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temporale en saillie, face proportionnellement courte. Le nez, séparé du front par une dépression prononcée, est aquilin, c'est-àdire courbé dès son origine, tandis que vers le milieu il s'abaisse en ligne droite pour .*e terminer par une base horizontale. La mâchoire inférieure est large, le menton saillant.
Celles. Les Celtes (hommes des forêts) ont occupé de bonne heure l'Europe occidentale et particulièrement les Iles Britanniques, la Belgique, la France jusqu'à la Garonne, une partie de la Suisse. Plus tard, ils étendirent leurs conquêtes en Espag4)e, en Italie, dans la Grèce septentrionale et l'Asie mineure. On distingue deux rameaux dans cette importante population. L'un, celui des Gaëls, vint le premier, du berceau commun de la race, s'établir dans l'Occident ; le second, celui des Kimris, après de longues stations aux environs du Pont-Euxin, s'avança à son tour vers les contrées que baigne l'océan Atlantique, et y apporta la religion et la caste des druides. Mêlés probablement sur plusieurs points de leurs conquêtes , ces deux groupes de la race celtique demeurèrent isolés dans quelques pays, et dominèrent dans ceux-ci. Les Écossais, les Irlandais étaient des nations gaéliques ; l'élément gaël avait la prédominance dans la France orientale. Les habitants du pays de Galles, ceux de notre Bretagne, appartenaient au rameau Kimrique. Pour les Romains, ces races se ronfondaientsous le nom de Bretons, dans la Grande Bretagne, sous celui de Gaulois, dans la Gaule.
Ces Gaulois, tels que nous les dépeignent les écrivains de Rome, étaient de grande stature, robustes, à cheveux blonds ou rutilants, à iris bleu ou gris, à peau blanche; toujours en mouvement, irritables, faisant peu de cas de leur vie, amateurs de nouvelles, parleurs infatigables. Ce caractère partit avoir été surtout celui des tribus gaéliques. Les Kimris avaient plus de fixité et en donnèrent un peu a leurs prédécesseurs. Qui ne reconnaît, dans ce tableau, les qualités et les défauts que la civilisation a modérés en nous ! Du reste, si nous nous en rapportons aux observations de M. W. Edwards, les caractères physiques, ceux des traits, différaient passablement entre les Kimris et Us GatMs. Chez les uns et les autres, le nez est
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déprimé à sa racine frontale ; mais, dans les Kimris, il a une ligne de profil qui se courbe vers le bas, et la base rémonte un peu en même temps que les ailes se relèvent et inclinent les narines; l'ovale de la face est long, le front haut. Les Gaëls auraient la tête arrondie, la face plus courte, le nez droit, à partir de la dépression sous-frontale , sa base non remontante. Il n'est pas dit si les Kimris étaient aussi blancs et blonds que les Gacis; mais, ce qui est certain, c'est que les habitants des vieilles forêts humides et ombreuses de l'Europe ancienne, ces hordes nomades de Gaulois encore barbares reconnaîtraient aussi difficilement aujourd'hui le pays qu'ils parcouraient avec leurs troupeaux et leurs bagages, que les hommes de taille médiocre, aux formes peu athlétiques, aux cheveux et à l'iris généralement plus ou moins foncés, descendant d'eux et représeu^ tant leurs races. Peut être nous désavoueraient-ils moins sous le rapport de la ressemblance morale et surtout de notre mobilité un peu indisciplinable.
Germains. Voici de nouvelles tribus plus récemment arrivées que les Celtes de la patrie ariane, et qui ont mieux conservé dans leurs idiomes le caractère originel de la famille. Les Indo Germains ou Teutons envahirent, en flots successifs et sous les diverses dénominations de Goths, Vandales, Saxons, Angles, Suèves, Francks, Normands, etc., l'Europe centrale, la Scandinavie, d'où ils passèrent dans la Grande-Bretagne, puis la Gaule, l'Espagne, l'Italie septentrionale et même l'Afrique. Mais leurs hordes guerrières, assez puissantes pour vaincre l'Empire aux abois, pour se substituer aux anciens maîtres du monde romain, étaient trop peu nombreuses au delà du Rhin et des Alpes pour déposséder la population elle-même et subirent l'action absorbante du grand nombre et de la civilisation; bientôt l'élément germain, quoique maître du pays par droit de conquête, disparut à peu près dans cette assimilation. Il n'acquit et ne conserva la prépondérance que dans les contrées dont la population, plus ou moins barbare, n'avait encore sur lui aucun genre de supériorité. L'Allemagne, la Hollande, la Scandinavie, l'Angleterre et l'Ecosse , surtout le côté oriental, une partie de la Suisse et de la France sont occupées par des peuples d'o-
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rigiuc teutonique et qui portent l'empreinte plus ou moins intacte ou modifiée de leurs ancêtres germains.
