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de tubercules écailleux qui sont semblables sur le dos , le ventre et la queue.
5" Igcaniens ouEcnotes (tu, beau; vùtoç, dos). Comme les animaux de la famille pré- (édente, ils ressemblent beaucoup aux Lézards, mais ils s'en distinguent surtout parce que leur abdomen n'est pas recouvert de grandes plaques carrées, et que la plupart ont la gorge renflée et des crêtes sur le dos ou la queue.
6° LACERTIENS ou AuTOSADRES { avTo'î ,
même; aavpoç, lézard). Le sommet de la tête garni de grandes plaques collées immédiatement aux os; langue, quoique protractile, plus courte que celle des Varans, et simplement échancrée à la pointe, couverte le plus souvent de papilles comme écailleuses; le dessus du corps garni de petites écailles sur le dos et les flancs; queue conique, arrondie, pointue, formée d'anneaux verticillés ; le dessous du ventre protégé par de grandes plaques carrées, entoilées et mobiles.
7° CHALCmiENS ou CyCLOSADRES ( xiIx>o; ,
arrondi; aaûpoç, lézurJ). Pattes très courtes; doigts variant par le nombre et le développement; les écailles du corps disposées par bandes.
8» SCINCOIDIENS ou LÉPIDOSOMES ( Aettiç ,
écaille; côïfta, corps). Pattes courtes, àdoigts libres, garnis d'ongles, ou bien plus de pattes visibles à l'extérieur comme dans le groupe des Orvets; le cou et la queue à peine distincts du tronc; et par cela l'animal tendant de plus en plus à devenir serpentiforme , et à établir ainsi le passage sériai des Sauriens aux Ophidiens; tout le corps recouvert d'écailles entuilées.
Tel est le résumé de la classification de MM. Duméril etBibron; nous renvoyons le lecteur aux deux tableaux qu'ont donnés ces auteurs dans l'ouvrage que nous avons cité, et aux articles Reptiî^es, Crocodile, Caméléon, Gecko, Varan, Iguane, Lézard, ChalciDE, Orvet, Scinque, etc., de ce Dictionnaire. (E. Desmarest.)
*SAURIODES,Dejean {Catalogue, 3' édition, p. 72). INS.— Synonyme de Ca^us, Lacordaire, Boisduval, et d'Oi/iiits, Leach, Erichson. Voy. ce dernier mot. (C.)
SAURITE. REF. — Espèce du genre Couleuvre.
♦SADROCERCUS (^«vpoî, lézard; x£>-
èktj
y.oç, queue), rept — Genre de la famille des Salamandrides, établi par Fitsiuger (<$j/$(. iïepf.,1843).
*SAUROCHAMPSA , Wagl. {Syst.
Amph., 1830). rept.— Syn. de Mosasaurus.
*SAIJR0CHEL1S (cr««poî, lézard; x^'- ;,vç, chélys). rept. — Genre de la famille des Tortues, établi par Latreille (Fam. nat. 1825).
*SAURODACTYLUS («raîpoç, lézard; ^âxTuioç, doigt). REPT. — Genre de la famille des Geckos, établi par FitzingerC^yst. Rept., 1843),
*SAUROGLOSSUM(<ravpoç, lézard; 7X53a», langue), bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Néottiées, établi par Lindley (m Bot. Beg., 1. 1613). Herbes de l'Amérique tropicale. Voy. orchidées.
♦SAUROiDICHMlTES. eept. — Voy.
cheirothericm.
*SAL'ROMATUM(aaûpo5, lézard; f^aToç, recherche), bot. ph. — Genre delà famille des Aroïdées, tribu des Dracunculinées-Euaroïdées, établi par Schott. {Melet., 17). Herbes de l'Inde. Voy. aroïdées.
*SAUR01MORPHLS(aavpo;, lézard; p:optpiî, forme), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Brachélytres, formé par Dejean [Catalogue, 3' édition, p. 67) sur une espèce du Brésil qu'il nomme S. meticulosus. (C.)
*SAUROPHAGUS, Swains. ois.— Synon.
de Tyrannus, Vieill., G. Cuv. division de la famille des Tyrans. Foy. tyran. (Z. G.)
*SAUROPHIS (<rc<5po;, lézard; o<fii, serpent). REPT. — Genre de la famille des Chalcidiens, établi par Fitzinger (iV. class. Rept., 1826). L'espèce type, Saurophis seps Filz. {Saurophis Lacepedei Dum. et Bibr., Lacei-la telradactyla Lacép., Chalcides tetradactylus Daud., Telradactylus chalcidicus Merr., Chalcis telradactyla Guér., Saurophis telradactylus Schinz., etc.), habite la pointe australe du continent africain.
*SAUROPSIS (.^aîpoç, lézard ; S^a, aspect). REPT. — Genre de la famille des Salamandres, établi par Fitzinger {Syst. Rept. y 1843). '
*SAUROPSIS(ca3po;,lézard ; ov{,eç, aspect). poiss. Foss. — Genre de l'ordre des Ganoïdes, famille des Sauroïdes homocerques, établi par M. Agassiz {Recherches sur les Poksous fossiles). On en connaît trois espèces; la pre-
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niière appartient au lias , les deux autres aâx
terrains jurassiques
SAUROmS ((Taûpoç, lézard ; woû;, pied).
iBOT. PH. — Genre de la famille des Euphoribiacées, tribu des Pliylianthées, établi par Blume {Bijdr., 595). Les gauropus rhamnoïdes et albicans, principales espèces de ce genre, sont des arbrisseaux qui croissent à Java.
SAUROSTOMUS (^aSpoç, lézard ; <7tô,x«, bouche), poiss. foss. — Genre de l'ordre des Ganoïdes, famille des Sauroïdes homocerques, (établi par M. Agassiz {Recherches sur les Poissons fossiles). L'espèce type et unique, Saurostomus esocinus Agassiz, provient du lias de TOberland badois.
SALROTHEKA. ois.— Nom latin, dans la méihode de Vieillot, du genre Tacco. Voy. ce mot. (Z. G.)
SAURURÉES. Saurureœ. bot. ph. — Famille de plantes dicotylédonées , dont les fleurs nues présentent plusieurs étamines , de 3 à 8, autour d'un pistil central , insérées au-dessous de lui ou soudées à sa paroi , de telle sorte qu'elles semblent partir de ses côtés ou même de son sommet. Ces étamines ont leurs filets distincts, portant à leur extrémité, quelquefois terminée par un assez gros conneclif, une anthère adnée dont les deux loges s'ouvrent dans leur longueur en dedans ou de côté. Ce pistil est composé de 3-3 carpelles, libres au sommet, que terminent autant de stigmates allongés, papilleux à leur surface interne ; ces carpelles sont soudés plus ou moins haut en un seul corps, tantôt constituant chacun une loge qui renferme 2-4 ovules ascendants de la loge , tantôt réunis dans la partie qui leur est commune seulement par leurs bords infléchis, de manière a présenter une cavité unique avec plusieurs placentas pariétaux muiti ovules. Le fruit, charnu ou capsuaire, s'ouvre, dans ce dernier cas, le long des sutures ventrales. La graine, semblable h celle des Pipéracées, présente un embryon antitrope, très petit, envelopi)é dans un sac charnu, celui-ci en haut d'un gros périsperme farineux ou charnu. Les espèces sont des herbes habitant les eaux ou les marais, vivaces au moyen de rhizomes rampants ou de tubercules, abondant principalement dans les régions tempérées de l'Amérique du Nord ou de l'Asie orientale , beaucoup
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plus rares entre les tropiques , à tiges feuillées et renflées à leurs nœuds , ou à hampes s'élevant du milieu d'une rosette de feuilles radicales. Les feuilles alternes , entières , sont portées sur un pétiole élargi à la base , le plus souvent muni d'une sti|iu!e aiil> laire quelquefois engainante. Les fleurs, accompagnées chacune d'une bractée , plus ou moins développées , forment des épis quelquefois contractés , et munis à la base d'un involucre de grandes folioles colorées qui leur donne l'apparence d'une fleur unique. Les substances aromatiques acres qui abondent dans plusieurs parties, confirment l'affinité de ces plantes avec les Poivres.
Tribu 1. — Sacrdrées proprement dites.
Étamines hypogynes. Carpelles presque distincts formant chacun une loge.
Sàururus, L. {Spalhium , Leur. — Mat" tuschia, Gmel.).
Tribu 2. — Houttdtniées.
Étamines épigynes. Ovaire 1 -loculaire à plusieurs placentas pariétaux.
Houtluynia , Thunb. ( Polypara , Lour.) — Anemopsis , Hook. {Anémia, Nutt.) — Gymnolheca, Decaisne. (Ad. J.)
SAURlIRUS((Tavpoç, lézard; ovpâ, queue).
BOT. PH. — Genre de la famille des Saururées, établi par Linné (Gen., n. 4610). Les Sàururus cernuus Linn. et lucidus Don , principales espèces de ce genre, sont des herbes qui croissent dans les eaux marécageuses de l'Amérique boréale.
SAUSSUREA ( nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores , tribu des Cynarées , établi par Pe Candolle (m Annal. Mus., XVI, 197; Prodr. VI, 531). Les espèces de ce genre sont assez nombreuses. Parmi elles nous citerons surtout les Sauss. elongata, riincinata, elala, Japonica. Ce sont des herbes qui croissent sur les plus hautes montagnes de l'Europe, en Sibérie et quelques unes dans l'Inde.
SAUSSUREA* Salisb. {inLinn.Transact.y VIII, 11). bot. ph. — Synonyme de Funftia, Spr.
SAUSSURITE. CÉOL.— Nom donné par M. d'Omalius d'Halloy à l'espèce connue sou» celui de Jade. Voy. roches.
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SAUTERELLE. Locusta. iNS. — Linné considérait les Sauterelles comme une simple division de son grand genre Gryllus ; mais il appliquait à tous les représentants de cette division le nom commun de Tclligonia. Peu après, Geoffroy en forma un genre particulier, celui de Sauterelle, en latin Locusia, dénomination empruntéeaux anciens, mais sous laquelle étaient confondues autrefois les espèces beaucoup plus nombreuses appartenant à un autre type de l'ordre des Orthoptères, celui des Acridiens. Quoi qu'il en soit, le nom imposé par Geoffroy aux véritables Sauterelles fut généralement admis. Degéer, Fabricius , Olivier , Lamarck , Latreille , l'adoptèrent sans restrictions dans leurs différents ouvrages. Latreille, dans son Gênera Crustaceorum et Inseclorum, sans en modifier les limites, commença à indiquer des divisions appuyées sur quelques caractères lires de la proportion des élytresetdela forme du thorax. Ce fut l'origine des genres que les entomologistes établirent plus tard aux dépens des Locusta. Ce grand genre devint en même temps pour Latreille le type d'une famille de l'ordre des Orthoptères, celle des Locustaires, Locustariœ. Plus tard, le même naturaliste établit un genre propre pour les espèces dont les organes du vol sont rudimentaires , et le thorax en forme de selle; ce fut le genre Éphippiger. Peu après , M. Charpentier formait le genre Barbisle, avec plusieurs espèces très voisines des Éphippigers de Latreille. Thunberg avait aussi mentionné un genre Phyllophora, très voisin des vraies Sauterelles.
Mais ce fut M. Serville qui, ayant entrepris la formation de nombreuses divisions génériques parmi les Orthoptères , divisa réellement l'ancien genre Locusta. La famille des Locustaires de Latreille fut partagée par M. Serville {Revue méthodique des Insectes de l'ordre des Orthoptères , Ann. des se. nat., t. XXII) en vingt-huit genres. Depuis cette époque, quelques autres ont encore été établis par MM. Guérin , Brullé, Fischer, Gray, Burmeister, etc. , et par M. Serville lui-même dans les Suites a Buffon.
Dans notre Histoire des Insectes, l'ancien genre iocMs/a , avec les nouvelles adjonctions, constitue la tribu des Locusliens {Locuslii ). Elle est caractérisée par la présence d'antennes extrêmement longues et déliées;
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par des cuisses postérieures très longues « renflées et propres au saut; des tarses de quatre articles, et un abdomen terminé dans les deux sexes par une paire de petits appendices articulés , et muni , dans les femelles , d'une longue et robuste tarière ou oviscapte.
La tribu des Locustiens, représentant le genre Sauterelle des premiers entomologistes, se trouve séparée en cinq groupes , comprenant en tout vingt-six genres, plusieurs de ceux établis par les entomologistes que nous avons cités étant considérés comme formant de simples divisions secondaires.
Les cinq groupes de Locusliens se reconnaissent facilement d'après quelques caractères tirés des antennes et des pattes, comma on peut en juger par le tableau suivant :
Cuisses postérieures à peine renflées; les
qu'à la base. Antennes pubescentes.
Labre très grand Pkochilites.
insérées sur le front. Tête ayant son sommet conique Ptérocuroiites
insérées au sommet du front. Tête ayant son
arrondi. Palpes peu (res ■ '""S» LOCOSTITBS.
•nDées. , insérées sous les yeux au L.bre de \ ^^^^^^ ^^^ f^^^^j ^^,^
rondi. P.ilpes médiocrement longs BRABVrOHITIS.
insérées au sommet du front. Tète ayant son
pes maxillaires extrêmement longs. . ; . GïYLlACBITES
Les Prochilites comprennent le seu genre l'rochilus , représenté par une seuU espèce de l'Australie.
Les Pterochrozites renferment les genre* Plerochroza Serv. , Pseudophyllum Serv., Platyphyllum Serv. , Acanthodis Serv. C'est aussi dans ce groupe que viennent se placer les genres Typophyllum, Thliboscelus Serv. Les Pterochrozites peuvent compter parmi les plus beaux Locustiens; plusieurs sont ornés de très belles couleurs. Ces Insectes , d'une grande taille pour la plupart, sont surtout répandus dans l'Amérique méridionale. Ils ont néanmoins quelques représentants dans l'Inde et en Afrique.
Les LocusTiTES constituent le groupe lo plus nombreux ; il a pour type le genre Sauterelle proprement dit (Locusta), et il renferme de plus les genres Mecopoda, Phyllo-
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phora (Ilyperomala Boisd. ) > Aspidonotiis Brul., Phaneroplera Serv., et ses divisions Steirodon et Phylloptera Serv., Scaphura (Gymnocera Br.),Xiphidion, Copiphora, Conoceplialus, Declicus, Meconema Serv., Acri- ^T>a Gm., et Barbilistes Gharp.
Tous ces Locustes sont dispersés dans les différentes régions du monde; ils ont quelques représentants en Europe , mais la très grande majorité des espèces habite l'Amérique méridionale.
Les Bradyporites se font souvent remarquer par la pesanteur de leur corps et par l'état rudimentaire des organes du vol ; cependant ces caractères ne sont pas généraux. Nous rattachons à ce groupe les genres Ephippiger Litr . , Helrodes F isch. , Bradypora Charp. , Megalodon BruU., Saga Gharp.
Tous ceux-ci sont dispersés sur l'ancien continent.
EnGn les Gryllacrites rappellent un peu par leur aspect général la forme des Grylliens; mais tous leurs caractères les placent parmi les Locustiens. Nous rattachons à ce groupe les genres Listroscelis , Gryllacris Serv. , et Anoslostoma Gray. Leurs représentants habitent l'Amérique méridionale, l'Inde, l'Afrique, et même la Nouvelle- Hollande.
Ainsi, comme on le voit, l'Amérique méridionale est la patrie des trois quarts des espèces connues de Locustiens. L'Européen nourrit un fort petit nombre.
Le genre Sauterelle (locmfa) se trouve réduit aujourd'hui aux espèces qui, offrant les caractères généraux des Locustiens et des Locustites, ont des élytres plus longues que les ailes, le sternum mutique, et le front tubercule entre les antennes. Le type de ce genre Locusta , ainsi restreint par presque tous les entomologistes, est la seule espèce décrite, et en même temps la plus commune de la tribu dans notre pays : c'est la grande Sauterelle verte, Locusla viridissima Lin., si abondante dans les prairies et même sur les arbres, pendant la fin de l'été et surtout pendant l'automne, car plus tôtonla trouve ordinairement à l'état de larve ou de nymphe. C'est cet Insecte que les gens de la campagne , des environs de Paris et du nord de la France, désignent improprement sous le nom de Cigale. Ge type du genre Saulecelle doit, en même temps , être considéré
T. XII
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comme le type de la tribu des Locuslïens. Les Sauterelles en général , c'est-à-dire toute la tribu des Locustiens, forment l'un des groupes zoologiqucs les plus naturels et les plus nettement délimités. L'inégalité do leurs pattes et le développement des membres postérieurs , qui les rend propres au saut, suffiraient seuls pour les distinguer des Orthoptères coureurs, comme les Blattes, les Mantes et les Phasmes ; la longueur et la ténuité de leurs antennes les séparent complètement des Acridiens , chez qui ces appendices ont une brièveté et une épaisseur constantes. Les Sauterelles ne sont, en réalité, étroitement liées qu'au groupe des Grylliens, et encore ces deux types sont-iîa très distincts l'un de l'autre. Dans les Locustiens comme dans les Grylliens , les antennes sont longues et sétacées; mais, chez ces derniers, leur épaisseur est supérieure, et leur longueur moins considérable. Chez les uns et les autres , les élytres et les ailes antérieures sont pourvues à leur base d'un organe de chant formé par des nervures épaisses , laissant entre elles un espace plus ou moins circulaire transparent et fortement tendu : de là le nom de miroir donné à cette partie; mais son développement est moindre chez les Locustiens. Dans ces derniers , les organes du vol , en général très longs , sont parfaitement rabattus sur les parties latérales du corps pendant le repos; au contraire, chez lesGrylliens, ils sont plus courts, et le corps étant ordinairement plus épais , les élytres ne sont pas rejetées sur les côtés. Les tarses des Locustiens sont toujours composés de quatre articles; tandis que chez les Grylliens en général , comme dans tous les Acridiens, ils n'en ont que trois. Cependant certaines différences à cet égard se faisant remarquer parmi les Grylliens , nous n'attachons au caractère fourni par le nombre d'articles aux tarses qu'une valeur fort secondaire. Enfin les Locustiens, par la présence seulement d'une tarière robuste chei les femelles, se distingueraient de tous les autres Orthoptères. Ces caractères les lient étroitement aux Grylliens; mais, chez ces derniers , l'oviscapte est toujours compara» tivement d'une ténuité très grande.
La tarière des Sauterelles, formée de deux lames cornées rapprochées l'une de l'antre pendant le repos, et s'écartant pour le \u>r •^ '^ 23*
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sage des œufs dans l'acte de la ponte, varie [notablement dans sa forme, suivant les esl)èces et les genres. Tantôt c'est un instrument en forme de sabre très peu courbé, tantôt, au contraire, c'est un instrument 1res recourbé en forme de serpe. Souvent aussi l'oviscapte est très fortement dentelé sur ses bords, vers l'extrémité. Sous le rapport de l'organisation , les Locustiens peuvent compter aujourd'hui parmi les types entomologiques les mieux connus {voyez la planche 76 [Insectes] de la nouvelle édition (iu Règne animal de Cuvier, et les observalions de M. Léon Dufour sur l'anatomie des Orthoptères ; Mémoires des savants étrangers publiés par l'Académie des sciences, t. VII, 1841). La grande Sauterelle verte a été surtout l'objet des investigations des anatoinistes, ainsi que VEphippigera.
