c'est que , arrachées du fond des mers par les tempêtes , elles y ont été portées par les courants. Nous avons parlé ailleurs de la mer de Sargasse ( voy. PHYCÉEs), nous n'en dirons rien dj plus ici. (G. M.)
SARGLE. Sargus. poiss. — Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, famille des Sparoïdes, établi par G Cuvier {Règne animal^
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t. II, p. 181), et caractérisé principalement par la forme des incisives qui sont élargies, lompriniées, tronquées à leur extrémité, ce qui les rend presque semblables aux incisives de l'homme.
MM. G. Cuvier et Valenciennes {Uisloire des Poissons, t. VI, p. 9) décrivent quatorze espèces de ce genre dont quatre vivent dans la Méditerranée. Ce sont les Sarg. Rondelelii , Salviani , annularis, vetula G. Cuv. et Val. Les autres espèces habitent les mers étrangères.
Les Sargues se nourrissent en général de petits coquillages et de petits crustacés dont ils brisent l'enveloppe avec leurs molaires. Quelques espèces cependant, principalement celles de la mer Rouge et de l'océan Atlantique, ont un régime herbivore. Leur couleur ordinaire est le gris argenté plus ou moins rougeàtre. Leur taille atteint 13 à 20 centimètres. (M.)
SARGLS. INS. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Notacanthes, tribu des Stratiomydes, établi par Fabricius aux dépens des Musca de Linné.
M. Macquart, qui adopte ce genre [Diptères, Suites à Buf [on, édhion Roret, t. I, p. 260), en décrit sept espèces parmi lesquelles nous citerons, comme la plus commune, le Sargus cuprarius Fab. {Nemolelus id. Deg., Musca id. Linn.). On trouve cette espèce dans toute la France. (L.)
SAllIAMA. OIS. — Voy. cariama.
SAKIAVA, Keinw. bot. va. — Synon. de Dicahjx, Lour.
SAr«IBUS,Rumph.(^»n&om., I, 42, t. 8).
BOT. FH. — Synon. de Licuala, Rumph.
*SARICOVIA. MAM.— M. Lesson {Nouveau Tableau des Mammifères, 1 842) indique sous cette dénomination un sous-genre du groupe des Loutres {voy. ce mol) qui comprend principalement la Lutra Drasiliensis, connue vulgairement sous le nom de Sari- ]Ovicnne. (E. D.)
SARIGUE. MAM. — Genre de Marsupiaux dont il a été parié au mot didelphe de ce Dictionnaire. Voy. cet article. (E. D.)
SARJGLE Él>I\ELSE. MAM. — Le Porc- Épic à queue prenante, type des genres Coendou et Synethère [voy. ces mots), porte cette dénomination vulgaire. (E. D.)
SARISSUS, Gœrtn. (I, 118, t. 25). bot.
PB.— Synon. à'Hydroiihilax, Liuu.
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SARKIDIORXIS, Eyton. ois. —Synon.
d'Anser, Pennant, genre établi sur VAns. mclanonotus Vcun. (Z. G.)
SARMEiVT. Sarmenlum. bot.— Tige ou branche tout à la fois ligneuse et grimpante.
SARMENTACÉES. Sarmentaceœ. bot. PH. — Un des noms qu'a reçus la famille des Ampélidées {voy. ce mot ), et qu'on n'a pas' dû adopter comme contraire aux règles ha-' bituellement suivies. (Ad. J.)
SARMEMTEUX. Sarmeniosus. bot. pu.
— Nom donné aux plantes ligneuses dont les sarments, longs et flexibles , cherchent les corps voisins pour appui. Exemple : la Vigne.
SARIIIENTA. BOT. PH. — Genre de la famille des Gesnéracées, tribu des Beslériées, établi par Ruiz etPavon {Flor. Peruv., I, 8, t. 7). L'espèce type, Sarmienta repens, est une herbe qui croît au Chili.
