‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 18 sur 123 · VE(Î · texte numérisé non relu

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mêmes de nervation se modiOent dans le* diverses parties d'une même fronde , et j.o suis persuadé que c'est en négligeant de suivre ces différences de la base au sommet d'une fronde ou d'une de ses pennes, qu'on a quelquefois, à tort, mis dans deux genres des plantes d'une même espèce. Je pourrais en citer des exemples, surtout pour les Pecopleris et Aielhopieris , que la plupart des auteurs modernes séparent peut-être avec raison , mais dont on ne doit prendre les caractères distinctifs que dans les pinnules complètement développées , et non dans celles qui approchent de l'extrémité des pennes.

Ce que je viens de dire pour les genres s'applique à plus forte raison aux ordres , analogues des familles ou des tribus, qu'on a prétendu introduire dans les Fougères fossiles.

Ainsi la classe naturelle des Fougères ou Filicinées , ancienne famille des Fougères, qui , pour la plupart des botanistes , comprend les familles, ordres ou tribus des Ophioglossées, Maralliées, Schizeacées , Osmundées, Glekheniées, Cératoptéridc'es, Hyménophyllées, Cyatheacées et l'olypodiacées, fondées sur la structure des capsules, est divisée, parmi les fossiles, par M. Unger, en Danaeacéos ou Maralliacdes, Gleicheniacées, Neuroptéridées , Sphénopléridees et Péooplé' ridées.

C'est-à dire que les deux premières familles, supposées les analogues des familles du même nom parmi les Fougères vivantes, sont fondées sur des caractères de fructification, elles trois dernières, qui ne correspondent à aucune des divisions actuelles de ce groupe , sont basées sur les caractères assez vagues de la nervation.

J'ajouterai qu'il est très douteux que la plupart des plantes placées parmi les Danaeacc'es et les Gleicheniacées appartiens nent réellement à ces familles et non pas à d'autres familles de Fougères, et que les familles des Ilyménophyllées et des Cyalhea-cées , qui ont cerlainement des représentants dans le monde ancien , n'y sont pas séparées des Fougères ordinaires qui constituent la masse des trois dernières divisions.

Je pense donc que dans l'état actuel de la science , on ne doit faire des Fougères fossiles qu'une seule famille naturelle cor-

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respondant à l'ancienne famille des Fougères ou à la classe des Filicinées, que dans celle rainilîe oii peut, avec avantage, établir des sections artificielles fondées sur le mode de distribution des nervures , et dans chacune de ces divisions former essentiellement les genres sur les mêmes caractères , sur la forme des frondes et des pinnules, et n'admettre comme caractères génériques les caractères de fructification que lorsqu'ils ont été observés avec beaucoup de précision , et qu'ils ont quelque chose de remarquable. Ces genres seront alors des genres réels et définitifs, mais qu'il ne faudra mêler aux genres provisoires, et probablement encore longtemps provisoires, fondés sur l'observation seule.de la nervation, que lorsqu'ils sont parfaitement définis.

Je passe maintenant à la révision des genres dans l'ordre artificiel qui me paraît le plus précis, en indiquant, sinon l'énumération des espèces, ce qui sortirait du cadre que je suis obligé de me tracer, du moins quelques espèces-types lorsque toutes les espèces des auteurs récents ne doivent pas y rentrer dans ma manière de voir.

On est obligé de distinguer d'abord les divers organes qui ont été conservés séparément à l'état fossile, et qu'on ne peut pas jusqu'à présent rattacher les uns aux autres; ce sont les frondes , les pétioles et les liges.

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