‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 4)Chapitre 72 sur 123 · VOM · texte numérisé non relu

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complet des corps organisés. C'est à dessein que nous insistons sur celte remarque, en raison de ce que les corps reproducteurs de» Volvox présentent, comme ceux des Éponge» d'eau douce, quelque analogie avec les spores des Algues.

Nous passons à dessein sous silence quelques faits encore incomplètement observés, qui porteraient à penser que les Volvox , en raison de la ressemblance de leurs individus agglomérés sur la membrane commune avec les spores des Algues, pourraient être rapprochés de la tribu des Algues microscopiques connues sous le nom de Desmidiées.

Le Volvox globalor intéresse encore les physiologistes en ce qu'il a été pris comme exemple de l'emboîlement des germes de plusieurs générations, ce qui n'est point justifiable par une observation sévère et exacte. (L. Ladrknt.)

* VOLVOMS, Kugellan {Schveider Mg., t. V, p. 536). INS. — Synonyme des genres Thalacrus, Pk., et Auisotoma, Illiger. (C.)

VOLVllLUS. MOLL. — Oken proposa ce nom pour les genres Maillot et Clausilie (Oken, Lchrb. d. Naturg., III). (E. Ba.)

VOMBAT, VOMBATUS. mam. — Voy.

WOMBAT, WOMBATUS. (E. Ba.)

VOMER. poiss.— Cuvier réunit, sous Ifl nom commun de Vomer , auquel le prince Ch. Bonaparlea substitué celui de Vomerini, des Sconibéruïdes à peau fine et satinée, qui se placent naturellement à la suite des Caranx, et se rattachent à ceux-ci par les Citules. L'armure latérale s'alfaiblissant ds plus en plus, le corps de plus en plus comprimé, le profil tranchant de plus en plus élevé, sont des caractères qui se prononcent progressivement, en passant par les genres Olistus, Scyris , Blepharis , Gallichlhijs , Argyreyosus , jusqu'au genre l'omer, où ces traits sont en quelque sorte exagérés. Restreint à ce dernier genre, le nom de Vomer appartient à un Poisson du petit nombre de ceux qu'on trouve à la fois dans l'Atlantique et l'océan Pacifique (l'orner Brmvnii, Cuv): l'armure sur la ligne latérale est nulle, les nageoires simt simples et sans prolongements remarquable.^. C'est le Poisson lunewi à Juiila par Desniarchais; VAssielle de nos colonies françaises d'Amélique; la Lune de Saint-Domingue, nom qu'on y applique aussi à l'Argyréiose.

Plusieurs espèces fossiles ont été décrites; une des schistes de Claris {V. priscus, Ag.)'. une du Monte-Boica {V. longispinus, Ag.); une du mont Liban [V.parvulus, Ag.)- (E. Ba.)

VO:\nQUIER. BOT. PH. — Nom vulgaire lu Stnjchnosnux vomica. — Foi/, strychnos.

»VORAULITE. MIN. — Variété de klaprolhine de Vorau en Styrie. — Voy. kla- PROTHiNE. (Del.)

♦ VORIA. INS. — Genre de Diptères , de la famille des Athéricères , tribu des Muscides, créé par M. Robineau-Desvoidy (Essai sur les Myodaires, 1830) aux dépens des Tachina, et que les auteurs modernes réunissent généralement à ce groupe. On n'y place qu'une espèce, \àVoria latifrons, Rob.- Desv., que l'on a trouvée sur les fleurs de VHeraclœum sponUylium , dans la prairie deGenlilly. (E. D.)

*VOUTEX. MOLL.— Oken donna ce nom au genre que M. Férussac nomma Hélicigone, genre qui doit lui-même rentrer dans les HÉLICES. (E. Ba.)

VORTEX. HELM. — Genre de Turbellariés, établi en 1831 par M. Ehrenberg dans ses Symbnlœ physicœ, pour \e Planaria truncala de Muller, dont Dugès a fait une espèce de Dérostome. (E. Ba.)

