‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 25 sur 123 · POPULUS · texte numérisé non relu

POPULUS

On ne saurait douter de l'existence de ce genre dans les terrains tertiaires ; il paraît même fréquent. Unger en énumère huit espèces, mais la plupart inédiles.

ROSTHORNIA, Ung.

M. Unger donne ce nom à un genre fondé sur un bois fossile , qui a les principaux caraclères de ceux des Saules et des Peupliers , dont il diffère cependant par ses rayons médullaires composés , tandis qu'ils sont simples dans ces deux genres.

Il n'en indique qu'une espèce, de Carinthie.

Credneria , Zenk.

Nous plaçons à la suite de ces familles de plantes arborescentes amcntacées un groupe de feuilles fort remarquables, dont M. Zenker a formé un genre spécial sous le nom ci-dessus, et dont les affinités sont fort obscures. Ce sont des feuilles plus ou moins cunéiformes, à trois nervures principales ■nasilaires , à nervures secondaires obliques peu nombreuses , réunies par des nervures transversales nombreuses et fort régulières. Ces feuilles sont entières ou à larges dents, et légèrement lobées.

Celte nervation transversale remarquable les fait ressembler à quelques feuilles de familles très diverses, aux Pourouma dans les Artocarpées, à quelques Cocculus ei Cissampelos dans les Ménispermées, mais sur-

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no

tout aux Hamamelidces et particulièrement aux Parrolia. La forme générale des feuilles les fait aussi un peu ressembler aux Peupliers; mais la nervation secondaire est nés différente. Tant qu'on n'aura pas trouvé de fruits appartenant à ces plantes, leurs affinités resteront très douteuses.

Mais, ce qui fait de ce genre, qui paraît fort naturel, un groupe très remarquable, c'est que ses espèces, probablement assez nombreuses, appartiennent toutes à la formation la plus ancienne dans laquelle on ait trouvé des traces positives de Dicotylédones angiospermes, au quaiieisaïuJstein et au grès vert de la formation crétacée de l'Allemagne. M. Zenker en a décrit et figuré quatre espèces du quadersandslein de Blankenburg.

M. Sternberg a figuré d'une manière fort imparfaite une autre espèce du grès de Teschen, en Hobême.

M. Gœppert en signale deux dans la formation crétacée de Silésie; enfin j'en ai trois espèces différentes de celles déjà figurées venant du terrain crétacé de Niederschœna, près Freyberg.

Comme ces feuiHes sont presque les seules de la division des Dicotylédones angiospermes qu'on trouve dans ce terrain, il y aurait beaucoup d'intérêt à rechercher, dans ces mêmes localités, les fruits et les bois pétrifies qui pourraient appartenir à des végétaux de cette division, ei qui, en complétant nos connaissances sur ce genre curieux, pourraient délerminer ses affinités.

Famille «îes Protéacées.

J'ai déjà exprimé le doute si quelques unes des feuilles indiquées comme appartenant aux Comptonia ne seraient pas des Protéacées à feuilles pinnatifides; mais, en tout cas, ces feuilles seraient rares, et ce fait est remarquable si, en effet, les fruits désignés par M. Bowerbank, sous le nom de Pelroplnjlloides, sont bien des fruits de Protéacées, comme paraissent l'établir les figures qu'il en a données, et les rapports avec cette famille qui ont été signalés par M. R. Brown ; car il en décrit sept espèces, toutes de l'Ile de Sheppey» dans l'argde de Londres, et plusieurs d'entre elles y sont très abondantes. Ce sont des fruits en cônes ayant plusieurs des caractères les pins essea-

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liels (le ceux des Petrophila et des Leucaden-

dron, quoique différant à plusieurs égards.

Famille des Santalacécs.

Nyssa, L.

M. Unger, sous le nom de N. europœa, indique une espèceencore itiéditede ce genre trouvé avec des feuilles et des fruits dans les terrains tertiaires de Amfels, en Slyrie. Famille des Thymélces.

Sous le nom de Haufra, M. Unger décrit un i;enre de bois fossile qu'il rapproche des yliiuilarinées, famille qu'on ne saurait séparer des Thymélées. Dans l'état actuel de nos connaissances sur les rapports naturels fondés sur la structure des lises, ces rapprochements nous paraissent très incertains. Il en indique deux espèces: une des Antilles, l'autre de Slyrie.

Famille des Laiirinécs.

Dapiino(,lnë.

Le même savant indique, sous ce nom générique, quelques feuilles encore non décrites qui se rapprochent de celles des Laurinées, et surtout, par leur nervation, des Lauriers voisins du Cannellier.

Quelques auteurs avaient déjà signalé, dans les terrains tertiaires, des feuilles ressemblant à celles des Laurinées.

Il établit aussi, sous le nom de Laurimuu, un genre de bois fossile qui comprend une opère provenant des terrains tertiaires du Viceniin, que M. Unger dit ne différer de celui du Laa>usno6iiJ6quepar des vaisseaux plus petits.

Famille des Limbellifères.

M. Unger donne le nom de Pimpinelliles zizioides a une plante fossile encore inédite de UadoboJ, en Croatie.

Famille des Cornées.

Le même auteur nomme Cornus ferox une plante dont les feuilles et les fruits se trouvent dans les lignites tertiaires de Parschlug, en Styrie.

Famille des Daloragées.

MviiiopnvLi.iTES, Unger.

