III. Nedroptebis , BroDg
Frondes pinnées, bi ou tri-pinnées, à pinriules ordtnaiiemenl contractées à leur base et insérées seulement par leur pariie médiane, rarement adhérentes par toute leur hase au rarhis commun. Nervure médiane a peine distincte ou marquée dans une assez grande étendue, s'évanouissant vers l'extrémité; nervures secondaires nombreuses, égales entre elles, naissant très obliquement du milieu de la base de la pinnnle ou de la nervure médiane, arquées, dirhoiomes, ordinairement très fines, non réticulées.
Cette forme des pinnules el.surtout des nervures qui les parcourent, distingue généralement fort bien ce genre de toutes les autres Fougères; cependant il y a, parmi les Pecoplehs à nervures obliques et dicholomes. des espèces qui s'en rapprochent, et quelques unes même ont été rapportées aux Neuropleris par divers auteurs.
On peut distinguer, dans ce genre fort nombreux et comprenant, en effet, environ cinquante espèces, deux principaux groupes, l'un renfermant cinq espèces du grès bigarré des Vosges, décrites par MM. Schimper et Mongeot. Le Neuropteris Dufresnoyi des ariloises de Lodève, et le Neuropteris Gaillardoa" du Muscheikalk de Lunéville, c'est-à-dire toutes les espèces postérieures à la formation houillère, ont les frondes une seule fois pinnées ; leur forme et leur aspect général les rapprochent un peu, surtout celles du grès bigarré, de certains Lomariak folioles courtes.
L'autre groupe, beaucoup plus nombreux, comprend des plantes dont les frondes sont au moins bipinnées et souvent Iripinnées. Toutes ces espèces, à ce que je crois, appartiennent au terrain houiller. Une seule espèce, bien évidemment de ce genre, est citée dans le Keuper de Sinsheim et de Gotha: c'est le JVeurop<ej-isdiy/a»is Slernb. {Flor. 2, t. 40, f. 4). Son origine est-elle bien certaine?
Trois espèces des terrains oolithiques du Yorkshirc sont placées dans ce même genre par MM. Lindiey etHutton; mais toutes trois me paraissent bien diflérentes des vrais Neuropteris par leurs nervures secondaires écartées, une seule fois fourchues, ainsi que par leur aspect général. Je crois qu'elles sont mieux placées parmi les Pecopteris où
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elles «e rapprochent beaucoup d'autres espèces des mêmes terrains; j'exprimerai la même opinion, relativement au Neuropteris Gœpperliana Munst. {in Gœpp. Gen. pi. foss.f liv. 5, 6, t. 8, 9, fig. 10) de la formation du lias de Bayreuth. Sa nervure médiane très marquée; ses nervures secondaires droites, l'éloignent des vrais Neuropteris et le rapprochent du Pecopteris Whilbiensis ; mais les détails des nervures manquent.
Parmi les espèces mêmes du terrain houiller, il y a quelques plantes rapportées par MM. de Sternberg , Gœppert et Unger aux Neuropteris, et qui mepnraissents'en distinguer facilement parleurs pinnules adhérentes par toute leur base au rachis, un peu décurrentes et très obliques ; elles se rapprochent beaucoup plus, à mes yeux, des Pecopteris giganlea et punctulala dont elles ont l'aspect général et dont elles se rapprochent aussi par leurs pennes décurrentes sur le rachis commun; ce sont les Neui-opteris conferla Sternb., obliqua Gœpp. Ces plantes forment mon genre Callipteris.
Le Neuropteris conjugata est aussi plutôt un Pecopteris de la section des Neuropiérides , ou Cladophlebis , qu'un véritable Neuropteris.
Eufln, je crois que M. Gœppert a placé à tort, dans ce genre, quelques espèces qui rentrent mieux dans les Odontopteris, et sont très voisines surtout de VOdontopteris Schlotheimii ; ce sont les Neuropteris lingulata et subcrenulata.
Même après ces retranchements, il restera dans cette seconde section des Neuropteris, à laquelle on doit, comme je l'ai dit plus haut, rapporter plusieurs plantes classées arliflciellement parmi les Cyclopleris, environ quarante espèces qui en forment un des groupes de Fougères les plus caractéristiques du terrain houiller, puisque ces espèces, si l'on en excepte l'indication peut-être erronée du Newopleris distaws (Sternb. Flor. derVorw.,\o\. II, p. 136, t, 40, fig. 4, non Neuropteris distans, Sternb., vol. I, p. 17), ' sont toutes propres à ce terrain.
Ce groupe de Fougères n'a pas d'analogues bien évidents parmi les Fougères actuelles; mais il paraît se rapprocher surtout des Fougères rapportées anciennement au genre Pteris et maintenant au genre ilHosorus.
Quelques espèces préseoteot ud caractèrt
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remarquable , c'est d'offrir, outre les pinnules portées sur les raihis secondaires, des pinnules plus larges et d'une autre forme, qui s'insèrent sur le rachis commun audessous des pennes, comme par une déiurrence de celles-ci. Ces pinnules se rapprochent un peu de certaines espèces de Nephfopteris, mais peuvent assez facilement enétre cependant distinguées. LeNeuropteris auriculata Brong. {[list. Veg. foss., pi. 66) présente un bel exemple de la réunion de ces deux formes. Quant à la nervure médiane des pinnules, elle disparait plus ou moins promplement et quelquefois presque immédiatement; alorsM. Gœppert a rapporté ces plantes à feuilles bipinnées au. genre Cyclopleris. J'avoue que le caractère de la forme générale me paraît, dans ce cas, l'emporter sur la forme particulière des pinnules, et je crois qu'on doit faire de son Cyclopleris pachyrachis Gœpp. , liv. 5, 6, tab. 4, 5, fig. 13, un Ne.uropteris, mais fort remarquable, sans doute, et qui deviendrait le type d'un nouveau genre, si des exemples de cette forme se répétaient, d'autant plus que cette plante anomal» a été observée dans le lias.