VORTICELLE. Vorlicella{vorlex, tourbillon). iNFUS.— Ce nom générique rappelle, par son étymologie un des phénomènes qui ont de tout temps le plus excité l'admiration des observateurs : le tourbillonnement produit dans le liquide par la couronne de cils qu'agite l'Infusoire en s'y mouvant. Millier, le créateur de ce genre , le caractérisait par la coniractililé du pédicule et l'existence d'un orifice garni de cils; mais son genre Vorlicelle ainsi défini était une réunion confuse d'espèces parmi lesquelles M. Dujardin signale , 18 Sysiolides, 8 Urcéolariens, 1 Péridinien, 1 Actinophryen , 29 fausses espèces établies sur des dessins imparfaits, ou reproduisant d'une manière inexacte des espèces ailleurs décrites d'une manière plus précise. Restent, du genre de Muller, 18 Vorlicelliens presque tous compris dans ce genre Vorlicelle. Lamarck, pour réformer les Vorticelles de Muller, en sépara, sous le nom générique deFurculaires, une partie des Systolides, qui y étaient compris; il créa, en outre, le genre Ur-

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céolaire qui correspond à la famille des Urcéolariens, moins les espèces que Millier a établies avec les vraies Vorticelles détachées de leur pédoncule; et il comprit les Urcéolaires et les Vorticelles dans sa section des Polypes ciliés, rotifères. M. Bory de Saint-Vincent multiplia encore plus les distinctions, et transporta les vraies Vorticelles dans son genre intermédiaire des Psychodiaires. Les travaux de M. Ehrenberg et ceux de M. Dujardin débrouillèrent enfin cette confusion, et nous avons indiqué aux articles vorticelliens et vorticellina par quels détails se louchent et par quels détails différent les familles de ces deux micrographes, si concordantes d'ailleurs par leur ensemble. Nous avons vu que le genre Vorticelle, tel que le définit M. Dujardin , comprend, avec les Vorlicclla de M. Ehrenberg, les Carchesium et les Zoothamniwn de l'illustre micrographe de Berlin. Dans ces limites, le genre Vorlicelle a pour caractère distinctif, dans la famille des Vorlicelliens, un corps porté à l'extrémité d'un pédicule simple ou rameux, contractile en spirale ou tire-bouchon. — Voii. vorticelliens.

Dans la plupart des Vorticelles, le pédicule est simple; mais il est rameux chez quelques unes, contractile dans l'un et l'autre cas. Ce pédicule est une sorte de cordon membraneux , aplati , plus épais sur un de ses bords, et c'est précisément la contraction de ce bord épaissi, d'un raccourcissement plus considérable, qui détermine la forme spirale. M. Ehrenberg veut que ce raccourcissement soit produit par une fibre musculaire logée dans le pédicule. Dans les espèces dont le pédicule est rameux, la contraction se propage plus ou moins vers la base et quelquefois l'y fait participer elle-même. C'est pour ces Vorticelles à pédicule rameux que M. Ehrenberg établit son genre Carchesium.

La forme du corps des Vorticelles est très mobile et variable : en général on l'a décrit comme représentant une coupe ou un entonnoir à bords renversés, et garnis de cils qui, en s'épanouissa ni, excitent dans le liquide un tourbillon destiné à amener les aliments vers la bouche située dans le bord lui-même. Celle forme est, en effet, celle que présente le plus communément la Vorticelie quand elle est fixée à l'extrémité de

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son pédicule. Mais ce n'est là qu'une phase de son enislerice, el la première. Dans une seconde période, la Vorliceile devient libre en retirant complètement et en cachant sa couronne de cils, et en prenant une forme cylindrique plus ou moins allongée ou ovoïde: dans cet état, elle se contracte et se meut au moyen d'un cercle de cils qui se produisent près de l'extrémité postérieure, désormais dirigée en avant. M. Ehrenberg, qui a su le premier reconnaître les Vorticelles dans ces deux époques de leur existence, leur attribue une organisation complexe que l'étude attentive de ces Infusoires ne justifie pas : un intestin recourbé, aboutissant à un même orifice; un testicule, une vésicule séminale , des œufs, etc.