On a donné ce nom à des empreintes très diverses et dont la plupart n'appartiennent cerlaiaement pas à ce genre : telles sont les

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espèces désignées sous ce nom par Sternberg et par Artis, provenant du terrain houiller, et qui paraissent se rapporter à des racines de diverses plantes de ces mêmes terrains. Le Myriophydiles capillifulius d'Unger provenant des terrains tertiaires de Radoboj, en Croatie, offre plus d'analogie avec les Myriophyllinn. Mais celte affinité eslcependant loin d'être certaine.

Trapa.

M. Unger cite aussi une espèce de ce genre comme observée dans les calcaires deMonte- Holca; mais elle est encore inédile.

Famille des Combrctacées.

L'existence de celte famille entièrement exotique paraît bien prouvée par des échantillons avec fleurs ou fruits que M. Unger a rapportés aux genres TiiRMiNAUA et Getonia, et dont il distingue même deux espèces de chacun de ces genres. Ces plantes fossiles remarquables, provenant des terrains tertiaires de laCroatie et de laSlyrie, sont parfaitement figurées dans le Chioris protogoea.

Famille des Cucurbitaeces.

CUCUMITES,

M. Bowerbank a décrit, sous ce nom, un genre de fruits fossiles de l'île de Sheppey, dont il considère toutes les nombreuses variétés comme ne constituant qu'une seule espèce qu'il nomme C. variabilis. C'est un fruit sphéroidal, à plusieurs côtes et à graines nombreuses qui paraissent fixées vers la périphérie de ce fruit, comme celles des Cucurbitacées, avec lesquelles ces fossiles paraissent en effet avoir beaucoup d'analogie.

Les MïRTACÉES et les Mélastomacées sont aussi citées par M. Unger, dans son Sy7wpsis , mais d'après des indications si vagues qu'on ne peut considérer leur existence à l'étal fossile comme constatée. Plus récemment cependant, il indique, sous le nom de Myrlus miocenica, une espèce observée par lui à Parschlug.

Famille des Pomacces.

M. Unger annonce, sous les noms génériques de Pyrus , de Cralœgus et de Coloneaster, cinq espèces, dont trois du premier de ces genres, qu'il a déterminées seulement d'après la forme des feuilles et quiprovien-

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lient des terrains leriiiiires de Parschlug, en Sljrie, mais qu'il n'a pas encore décrites.

Fauiillc des SSosaeées.

Le même auteur cite, dans son énumërntion des plantes de Parschlug, une espèce de Hosa et une du genre Spirœa.

Famille des Aiuygdalécs.

Cette famille serait aussi représentée dans cette localité par de nombreuses esijèces; car, dans la Flore fossile de Parschlug, M. Unger cite quatre Prunus et deux Amygdalus.

Famille fies C'alycanthées.

Le genre Calycanthus existe, sans aucun doute, dans les terrains tertiaires. M. Al. Braun le cite a OEningen etàNidda, en Wetteravie.et j'ai vu de celte dernière localité un fruit qui a tous les caractères de ceux des Calycanthus.

Famille des Légnniineuses.

Cette grande famille a eu certainement de nombreux représentants à l'époque tertiaire. M. Unger annonce, dans son Synopsis et dans sa Flore fosfile de Parsdilug, la description d'une vingtaine d'espèces qui doivent être publiées dans le second volume du Cliloris protogœa, et dont les noms indiquent des affinités avec des genres exotiques des pays chauds : tels sont 5 PliaseolUes, 2 Desmodophyllum, 2 Dolichiles, 1 Erylhrina, 4 (.assia, 2 Bauhinia, 2 ..^cacia, 2 MimosUes; d'autres annoncent, du moins, des genres étrangers à l'Europe, tels que 1 Gleditschia, 1 Hobinia, 2 Adelocercis et 1 Amorpha, et quelques espèces des genres européens, tels que Cylisus et Glycyrrhiza. Toutes ces espèces sont de la Croatie, de la Styrie et d'OEiiingen.

Cette famille paraît aussi assez fréquente dans les terrains tertiaires de Monte-Boica, en Italie, et de Gergovia, près CIcrmont; elle semble, au contraire, plus rare dans les terrains de lignite de l'Allemagne occidentale, soit qu'il n'y ait pas identité d'époque entre ces divers terrains, soit plutôt qu'ils aient été formés dans des conditions topographiques différentes, les terrains de iigni tes renfermant surtoutdes débris d'arbres qu'où peut considérer comme forestiers.

On doit aussi rapporter à cette famille des fruits de l'argile de Londres trouvés

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à l'île de Sheppey et décrits par M. Bowerbank sous les noms de Lecuminosites , de XvLOPRiONiTE>, et probablementses Fadoidea.

Si les espèces de ces genres sont fondées sur des caractères dislinciifs sufQsants et qu'on les admette toutes, elles s'élèveraient à quarante cinq.

Enfin on doit probablement rapporter à la famille des Légumineuses beaucoup de bois pétrifiés. M. Unger présume que les genres de bois fossiles qu'il a décrits sous les noms de Fichleliles, de MohUles, de Cottailcs et de Schleideniles , sont dans ce cas. Ce sont des bois fossiles des terrains tertiaires de l'Allemagne. Parmi ceux des Antilles, il y en a aussi plusieurs qui paraissent appartenir aux Légumineuses. Mais, tant que l'analomie comparée des bois ne sera pas faite d'une manière plus complète, ces analogies seront entourées de beaucoup de doutes.

Famille des Anacardiées.

Rhds, Linné.

M. Unger a fait connaître trois plantes dont une accompagnée de fleurs qui paraissent avoir, en elTet, de nombreux rappiirls avec ce genre. Elles sont du terrain tertiaire de Radoboj. M. Al. Braun en indique une espèce à OEningen, et anciennement Faujas comparait des feuilles de Rochesauve a ce mêm • genre.

