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telle niiilière à liire d'encens. On l'adminislre inémc a l'inlérieur couinie astringente après l'avoir fuudue dans l'huile de Sésame. Certains auteurs ont dit que celle résine est employée comme le Copal pour des vernis; mais ce fait ne parait pas bien établi. (D. G.)
VATIQUE. Valica. bot, pu. — Genre de la Tamille des Diplérorarpées, établi par Linné (Manlissa, vol. II, pag. 152) pour des arbres des Indes orientales et de la Cbine , à suc résineux , à feuilles coriaces. L'espèce sur laquelle le genre a été fondé est le Valica chinensis Lin. Mais la synonymie de cette plante est obscure ; M. Walpers la rattache avec doute comme synonyme au l-^alica laccifera WiglitelArn [Sliorea roOasta Rth). On en connaît 3 autres espèces. (D. G.)
VALA^TI1ES. BOT. PH.— Genre de la fimille des Crassulacées , sous -ordre des (^rassulées, formé par Haworlb, dont le nom u été changé par De Candolle en Gi'arninanlhes. (D. G.)
VAUBIER. BOT. PH, — Nom français du genre llakea. — Foy. hakea, (D. G.)
VALICUERIË. Vaucheria nom propre).
BOT. CB. — (Phycées), C'est à Vaucher, dont il porte aujourd'hui justement le nom, que l'on doit les notions les plus exactes sur les espèces de ce genre nommé par lui Ectosperma. De Candolle, voulant éterniser dans la science la mémoire d'un observateur aussi habile et aussi consciencieui, a proposé de changer le nom ô'Eclospenna en celui de Vauchérie qui a été universellement adopté. Voici ses caractères principaux : Filaments tubuleux, membraneux, hyalins, cylindriques, continus, le plus souvent rameux, contenant dans leur intérieur des granules verts ou gonidies nageant dans un liquide. Ces granules sortent du Clament a une époque déterminée (V. FI. Alg., I, p. 55) par un pore qui se forme près du sommet ; puis, munis de cils vibratiles, ils s'agitent pendant quelque temps dans le liquide et vont enfin se fixer sur les corps environnants où ils s'allongent en nouveaux filaments. Le second moyen de reproduction, ou la fruclitlcaiion normale, consiste en spores globuleuses ou ovoïdes (coniocysles des auteurs), solitaires , didymes ou racémiformes , sessiles ou stipilées, nues à leur base ou muici de filaments courts, biacléifonjics. A
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la maluiité, ces spores rompent la membrane qui les retient captives et s'abanduufienlè des mouvements forts vifs, jusqu'au moment oii elles se déposent pour germer. Les mouvements eu question s'opèrent au moyen de cils vibratiles nombreux, dont toute la surface de l'épispore est recouverte. Le nombre des espèces de ce genre est de vingt ou environ. Elles habitent les eaux stagnantes ou courantes, rarement les eaux saumâlres ou la mer, quelquefois la terre nue. Elles ont une grande puissance de végétation. (C. M.)
VAUCIIERIÉES. BOT. CR, — Tribu de la famille des Pbycoidées. — Foy. mycologie, tome X, page 55.
VAUQLELIME. rauquelinia (dédié au célèbre chimiste Vauquelia ). bot. pu. — Genre de la famille des Spiréacées, tribu des Quillajées, formé par M. Correa de Serra {in Ilumboldt et Bonpiand, Plan, œquinocl., vol. I, pag. 141 , lab. 40) pour un arbre du Mexique, à feuilles simples , alternes; à fleurs blanches groupées en corymbe à l'extrémité des branches, voisin par ses caractères des Quii/aja Molin., mais à fleurs hermaphrodites. Cette espèce est le Fauquelinia corymbosaCorr. (D. G.)
VALQLELIXITE ( dédié au chimiste Vauquelin). min. Chromate vert de plomb et de cuivre, qui accompagne ordinairement les plombs rouges de Sibérie et du Brésil. — Voy plomb cnKoaATÉ. (Del.)