L'étude du mode de formation et du développement de ces Infusoires nous a révélé des phénomènes d'un grand intérêt par eux-mêmes et d'une grande valeur zoologique. Ces faits, qui apportent des éléments nouveaux à la grande question des métamorphoses , conduiront sans aucun doute à une définition plus exacte et plus complète du type animal et à une classification plus naturelle des Infusoires euxmêmes. Suivant M. Pineau (Ann. se. nat., 3'sér., t. III, p. 185), dont les observations sont constatées en partie par celles de plusieurs micrographes, et de M. Nicolet entre autres, la Vortirelle apparaît d'abord dans l'infusion sous forme de matière granuleuse, qui se divise en globules sphériques; ces globules, en s'organisant plus complètement, sont ensuite munis de rayons agités d'un mouvement lents d'oscillation, et présentent tous les traits du jeune Aclinophrys, Ehr. Ces rayons, d'abord égaux, sont bientôt dépassés par l'un d'eux qui prend un accroi.ssement supérieur à celui des autres, forme un pédicule immobile, et donne à rinfusoire le caractère de VAclinophrys pedicellala, Duj. Cette dernière forme se montre ensuite modifiée par la formation d'un orifice circulaire à la partie supérieure de l'animal, et présente ainsi la caractéristique générale du genre Acinèle , Ehr. Puis l'orifice s'agrandit, sou bord prend une couronne de cils vibratiles, les rayons disparaissent, le pédicule devient contractile; l'animal est une véritable Vorliceile et en prend la forme campanulaire. Ces états

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divers, ces métamorphoses expliquent comment on a pu prendre pour des espèces diverses les divers degrés de développement d'une même espèce. C'est un fait qui s'est souvent présenté pour les Infusoires.

Les Vorticelles se multiplient par division spontanée et par bourgeons; certaines espèces, celles dont M. Ehrenberg a formé son genre Zoothanmium, présentent quelques capitules beaucoup plus volumineux et qui paraissent destinés à reproduire à la fin un grand nombre d'individus. Si l'on ne doit pas admettre, chez les Vorticelles, lexistence de véritables œufs , il paraît difficile de ne pas considérer comme analogues à des œufs ces petites masses granuleuses plus ou moins ovoïdes qui semblent être le mode normal de reproduction de l'infusoire arrivé à son étal adulte, et qui caractériseraient même cet état. Peut-être est-ce à ces sortes de t>orps que M. Pineau a eu affaire au commencement du développement dont nous venons de passer rapidement en revue les diverses phases. Les autres modes de multiplication seraient analogues à ceux qu'on a signalés sous le nom de Générations alternatives , et dont on a donné des exemples dans cet ouvrage [voy. transfoiimation). Du reste, l'état même de Vorliceile semble être transitoire pour certains genres, et M. Pineau a rapporté une observation dans laquelle il a vu une Vorticelle arriver, par des passages successifs et insensibles, à l'état qui caractérise un Oxytrique parfait ( Ann. des se. 7iat., 3" sér., t. IX, p. 99). Il serait bien intéressant pour la zoologie de savoir définitivement ce qu'il faut croire sur ce qu'on a appelé jusqu'aujourd'hui les deux phases de la vie des Vorticelles, et de savoir quels liens les rattachent l'une à l'autre.

Les dimensions très variables des Vorticelles, même dans une espèce, la mobilité des formes empêchent qu'on puisse établir sur ces caractères la distinction des espèces ; c'est surtout par leur habitation dans î'eau de mer, dans l'eau douce ou dans les infusions qu'est fondée cette détermination. Nous citerons comme exemples le Vorthella polypina , Mûll., qui se trouve dans "eau de mer sur les Fucus et les Corallines les Vorticella ramosissima (Polypes à bojquet de Trenbley), et Voi-t. arbuscula (Polype à bulbe de Trenbley) , jolies espèces d'eau