*SAROBRAACinA. crust.— Mac-Leay, dans les Illustrations of theZoology of South Africa, donne ce nom à un g. de Crustacés de l'ordre des Décapodes brachyures. (H. L.)
SAROPODA (aapo;, balai; iroî,-, pied).
INS. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu desApiens, famille des Anthophorides, établi par Latreille ( Gen. Crust. et Ins.f t. IV, p. 177). L'espèce type , Saropodarolundata Latr., est très commune dans le midi de la France. (L.)
*SAROTES (^aou-/)';, qui balaie), arachn.
— C'est un genre de l'ordre des Aranéides, de la tribu des Araignées, établi par Sundewall aux dépens des Araignées des auteurs anciens et des Thomisus de 'Walckenaër.
Chez ce genre, les mandibules sontcylindriques, du double plus longues que la largeur du front. Les yeux sont disposés sur deux séries. Le céphalothorax est arrondi, déprimé. Les pattes sont longues, épaisses, subégales. L'espèce type de ce genre est VAranca regia de Fabricius, ou le Thomisus leu-cosius de Walckenaër et de Latreille. (H. L.)
*SAROTES. BOT. PU. —Genre de la famille des Byttnériacées, établi par Lindley {Swan- Biver, XIX). Arbrisseaux de la Nouvelle Hollande. Voy. byttnériacées.
*SAROTHAM-\US (^«p^'-:, balai; e^'avo;, buisson), bot. pu. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Lolées, établi par Wimmer {Flora v. Soldes. ^ 278). Petits arbustes des régions centrales 21*
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et australes de l'Europe. Voyez lécumi-
NKUSKS.
SAUr.ACE\A, Tourner. {Inst., 467).
BOT. PII.— Synon. de Sarracenia,lAnn.
SARÎIACIÎME. Sarracenia. bot. pu. — Genre type de la famille des Sarracéniées, de la Polyandrie rnonogynie dans le système de Linné. Il est formé de plantes herbacées, qui croissent naturellement dans les lieux marécageux de l'Amérique septentrionale, surtout parmi les Sphagnum. Leurs feuilles, toutes radicales, ont une conformation fort singulière; leur pétiole, ou la partie qu'on lui assimile pour l'ordinaire, se creuse en une sorte de vase ou ascidie ovoïde ou allongé en cornet, dont la longueur varie, selon les espèces, de quelques centimètres à plusieurs décimètres, et qui se termine supérieurement par un large oriGce ; quant à leur portion analogue au limbe , elle forme une lame arrondie ou un peu en cœuTj petite proportionnellement, et ressemblant, bien que relevée d'ordinaire, à un couvercle qui serait destiné à clore l'ascidie pétiolaire. D'entre ces feuilles s'élève une hampe terminée par une grande fleur penchée, de couleur jaune ou rougeàtre, et présentant les caractères suivants: Involucre de trois petites folioles embrassant un calice à cinq sépales persistants; corolle à cinq pétales onguiculés, concaves, connivents; étamines nombreuses, à filet très court et anthère biloculaire, introrse; ovaire libre, à cinq loges multi-ovulées, surmonté d'un style court , que termine un très grand stigmate persistant, sous forme d'un grand disque convexe, foliacé, pentagonal. Le fruit est une capsule à cinq loges , ^ui s'ouvre en cinq valves par déhiscence loculicide, et qui renferme des graines en grand nombre et très petites.
