VIR
purnia, E, Meyer, et, d'un autre côté, par l'érection du Virgilia lutea, Michx. en genre distinct sous le nom de Cladraslis, Rafin. Ainsi réduit, il comprend des arbres et arbrisseaux du cap de Bonne-Espérance , à feuilles pennées avec une foliole impaire écartée des autres, dont la gousse obiongue, comprimée , coriace , a les sutures obtuses. Son type est le Virgilia capensis, Lam. {Sophora capensis y Burm.),
L'Héritier donnait le nom de Virgilia helioides à un Gaillardia. (D. G.)
VIRGULAIRE. Virgularia. polyp.— G.
fondé par Lamarck et placé par Cuvier dans sa tribu des Polypiers nageurs; par M. de Blainville dans la famille des Pennatulaires, de sa classe des Zoophytaires. Ce genre fut établi sur le Pennatula mirabilis de Muller; il diffère des Pennatules principalement en ce que les pinnules polypifères sont fort petites, obliques, embrassant la tige et non épineuses. Ces pinnules occupent l'extrémité postérieure d'un rachis libre, cylindrique, linéaire, de sorte que l'ensemble représente plutôt une petite verge qu'une plume. De plus, les Pennatules flottent dans l'eau, tandis que lesVirgulaires nelaissentdans l'eau que leurpartie couverte dePolypes,et enfoncent lereste dans lavaseou le sable. Lamarck en a décrit trois espèces : les V. mirabilisy juncea et auslralis, sur la destination desquelles il règne quelques incertitudes.(E.BA.)
VIRGLLAIRE. firgularia. bot. ph. — Les plantes décrites sous ce nom générique par Ruiz et Pavon , et, plus récemment, par M. Martius, sont, pour la plupart, de vrais Gerardia, Lin., de la famille des Scrophulariacées , et l'une d'elles doit rentrer dans le genre Eslerhazya, Mikan , duquel elle avait été détachée par M. Martius sans motif suffisant. (D. G.)
VIRGULINE. Firgulina. foram.— Genre de Foraminifères enallostègues, de la famille des Polyrnorphinidées. La caractéristique et les rapports de ce genre sont indiqués dans le tableau de la page 668 du tome V de ce Dictionnaire. On en a signalé une espèce du grès vert supérieur de Saxe, et une des terrains tertiaires de Sienne et de Vienne. (E. Ba.)
VIROLA. bot. ph. — Genre proposé par Aublet , qui forme un synonyme de Muscadier, Myristica. (D. G.)
VIS
VIRUS. zooL.—Foy. venin. (E. Ba.)
VIS. Terebra (terebra, tarière), moll. — Dans le genre Vis, tel qu'il a été établi par Ailanson, deux espèces seulement, sur cinq, peuvent être conservées. Ce sont celles que l'auteur nomme Arvan et Favi.1; le Miran elle Rafel sont des Buccins; le Nifat est un Fuseau. Confondues par Linné dans son grand genre Buccin, les Vis d'Adanson furent rétablies comme genre et rectifiées par Brugnière, qui constitua le genre Terebra el le plaça près des Cérithes. La manière dont Cuvier comprit les affinités des Vis se rapproche à la fois des vues de Lin né et de celles de Bruguière. L'illustre zoologiste les considéra, parmi les Gastéropodes peclinibranihes de la famille des Buccinoïdes, comme formant un sous-genre des Buccins ; et ce sousgenre, le dernier du groupe, se trouve immédiatement avant les Cérithes. Lamarck donna rang aux Vis parmi les coquilles échancrées à la base, et aux Cérithes parmi les canaliculées.
L'animal des Vis présente de grands rapports avec celui des Buccins, et quelques caractères spéciaux qui justifient la distinction générique, fondée surtout sur la coquille. Cette coquille, en effet, est allongée, turriculée, très pointue au sommet, conditions qui ont suggéré les noms génériques français et latins. La bouche, plusieurs fois plus courte que la spire, est échancrée en avant; la columelle est torse ou oblique. L'upercule est corné, ovale, onguiculé el formé d'éléments imbriqués.