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douce; le Vorticella infusionum, qui, comme son nom spéciûqiie lindique, se développe dans les iiifusiuiis ariiiniiies et végétules, cl à laquelle ses formes variables ont fait duiiner les noms depol-au-tait, entonnoir, etc. (E. Ba.) •VOIITICP-LLIDE. Vorticellida {vorlicella, vorlicelle; uioi, forme), infus. — M. Milne Edwards a établi te genre, qui doit prendre place dans le groupe des Vorticellieiis, pour des Vorticelles marines composées, perlées sur des pédicules GliTormes, réunis en arbuscules sur une lige commune. La portion supérieure de celle tige se contracte en spirale; sa base rentre dans une gatne rigide, cylindrique , un peu évasée AU sommet.— Foy. vokticei.liens. (E. Ba.) *VORTlCF,I.LIEI\S (dont le genre Vorlicelle est le type ). l^Fus. — La caiactéristique de celle famille si remarquable d'Infusoires a été donnée à l'article infusoires, page 57 du tome VII de ce Dictionnaire. M. Dujardin compte quatre genres danscetle famille dontil est l'auteur: les Scyphidia, Epislylis, Vorticella et Vaginicola. Dans les Scyphidies , le corps est oblong , rétréci à sa base en forme de pédoncule sessiie. Dans les Épislyles et les Vorticelles , le corps est porté sur un pédoncule simple ou rameux; mais ce pédoncule est contractile en spirale chez les Voriicelles, tandis que le pédoncule est rigide et le corps seul est coniraciile chez les Epislyles. Dans les Vaginicoles, le corps est contractile au fond d'un étui ou d'un tube membraneux transparent. C'est à la suite de ces genres que se place le genre Voriicellide de M. Milne Edwards. (E. Ba.)

*VOaTICELLI!VA (dont le genre Vorticella est \e i)[)e). l^Fus. — M. Elirenberg établit sous ce nom une famille d'iiifusoircs, dans la section des Enterodela Anosphthia, c'esl-a-dire des Infusoires à tube intestinal distinct, pourvus d'un orifice buccal et d'un anus réunis dans une fossette commune; et il plaça parallèlement à ces Vorticellina les Ophrydma : les premières renfermant les espèces nues; les secondes, les espèces cuirassées ou pourvues d'une gaîne. Celle famille des VorticelUna comprend les genres Stentor , Trichodina , Urocenlrum qui rentrent dans les Urcéolariens de M. DujardiQ ; les Vorticella, Carchesium, Epi-

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stylis, Opercularia, Zoothamnium , que ce dernier micrographe place parmi ses VorticeJliens, en n'aduietlunt que les genres Epistvle et VoitTiCL'LLE, celui-ci compienunt les Vorticella et Carchesium. M. Dujardin avoue n'avoir jamais rencontré les Opercularia et Zoothamnium avec la caractéristique que M. Ehrenberg leur assigne, et il rappporte les premiers aux Eijistyles, les seconds auxVorticelles. D'autre part, M. Dujardin établit le genre Scyphidie dans s^es Vorticelliens, parmi lesquels il iraii.'porlc aussi les Vaginicoles platées par M. Ehrenj berg dans ses Ophrydina. — Voy. vohtij CELLIENS. (E. Ba.)

( *V(mTICIALIS. FORAM. —Genre établi ! par Lamarck, et synonyme de son genre I Poly's'omella. — Voy. ce mot. (E. Ba.) VOKTICirviA. HELM. — Voy. vortex et

I TURBILLAUIÉS. (E. Ba.)

! l'OSSIE. Vossia. bot. pu. — Genre de j la famille des Graminées, tribu des Roltboelliacées, formé par MM. Wallich et Griffiths (in Journ. Âsiat. Soc. Bengal. 1836, vol. V, p. 572, lab. 23) pour VIschœmur.i cuspidaium,RQ\b , plantede fortes proportions, flottante, à feuilles très longties , longuement acuminées , marquées d'une très forte iiervure médiane blanche, à épi comprimé, articulé, formé d'épillels de deux fleurs, dont l'inférieure est ruàle et la supérieure hermaphiodite. (D. G.)