Le système nerveux a été étudié avec détails. Le cerveau ou les ganglions cérébroïdes sont d'un médiocre volume. Le ganglion sous-œsophncien et les centres nerveux thoraciques sont presque également espacés et placés chacun dans leur anneau respeotif. Les ganglions abdominaux très petits, comparativement aux noyaux thoraciques , demeurent distincts au nombre de six, le dernier étant notablement plus volumineux que les précédents : en un mot, le système nerveux des Sauterelles est fort peu centralisé. Comme chez tous les Orthoptères, le système nerveux de la vie organique est très distinct.
L'appareil digestif est très complexe. Le tube intestinal a une longueur qui excède d'environ une fois celle du corps. Il dcbme par un œsophage qui, aussitôt, se renfle plus ou moins, suivant son état de plénitude, en un jabot de forme oblongue. Le gésier qui lui succède est arrondi, d'une texture extrêmement résistante, et garni intérieurement (le six rangées longitudinales de pièces triturantes semblables à de petites écailles plus ou moins aiguës et très serrées les unes contre les autres. Le ventricule chylifique , qui offre l'apparence d'un vaste estomac légèrement bilobé antérieurement, se continue en un tube grêle, terminé par un bourrelet, autour duquel viennent s'insérer les canaux biliaires. Ceux-ci, réunis à leur origine en cinq faisceaux, sont grêles, en nombre très considérable, toujours entrelacés, et
rampant sur une grande partie de la longueur du tube digestif. L'intestin qui fait suite à la portion grêle du ventricule chylifique est presque droit; il se renfle près de son extrémité en un rectum ovoïde, présentant a sa surface six bandelettes longitudinales.
Les glandes salivaires sont très grandes ; elles sont formées d'utricules nombreuse^ agglomérées par petits paquets , et venant déboucher dans le canal commun au moyen lie conduits très grêles. La glande que M. Léon Dufour considère comme un réservoir est oblongue et cylindroïde ; son canal, réuni à celui des utricules salivaires, s'ouvre dans la bouche.
L'appareil respiratoire a Un grand développement chez ces Insectes. Les stigmates se font remarquer sur les côtés du prothorax et sur ceux de l'abdomen, sous un repli tfès prononcé du tégument. Les trachées , pour ainsi dire, toutes tubuleuses chez les Sauterelles , sont en nombre extrêmement considérable. De chaque orifice stigmatique part un faisceau très volumineux. Ces trachées se ramifient sur tous les organes; il est impossible d'indiquer ici la répartition exacte de tous ces tubes respiratoires : il faudrait entrer djns des détails que ne comporte nullement l'étendue de cet article. Néanmoins un fait curieux mérite d'être remarqué. Quand on vient à disséquer une Sauterelle vivante prise au repos, il est très ordinaire de trouver ces trachées , pour la plupart aplaties et contenant peu d'air; mais si l'on ouvre un de ces Orthoptères au moment où il vient de parcourir en volant un espace considérable, les tubes respiratoires sont à peu près remplis. Ce fait montre que les Locustiens, si bien partagés sous le rapport du développement de leur appareil respiratoire , n'ont besoin de toute son activité que pour exécuter des voyages aériens.
Dans ce type entomologique, les trachées ont une légère coloration d'un jaune roussâtre ; cette nuance est due au contact du sang, qui pénètre entre les deux membranes trachéennes. Chez tous les Insectes dont le fluide nourricier présente une coloration grise ou jaunâtre, les trachées cessent d'être incolores.
Le vaisseau dorsal est garni, dans sa portion abdominale, de fibres musculaires qui
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le maintiennent solidement fixé à la paroi supérieure. Les chambres ou cloisons, au nombre de huit, sont très marquées chez Iles Sauterelles. En isolant convenablement par la dissection le vaisseau dorsal, on les distingue même à Toeil nu ou avec le secours Vua très faible grossissement.
les organes de la reproduction ont un léveloppement considérable chez les S;iiiterelles. Les organes mâles sont volumineux et réniformes. A leur intérieur on les trouve constitués par un nombre énorme de petites capsules. Les vésicules séminales, en ires grande quantité, forment deux groupes principaux : l'un , antérieur, composé des plus longues, dont la forme est tubulaire; l'autre, des plus courtes, dont la forme est plus vésiculeuse.
Les ovaires ont l'apparence de deux faisceaux conoïdes , occupant une grande portion de la cavité abdominale; ils sont composés d'une quarantaine de gaines ovigères, multiloculaires; le col des ovaires est tubuleux, et chacun d'eux s'ouvre dans l'oviducte exactemen t à la base de la tarière. La vésicule copulatrice est de forme oblongue , et du côté opposé il existe un conduit tubuleux qui paraît avoir pour fonction de sécréter l'enduit qui se dépose sur les œufs à leur passage dans l'oviducte.
Les habitudes des Sauterelles sont celles des autres Orthoptères herbivores. Elles vivent dans les prairies, dans les champs, souvent sur les arbres , dévorant les feuilles et les tiges des plantes ; elles occasionnent ainsi des dégâts peut-être assez considérables ; mais ces Orthoptères étant dans tous les pays peu nombreux, comparativement aux Acridiens qui vivent de la même manière, leurs ravages ont presque toujours passé à peu près inaperçus.
Dans notre pays les Locustiens se montrent à l'état adulte dès le mois de juillet. Et on les rencontre jusqu'au moment où les froids commencent à se faire sentir. Pendant tes journées d'été et d'automne, et surtout pendant les soirées les plus chaudes, léchant des Sauterelles se fait entendre dans la campagne à d'assez grandes distances. Les mâles, qui seuls ont la faculté de produire un bruit pénétrant, par le frottement de la portion basilairedeleuriélytres, exécutent cette stridulation aiguë dont le but principal est d'ap-
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peler la femelle pour l'acte de l'accouplement. Chez les espèces de Locustiens dont les organes du vol avortent plus ou moins, la faculté d'émettre des sons n'en existe pas moins. Les élytres des Ephippigers, réduites à de simples écailles courbées et pourvues de nervures très saillantes et très robustes, venant à frotter Tune sur l'autre, produisenf également une stridulation fort pénétrant^. On a souvent l'occasion de s'en apercevoij pendantl'automne, quand on passe prèsden vignes, oi!i se tiennent habituellement kn Ephippigers.
Ainsi les Locustiens exécutent un chani d'une autre manière que les Acridiens : chei ces derniers il est produit par le frottement des pattes postérieures contre les élytres , chez les premiers les pattes ne sont nullement mises en jeu. Après le rapprochement des sexes, les femelles cherchent un endroit convenable pour y opérer le dépôt de leurs œufs. C'est dans la terre que ces Insectes les enfouissent. La femelle, à l'aide de sa tarière, pratique une ouverture à la surface du sol, et bientôt après elle y dépose un ou plusieurs œufs, puis elle les recouvre de terre de manière à dérober complètement à la vue le trou qu'elle a d'abord pratiqué. La tarière a donc pour usage de permettre à l'animal de déposer ses œufs sous terre à une certaine profondeur.
Les œufs passent l'hiver; les jeunes Sauterelles éclosentau printemps; d'abord d'une extrême petitesse, elles grossissent rapidement. Leurs formes, du reste, sont si semblables à celles de l'adulte, qu'on peut déjà reconnaître en général leur espèce avec toute certitude, malgré l'absence des organes du vol. Elles subissent trois mues ou changements de peau, sans qu'on distingue encore ni élytres ni ailes. On les dit alors à l'état de larves ; mais après la quatrième mue, les ailes se montrent sous la forme de lamelles emmaillotées par une membrane. L'Insectr en considéré à ce moment comme étant à l'état de nymphe. Peu de temps après, une cinquième mue s'opère; les élytres et les ailes, dépouillées de leur membranes, s'éten dent bientôt, et l'animal se trouve arrivé au terme de son développement.
Les Sauterelles émigrent certainement eu diverses circonstances, comme le font les Acridiens; mais, vu leur rareté comparative,
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ces émigrations sont peu considérables; il paraît du reste que dans les localités ravagées par les Orthoptères sauteurs, les Locustiens s'unissent très ordinairement aux Acridiens pour éniigrer vers des contrées où la végétation est encore florissante. Les Locustiens véritablement européens sont rangés aujourd'hui dans divers genres. Outre la grande Sauterelle \erle(Locusiaviridissima), nous citerons encore lesPhanéroptères, dont le type appartient a notre pays {Phaneroptera lilifolia) , espèce d'une forme extrêmement élégante et d'une belle couleur verte; les Xiphidions, dont le type se rencontre aux environs de Paris {Xiphidion fuscum Fabr.); les Decticus, qui se font remarquer par leur teinte grise ou brunâtre avec des taches plus obscures ( D. verrucivorus, griîews, tessellaius); la seule espèce connue du genre Meconema {M. varia Fabr.); les Barbitisles, dont plusieurs sont «fiommuns, surtout dans l'Europe méridionale; le genre Ephippigera, dont le type est commun aux environs de Paris; l'Ephippigera des vignes [Ephippigera vitium Seur.), et quelques autres espèces très voisines d'Espagne et de Sicile; le Bradyporus dasypus , qui habite la Grèce et la Hongrie; et enfin le genre Saga, dont le type {Saga serrala Fabr.) se rencontre dons le midi de la France et dans une grande partie de l'Europe méridionale. Nous avons figuré dans notre Atlas, Insectes Orthoptères, pi. III, fig. 1, comme représentant du groupe des Sauterelles, la Sad- TERELLE A SIX POINTS, grande et belle espèce ée l'île de Madagascar. (Bl.)
*SAUTERIA (nom propre) bot. cr. — (Hépatiques.) Genre de la tribu des Marthanliées, établi par M. Nées d'Esenbeck [Hep. Eur., IV, p. xxx et 139) sur le Lunularia alpina de M. Bischoff. Nous en avons nous-même (Aie. d'Orb., Voy. Amer, mérid. Bot., p. 56) ajouté une seconde espèce sous le nom de S. Berteroana. Voici les signes auxquels on reconnaîtra ce genre 5<ien distinct desLunulaires : Réceptacle femelle pédoncule, bi-quadripartite, à lol)es fructifères rarement soudés dans leur bord , le plus souvent, au contraire, divisés jusqu'à la base et dépourvus, dans l'intervalle, de toute espèce d'appendice. Pédoncule pâle, continu avec la fronde, nu à sa base. Involucres monocarpes, aussi nombreux que les
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lobes, formant avec ceux-ci autant de tubes campanules et s'ouvrant au sommes en un large orifice plurifide. Périanthe nul. GoilTe persistante, pyriforme campanulée, t déhiscence irrégulière, aussi longue que l'involucre ou le dépassant quelque peu. Capsule globuleuse, s'ouvrant en quatre o ■ six valves qui n'atteignent que son milieu, et munie d'un pédicelle dont la longueu n'excède pas celle de l'involucre. Élatère.> bi- ou quadrispires, caduques et naissani à la baseintérieuredela capsule. Inflorescencemâle inconnue. Point d'appareil gemtnifère. La fronde qui supporte les réceptacles esJ simple ou à peine bifurquée et se continue par lesommet. Assez semblable en apparence à cellede certaines Riccies, elle est dépourvue de nervure, mais sa superficie supérieure est aréolée et munie de pores, tandis que l'inférieure porte des squames imbriquées et des radicelles. Les deux espèces connues habitent les hautes montagnes ou les régions alpines des deux hémisphères. (C. M.)
SAUTEUR. OIS. — Nom vulgaire d'une espèce de Gorfou. Voy. ce mot.
SAUTEUR DE ROCHER mam. — Une espèce d'Antilope {voy. ce mol), plus connue sous le nom de Klippspringer, porte quelquefois cette dénomination. (E. D.)
SAUTEURS. MAM. — Quelques Marsupiaux, ainsi qu'il a été dit aux mots Salientia et Saltaloria, ont reçu le nom de Sauteurs, dénomination parfois aussi appliquée aux Gerboises. (E. D.)
♦SAUTEUSES. Saltatoriœ. ar.^chn. — Walckenaër, dans le tome premier de son Histoire naturelle des Insectes aptères, désigne sous ce nom la première famille du genre des Saltiques {Alte), et dont les espèces qui la composent ont les pattes grosses et courtes dans les femelles. Celle famille renferme un très grand nombre d'espèces, et, parmi celles qui peuvent la représenter, je citerai leSalticuslanicus de W&kkenaër. (H. L.)
♦SAUTIERA. BOT. PH — Genre de la famille des Acanthacées, tribu des Dicliptérées, établi par M. Decaisne {inNouv. Ann. Mus., 111,283). Herbes de l'île de Timor. Voyez acanthacées.
SAUVAGESIA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Sauvagisiées, établi par Linné(Gen. n. 286). On en connaît 7 ou 8 espèces , parmi lesquelles nou» citerons
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comme type le Sauvag. erecta Linn. Cette espèce croit depuis le Mexique jusqu'aux provinces extratropicales du Brésil. Ses feuilles sont mucilagineuses; les nègres de Cayenne remploient en guise d'herbe potagère, et les Péruviens l'estiment comme remède pectoral. (J.)
SALVAGESIÉES. Sauvagesiœ. bot. ph.
— Famille de plantes dicotylédonées , polypctales, hypogynes, ainsi caractérisée : Calice de cinq folioles imbriquées, libres ou plus ordinairement réunies par leur base, quelquefois les deux extérieures plus petites. Autant de pétales alternes, constamment 'mguiculés,à préfloraison tardive. Étamines hypogynes, toutes ou seulement les cinq allernipétales anthérifères; dans ce dernier cas, un ou deux rangs plus extérieurs d'étamines stériles , l'un constant , composé de cinq écailles pétaloïdes quelquefois soudées en un tube et oppositipétales, l'autre situé en dehors, et existant dans un seul genre, composé de filets colorés en nombre indéfini ou défini et alors alternipétales; filets des étamines fertiles courts, soudés a la base avec les écailles; anthères dressées, biloculaires, extrorses , s'ouvrant par une fente dans toute leur longueur ou seulement à leur sommet. Ovaire libre, sessiie ou constamment slipi té, composé de trois valves carpellaires, tantôt se touchant seulement par leurs bords, tantôt réfléchies plus ou moins à l'intérieur, et même quelquefois au point de former en bas trois loges incomplètes. Style terminal cylindrique ou en massue , terminé par un stigmate entier ou tridenté. Ovules nombreux, anatropes, insérés sur deux rangs au bord libre des valves. Graines ovoïdes ou allongées, à test scrobiculé ou plus rarement lisse et alors bordé d'une aile étroite, membraneuse , à hile basilaire. Embryon droit , dans l'axe d'un périsperme charnu qu'il égale en longueur, à cotylédons courts, à radicule cylindrique tournée du côté du hile. Les espèces sont des herbes (nnuelles ou plus communément des sousirbrisseaux, très glabres et luisants , a feuil- .Jes alternes, souvent rapprochées et imbriquées, simples, entières, lancéolées ou linéaires, quelquefois bordées de points glanuiuleux, à pétioles très courts ou nuls, avec deux stipules persistantes, souvent ciliées. Les fleurs blanches, roses, violacées ou plus
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rarement jaunes, sontsolitaires ou géminées à l'aisselle des feuilles supérieures , ou , par le passage de celles-ci à la forme de bractées, forment des grappes ou paniciiles terminales. Ces espèces s'observent toutes dans l'Amérique tropicale, excepté une seule, répandue sur presque toute la zone équatoriale. Leurs propriétés sont encore mal connues.
Sauvagesia, L. {Sauvagea, Neck.— /ron, P. Br. )—Lavradia, \i\\oz. —Luxemburgia, St Hil. {Pleclanlhera, Mart.). (Ad. J.}
SAUVEGARDE. Salvator. rept.— Genre de Reptiles de l'ordre des Sauriens créé par G. Cuvier, qui leur applique la dénomination latine de Monilor que l'on a aussi quelquefois donnée aux Varans {voy. ce mot), et adopté par MM. Duméril et Bibron , qui le désignent en latin sous le nom de Salvator. Le genre Sauvegarde est un démembrement de celui des Tupinambts deDaudin, et correspond aux Tejus de Merrem , aux Podinema et Clenodon de W^agler, et aux Exypneusles de M. Kaup.
Le genre Sauvegarde est ainsi caractérisé par MM. ûuméril et Bibron : Langue à base engainante, fort longue, très extensible, divisée à sou extrémité en deux filets grêles , lisses, à papilles rbomboidales ; palais nom denté; dents intermaxillaires légèrement aplaties de devant en arrière, ofl'rant deux ou trois échancrures a leur sommet; premières dents maxillaires en crocs; les suivantes droites, comprimées, tricuspides dans le jeune âge , tuberculeuses dans les vieux sujets; narines s'ouvrant sur les côtés de l'extrémité du museau, entre une naso-rostraie, une naso-frénale, et la première labiale supérieure des paupières; une membrane du tympan tendue à fleur du trou de l'oreille; peau de la région inférieure du cou formant deux ou trois plis transversaux simples; dos revêtu de petites écailles anguleuses, lisses, non imbriquées, disposées par bandes transversales; plaques ventrales plates, lisses, quadrilatères, oblongues, en quinconce ; des pores fémoraux ; pattes teiminées chacune par cinq doigts légèrement comprimés , non carénés en dessous : deux des postérieurs ayant une petite dentelure à leur bord interne; queue cyclo-tétragone, unx)eu comprimée en arrière.
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La taille des Sauvegardes est considérable, car elle atteint parfois plus d'un mètre. Ces animaux appartiennent aux contrées chaudes du Nouveau Monde; les lieux qu'ils habitent ordinairement sont les champs et la lisière des bois, quoique pourtant ils éie grimpent jamais sur les arbres; mais ils fréquentent aussi, dit-on, les endroits sablonneux , où ils se creusent des terriers dans lesquels ils se retirent pendant l'hiver. Suivant d'Azara , les Sauvegardes, quand ils sont poursuivis, et qu'ils rencontrent, soit un lac, un étang ou une rivière , s'y jettent pour échapper au danger qui les menace , et n'en sortent que lorsque tout motif de crainte leur semble avoir disparu. Ces Reptiles n'ont pas, il est vrai, de pattes palmées; mais leur longue queue, un peu comprimée, devient sans doute, dans cette circonstance , une sorte de rame dont ils se servent avec avantage. D'Âzara ajoute que les Sauvegardes se nourrissent de fruits et d'Insectes; qu'ils mangent aussi des Serpents , des Crapauds , des Poussins et des œufs; il prétend même qu'ils recherchent le miel , et que pour s'en procurer, sans avoir rien à redouter de la part des Abeilles, ils exécutent un certain manège, qui consiste à plusieurs reprises, en s'enfuyant chaque fois, à donner un coup de queue contre la ruche jusqu'à ce qu'ils soient parvenus à chasser les Abeilles. Ces derniers faits n'ont pas été vérifiés sur les lieux d'une manière certaine ; mais M. Bibron a trouvé dans l'estomac de tous les individus qu'il a ouvert de nombreux débris d'Insectes , et même une fois, à des débris de Coléoptères, à des restes de Chenilles tout ratatinés, il a vu mêlés des lambeaux de peau et des portions d'os qui avaient certainement appartenu à une espèce d'Amelva.
