YEN
ëpjthète, qui peut être appljqij^ç à totjs les animaux qui possèdent un venin (vorj. ce mot) , a été employée spécialement poiir désigner un groupe d'Ophidieiis dans lequel la majorité des espèces a la propriété de sécréter une liqueur vénéneuse, et possède, par conséquent, une organisation appropriée, bien que d'autres espèces, dune organisation analogue, soient réputées non venimeuses, roy. l'article ophidiens, p. 126, du t. IX de ce Dictionnaire et l'article vipère. (E. Ba.)
VEIVilV. ZOOL. — Il faut entendre par venins des humeurs sécrétées chez certains animaux par un organe glandulaire spécial, accompagné d'une arme propre à l'inoculation. Ces humeurs ne paraissent pas avoir un rôle physiologique dans léconomie de l'animal qui les produit, et elles possèdent en tout temps des propriétés toxiques qui déterminent des edets morbides souvent graves, quelquefois mortels. Cette définition des venins, fondée sur la constance de leurs propriétés délétères et d'un appareil organique approprié, les distingue d'autres produits morbides auxquels s'applique le nom de virus, et qui ne se l)Ié^enleflt qu'accidentellement, soit qu'ils ré>ultent de la sécrétion d'organes malades, modifiés dans leur structure et passagèrement glanduleux, soit qu'ils se manifestent par l'altération de certaines sécrétions ordinairement innocentes. Ainsi la salive des Chiens, des Loups, des Chats n'est point à craindre en temps ordinaire; mais elle se change en une sécrétion des plus effroyables quand elle est imprégnée du virus de la rage ; la morve des Chevaux, la clavelée des Moutons s'inoculent aux hommes et aux animaux bieri portants, par le virus particulier qui les caractérise. Parmi les animaux doués d'a|)pareils venimeux, on cite toujours en premier lieu certains Serpents, les Najas, les Crotales, les Trigonocéphales , les Vipères i doublement terribles et par la subtilité de leur venin , et par la quantité que leur crochet verse dans la plaie qu'a faite la morsure (uoy. Vipère). Les Oiseaux n'ont point d'espèce venimeuse. Parmi les îlammifères, on cite l'Ornithorhynque, dont l'ergot peiJl laisser couler dans la blessure qu'il occasionne un liquide auquel on attribue des propriétés toxiques, bien que ses effets sem-
VEN
Lient se réduire à une inflammation douloureuse (VOy. MAMMIFÈRES, ORNITHORHYNQUE).
Dans les classes diverses des animaux Invertébrés, on trouve un plus grand nombre d'espèces dangereuses par leur venin. Nous nous contenterons de citer les Scolopendres, les Tarentules, les Scorpions, les Frelons, les Guêpes, les Abeilles, les Cousins. La nature de ces divers Venins varie suivant les animaux , aussi bien que leur action propre. L'étude microscopique et l'analyse (liitnique ne nous ont point encore éclairés sur la nature et la compositidu de ces sinfçuliers proiiuils de l'organisation. (E. Da.)
*VEIVTEI>JATA. bot. pu. — Koeler a proposé sous ce nom un genre de Graminées gui comprenait des espèces d'Avena, Lin. et Auct., qui n'a pas été admis et qui rentre comme synonyme dans les '/';ise<i(/n,Kuiitb.
VENTENATIE. Fenlcnaiia ( dCilié au botaniste Ventenat). BOT. ph. — Genre formé par Palisot de Bauvois [Fior. Owar., vol. I, p 29, tab. 17) pour un petit arbre de Bénin , à feuilles glauques, à belles fleurs formées d'un calice à trois sépales, de 11 ou 12 pétales, de nombreuses étamines libres et de 1 pistil à ovaire quinquéioculaire. De Candolle range ce genre dans la famille des Ternstroemiacées, tribu des Laplacées; mais il se demande s'il ne serait pas mieux placé parmi les Chlénacées. C'est en efl"et dans celte dernière famille que le classe Endlicher {Geu., n° 5i02). Le type de ce genre est le Venienalia glauca, Beauv.
Le Venienalia de Smith se range parmi le.'ïsynonymesdesSiiy/idmjn.Swartz. (D. G.)
VEXTILAGE. Venlilago. bot. pu. — (.'onre de la famille des Rhamnées, tribu •i.'sPaliurées, établi par Gœrtner (De /"»uc(i6., v,l. I, p, 223, tab. 49) et dans lequel sont compris de grands arbrisseaux grimpants, i.uligènes de l'Asie tropicale, à fleurs en tiés longues grappes axillaires, exhalant une oJeur désagréable. L'espèce type de ce i;enreestle Veniilago maderaspaUina , Gœrtlicr. (D. G.)
*VE\TOCORIS. INS. — Genre de la tribu lies Scutellériens, groupe des Scutellérites, lie l'ordre des Hémiptères, établi par Ilalm (Wrnzenarl In^eclen) sur le Telyrapedemontana, Fabr., et conservé dans le genre Tetyra par la plupart des autres entomologiste.*. (Bl.)
T. lUI.
VEN
I VENTRE. ANAT. — Voy. abdomen.
*VEIMTR!CLLITES (Venlriculus, diminutif de venter, ventre), polyp. — Ce genre fossile, établi par Mantell {Gcol. of Suss.), semble être identique aux Scyphies et aux Éponges. Il comprend des corps en forme de coupes renversées, concaves, dont la surface externe est réticulée, et l'interne couverte d'ouvertures ou pupilles perforées. La base est pleine, se prolonge en forme de souche et se fixe. Les 7 ou 8 espèces connues appariieiinent aux terrains crétacés. (E.Ba.)
VE\TS. MÉTÉOR. — Voy, UliTÉOROLOGlE,