*VAUTHIÉRIE. Fautluera (non» d'homme). BOT. PO. — Genre de la famille des Cypéracées , tribu des Fuirénées , créé par M. A. Richard (Flor. Nov. Zeland., p. 106, lab. 20) pour une plante herbacée, indigène de la Nouvelle-Zélande, à laquelle il a donné le nom de Faulhieraauslraiis.{D.G.]
VALTOLli. Vultur. ois. — Les anciens naturalistes, tels que Linné et Lalham, donnaient génériquement le nom de VuUur à un assez grand nombre d'Oiseaux de proie diurnes, que les méthodistes modernes ont répartis dans plusieurs genres , et dont ils ont composé une famille naturelle sous le nom de Vulturidées. Celle famille, emportant nécessairement avec elle la caractéristique de l'ancien genre Vullur, a pour caractères : Un bec droit, recourbé seulement à l'extrémité, plus ou moins robuste, compriiué, à mandibule suiiéiieure ciochuc au
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bout, l'inférieure étant droite, .irroiulie et léi-èrenieut inclinée vers la pointe , garni (l'une cire à la base; des narines uvalaires ou oblongues , percées obliquement sur le bord de la cire ; des tarses robustes, réticulés ou couverts de petites écailles , nus ou etnplumés; des doigts relativement courts , aimés d'ongles peu robustes et peu recourbés ; des ailes pointues, très longues , égalant ou dépassant la queue, qui est généralement courte, égale, et composée de douze rectrices.
Les Vautours se distinguent encore par quelques caractères tranchés qui ne permettront jamais de les confondre avec les autres grands Rapaces diurnes. Ainsi, ils ont (les yeux petits et à fleur de tête; un corps massif, épais, oblong; une tête le plus ordinairement petite relativement à la masse du corps; un cou grêle, long ; l'un et l'autre plus ou moins dénués de plumes, et revêtus d'un duvet court, lanugineux; chez quelques espèces la tête est surmontée de caroncules charnues, et chez quelques autres, la partie inférieure du cou est ornée d'une sorte de collerette de plumes allongées. Ces divers attributs, auxquels il faut joindre un port incliné, à demi horizontal, une tenue négligée, des ailes et une queue traînant à terre, soit dans le repos, soit dans la marche, donnent aux Vautours un faciès tout particulier et caractéristique.
Si les récits que les anciens ont fait des Vautours sont le plus Nsouvent fabuleux et sans fondement, les observations des modernes, en nous démontrant tout ce que ces récits avaient d'exagéré, ont en même temps laissé fort peu de faits importants dans l'obscurité, en sorte que l'histoire naturelle de ces Oiseaux est des plus complètes comme elle est des plus intéressantes.
Les Vautours , dont le nom est devenu proverbial et a passé dans le langage figuré, sont lâches et voraces; ils ont des goûts bas, et sont portés , par leur naturel , à se nourrir ordinairement de charognes et de proies mortes. La corruption est loin de les repousser; ils semblent au contraire ne se plaire que dans les lieux les plus infects. Ces habitudes d'un instinct dépravé, si l'ou peut ainsi dire, donnent, en général , aux Vautours une physionomie peu intelligente cl repoussante. Une odeur iafcctc s'cibale
de leur corps; une humeur visqueuse et puante découle sans cesse de leurs narines. Lorsqu'ils sont bien repus, le bas de leur œsophage, distendu par les matières alimentaires, ressemble à une vessie, et fait saillie au dehors des plumes. Alors ils vont se jucher en quelque lieu écarté : ceux qui vivent loin de l'homme , sur des rochers escarpés , ou même sur la terre ; ceux qui fréquentent les villes, sur le faite des maisons , sur les édifices isolés, et là, accroupis, le cou retiré et la tête appuyée sur le jabot , ils restent immobiles et attendent que la dij;estion soit achevée. Cet état de repos , l'attitude flegmatique qu'ils prennent alors, contrastent singulièrement avec l'agitation , la voracité qu'ils manifestent lorsqu'ils tombent sur une proie. Ce goût des Vautours pour les voieries , pour les cadavres de toute sorte , tourne à l'avantage de Thumme ; aussi dans certains pays, l'homme les a-t-il placés sous sa sauvegarde. Par exemple, au Chili et surtout au Pérou, les Cathartlies urubu elaura vivent sous la protection des lois. « L'utilité de ces Oiseaux , dit M. Lesson , dans les Compléments aux OEuvres de liuffon , est d'autant mieux appréciée sous une température constamment élevée et sous un ciel habité par la race espagnole, que ces Oiseaux semblent seuls chargés de l'exercice de la police relativement aux préceptes de l'hygiène publique , en purgeant les alentours des habitations des charognes et des immondices que l'incurie des habitants sème au milieu d'eux avec une indifférence apathique. On nous a dit qu'une amende assez forte était imposée à quiconque tuait un de ces Oiseaux, et le public en entier témoigna uu assez vif mécontentement une fois que , cherchant à nous procurer, pour nos collections, un de ces Vautours, nous tirâmes sur un groupe de plusieurs individus. » Dans quelques autres pays, et probablement a cause des services signalés qu'ils rendent , les Vautours étaient jadis respectés et vénérés. Au rapport d'Élien, les Barciens, peuples d'occident , pour honorer les combattants qui, après avoir donné des preuves de courage, trouvaient une mort glorieuse sur le champ de bataille , les Barciens, disons-nous, abandonnaient leurs cadavres à ces Oiseaux , qui étaient pour eux des Oiseaux sacrés. C'est probablement aussi par
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suite d'idées superstitieuses, ou par recon naissance, que les anciens Égyptiens, selon le même auteur , avaient consacré les Vautours à Junon, et ornaient de leurs plumes la tête d'Isis.
Cet instinct qui porte les Vautours à se livrer à la recherche des cadavres, des charognes pour s'en repaître , a donné lieu à des préjugés , à des erreurs qui sont d'autant plus enracinés et difficiles à détruire qu'ils datent des temps les plus reculés. Depuis Pline, qui, du reste, ne faisait qu'enregistrer une opinion déjà répandue de son temps, et qu'il retrouvait dans les livres grecs , on n'a cessé de répéter que ces Oiseaux avaient un odorat très étendu et très subtil ; et l'un des faits les plus anciennement connus que l'on ait invoqué pour soutenir cette opinion , est celui qui est relatif à l'apparition d'une troupe de Vautours dans les plaines de Pharsale, le lendemain de la bataille qui y fut livrée. On cite encore un passage de Ange Polilien où il est question d'un commentateur d'Aristole , qui assure que les Grecs ayant livré un combat, une bande de Vautours affamés arriva de plus de 100 lieues pour dévorer les cadavres. Mais l'assertion de Pline, exprimée parées mots : Valeant olfaclu Vultures , ne saurait être considérée comme preuve de l'excellence 'le l'odorat des Vautours, et le fait de leur présence sur des champs de bataille peut s'expliquer par l'habitude instinctive qu'ont ces Rapaces d'arriver sur les points où se trouvent réunies de grandes masses d'hommes ou d'animaux ; de suivre les armées, les caravanes au milieu des déserts, et de fréquenter particulièrement les lieux où l'éducation des Chevaux , des Brebis et des races bovines se fait sur une grande échelle. C'est, du reste, ce qu'avaient aussi observé les anciens. Or, cet autre fait se concilie peu avec l'opinion qu'ils s'étaient faite de l'étendue de l'odorat chez les Oiseaux dont il est question. Pline , qui avait suivi les légions romaines, dit positivement : <( Triduo anlea volare eos, nbi cadavera futura sunt, » ce qui fait supposer qu'il avait vu des Vautours accompagner les armées.
Klien s'exprime à peu près de même ; et llorus, dans son livre des Hiéroglyphes, dit tjuc, d'après les Egyptiens, ce n'est point Seulement trois jours, mais sept jours avant,
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que les Vautours désignent , par leur présence, l'imminence d'un combat.