Nous citerons comme exemple de ce genre la S.vnnAciiME pourpke, Sarracenia piirpurea Lin., espèce commune dans l'Amérique septentrionale, où on la rencontre depuis la haie d'IIiidson jusqu'à la Caroline. Ses feuilles .<;oi:l longues de 15 centimètres environ ; leur ascidie est fortement renflée, presque ovoïde, relevée sur son côté supérieur d"i:ne crête longitudinale assez saillante; leur limbe est dressé, en cœur, et presque réniforme, échancré au sommet; sa fleur rouge est grande, portée sur une
SâR
hampe de 2 ou 3 décimètres de longueur; les cinq angles de son stigmate sont saillants et bifides. On cultive aujourd'hui assez fréquemment cette plante, soit en serre tempérée, soit en orangerie, soit même, d'après quelques horticulteurs, en plein air; on lui donne une terre tourbeuse, qu'on maintient constamment très humide, afin de reproduire, autant que possible, les circonstances dans lesquelles elle est toujours placée dans les lieux oii elle croît spontanément. J Les Sarracénies présentent un fait curieux, sur lequel l'attention a été appelé™ depuis plusieurs années par divers observateurs. Leurs ascidies sont de véritables pièges à Insectes. Déjà Smith , dans son In- Iroduclion to Dotany, avait donné quelques détails à cet égard; mais des observations plus précises ont été publiées dans une lettre adressée à ce botaniste par M. James Macbride, de la Caroline méridionale {On the Poioer of Sarracenia adunca to entrap Insects; Trans. of the Linn. soc. XII ^ p. 4S 52), dont nous allons traduire un passage: « Les Sarracenia flava et S . adunca {S. variolaris Michx.) croissent dans le plat pays de la Caroline en grande abondance. Si , dans les mois de mai , juin et juillet , lorsque les feuilles de ces plantes remplissent leurs singulières fonctions de la manière la plus complète, on en détache quelques unes, qu'on les place dans une maison et qu'on les fixe dans une direction verticale , on voit bientôt les Mouches attirées par elles. Aussitôt ces Insectes s'approchent de l'oriBce de ces feuilles , et , se posant sur ses bords, ils semblent sucer avidement quelque chose sur leur surface interne; ils restent quelque temps dans cette position; mais enfin, attirés, à ce qu'il paraît, paf la douceur de cette substance, ils entrent dans le tube... Bientôt ils glissent et tombent au fond du tube , où ils se noient , on bien ils essaient en vain de remonter » (retenus qu'ils sont par les poils dirigés do haut en bas, qui garnissent la surface interne de ce tube), a Dans une maison infestée de Mouches, peu d'heures suffisent pour qu'une feuille se remplisse de ces In» sectes pris de la sorte. La cause qui les attire est évidemment une substance douco et visqueuse, ressemblant a du miel, qui
est exorétde ou exsudée par la surface interne du tube... Pendant les mois du printemps et de l'été , elle existe en quantité appréciable à l'œil et au toucher... Par un temps chaud et sec, elle épaissit de manière à ressembler à une membrane blanchâtre. » (P. D.)
*SA1\RACÉ\IÉES. Sarracenieœ. eot. pu.
— Petite famille de plantes dicolylédonées, polypctales , hypogynes , ainsi caractérisée : Calice de 4-5 folioles imbriquées, le plus souvent accompagné d'un petit involucrede 3 folioles. Autant de pétales alternes , onguiculés , connivents , manquant dans l'un des genres. Étamines en nombre indéfini , insérées, ainsi que les pétales, sur le réceptacle, à filets libres, à anthères introrses , adnées [ou oscillantes, biloculaires , s'ouvrant dans leur longueur. Ovaire libre, à 5 ou 3 loges, renfermant chacune un grand nombre d'ovules anatropes insérés à l'angle interne sur plusieurs rangs. Style court. Stigmate petit, à 3 lobes peu marqués, ou plus ordinairement dilaté en une sorte de large chapeau pentagone pétaioïde. Capsule 3-o-loculaire, à déhiscence loculicide. Graines à test solide, rarement prolongé en une aile marginale , à petit embryon situé dans l'axe et à la base d'un gros périsperme charnu. Les espèces sont des herbes croissant dans les marais, la plupart de l'Amérique du Nord, une seule de l'Amérique tropicale. Leurs feuilles , toutes radicales , présentent cette singulière forme qu'on a nommée ascidie, celle d'un vase tubuleux plus ou moins allongé , surmonté d'un petit limbe foliacé qui forme comme un couvercle redressé, muni à l'intérieur de poils dirigés en bas , et de glandes qui sécrètent , probablement en partie, le liquide souvent abondant à l'intérieur. Des mailles de cette rosette de feuilles s'élèvent une ou plusieurs hampes terminées chacune par une fleur, plus rarement par plusieurs disposées en grappes , et chacune accompagnée d'une bractée; ces fleurs sont rouges , jaunes ou blanches.