Trompé par la description qu'Adanson donne des espèces dont il composait son genre Vis, M. de Blainville avait d'abord pris le Miran comme type dugenre Vis de Lamarck. Or, comme nous l'avons dit plus haut, le Jlitcan est un Buccin dont l'auteur n'a pas mentionné l'opercule. Le genre Vis, ainsi compris, ne renfermait donc que les espèces dépourvues d'opercule, et M. de Blainville créa le genre Ai.ène {Subula) pour recevoir les espèces operculées. Cette double erreur fut depuis reconnue par l'habile malacologistc: le genre Alêne doit donc être oublié.
Le iiouibre des espèces vivantes s'élève à plus de cent, et, parmi celles que décrit Lamarck, il en est une que M. Deshayes n'admet pas dans le genre Vis : c'est la Vis bucciNÉE, Terebra viUala, qui est un véritable
VIS
Buccin. Nous citerons, comme exemple du
genre, la Vis tachetée, Terebra maculata, Lamarck, la plus grande coquille du genre, blanche, marquée de rangées de taches brunes. Elle est des mers du Sud et de l'Inde.
Les espèces fossiles se montrent seulement dans les terrains secondaires; car il paraît qu'on doit reporter, non pas aux Vis, mais bien aux Chemnilzia et autres genres, quelques espèces de l'époque primaire. Les Vis ne sont d'ailleurs pas abondantes dans les terrains tertiaires , et c'est dans les mers actuelles qu'elles semblent avoir atteint leur maximum de développement numérique.
On en a trouvé de fossiles dans l'Amérique septentrionale el dans l'Inde. (E. Ba.)
*VISC.4CCIA. MAM. — Schinz emploie ce nom comme générique pour la Viscache {Thierrekhvon Cuv., IV). (E. Ba.)
VISCACHE. Lagoslomus. mam. — Les manières différentes dont on a ajiprécié les rapports de ce genre de Rongeurs de l'Amérique du Sud ont été indiquées aux articles CuiNCHiLLA et Callouyens {voy. ces mots). Ne pouvant ici entrer dans des détails, nous nous contenterons de dire que ce genre fait partie de la tribu des Viscaciens, à laquelle il donne son nom, dans la classification de M. Isidore Geoffroy Sainl-Hilaire. Il se distingue des genres Ilapalolis , Chinchilla et Lagolis, qui appartiennent à la même tribu, en ce que, dans le premier, les pieds postérieurs sont terminés par cinq doigts ; dans les autres, par quatre doigts; tandis qu'ils se terminent par trois doigts dans la Viscache. — Voy. VISCACIENS. Voy. aussi l'article GKRBoiSE, t. m, p. 20i.
M. Lund a trouvé, dans les cavernes du Brésil, une espèce, Lagostomus brasilietisis, qui ne paraît pas différer de l'espèce vivante. (E. Ba.)
*VISCACIE\S. MAM. —Dans la classification de M. Isidore Geoflroy Sainl-Hilaire, ce nom est celui d'une tribu de Rongeurs de l'ordre des Cavidés, distincte des Caviens en ce que les animaux qu'elle renferme ont une queue longue. Nous avons indiqué, à l'article viscache , quels sont les genres compris dans la tribu des Viscaciens, et par quels caractères généraux ils diffèrent l'un de l'autre. Voy. viscache. (E. Ba.)
VISCAIRE. Viscaria ( de viscum , glu , matière gluante), bot. pb. — Rœhling a
VIS
géparé sous ce nom, en genre distinct, les plantes dont De Candolle formait une section des Lychnides sous celte même dénomination de yiscaria (voy. lycbnide ).
Ce nouveau genre comprend, d'après le botaniste allemand, le Lyi:hnis viscaria, Lin., qui devient le Viscaria purpurea, Winim.; le Lychnis alpina, Lin., qui devient le Viscaria alpina. Pries ; etc. (D. G.)
