‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 26 sur 123 · TEG · texte numérisé non relu

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lèrs : l'un, deSwina en Bohême, a été considéré par M. de Siernberg comme la spalhe de son Flabellaria borasiifolia ; l'autre, des monts Ourals, tîgiiré par M. Kutorga, diffère beaucoup du précédent.

Tous deux auraient besoin d'être de nouveau étudiés avec soin sur la nature, avant qu'on puisse admettre une analogie aussi peu vraisemblable avec les spalhes des Palmiers, famille dont on n'a trouvé jusqu'à ce jour ni feuille ni tige dans ce terrain. Seraient-ce plutôt des folioles de Nœggerathia ou d'une espèce de Ptychnphyllum dilTérente du Flabellaria borassifolia.

Quant aux fruits proprement dits de Palmiers, ce qui doit étonner, c'est qu'on n'en a pas encore rencontré d'une manière positive dans les terrains tertiaires où les feuilles et les liges de ces végétaux sont assez communs.

En effet, les deux espèces de Cocos dont j'avais cru reconnaître les fruits dans les figures de Parkinson et de Burlin , étudiées sur des échantillons assez complets, sont certainement des Nipadites, quoique l'échantillon figuré par Burtin diffère beaucoup par sa taille deceux que j'ai vus, et paraisse se rapprocher plus par ce volume d'un Cocos que d'un Nipa. Mais rien dans ces fruits n'indique l'exi.stence d'un endocarpe ligneux marqué de trois pores, comme dans les Cocos.

Le prétendu fruit d'Areca recueilli par Faujas dans les lignites de Liblar, étudié sur ce même échantillon, me paraît n'être ni un Arec , ni un petit Coco , mais un jeune fruit de Noyer avec son brou ou enveloppe charnue externe; la disposition des tissus est tout à fait analogue à celle de ce fruit, dans les espèces où la noix a des crêtes ligneuses saillantes, comme dans le Juglans cinerea.

Les Cocos Parkinsonis, Faujasiifil Burlini, dont Unger avait formé le genre Durlinia, étant exclus de cette famille, il ne reste parmi les fruits qu'on y a rapportés, que les Bacciles cacaoides et rugosus de Zenker, trouvés dans les lignites d'Alienburg en Saxe. Mais j'avoue que leurs rapports avec les fruits de celte famille mo paraissent très obscurs et ne pouvoir être admis que lorsqu'on aura pu les étudier plus complètement.

M. Lindley pense aussi qu'on peut ranger

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aviT cerlitude les Trigonocarpum du terrain liouiller dans la famille des Palmiers. 11 me semble cependant qu'il existe de si nombreuses différences entre ces fruits et ceux de tous les Palmiers connus, qu'on ne peut admettre ce rapprochement que comme très douteux.

Je dirai la même chose des fruits de la formation ooliihique qu'il a figurés sous les noms de Carpolillies conica, liucklandii et areolala, et que M. Unger place avec doute à la suite de la famille des Palmiers. La forme Irigone dans les fruits est loin d'appartenir exclusivement à certains Pahniers; elle est fréqucnle dans d'autres familles monocolylédones, ainsi que dans beaucoup de Dicotylédones.

Famille des Lillaeées.

On a rapporté à cette famille beaucoup de plantes qui me paraissent lui être complétementéirangéres. Ainsi \eClalhraria Lyelli, que j'avais moi-même rapproché des tiges des Dracœna ou des Yucea, me paraît avoir plutôt les caractères des liges des Cycadées. Il en est de même du genre Bucklandia. Le premier ressemble aux liges des Cycadées à bases des pétioles persistantes, comme les Cycas, Encephalartos, Dion, etc.; le second, aux liges de cette famille à feuilles complètement caduques comme les vrais Zamia.

Il restera cependant des doutes sur ces affinités, lant qu'on n'aura pas observé la structure interne de ces liges ou la nature des feuilles qu'elles porlaient.

Le genre Piabdolus de Sternberg (vol. II, p. 193, t. XIll) me parait une Sigillaire déformée et dépouillée de son écorce.

M. Corda a établi d'une manière très vraisemblable que les liges désignées sous >e nom de Slembergia ou û'Arlisia ne sont que les cylindres médullaires du genre qu'il a décrit sous le nom de Lomatophlotos , et que nous avons indiqué dans la famille des Lépidodendrées comme un Lepidophloios.

Celte détermination s'applique-t-elle à toutes les tiges, assez rares du reste, qu'on a placées dans ce genre Arlism ? C'est ce qu'un examen particulier de ces tiges pourra seul décider. Quelques unes d'entre elles sembleraient offrir une écorce charbonneuse avec de vraies cicatrices transversales disposées • peu près comme dans les Pandanus. Mais

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ces caractères sont assez vagues et de nature à laisser des doutes sur la nature de ces végétaux.

M. de Sternberg avait d'abord désigné sous le nom de Scitaminites musœformis, et ensuite sous celui deCromyodendronradnicenfe,iine tige du terrain houiiler de Radnitz qu'il comparait aux bases de feuilles engaînaulcs des il/usa, el que M.Unger place parmi les Liliacées. Mais M. Corda, d'après sa structure interne, la considère comme un Psaroitius, ce qui s'accorde mieux avec sa position géologique, et lui donne le nom de Psaronius musœformis.

Il ne resterait donc dans la famille des Liliacées que très peu de plantes fossiles :

1" LesYocciTES de MM. SchimperetMougeot, impressions de grandes feuilles allongées, légèrement concaves, entières, à nervures fines et parallèles ressemblant, en effet, à celles des Yucca, des Dracœna ou des Agave. Le Muséum de Paris en possède un échantillon provenant également du grès bigarré des Vosges, qui est plus complet que ceux figurés par les savants que je viens de citer, et qui me paraît confirmer, à plusieurs égards, le rapprochement indiqué par eux.