Mais le nombre de ces arbres serait bien plus considérable, d'après les dernières recherches de M. Unger, qui en énumère sept espèces du terrain de lignite de Parschlug, toutes diflerentes de celles déjà décrites; ce qui en porterait le nombre à onze ou douze en tout.

Famille des Joglandées.

Le genre Juglans est un de ceux dont l'existence est la mieux et la plus anciennement constatée dans les terrains tertiaires. Leurs fruits y sont fréquents , et diverses feuilles, quoique souvent incomplètes, paraissent aussi pouvoir lui être attribuées. M. Unger en énumère douze espèces dans son Synopsis, et en ajoute cinq nouvelles dans sa Flore de Parschlug ; ce serait en tout dix-sept espèces dont quelques unes sont surtout abondantes dans les lignites de la Wetleravie et de la Styrie. L'analogie de

|)liisiciir> de ces espèces avec les Noyers (l'Amérique est très remarquable. J'en dirai aillant des noix fossiles trouvées dans les collines subapeiiiiiiies, surtout dans le val d'Arno et qui ne me paraissent différer en rien de celles du Jugions cinerea des États- Unis.

M. Unger rapporte aussi à cette famille deux sortes de bois fossiles: l'un qu'il désigne sous le nom de JuglandiniummedUeiraneum, et l'autre sous celui de MirbelUtes Lesbius. Tous deux sont des terrains tertiaires de rile de Lesbos.

Famille «les Zanthosylccs.

Sous le nom de Zanlhoxylum europœiim , M. Uiiseralisuré, d;ins le CMoris protogœa, une plante fossile de Croatie, dont les feuilles ont, en effet, beaucoup d'analogie avec celles des Zantiioxvlum.

Fnniille des Rhamnécs.

M. Alex. Braiin a rapporté au genre Rhamnus deux espèces de feuilles fréquentes à Oliningcn. Des feuilles de plusieurs auties localités des terrains tertiaires paraissent se rapporter à ces espèces ou à des espèces voisines ; et , en effet, M. Ungcr, dans son Chloris prologœa et sa Flore fossile de Parschlug, n'énumcre pas moins de quinze espèce», qu'il rapporte aux genres Rhamni!S , Kauwinskia , Ceanotiius , ZiziPiius et PAi.iunus , et dont plusieurs sont déjà figurées dans le Chloris protogœa.

Famille des Cclasfrinécs.

Le même savant indique aussi dans celle localité quatre espèces de cette famille : 1 EvoNVMUs et 3 Celastrus. Des fruits de deux de ces plantes sont venus confirmer les analogies fondées sur les feuilles.

F.iiiiille €lcs Sapiiidacécs.

Al. Unger rapporte au genre Sapindus une plante dont les feuilles sont assez abondantes à Parschlug.

CL•PA^'lomEs, Bowerb.

C'est un des genres de fruits f .ssiles de l'île deSlieppey,doiitM.Iio\verbaiik, dans son bel ouvrage sur ces fossiles, a le mieux fait connaître la structure; el son affinité avec les fruits des Sapindacées me paraît très vraisemblable. C'est UD de ces Traits dont je ne

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connaissais que la forme extérieure que j'avais désigné sous le nom d'Amomocari>an ; mais il est bien certain que les loges sont monospermes, et que ces fruits n'ont a\ec les Amomées qu'une ressemblance extérieure. M. Bowerbank en distingue huit espèces, qui jusqu'à présent n'ont été observées dans aucune autre localité.

Famille des Coriariées.

M. Viviani a cru reconnaître des feuilles du Coriaria myrtifolia dans des feuilles fossiles du gypse de la Stradella , près Pavie ; mais on sait combien ces analogies spécifiques sont souvent trompeuses.

Famille des Accrânées.

Le genre Acer est encore un de ces genres dont les espèces sont les plus fréquentes et les mieux constatées dans les terrains tertiaires,etsurtoutdans les lerrainsde lignite.

M. Unger en a décrit etfiguré sept espèces ; M. Alex. Braun en distingue six, qui para ;sent dillérentes; enfin quatre sont indiquées dans les gypses de la Stradella par M. Viviani. Ce serait dix-sept espèces , sauf peutêtre quelques doubles emplois. Plusieurs onl été observées avec des fruits mêlés aux feuilles, sinon attachés aux mêmes rameaux, et qu'on a pu , avec assez de probabilité , rapporter aux formes de feuilles trouvées dans ces mêmes localités. Le genre Érable aurait donc élé beaucoup plus nombreux dans nos contrées pendant la période tertiaire, qu'il ne Test actuellement, où l'Europe tempérée n'en présente que cinq espèces, eten y comprenant la région méditerranéenne, dix ou onzecspccesen tout. Il faudra, du reste, constater plus ejactement si les diverses localités oîi ces espèces onl été recueillies appartiennent aux mêmes subdivisions de la période tertiaire; si, par conséquent, elles ont existé simultanément.

Un bois fossile , assez abondant dans les terrains tertiaires de l'Autriche supérieure, a été reconnu pour un bois d'Érable, et désigné par M. Unger sous le nom de Acerinium danubiale.

Faiiiâllc des Aiirantiacées.

M. Unger a donné le nom de Klippsteinia à un genre de bois fossile dont il a seulement publié un caractère générique, et qu'il

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classe parmi les Aurantiacëes : il provient des ligniies de Thaï, près Gratz.

Il rappelle aussi que Faujas a comparé aux feuilles du Cedrela des empreintes de Rochesauve.