*VISCOÏDÉES. Ftscoideœ. bot. ph. — L.-C. Richard , dans son analyse du fruit, cite sous ce nom un groupe de plantes qu'il considère avec doute comme une section des Caprifoliacées, et qui correspond à peu près aux Loranihacées. — Voy. ce mot. (Ad. J.) VISCOÏDES, Jacq. bot. ph. — Synonyme du genre Ronabea, Aubl., de la famille des Rubiacées, tribu des Psychotriées. (D. G.) VISCUM. BOT. PB. — Nom latin du genre Gui. —Voy. GUI. (D. G.)
*VlSÉiVIE. Visenia. bot. ph. — Genre que, d'après I exemple de M. Blume , on rapporte avec doute à la suite de la famille des Byttnériacées. Il a été établi par Iloutluyn (Syst., vol. VI, pag. 287, tab. 46, lîg. 3). Il comprend des arbres des Indes orientales et de Java, à feuilles en cœur, acuniinées, bordées de dents obtuses et couvertes de poils bUiius; à corymbes presque ombelles de fleurs pentapétales, pentandres, présentant cinq ovaires avec un seul style, à chacune desquelles succèdent cinq capsules monospermes. Le type du genre est le Visenia umbellata, Houtt. (D. G.)
VISION. PHYS. — Foy. LDMIÈRE, OEIL.
VISMIE. Vismia. bot. ph. — Genre de la famille des Hypéricinées. tribu des Elodées, formé par Vellozo {ex Vandelli in lîœmer Script., pag. 138, tab. 7, Og. 4 ) pour des arbres et arbrisseaux indigènes de l'Amérique et de l'Afrique tropicale ; à fleurs terminales , en panicules ou en cymes , dans lesquelles des éiamines très nombreuses sont soudées inférieurement en cinq phalanges opposées aux pétales et alternes avec cinq glandes. On en connaît 20 espèces, parmi lesquelles nous citerons le Vismia guiauensis, Pers. {Hypericum guianense, Aubl). (D. G.)
VIS>iAGA. bot. ph. — Genre proposé par
Gœrlner pour VAmmi Visnaga, Lamk. (Dau-
cus Visnaga, Lin.), qui devenait pour lui le
Vimagadaucoides. Ce genre, n'ayant pas été
T. xui.
VIT
admis, forme un synonyme des Ammi^ Tourn.,delafamilledesOmbellifères.(D.G.) VISIMÉE. Visnea (dédié à Visne, botaniste portugais), bot. ph.— Genre de la famille des Ternstrœmiacées, tribu desTernslrœmiées, formé par Linné bh (Supplém., pag. 37 et 231) pour un arbrisseau des Canaries, à feuilles alternes, coriaces, elliptiques, dentées en scie; à fleurs solitaires sur de courts pédoncules axillaires, dans leS' quelles on trouve un calice adhérent à sa base , à cinq lobes presque égaux , imbriqués; cinq pétales, douze étamines et un pistil à trois loges et trois stigmates. Le fruit de cet arbuste est une baie sèche, couronnée par le limbe du calice. La Visnéiî mocanère, Visnea mocanera. Lin. fil., la seule espèce du genre, n'a guère que 1 à 2 mètres de hauteur. Son fruit se vend sur les marchés à Madère. D'après Bory Saint- Vincent , on faisait aux Canaries, avec sa décoction rapprochée, un sirop épais, de saveur agréable, qu'on employait en place de miel dans le traitement de certaines maladies. M. Ber- Ihelot dit qu'on l'administre encore aujourd'hui avec avantage comme styplique. Cet arbuste est cultivé dans nos jardins. II est de serre tenipérée, et se multiplie par graines, par boutures et par marcottes.
Le genre proposé par Steudel sous le même nom n'est qu'un synonyme de Barlaceniay Vand. (D. G.)
VISON. MAM. — Nom d'une espèce de Marte. —Voy. t. VIU, p. 8. (E. Ba.)