GENRES
Sarracenia ,' L. {Sarracena , Tourn. — Coleophyllum , Moris. — Bucanaphyllum , Pluck.) — //diamp/iora, Benlh. (Ad. J.)
S.\r.!lACIÏ,\. TOT. PU. — Genre de la famille des Solanacées, tribu des Solanées,
SAR
établi parRuiz et Pavon (Prodr., 31, . 3i). Herbes du Pérou. Voy. soLANACiirs.
SARUACL\E ou SARKASIXE. bot. pu.
— Nom vulgaire de VArisiolochia Clcmali' tis Linn.
SARRASIIV,Fa5'opyntm(<pxy&), je mange; TTupôç, froment). BOT. pu. — Genre de la famille des Polygonées, de l'Octandrie trigynie dans le système de Linné. Tournefort l'avait considéré primitivement comme distinct et séparé; mais Linné l'ayant confondu dans son grand genre Polygonum , les botanistes adoptèrent cette réunion jusqu'au moment oîi Campdera et la plupart des auteurs modernes sont revenus à l'opinion de Tournefort. Les Sarrasins sont des plantes herbacées , presque toujours annuelles, qui croissent spontanément dans les parties moyennes de l'Asie, et qui sont cultivées comme alimentaires; leurs feuilles sont cordées-haslées , accompagnées de stipules demi-cylindriques; leurs fleurs hermaphrodites ou unisexuées par avortement, présentent : un périanthe coloré, profondément quinquéfide , marcescent ; huit étamines placées par paires devant les divisions externes du périanthe et isolément devant les internes; huit petites glandes hypogynes alternant avec ces étamines ; un pistil formé d'un ovaire trigone, uniloculaire, uni-ovulé, surmonté de trois styles que terminent autant de stigmates capités. A ces fleurs succède un akène trigone, entouré par le périanthe persistant et flétri, contenant une seule graine dressée, de même forme que lui, et dont l'embryon est placé dans l'axe d'un gros albumen farineux.
L'espèce la plus importante de ce genre est le Sarrasin commun, Polygonum esculenlum Mœnch. (F. vulgare Nées, Polygonum FagopyrumLin.), vulgairement connu sous les noms de Sarrasin , Blé noir, Carabin , Bucail. Il est originaire de l'Asie tempérée, et aujourd'hui sa culture occupe en Europe de grandes surfaces de pays , particulièrement dans les contrées montueuses où e!!e remplace quelquefois celle de toutes les autres céréales. C'est une plante annuelle, dont la tige dressée et rameuse s'élève à cinq ou six décimètres, en moyenne; dont les feuilles pétiolées sont cordees-sagittées, acuminées. Ses fleurs blanches ou légèrement purpurines sontpédicelléeset fornvent
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des grappes réunies en corymbc. Son fruit a les trois angles lisses, aigus, entiers, et il dépasse le périanlhe, qui a persisté. L'ai- 'bumen du Sarrasin fournit une farine qui, lans pouvoir cire comparée à celle du Froment, entre cependant pour une part imiportante dans l'alinienlalion de l'homme isur plusieurs points de l'Europe. Cette farine est assez blanche; mais le pain qu'elle donne est très coloré, lourd et indigeste; c'est cependant le seul que mange le peuple en divers cantons de nos départements montagneux, de la Bretagne, etc. La compacité de ce pain lient à ce <^ue la pâle de Sarrasin ne lève pas ou presque pas; d'un autre côté ses propriétés nutritives sont bien inférieures à celles du pain de Froment, la fécule n'entrant dans la farine de Sarrasin que pour un peu plus de moitié, et le gluten pour environ un dixième du poids.