Famille des Tîliacces.

M. Alex, Braun a nommé Tilia prisca des feuilles d'OEningen; el l'on a ciié, comme appartenant à ce genre , des empreintes de feuilles trouvées dans plusieurs terrains tertiaires.

Famille des Malvacées.

M. de Faujas et M. Croizet citent des feuilles de Gossypium arboreum dans les couches tertiaires de l'Auvergne et de l'Ardèche; mais je crois que les feuilles qu'ils ont en vue se rapportent au Liquidambar europœum d'Al. Braun.

M. Bowerbank a décrit sous le nom de HiGHTEA un genre de fruits fossiles de l'île Sheppey dont il énumère dix espèces, et qu'il rapproche des Malvacées, parmi lesquelles Unger les a classées; mais il y a de telles différences entre ces fruits et ceux de toutes lesMalvacées connues, d'après les figures et les descriptions mêmes de M. Bowerbank, qu'il me paraît impossible d'admettre cette classification. Ainsi le caractère même de péricarpe uniloculaire indéhiscent, par lequel commence la définition de ce genre, est contraire à ce qu'on observe dans toutes les Malvacées. Cette famille est donc loin d'être bien constatée à l'état fossile. Famille des Ëuphorbiacces.

M. Lindiey admet comme des feuilles de Buis de Mahon {Buxus balearica) une empreinte des terrains gypseux d'Aix. Nous n'avons pas eu occasion de vérifier ce rapprochement.

Famille des l^Iymphéacées.

J'ai établi , il y a longtemps, l'analogie de certaines empreintes de tiges des meulières de Longjumeau avec les souches du Nymphéa alba. Depuis lors , celte tige a été retrouvée plusieurs fois dans les meulières des environs de Paris , et dans le terrain tertiaire d'eau douce d'Armissan , près Narbonne. Des feuilles et des floîi:^ (!i> Monte-Boica semblent aussi indiqui tence de ce genre dans cette localité.

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Famille de-^ Capparîdées.

La flore de Parsrhiug comprend une espèce que, d'après ses feuilles, M. Unger a rapportée au genre Capparis, sous le nom de C. ogygia.

Famille des MagnoIiaeécS'

M. Procaccini a donné plusieurs figures d'une feuille fossile de la formation gjp- .seuse de Sinigallia, o.ue M. Unger rapporte au genre Liriodendron.

Famille des Ilicinccs.

M. Unger rapporte sept espèces à cette famille, dont 5 Iles, 1 Prinos et 1 Ntiiol'ANTHEs. Ils proviennent des terrains tertiaires de Parschlug.

Famille des Sapofées.

Le même auteur admet deux espères de cette famille dans son énuméralion des plantes fossiles de Parschlug : 1 SiDiiuoxïLON

et 1 ACHRAS.

Famille des Styracées.

11 cite aussi i Svmplocos et i Styrax , comme trouvés dans celte même localité.

Faïuîlie dos Ébcnacées.

M. Al. Braun indique une espèce de Dios- PVROS sous le nom de D. brachysepala , dans les terrains d'eau douce d'OEningen.

Famille des Éricaeées.

Suivant M. Unger, la flore fossile de Parschlug renferme des feuilles de beau(M)iip d'espèces de celte famille. Il en ériuinere huit, savoir : 1 Rhododendrum , 1 Azalila, 1 Andromeda , 4 Vacciniuu et 1 Li.i)uu , toutes plantes analogues plutôt aux Éricaeées de l'Amérique scplcnlrionale qu'à celles de l'Europe ou de l'Afrique ausUale.

M. Gœppert, de son côté , a décrit sous le nom de Dermatofhyllites neuf espèces de feuilles observées dans le succin , qu'il classe parmi les Éricaeées, et considère aussi comme analogues à celles des Rhododcndronf Azalea, Kalmia et Andronieda.

Famille des Apocynées.

M. Unger énumère dans son Synopsis, comme appartenant à celle famille , neuf espèces de feuilles du terrain tertiaire de Radoboj,en Croatie. 11 rappoiie Tune d'elles

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.111 '^eiirc Fi.UMEiiiA, sous le nom ()e /'/. (los Salurni, et forme des adirés les f-'cines EciiiTONiiM ( 2 esp. ) , NiitiiTiNii-M ( 2 esp. ) , Apocinopiiyllum ( 4 esp. ). Aucune de ces plantes n'est encore décrite ni (igurée.

Famille des Gentianées.

M. de Munster a figuré sous le nom de Villarsiles Ungeri une feuille de Monte- Bolca, dont les rapports avec les feuilles de Villarxia nymphoides me paraissent très douteux.

Famille des Oléacces.

Le genre Fraxinus a été reconnu dans les marnes de P,irschlug d'après ses fruits et ses feuilles , et M. Unger en a signalé une espèce sous le nom de Fr. primigenia. PlusiiMirs fruits des terrains tertiaires d'Auvergne me paraissent aussi appartenir à ce genre.

Dicotylédones de familles indéterminées.

A la suite de ces plantes, rapportées avec assez de probabilité, et quelquefois même avec certitude, à leurs familles et à leurs genres, il faut ajouter les restes nombreux des plantes évidemment dicotylédones, mais indéterminables génériquement , et même comme familles, et groupés par organes sous les titres:

D'ExoGENiTES ( bois dicotylcdons ) , De Phylutes ( feuilles dicotylédones) , D'Antholituks ( fleurs ] , De Carpouthes (fruits et graines),

presque tous provenant des terrains tertiaires.