VISQUEUX. Viscosus. bot. — On nomme ainsi les organes des plantes sur la surface desquels se trouve une matière gluante sécrétée par des glandes superficielles. Celte viscosité superficielle est quelquefois abondante et très forte, comme pur exemple chez certains Cuphea , surtout, d'après M. Aug. Saint-Hilaire, chez une gramince du Brésil, le Melinis minuliflora, ou Capini gordura des Brésiliens. D'un autre côté, on nomme sucs ou liquides visqueux ceux qui coulent avec plus ou moins de lenteur et de difficulté, comme on le voit pour les sucs de diverses plantes. (D. G.)
*VITACÉES. Vitaceœ. bot. ph. — Nom proposé par M. Lindley pourla famille des Vignes ou Ampélidées. — Foy. ce mot. (.\d. J.) ♦VITALIAIVA. bot. ph. — Sesler avait proposé sous ce nom, pour la Primula vita-
258 VIT
(tana,Lin.,ungenredisiinctauqueIM.Duby a donné la dénomination de Gregoria, qui a été adoptée pénéralenient. (D. G.)
VITELLAIUA. BOT. Fu. — f^'o'J. vittel-
LARIA.
VITELLUS. zooL. — foy. ovologie.
\ITEX. BOT. PU. — Nom latin du genre Gatiiiier. — /oy. gattiueb. (D. G.)
VITICASTRÈ. VUicaslnwi. bot. ph. — M. Presl a établi sous te nom , dans la famille des Verbénacées.un genre particulier pour un arbrisseau ou arbre des Indes orientales, à feuilles opposées , ovales, coriaces, à Qeurs en têtes embrassées par un involucre persistant, à divisions profondes et en étoile, groupées à leur tour en grappes terminales. Il a donné à cette plante le nom deVilicaslrum racemosum. M. Schauer (ui DC. Prodrom. , vol. XI, p. 623) rapporte avec doute cette espèce comme synonyme au Sphœnodesma barbala , Sliauer. (D. G.)
*VrnCÉES. Viliceœ, Vilices. bot. ph. — A.-L. de Jussieu établit sous le nom de Vitices la famille qu'on est convenu aujourd'hui de désigner sous celui de Verbénacées. Le nom de Vilicées sert à désigner l'une de ses tribus , et a pour type particulier le genre t'ifea;, considéré primitivement comme type général de la famille. (Ad. J.)
*VIT«CELLA. BOT. PII. — Genre proposé par MiKhell (A. N. C. 24) et qui forme un simple synonyme du Galax, Lin. — Quant au groupe des Vilicella de Dillenius, il correspond à la section formée sous ce nom par de Candolle dans le grand genre Clemalis, Lin. {D. G.)
*vrnFLORA. OIS.— Nom générique latin des Traqmls dans la méthode de Brisson. (Z. G.)
VITIS. BOT. PH. — Nom latin du genre Vigne. — Toy. VIGNE. (D. G.)
VITMANMA. BOT. ph.— Plusieurs genres ont été successivement dédiés à Fulgence Vitmann, auteur du Species,ou plutôt durelevé des espèces connues de son temps, intitulé Simima planlarnm ; mais aucun d'eux n'a été encore adopté. L'un, établi par Turra, rentre comme synonyme p.irmi les Oxybaphus, rHérit. , de la famille des Nyctaginées. Un second , proposé par Vahl (Symb., vol. III, p. 51, tab. 60), se confond comme synonyme avec les Samadera, Gaertu.» de la t'amiilc des Simaroubées.
VIT
Enfin, le Filmannia de MM. Wight et Arnolt( Prodrorn., vol. I, p. 106) forme un synonyme du genre Noltea, Rchb., de la famille des Rhamnées. Endlicher écrit ce notii générique : FiUmannia. (D. G.)
*VITREA. MOLL. — Fitz. Syst. Var. , 1833. — Foy. VITRINE. (E. I3a.)
VITRE CUI\OISE. MOLL. —Nom vulgaire donné par les marchands au Placuna placenta. (E. Ba.)