A l'époque où ces tribus encore nomades erraient dans \eS forêts de la Germanie , et venaient essayer leurs forces et chercher meilleure fortune sur les terres de Rome, elles se faisaient remarquer par des caractères physiques assez analogues à ceux des anciens Gaulois. Les Germains étaient, comme les Celles, des hommes de haut» stature, de formes athlétiques, ayant la peau blanche, l'éBil bleu, les cheveux et la barbe blonds ou roux. Le roux était plus fréquent ici que chez les Gaëls. La tête était grosse , haute et large à la région frontale. Dans la plus grande partie de l'Allemagne, aujourd'hui déboisée, modifiée dans son climat, civilisée et couverte de villes florissantes, on aurait peine à trouver, dans les teintes de l'iris et des cheveux , des caractères généraux ; car, sous ce rapport, les descendants des Germains ont subi les mêmes modifications que ceux des Ce! tes. Ce qui s'est mieux conservé c'est le génie national , la patience laborieuse et persévérante des caractères , l'esprit des spéculations scientifiques, l'idéalité.
Slaiies. Les migrations indo-germaines semblent avoir traversé, en s'avançant vers l'occident, d'autres peuplades arianes qui les avaient devancées en Europe, et qui, après avoir erré longtemps sur les deux versants de la chaîne ouralieune , avaient pris possession des plaines de la Russie et de la Pologne. Tels étaient les anciens Sarmates, ancêtres des Polonais , et d'autres peuples qui s'établirent, plus tard, en Bohême, en Hongrie , et dans les provinces transdanubiennes de FEscIavonie, de la Croatie, etc. Ce sont les nations slaves. Quoique disper sées, et dans des conditions de vie sociale assez diverses, ces peuples conservent, dans leurs idiomes , et, à un certain degré, dans leurs caractères physiques et moraux , les indices de leur commune origine. Voici le portrait que M. W.-F. Edwards nous donne comme celui du type slave : « Le contour de la tète , vue de face, représente assez bien la figure d'un carré, parce que la hauteur dépasse peu la largeur, que le sommet est sensiblement aplati, et que la direction de la mâchoire est horizontale. Le nez est moins
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loDg que la distance de sa base au menton ; il est presque droit à partir de sa dépression à la racine , c'est-à-dire sans courbure décidée; mais, si elle était appréciable, elle serait légèrement concave , de manière que le bout tendrait à se relever; la partie inférieure est un peu large, et l'extrémité arrondie. Les yeux , un peu enfoncés , sont parfaitement sur la même ligne , et , lorsqu'ils ont un caractère particulier, ils sont plus petits que la proportion de la tète ne semblerait l'indiquer. Les sourcils, peu fournis, sont très rapprochés, surtout à l'angle interne ; ils se dirigent de là souvent obliquementen dehors. La bouche, qui n'est pas saillante, et dont les lèvres ne sont pas épaisses, est beaucoup plus près du nez que du bout du menton. Un caractère singulier, qui s'ajoute aux précédents , et qui est très général, se fait remarquer dans leur peu de barbe, excepté à la lèvre supérieure.
«Tel est le type qui se reproduit plus ou moins chez les Polonais , les Silési^ns , les Moraves, les Bohémiens et les Hongrois- Slaves. Il est aussi très commun parmi les Russes. Quoique je n'en aie pas vu dans cette occasion , j'en ai pu juger dans d'autres ; mais surtout je me fie au témoignage d'un seigneur russe, qui a reconnu dans les dessins que je lui ai montrés, d'après d'autres peuples slaves , les portraits d'une grande partie des paysans russes. »
Je doute cependant qu'il y ait un type physionomique slave aussi facile à caractériser , c'est-à-dire aussi uniforme que le croyait Edwards. En tout cas, nous rencontrons dans celle race des différences aussi considérables que chez tout autre en ce qui concerne les caractères de coloration : des teintes rembrunies au midi , chez les Croates, les Dalmates, etc. ; des teintes claires chez les Russes du Nord; plus de variété sous les latitudes intermédiaires, en Pologne, par exemple.
y. RACE ÉGYPTIENNE.