Quant aux bois, une étude spéciale a engagé M. Unger à en former des genres nombreux sous les noms de Petziioldia , Prilchardia, Wilhamia, Meyenites, Nicoiia, Charpenlieria , Piccoloniiniles , Dronniles , Lillia, Brongnartiles, FtchlclUes, Moliliies , Collaites, Schleideniles. Mais indépendamment de ce que ces noms peuvent avoir l'inconvénient de paraître établir des rapports entre ces fossiles et des genres de plan tes vivantes, dont ils ne diffèrent que par la terminaison, cette division des bois fossiles en genres repose sur des caractères dont la valeur n'est pas encore bien établie, et rien ne prouve que ce soient les bois de genre» détruits actuellement.

VEG ITIonocotylédonces.

Les débrisde végétaux monocotylédons sont généralement très difficiles à rapporter à leurs familles; car, si l'on excepte les Palmiers et un petit nombre de plantes dont les feuilles ont des caractères très particuliers, ces organes, les plus fréquents à l'état fossile, n'offrent que des caractères différentiels peu importants.

Les fruits, qui sembleraient devoir nous conduire plus facilement à une détermination, manquent trop souvent de caractères de structure interne, et alors leur forme extérieure n'est qu'un indice assez vague.

Nous n'énumérerons ici par familles que les plantes qu'on peut réellement rapporter à ces familles avec beaucoup de probabilité, laissant en appendices les Monocotylédones de familles douteuses.

Famille des Graminées.

Les restes de cette famille sont beaucoup plus rares qu'on ne pourrait le supposer.

M. Unger a décrit et figuré dans le Chloris prologœa, sous le nom de Bambusium se- PULTUM, une empreinte qu'il rapproche des Bambous, et qui paraît , en effet , avoir les principaux caractères d'une Bambusée.

Il signale aussi , dans son catalogue des plantes fossiles de Parschlug , un Culmiles arundinaceus probablement de cette famille. On a trouvé, dans les terrains tertiaires d'Auvergne, des rhizomes et des portions de tiges évidemment de Graminées et probablement d'un Arundo ou Calamagrosiis , et j'en ai vu d'autres à l'état silicifié provenant d'Egypte. Quant aux tiges désignées sous le nom de Culmiles jusqu'à ce jour, elles me paraissent étrangères à la famille des Graminées. Ainsi les Culmiles anomalus, Brong., et Gœpperti, Munst., ressemblent bien plus aux rhizomes des Tijpha ou de certaines Amomées , qu'à ceux des Graminées.

La plante nommée par M. de Sternberg Dajera scanica, et placée à la suite des Graminées par Unger, est aussi une tige monocotylédone non déterminable, une sorte de chaume, mais plutôt aussi d'une Scitaminée que d'une Graminée. Enfin les Culmiles nodosv.s et ambiguus paraissent des tiges de Zustéracées et non de Graminées.

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Quant aux Poacites , les espèces qui ont jusqu'à présent reçu ce nom sont non seulement étrangères aux Graminées , mais aussi aux vrais MonocolyIé<iones. Toutes sont du terrain houiller et paraissent des feuilles du genre Pychnophyllum {Flabellaria borassifolia) ou des folioles des Nœggeralhia, tous deux de la famille des Nœggeralhiées. Aucune ne présente des nervures plus fines et plus fortes, entremêlées comme dans les Graminées et la plupart des Monocolylédones, et rien n'indique l'existence de ces plantes dans ces terrains anciens. Famille des Cypéracécs.

Ces Végétaux, si abondants dans les lieux marécageux, sont bien moins fréquents dans les terrains tertiaires d'eau douce qu'on n'aurait dû s'y attendre. M. Unger en cite une espèce sous le nom de Cyperiles tertiarms du terrain de Parschlug.

Quant auCypciites bicarinalus, Lindl. et Hutt. , c'est probablement unLeptdop/n//h(m, voisin du lineare , appartenant comme lui aux Lycopodiacces du terrain houiller.

Quelques rhizomes et tubercules des terrains tertiaires se rapportent aussi probablement à cette famille.

Famille fies Restiacces.

Paleoxyris.

J'ai désigné sous ce nom des impressions d'inflorescences en épis formées d'écaillés étroitement imbriquées , qui ressemblent un peu à celles de certains Xyris. L'espère sur laquelle le genre est fondé a été trouvée dans le grès bigarré de Sultz-les-Bains; les traces de filaments qui s'échappent du sommet de l'épi ressemblent assez aux filets des étamines et aux pétales flétris qui sortent également du sommet des épis des Xyris. Cependant tant qu'on n'aura pas pu en étudier des échantillons plus nombreux et plus parfaits, celte analogie sera très vague et très douteuse.

M. de Sternberg en a fait connaître une seconde espèce du keuper de Bamberg.

Famille des Aajadces.

Cette famille, dont toutes les espèces habitent les eaux douces ou salées, est, par suite de ce genre de station, assez fréquente à l'état fossile tant dans les terrains marins que dans les terrains lacustres ; mais le plus

grand nombre semblerait appartenir à des espèces marines. On peut les classer dans les genres suivants.

ZOSTERITES,

Ce sont des feuilles linéaires ou oblongues, à nervures fines, égales et parallèles, ayant l'apparence de celles des Zoslera^ Cymodocea , Halophila , et autres genres de Zostéracées.