* VITRELLA. MOLL. — Genre de Gastéropodes Tectibranches, du groupe des Acères, indiqué par M. Swainson (Treal. Malac, 1840). (E. Ba.)
VITRI\E. Vitrina {vitrnm, verre), moll.
— Draparnaud établit, sous ce nom, un genre de Gastéropodes Pulmonés que Geoffroy, Muller et autres auteurs rapportaient aux I Hélices, mais qui doit être distingué de ces dernières. La place des Vitrines, dans toutes les méthodes, est intermédiaire aux Limaces et aux Hélices, entre lesquelles elle établit un des chaînons qui les rattachent. Les Vitrines sont, en effet, de petites Hélices à coquille très mince, spirale, transparente et fragile, croissant rapidement dans le sens horizontal, sans ombilic. La spire est courte, le dernier tour très grand ; l'ouverture vaste et sans bourrelet. L'animal est trop grand pour rentrer entièrement dans la coquille; son corps est allongé, limaciforme ; le manteau a un double rebord que M, Férussac nomme cuirasse et collier; le rebord supérieur, qui est divisé en plusieurs lobes, peut dépasser la coquille de beaucoup et se replier sur elle pour la polir par le frottement. La tête porte quatre tentacules dont les deux antérieurs sont fort courts.
M. Férussac, qui a faitconnaître plusieurs espèces de ce genre, changea le nom de Vitrine en celui d'HélicoUmace, qu'il réserva pour les espèces qui n'ont point de pore muqueux terminal. Il sépara, sous la dénomination générique à'IIéUcarion, celles qui sont pourvues de ce pore. On ne saurait admettre cette division qui ne repose pas sur un caractère de quelque valeur, et le nom de Vitrine, antérieur aux deux qu'a formés M. Férussac, les exclut, tout en comprenant les coupes qu'ils veulent représenter.
Les espèces d'Europe, et, entre autres, la Vitrine transpaiiknte , Vitrina pellucida. Drap., sont petites et vivent dans les lieux
humides, au bord de» étangs ou des ruisseaux. Les pays chauds en possèdent de grandes espèces. MM. Quoy et Gainnard en ont fait connaître dont la coquille est semblable à celle des Hélices, et permet à l'animal de s'y cacher tout entier. (E. Ba.)
*\'ITRI\tJS. MOLL. — Montf. Conchyl.
Syst., II. — Voy. vitrine. (E. Ba.)
VITRIOL. CHiM. et min. — Ancien nom des sulfates. On appelait Vitriol blanc le sulfate de zinc, Vitriol bleu le sulfate de cuivre, et Vitriol vert le sulfate de fer. (Del.)
*VITTADIME. Viltadinia (dédié au botaniste italien Vittadini). bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Astéroidées, division des Astérdes, formé par M. A. Richard (Flor. Nov. Zeland. , p. 230 ) , et qui comprend des planies herbacées vivaces, indigènes de la Nouvelle- Zélande et de la Nouvelle-Hollande, dont les capitules ont les fleurs du disque jaunes et celles du rayon blanches ou rouges. De Candolle en décrit cinq espèces {Prodrom., vol. V, p. 280), parmi lesquelles le type du genre est \eViUadinia auslralis, A. Rich., de la Nouvelle-Zélande, à la Passe-des- Français et à la vallée de Wangaroa. (D.G.)
VITTAIUE. lUlaria {de villa, bande, bandeleile). bot. cr. — Genre de la famille des Fougères-Polypodiacées, sous-ordre des Polypodiées, établi par Smith (in Mém.
Acad. Turin, vol, V, p. 413, tab. 9, fig. 5), et dans lequel sont comprises des Fougères de peiile taille, spontanées dans les contrées trojiicales et subtropicales des deux continents, à frondes entières, linéaires, sur lesquelles les sores forment deux lignes conli- Dues , parallèles à la côte médiane, mais non marginales, bien que parfois rapprochées du bord. (M.)
