‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 48 sur 123 · I. — Chétopodes · texte numérisé non relu

I. — Chétopodes

Les Chétopodes ou Annélides sétigères sont reconnaissiiblcs à leur corps plus ou moins allongé, serpuloide, néréidiforme ou lombricoïfle, suivant la forme des anneaux qui le composent ou des appendices que portent ces anneaux; tous ont des soies et souvent des branchies, ainsi que des cirrhes

(i) M. Dujardin «ivait dit aussi que Us Pentastomrs •dultfs priscntftit un certain rapport avec les CnisUrvs «ntomosliaccs ou les Crustacés parasiti-s, dont les appcn. dices antérieurs seraient représrntts par des rrorhcis : res

crorhfts ont donc été primitivement de véritables patirs

Voyei le nouveau et curieux mémo.re que M. V.m Bcnriien ■ publié sur ce sujft parmi ceux de l'Académie de Bruxelles

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(enlaculaîres à leurs anneaux ; leur sang, esî souvent rouge , leur système circulatoire est plus ou moins compliqué ; leur bouche est à l'extrémité antérieure du corps, leur anus à l'extrémité postérieure. Ils ont souvent une trompe prolractile, et leur système nerveux, évidemment plus compliqué dans les espèces des premières familles que dans les espèces inférieures, fournit une chaîne ganglionnaire habituellement unique, infraintestinale, composée d'un nombre de ganglions égal à celui des zoonites dont le corps est composé. Ces animaux sont pour la plupart marins ; les Lombrics ou Vers de terre les représentent à la surface du sol , dans les lieux humides ou dans les eaux douces. C'est dans des circonstances analogues , et surtout dans les eaux douces, que vivent les Nais, animaux très voisins des Lombrics, quoique on les en ait parfois séparés. Certains lombrics exotiques, et surtout des Néréides du genre Eunice, acquièrent 2 à 3 mètres de longueur. Dans beaucoup de localités , les Annélides chétopodes, soit marins, soit terrestres, servent d'appât pour la pêche: c'est à peu près le seul moyen qu'on ait de les utiliser.

On peut partager ces animaux en trois ordres, divisibles eux-mêmes chacun en plusieurs familles, décrites ailleurs dans cet ouvrage.

Ordre L — Les Tubicoles ou Sédentaires , Cuv.; Serpulées, Savigny (parlim); Hétéromériens ou Hélérocriciens, Blainv.; Céphalobranches, Milne Edw.

Leur corps est composé d'un nombre, en général , peu considérable d'anneaux , que leur forme dissimilaire permet de distinguer en tête , thorax et abdomen ; leurs appendices sont également dissemblables ; leurs branchies sont céphaliques et plus ou moins en panache. Ces animaux vivent sédentaires dans des tubes calcaires et conchnïiles , ou membraneux, ou bien encore formés de sable et de débris de coquilles.

Telles sont les familles des Serpulides et des Sabulaihes , nofîimées aussi Térébelliens et Aniphilrites. C'est à la famille des Serpuhes qu'appartiennent les prétendues Dentales dont on a fait le genre Difrupe. M. Philippi , dans un Mémoire qui fait partie des Archives de M. Erichson , a porté à dix le nombre des genres établis aux dépens des

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anciennes Serpules. Ce sont îes suivants : Serpula, Placoslegus, Pb.;Ve)milia, Lamk.; Pomatoceros, Ph.; Cysmopira, Sav.; Eupomatus, Ph.; Spirorbis , Lamk.; FiUgrann, Barkeley; Protula, Risso; Psygmobranc/ius, Ph.

Ordre H.— Les Ebrants : Annélides dorsibranches [partim) , Cuv.; Néréidccs, Sav. ; Homocriciens ou Homomériens ( parlim ) , Blainv. ; qui se partagent en ramilles ainsi quMI suit :

Aphrodiles, Amphinomes , Eunices et A^eréides , auxquelles M. Edwards ajoute les Camponliens, comprenant le genre des Cam • purilies de M. Johnston.

Ordre IH. — Les Terricolfs, appelées aussi Arénicoliens, Milne Edw.; Scoléides, Quatref. ,etc. Ce sont les Séligères abranches de Cuvier, plus les Maldanies et les Télcthuses de M. Savigny , dont M. de Blainville a fait un ordre sous le nom de Paromocriciens.

Les familles de ce troisième ordre sont au nombre de cinq : Neréiscolés ou Ariciens, Chéloplériens, Arénicoliens ou Télélhuses , Clyméniens ou Maldanies , et Lombricinés , comprenant les Lombrics et les Nais. M. Savigny et M. Ehrenberg avaient éloigné les Nais des Annélides, quoique ce soient bien des Terricoles.

Il ne nous parait pas encore certain que ]es Echiurides ou Thalassémiens, que M. de Quatrefages réunit aux Siponcles pour en faire son ordre des Ge'phyriens, ne soient pas une fraction de la série des Annélides terricoles. Leurs quelques soies, mais surtout leur anus terminal et la disposition unisériale de leur système ganglionnaire, semblent l'indiquer , et rien ne paraît encore autoriser à leur retirer la place que M. de Blainville leur avait assignée à la suite de ses Chétopodes.

IL — Bdell.mres.

Annélides suceurs nommés aussi Hirudinées. Ce sont les divers genres de Sangsues.

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