*\'OTOîMITE. l'oloniita. bot. pu. — Genre rangé avec douie comme voisin de la famille des Cornées , établi par Aublet (P/aiit. delà Guiane, vol. I, p. 90, t.ib. 35) pour un arbrisseau fort imparfaitement connu, qu'Endlicher présume devoir plus probablement appartenir à la famille des Rubiacées. 11 croît à la Guiane, d'où sou nom de Votomita guianensis, Aubl. Ses fleurs lélramères sont remarquables siirlout par leurs anthères conniveules eu tube et terminées par une membrane mince. (D.G.) * VOLACAPOLA. bot. pu. — Genre proposé par Aublet (Plant, de la Guiane, Suppl., ç. [10, lab. 373), et qui rentre comme synonyme dans le genre Andira, Lamk. , de la famille des Légumineiises- Papilioiiacées. (D. G.)

VOiJAPA. BOT. PU. — Le genre créé sous ce nom par Aublet {Plant, de la Guiane, vol. I, p. 25, lab. 7, 8} est regardé par

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Endiieher comme ne devant former qu'une ïiinple seclioii dans le genre Macrolobnim, Schrçb. , de la famille des Légurniiieuses- Caesaipiniées. Au contraire, Jussieu, De Catidolle, Kunlh, etc., le regardent comme distinct, bien que faiblement caractérisé. Aublet, en le formant, en a décrit deux espères, le Vouapa bifolia et le V. Simha; De Candollea ajouté le V. staminea. EiiDn, plus récemment, Uayne a nommé V. phaselocarpa (Arz7ieigew , vol. XI, lab. 20) une nouvelle espèce connue seulement en fruit, et qui fournit le copal du Brésil, concurremment avec le Trachylobiuni mai-lianum. ( D. G.)

*VOLARAIVA. BOT. PH. — Genre créé par Aublet, et qui rentre comme synonyme dans le genre Lupania, P\am., de la famille des Sapindacées. (D. G.)

VOIJKOUDUIOU. OIS. —Synonyme de Courol. — Foy. ce mot. {Z. G.)

VOVA\. MOLL. — C'est vraisemblablement au Tellina rugosa de Lamarck qu'il faut rapporter ce nom donné par Adanson à une coquille. (E. Ba.)

*V0Y1\A. BOT. PH. — Genre de la famille des Genlianées, sous-ordre des vraies Gentianëes, établi par Aublet (Plant, de la Guiane, vol. I, p. 209) pour deux plantes de la Guiane qu'il avait nommées Voyra rosea et V. cœrulea. Aujourd'hui M. Grisebach a décrit (in DC. Prodrom. , vol. IX, p. 83) 14 espèces de ce genre. Ce sont des plantes qui vivent sur les troncs des vieux arbres, dans l'Amérique tropicale, dont les feuilles opposées sont réduites à l'état de petites écailles, et dont les fleurs terminales sont solitaires ou paniculées. (D. G.)

VRAI CLOCHER CHINOIS, moll. — La coquille désignée sous ce nom par Adanson est le Ceriihium obeliscus. (E. Ba.)

VRAI TIGRE. MOLL. — D'Argenville donnece nom à une coquille qui n'est autre que le Cône damier. (E. Ba.)

* VRIÉSIE. Viiesia (dédié au botaniste hollandais de Vriese). bot. ph. — Genre de la famille des Broméliacées, formé par M. Lindiey (in Botan. Hegister , 18i3, lab. 10 ) , pour une plante des environs de Rio- Janeiro, qui avait d'abord reçu de M. Hooker le nom de Tillandsia psiltacina, et qui est devenue le Vriesia psUlacina, Lindl. Cette plante est remarquable par ses

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fleurs jaunes accompagnées de bractées rouges. Le genre Vriésie diffère des Tillandsics par son ovaire demi-adhérent et non iibie, et par ses pétales pourvus chacun de deux écailles à moitié adhérentes et indivises. Quant au genre proposé sous le nom do Vriesia par M. Hasskarl, il est synonyme de VandeUia,'L\n. (D. G.) '