L'un des savants les plus illustres de notre époque, M. de Humboldt, en adoptant l'opinion des anciens sur la subtilité du sens olfactif des Vautours , a voulu l'appuyer d'un fait auquel les personnes qui partagent cette opinion attachent une grande importance, mais qui, selon nous, est loin d'être concluant. Ainsi M. de Humboldt raconte que les Créoles de Quito et de Popayan , pour prendre vivants, au lac, les Condors , Oiseaux qu'ils chassent avec ardeur et plaisir, tuent une Vache ou un. Cheval dont le cadavre est déposé dans ud lieu choisi pour cela , et que ces Oiseaux , bientôt alléchés par Vodeur qui s'en exhale , se jettent dessus avec une voracité étonnante. Mais, nous le demandons, est-il possible qu'une Vache ou un Cheval puisse atteindre en aussi peu de temps, que semble le dire M. de Humboldt lui-même, à ce degré de putréfaction nécessaire pour qu'il y ait exhalation de molécules odorantes. Au rapport de l'illustre voyageur, il semblerait que les Condors se jettent presque immédiatement sur le cadavre de l'animal qu'on vient de leur sacrifier, et il doit en être ainsi. Placés en sentinelle sur le haut des Andes, ils doivent découvrir facilement, et presque instantanément , la proie qu'on leur abandonne.
Sans nier complètement le sens de l'olfaction chez les Vautours , nous croyons cependant que ce sens a bien moins d'étendue qu'on ne l'a supposé , et que ces Oiseaux sont guidés , dans la recherche de leur pâture, moins par l'odorat que par la vue. C'est ce qu'avait pensé Buffon, et c'est ce que les observations de Levaillant et d'Audubon tendent à démontrer. Levaillant nous apprend, dans son voyage en Afrique, qu'il ne pouvait conserver un Mammifère qu'il venait d'abattre, et qu'il ne pouvait faire transporter de suite à son camp, qu'à la condition de le recouvrir entièrement de branchages. Toutes les fois qu'il négligeait cette précaution, il était assuré de retrouver, quelques heures après, l'animal abattu entièrement dévoré par des Vautours.
Quant à Audubon, les nombreuses observations qu'il a faites dans le but de résoudre la question, l'ont conduit ù admettre
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que c'est principalement la vue qui sert à ces Oiseaui à découvrir au loin leur proie. Comme ils se lienneut ordinairement rapprochés entre eux par troupes, explorant de tous côtés les pays au-dessus desquels ils planent, lorsqu'il arrive à l'un d'eux de découvrir un cadavre, il s'y précipite, et les autres, avertis par ses mouvements, arrivent alors en fouie de toutes parts. C'est ce qui explique ce fait de la présence d'un nombre considérable de ces Oiseaux là où auparavant on n'en voyait pas.
Une autre erreur, selon Audubon , est celle qui consiste à croire que les Vautours préfèrent la chair corrompue à la chair fraîche. Lorsqu'ils ont le choix, les animaux nouvellement abattus sont ceux sur lesquels ils se portent de préférence. D'ailleurs il est bien constaté qu'ils attaquent les Mammifères vivants , surtout ceux qui sont jeunes et faibles. M. de Humboldt avance que le Condor fond non seulement sur le Cerf des Andes, sur le Vigogne et le Guanaco , mais mcriie sur la Génisse , qu'il dompte en la fatiguant; et que le mal que, dans la province de Quito , ces Oiseaux font au bétail , surtout aux troupeaux de Vaches , est très considérable. Audubon a vu d'autres espèces attaquer aussi des animaux vivants. Seulement au lieu de chasser seuls , comme les Rapaces nobles, les Vautours se mettent toujours plusieurs pour dompter un Mammifère.
De tous les Oiseaux de proie , les Vautours sont ceux qui paraissent s'élever à la plus grande hauteur dans les airs. On les voit quelquefois, par un temps calme et serein , s'assembler, prendre leurs ébats , et planer, en décrivant de grands cercles, dans des régions où l'œil a de la peine à les distinguer. Cependant leur vol est lent et pesant ; c'est môme, selon Belon , ce qui leur a valu le nom qu'ils portent : « VuUur, ditil , o volatu lardo nominalus putalûr. » Us paraissent éprouver de la difficulté à prendre leur essor, et lorsqu'ils veulent quitter terre, ils commencent, comme pour s'essayer, par faire quelques sauts assez gauches, en se laissant plusieurs fois retomber; mais, par le fait, ils cherchent à embrasser ainsi une quantité suffisante d'air, après quoi ils s'élèvent par des battements d'ailes lents et cadencés.