Plusieurs espèces appartiennent aux lignites inférieurs à la craie de l'île d'Aix, près la Rochelle, et d'Hœganes en Suède, et celles-ci semblent plutôt se rapprocher des feuilles des Cymodocea et Thalassia, que des vrais Zoslcra : d'autres sont propres aux calcaires marins tertiaires , tels que les marnes de Monte-Bolca, près Vérone, et le calcaire grossier près de Paris , oii plusieurs espèces encore mal définies ont été observées. Une de ces espèces tertiaires , trouvée à Radoboj, en Croatie, avec ses tiges et ses feuilles, est désignée par M. Unger sous le nom de Zosleriles marina, et ne paraît pas différer sensiblement du Zoslera marina de nos mers. >

Caulinites.

J'ai donné ce nom à des tiges qui , par leur formeet lemnde d'insertion des feuilles, semblent analogues à celles des Zoslera, ['osidonia{Caulinia,Dec.), elcCeseraildonc, dans la plupart des cas, les tiges des mêmes plantes auxquelles appartiennent les feuilles précédentes. La plus remarquable est celle observée dans le calcaire grossier, et d'abord décrite comme un Polypier sous le nom d'Amphttoilesparisiensis. EWe a beaucoup d'analogie, comme je l'ai déjà indiqué, avec les tiges couvertes de feuilles en partie détruites du Posidonia oceanica. Des liges encore plus analogues à celles de cette [)lante vivante ont été recueillies dans un calcaire tertiaire près d'Alger.

M. Unger en a fait connaître une espèce de Croatie, qui offre des liges et des feuilles fort analogues aussi à celles du Posidonia.

Le même savant rapporte aussi à ce genre nos Culmiles nodosus et ambiguus.

Nous sommes porté à admettre ce rapprochement, quoique l'identité des formes soit bien moins complète que pour l'espèce précédente.

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BupriA, Linn.

Ce genre, actuellement vivant, paraît avf)ir existé aussi à IVpiique tertiaire; du moins i'aiiletir du Chloris prologœa dési^i'e sous le nom de lluppia pannonica qiicli)ues impressions de tiges et de feuilles qui, par le mode d'inseï tion de ces derniers organes, rappellent beaucoup le Rrtppia marina, mais pourrait aussi être une forme de ïanicheUia.

Halochcoris, Ung.

Sous ce nom, M. Unger établit un genre nouveau, voisin, suivant lui, des Cymodocea, Zanicliellia et liuppia , et fondé sur l'association de tiges garnies de feuilles linéaires engainantes, ressemblant à celles de ces végétaux , et d'un fruit trouvé dans un autre échantillon également de Monle-Bolca, composé de cinq nucules obliques , contournées , terminées par un style court, et sessiles au sommet d'un pédicelle commun.

La forme des nucules rappelle, en effet, celles des Ruppia, mais la réunion de ces deux parties, quoique ayant quelque vraisemblance , est loin d'être certaine.

Le même auteur a donné le nom de Ma- RiMiNNA à un autre genre qu'il range aussi dans cette famille , mais dont les affinités avec ces plantes nous échappent complètement. C'est une tige grêle, sans feuille, ou présentant plutôt une seule feuille linéaire comme celle qui esta la base des inflorescences de beaucoup de Cypéracées et de Juncées , et terminée par une inflorescence composée de petits épis cylindriques, solitaires , géminés ou ternes, que M. Unger considère comme des épis mâles. Cette plante, également de Monte-Boica, est trop incomplètement connue pour que j'ose avoir une oiiinion a son égard; mais elle ne me paraît ressembler à aucune Naïadée connue.

PoTAMOGETON, Linn.

Si des restes assez nombreux des genres marins de la famille des Naïades se rencontrent dans les terrains tertiaires, on y trouve aussi des exemples des genres deau douce de celte même famille.

Quatre espèces de Polamogeton sont déjà connues: lune, des argiles plastiques de Paris , ressemble au P. nalans, tout en en différanl très notablement ; deux autres ,

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de Monte-Boica , se rapprochent des Potamogelon crispus et perfoliatus ; enfin une espèce d'OEningen ressemble au Polamogeton pusillus.

M. Unger rapproche aussi, peut-être avec raison , de cette famille, notre CarpolUhes thalictroides, qui difl'ère cependant très notablement des graines de tous les genres actuellement vivants.

Famille des Typhacécs.

On a rapproché de cette famille les deux genres de plantes fossiles du grès bigarré si obscurs, qui ont été désignés par nous sous les noms de iETHOPHïLLUH et de Echinosta- CHYs, et que nous avions laissés parmi les Monocolylédones incertaines. Nous avons déjà indiqué avec doute que le premier de ces genres pourrait être la fructification de nos Convallariles , c'est-à-dire des SchizO' veura,de MM. Scbimperet Mougeot. Quelle que puisse être la probabilité de ces rapports, nous ne voyons aucune affinité réelle entre ce genre et les Typhacées.

Quant au genre Echinostachis, il ressemble davantage aux capitules d'un Sparganium, mais tant qu'on ne connaîtra pas mieux l'organisation de ces capitules , on ne pourra établir aucun rapport fondé entre ces fossiles et les végétaux vivants.

TvPHiELOlPDU , Ung.

M. Unger désigne ainsi des feuilles trouvées dans un terrain d'eau douce, près de Gralz, en Siyrie, et dont la structure paraît analogue à celle des Typha. J'ai également vu des feuilles d'un terrain tertiaire de Hongrie dont la structure interne m'avait paru très analogue à celle des feuilles de Typha. Je suis aussi très porté à considérer comme des rhizomes de Typha le Culmiles anomalus des meulières des environs de Paris. L'existence des Typha, comme celle des Nymphéa et des Chara, dans nos terrains lacustres modernes, est du reste une chose si naturelle , que leur absence serait plutôt extraordinaire.