On ne place que deux espèces dans ce genre ; ce sont :
1° Le Sauvegarde de Mérian , Salvator Merianœ Dumcril et Bibron ; Lacerla Tecuixinminov seu Teiuguaca Novœ Hispaniœ Seba; Lacerla Teguixin Linné, Gm , Pennant; le Sauvegarde d'Amérique G. Cuvier; Tupinambis moniior Hasselt, Wied., Spix ; Tejus monitor Merrem, Wied.; Podinema Teâfutxi»! Wagler , Wiegmann. Il a puur caractères priucipiuix : Région frênaie offrant deux grandes plaques en arrière de la
naso-frénale; bord supérieur de la tempe garni de cinq ou six scutelles de grandeur médiocre. Ce Saurien atteint 4 ou 5 pieds de longueur ; sa coloration est , en dessus , d'un noir quelquefois très foncé, sur lequel une belle couleur jaune se répand sous forme de taches, tantôt très petites et irrégulièrement disséminées , tantôt , au contraire , assez grandes et disposées de manière a produire des bandes transversales, et le plus ordinairement deux raies qui s'étendent, l'une à droite, l'autre à gauche, depuis l'angle de l'occipu 'usqu'à la racine de la queue, en longeant le iout du côté du cou et la partie latérale du tronc; le dessus de la tête et celui des membres sont plus ou moins semés de gouttelettes jaunes : on en voit également sur la queue , qui est annelée de jaune et de noir dans les deux tiers postérieurs de son étendue; toutes les régions inférieures sont jaunes, marquées en travers de bandes noires, plus ou moins étroites, nettement imprimées , d'autres fois interrompues et faiblement indiquées. Le jeune âge varie un peu de l'adulte , surtout en ce que les individus présentent, sur toute la longueur du cou et du dos, des bandes noires bien larges et bien nettes, appliquées transversalement sur un fond brun uniforme.
Cette espèce est répandue dans toute l'Amérique méridionale et dans plusieurs Antilles.
2" Le Sauvegarde ponctué de noir , Salvator nigropunctalus Duméril et Bibron ; Lacerla Tecuixin Séba ; Tupinambis nigropunctalus Spix; Ctenodon nigropunctalus Wagler, 'Wiegmann. Il a pour caractères : Région frênaie offrant une seule grande plaque en arrière de la naso-frénale; bord supérieur de la tempe garni de quatre grandes scutelles. De la taille du précédent. Le système de coloration s'en rapproche également beaucoup, et n'en diffère guère qu'en ce que les régions inférieures du corps, et particulièrement la gorge, au lieu d'être marquées de bandes transversales noires, sont semées assez irrégulièrement de taches de la même couleur. Cette espèce , comme celle qui précède, se trouve, assez communément, dans presque toute l'Amérique méridionale.
Le Sauvegarde ponctué de noir est le type du genre Ctenodon Wagler, établi sur ce que, par opposition au genre Podinema ^
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qui renfermerait le Sauvegarde de M(Mi;iii , il aurait eu seul les dénis intermaxillaires dentelées; mais, d'après MM. Duniëril et Bibron.ce caractère n'est véritablement pas exact; car les Podinèmes et les Cténodons ont les uns et les autres , lorsqu'ils sont jeunes, le sommet de leurs dents incisives marqué de petites dentelures.
Le Sauvegarde Lézardet est le type du genre Crocodilure (voy. ce mot), et il est indiqué sous les dénominations de Crocodilurus amazoniens Spix ; C. ocellalus Spix; C. lacertinus Duméril et Bibron.
SAVACOU. Cancroma. ois. — Genre de l'ordre des Échassiers, de la famille des Ardéidées (Hérons) de Vigors , de celle des Cultirostres de G. Cuvier; caractérisé par un bec très large, très évasé, à arête convexe en dessus , à mandibule supérieure terminée en crochet, creusée d'un sillon profond depuis les narines jusqu'à la pointe, et à bords tranchants; des narines oblongues, percées à la base du sillon, et en partie recouvertes par un rebord membraneux; le tour des yeux et la gorge nus; des tarses allongés aréoles; des doigts antérieurs soudes par un repli membraneux; un pouce articulé sur le bord interne, long , portant en entier sur le sol; l'ongle du doigt du milieu pectine sut le bord interne; des ailes atiiples et dépassant la queue , c(ui est courte.
Sauf la forme extraordinaire du bec , les Savacous sont de vrais Hérons : aussi ont-ils toujours été placés , avec raison , à .côté de ceux-ci.
On ne connaît jusqu'ici d'autre espèce que le Savacou huppé , Cancr. cochlearia et cancrophaga Linn. (Buff., pi. enl. 38 et 369). Le plumage de cet oiseau varie beaucoup : le mâle adulte a le dessus de la tête , une huppe , le derrière du cou , et une plaque de chaque côté, noirs ; tout le dessus du corps d'un gris plus ou moins clair, plus ou moins bleuâtre; les joues, le bord de r.iile, la poitrine et le dessous du corps blancs; la mandibule stipérieure noirâtre, I inférieure blanchâtre. Quelques individus, que l'on croit être des femelles , ont tout le manteau gris-blanc bleuâtre, et les parties inférieures d'un noir mêlé de roux ; d'aures sont entièrement roussâtres, à l'excep-
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tion de la tête qui est noire : ces dernier» sont probablement des jeunes.
Le Savacou huppé se trouve dans la Guiane et au Brésil. Il habite les savanes noyées, et se lient le long des rivières où la marée ne monte pas; c'est là que, perché sur les arbres qui avoisinent les eaux , il attend le passage des Poissons , dont il paraît faire sa principale nourriture, et sur lesquels il tombe, dit-on, en plongeant: on prétend qu'il se nourrit aussi de Crustacés et de Mollusques. Lorsqu'il est irrité , il redresse les longues plumes qui ornent son occiput, et s'élance avec fureur sur l'objet qui excite sa colère en frappant vivement ses mandibules l'une contre l'autre, à la manière des Cigognes. (Z. G.)
SAVALLE. poiss. — Nom vulgaire des Mégalopes.
SAVASTANIA , Neck. {Elem., n. 795).
BOT. PH. — Syn. de Tibouchina, Aubl.
SAVIA, Rafin. {in New-York Medic.
Reposit., II, Hex., V). bot. ph. — Syn. d'Amphicarpœa, Elliotl.
SAVIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Euphorbiacées , tribu des Buxées, établi par Willdenow {Spec, IV, 771 ). L'espèce type, Savia sessili(lora {Crolon sessiliflorum Sw. ), est un arbuste qui croît à Saint-Domingue.
SAVIGNYA. ARACHN.— Blackwall.m Annals and Magazine of natural history, désigne sous ce nom un genre de l'ordre des Araignées. (H. L.)
SAVIGNYA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères, tribu des Vellées, établi par De Candolle {Syst., II, 283; Prodr., 1 , 787). L'espèce type, Savig. /Egyptiaca {Lunaria parviflora Del.), est une herbe qui , comme son nom l'indique , croît en Egypte.
SAVOlVIEIl. Sapindus. bot. ph. — Genre de la famille des Sapindacées , à laquelle il donne son nom, de l'Octandrie trigynie dans le système de Linné. Les végétaux qui le forment sont des arbres répandus dans toute la zone intertropicale; leurs feuilles sont alternes, dépourvues de stipules, brusquement pennées, à folioles entières, souvent marquées de points translucides. Leurs fleurs sont polygames, disposées en grappes rameuses, qui prennent souvent l'apparence d'une pauicule terminale par suite de ravorlemeiis
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des feuilles sur les rameaux supérieurs ; elles présentent: un calice à cinq divisions profondes, égaie» entre elles; une corolle de cinq pétalea parfois pourvus d'une petite écaille sur leur onglet; un disque entier ou crénelé qui occupe le fond du calice; huit ou dix étamines à Clets libres; un pistil à ovaire central, sessile, creusé le plus souvent de trois loges uni-ovulées, à style simple, terminé par un stigmate peu profondément bi-trilobé. A ces fleurs succède un fruit charnu, rarement trilobé, plus habitueilennciU biou unilobé, par suite de l'oblitération d'une ou deux loges de l'ovaire; ces lobes sont arrondis et renferment chacun une seule graine dressée.
L'espèce la plus remarquable de ce genre est le Savonier usuel, Sapindus Saponaria Linn., qui croît naturellement dans les Antilles et dans les parties chaudes du continent américain. C'est un arbre de taille moyenne, dont les feuilles pennées présentent trois ou quatre paires de folioles ovales, lancéolées, entières, parmi lesquelles les terminales sont longuement acuminées, et ont leur pétiole commun ou rachis largement ailé. Son fruit est globuleux, à peu près du volume d'une grosse cerise. A sa maturité parfaite, il est rouge et formé d'une chair visqueuse, demi-transparente, amère. Il renferme une graine de laquelle on extrait une huile bonne à brûler et même à manger, lorsqu'elle est fraîche. Ces fruits se distinguent par une singulière propriété qui a valu à l'espèce et au genre entier le nom de Savonier. Leur pulpe agit comme une sorte de savon naturel ; elle fait mousser l'eau et lui donne la faculté de dégraisser le linge, comme le ferait de l'eau de savon ordinaire. Même à l'état sec ils conservent, quoiqu'.T un degré moindre, cette propriété qu'ils doivent à la présence d'une assez forte proportion de Saponine. La racine de ce Savonier possède la même propriété, mais moins marquée qu'elle ne l'est dans son fruit.
I Des propriétés analogues distinguent d'autres Savoniers, tels que \es Sapindus laurifolius Vahl, Sapindus aromaticus Vahl, et quelques autres indigènes de l'Asie tropicale. Quant au Sapindus Saponaria, il se distingue en outre par l'astringence de son écorce et de sa racine, qui sont usitées pour ce motif comme toniques amers,
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M. Cambessèdes a fait connaître (Flor.
Bras, merid., I, p. 391) une espèce de Savonier à laquelle il a donné le nom de Savonier COMESTIBLE, Sopindus esculentus Camb., dont les fruits sont bons à manger et sont même très estimés des Brésiliens. Elle croît au Brésil, dans la province de Minas Geraes, sur la lisière de ces bois qui se dépouillent de feuilles chaque année et qu'on nomme Catlingas. Une autre espèce à fruit comestible est le Sapindus Senegalensis Poir., dont le fruit a une saveur douce et vineuse qui en fait un aliment fort recherché des nègres et des colons du Sénégal. (P. D.)
SAVOXIVIER. Ryplicus. poiss. — Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, famille des Percoïdes, établi par G. Cuvier {Règne animal, t. II, p. 144), et caractérisé de la manière suivante : Opercules et préopercules épineux sans dentelures, ni aux uns, ni aux autres; dents en velours ; écailles petites et cachées sous l'épiderme; dorsale non échancrée et garnie d'un très petit nombre d'épines (3 ou 4).
Ce genre ne comprend encore que deux espèces décrites par MM. G. Cuvier et Valenciennes {Histoire des Poissons, t.lll, p. 60). Ce sont les Savonnier commun, Rypticws saponaceus G. Cuv. et Valenc. {Anthias id. Bl., Schn.) et Savonnier sablé, Rypticus arenatus G. Cuv. et Val. Toutes deux vivent dans les mers des régions chaudes de l'Amérique méridionale. Leur taille varie de 20 à 25 centimètres. Le nom de Savonnier qui a été donné à ces Poissons vient de la matière onctueuse et gluante dont leur peau est recouverte, et qui mousse comme du savon lorsqu'on la frotto avec la main. (M.)
SAXÏCAVE. ôaxicava {saxum, rocher; caoea, cave), moll. — Genre de Conchifères àimyaires, formant avec les Byssomies, dans l'ordre des Enfermés, une famille distincte, caractérisée par l'absence presque complète de dents cardinales à la coquille qui est bâillante, avec le ligament extérieur en même temps. Le manteau est prolongé en deux siphons charnus réunis, et le pied très petit sécrète un byssus. Les Saxicaves ont leur coquille transverse, inéquilatérale, plus courte et obtuse en avant. Cette coquille est rendue irrégulière par leur mode d'habitation dans les pierres calcaires, qu'elles savent creuser au lïîovend'unesécrétion, ou plus probablement
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au moyen (les courants d'eau passant sur leurs branchies, et chargée d'acide carbonique après avoir servi à la respiration. L'intérieur des valves montre deux impressions musculaires et une impression palléale échancrée postérieurement. Les Byssomies en diffèrent parce qu'elles ne sont pas perforantes, c'està-dire ne percent pas les pierres pour s'y loger, mais restent fixées par leur byssus. Le genre Saxicave fut établi par M. Fleuriau de Bellevue en 1802 , et ado'pté par Lamarck , qui le plaça d'abord dans la famille des Solénacées, et plus tard dans la famille des Lithophages, en y comprenant le petit genre que Cuvier nomma Byssomie; ce dernier auteur n'admettait pas le genre Saxicave, que M. de Blainville, au contraire, conserve avec les Byssomies et les Glycimères dans sa famille des Pyloridées. M. Deshayes, quia fait connaître plusieurs espèces fossiles de Saxicaves, admet également ce genre, en y comprenant, sous le nom de Saxicava rhomboïdes, la Donax rhomboïdes de Poli ou Solen minutus de Linné, que Lamarck avait inscrit sous ce dernier nom, en même temps qu'il en faisait, sous le nom d'Hiatellaarctica, un genre de sa famille des Cardiacées. La même coquille à l'état fossile a d'ailleurs aussi été nommée parBrocchi Blyaelongala. L'espèce type du genre Saxicave est la S. rugosa Lamk., des côtes occidentales de France et de la mer du Nord , dont une simple variété est décrite par Lamarck sous le nom de S- gallicana. C'est le Mytilus rugosns de Linné. (Duj.)
SAXÏCOLA. OIS. — Nom générique latin donné par Bechsiein aux Traqiiets. (Z. G.)
SAXICOLIDÉES. Saxicolidœ. ois. — M. de Lafresnaye, dans son Essai d'une nouvelle manière de grouper les genres et les espèces de l'ordre des Passereaux , d'après leurs rapports de mœurs et d'habitation (/Jewe zool. 1839, p. 161), a établi sous ce nom une famille qui, outre les Traquets, comprend encore un certain nombre d'Oiseaux dont on a fait des Merles , des Fauvettes, des Rubiettes, etc. En général, ces Oiseaux habitent les terrains secs et rocailleux, nichent à couvert et pondent des œufs de couleur bleu-clair ou bleu-verdâtre. Pour M. de Lafresnaye, cette famille, ainsi caractérisée, comprend les quatre groupes ftuivants :
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1» Saxicolidœ 11UMIC01..E et ntipicoi,*, renfermant les genres Pelrocinœla, Argua, OEnanlhe, chamnobia; 2" SAXicoLioiE ambu- LATORi.a: dont font partie les genres Sialis et Accentor; 3° SAXinoLioiE dumicol.e, composé du seul genre Saxicola; et 4° Saxicoud.s SYLviANiî, qui ne comprend également quele genre Phœnicura. Celte famille, si l'on en excepte le genre Accentor et peut-être lo ^eme Argya ou Chœtops, est assez naturelle. (Z. G.)
SAXÏCOLIDES. OIS. — Genre de la famille des Merles établi par M. Lesson sur une espèce qu'il a désignée sous le nom spécifique d'Erylhrurus. (Z. G.)
SAXICOLÏIVÉES. Saxicolinœ. ois. — Sous-famille correspondant en grande partie à la famille des Saxicolidées de M. de Lafresnaye. Swainson qui en est le fondateur la rapporte à sa famille des Sylvidœ. G.-R. Gray y comprend les genres Copsychiis, Baticilla, Nillava, Siphia, Ojanecula, Calliopc, Rubecula, Sialia, Pclroica, Hylodes, S'ymmorphus , Origma, Thamnobia, Campicola, Saxicola et Frulicicola. Le prince Ch. Bonaparte, qui a également adopté cette sousfamille, y rapporte encore les genres Potrocincla et Pelrocossyphus , que l'on place généralement dans la famille des Mérulidées (Z. G.)
SAXÏFKAGACÉES. Saxifragaceœ. bot.
PH. — Groupe de plantes dicotylédonées, polypétales, périgynes, qui en comprend plusieurs, distinguées par les uns comme de simples tribus, par d'autres comme autant de familles. Leurs caractères communs, par suite de cette réunion, plus vagues et moins définis, sont les suivants : Calice de cinq folioles, dont le nombre, plus rarement, peut se réduire jusqu'à trois ou monter jusqu'à dix, distinctes ou, plus généralement, soudées entre elles en un tube qui, souvent, se soude avec la totalité ou une partie de l'ovaire. Pétales en même nombre et alternes , insérés sur une lame glanduleuse qui tapisse le tube calicinal , entiers ou divisés, égaux ou quelquefois inégaux , dans quelques cas rares manquant complètement.
Éiamines insérées de même , en nombre égal et alternes aux pétales ou en nombre double, à filets libres, à anthères introrses, biloculaires, s'ouvrant longitudinalemcnt.
Ovaire libre ou soudé avec le calice en tout
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OK en partie, composé le plus souvent de deiji carpelles, plus rarement de trois à six, distincts ou réunis plus ou moins haut, formant par leurs bords réfléchis à l'intérieur des cloisons coniplètes ou incomplètes, dont lie bord est garni dans toute sa longueur, ou seulement à la base ou au sommet, d'ovules anatropes en nombre le plus ordinairement indéfini. Autant de styles distincts, ou soudés entre eux dans une élendue plus ou moins grande, njunis chacun d'un stigmate simple. Truit généralement capsulaire, dont les carpelles , à la niaiurité , se séparent de haut en bas en dedans. Graines menues, à test lisse ou scrobiculé, glabre ou velu, quelquefois prolongé en aile; embryon situé dans l'axe d'un périsperme charnu et épais, qu'il égale à peu près ou n'égale pas en longueur, à cotylédons courts, demi-cylindriques, à radicule tournée vers le hile , et, par conséquent, en haut, en bas ou en dedans, suivant que la graine est pendante, dressée ou horizontale.
GENRES
Tribu 1. — Saxifragées.