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C'est dans les crevasses et les parties saillantes des rochers les plus escarpés, et dans des positions le plus souvent inaccessibles, que les Vautours établissent leur aire. Le même couple niche plusieurs années de suite dans le même endroit. La ponte est ordinairement de deux œufs. Les petits naissent couverts d'un duvet lanugineux, et sont, pendant fort longtemps, nourris dans le nid. Le père et la mère ne portent pas dans leurs serres la nourriture qu'ils leur destinent , mais ils en remplissent leur jabot et la dégorgent devant eux.
Enlevés très jeunes du nid , les Vautours s'apprivoisent facilement, s'habituent à la société de l'homme, et finissent par perdre toute envie de s'envoler, malgré la liberté dont on les laisse jouir. M. Nordmann raconte qu'une dame résidant à Taganrog possédait un Vautour fauve, qui, chaque matin, quittaitson glte,établi dans une cour, pourse rendre au bazar où l'on vend de la viande fraîche, et où il était connu et habituellement nourri. Dans le cas où on lui refusait sa pitance, il savait fort bien se la procurer par la ruse ; puis avec son larcin il se sauvait sur le toit de quelque maison voisine , pour le manger en paix et hors de toute atteinte. Souvent il traversait la mer d'Azow, pour se rendre dans la ville de ce nom, située vis-à-vis de Taganrog; et après avoir passé toute la journée dehors , il s'en revenait coucher à la maison.
A l'exception des services que les Vautours nous rendent en dévorant les matières animales dont la putréfaction pourrait vicier l'air, ces Oiseaux ne sont, pour l'Homme, d'aucune utilité. 11 paraît cependant qu à l'époque où vivait Belon, ils étaient recherchés par les habitants de l'Egypte et des îles de l'Archipel grec, qui employaient leur duvet pour faire des garnitures d'habits ou d'autres objets d'utilité que l'Édredon et le Cygne servent à confectionner de nos jours. Dans le Levant, les Turcs et les Grecs se servent, dit-on, de la graisse du Vautour arrian, comme d'un excellent remède contre les douleurs rhumatismales.
Les Vautours habitent toutes les contrées de la terre; mais ils sont cependant beaucoup plus répandus dans les régions méridionales que dans celles du nord. On 1er trouve en plus grand nombre en Asie ci cj:
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Afrique qno dans Ici? autres parties du monde. Ceux des pays septentrionaux émigrent à l'approche de l'hiver vers des climats plus doux. Les espèces que l'on rencontre en France habitent, dans la belle saison, nos Alpes et nos Pyrëndes.
Peu de familles naturelles d'Oiseaux sont mieux caractdris(*es que celle des Vautours. La configuration de leur bec, celle de leurs pieds, leur port , leurs habitudes et leurs mœurs , établissent entre les espèces un rapprochement parfait, en même temps que ces caractères les séparent nettement des aulres Rapaces diurnes. Aussi Linné, qui , dans les premières éditions de son Systema naturœ , avait placé ces Oiseaux dans le genre Fako , se hâta-t il d'adopter le démembrement des Vultur proposé par Mœhring; mais la division admise par Mœhring et Linné a subi depuis de nombreuses modifications. Storr, en 1790, en détacha les Gypaètes; Illiger, dans son Prodromus publié en 1811 , forme à ses dépens le genre Calhartes , auquel il réunit les Gypae^os de Storr; M. Temminck , tout en adoptant les genres Vullur, Gypaetos et Calharles , proposa pour ces derniers deux sections géographiques : l'une pour les espèces propres à l'ancien continent, l'autre pour celles du nouveau monde; c'est d'une partie de ces dernières que M. Duméril a fuit son genre Sarcoramphus , genre supprimé par G. Cuvier, qui, à son tour, a admis génériquement, sous le nom de Percnoplerus et Calharles , les deux sections géographiques indiquées par M. Temminck. Enfin Savigny et G.-R. Gray ont encore augmenté le nombre des coupes génériques : le premier en prenant le Vnlt. fulvus pour type de son genre (îyps; et le second en faisant du Vult. awicularis , espèce que quelques auteurs donnent comme synonyme du Vult. fulvus, le type de son genre Otogyps. Toutes ces coupes contribuent à former aujourd'hui la famille des Vulturidées. Les Catharles et les Gypaètes ayant fait le sujet d'articles à part {voy. ces mots), nous n'aurons à nous occuper que des Vautours proprement dits, des Sarcoramphes et desPercnoptères, divisions que nous adoptons.