VRILLE. Cirrhus. bot. --Les botanistes donnent le nom de Vrilles à des sortes de filaments que présentent certaines plantes, et qui, s'enroulant autour des corps étrangers, permettent à celles-ci de se soutenir et même de grimper malgré leur faiblesse. Cesfilamentss'accrochenlconimedes mains; aussi de là est venu le nom de Mains qu'on leur donne assez ordinairement dans le langage vulgaire. L'existence des Vrilles dans les plantes ne se rattachant pas au plan général de leur organisation, ces organes sont regardés comme accessoires. En effet , ils ne proviennent généralement que de l'avortement et de la dégénérescence d'autres organes, du prolongement de nervures ou d'autres causes analogues. Ainsi les Vrilles de la vigne sont formées par la rafle de grappes qui tantôt ont avorté complètement, et, dans ce cas, la Vrille est entièrement stérile et filiforme; qui tantôt, au contraire, ont conservé quelques fleurs, et alors on trouve quelques grains à l'exlrémilé de ces filets. De même, dans beaucoup de Légumineuses, la feuille composée- pennée, au lieu de se terminer par une foliole impaire, présente son pétiole commun prolongé en une Vrille simple ou rameuse, qui occupe évidemment la place de la foliole terminale, ou même des folioles supérieures avortées. Au contraire, chez le Smilax, ce sont les deux folioles latérales qui avortent et qui laissent à leur place deux Vrilles portées sur les côtés du pétiole, au-dessous de la foliole terminale restée seule, qui ressemble ainsi à une feuille simple. Le cas extrême de ces dégénérescences en Vrilles nous est présenté par le Lathyrus aphaca, si commun dans nos champs, dans lequel une Vrille remplace toute la feuille composée qui a avorté. Une sorte de Vrille fort curieuse est celle qu'offrent les feuilles de la Glorieuse du Malabar, Methonica superba.

Ici les nervures de la feuille se réunissent et se prolongent au delà du limbe en un

filci qui s'enroule autour des corps, et qui forme des lors une véritable Vrille. Beaucoup de botanistes regardent comme une Vrille analogue à cette dernière le filet qui se prolonge au delà du limbe plan des feuilles des Ncpenihes, et qui s'évase à son extrémité en ce singulier vase muni de son couvercle , qui a reçu le nom d'Ascidie. Mais les auteurs ne sont pas tous d'accord relativement à la manière d'envisager et de déterminer les jiarlies dont se composent les feuilles si remarquables de ces dernières plantes. — Les Vrilles des Cucurbitacëes sont celles dont les botanistes se sont le plus occupés, dans le but de reconnaître leur origine ou du moins leur place dans le plan général de rorgani.<aiion. Ces Vrilles occupent à la base et à côté de la feuille la place qu'occupent généralement les stipules ; mais elles sont impaires, c'est-à-dire que chaque feuille n'en a qu'une placée sur un côté à sa base. Quelquefois cependant on en observe deux, absolument analogues par leur position à deux stipules. Bien des hypothèses ont été émises relativement à ces Vrilles des Cucurbitacées, sans que toutes les difficultés aient été levées à leur sujet. Nous ne pouvons entrer ici dans les détails qu'amèneraient l'exposé et la discussion de ces hypothèses.

Quant au sens de la spirale formée par lesVrilles autour des corps, à la manière dont elle se forme et aux diverses particularités qui se rattachent à l'histoire de ces organes, nous nous contenterons de renvoyer à l'art. PHTSiOLOGir:, art. 4, § 2. (P.D.)

VRILLETTE. ânobium. ins.— Genre de Coléoptères établi pur Fabricius , et que M. Blanchard place dans la tribu des Clériens, famille des Ptinides. Ce genre a pour caractères essenlielSi: Antennes presque filiformes, avec leurs trois derniers articles grêles , presque aussi longs que les précédents réunis. Ces Insectes, qui sont très communs dans nos maisons, vivent, pour la plupart, dans les bois et boiseries qu'ils détériorent. On en connaît 17 espèces, dont le type est VA. tesselalum. Dans le temps des amours , plusieurs espèces d' Anobium , en frappant avec leurs mandibules sur les boiseries, font entendre un petit bruit répété , regardé par le vulgaire comme un signe de mauvais augure , et que ie peuple

VIJL

désigne quelquefois sous le nom d'Hodor/e de la mort.