Herbes à feuilles alternes ou opposées , iépourvues de stipules (à moins qu'on ne considère comme telles les bords du pétiole souvent dilaté à sa base). Elles habitent en plus grande abondance les régions froides , soit en latitude, soit sur les montagnes même tropicales.et s'avancent jusqu'aux limites de la végétation.
Eremosyne , Endl. — Donalia, Forst.— Vahlia, Thunb. {Russelia, L. F. — Bislella, Del.)— iVim>no!a, Wight.—Boykinia, Nuit.
— Zahibrucknera , Reich. ( Oreosplenium , Zahibr.) — Saxifraga, L. {Porphyrion , Aizoonia, Dactyloides, Eropheron, Micranlhes, Arabidia, MicropetalumetHirculus, Tausch.
— Antiphylla, Chondrosea, Muscaria, Megasea , Dermasea , Spalhularia , Robertsonia , Aulaxis , Cotylea , Lobaria, Ciliaria et Leptasea, Haw — Hydalica, Neck. — Bergenia, Mœnch. — Geryonia, Schr.—Diplera, Bork.
— Ligularia, Duv. — Kingstonia, Gray) — Leplarrhena, R. Br. — Lulkea, Bong. {Eriogynia, Hook.)— Lepuropetalum, Eli. [Cryptopelalum, Ilook. — Pyxidanlhera,^]uh\.)
— Chrysos}>lcniuin, Tourn. — Ileuchera, L.
— Tobnica, Torr. Gr. — Mitellopsis, Meisn,
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( Dnmmondia , DC.) — Mitclla , Tourn. — Tellima,R. Br. (Lilhophragma,Nu\.l ] — Tiar relia, L. {Blondia, Neck.) — Hoteia, Morr., Decaisne. — Neillia, Don. — Aslille, Hans.
— Oresilrophe, Bung.
Tribu 2. — Cunoniacées.
Arbrisseaux ou arbres, à feuilles opposée», simples ou composées, à larges stipules inlerpéliolaires. Ils sont répandus dans la zone tempérés de l'hémisphère austral, surtout dans l'Australie , rares dans l'Amérique tropicale, et il ne s'en trouve pas en-deçà du tropique du Cancer. Plusieurs produisent des sucs gommeux.
Codia, Forst. — Callicoma, Andr. — Calycomis, R. Br. — Aphanopetalum, Endl. — Ceralopetahim , Sm. — Schizonieria , Don.
— Plalylophus, Don. — Anodopelalum, Cun.
— Weinmannia , L. (Windmannia, P. Br.)
— Leiospermum , Don. — Ackama , Cunn.
— Plerophylla , Don. — Arnoldia , Bl. — Gumillea, R. Pav. — CaîdeZuuia, Don. [Dieterica. Sut.) — Cunonia,L. {Osterdyckia , Burm. ) — Geissois , Labill. — Belangera , Cambess. {Polyslemon, Don.)— Lamanonia, FI. fl.
On cite à la suite, avec doute, quelques autres genres : Adenilema, Bl, ; Pellocalyx, Korlh.; et le Baucra, Kenn., dont quelques auteurs ont fait une petite famille particulière des Baucracées.
Tribu 3. — Hydrangées.
Arbrisseaux à feuilles opposées, simples, sans stipules. Assez abondants dans le nord de l'Amérique et de l'Inde, ainsi qu'au Japon ; rares au Pérou et à Java.
Hydrangea, L. {Horlensia, 3. — Peaulia, Comm. — Primula, Lour.) — Cardiandra , Sieb., Zucc. — Plalycrater, Sieb., Zucc. — Schisophragma , Sieb. , Zucc. — Jamesia, Torr., Gr. — Cornîdia, R. Pav. (Sarcostyles, Presl.) — Adamia, Wall. {Cyanilis, Reinw.) Broussaisia, Gaud.
Enfin M. Endlicher fait une quatrième tribu des Escalloniées, que nous avons traitée autre part comme famille distincte, et cite à la suite deux petits groupes, composés jusqu'ici , l'un d'un seul , l'autre de deiis genres seulement, les Rousséacées et les Brexiacées. (Ad. J.)
SAXIFRAGE. Saxifraga {^axa, les ro-
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chers; fra^gcre, briser; comme croissant dans lesfenles des rochers), bot. ph. — Grand genre de la famille des Saxifraf;acées, à laquelle il donne son nom, de la Déiandrie digynie dans le système de Linné. Les plantes qui le forment sont des herbes vivaces qui rroissent, pour la plupart, dans les parties tcinpi-rccs et froides de rhémisphère boréal, priucipalenieiit sur les grandes chaînes de montagnes, et dont quelques unes habitent l'Amérique, même dans ses parties les plus chaudes, mais en se maintenant alors à de grandes hauteurs. Leurs feuilles sont souvent charnues ou coriaces; les radicales fornicnt généralement une rosette dans le bas de la plante, tandis que les cauiinaires sont alternes ou, fort rarement, opposées. Leurs fleurs sont d'ordinaire en grappe simple ou composée, parfois modiOéeen corymbe, et elles présentent les caractères suivants: Calice libre ou plus souvent adhérent à la base de l'ovaire, à cinq lobes plus ou moins profonds; corolle à 5 pétales périgynes , presque toujours égaux; dix étamines périgynes; ovaire oQrant tons les degrés entre une indépendance complète et une adhérence presque totale, à deux loges multi-ovulées, surmonté de deux styles, que terminent deux stigmates obtus. A ces fleurs succède une capsule biloculaire, terminée supérieurement par deux becs dans l'intervalle desquels elle s'ouvre par déhiscence loculicide. Ces plantes jouent un rôle très important dans notre flore, dans laquelle elles figurent pour environ 40 espèces; de plus quelques unes d'entre elles sont communément cultivées dans les jardins. Aussi devons- nous nous arrêter sur elles quelques instants.
a. Porp/iî/rfon Tausch. Calice longuement gamosépale, dressé, persistant, libre ou adhérent. Graines anguleuses, lisses ou rugueuses. Feuilles opposées, coriaces ou un peu charnues, persistantes. Fleurs rouges, violacées, rarement jaunes. Ace sous-genre appartiennent trois petites espèces de notre flore, qui croissent dans les Alpes elles Pyrénées à des hauteurs considérables, et qui arrivent même jusqu'aux limites de la végétation. Ce sont les Saxifraga npposilifolia Lin., S. relusa Gouan, S. bi[luraA\\.
b. Aizoonia Tausch. Calice longuement gamosépale, dressé, persistant, adhérent. Graines ovales trigones, rugueuses. Feuilles
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allerncs , sessiles, épaisses et coriaces, d'un vert plus ou moins glauque, persistantes , entourées d'une bordure cartilagineuse , entière ou dentelée. Fleurs blanches, jaunes, plus rarement rouges. — Ici se rangent plusieurs de nos espèces indigènes. La plus commune d'entre elles est la Saxifiiace AizooN, Saxifraga Aizoon Lin., qu'on rencontre sur toutes nos montagnes, à des hauteurs moyennes. La plus remarquable peut-être pour la beauté est la iï. loitgifolia Lapeyr., magnifique plante très commune dans les Hautes-Pyrénées, et qui formerait un très bel ornement pour nos jardins, si elle ne se refusait à peu près entièrement à la culture. Cette Saxifrage est d'une rare élégance tant par sa rosette formée d'un grand nombre de feuilles linéaires, un peu plus larges dans leur extrémité, obtuses, entourées d'un rebord cartilagineux, crénelé, que par sa longue grappe paniculée, qui atteint quelquefois 4 et 5 décimètres de long, et qui, dans toute celle longueur, porte un nombre très considérable de fleurs blanches uni)eu jaunâtres. Nous l'avons vue fleurir quelquefois dans le jardin botanique de Toulouse.
c. Daclyloides Tausch. Calice longuement gamosépale, dressé, persistant, adhérent.
Graines rugueuses. Feuilles alternes, herbacées, vertes, planes, entières ou lobées, non marginées, rarement persistantes. Fleurs blanches, jaunâtres, rarement rouges. Les nombreuses espèces renfermées dans ce sousgenre sont souvent d'une détermination difficile; dans plusieurs cas, leurs formes semblent se rattacher l'une à l'autre ou même être réunies par des transitions presque insensibles. L'une des plus belles, si ce n'est même la plus belle d'entre elles, est la Saxi- FHAGE AQUATIQUE, à'axifraga aqualica Lap., dont la tige ascendante atteint de 3 à 5 décimètres de haut, dont les feuilles, en coin à leur base, sont divisées dans leur moitié supérieure en trois ou cinq lobes trifides eux-mêmes; ses fleurs sont grandes et blanches. Une espèce fort commune de cette même section est la Saxifrage granulée, 6'aa;i/ra5'a granulalahinn., connue vulgairement sous les nomsdeSanicledemontagne, Cassepietre.
Elle se trouve, non seulement sur les mon« tagnes, mais encore et surtout en plaine, dans les prés secs et sur les bords des bois.
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On la cultive coidiuc espèce d'ornement à une exposition fraîche et dans une terre légère. Elle doit son nom spéciûque aux bul • billes nombreux que porte la souche et dont la réunion ressemble à un amas de très petits tubercules. Ces petits corps fournissent un moyen facile pour la multiplier.
d. Bergenia Mœnch. Calice gamosépale à sa base, non adhérent, à lobes obtus, ascendants. Graines anguleuses, lisses. Tige sous-frutescente à sa base, généralement épaisse. Feuilles coriaces, persistantes, grandes, à pétiole élargi par sa base. Une espèce de ce sous-genre est aujourd'hui fort répandue dans les jardins. Nous voulons parler de la Saxifrage a fecili.es épaisses , Saxifraga crassifolia Lin. , vulgairement connue sous le nom de Saxifrage de Sibérie. Dans nos jardins, elle fleurit dès le commencement du printemps. On cultive aussi la Saxifrage ligulée, Sascifraga ligulala Wall., espèce voisine de la précédente et originaire du Népnul.
0. Micranthes Tausch. Calice gamosépale à ia hase, non adhérent. Capsule presque vi'siculcuse, marquée de nervures. Styles .'ioiiilés entre eux presque jusqu'à l'extréniiié. Graines oblongues, lisses. Tige presque nue. Feuilles oblongues , radicales. Fleurs géiiéralement petites, souvent ramassées.
Ex. : Saxifraga nivalis Lin.
f. Arabidia Tausch. Calice gamosépale à la base, non adhérent, étalé ou réfléchi. Pétales à long onglet, quelquefois inégaux. Graines striées longiludinalement. Feuilles alternes, en coin, ou obovales, en rosette, persistantes. Nous citerons comme exemples pour cette section la Saxifraga slellaris Lin., espèce très commune sur les montagnes, dans les lieux humides ou arrosés par l'eau provenant de la fonte des neiges, et Ja S. Clusii Gouan ( S. leucanthemifoUa Lapeyr.), plante de plus fortes proportions, qui croît principalement dans les Pyrénées. Quelques botanistes regardent ces deux plantes comme deux formes d'une même espèce.
g. Hydaiica Neclf. Calice à peine gamosépale par sa base, non adhérent. Filets en niassue, aigus au sommet; pétales presque égaux, ou deux d'entre eux plus longs que Ses autres. Capsule ovoïde, un peu ventrue. Styles très courts. Graines presque sphériques, rudes. Tige presque nue, souvent
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stolonifère. Feuilles généralement coriaces, presque orbiculaires ou en coin, roselées sur les jets stériles. Ici se rangent les Saxifraga cimeifolia Lin., S. umbrosa Lin., S. Jiirsuta Lin. , de notre flore , et aussi la Saxifrage sarmenteuse , Saxifraga sarmentosa Lin., espèce originaire de la Chine et du Japon, remarquable par les coulants ou stolons qu'elle émet à l'aisselle de ses feuilles inférieures, et par lesquels il est très facile de la multiplier.
h. Micropelalum Tausch. Calice à peine gamosépale par sa base, non adhérent. Filets filiformes. Graines oblongues, tuberculeuses. Ex.: Saxifraga rolundifolia Lin.
i. Hirculus Tausch. Calice semblable au précédent. Graines oblongues , relevées de points saillants. Tige feuillée, stolonifère. Feuilles alternes, étroites, nervées, entières, le plus souvent bordées de cils très raides, marcescentes. — Ici se rangent la Saxifraga Hirculus Lin. , du Jura et des Alpes, à grande fleur jaune, ordinairement solitaire; et la S. aisoides Lin., très jolie espèce, fort abondante dans les lieux couverts et humides des montagnes, où elle forme de grosses touffes d'un vert gai qui se couvrent vers les mois d'août et septembre d'une grande quantité de fleurs d'un jaune doré, souvent marquées de taches orangées. (P. D.)
SAXIFKAGEES. Saxifragece. bot. pu.
— Ce nom , par lequel nous avons désigné un des groupes des Saxifragacées , était appliqué par la plupart des auteurs à la famille entière; mais les mêmes la limitaient, pour la plupart , aux genres herbacés. C'est dans ces limites qu'on l'admet , en général, dans les Flores européennes. (Ad. J.)
SAXILAUDA. OIS. — Nom latind'un g. créé par M, Lesson sur r.4 lauda tarlarica dePaU^s, Ciseau du cap de Bonne-Espérance que Leva illan ta décrit sous le nom de Traçai. (Z. G.)
se ABElll A {scaber, rude), dot. c«, (Phycécs.) — Genre de la tribu des Fucées, éiabli par M. Greville {Syn.gen. Alg. , p. 36), sur une Algue paradoxale et encore mal connue, originaire de l'Australie. Son nom lui vient de ce que toutes les parties en sont comme verruqueuses. Elle est d'ailleurs caractérisée comme il suit: Fronde filiforme, cylindrique, coriace, rameuse, recouverte de petites feuilles verruqueuses et de vésicules. Les feuilles sont peltées, fixées à ia fronde
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par lin pétiole très court, lisses ducôlc init'ricur et disposées en spirale simple, dirigée de gauche à droite. Ce sont les feuilles de l'extrémité des rameaux qui, plus grandes «lue les autres, recèlent la fructification. Les \ ésiiules sont sphériques, de la grosseur d'un [ifis et suivent l'ordre spiral d'insertion des feuilles, dont elles sont çà et là des transfoiiiialions. La fructification , semblable à celle des autres Fucées, consiste en un conf eplacîe sphérique , logé dans l'intérieur de la feuille, oîi se développent des spores nées de sa paroi et dont l'évacuation se fait par un poi-e ouvert du côté intérieur de la feuille, c'est-à-dire entre celle-ci et la fronde. Ce même genre a reçu aussi, mais postérieurement, de M. Acb. Richard, le nom de Caslrallia, qui n'a pu être adopté. On n'en connaît qu'une seule espèce. (C. M.)
SCABIEUSE. Scabiosa {scabies , ga\e).
BOT. PH. — Genre de la famille des Dipsacées, de la Tétrandrie-monogyniedaris le système de Linné. L'immortel botaniste suédois avait établi, sous les noms de Scabiosa elKnaulia, deux genres que les auteurs modernes ont subdivisés et modifiés. D'un côté, le genre Scabiosa L\nn., a fourni par son démembrement un certain nombre d'espèces avec lesquelles a été formé le genre CÉPHALAiniî, Cephalaria {voy. ce mot); d'un autre côté, d'autres espèces primitivement comprises i).ir Linné parmi ses Scabieuses sont entrées (l.nis le groupe des Knautia modifié, comme, par exemple, la Sc.\Dir.rsE des champs, Scabiosa arvensisLlnn., si commune dans toute la France, ou bien elles ont servi à former en partie le genre Pterocephalus. Par là le genre Scabieuse s'est trouvé circonscrit entre dos limites moins étendues et en même temps niieiix déterminées. Ainsi envisagé, ce groupe générique est formé de plantes herbacées, vivaces ou sous-frutescentes, qui croissent naturellement dans la région méditerranéenne, dans les parties moyennes de l'Europe et de l'Asie, plus rarement au cap de Bonne Espérance et dans le nord de l'Asie. Leurs feuilles sont entières; leurs fleurs sont groupées en capitules terminaux, déprimés, cntourésd'un involucrepolyphylle et dont le réceptacle est paléacé. Chacune d'elles est accompagnée d'un involucre cylindrique, marqué de quatre à huit fossettes, mutique. Le tube de son calice est adhérent à l'ovaire,
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tandis que son limbe est allongé et se termine par cinq soies semblables à des arêtes Sa corolle épigyne est 4-5-fide. Son ovaire, adhérent, uniloculaire, uni-ovulé, porte un style filiforme, que termine un stigmate échancré. Le fruit est un utricule monosperme, couronné par le limbe du calice.
Une espèce de ce genre est très communément répandue dans nos prairies un peu sèches, dans nos bois, où elle fleurit en automne. C'est la ScABiEUSKTnoNQuÉi:, Staèiosa succisa Linn., vulgairement nommée Succise, Mors-du-Diable. Elle doit ces diverses dénominations à ce que sa souche est brusquement tronquée à son extrémité inférieure, comme si elle eût été mordue ou rongée sous terre. Sa tige, cylindrique, peu rameuse, s'élève de 5 à 8 décimètres, en moyenne; ses feuilles sont oblongues ou oblongueslancéolées, un peu luisantes en dessus, entières ou rarement dentées; ses capitules sont peu nombreux, arrondis, formés de fleurs bleues, égales entre elles et à corolle quadrifide. Celte espèce est un peu amère et astringente. Ses feuilles et sa souche sont employées quelquefois en médecine, surtout comme sudorifiquesetvulnérairesdans quelques maladies de la peau ; mais, au total, leur usage est presque abandonné de nos jours. On dit qu'en Suède on retire de ses feuilles une matière colorante verte par un procédé analogue à celui employé pour l'extraction de l'indigo du pastel.
On rencontre dans tous les jardins la Scabieuse FLEUR DE VEUVE, Scabiosa atropurpurea Lin., dont la tige rameuse s'élève à 6, 7 décimètres; dont les feuilles radicales sont lancéolées ovales , lyrées, largement dentées, tandis que les caulinaires sont pinnalipartiles, à lobes oblongs, dentés ou incisés. Dans ses capitules, les corolles de la circonférence sont plus longues que celles du centre; elles débordent l'involucre et forment une sorte de rayon. La plante doit son nom spécifique à la couleur brun-pourpre très foncé de ses fleurs qui, à la vérité, dans certaines variétés cultivées, deviennent aussi purpurines, rose-clair ou panachées. Cette Scabieuse demande une terre légère et une exposition chaude. On la multiplie par ses graines qu'on sème pour l'ordinaire au prrntemps.
On cultive assez fréquemment, dans les
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jaidinj, la Scadieusï; du Calcask, Scabiosa caucasica Bieberst., espèce herbacée, vivace, à grands capitules d'uM bleu de ciel délicat et un peu pâle; et la Scabieuse de Crète, <3ca6iosacreïfca Lin., espèce originaire de la SicileeldelaCrcie, à lige frutescente, à fleurs bleu-pâle, quelquefois presque blanches, se succédant pendant tout lélé. (P. D.)