*VITTELLARIA. bot. ph. — Endlicher écrit ainsi à tort le nom générique que Gœrtner fils écrit Vilellaria, et qu'il adonné au fruit d'une Sapotée qui n'est pas positivement déterminée. (D. G.)
*VITULARIA (t)imîa, jeunevache). moll.
— Genre de Gastéropodes du groupe des Pourpres, indiqué par M. Swainson (Treat. ilalac, i S iO). (E. Ba.)
VIUDITA. MAM. — Foy. veuve. (E. Ba.)
VIVACES. BOT. — On donne le nom de plantes vivaces à celles dont l'existence se prolonge plus d'une ou de deux années ;
YIV
mais sous ce nom unique on réunit deux catégories bien distinctes. En effet, chez les unes d'entre ces plantes, les tiges qui s'élèvent au-dessus du sol restent toujours herbacées, et, périssant chaque année vers l'époque où commence le repos de la végétalion, elles n'ont jamais le temps de devenir ligneuses. Dans ce cas, la vie se conserve toujours dans la portion souterraine du végétal, de laquelle partiront, au printemps suivant, de nouvelles pousses aériennes qui porteront de nouveaux organes de reproduction. Ces plantes sont désignées ordinairement dans les ouvrages de botanique descriptive sous le nom de plantes à racine' vivace et à lige annuelle, et dans les descriptions on les indique par le signe ^. 11 est bon de faire remarquer que l'expression de plantes à racine vivace et à lige annuelle est inexacte, parce que la portion qui persiste sous terre n'est pas formée seulement par la racine, mais bien parla racine et par la base persistante de la tige. Les végétaux de la seconde catégorie sont les végétaux vivaces proprement dits ou pérennes, chez lesquels la tige aérienne dure autant que la plante elle-même, et peut dès lors durcir et devenir ligneuse, au moins dans une portion de son étendue. On désigne les plantes de cette catégorie par le signe ^ . On les distingue en sous-arbrisseaux, arbrisseaux et arbres. (P. D.)
VIVE. Trachinus {rpay^d^, âpre), poiss.
— Le nom français de ces Percoides vient, dit-on , de ce qu'ils ont la vie dure et subsistent longtemps hors de l'eau. Leur nora latin, dont nous indiquons l'étymologie grecque, n'est pas justifié par une âpreté plus grande que celle de beaucoup d'Acan- Ihoptérygiens. Artédi, en formant ce nom, a plutôt latinisé le nom italien Trascina, Trachina ou Tragina, dérivé probablement de Dracœna (^îpxxava), son nom grec moderne, qui rappelle le Draco ou Araneus des anciens naturalistes. Les Vives appartiennent aux Percoides à ventrales jugulaires; ce sont presque des Perches dont la portion caudale s'est allongée et renforcée aux dépens de la partie abdominale. Les fortes épines de leur opercule et la finesse des pointes de celles de leur première nageoire les rendent redoutables aux pêcheurs. Elles vivent dans lesable. Leur cbair
vrv
est agréable. La Méditerranée en produit quatre espèces ( Trachinus draco , L. ; araneus,R\ss.;radiatus, Cuv.; elvipera,C[}\.). La première et la dernière seules habitent nos côtes de l'Océan. La première , la Vive COMMUNE, atteint la taille de 30 à 40 centimètres. — Voy. l'atlas de ce Dictionnaire , Poissons, pi. 2. (E. Ba.)
VIVERRA. MAM. — Nom générique latin des Civettes. (E. Ba.)
*VIVERRIDÉS, MAM. — Une des deux familles de Carnassiers carnivores, dans la classiflcation de M. Isidore Geoffroy Saint- Hilaire, se distinguant de la famille des Potidés, en ce que les animaux qui la composent ont les doigis peu profondément divisés. La famille des Viverridés comprend six tribus : les Ursiens, les Musléliens, les Viverriens, les Caniens, les Hyénines et les Féliens. (E. Ba.)