Néanmoins, bien que fournissant un aliment médiocre, le Sarrasin est cependant une plante alimentaire très importante, d'autant plus précieuse qu'elle réussit dans des terres fort médiocres, qui seraient impropres à la culture des céréales, et que de plus, semée dans les terres à blé après la moisson, elle donne sans peine une recolle supplémentaire dès le mois de septembre. A part ce premier usage de la farine de Sarrasin , on en fait encore des galettes, des bouillies et diverses préparalicns alimentaires. D'un autre côté, la graine tout entière de celte plante est fort propre à nourrir et engraisser la volaille, les Cochons, les Chevaux. Enfin , la plante elle-même enterrée au moment de la floraison est regardée comme constituant un bon engrais. Plusieurs agronomes ont dit aussi qu'elle forme un assez bon fourrage vert pour les bestiaux. Néanmoins M. Vilmorin a émis des doutes à cet égard, d'après sa propre expérience, et il l'a accusée d'occasionner des vertiges et des accidents fâcheux, lorsqu'elle est donnée en abondance. Le Sarrasin se sème généralement à la volée, à l'époque où l'on n'a plus à redouter les gelées tardives. La rapidité de sa végétation compense entièrement ce retard. Même lorsqu'on ne le cultive que pour sa graine, on ne le sème guère avant la fin du mois de juin. Dans ce dernier cas, on jette environ un demi-hectolilre de graine par hectare.
SAR
On emploie aux mêmes usages le Sap.rasiN DE Tautauie , Fagopyrwu ialaricum Gaertn. {Polygonuni talaricum Lin.), qui ressemble au Sarrasin commun par son port, par la forme de ses feuilles , mais qui s'en dislingue par ses fleurs en grappes interrompues, pendantes; surtout par ses fruits acuminés, dont les trois angles sont sinuésdentés. Il donne une farine inférieure en qualité à celle du Sarrasin commun; mais, par compensation, il est plus rustique qua celui-ci , de telle sorte qu'il peut être scmi de meilleure heure et plus tard. Il réussil également dans les terres les plus maigres.
Depuis quelques années, on a essayé en Europe la culture du Sarrasin a cymes. Fa' gopyrum cymosum Trevir. {sub Polygono), espèce vivace originaire du Népaul , où elle est également cultivée comme alimentaire. C'est une plante mullicaule, d'une végétation extrêmement rapide et vigoureuse, qui s'élève à un mètre ou davantage, dont les feuilles sagiitées ou presque hastées, acuminées, sont grandes, glauques en dessous, dont les petites fleurs blanches forment des grappes assez serrées, grêles et recourbées. Ses fruits ont leurs angles marginés. L'expérience a montré que cette plante, sur laquelle on avait fondé beaucoup d'espérances, est sujette à un inconvénient majeur: ses fleurs coulent pour la plupart; et, parmi ceux de ses fruits qui nouent, aucun n'arrive, en Europe, à une parfaite maturité. Elle ne pourrait donc être utilisée que comme fourrage vert, ou plutôt comme engrais. Au reste, elle résiste aux froids les plus rigoureux de nos hivers. (P. D.)
SARRIETTE, bot. ph.— Voy. satureîa.
*SARROTRIPA. ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Platyomides, établi par Duponcheî {Catalogue des Lépidoplères d' Europe, p. 287) qui y rapporte deux espèces: S. sevayanaet russiana. Elles vivent en Europe. (L.)
SARROTRiUM ( aapu-oov , balai ). ins — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères , de la famille des Colydiens et de la tribu des Synchitiniens, créé par Illig-r {KœferPr., I, p. 344) et adopté par Erichson (Nalm'geschichte der Insecten Deutschlan ds , 1845, p. 259). Latreille {Gênera Cruslaccurumet Inseclorum, II, p. 172, 1) luidoiui..' le nom d^Orlhocerus, et le classe à tort parfni