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des Quichuas , nous dit M. d'Orbigny, «ont bien caractérisés, et ne ressemblent en rien à ceux des nations de nos rîfces pampéenncs et brasilio-guaraniennes; c'est un type tout à fait distinct, qui ne se rapproche que des peuples mexicains. Leur tête est oblongue d'avant en arrière, un peu comprimée latéralement; le front est légèrement bombe, court, fnyant un peu en arrière ; néanmoins le crâne est assez volumineux , et annonce un assez grand développement du cerveau. Leur face est généralement large , et , sans être arrondie, son ellipse approche beaucoup plus du cercle que de l'ovale. Leur nez, remarquable, est toujours saillant, assez long, fortement aquilin , comme recourbé à son extrémité sur la lèvre supérieure : le haut en est renfoncé, les narines sont larges, épatées, très ouvertes; la bouche est plutôt grande que moyenne, sans que les lèvres soient très grosses ; les dents sont toujours belles, persistantes dans la vieillesse; le menton est assez court sans être fuyant. Leur physionomie est, à peu de chose près, uniforme, sérieuse, réfléchie, triste même , sans cependant montrer d'indifférence. Les sensations se peignent rarement à l'extérieur. L'ensemble des traits reste toujours dans le médiocre ; rarement voit-on chez les femmes une figure relativement jolie; néanmoins elles n'ont pas le nez aussi saillant et aussi courbé que celui des hommes. »
Les singuliers crânes trouvés à Titicaca , et qui rappellent ceux des Caraïbes de Saint- Vincent par l'extrême aplatissement du front, et parla projection de la face au devant de la boîte cérébrale, sont encore des résultats de la coutume si répandue de comprimer la tête des enfants pour lui donner telle ou telle forme réputée belle. M. d'Orbigny fait remarquer que ces têtes se trouvant surtout dans les tombeaux des chefs, rien n'autorise à penser que leur déformation artificielle ait exercé une influence fâcheuse sur l'intelligence.
Les nations péruviennes sont entrées dans l'église catholique et continuent le genre de vie de leurs ancêtres, s'occupant essentiellement du soin des troupeaux et de l'agriculture.
Race araucanienne. Cette race , considérée comme un rameau de la précédente , s'en sépare néanmoins par ses caractères
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physiques autant que par la r(*si5(ancc qu'elle a toujours opposée à la civilisation. Elle habite les andes du Chili et les plaines de l'est , et s'étend du 30" det:ré de latitude sud jusqu'au voisinage de la terre de Feu , dû nous trouvoiîs la dernière raie ou nation du nouveau monde, les Pécherais.
Les Araucanosont, avec la grosse tôte, et le visage rond des Américains du Sud , les pommettes hautes et saillantes, le nez court et épaté, la bouche grande, bordée de fortes lèvres. Malgré l'écartement des os malaires, les yeux ne sont pas sensiblement relevés à l'angle externe. La couleur de ces montagnards nomades et guerriers est un peu moins foncée que celle de leurs voisins ; on assure même que quelques unes de leurs tribus sont blondes et d'un teint clair
Quant aux Pécherais de la terre de Feu et des îles voisines, ce sont encore des hommes de même type, sinon de même rare que les précédents. On a beaucoup parlé de leur extrême maigreur, mais elle n'est pas aussi générale qu'on l'a dit; c'est, d'ailleurs, une conséquence du pauvre régime de ce peuple ichthyophage, à peu près sans industrie, errant d'une Ile à l'autre sur de misérables canots; réduit, pour toute arme de pêche et de chasse, à des dards armés de silex, et subissant enfin tous les effets directs et indirects d'un climat rigoureux. Leurs traits sont ceux des Araucaniens; mais leur expression , loin d'être farouche , a beaucoup de douceur, et annonce une bienveillance que leur conduite ne dément pas.
Indépendamment des affinités que l'étude des idiomes américains a permis de saisir entre les peuples du nouveau continent, et qui semblent rattacher l'Indien du Canada, peut-être même l'Esquirnaux et le Groënlandais, au Pécherai de l'extrême sud, il serait peut-être possible de suivre , à travers la variété si frappante des types septentrionaux et méridionaux , une suite de transitions qui conduiraient au moins des formes allongées , et du visage haut et arqué de l'Indien peau-rouge, aux faces rondes et étalées des races pampéennes et ando- péruviennes.
Mais ce que nous disons des différences qui diversifient la population de l'Amérique, nous avons vu que nous pouvions le dire de
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bien d'autres, et ceci nous amène à l'appréciation de cette variété de types dont nous venons de donner un rapide aperçu. CeKc appréciation peut se résumer datis quelques propositions générales, seule forme qui nous permette de compléter cet article en en respectant les limites obligées.
1° Les types principaux sont évidemment dans un rapport intime avec les circon stances des terres habitées par eux, avec la physionomie et les caractères de chaque continent. La masse du continent oriental de l'Asie offre son type propre , le type mongol ; celle du continent africain ou méridional a le sien. Entreccs masses, à leur point de contact et dans le rayonnement immédiat de celui-ci, nous rencontrons co type caucasien qui, sans participer aux traits dislinctifs des deux précédents, semble appartenir au premier berceau des migrations des peuples, et qui s'est répandu et conservé dans les contrées à climat plus ou moins tempéré, lesquelles, mieux découpées que les précédentes, réunissent, mieux aussi que les grandes masses , les conditions de conservation et de progrès.