2° Une plante constituée en un genre particulier sous le nom de Preisleria, par M. de Sternberg , et qu'il compare à certaines Asparagées. 11 est établi sur un petit rameau trouvé dans le keuper des environs de Bamberg, portant des feuilles ovalesoblongues, à nervures parallèles, et terminé par une panicule de petits fruits bacciformes. Plusieurs échantillons seraient nécessaires pour bien définir ce genre et ses rapports naturels.

En considérant les Asparagées et les Smilacées comme formant une seule famille avec les Liliacées, on doit aussi citer ici les Smilacites, empreintes de feuilles des terrains tertiaires fort analogues , par leur forme et leur nervation, aux feuilles des Smilax. J'en ai fait connaître une espèce d'Armissan, près Narbonne, et M. Unger en a ajouté deux de Radoboj, en Croatie.

Enfin quelques bois fossiles de Monocotylédones des Antilles paraîtraient se rapporter plutôt à cette famille qu'à celle des Palmiers : les uns rappelant la structure des Yucca ou des Aloes , d'autres celle des Dracœna. Mais ils sont beaucoup moins fré-

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quents que ceux analogues aux Palmiers ; et comme les recherches analomiques sur les liges (les Monocotylédones n'ont pas encore établi d'une manière précise les caractères dislinctifs des tiges de ces diverses familles, nous les laisserons sous le nom à'E^idogeniles.

Famille des Scitaminces.

La plupart des plantes rapportées à cette famille, peut-être même toutes, doivent, à la suite d'un examen plus complet, en être exclues. Ces plantes étaient : 1° Les CannophylUlex, genre que j'avais établi pour une feuille du terrain houiller, à nervures se condaires pinnées naissant un peu obliquement de la nervure médiane , simples et parallèles entre elles ; mais un nouvel échantillon montre sur cette feuille des traces de fructifications qui , malgré leur peu de netteté, établiraient que ces feuilles appartiennent à des Fougères voisines de certains Asplenium.

2" Les Trigonocarpon du même terrain paraissent des fruits monospermes, et, par conséquent, bien différents de ceux de la plupart des Scitaminées, et n'ayant, du reste, aucun rapport de forme avec ceux de celte famille. Je les avais laissés parmi les genres douteux; M. Lindley les considère comme des fruits de Palmiers , et M. Unger les place parmi les Scitaminées. Je les crois indéterminables tant que leur structure interne ne sera pas mieux connue.

3" Les Amomocarpum, plus analogues par leur forme externe aux fruits des Amomées et des Cannées, ont oITert intérieurement une structure très différente qui les a fait rapprocher des Sapindacées par M. Bowerbank , qui en a décrit plusieurs espèces sous le nom de Cupanoides.

11 resterait donc comme pouvant appartenir, soit aux Scitaminées proprement dites, soit aux Musacces :

1» Le Musœites primœvus, de Sternberg, dont la figure très grossière ne permet pas d'apprécier la vraie structure , et qui est peut être une tige très différente de celle des Musacées. Sa position dans le terrain houiller de la Bohême pourrait faire présumer qu'elle doit rentrer dans un des genres remarquables de ce terrain décrits par Corda.

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2" Les 3/MsocavpMm dont j'ai indiquédeux espèces du terrain houiller de France, qui, par leurs formes extérieures , ressemblent un peu à de petits fruits de Musa , mais dont la structure interne est complètement inconnue et les rapports réels impossibles à fixer.

Monocolylédones de familles indéterminées.

Les Monocolylédones qui ne peuvent se classer avec quelque probabilité dans les familles connues, sont :

1" Des tiges caractérisées par leur structure interne, et que nous désignons sous le nom d'ENDOGÉNiTES. Ce sont toutes les tiges silicifiées qui n'ont pas la disposition des ihisceauxvasculaires des Palmiers. Plusieurs, étudiées avec soin et convenablement comparées, seront probablement reconnues pour des liges de Liliacées ou de Pandanées.

2" Les feuilles qui, ayant la nervation fine et parallèle de beaucoup de Monocolylédones, ne peuvent être rapportées à aucune famille , et que j'ai anciennement désignées sous le nom de Poaciles. Beaucoup de celles d'abord désignées sous ce nom ont été reconnues pour des portions de feuilles de Nœggeralhia ou de Plychophyllum, pour des feuilles de Lepidodendron, de Lepidophloios ou de Sigillaria , etc. , et sont sorties de ce genre, qui n'est, pour ainsi dire, comme le précédent, qu'un dépôt jusqu'à une connaissance plus complète , comme les groupes des Exogeniles et des l'hyllites parmi les Dicotylédones. Mais on aurait tort de placer, comme l'a fait M. Unger, les roaciies parmi les Graminées; car elles n'ont pas les caractères essentiels et très distincts des feuilles de cette famille, et feraient croire à l'existence de ces plantes dans des terrains ou rien ne démontre leur présence.

3» On peut encore désigner, sous le nom général de Culmiles , comme je l'avais déjà fait, des rhizomes de Monocotylédimes indéterminables génériqiiement, mais analogues à ceux des Typha, des Iris, des Amomées et Cannées, et souve t importants à signaler. Tels sont les Culmiles anomalus et Gœpperli, qu'on a placés à tort dans la famille des Graminées, dont ils diffèrent à plusieurs égards.

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