SCABIOSÉES. Scabiosece. bot. puan. — Tribu de la famille des Dipsacées {voy. ce mot) qui a pour type le genre Scabiosa auquel elle doit son nom. (Ad. J.)
SCABRITA, Linn. {Mant., 37). bot. pu.
— Syn. àe NyctanUies, Linn.
SG.'EVOLA. BOT. PU. — Genre de la famille des Goodéniacées, tribu des Scœvolées, établi par Linné ( Gén. n. 224 ). Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces, parmi lesquelles nous citerons surtout les Scœv. Plumierii Lamk. et KœnigiiYaM. La première croît dans les régions tropicales de tout le globe ; la seconde se rencontre principalement dans les Indes orientales et à la Nouvelle-Hollande.
SC.ÏiVOLÉES. Scœvoleœ. bot. ph. — Tribu de la famille des Goodéniacées. l'oy. ce mot.
SCALAIRE. Scalaria {scala, échelle).
MOLL. — Genre de Gastéropodes pectinibranches marins de la famille des Turriiellées , établi par Lamarck, qui en faisait le type de sa famille des Scalariens. Les Scalaires sontdes coquilles lurriculées , garnies de côtes longitudinales élevées, obtuses ou tranchantes ; leur ouverture est obronde , avec les deux bords réunis circulairement et terminés par un bourrelet mince, recourbé. Les côtes un peu obliques, qui ne sont que les bourrelets minces des anciens bords de l'ouverture, et qui marquent les différents accroissements de la coquille, ont valu aux Scalaires ce nom générique, d'après leur ressemblance avec des échelons. L'animal des Scalaires , figuré anciennement par Plancus, et plus exactement depuis par M. Philippi, est cylindracé, à pied court et subquadrangulaire; sa tête est courte, obtuse, aplatie, portant de chaque côté un tentacule conique, pointu, à la base externe duquel est un petit œil sessile (et non au milieu, comme le disait Lamarck d'après Plancus). La cavité branchiale allongée, étroite, contient à gauche un peigne branchial à feuillets courts, et a droite l'anus
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et l'organe de la génération. L'opercule est corné, mince, formé d'un tour de spire ou d'un tour et demi, ayant le sommet presque central. LesScalaires, qui sontdes Turbosde Linné, sont encore considérés par Cuvier comme un sous-genre des Turbos, et placés par cet auteur entre les Turritelles et les Cyclostomes. Cependant le genre Scalaire j quoique associé par Lamarck avec des genres trop dissemblables, les Dauphinules et les Vermets , dans sa famille des Scalariens, a été adopté généralement par les zoologistes, et M. de Blainville, suivi en cela par M. Deshayes, l'a judicieusement rapproché davantage des Turritelles. Le genre Scalaire contient environ 20 espèces vivantes et autant d'espèces fossiles des terrains tertiaires, ou même de la Craie et du Coral-Rag. Leur longueur est comprise entre 10 et 50 millimètres , et leur largeur est de 3 à 14 millimètres. Trois espèces se trouvent dans les mers d'Europe; ce sont : les S, communis Lamk., S. lamellosa Lamk. et S. pluricosta Bivona ; ces deux dernières étant propres à la Méditerranée ; mais la Scalaire la plus remarquable et la plus précieuse est la S. pi-eliosa Lamk. [Turbo scalaris Linn.), de la mer des Indes ; on la nommait autrefois la Scalala; elle est lorigue de 38 à 50 millimètres, conique, ombiliquée, et enroulée en spire lâche , de telle sorte que les tours de spire se touchent seulement par leurs côtes ou lames saillantes; elle est lisse, et présente une teinte fauve assez pâle entre les côtes saillantes qui sont blanches. Elle a été payée autrefois 500 florins et même davantage ; mais aujourd'hui qu'elle est plus répandue dans le commerce, et que, dit-on , elle a été trouvée dans la Méditerranée, son prix est devenu 40 à 50 foi» moindre. (Duj.)
SCALARIENS. moll.— Famille des Trachélipodes de Lamarck, composée des genres Vermet, Scalaire et Dauphinule, dont la coquille, sans plis à la colurnelle, a les borris de l'ouverture réunis circulairement. M. Deshayes, dans ses annotations à la 2* édition de Lamarck, a montré que cette famille n'est pas naturelle, et n'est fondée que sur un caractère artificiel de peu d'importance. En eflet, les Scalaires se rapprochent beaucoup des Turritelles; tandis que les Dauphinules, dont la coquille très épaisse
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est nacrée en dedans, se rapprochent beaucoup plus des Turbos; les Vermels, au contra ire, doivent former avecIesSiliqua ires une famille particulière , et même un ordre distinct, celui des Tubulibrancbes. (Duj.)
SCALATA. MOLL. — Ancien nom vulgaire des Scalaires, et plus particulièrement de la Scalaria preliosa.
SCALE\ARIA.MOLL. — Sous-genre établi par Raflnesque dans son genre Obliquaria , qui ne peut être séparé des Unio ou Mulelles, d'après les caractères vacillants et indécis que cet auteur a voulu tirer de l'obliquité du ligament ou de la direction de l'axe. (Duj.)
SCALIA , Sims. {Bot. Mag.). bot. ph.— Voy. roDOLEPis.
*SCALIDIA (çxoc),t ;, sarcloir), ms.— Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Cucujipes et de la tribu des Parandriniens, créé par Er'n'hson {Nalurgeaclikhle der Inseclen Deulschlands, 1845, p. 305). Le type est propre à l'Amérique méridionale. (C.)
SCALIGERA , Adans. {Fam., II , 323).
BOT. PH. — Syn à'Aspalalhus, Linn.
*SCALIGEUIA. BOT. ph. —Genre de la famille des Ombellifères , tribu des Smyrnées, établi par De Candolle {Mem., V, 70, t. 1 , f. B). Herbes des contrées orientales.
Voy. OMBEI.I-IFÈRES.
SCALOPE.Sfa/ops(çxa/,)i(j, fouir). MAM. — G.Cuvier a créé sous la dénomination de Scalops un g.deCarnassiers insectivores pourune espèce de Mammifères que Linné avait placée dans son genre Musaraigne, et que Pennant etShawavaientcomprisedanslegenreTaupe.
En effet, les Sralopes tiennent à la fois des Taupes et des Musaraignes, et viennent avec les Gondylures établir la gradation sériale entre ces deux groupes naturels d'animaux.
Le corps des Scalopes est de forme allongée, cylindrique; il est musculeux dans toutes ses parties antérieures, qui concourent aux mouvements des pattes de devant et à ceux qui ont pour but de relever la tête. La tète est dans la proportion de celle de la Taupe, relativement au volume du corps, et elle est supportée par un cou fort court et très musculeux. Le museau est très prolongé, encore plus que celui des Musaraignes, cartilagineux, garni de plusieurs rangées de poils, terminé par un boutoir,
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et non flexible et mobile comme celui du Desman. Les yeux sont aussi petits et aussi bien cachés que ceux de la Taupe. 11 n'y a pas d'oreilles externes. La gueule est assez fendue, et armée de dents, qui montrent toutes les formes qui sont propres au système dentaire des animaux insectivores, et dont nous parlerons bientôt avec soin, car elles donnent les meilleurs caractères génériques des Scalopes. Les membres sont très courts, penladactyles, et ceux de derrière paraissent faibles et débiles, comparativement aux antérieurs , qui sont exactement semblables à ceux de la Taupe , c'est-à-dire terminés par une large main nueetcalleuse, et dont tous les doigts , soudés entièrement les uns aux autres, sont armés d'ongles fort longs , très épais et demi-arqués en dessus, en gouttière en dessous, tranchants, arrondis au bout , et formant par leur réunion une lame coupante , une espèce de bêche pour entamer et creuser la terre. Les pieds de derrière sont plantigrades, allongés, à talon bien marqué; les doigts en sont grêles, bien séparés et armés d'ongles minces et arqués; le plus long de ces doigts est celui du milieu, et les autres décroissent successivement jusqu'aux plus latéraux; l'interne ou le pouce est le plus court de tous. La queue est courte. Le poil qui couvre le corps est très court et très fin , perpendiculaire à la peau , comme celui de la Taupe, et son aspect est moins velouté.
M. de Blainville a étudié assez récemment dans son Osléographie [Fascicule des Insectwores) le squelette des Scalopes, qu'il compare à celui de la Taupe vulgaire prise comme type. La tête des Scalopes , dans sa forme générale comme dans presque toutes ses particularités, est celle de la Taupe; seulement la mâchoire inférieure a plus de force, plus de courbure dans sa branche horizontale, et les apophyses de la branche verticale sont un peuaulrementconformées, la coronoïde plus large et plus couchée en arrière. La colonne vertébrale est encore plus semblable; l'apophyse épineuse de la seconde vertèbre cervicale est peut-être , néanmoins, un peu plus prononcée : les vertèbres sacrées sont encore plus étroites, plus coudées et saisies aussi bien par les iléons que par les ischions; les coccygiennes sont également un peu plus comprimées.
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Dans la série sternale, outre un peu plus de brièveté dans les pièces intermédiaires, qui sont également plus carénées , on peut remarquer que le manubrium a sa crête encore bien plus élevée. Les membres de devant, dans toutes leurs parties, n'offrent presque que des différences spécifiques, et que l'iconographie seule peut exprimer ; l'omoplate a ses fosses plus canaliculées ; la clavicule n'a pas l'apophyse du bord inférieur, et au contraire son trou vasculaire est plus considérable; l'humérus est peutêtre plus carré encore que dans la Taupe, et son apophyse au grand pectoral est un peu plus détachée; les os de l'avanthras et de la main sont très robustes. Les membres de derrière sont au contraire un peu plus grêles, un peu plus faibles proportionnellement que ceux de la Taupe; mais les différences dans toutes les parties sont à peine susceptibles d'être rendues par le discours.
Les Scalopcs étant principalement caractérisés, coîinne nous l'avons dit, par leur système dentaire, nous croyons devoir rapporter ici ce qu'en dit Fr. Cuvier ( Denis des ^fanunifè>^es). Les dents sont au nombre de 36 : 2 incisives, 18 molaires en haut, et 4 incisives et 12 molaires en bas; il n'y a point de canines. A la mâchoire supérieure se trouve une incisive tranchante à tranchant arrondi, dont la face antérieure est arrondie et la face postérieure très plate ; il y a beaucoup d'analogie entre cette incisive et celle des Sarigues , et d'autant plus qu'elle est placée immédiatement à côté et sur la même ligne que celle qui lui est conliguë. Derrière ces dents viennent six fausses molaires • d'abord deux petites semblables à des Cls , tant est grande leur ténuité ; puis une autre beaucoup plus grande, cylindrique et pointue , et après celle-ci, une quatrième, plus petite, également cylindrique et pointue; la cinquième, tronquée obliquement à son sommet d'avant en arrière, présente dans sa coupe la figure d'un fer de lance, la pointe tournée en arrière; enfin la sixième est tout à fait semblable à la précédente, seulement elle est du double plus grande. Les trois dernières molaires, ou mâchelières, sont en général semblables à celles des Chauvesgouris et des Desmans; toute la différence, c'est que le prisme antérieur de la première
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est imparfait, sa moitié antérieure n'étant pas développée , et il en est de même dti prisme postérieur de la dernière par l'oblitération de la moitié postérieure de ce prisme; ensuite le talon inférieur de chacune de ces trois dents est simple , et ne consiste qu'en un tubercule à la base du prisme antérieur. A la mâchoire inférieure sont deux incisives : la première très petite et tranchante; la seconde pointue, un peu crochue, couchée en avant et dépourvue de racines proprement dites, comme les défenses de certains animaux, où la capsule dentaire reste toujours libre; aussi ne doit-on lui donner le nom d'incisive que parce qu'elle agit dans la mastication contre l'incisive supérieure. Les trois fausses molaires qui suivent sont à une seule pointe, avec une petite dentelure postérieurement , un peu couchées en avant, et semblables l'une à l'autre, si ce n'est pour la grandeur, la première étant la plus petite et la troisième la plus grande. Les trois molaires sont constamment semblables à celles des Chauvessouris , c'est-à-dire composées de deux prismes parallèles terminés chacun par trois pointes, et présentant un de leurs angles au côté externe, et une de leurs faces au cote interne; les deux premières sont de même grandeur, la dernière est un peu plus petite qu'elles. Dans leur position réciproque, les incisives inférieures correspondent à la face interne des supérieures ; les fausses molaires sont alternes, et les molaires sont dans de tels rapports que le prisme antérieur de celles d'en bas remplit le vide qui se trouve entre deux dents, et le prisme postérieur celui que les deux prismes d'une même dent laissent entre eux, et les molaires inférieures sont de l'épaisseur d'un prisme en avant des supérieures. M. de Blainville {loc. cit.) a donné également quelques détails sur le système dentaire des Scalopes , et il fait remarquer qu'il est anomal de forme, de proportions et même de nombre, du moins à la mâchoire inférieure; mais que cette anomalie porte surtout sur les parties antérieures.
Les Scalopes représentent dans l'Amérique septentrionale notre Taupe européenne; ils en ont les formes générales , et leurs mœurs sont semblables. Ils se nourrissent de Vers et d'Insectes ; et ils habitent des
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terriers qu'ils se creusent habiluellement auK bords des rivières.
Ou ne met qu'une seule espèce dans ce genre , et celle qu'Etienne GeolTroy Saint- Hilaire y avait placée, et qu'il désignait sous le nom de Scalops crislaius , est devenue le type d'un groupe particulier, celui des Condylnres. {Voy. ce mot.)
ScALOPE DO Canada , Scalops canadensis G. Cuvier, Et. Geoffr, et G. Desm.; Talpa virginiana,nigraSébai.; Sorex aquaticusG.
Cuvier; Scalopus virginianus Et. Geoffr.; Musaraigne-Taufe G. Cuvier.; Talpa fusca Pennant, Shaw.; American white mâle des Américains, etc. Cet animal a un peu plus de six pouces pour le corps et la tête mesurés ensemble, et sa queue n'a pas plus de neuf lignes. Son pelage est d'un gris fauve, tant en dessus qu'en dessous ; chaque poil est d'un gris de souris à la base et presque fauve à la pointe; la queue est presque dénuée de poils. Le Scalope fouit la terre à la manière des Taupes, et a, comme plusieurs espèces de Musaraignes , l'habitude de ne pas s'éloigner du bord des ruisseaux ou des rivières. On le trouve aux Étals-Unis , depuis le Canada jusqu'en Virginie.
On regarde comme une simple variété du Scalops canadensis l'animal qui avait été décrit spécifiquement par M. Harlau sous le nom de Scalops pensylvanica, qui n'en diffère que par quelques particularités du système dentaire, peut-être mal observées par l'auteur américain, et qui provient de la Peiisylvanie.
Le Scalope a crête des auteurs n'est autre chose que le Condylure a museau étoile {Voy. ce mot), et le Scalope, Mus Scalops Klein , est une espèce de DmeLPiiE (Voy. ce mot). (E. D.)
SCALPELLUM. cuusT. — Leach, dans le Bi-ewsler's Edinburg encyclopedia, donne ce nom à un Crustacé de la classe des Cirripèdes. (H. L.)
*SCALPRUIM. INFU9. , ALG. — Nom générique employé par M. Corda pour désigner les espèces de Navicules qui sont infléchies ou en §, comme la Navicule hippocampe.
*SCAMBUS (îxa'/Çoç, quia les jambes «onrbées). inb. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, de la famille des Curculionides gonatocères et de la division des Aposlasimérides Baridides , créé par T. xii.
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Schoenhcrr(Gert.et spec. Curcuïlon. synonymia, t. VIII, 1, p. 254) et composé des trois espèces suivantes : S. selifer , echinalus et galeaius Schr. Toutes trois sont originaires du Brésil. (G.)
SCAMMOÎVIÉE. BOT. PH. — Espèce de Liseron qui produit la Gomme-résine connue sous le nom de Scammonée. Voy. liseron.
SCA1MDE]\TES. ois. — Nom donné par l« prince Maximilien de Wied à l'ordre de» Grimpeurs. (Z. G.)
SCAIMDALIDA, Neck. {Elem., n. 1306), BOT. PH. — Syn. de Tetragonolubus, Scop.
SCANDICIIVÉES. Scandicineœ. bot.
PH. — Tribu de la famille des Ombelli» fères {voy. ce mot), dans la division des Campylospermées. Elle doit son nom au genre Scandix, nom qu'on donnait autrefois au Cerfeuil. (Ad. J.)
SCAXDIX. BOT. PH. — Genre de la famille des Ombellifères, tribu des Scandicinécs , établi par Gaertner (11, 33, t. 85) qui en a limité le nombre des espèces à une dizaine environ. Ce sont des herbes très abondantes dans l'Europe et dans l'Orient. Parmi elles nous citerons principalement les Se. pecteii Veneris Linn. ( ChœroplnjUum id. Crantz, Myrrhisid. Ali., etc.), et .S", australis Lin. {Myrrhis id. AIL, Chœrophyllum australe Cr., Wy lia australis Hoïïm.) .
SCANSOUES. ois. —Nom que porte, dans la méthode d'Illiger, l'ordre des Grimpeurs.
*SCAi\SORLA. MAM.— Division des Marsupiaux indiquée par M. Owen {Proc. zool. soc. Lond., 1839). (E. D.)
*SCA!\SORIA. REPT. — Nom donné par Ilawort à la famille des Caméléoniens. Voy. ce mot.
*SCAPA\"OTES,Perty,Wiedemann.iNS.
— Synonyme de Chiron, Mac-Leay ou Diasoinns, l'almann. (C.)
*SCAPAI\IA(çxa7rc<'vr), hoyau). BOT. CR. —
(Hépatiques). Ce nom, qui sert aujourd'hui à désigner un genre de la tribu des Jongermannidées, fut d'abord et successivement employé par M. Dumortier pour caractériser une section de son genre Radula, et par M. Nées d'Esenbeck pour distinguer une subdivision de notre genre Plagiochila {voy. ces mots). C'est ensuite M. Lindenberg qui, dans le Synopsis Hepaticamm, éleva cette section à la dignité de genre en lui assignant les attributs suivants: Périanlho lerininal. 2i.'
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lisse, borizonlalement comprimé, à orifice tronqué, nu, denliculé ou cilié. Feuilles iuvolucrales au nombre de deux, libres, assez semblables aux caulinaires, mais plus aiguës et plus denliculées. Capsule ovoïde, assez considérable, s'ouvrant complètement eu quatre valves. Élatères dispires, insérées sur iemilieu des valves. Fleurs mâles, monoïques ou dioïques. Anlliéridies de trois à vingt, agrégées dans l'aisselle de feuilles en godet. Ces plantes, que l'on rencontre partout sur la terre et les rochers ou mçme dans les eaux courantes, aiment en général l'ombre et l'humidité. Elles offrent un rhizome d'où s'élèvent des rameaux feuilles. Les feuilles sont bilobées, bifides ou bipartites, pliées en deux de manière qu'un des lobes couvre le dos et l'autre le ventre de la tige. Il n'y a pas de trace d'amphigaslre. Sur vingt-trois espèces connues, quatorze appartiennent à l'Europe. Le type du genre est la Jungermannianemoro&aV.\nïï.. (G. M.)