Famille des Pandanées.

PODOCARVA, Buckl.

Un fruit remarquable, décrit par M. Buckland , et dont les rapports avec les Pandanées actuelles lui ont été signalés par M. R.

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Brown , établit d'une manière très vraisemblable l'existence de cette famille remarquable dès l'époque de l'oolithe inférieure, quoiqu'il existe entre ce fruit et celui des Pandanées des différences difficiles à admettre, comme ne constituant qu'une simple différence générique. M. Buckland a donné à celte plante le nom de Podoca- RYA. C'est un fruit agrégé, gros comme une forte orange, présentant un axe assez gros sur lequel sont insérés une infinité de petits fruits longuement pédicellés, dont la loge fertile se trouve ainsi près de la surface, et ne renferme, suivant M. Buckland, qu'une graine cylindroïde , grosse comme un grain de riz. Mais cette graine paraîtrait plutôt une nucule épaisse à deux loges, et entourée de six écailles élargies au sommet, formant une sorte d'étoile hexagonale, et probablement soudées inférieurement entre elles et avec les pédicellés. Il semblerait donc y avoir, dans cette plante, une organisation plus compliquée que celle des Pandanées et peut-être fort différente.

Une organisation très analogue paraîtrait exister dans des fruits , ou infiorescences , trouvés à Scarborough, souvent associés au Zamia gigas, et entourés par ce singulier involucre ou collier signalé par M. Yates. Il résulte de ces observations qu'il reste beaucoup de doutes dans mon esprit à l'égard de ce singulier fossile , dont il serait bien à désirer qu'on pût faire des coupes minces propres à mieux étudiersa structure.

Famille des l\'Ipacées.

NiPADiTEs , Bowerb.

M. Bowerbank a décrit sous ce nom un genre de fruits fossiles que j'avais désigné sous celui de Pandanocai-pum , et dont il a signalé avec raison les affinités plus intimes avec le genre N/pa, qu'avec les vrais Pandanus dont ces fossiles ont cependant la forme extérieure. Ces fruits sont très abondants dans l'argiledeLondres, de l'île deSheppey , et le savant que je citais en distingue treize espèces. Ce sont des fruits ovoïdes, oblongs ou fusiformes, anguleux, et qu'on reconnaît avoir été réunis en capitules, comme ceux des Pandnnus et des Nipa; mais ils ne présentent qu'une seule loge contenant une grosse graine ovoïde. Ce caractère les fait ressembler davantage aux fruits des Nipa,

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dont ils ont aussi le tissu fibreux parfaite-, ment étudié et figuré par M. Bowerbank.

Ce sont donc des fruits très analogues, sinon identiques, à ceux ilesNipa, genre très voisin des Vandanus , dont on ne connaît actuellement qu'une espèce des grandes îles d'Asie. Quant au nombre des espèces admises par M. Bowerbank , nous ne sommes pas persuadés qu'elles ne soient pas établies quelquefois sur des différences un peu légères , qui sont peut-être de simples variétés individuelles, où le résultat du degré de maturité ou de la position de ces fruits agrégés dans le capitule. M. Bowerbank a rapporté à ce genre le fruit figuré par Parkiiison, que j'avais considéré comme un Cocos, et désigné par le nom de C. Parkinsonis. J'ajouterai que mon Cocos Durlini des terrains tertiaires de la Belgique, dont j'ai pu observer récemment de bons échantillons, est aussi un Nipadiles très voisin du N. elUplicus de Bowerbank.

Un fait remarquable, c'est raccumulation de ces fruits dans le bassin tertiaire de Londres et de Belgique, tandis qu'on n'en a pas trouvé d'indice jusqu'à ce jour dans les autres terrains tertiaires d'Europe. Y auraient-ils été apportés par un grand courant analogue à celui qui apporte encore les fruits de l'Amérique tropicale sur les côtes occidentales de l'Europe?

Famille des Palmiers.

La famille des Palmiers a des représentants nombreux et bien évidents dans les terrains tertiaires; il en existe même un exemple dans les grès de l'époque crétacée. En a telle offert dans des terrains plus anciens? C'est ce qui me paraît très douteux.

Feuilles.

Les organes qui peuvent le mieux caractériser cette famille sont les feuilles, qui ont deux formes essentiellement différentes, les unes flabelliformes ouen éventail, les autres pinnées comme les palmes du Dattier; mais au delà de ces deux formes si tranchées nous ne pourrions pas trouver des caractères propres à reconnaître les genres nombreux qui affectent l'une ou l'autre de ces formes. On les a donc laissés réunis sous les noms de Flabellaria et de Phœniciles. Cepeudant les formes piaoées sout plus va-

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riécs parmi les genres vivants ; elles pourraii'iii évideriimcnl donner lieu à plusieurs types disliiuls, et dé]ii parmi les fossiles nous avons disiinpuo , sous le nom de Zeugophylliles , une forme irès spéciale. Flabellaria.

Celte forme de feuilles est la plus fréquente. M. Unger en distingue douze espèces dans les terrains tertiaires, dont onze observ(*es en Europe et une venant des Antilles ; mais plusieurs de ces espèces sont établies sur des cclianlillons bien imparfaits, et quelques unes devront peut-être être réunies par la suite.

M. Gœpperl en indique une espèce du quadersandstein de Tiefenfurth en Silésie; elle appartient évidemment à ce groupe; mais on sait que cette formation de l'époque crétacé correspond pour le règne végétal au commencement de la végétation tertiaire.