*VIVERRIENS. MAM.— Tribu de la famille des Viverridés, dans la classification de M. Isidore Geoffroy Saint-Hiiaire, comprenant des Carnivores plantigrades ou semidigitigrades, dont les membres sont courts ou moyens, et qui ont deux tuberculeuses en haut et une en bas. Les Viverriens se divisent en deux groupes: Dans le premier, on trouve la plante du pied nue; dans le second, la plante du pied velue. Les subdivisions de chacun de ces deux groupes se tirent du nombre des doigts. Le premier groupe comprend neuf genres, dont un seul, le genre Suricate, a quatre doigts partout, les ongles antérieurs très longs, comprimés ; les huit autres ont cinq doigts partout. Mais, dans les uns, les pouces postérieurs sont bien développés, tandis que, dans les autres, les pouces postérieurs sont courts. Dans les premiers, on trouve une palmature presque point marquée et des mâchelières qui sont très épaisses, dans le genre Iclide, et d'une épaisseur ordinaire dans les deux genres Paradoxure et Ilémigale; la palmature est incomplète dans le genre Cynogale. Dans les seconds, ceux dont les pouces postérieurs sont courts, les ongles antérieurs peuvent être obtus, avec la tête allongée, comme dans le genre Mangouste, ou avec la tête très allongée, à groin mobile, comme dans le genre Crossarque; les ongles antérieurs peuvent, au contraire, être allongés et comprimés, comme dans l-es {lemes Galidie et
GaUdictis. Le second groupe, celui des Viverriens dont la plante des pieds est velue, comprend six genres. Dans un seul, le genre Cyniclis, on trouve quatre doigts en arrière; dans les cinq autres, les doigts sont au nombre de cinq partout. Ceux-ci présentent des pouces postérieurs bien développés, comme dans le genre Ailure ; ou des pouces postérieurs courts, et alors les uns portent une poche odoriférante, comme le genre Civelle; les autres sont dépourvus de véritables poche, comme les genres Gene//e et Bassaride; ou bien, enfin, des pouces postérieurs très courts, comme dans le genre Ichneumie.
(E. Ba.)
*VIVIA.ois. — Genre établi parHodgson, dans la sous -famille des Picumninées, sur un Oiseau du Bengale auquel il donne le nom spécifique de Nipalensis. (Z. G.)
VIVIAIVIE. Viviania. bot. ph. — Le nom du botaniste italien Viviani a été donné par divers auteurs à plusieurs genres différents, tant parmi les cryptogames que parmi les phanérogames. Parmi ces derniers, le seul qui ait été déOnitivement adopté a été formé par Cavanilles (.IrioJ. de cienc. natur., vol. III, p. 210, tab. 49). Il sert de type à la petite famille desVivianiées, proposée par Endlicher et rangée par lui à la suite des Géraniacées. Ce genre comprend des sous -arbrisseaux croissant spontanément dans le Chili, à rameaux opposés ; à feuilles opposées, simples, blanches cotonneuses en dessous; à fleurs blanches, rosées ou purpurines , décandres , avec un ovaire triloculaire et trois stigmates sessiles. On connaît" ou 8 espèces de ce genre, parmi lesquelles le type est \eV.inarifolia, Cavan.
Quant aux autres genres qui ont été proposés sous le même nom, l'un est dû à M. Colla {Annal, de la Soc. linn. de Paris, vol. IV, p. 23, tabl. 2): il n'est autre que le Jl/e/anopsidmiji établi antérieurement dans le Horlus Celsianus ou Jardin de Celse, et dont il est dès lors synonyme; un autre a été formé par Rafinesque {Speccio, vol. I, p. 117), et rentre dansie genre Gueltarda, Venten.jSect. Laugeria,Y aYi\, de la famille des Rubiacées-Cofféacées; enBn, un troisième était admis parWilldenow(.Wsc. exEndlic, Gênera n° 2244); mais il forme un simple synonyme du genre Andromachia, Humb. et Bonpl., section Pleionaclis, DC, de la fa-