SCAPnA,Noronh.(Msc.).BOT. cu.^ — Syn.
de Sawrawja, W il Id.
*SCAPIIA (;xa!f>/), chaloupe), ms. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, de la famille des Slénélytres et de la tribu des Mordellones , proposé par Motchoulski {Mémoires de la Société impériale des naluralisles de Moscou, 1843, p. 82, 238), et qui a pour type VAnaspis nigra Megerle f. ? espèce qui se rencontre dans une grande partie de l'Europe. (G.)
SCAPIIA. MOLL. — Genre proposé par Klein pour une petite espèce de Néritine , d'après la position supposée de la coquille quand l'animal nagerait.
SCAPHANDRE. MOLL. — Genre proposé par Montfort pour la BuUa Hgnaria.
*SCAPHIDACTyLUS ( çx«y:'o« , bêche ; <îaxTu),o;, doigt). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Carabiques et de la tribu des Féroniens, établi par de Chaudoir {Tableau d'une noutelle subdivision du genre Feronia de Dejean. — Mémoires de la Société impériale des naturaliitcs de Moscou, extrait, p. 20, 21, 22), et qui se compose des trois espèces suivantes: S. mœslus Dej. {Plalysma), funestus et opacus Chv. La première est originaire du Mexique. (G.)
♦SCAPÎÎÎDÏTES. Scaphidiles. ms.— Quatrième tribu de l'ordre des Coléoptères pen-
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tamères, famille des Clavicornes, établie par Lalreille {Règne animal de Cuvier, t. IV, p. .^00), et qui a pour caractères : Mandibules fendues ou bidentées à l'extrémité; larseï de cinq articles très distincts, entiers ; corps ovalaire, rétréci aux deux bouts, arqué ou convexe en dessus, épais au milieu, avec la tête basse, reçue postérieurement dans un corselet trapézoïde, point ou faiblement rebordé, plus large postérieurement; antennes généralement aussi longues au moins que la tôle et le corselet, terminées en une massue allongée, de cinq articles ; dernier article des palpes conique ; pieds allongés, grêles; tarses {Choleva excepté) presque identiques dans les deux sexes. Genres: Scaphidium et Choleva. (C.)
SCAPHIDIUM (çxacpvj, esquif; Wsa, forme). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Clavicornes et de la tribu des Scaphidites, créé par Fabricius ( Syslema Eleulheratorum, II, p. 575), et qui se compose d'une trentaine d'espèces appartenant à l'Europe, l'Afrique, l'Amérique et l'Asie. Nous citerons, comme en faisant partie, les suivantes: S. i-maculalum, immaculalum, concolor h\,agaricinum Lin., 4-guUalum, i-puslulalum Say, caslanipes Ky., et castaneutn Perty. Chez ces Insectes les cinq derniers articles des antennes sont presque globuleux et composent la massue; les palpes maxillaires sont peu saillants et se terminent graduellement en pointe; le pénultième article n'est guère plus épais que le dernier à leur jonction ; le corps a une forme naviculaire, avec le corselet un peu rebordé et les étuis tronqués. Les Scaphidies vivent, soit dans les Champignons, soit dans le vieux bois très humide et en décomposition. La larve de la première espèce est longue, cylindrique, blanche, fortement velue, avec les yeux de couleur d'écaillé. (G.)
*SCAPniDOMORPHUS (çxiyfl, nacelle; popcpy), forme), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, famille des Glavipalpes et tribu des Érotyliens, établi par Hope {Reviie zoologique, 1841, p. 111) r; adopté par Th. Lacordahe {Monographie de ^ Érotyliens, 1842, p. 481) qui la classe parmi ses Érotyliens vrais, et y place une partie des Iphiclus et Canj^opus de Dejean. L'auteur précédent décrit treize espèces : deux soûl
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originaires du Brésil, cinq deCayenne, quatre de Colombie, une provient de Doiivia et une du Mexique. Nous citerons, parmi cellesci, lesii'. b-punctalus Lin., notaltis, undatus F., prmuslus Dupl., et Duponchelii Chev. (C.)
SC.\P1HDIIRA. OIS. — l'oy. scaphidurus.
♦SCAPIUDLIll'S. OIS.— Division générique clablie par Swainson aux dépens du genre Cassicus de Vieillot sur le Cass. niger {Galeiiedes Oiseaux, pi. 89). (Z. G.)
SCAPHL\OTUS (;xayy), nacelle; vwto;, dos). INS. — Genre de l'ordre des Coléoplères pentamères, de la famille des Carubiques et de la tribu des Simplicipèdes ou des Abdominaux, section des Grandipalpes, créé par Latreille {Règne auimal ds Cuvier, t. IV, p. 409) et adopté par Dcjean (Species général des Coléoplères, t. il, p. 17}. Ce genre renferme deux belles espèces de l'Amérique septentrionale, les Cyclirus elevalus et unicolor F. Chez les mâles, les trois premiers articles des tarses antérieurs sont faiblement dilatésetenformedepalette;lecorselet forme un trapèze large, échancré aux deux bouts, relevé sur les côtés, avec les angles postérieurs aigus et recourbés. iC.)
*SCAPHIOPUS (çxacp.âov, coulre; -noZf;, pied). REPT. — Genre de Batraciens anoures, famille des Raniformes, établi par Holbrook (Norlh. Amer. Ilerpél., t. I). L'espèce type, Scaphiopus so/i?a;JMsHolbr., habite l'Amérique septentrionale, principalement la Caroline, la Géorgie et le Tennessee. (L.)
SCAPHIS (çxafvi, bateau), bot. cr. — (Lichens). Voy. opegraph.\ et ghaphis.
*SCAPHISO:\IA (çxaVo, nacelle; o5;/a, corps . i.NS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille desClavicornes et de la tribu des Scaphidiles, proposé par Leach et adopté par Stephens {Asyslemalic Catalogue of British Insecls, 1829., p. 71). Ce genre a été établi aux dépens des petites espèces de Scaphidium, et renferme les é'. Agaricinum Lin., et Boleli Pz. On les rencontre à peu près dans toute l'Europe sur le vieux bois recouvert de Champignons.
(C.) • SCAPHITES (çxatfvi, barque), moll. — Genre de Mollusques céphalopodes de la famille des Ammonées, établi par Parkinson pour des corps fossiles qui se trouvent exclusivement dans la Craie inférieure. On n'a
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donc que le moule des Scaphiies qui avaien» une coquille symétrique, ovalaire, commençant par une spirale à tours réunis, plus ou moins embrassants , mais dont le dernier tour, détaché de la spire, se porte en avant et se recourbe brusquement en dedans pour se terminer par une ouverture regardant le centre de la spire; cette coquille, formée d'une nacre très mince dont on voit quelquefois les restes , était divisée par des cloisons transverses , infléchies ou découpées en lobes symétriques et dont les bords sont divisés en folioles; le siphon était dorsal. Il en résulte que lesScaphites se rapprochent des Ammonites beaucoup plus que les autres genres de la même famille: on ne peut même guère distinguer des Ammonites une jeune Scaphite dont le dernier tour n'estpas encore développé, car la partie centrale de la spire est p;irfaitement régulière. Quand la coquille était complète , l'ouverture devenait beaucoup plus étroite ; comme si les viscères plus volumineux devaient rester définitivement dans la dernière loge, tandis que la tête et les bras pourraient seuls sortir par cette ouverture, qui était de plus en plus rétrécie par un bourrelet épais et continu dont on voit l'empreinte sur le moule. Les Scaphites sont assez communes dans la Craie chloritée de la montagne Sainte-Catherine près de Rouen; mais les deux espèces qu'on trouve dans cette localité paraissent être simplement deux variétés d'une même espèce. (Duj.)
SCAPIIIUM, Kirby { Faun. bor. Am., p.
109). INS. — Synon. de Scaphidium. (C.)
SCAPIlOPHOnUM, Ehrenb. (m Hor.
phys., 94) . BOT .CR. — Syn.de Schizophyllum, Fer.
SCAPnORIlYNCIlUS, Pr. Max. ois. — Synonymede rj/rannz(s,Vieill., G. Cuv.l'oy. TYR.VN. (Z. G.)
*SCAPIIULA {;y^y.fn, barque), moll.— G.
deConchifèresdimyairesdela famille des Arcaeées, établi par M. Beiison ( Proced. of the Zoo?. <;oc.l834,p.9I)pourunecoquilled'eau douce de l'Inde, qui se rapproche des Arches par sa forme , par le mode d'insertion du, ligament sur une aire en losange, et par la disposition générale des dents, mais qui s'en dislingue par le prolongement oblique des dents au côté postérieur, le long de la face interne de la lame cardinale, et par la séparation des dents en deux groupes entre
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lesquels se trouve un espace sans dents au milieu , et par l'absence des côtes à la surface externe. (Drj.)
SCAPHURA ( çxa>vj , barque ; o^pd , queue), ins. — Genre de l'ordre des Orthoptères, tribu des Locustiens, établi par Kirby {ZooL Journ.). L'espèce type, Scajphura Vigorsii Kirb., se trouve au Brésil.
* SCAPillGLOTIS ( çxoc'cp/i , nacelle ; y'i.Z-czoi, langue). BOT. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées, établi parPœppig et Endlicher(A^ou. gen. clsp., I, 58, t. 97-100). Herbes de l'Amérique tropicale. Voy. ORCHIDÉES.
*SCAPTEIR/V (çxa-TTTïîp, fouisseur), rept. — Genre de la famille des Sauriens, section desCœlodontes Pristidactyles, établi parFitïinger (iV. Class. rept., 1826). L'espèce type, Scapteira grammica Fitz. {Lacerlaid. Lich.), vit en Afrique. (L.)
*SCAPïEROMYS (çxa^ro'o, fouisseur; fxv; , rat). MAM. — G. de Rongeurs de la division des Rats [voy. ce mot), créé par M. Waterhouse (Proc. sooL soc. Lond., 1837). (E.D.)
SCAPTERUS (çxaTTTvîp, qui fouille la terre), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Carabiques et de la tribu des Scaritides, créé parDejeati {Species général des Coléoptères, t. II, p. 470), et qui n'est formé que d'une espèce, le S. Guerini Dejean. Elle est propre aux Indes orientales. (G.)
*SCAPTES(çxa7rTo, je fouis). INS. —Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères , de la famille des Taxicornes et de la tribu des Diapériales, proposé par Eschscholtz et adopté par Dejean {Cat., 3* éd., p. 215). Ce genre se compose de deux espèces: 5. erodioides Esch. et Cayennensis Dej. La première est propre aux îles Philippines et la deuxième à la Guyane française. (C.)
*SCAPTOBIlJS (çxâTTTo, creuser; 6<o.:, vie). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes, de la tribu des Scarabéides mélitopbiles, créé par Burmeister et adopté par Schultz {Annales de la Société entomologique de France, 1843, 2" série, t. III, p. 53), et qui se compose des S. caffer, aciculalus Sch., et Capensis Gr. Toutes trois sont propres à l'Afrique australe. (C.)
*SCAPTOCORIS ( çxaVro), fouet; xopîç , punaise), ins,— Genre de l'ordre des liémi-
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ptères hétéroptères, tribu des Scuteliériens, groupe des Cydnitcs, établi par Perty {Del. an., 16, t. ?3, Gg. 3). L'espèce type, Scap/ocomcasianeusPert., habite le Brésil, (L.)
*SCAPTODERA (çxarrTo';, Creusé ; Si'pr>,
cou). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Scarabéides Coprophages, établi par Hope (Co/eop/eml's manual, I, p. 51) aux dépens de deux espèce» des Indes orientales. Il a été fondé sur la Copris Rhadamistus F. (G.)
SCAPULAIRES. ois. — On donne ce nom, chez les Oiseaux, aux plumes implantées sur l'humérus. Voy. oiseaux,
SCARAB.^US ( ;xo('paÇo?, scarabée), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes, et de la tribu des Scarabéides, établi par Linné {Systema natur. , t. I, II, p. 345), puis adopté par Fabricius, Olivier et autres. Ces auteurs y ont rapporté un grand nombre d'espèces constituant maintenant une famille que Latreille a distribuée parsections. Dejean {Cat., 3^ éd., p. 167), voulant conserver ce nom de genre, a dû y comprendre les espèces ptemièrement décrites par son fondateur; ce sont celles qui présentent les plus grandes dimensions. Rlulsant {Hist.
nat. desColéopt. de F r.. Lamellicornes, p. 43), a employé ce nom de Scarabœus pour désigner les Ateuchus de Fab., Illiger, Lat., et Dejean. Quoi qu'il en soit, le nombre des espèces énumérées par ce dernier entoniologiste est de 91. 77 appartiennent à l'Amérique, 6 à l'Asie, 6 à l'Afrique et 2 à l'Australie. Nous citerons surtout les suivantes: S. icabo", Tilyus, Gideon, claviger, Acleon , Allas , bilobus , Alœus , Linné, etc. Depuis lors, MM. Hope et Burmeister ont fondé sur la plupart de ces espèces une suite de nouveaux genres. (C.)
SCARABE. Scarabus. moll. — Genre de Gastéropodes pulmonés, de la famille des Auricules, proposé sousce nom par Montfort, et adopté par la plupart des zoologistes avec les caractères suivants : La coquille estovalaire, déprimée de haut en bas, à tours de spire nombreux et serrés; avec l'ouverture ovale , pointue , à bord droit renflé en dedans , et garni , ainsi que le gauche , d'un grand nombre de dents qui en rétrécissent considérablement l'entrée. L'animal a la
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tête probosfirormc et deux tentacules à la base inlcrne desquels sont situés les yeux. Le type de ce genre est Vllelix scm-abœus de Linné, nommé Scarabus inibrium par Rlonirort, Bulimus scarabœus par Bruguière et Awicula scarabœus par Lamarck. Elle habile les Orandes-Indcs et les Moluques. C'est une coquille assez commune, d'une forme toute particulière qui lui avait autrefois fait donner le nom vulgaire de Punaise. Longue de 20 à 35 millimètres , elle est tantôt d'un roux-marron et tantôt tachetée de fauve sur un fond blanchâtre ; elle a trois dents sur sa columelle et quatre ou cinq à son bord droit. On connaît aussi plusieurs autres espèces vivantes de Scarabes. Nous devons ajouter que, dans les annotations à la 2* édition de Lamarck , M. Deshayes , après avoir précédemment admis ce genre, le comprend dans le genre Auricule, où il doit former un groupe distinct. (Ddj.)
SCAKABÉIDES. Scarabœides. ins. — Grande tribu de l'ordre des Coléoptères pentamères, appartenant à la famille des Lamellicornes , établie par Lalreille {Règne anim. de Cuv., t. IV, p. 529-57-4) avec les sections suivantes : Coprophages, Arénicoles, Xylophiles, Phyllophages, AiHhobies et Mélilopliilcs. Elle offre des antennes terminées en massue feuilletée et plicatile dans la plupart, composée, dans les autres, d'articles emboîtés , soit en forme de cône renversé, soit presque globuleux. Les mandibules sont identiques ou presque semblables dans les deux sexes; mais la tète elle corselet des individus mâles sont munis de saillies ou de cornes souvent très développées ; quelquefois aussi leurs antennes sont plus étendues.
Deux auteurs se sont occupés plus particulièrement des espèces qui en font partie. D'abord Mac Leay [Ilorœ Entomologicœ) et aujourd'hui Burmeister {Handbuch der Entomologie). Dans les trois volumes qu'il a fait paraître on en trouve près de 1,000 espèces inconnues à Dejean. Cet entomologiste en énumérait déjà dans son Catalogue (3* éd., 1837), 2,373 espèces. Elles sont réparties sur tous les points du globe ; les contrées chaudes, couvertes de grandes forêts, et peuplées de grands Mammifères, en produisent un nombre beaucoup plus considérable.
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Chez les .Scarabéides, le tube alimentaire est généralement plus long que tclui des Lucanidcs, et roesophage est proponidiincllement plus court. Le tissu adipeux (j;; l'épiploon est généralement presque nul , tandis qu'ici il est plus prononcé. C'est surtout par l'appareil génital masculin que les Scarabéides se distinguent non seulement de ces derniers, mais aussi de tous les autres pentamères. Leurs testicules consistent en capsules spermatiques assez grosses, bicit distinctes, pédicellées, et dont le nombre varie selon les genres.
Les larves ont un estomac cylindrique, entuuré de trois rangées de petits cœcums; un intestin grêle très court; un colon extrêmement gros, boursouflé, et ua rectum médiocre. (C.)
SCAKE. Scarus {,y.cf.tpa, sauter), roiss. — Genre de l'ordre des Acanthopiérygiens, famille des Labroïdes, établi par Forskal , adopté par G. Cuvier {Règne animal, t. Il) et caractérisé de la manière suivante : Corps ovale, oblong, comprimé, couvert d'écaiiies lâches et larges; ligne lat-érale interrompue ou coudée, à pores triOdes ; mâchoires (os intermaxillaires et prémandibulaires) convexes, arrondies, garnies de dents disposées comme des écailles sur leur bord et sur leur surface antérieure; les dents se succèdenfd'arrière en avant, de manière que celles de la base sont les plus nouvelles et formeront plus tard un rang au tranchant; lèvres rétracliles; opercules entiers, écailleux; plaques pharyngiennes disposées en lames transversales ; quatre ou cinq rayons à la membrane branchiostége ; dorsale unique ; ventrale et anale garnies de rayons épineux; intestins sans cœcums et sans cul-de-sac stomacal.
Les Scares, outre la disposition convexe de leurs mâchoires, possèdent ordinairement des couleurs vives qui leur ont fait donner, sur diverses côtes, le nom de Poissons perroquets.
On trouve les Scares dans les mers in tertropicales du globe ; ils se nourrissen\ de substances végétales et principalement de Coraux et de Lithophytes dont ils brisent les pousses naissantes et dévorent la substance animale.
Les Scares constituent un des genres de Labroïdes les plus nombreux en espèces très semblables entre elles par leurs formes
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générales, les nombres de leurs rayons et Jusqu'à ceux de leurs écailles. Pour leur trouver des caractères bien distincts, il faut avoir égard surtout à la courbe de leur profil, à la disposition des dents de leurs mâchoires, à la longueur ou à l'absence des pointes de leur caudale et aus ramifications plus ou moins compliquées des linéaments dont la suite compose leur ligne latérale.