Blumenbach, après avoir comparé entre elles un grand nombre de momies et de figures égyptiennes , a été conduit à reconnaître, parmi les habitants de l'ancienne Egypte, trois types très distincts. Il a d'abord rencontré des figures éthiopiennes, aux mâchoires saillantes, aux le-
vres épaisses, au nez large et plat, figures auxquelles se rapportent, sans doute, les cheveux laineux et le teint noir qu'Hérodote et d'autres auteurs grecs indiquent comme caractères égyptiens. Un second type, bien différent du précédent, et que Blumenbach nomme indien, offre des traits allongés , et des yeux bridés et relevés aux tempes , ensemble qui rappelle les Indous transgangétiques. Enfin un troisième groupe de figures se caractérise d'abord par des crânes de type caucasique un peu altérés, surtout dans la direction un peu proclive de la mâchoire supérieure ; puis par des traits mollement arrondis , des joues larges et un peu bouffies, un menton court, des yeux saillants, un embonpoint général. Une statue, qu'on croit être celle de Rhamsès, est donnée comme exemple de ce dernier type, le plus commun d'ailleurs, et celui des trois, qui paraît avoir appartenu à la principale population du pays, à la population égyptienne. Aujourd'hui il ne paraît subr sisier de cette population , par suite de la conquête arabe et musulmane , que les Coptes ou Qoubtes , race que la religion a préservée de mélange, et qui nous est représentée sous les traits suivants par un habile et vénérable médecin, vivement regretté do tous ceux qui ont eu le bonheur de le connaître, M. Pugnet. « Les Égyptiens, dit notre auteur , sont , en général , d'une taille audessus de la moyenne ; leurs formes se pror noncent vigoureusement; la couleur de leur peau est d'un rouge obscur; ils ont le front larj;e, le menton arrondi , les joues médiocrement pleines, le nez droit, les ailes nasales fortement sinueuses, les yeux grands et bruns, la bouche peu fendue, les lèvres grosses , les dents blanches , les oreilles hautes et très détachées ; enfin les sourcils et la barbe extrêmement noirs. »
D'autres auteurs ( M. Denon ) nous peignent le type copte comme assez voisin du nègre.
Il est certain que si la plupart des crânes égyptiens ont les formes caucasiques , il en est qui offrent un peu de prognathisme et la densité osseuse qu'on observe chez les crânes nègres. Evidemment la race égyptienne (sans parler des couleurs, qui varient du jaune au brun plus ou moins rougeâtre ou noirâtre, un peu comme chez les Indous)
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rommence à dévier du type, des deux races précédentes vers les typés africains. Cette direction des caractères physiques coïncide, eomme l'observe, avec raison, M. Prichard, avec les tendances intellectuelles et morales qui ont entraîné les croyances et le culte égyptien vers l'adoration des animaux et des plantes, fétichisme arrivé à son dernier terme chez les nègres, tandis que les nations sémitiques et indo-européennes ont conservé , jusque dans leurs égarements religieux , le spiritualisme , ou tout au moins l'idéalisme.
Nations du type caucasique étrangères aux races précédentes.
Avant de quitter les peuples qui nous offrent , à différents degrés et sous divers modes , le type de variété morphologique auquel on a donné le nom de type caucasien, nous devons rappeler encore deux petits groupes nationaux qui , par leurs langues , se refusent , semble-t-il , à entrer dans l'une des trots grandes races dont nous venons de nous occuper, tandis que par leurs caractères physiognomoniques, ils se rangeraient au nombre des beaux exemplaires de la grande famille indo-européenne. Ces groupes sont aujourd'hui relégués dans les étroites limites de quelques cantons montagneux du Caucase et des Pyrénées.
Nous avons déjà mentionné ceux du Caucase , et notamment les Tcherkesses ou Circassiens qui en occupent la région nordouest, et les Géorgiens établis sur le versant méridional. Pullas, Klaproth, M. Dubois de Montperreux ont donné au type circassien des éloges qui s'accordent avec la réputation de ce type dans tout l'Orient. Une figure d'un ovale allongé, un nez droit et mince; une bouche petite, de grands yeux noirs, une taille bien prise, une tournure martiale , beaucoup de force dans les bras , le pied petit, des cheveux bruns, quelquefois un peu nuancés de rouge, une peau très blanche, distinguent la plupart des Tscherkesses. A côté d'eux les Abases, qui paraissent appartenir à la même souche , tribus vivant de leurs troiq eaux et de leur brigandage, offrent une tête étroite, un nez saillant, uu bas de visage très court, en un
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mot un ensemble de traits qui n'a rien de l'élégance du précédent.
Les Géorgiens ont au moins autant de réputation que les Circassiens. Reineggs assure même que leurs femmes sont plus belles que les Circassiennes , sauf par leur teint, qui reçoit d'un ciel plus chaud une nuance un peu rembrunie. La langue géorgienne paraîtrait moins éloignée que celles des montagnards de l'autre versant, du caractère des langues indo-européennes, et nous indique, semble-t-il, la possibilité de ramener le peuple qui la parle à la race ariane. Quant aux Circassiens, il est remarquable que les seuls peuples auxquels les rattache leur idiome sont des peuples sibériens, qui revêtent plus ou moins les caractères du type mongol. Cette petite nation et plusieurs de ses voisines semblent attester ■antique existence de nations plus considérables, dont les débris, échappés à la ruine ou au joug étranger, se seraient dispersés à de grandes distances les unes des autres.
Dans les Pyrénées., les Basques françai.<> et les Biscayens Espagnols sont les restes d'une race nombreuse, qui posséda jadis , sous le nom d'Ibères , le midi de la France et une grande partie de l'Espagne, ainsi que les îles voisines , probablement même plusieurs portions de l'Italie. A juger cette race par nos Basques, elle présente à un degré éminent, et sans préjudice de son originalité propre , tous les traits des nations indo-européennes; mais sa langue ne la rattache jusqu'ici à aucune des trois races de type caucasien.