2° Les types tendent à se reproduire, sinon dans l'ensemble de leurs caractères, du moins dans leurs traits les plus saillants sur des points du globe très éloignés les uns des autres, et sans qu'on puisse soupçonner là unfaitde filiation direct. C'est ainsi que les Nègres océaniens rappellent dans les îles de la Malaisie la physionomie éthiopienne, et que dans plusieurs des archipels polynésiens nous voyons reparaître les traits réguliers de notre type. Il suit de là que les populations empreintes d'un type commun ne représentent pas nécessairement des races proprement dites, c'est-à-dire, des groupes de même souche, qu'il y a une diflérence a établir entre la race et la variété; et nous savons de plus que certaines races ont pu échanger avec le temps les traits d'une variété contre ceux d'une autre. Les races polynésiennes en sont encore un exemple , car en tant que races, elles se rattachent aux peuples de la Malaisie; on se rappelle aussi que les Turcs osmanlis ont pris la physionomie caucasienne.
3" D'un type à l'autre, il y a des transitions graduées, et dans chaque type les divers caractères s'effacent ou se prononcent tour à b
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tour, de manière à produire de très nombreuses variétés, qui vont jusqu'à reproduire quelquefois sur une certaine échelle les traits d'un autre type. On cite des tribus arabes portant le type nègre, plusieurs peuples nègres du Soudan et de la Sénégambie reprenant le proûl européen, et dans la limite des différences individuelles , on rencontre de nombreux exemples de ces échanges.
4" En analysant les caractères dislinctifs des types, nous n'en trouvons aucun qui se lie d'une manière nécessaire aux autres dans l'ensemble des faits. C'est dire que nous n'en trouvons aucun qui ait une fixité comparable à celle des caractères spécifiques, car quelque insignifiant que soient quelquefols ceux-ci, au point de vue physiologique, ils ont une valeur réelle comme empreinte, et lors même qu'ils s'effacent plus ou moins, ce n'est jamais pour faire place aux caractères d'une espèce voisine. Les grandes variations de l'Ane et du Cheval sous l'influence de l'Homme n'ont jamais amené un échange de caractères entre ces deux espèces.
5" Aucun des traits caractéristiques des races humaines ne correspond aux caractères spécifiques qui nous guident dans la détermination des espèces de Mammifères, et tous rentrent dans la catégorie de ceux que nous observons d'une race à l'autre dans la même espèce animale.
6° Si nous ajoutons à ces données , que nous regrettons de ne pouvoir développer, comme quelques unes le réclament, le fait de la présence dans le genre Homme de races métis indéfiniment fécondes, et d'une fécondité souvent plus grande dans le croisement des individus de types différents que dans l'union des individus de même type; si nous plaçons ce fait physiologique en face de l'impuissance des espèces animales les plus voisines à produire une lignée mixte, nous obtiendrons la conclusion suivante : le genre Homme ne constitue qu'une seule espèce, et sa diversité reste dans les limites d'une seule et tncme nature.
Celte diversité n'en dcn)eure pas moins un objet du plus haut intérêt pour le naturaliste et pour le philosophe, par les questions d'étiologie qu'elle soulève, aussi bien que par ses rapports avec l'histoire et par les lumières qu'elle peut lui prêter en plusieurs
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cas. Il y aurait là beaucoup plus à dire que nous ne le pouvons aujourd'hui, et surtout beaucoup plus à faire que ce qu'on a fait jusqu'à ce jour; nous ne sommes qu'aux abords de ce grand sujet d'études. (Holl.)
VARI\GA. BOT. PH. — Rumphius donnait ce nom à quelques espèces de Figuiers, tels que le Figuier des Indes et quelques voisins. (U. G.)
*VARIOLA. poiss.— Nom générique latin donné par M. Swainson au genre Variole, à la place de celui de Lates choisi par Cuvier. — Voy. variole. (E. Ba.)
VARIOLAIKE. Variolaria {vari, boulons, pustules). BOT. CR. — (Lichens.) Genre fondé par Persoon , et adopté par Acharius, mais sur la légitimité duquel les observalions de Pries, confirmées plus tard par celles encore plus décisives de Meyer elWalIroth, sont venues jeter bien des doutes. Ces savants lichénographes ont en effet prétendu que les Variolaires étaient de simples anamorphoses des Perlusaires. Parmi les botanistes qui pensent et soutiennent que ce genre se compose d'espèces autonomes , il faut citer M. Fée, qui en croit trouver la preuve dans la présence de la fructification. Or, comme celle-ci n'est elle -même qu'une altération de celle du Pertusaria communis, il en résulte que l'opinion de noire ami n'a pas toute la certitude désirable. Ces lichens croissent sur les pierres et plus souvent sur les écorces. (C. M.)
VARIOLARIA. bot. foss. — Foy. végétaux FOSSILES.
VARIOLE. Laies, poiss. — Les Poissons de ce genre de Percoïdes ne diffèrent des Perches que par de fortes dentelures et même une petite épine à l'angle du préopercule , aussi bien que par des dentelures plus fortes aussi au sous-orbilaire et à l'huméral. Les trois espèces décrites vivent aujourd'hui dans les mers des pays chauds. Le nom de 'V^ariole est celui que les Francs donnent, en Egypte, à l'espèce du Nil , le Laies niloticus ; Cu\ . {Perça nilotica, Lin.); le nom latin Laies paraît être celui que les anciens lui appliquaient. M. Swainson a formé celui de Variola {Classif., 1839).
Les quatre espèces fossiles connues restent inférieures pour la taille aux Varioles vivantes. Trois proviennent du Monte-Bolca {Laies gracilis , gibbus et notœus, Ag.); la