MM. G. Cuvier et Valenciennes {Histoire des Poissons, t. XVf, p. 132) en décrivent plus de quatre-vingts espèces, parmi lesquelle nous citerons comme la plus connue le Scare
DKS MERS DE GliÈCE OU SCARE DES ANCIENS
Scarus crelensis G. Cuv. et Val. (Labrus id L.), très abondant dans l'Archipel et si célc bre chez les anciens. On le mange encore en Grèce où les habitants, selon le rapport de certains voyageurs, l'assaisonnent d'une sauce faite avec son foie et ses intestins, ce qui lui donne un goût très agréable qui , dit-on, tient en partie du Merlan, en partie du Surmulet.
Voyez, pour plus de détails, VHisloire des Poissons de G. Cuvier et Valenciennes, oîi toutes les espèces de ce genre sont décrites avec soin. (M.)
*SCARIDIUM Uy-ipoç, espèce de poisson).
INFDS. SYST. — Genre de Systolides ou Rotateurs, établi par M. Ehrenberg dans sa famille des Hydalinœa, et caractérisé par la présence d'un seul œil sur la nuque et d'une queue terminée par un appendice bifurqué. Lescaridiuma,en outre, des cirrhes en crochet ou des cornicules entremêlés avec des soies raides en crochet, parmi les cils vibratiles de la partie antérieure. C'est ce dernier caractère qui le distingue seul des Synchœla et des Nolommata. (Duj.)
*SCARIPHyELS (çxapttpo,-, stylet), ins.— Genrede l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Brachélytres et de la tribu des vrais Staphyliniens, établi par Erichson {Gênera el species Slaphylinorum, p. 342), sur le Velleius luridipennis Runde, espèce qui est originaire du Brésil. Ce genre olfre des antennes droites, moniliformes, un peu comprimées; des palpes à dernier article tronqué; une languette échancrée a l'extrémité; des pieds intermédiaires éloignés à leur insertion et des tarses postérieurs déprimés. (C.)
*SCAKIS (sxaipw, sauter), ms. — Genre de
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l'ordre des Hémiptères homoptères , tribu des Fulgoriens, famille des Cercopides, établi par Lepeletier etServille(E«c.,X, 610). L'espèce type, Scaris ferruginea Fab. , habite le Brésil. (L.)
SCARITES (^xaprTyj;, Pline, pierre précieuse qui ressemble au Scarus). ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Carabiques et de .* tribu des Scarilides , créé par Fabricius (Syslema elculheraloruni , t. I, p. 123) , et adopté par tous les auteurs. Cegenre se compose de près de 100 espèces propres aux contrées les plus chaudes des cinq parties du monde. Parmi elles, nous citerons surtout les suivantes: S. hucida, salinus Pallas, quadratus, sublerrancus, lœvigaius F., sulcaius, indus 01., etc., etc. Ce sont d'assez grands Insectes, robustes et faciles à distinguer. Leurs élytressont subcylihdriques, quelquefois un tant soit peu aplaties ; leur corselet est en croissant , coupé anguleusement sur l'angle postérieur ; leur tête est forte, munie de longs palpes et de robustes mandibules multideiitées ; leur corps est généralement d'un noir luisant. Ils sont nocturnes, chassent aux Insectes et s'enferment tout le jour dans le sable qui avoisine la mer. (C.)
SCAROLE. BOT. PH. — Nom vulgaire d'une espèce de Chicorée.
SCARUS. poiss. — Voy. scare.
*SCATHARE. Scatharus. foiss.— Genre de la famille des Acanthoptérygiens, famille '!c;Spaiuiaes, établi par MM. G. Cuvier et Valenciennes [Histoire des Poissons, t. VI, p. 375) et distingué principalement par des dents pointues au lieu d'être coupées carrément et échancrées comme celles des Bogues ou des Oblades. L'espèce type et unique, le ScATHARE GREC, S. grœcus Cuv. et Val., vit dans la Méditerranée. (M.)
SCATOMIZA (çxaTo;, excrément ; f*vra, mouche), ins. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Alhéricères, tribu des Muscides-Scatomyzides, établi par Fallen , et considéré par M. Macquart (Di-\ plères, Suites à Buffon , édit. Roret, t. II,' p. 392) comme une section des Scatophaga de Meigen. Voy. Scatophaga.
*SCATOi\O.HL"S (çxaTo';, excr ment; vo'fjo;, pâture). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes et de la tribu desScarabéidesCo-
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propîiagcs, créé par Erichson {Archiv. fur Naiurgeschichle , t. I, 256), qui y rapporte trois espèces, savoir : S. viridis, chaUjhœus, et fasciculalus Er. Elles sont originaires de rAmérique méridionale. (C.)
SCATOPIIAGA (^xaToç, excrément; ip-lyw,ie mange). INS. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Athéricères, tribu des Muscides Scatomyzides, établi par Jleigen. M. Mncquart , qui adopte ce genre {Diptères, Suites à Buffon, édit. Roret, t. II, p. 392), en décrit 14 espèces, réparties en deux grandes sériions qu'il caractérise ainsi : a. Style des antennes velu (g. Scatomyza, Fali.; type Scatom. scyhalaria) ; b. Style des antennes nu (g. Amina , Rob.-Desv. ; type Amina parisiensis).
Les Scatopliaga, dont le nom seul indique le genre de nourriture, sont assez communs en France et en Allemagne. (L.)
*SCATOPHAGE. Scalophagus Uxy.ro fdyoç, qui mange des excréments), poiss. — Genre de l'ordre des Acanthoplérygiens, famille des Squammipennes, établi par G. Cuvier et Valenciennes {Histoire des Poissons, t. VIT, p. 136) aux dépens des Chétodons. C'est un Chétodon à deux dorsales avec quatre épines anales et onze épines dorsales ; il se fait remarquer en outre par l'extrême petitesse de ses écailles. L'espèce type, Sca- TOPHAGE ARGDs, S. urçus G. Cuv. et Val. {Chœtodon argus L.), se trouve principalement dans le Gange et sur la côte du Malabar. On en connaît encore quatre autres espèces. (M.)
SCATOPSE. INS. — Genre de l'ordre des Diptères némocères, famille des Tipulaires, tribu des Tipulaires florales , établi par Geoffroy aux dépens des Tipula de Linné. M. Macquart, qui adopte ce genre {Diptères, Suites à Buffon, édition Roret, t. 1, p. 181), en décrit six espèces parmi lesquelles nous citerons comme type la Scatopse notala Meig. (S. albipennis Fab., Tipula notala Linn.). Cette espèce est fort commune sur les murs humides et sur les fleurs. (L.)
SCAURUS(;xa3po;,quia les talons gros).
INS.— Genre de l'ordre des Coléoptères héléromères, de la famille des Mélasomes et de la tribu des Scaurites, établi par Fabricius (SystemaEleulheratoruin, t. I, p. 122), et adopté par Solier (i4nn. delaSoc. ent.deFr., t. VII, p. 161). 18 espèces rentrent dans ce
SCE
genre : 1 1 sont originaires d'Afrique et 7 do l'Europe australe. Parmi elles, nous citerons les suivantes : S- slriatus, atratus F., trislisO\.,punctatusllsl.,porcalus,barbaru$ Er., etc. (C.)
*SCELARCIS (çx£)o;, cuisse ; «ox-zî;, agile). RÇPT. — Genre de la famille des Lacertieus, établi par Fitzinger {Syst. Rept., 1843).
*SCELE0CA!\1THA ( çxAo; , jambe ; à'jcavGa, épine), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, de la famille des Longicornes et de la tribu des Prioniens, établi par Newman {An. ofnal. hisl. of Mag. zool, mars 1840, t. V, p. 14), et composé de deux espèces de la Nouvelle-Hollande. Le type est le Prionus pilosicollis Hope. (C.)
SCELIAGES ( <;x£hoiyn; , fracture à la jambe), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes et delà tribu des Scarabéides- Coprophages, établi par Reiche (fiei;. zooiot/., 1841, p. 212), sur le Scarabœus adamastor Serv., espèce qui est propre au cap de Bonne- Espérance. (C.)
*SCELIDOTHERIUM ( çxde'; , jambe;
Bvrj , bête sauvage), mam.— Groupe d'Eden-
tés fossiles créé par M. Owen ( Zool. hist.
nat. soc. Beagle ,1825). Voy. mégathérides.
SCELIO. INS. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Oxyures, établi par Latreille {Gen. Crust. et Ins., t. IV). L'espèce type, Scelio i^ugosus Latr., se trouve en France.
*SCELOCl^EMlS(;x£)o;, cuisse; xvYiyf;, jambe), rept. — Genre de Lacerliens, établi par Fiîzinger {Syst. Rept., 1843).
*SCEL0D0S1S (-:x£),oç, jambe; Si^q , don). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, de la famille des Méfasomes et de la tribu des Tentyrides, établi parSolier{^nn. de la Soc. ent. de Fr., t. IV, p. 283), et qui ne se compose que d'une espèce , du Cratopus caslaneus Eschschollz (ZooL Atlas, 1831, p. 8,10), qui est originaire d'Egypte. (C.)
^SCELODKOMUS(ç
, cuisse ; Spôfj
course), rept.— Genre delà famille des Lacerliens, établi par Fitzinger {Syst. Rept., 1843).
*SCELOEKOrLA(çxAo;, jambe; é'vot:)os, armé), ins. — Genre de Tordre des
SCE
Coléoptères subpenlamères, de la famille des Cycliques, et de la tribu des Cassidaires hispites, proposé par nous, adopté par Dejean {Cat., 3' éd., p. 388) et composé des deux espèces suivantes: S . spinipes¥ . (Hispa) et cardinalis Dejean; la première est originaire de la Guyane française, et la deuxième du Brésil. Les tibias antérieurs chez les mâles offrent une sorte d'épine longue et recourbée. (C.)
*SCELOPHORUS(;x£),o;, cuisse; ipipo-,, qui porte), rept. — Genre de la famille des Siellions, établi par Gray {Syn. Brit. Mus., 1840).
*SCELOPHYSA (çxcOo; , jambe; (pvçao)", j'enfle), ins. — Genre de Tordre des Coléoptères pentainères, de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Scarabéides anthobies, formé par Dejean {Cat., 3^ éd., p. 183), sur une espèce du cap de Bonne- Espérance, qu'il a nommée S. Hoplioides. (C.)
*SCELOPORUS (çxAo;, cuisse; Trôpo;, pore). REPT. — Genre de Stellions, établi par Wiegmann {Isis, 1828).
*SCELOTES(çx£>oç, cuisse). REPT. —Genre de la famille des Scincoïdiens, établi par Fitzinger(iV. Class. Rept., 1826). L'espèce type, Scelotes anguineus Fitz. {Anguis bipes Linn., Laur., Herm., Laccrla id. Gmel., Chalcidaid. Mey., C/iamœsattraid. Schneid., Seps Gronovii Daud. , Scelotes Linnœi Dum. et Bibr., etc. ), provient du cap de Bonne- Espérance. (L.)
*SCELOTRETl]S (çxe'Ào; , jambe; rp-n- To'ç , tronc). REPT. — Genre de la famille des Geckos, établi par Fitzinger {Sysl. Rept., 1843).
*SCEl\'EDESMUS(çx»îv/i, loge; §izH-6i, chaîne), bot. cr. — (Phycées.) Ce genre, de la tribu des Desmidiées , a été établi par Moyen (Nov. Âct. Nat. cur. XV, 772, t. 43, f. 26-35) pour de petites Algues microscopiques. Voici ses caractères : Corpuscules gloljuleux , ovoïdes ou fusiformes , réunis latéralement en séries. Les espèces les plus répandues ont des corpuscule-s verts, fusiformes, géminés ou quaternés. Au moment de la duplication, les corpuscules éprouvent en leur milieu un étranglement, les hémisomates alors s'écartent sans se séparer complètement, et le lobe qui se développe donne souvent une disposition oblique et
scri
alterne à la série des corpuscules, de ma. nièrc à faire prendre cet état pour une autre espèce. Les Scénédesmes croissent dans les eaux douces remplies d'herbes aquatiques. Le S. antennalus Bréb. se trouve fixé sur !e sable quartzeux de sources vives. On compte environ 8 à 10 espèces de ce genre, dont M.Elirenbergachangéle nom en l'appelant Arlhrodesmus. (Bbéb.)
SCÉ\OPlMEMS.5'cenopin«. INS. —Tribu de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Alhéricères, caractérisée principalement par des antennes sans style et deux cellules sous-marginales aux ailes. Cette tribu comprend le seul genre Scenopinus. (L.)
SCENOPIMUS (;x/iv/î, habitation ; ttcvo?, saleté). INS. — Genre de l'ordre des Diptères brachocères, famille des Alhéricères, tribu des Scénopiniens, établi par Meigen. M. Macquart, qui adopte ce genre {Diptères, Suites àBuffon, édition Roret, t. II, p. 5), en décrit sept espèces parmi lesquelles nous citerons comme la plus commune, la 5. fenestralis Latr., Fab., Meig., Fall. {Musca id., Linn.). On la trouve ordinairement sur les vitres des appartements, quelquefois sur les murs exposés au soleil. (L.)
♦SCEPA. BOT. PH. — Genre de la famille des Scépacées (détachée de celle des Stilaginées ) , établi par Lindley {Introduct. , édit. II, p. 441). Arbres de l'Inde. Voxj.
STILAGINÉES.
SC^-:îMCÉES. Scepaceœ. bot. ph.— Petite famille établie aux dépens des Stilaginées. Voy. ce mot.
SCEPASMA. BOT. PH. — Genre de la famille des Euphorbiacées , tribu des Phyllanthées, établi par Blume {Bijdr., 533). L'espèce type, Scepasma buxi f olia, esl un arbrisseau qui croît à Java.
*SCEPSE0TIIAMI>;L'S. bot. ph.— Genre de la famille des Rubiacées ( tribu incertaine ) , établi par Chamisso {in Linnœaj IX, 248). Arbrisseaux du Brésil. Voy. bd-
EIACÉICS.
*SCEPTRAl\ITIirS, Grah. (m Edinh.
new philos, journ., 1838, p. 413). bot. ph,
— Syn. de Cooperia, Herb.
SCEUr.A, Forsk. [Mgypt., 37). EOT. PH.
— Syn. à' Aviccnnia, Linn.
SCH.^FFERîA (nom propre), bot. ph.
— Genre de la famille des Rhamnées?, établi par Jacau'" {Amer. 259). L'espèce
SCH
type, Schœff. frulescens Jacq. , est un arbrisseau qui croit aux Antilles.
SCHAL. Synodontis. poiss. — Genre de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux , famille des Siiuroides, établi par G. Cuvier ( Règ. anini. ), et dont voici les principaux caractères : Museau étroit; mâchoire inférieure portant un paquet de dents très aplaties latéralement, terminées en crochets, et suspendues chacune par un pédicule flexible ; casque rude, se continuant sans interruption avec une plaque osseuse qui s'étend jusqu'à la base de l'épine de la première dorsale, épine qui est très forte, aussi bien que celles des pectorales. Leurs barbillons inTérieurs , quelquefois même les maxillaires , ont des barbes latérales.
Les Schals vivent principalement dans le Nil et le Sénégal. MM. G. Cuvier et Valenciennes {Hisl. des Poiss., t. XV, p. 244) décrivent sept espèces de ce genre, parmi lesquelles nous citerons le Scual senen, Synodontis viacrodon Is. Geoffr. St.-Hil. {Pimelodus synodontis Geoffr. St.-Hil., Silurus clarias Hasselq.). La couleur de ce Poisson est un plombé noirâtre assez uniforme; il se nourrit principalement de graines , et sa chair est excessivement fade. (M.)
*SCHANGI1\1L4 (nom propre), bot. ph.— Genre de la famille des Chénopodées, tribu des Suédinées, établi par C.-A. Meyer (m Ledebour Flot: Alt., I, 394). L'espèce type, Sch. Unifolia C.-A. Mey. {Suœdaid., Pall.), est une herbe qui croît sur les monis Altaï.
♦SCHALERA, Nées (m Lindley Inlrod., édit. II, p. 202). BOT. PH. — Syn. de Gœppertia. Nées.
*SCHAUERIA(nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Acanlhacées, tiibu des Echmatacaiithées-Jusliciées, établi par ^ees ( Index Sem. hort. Wralisl., 1838). L'espèce type, Schaueriacaly tricha {Juslicia id. Hook.), est un arbrisseau qui croit au Brésil.
SCHÉELIN. MIN. — Voy. tungstène.
SCHÉÉLITINE, Beud.— Syn. de Plomb tungstaté. Voy. plomb.
SCHEFFLERA, Forst. {Char, gen., t.
20). BOT. PH. — Syn. de Aralia, Linn.
SCHELHAMMERA (nom propre), bot.
PB. — Genre de la famille des Mélanthacées , tribu des Vératrées , établi par R. Brown [Prodr., 273). Les principales espè-
SCH
ces, Schel. undulala et nmltiflora, sont des herbes qui croissentà la Nouvelle-Hollande |
SCHELHAM!VIERIA,Heist.(We/m,v<.36).' BOT. PH. — Syn. deCheiranlhus, R. Biown.
SCIIELVERIA, Nées et Mart. {in Flora, 1821). BOT. PH. — Syn. à'Angelonia, Humb. et BonpI.
*SCHEIWATIZA ( ç^^if a-!^'Ç<* » orner).
INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, de la famille des Cycliques et de la tribu des Galérucites , proposé par nous, et adopté par Dejeun {Cat., 3® éd., p. 401), qui y rapporte 6 espèces de l'Amérique méridionale , savoir: iS". lœvigata F. (Lycus), compressicornis Kl., Lycoides, serralicornis, subcostala et Iloffmauni Dej. (C.)
SCUENOPRASUM. bot. ph. — Voyez
SCHCENOPRASUM.
SCHEPPERIA (nom propre), bot. ph.
— Genre de la famille des Capparidées, tribu des Capparées , établi par Necker {Elem., n. 1392). L'espèce type, Schepp. juncea {Cleome id. Linn., Macromerumid. Burch.), est un arbrisseau qui croUaucap de Bonne- Espérance.
SCHERG. POISS. — Espèce d'Esturgeon.
Voy. ce mot.
SCIIETBÉ. Schelba. ois.— Sous ce nom , M. Lesson ( Traité d'Ornith. ) a établi dans sa famille des Laniadiées un petit genre auquel il donne pour caractères : un bec allongé, comprimé, peu crochu ; des tarses médiocres; une queue assez longue et fourchue.
Les espèces qu'il introduit dans ce genre sont le Lanius ferrugineus Lath., de l'Ile de France. — Le Lan. rufus Gmel., de Madagascar.— Le Lan. bicolor Gmel. — Le Colluricincla cmerea Vig. et Horsf . , de la Nouvelle- Hollande. — Le Lan. Bouriensis G. Cuv., de l'île Bourbon.— El le Lan. madagascarensis Gmel. (Z. G.)
SCHEUCHZERIA ( nom propre ). bot.
PH. — Genre de la famille des Alisraacées, établi par Linné {Gen., n. 452). L'espèce type, Sch. palustris Linn., est une herbe qui croît dans les marais tourbeux du nord de l'Europe.