VROLIKIA. BOT. PH. Le genre proposé sous ce nom par Sprengel {Syst., vol. III, p. 165) est un synonyme du genre Ileleranf/i!a,Nees et Mari., de la famille des Scrophulariacées. (D. G.)

VULCAIIV. INS. — Nom employé vulgairement pour désigner une espèce du genre Vanksse. — Voy. ce mot. (E. D.)

VULPANSER (des deux noms génériques Vulpes et Anser), Keys. et Blas. ois. — Synonyme de Tadorna, Leach. (Z. G.)

VLLPECULA. MAM, — Sous ce nom , qui signifie petit renard, Hernandez, Léba, Schœffer ont désigné plusieurs Mammifères se rapportant principalement aux Mangoustes, Mouffettes, Loups noirs et Isatis. (E.Ba.)

VLliPES. MAM. — Nom latin du Renard.

*VULPIA. BOT. PH. — Le genre que Gmelin formait sous ce nom pour certaines espèces de Fétuques, telles, par exemple, que nos Fesluca myurns. Lin., et bromoides, Lin., n'ayant pas été adopté, se rattache comme synonyme aux Festuca. (D. G.)

VLLPIIV. BOT. PH. — Nom français du g. Alopecurus. — P'oj/. alopeccrus. (D.G.)

*VULPI\ITE. MIN.— Pierre de Vulpino, près deBergame, en Italie, C'est une variété saccharoiile de karslénite. — Voy. ce mot.

l'ULSELLE. uhella. moll. — Ce genre fut établi par Lamarck sur le Mya Vulsella, coquille que Bruguière plaça parmi les Huîtres, après l'avoir retirée du groupe des Myes dans lequel Linné l'avait confondue, on ne sait par quelle erreur. C'est dans le voisinage des Huîtres ou dans la famille des Malliacés, près du genre Marteau, que les auteurs méthodistes ont, selon leurs vues, rangé les Vulselles. Cette dernière manière de comprendre les affinités de ce genre est la plus rationnelle.

La Coquille des Vulselles s'allonge dans le sens perpendiculaire à la charnière; elle est subéquivalve, irrégulière, étroite, nacrée en dedans, épidermifère en dehors. La charnière présente, sur chaque valve, une callosité saillante offrant l'impression d'une fossette conique, obliquement arquée ; et c'est de l'une de ces callosités à l'autre que se porte le ligament, semblable d'ailleurs à celui des huîtres. L'animal a le corps allongé, comprimé ; le manteau très prolongé

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en arrière, et bordé de deux rangs de tubercules papilluires très serrés; le pied petit, canaliculé , sans byssus; la bouche très grande; les appendices labiaux très développés, triangulaires; les branchies très longues, étroites, réunies dans presque toute leur étendue.

Les Vulselles ne se fixent pas, comme le font les Huîtres; elles restent libres, mais se logent souvent dans certains corps sousmarins, tels que les Éponges, les Alcyons, à la substance desquels les valves adhèrent fortement par toute leur surface externe. Parmi les espèces vivantes, la plus connue, la plus grande, vient de la mer des Indes : c'est la ViiLSELLE LiNGULÉE , Vulsella lingulata, Lanik. {Mya vulsella, L.).

Les espèces fossiles sont peu abondantes et n'ont été indiquées avec certitude que danslesterrainscrétacésettertiaires. (E.Ba.)

♦VULSIIlEA. INS.— Genre de la tribu des Scutellériens, groupe des Peniatamites de l'ordre des Hémiptères, établi par M. Spinola (Essai sur les Hémipt. héléi-opt.) sur quelques espèces américaines dont le bec est long, atteignant au moins l'insertion des pattes postérieures: l'abilomen dépourvu de carène longitudinale, etc. Nous citerons, comme type, le V . nigruruhra^Spin. , de l'Ile de Cuba. (Bl.)

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