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l. VAUTOURS PROPREMEiNT DITS.
(Genre Vullur Mœhr. ; Gyps et Jigypiw;
Savi^. )
Bec îrros et fort ; narines obliquement percées en dessus; tête et cou sans plumes, recouverts d'un duvet très court ; cire simple et nue.
Toutes les espèces de cette division appartiennent à l'ancien monde. L'Europe en possède trois; les autres se trouvent en Afrique et en Asie.
Le Vautocb arrian , V. cinerenx Linn.
(Buiï., pi. enl., -425), V. niger Vieill. Très commun sur la chaîne des Alpes et des Pyrénées , en Turquie, dans l'Archipel grec, dans les montagnes de la Silésie et du Tyrol , à Gibraltar, en Egypte et dans une grande partie de l'Afrique. — Type du genre /Egyplius Sav.
Le Vadtodr fauve, V. fulvus Lin. (BufT., pi. enl , 426 ) , Gijps vulgaris Sav. Des hautes montagnes et des vastes forêts de la Hongrie, du Tyrol, de la Suisse, des Pyrénées, du midi de l'Espagne et de l'Italie. — Type du genre Gyps Sav.
Quelques auteurs di.stinguent de ce dernier le Chasse FIENTE de Levaillant ( Ois-. d'Afr., pi. 10), Oiseau qui ne serait point, d'après Ruppell , le même que le Chassefiente de Kolbe. On a signalé son apparition dans les contrées les plus méridionales de l'Europe.
Les espèces étrangères sont : le Vautour ÉGYPTIEN, V. œgyptius Savig. (Temm., j)l. col., 407), dont le F. auricularis Daud. serait synonyme, d'après Ruppell : du nord de l'Afrique. — Le Vautour de Kolbe , V. Kolbii Daud. : de l'Afrique , de l'Inde et de Java. — Le Vautour royal, V. ponlicerianus Lath. (Temm. , pi. col., 2) : de Pondichéry. — Le Vautour moine, V. monachus Linn.; V. chincou Temm. (pi. col., 13): de l'Inde. — Le Vautour occipital , V. occipitalis Rurschell : d'Afrique. — Et le Vautour d'Angola , V. angolensis Lath. ; V. calhar- Ihoides Temm. : d'Afrique.
IL SARCORAMPHES.
(Genre Sarcoramphus Dum.; Zopilolcs Flemm.; Gypagus Vieill. ) Bec droit et robuste renflé vers l'extrémité; narines oblongues situées vers l'ori-
gine de la cire, qui est garnie autour du bec ou à la base de raroncules charnues très épaisses, diversement découpées et surmontant le front et la tête ; tête et cou nus ou pirnis seulement de poils très rares; pouce plus court que les autres doigts.
Les Sarcoramphes appartiennent exclusivement au nouveau monde. Deux espèces seulement composent ce genre : toutes deux sont flgurées dans l'atlas de ce Dictionnaire, pi. 1 et 13. L'une, le Sahcoramphe Condor , S. gryphus Goldf. , V. gryphus Linn., remarquable par un beau collier composé d'un épais duvet d'un blanc pur qui tranche avec le noir-bleu du plumage, habite les sommets les plus escarpés du Chimborazo et du Pichincha, à 2,450 toises au-dessus du niveau de la mer; l'autre, le Sarcorampiie papa ou ROI DES Vahiours , s! papa Dum. ( Buff., pi. enl., 428 ) , dont le collier est bleu ardoisé , le cou rouge , le dessus du corps d'un blanc carné , vit à la Guiane, au Brésil, au Paraguay, au Mexique et au Pérou.