*SCHID0IM1CHUS (çx"îcôv«xos . <!"« » '« cornedu pied fendue), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Carabiques etde la tribu des Troncatipennes, établi par Klug ( Jahrbucher der inseclenkunde, p. 50, 6) et qui a été adopté par
se FI
de Castelnaa et Hope. Le type, le S. hrasiliensis Kl., est originaire du Brésil et de la province de Siiiiit-Paiil. (G.)
SCIIIEDEA, A.Rich. (inMém. Soc. hist.
n. Paris. ,y, 186). bot. ph.— Syn. de Terirea, DC,
SCHIEDEA , Bartl. ( Msc. ). bot. ph. — Syn. de Richardsonia , Kunth,
SCHIEDEA ( nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Alsiniées, établi par Chamisso et Schlectendalt {Linnœa, I, p. 46). L'espèce type, Schied. liguslrina, est un arbrisseau qui croît dans les îles Sandwich.
*SCHILBÉ. Schilbe. poiss. — Genre de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux , famille des Siluroïdes, établi par G. Cuvier {Règ. anim.), et différant des Silures proprement dits par un corps comprimé verticalement; par une épine forte et dentelée à leur dorsale ; la nuque déprimée et large , et des dents très prononcées.
MM. G. Cuvier et Valenciennes (Hist. des Poiss. > t. XVIII, p. 372) décrivent 5 espèces de ce genre, qui toutes habitent le Nil. Nous citerons principalement le Schilbé a large
TÈTE (ScniLBÉ SCHÉRIFIÉ DES ÉGYPTIENS, SHu-
rus myslus Linn.). Ce Poisson est argenté , plombé vers le dos; les côtés de la tête ont des filets dorés : sa taille ordinaire n'eicède pas 30 centimètres. (M.)
SCIIILLERA, Reichend. {Consp., 204).
BOT. FH. — Syn. de Microlœna, Wall.
*SCHI!VIATOCHEILUS , Chevrolat , Dejean. ins. — Synonyme de Eugonus Schœnherr. (G.)
*SCHI.\liMELMAI\l\IA(nom propre). BOT.
CR. — (Phycées). Comme on n'en connaît pas encore suffisamment le fruit, ce genre a été proposé par Schouboë et admis dans ces derniers temps par M. Kulzing absolument sur 8on port qui est dos plus élégants, et sur la texture de sa fronde qui est des plus délicates. M. J. Agardh avait fait de cette belle Algue un Sphœrococcus, quoique toute sa structure soit plutôt celle d'une Halyménie. Ji dit que ses conceptacles ou coccidies, lesquels occupent les pinnules de la fronde, sont coniques, tronqués, puis ouverts, comme »iliés sur leur bord, et renferment un glomérule de spores. La fronde est stipitée, plane, membraneuse, de la plus grande ténuité, «l'une belle couleur rose, et ornée de décou-
SCH
pures qui la font paraître plusieurs fois pennée dans toute sa longueur. Les pinnulea et leurs divisions sont finement dentées en scie. Une seule espèce, trouvée à Tanger, compose ce genre qui nous semble, comme à M. Kulzing, fort distinct du Sphœrococcus. Ses affinités les plus prochaines sont avec le Naccaria d'un côté, et de l'autre avec les Halyménies. (C. M.)
*SCHIMPERA(nom propre), bot. ph.— Genre de la famille des Crucifères? établi par Steudel et Hochstelt (m Schimper Herb. Arab. petr., n. 224). Herbes de l'Arabie.
SCHIMUS. BOT. PH. — Genre de la famille des Anacardiacées , établi par Linné {Gen., n. 1 1 30). On connaît deux espèces de ce genre ; la principale est le Schinus molle (vulgairement Poivrier d'Amérique). C'est un petit arbre paré d'un feuillage élégant et toujours vert. Ses panicules axillaires et terminales sont composées de fleurs petites, blanches ou d'un vert sale. Les fruits forment une baie globuleuse. Les Chiliens en composent une boisson délicate et rafratchissanle, d'une couleur et d'une saveur vineuse. L'écorce de cet arbre laisse écouler, à travers ses crevasses, un suc résineux très odorant, appelé vulgairement Résine du Molle j et que les Péruviens emploient pour raffermir les gencives et les dents.
*SCIIISMOCERAS , Presl. ( in Reliq.
Hœnk., I, 96, 1. 13). bot. ph. — Synonyme d'Aporumf Blum.
SCHISMUS (çxt;."o?. fendu), bot. ph. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Festucacées, établi parPalisot de Beauvois {Agrost., 74, t. 13). L'espèce type, Schism. calycinus Pol. (Festuca calycina Linn.), est une graminéequi croit dans les régions méditerranéennes.
SCHISOLITHE. min. — Substance minérale ainsi nommée par Haussmann. Elle est essentiellement formée de Silice, d'Alumine et de Potasse, et cristallise en prisme droit rhomboïdal de 60" et 120°.
SCHISTE. GÉOL. — Voy. ROCHES.
SCHISTIDIUM. BOT. CR. — Genre de Mousses bryacées, établi par Bridel {Mant., 20), et renfermant des Mousses vivaces qui croissent sur la terre dans toutes les régions chaudes et tea)pérées du globe. Voy.
MOb'SSES.
*SCHISTOCARPE (<:x'Ç«,Je fends; y»/».
SCH
ntç, fruit). DOT. uft— (Mousses). Bride! désigne sous ce nom les Mousses dont la dëhiscence de la capsule se fait par des fentes, comme dans le genre .(4ndrœa. Voy. ce mot. (C. M.)
♦SCIIISTOCARPHA , Less. {inLinnœa, VI, 387). BOT. PH.— Syri. de Perymenium, Schrad.
»SCHISTOCEPHALUS (çx'?'^°?. fendu; tutpoà-n, tête). HELM. — Genre de Cestoïdes , établi par Creplin {Nov. obs., p. 90) aux dépens des Bothriocéphales, dont il se dislingue par l'absence de fossettes à la tête. On n'en connaît qu'une seule espèce, nommée par Creplin {Schislocephalus dimorphus (rœnta so/eda Muller, T. gasteroslei Abilg., Jihylis solida Zed., Bothriocephalus solidus Rud., Meh., Brems., Leuck., etc.). Cet Helminthe vit dans l'abdomen des Poissons {Gaslerosteus) pendant une première période de son développement, et achève ensuite ce développement dans l'intestin des Oiseaux qui ont mangé les Poissons. (L.)
*SCIIIST0GYI\1E iix^i-céi , divisé ; yv'v» , pistil ). BOT. PH. — Genre de la famille des Asclépiadées, tribu des Cynanchées, établi par Hooker et Arnott {Journ. of Bot., I, 292). Arbustes du Brésil. Voy. asclépiadées.
*SCHISTOMITRIlIM (çx'Ç<-i Je fends; fAiTpa, coiffe), BOT. CR. — (Mousses). Genre allié aux Syrrhopodons et nouvellement créé par MM. Molkeiiboër et Dozy {Musc. Arch. Ind., p. 67) pour une Mousse de Java et de Sumatra dont les caractères sont les suivants : Coiffe campanulée , cylindrique , déchiquetée à la base. Capsule égale, droite. Péristome simple, formé de seize dents simples , entières et trabéculées. Feuilles sans nervure, composées de deux couches de cellules. Inflorescence dioïque , terminale. La seule espèce connue croît sur les arbres. (G. M.)
*SCBIST0PI1RAGMA (çx«5t°? , d'visé ; 'ppy.yjj.oi, cloison). BOT. PH. — Genre de la famille des Scrophularinées, tribu des Grallolées, établi par Bentham (m Lilter., Jul., 1838). Petites herbes du Mexique. Voy.
SCROPHULARINÉES.
♦SCHISTOPHYLLUM, Pal. Beauv. bot.
C«. — Syn. de Fissidens, Hedw.
«SCHISTOSOME. Schislosomus Ux^ç-^k, 4«ï^.«, corps). TÉRAT. — fienre de Monstres
SCH
unitaires, ordre des Aulosites, famille d» Célosomiens. Voy. ce dernier mot.
SCHISTOSTEGA (çx'Ç«, je fends; çt^Vyi, couvercle), bot. cr. — (Mousses). Très joli genre monotype de la tribu des Schistostégées qu'il compose à lui seul. Il a été fondé par Mohr sur une fort petite Mousse dont les feuilles distiques sont frondiformes, c'est-à-dire soudées ou confluentei à la base dans les pieds mâles. La capsule longuement pédonculée est ovoïde ou globuleuse, et le sporange en occupe toute la cavité. Il n'y a pas de péristome. L'opercule est convexe et la coiffe conique cylindracée. Ses tiges rappellent certaines Fougères ea miniature. La seule e.'^pèce connue est européenne, mais rare partout. Elle aime l'obscurité, et se rencontre particulièrement sur le sol arénacé des cavernes. (C. M.)
SCIIISTOSTÉGÉES. Schistostegeœ. bot.
CR. — (Mousses). Nom d'une tribu qui se compose du seul geareSchistostega. Voy. ce mot et MOUSSES. (G. M.)
*SCI1IST0STEPHIUM Ux^i-zi;, divisé; çTî'yoç, couronne), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores, tribu des Sénécionidées, établi par Krebs ( ex Lessing synops., 251). Arbustes du cap de Bonne-Espérance. Voy. composées.
SCHISTURUS (çx'5"«» divisé; oV.
queue), helm. — Genre d'Entozoaires trématodes , section des Distomiens, établi par Rudolphi [Hist. desEnloz.) pour une espèce trouvée près des branchies de YOrlhragoriscus mola, dans le gosier, et surtout dans l'estomac et l'intestin. Beaucoup d'auteurs regardent celte espèce {Sckist. paradoxut Pvud.) comme identique avec le Disloma nigroflavum. (L.)
SCHISTURUS cuost. — Synonyme d'Anchorelle. Voy. ce mot.
SCHIWERECKIA (nom propre), bot.
PH. — Genre de la famille des Crucifères, tribu des Alyssinées, établi par Andrzeiowskj {ex DC. Syst.,\\, 300). L'espèce type, Sch. podolica {Alyssum podolicum Bess.), est une herbe qui croît dans les pays compris entre la Podolieet la Sibérie.
SCIIIZ^EA. BOT. CR. — Genre de la fa mille des Fougères, tribu des Schizœacées, établi par Smith {in Mem. acad. Turin., W , 419). On en connaît un assez grand nombre d'espèces qui croissent, la plupart, dans les
SCll
régions intertropicales ou australes du globe.
Voy. FOUGÈRES.
SCniZiEACÉES. Schizœacece. bot. cb.
— Tribu de la famille des Fougères. Voy. ce mot.
SCHIZAMDRA (çx''?<-. diviser; àwj'p , <îpô;, homme, étamine). bot. ph. — Genre de la famille des Sehizandracées, établi par L.-C. Richard (m Michx. Flot: Bor. Amer., 11, 18, t. 47). L'espèce type, Schizandra coccinea Michx. , est un arbrisseau qui croit dans les forêts de la Caroline et de la Géorgie.
* SCHIZANDRACÉES. Schizandraceœ.
BOT. PH. — Petite famille de plantes dicolylédonées, polypétales, hypogynes, qui se rapproche beaucoup des Magnoliacées dont peut-être on pourrait la considérer comme une simple tribu distincte, par des fleurs diclines , une tige sarmenteuse , l'absence de stipules ainsi que de principes aromatiques. Ses fleurs en effet, au dedans d'un calice de trois ou six folioles, d'une corolle de six à neuf pétales , parties disposées par verticilles ternaires et alternant, offrent: les unes des étamines couvrant en nombre indéfini un réceptacle conique ou bordant en nombre défini un réceptacle déprimé, à filets courts, libres ou connés, à anthères extrorses avec deux loges adnées sur un connectif épais et s'ouvrant par une petite fente verticale; les autres, plusieurs carpelles superposés et sessiles sur un réceptacle plus ou moins allongé, libres ou cohérents, chacun muni d'un stigmate sessile, décurrent le long du bord interne de l'ovaire et renfermant deux ovules superposés, insérés à cette suture interne. Ces carpelles offrent plus tard un péricarpe charnu et sont remplis d'une pulpe où nichent les graines comprimées, à double tégument, l'extérieur coriace, l'intérieur membraneux , à petit embryon logé vers l'extrémité d'un gros Ipérisperme charnu du côté du bile vers lequel est tournée la radicule. Les espèces 1 répandues sur le continent et les îles de .l'Asie tropicale , au Japon et dans les régions les plus chaudes de l'Amérique sepitentrionale , sont des arbrisseaux à lige jsarmenieuse , à suc aqueux, à feuilles alternes, simples, très entières ou denticulées, épaisses, souvent parsemées de points glanduleux, dépourvues de stipules, à pé-
SCH
doncules uniflores, axiilaires ou latéraux, solitaires ou rapprochés plusieurs ensemble, couverts de bractéoles imbriquées. Les fruits de plusieurs se mangent quoique assez peu sapides.
GENRES
Kadsura, 3. (Sarcocarpum, Bl.). — SphcB' roslema, Bl. — Schizandra, Michx. — Mayna, Aubl. (Ad. J.)
*SCHIZA\GIUM,Bartl. (Msc). bot. ph.
— Syn. de Milracarpum , Zuccar.
SCHIZAIVTHLS (çx'?"» , diviser ; &yQoi , fleur). BOT. PH. — Genre de la famille des Scrophularinées , tribu des Salpiglossidées, établi par Ruiz et Pavon(Prod. F/or. Peruv., 5 , t. I ). Les principales espèces, Sch. pinnalus et porrigens , sont des herbes qui croissent au Chili. On les cultive dans quelques jardins d'Europe.
♦SCBIZASTER (<;xiÇa, fente; â;Tyip, étoile). ÉCHiN. — Genre d'Échinides, de la famille desSpatangoïdes, établi en 1836 parM. Agassiz aux dépens du genre Spatangus de Lamarck, et comprenant alors seulement une espèce vivante {Sch. alropos) et une espèce fossile {Sch. Sluderi). Ce genre, un des sept dans lesquels M. Agassiz divisait \esSpalangus, était alors caractérisé seulement par le disque cordiforme, très élevé en arrière; avec le sillon bucco-dorsal long, très profond, et quatre autres sillons au sommet dorsal, profonds et étroits, où sont cachés les ambulacres. Ce genre était donc correspondant à la section ^ du genre Spatangus de M. de Blainville et, en partie, au genre £c/jtHocardiuni de Van Phelsum et de M. Gray. Depuis lors M. Agassiz, en 1839 d'abord, puis tout récemment en 1846, a •considérablement agrandi ce genre en y comprenant : 1* le Spatangus canaliferus de Lamarck, espèce vivante de la Méditerranée, dont il avait fait d'abord un Micraster et qui, pour lui, représente le S. Sluderi, et treize autres espèces fossiles représentent un premier type ayant le sillon de l'ambulacre impair très profond; 2° trois espèces vivantes, S. fragi' lis des côtes de Finmark, S. gibberulus de la mer Rouge, figuré par M. Savigny dans la Description de l'Egypte, pi. 7, fig. 6 ; S. Cubensis de Cuba; ces trois espèces appartiennent à un deuxième type caractérisé par un ambulacre impair peu profond. Un troisièmt
SCH
type, enfin, toniprenant une seule espèce vivante, le S. atropos, est caractérisé parce que le fasciole péripétale circonscrit de près tous les ambulacres, ce qui le rend très si • Inueux. A ce genre, ainsi étendu, MM. Agassiz et Desor (1847) assignent les caractères suivants: Têt large et déprimé en avant, haut et étroit en arrière. Sommet apicial très rapproché du bord postérieur. Ambulacres très profonds ; les ambulacres antérieurs, à peu près parallèles à l'ambulacre impair, sont beaucoup plus longs que les postérieurs. Ambulacre impair très large. Un fasciole péripétale très flexueux, entourant les ambulacres. Un second fasciole, le fasciole latéral, partant de l'angle du fasciole péripétale et se dirigeant en arrière sous l'anus. Pores génitaux ordinairement au nombre de deux, quelquefois trois et quatre. Lorsqu'il y en a deux seulement, ce sont les postérieurs qui sont visibles. Cinq trous ocellaires. Ce genre diffère donc du genre Hemiaster par le fasciole postérieur et par les sillons ambulacraires plus profondset moins divergents. Aussi beaucoup d'espèces, rangées aujourd'hui par M. Agassiz dans le genre Hemiaster, avaientété précédemment indiquées sous le nom de Schizaster par cet auteur, dans son Catalogue syslémalique , en 1839.
(Duj.)
SCHIZEA. BOT. CR. — Voy. schiz^a.
SCHIZÉACÉES. BOT. CR. — Voy. schi-
ZjEACÉES.
*SCHIZOCARPUM (^x'V, diviser ; xapfTo';, fruit). BOT. PH. — Genre de la famille des Cucurbitacées, mais encore peu connu. Il a été établi par Schrader (/ndex Sein. hort. Gœlling.), pour des herbes qui croissent au Mexique.
I. *SCHIZOCEPHALA(çx'Ç'-, diviser; xs- ]fa.ln, tête). INS. — Genre de l'ordre des 'Orthoptères, tribu des Mantiens, établi par M. Serville {Ann. se. nat., 1831). L'espèce type est le Sctiizocephala bicornis, dont on ignore la patrie.
SCHIZOCERUS ( çx'> . fendre ; xip-xç , antenne), ins. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Tenlhrédiniens , famille des Tenthrédides, groupe des Hylotomites, établi par Latreille (Fam. nat.). L'espèce type , Schizocerus furcatus ( Tenthredo furcata Reaum., Hylolomaid. Fabr., etc.), se trouve dans la plus grande partie de l'Eu-
SCH
rope. On la rencontre aux. environs de Paris. (L.)
SCHIZOCHITON (çxfÇ<o, diviser; ^itcÎv, enveloppe), bot. ph. — Genre de la famille des Méliacées, tribu des Trichiliées, établi parSprengel {Cur.post., 251). Arbres de Java. Voy. méuacées.
*SCHIZODACTlLrS ( çx'Ç« . diviser; (îâxTu>o;, doigt). INS. — Genre de l'ordre des Orthoptères, tribu des Locustiens, établi par M. Brulié (Hist. nat. Ins., 1835). L'espèce type, Schizodactylus monstrosus [Gryllus id. Drur., Acheta id. Fab. ), habite les Indes orientales. (L.)
SCHIZODERMA , Chev. {Paris, 438, t.
II, f. 21). BOT. CR. — Syn. deDichœna, Fr.
SCHIZODERMA , Ehrenb. {Sylv., 27).
BOT. CR. — Syn. de Leptostroma , Fr.
SCHIZODERMA (;x'Ç«», diviser; ôipij.a.
enveloppe), bot. cr. — Genre de la famille des Champignons, division des Thécasporés- Endothèques, tribu des Stégillés, établi par Kunze. Les espèces de ce genre sont de petits Champignons qui croissent sous l'épiderme des plante» mortes. Voy. mïco-