‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 22 sur 123 · IV. Odoniopteris, Brong · texte numérisé non relu

IV. Odoniopteris, Brong

La forme des pinnules et la disposition des nervures caractérisent parfaitement ce genre. Les frondes sont bipinnallBdes et peut-être tripinuatifides dans VOdonlopleris Sihlolheimii; les pennes allongées, d'une largeur uniforme, portent des pinnules distinctes, mais adhérentes au lacbis par toute leur base, de forme oblongue, aiguës ou obtuses, ordinairement entières, quelquefois deniiculées, parcourues par des nervures fines, égales, naissant la plupart de la côte moyenne de la penne et quelquefois en partie d'une nervure médiane qui disparaît presque immédiatement en se divisant en nervures nombreuses.

Ce sont de très grandes Fougères, surtout VOdonlopleris Brardii, dont les pinnules inférieures de chaque penne sont plus grandes que les autres et d'une forme différente mais non déiiirrentes sur le rachis; dont les parties foliacées paraissent très minces, parfaitement plaies.

Les espèces appartenant avec certitude à ce genre sont toutes du terrain houiller et

peu nombreuses; car plusieurs de celles décrites et figurées par M. Gutlbier me paraissent bien voisines de celles décrites prccéilemment dans mon llisloiredes Végclaux fossiles.

D'un autre côté, on doit, je crois, placer dans ce genre les plantes décrites et figurées par M. G()ei)pcrt sous les noms de A'eurap/eris lingulata el suberenulala , mais surtout la première qui me paraît à peine différer de VOdonlopleris Slernboi-gii du même auteur.

On n'avait, jusque dans ces derniers temps, aucun indice de la fructification de ces plantes; mais M. Gœppert me paraît avoir bien établi que la piaule figurée par Schlolheim sous le nom de Filicites vesicularis, à laquelle M. Gœppert avait, plus tard, donné le nom de Weissites vesicularis, et dont il a redonné une meilleure figure, d'après l'écharililion même de Schlolheim, est l'état fruciir]é(ierO(/o»i<op;e)isSt7i/o//ietmii. Celte fructification paraît occuper la face inférieure des folioles contractées, concaves, presque vésiculeuses, un peu comme dans les Onoclea: mais il n'y a rien d'assez net dans ces échantillons pour qu'on puisse se former une idée juste de ce mode de fructification qui, par sa forme générale, indique cependant que le genre Odo(i<o^ic>is se distingue parfaitement de tous les genres actuellement vivants.

M. Gulibier a représenté une fronde de ce genre naissant d'une sorte de tubercule écaiileux qui semblerait avoir quelque analogie avec ceux des Marallia.

M. Bunbury a figuré une espèce de ce même genre provenant des terrains Uouillers de la Nouvelle-Ecosse [Odoniopteris subcunea(a), qui s'éloigne beaucoup des autres, quoiqu'on ne puisse, pour le moment, la classer ailleurs.

Ce genre , qui semble se rapprocher surtout du iVeuronfe/is et s'éloigner, comme lui, de toutes les Fougères vivantes, me parait propre au terrain houiller ou n'avoir que des représenlanls très douteux dans les terrains plus récents. Tels sont \es Odunlopleris cycadca cl Bergeri Gœpp., qui ne sont probablement qu'une seule et même plante.

Sa nervation étant inconnue, ainsi que la forme générale de la fronde, on peut douter, non seulement que ce soit un Odo)Uopieris, mais même que ce soit une Fougère; ce se.

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rait pcnt-être plutôt une Cycadée , voisine des Pteiopinjllum.

C'est d;ins celle même famille des Cycadées que doivent, je crois, se placer les Cdontoiiteris acuminata et Oloptens de Gœppert, que MM. Lindiey et Huilon avaient placé avec raison dans leur genre Olopleris, ainsi que M. Gœppert l'a reconnu récemment.

Parmi les espèces mêmes du terrain houil- 1er, rapportées à ce genre, il en est quelques unes qui doivent aussi en être exclues; ainsi i'Odontopleris Munsleri (Eichw. Russ., I, tab. 3, Gg. 2) est une nouvelle espèce du genre Diclyoptcris que j'ai vu fréquemment dans les échantillons du terrain houiller du Donelz, et dont la nervation réticulée, figurée Gg. 2 b, indique bien la classiGcation.

Les Odoiitoplcris stipitala Gœpp.(Ge)i., 5, 6, lab. 7, f. 2)ei Neesiana Gœp^i. [Gleichenites Neesii ejuad. fil. fona., t. 3, Gg. 12) qui me paraissent à peine dilTcrents l'un de l'autre, me semblent aussi ne pas pouvoir se séparer du Neurnpleris obliqua du même auteur, et devoir plutôt se placer dans le genre Callipleris avec les Pecopleris gigantea et punctata.

Les trois plantes citées ci-dessus, outre leur affinité de forme, sont toutes trois des schistes bitumineux d'Ollendorf, et ne sont peut-être que des parties diflerentes d'une même plante dont la nervation n'a jam^.is été bien observée ou du moins bien figuj

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