On a aussi rapporté au genre Flabeltaria des empreintes du terrain houiller queM de Sternberg a nommées Flabellaria horassi- /blia. Mais M. Corda, qui a étudié les échantillons même de M. de Sternberg, a démontré que ce n'étaient pas des feuilles flabelliformes, mais une tige terminée par un faisceau de feuilles simples, et que la structure de ces tiges et de ces feuilles les rapprochait des Dicotylédones gymnospermes. Nous avons indiqué ces plantes sous le nom de Ptychofhyllum dans la famille des Nœggeralhiées.

Nous ne doutons pas que le Flabellaria frincipalis des mines de Weltin , figuré et décrit par M. Germar, ne soit une seconde espèce de ce genre ou un autre genre de 1« famille des /\'œi;pera(/ii«es, si réellement c'est une feuille simple, lobée. La disposition des lobes n'est celle d'aucune feuille de Palmiers.

On n'a jamais trouvé do Flabellaria dans les terrains jurassiques ou Iriasiques. Ainsi la craie ea recèlerait les indices les plus anciens.

PUCE.MCITES.

J'avais indiqué une première espèce de ce genre, constatant l'existence de Palmiers à feuilles pinnécs, dans les grès tertiaires des environs du Puy en Vêlais. M. Unger en a fiiil connaître une seconde espèce de Radoboj, en Croatie, dont les grandes feuilles, très réguliéremeol piaoées, sout très carac-

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térisées, et il rapporte à ce même groupe deux empreintes de feuilles des lignite tertiaires de Bohème, classées par M. de Sternberg dans les Cycadiles.

Le genre Phœniciles est essentiellement caractérisé par ses folioles dont la nervure moyetine est très marquée et qui sont ordinairement pliées le long de cette nervure; eu outre, il y a d'autres nervures plus flnes, parallèles à la nervure médiane, ce qui distingue ces feuilles de celles des Cycas.

Zeugophyllites.

Sous ce nom, j'ai désigné une seconde forme de feuilles pinnatifides de Monocolylédones ressemblant à d'autres feuilles de Palmiers, telles que celles des Calarnus, des Desmoncus , etc., dont les folioles ont plusieurs nervures principales et ne sont pas pliées en carènes sur leur ligne médiane; dans la seule espèce de ce genre fossile, les folioles sont opposées, comme dans quelques Calarnus, Cette espèce vient des mines de charbon de Rana-Gunge dans l'indoustan ; mais nous ne savons pas si l'on doit les rapporter réelleineut au terrain houiller.

Tiges.

Palmacites.

Je réunirai sous ce nom toutes les tiges plus ou moins complètes et les bois bien constatés pour appartenir à la famille des Palmiers, c'est à-dire les Palmaciles et la plupart des Fasciculites d'Unger et de Cotta.

Mais, quoique je ne doute pas que la plus grande partie des bois de Monocolylédones silicifiés appartienne à la famille des Palmiers, tant qu'une étude anaiomique comparative des tiges des diverses Monocotylédones arborescentes actuelles ne nous aura pas démontré quels sont les caractères qui distinguent les tiges des Palmiers de celles des Pandanus, des Agave, des Yucea, des Aloes, des Dracœna, des Havenala, etc., je crois qu'on devra en laisser un grand nombre sous le nom général à'Endogeniles.

Je dirai même que j'ai la certitude que plusieurs bois de Monocotylédones pétrifiés des Antilles appartiennent a d'autres familles que celle des Palmiers, quoique la plupari se rapporleot à cette graude famille qui

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alors, comme à présent, renfermait la majorité des Monocotylédones arborescentes.

Mais ce qu'il est essentiel de consialer, c'est que plusieurs espèces, ayant tous les caractères de structure des Palmiers, se trouvent dans les terrains tertiaires de l'Europe et même de l'Europe septentrionale. Le Palmaciles echinalus, recouvert de ses bases de feuilles bien caractéristiques, trouvé prèsdeSoissons.en est un exemple frapjiant. Des bois de plusieurs espèces distinctes ont été aussi recueillis en Auvergne et en Provence, particulièrement auprès d'Apt et de Castellane. Les terrains tertiaires de l'Allemagne en ont offert aussi plusieurs exemples.

Ils sont abondants dans les Antilles, et quelques uns avec leurs racines ou la base de leurs HMiilles, et même leurs spalhes axillaires, ne peuvent non plus laisser le moindre doute sur leurs rapports avec cette famille.

Une lige qui me paraît avoir tous les caractères extérieurs des Palmiers a aussi été trouvée dans le calcaire grossier près de Paris; mais c'est un simple moule sans structure interne, portant les traces annulaires des insertions des feuilles et de l'origine des racines, et ressemblant par ces caractères à une jeune tige de Cocotier, d'OEnocarpus ou d'Areca.

On peut, je crois, la désigner sous le nom de Pahnnciles annulalus.

Parmi les bois fossiles considérés comme appartenant à cette famille et désignés sous le nom de Palmaciies, mais qui me paraissentétrangers à ces végétaux et peut-êlreaux vraies Monocotylédones, je citerai les Palmaciles carbonigenus et leploxylon de Corda, provenant des terrains houillers de la Bohême, dont les faisceauï vasculaires ont une structure toute différente de celle des mêmes organes dans les Palmiers, et qui me paraissent analogues au MeduUosa elegans de Coita , plante dont les afûnités réelles ne sont pas bien déterminées, mais qui n'est certainement pas un Palmier.

Fruclificalions.

M. Unger, sous le nom de Paleosp.\the, a réuni deux exemples de fossiles qu'il considère comme des spathes de Palmiers fossiles. Tous deux proviennent des terrains bouil-

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