‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 103 sur 129 · LÉV · texte numérisé non relu

LÉV

^AKDROSCEPIA {à-y,;p ^àvTpài, homme ; irx^irwv, canne ). bot. ph. — M. Adolphe Brongniart [in Dupsrreu II. Bot., 78) a établi sous ce nom un g. dans la famille des Graminées, tr. des Andropogonées, pour une esp. déjà connue , qui a été tour à tour désignée sous les noms (TAntistMria gigantea Cavan. ( le. 5, p. 56, t. 458 ) , Aphida gigantea Spreng [Syst., t. I, p. 290) , Calaminat gigantea Rœmer et Schult. — Cette Graminée est originaire des Moluqucs. Ce g. diffère surtout du g. Anthistiria par ses épillets, au nombre de cinq à sept , et non de trois seulement , accompagnés à leur base par quatre autres épillets mâles, formant une sorte d'involucre à quatre valves ; par 'ses épillets hermaphrodites et mâles biflores; par la paillette inférieure de la fleur hermaphrodite , qui est membraneuse , mutique , trinervée, et non changée en arête coriace , seulement comprimée et élargie à sa base , comme dans le g. Anthistiria. Voy. ce mot. (A. R.)

AKDROSEME. Androsœmum, Allioni; Sp&ch. {âvkp , àv^fldi , homme; «r.-ia, sang; allusion à la couleur du suc : il aurait fallu écrire Androshœmum). bot. pu. — G. de la famille des Ilypéricacées, tr. des Hypéricées Ses caract. sont : Cal. îi-parti; .seg-

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ments tvH inégaux, très entiers. Pétales 5. étalés, inéqiiilatéraux , inonguiculés, non persistants. Etain. pentadclphes, caduques; androphores larges, très courts, polyandres, insérés devant les pétales. Anthères cordiformes-orbiculaires , couronnes d'une glandule diaphane. Ovaire 5-loculaire ou l-loeu^ laire , globuleux ; ovules horizontaux , multisériés dans chaque loge. Styles 5, divergents, libres dès la base. Stigmates petits , subcapitellés. Capsule coriace ou subchartacée (ordinairement charnue et colorée avant la maturité), 1-loculairc ou incomplètement 5-loculaire, septicide-trivaive (indéhiscente dans VA. officinale) , à 3 placentaires lamelliformes, oblongs, biapiculés au sommet, séminifères aux bords, attachés aux bords infléchis des valves , libres après la dchiscence; valves cymbiformes, persistantes, de même que les placentaires. Graines petites , plurisériées sur chaque placentaire, ellipsoïdes, apiculées aux deux bouts, criblées de fossettes ponctiformes. — Arbrisseaux ou sous-ar brisseaux très glabres, exhalant une odeur forte et fétide. Rameaux et ramules subtétragones. Feuilles sessiles ou subsessiles, opposées-croisées , très entières , ponctuées de vésicules transparentes , en général grandes. Fleurs en cimes trichotomes ou paniculées, ou en ombelles. Pédoncules terminaux ou subterminaux courts , dressés , anguleux , articulés et 2-bractéolés au sommet. Cor. jaunes, en général grandes. — Ce g. comprend environ 6 esp., dont la plupart habitent la région méditerranéenne. Outre 1'^. officinale AU. , il faut y rapporter VHypericum hircinum L., et plusieurs autres esp. voisines de cette dernière. (Sp.) * ANDROSTEMMA, Lindl. {àvip, àvà'pôç, homme; ori(/./xx, couronne; allusion à la disposition staminale). bot. ph. — G. de la famlle des Hémodoracées , très voisin dez Conostylis. M. Lindley [Bot. Reg. Append., p. 46) lui attribue les caract. suivants : Périanthe semi-supère , cylindracé , cotonneux à la surface externe ; limbe régulier , 6-fide , réfléchi. Étam. 6 , isomètres , longuemenf saillantes , insérées à la gorge du périanthe. Anth. linéaires, dressées. Style subulé, tripartible à la base. Stigm. indivisé. (Péricarpe inconnu.) — L'unique esp. sur laquelle se fonde ce g. a été observée dans la Nouvelle-Hollande occidentale (colonie du Swan-

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river). C'est une herbe acaule , à racine po- I ycéphale , à feuilles dressées , comprimées , très glabres ; à pédoncules radicaux, courts, uniflores. dressés, garnis , vers leur sommet , de bractées membranacées; à fleurs grandes, verdàtres. (Sp.)

AIMDROTOMES. Androtomœ {à.-jnp , KvJ/îo;, homme, claminc; rou./., coupe , section ). BOT. PII.— Cassini proposait de donner ce nom aux plantes de la famille des Synanthérées, parce que les filaments slami naux semblent coupés vers le milieu en une Borte d'articulation produite soit par un étranglement, soit par une mutation de forme , soit par une coloration différente ; caractère qui lui semblait préférable à celui de la connexion des anthères , pour imposer la dénomination qui exprime littéralemeut son opinion à la vaste famille dont la première appellation a prévalu. (C. L.)

*A]\DROTRICHUM («v^, c/>o,-, homme ; 9/;t|, -cfiixdç, cheveu ). bot. ph. — M. Ad. Broi)gniavl{Voy âge de la Coquille, part, bol., p. 176) a donné le nom d'^ndrotriclmm a une division du g. Abildgaardia , qu'il a reconnue ensuite comme devant constituer un genre distinct. Ce genre serait essentiellement caractérisé par rallongement considérable des filets des étamines, qui, par leur nombre considérable, leur longueur et leur blancheur, ressemblent à des poils sortant des écailles des épillets, et accompagnent les fruits lorsqu'ils tombent à leur maturité. VAndrotrichum polyccphaliim, ou Abildgaardia polijcephala Brongn., a été décrit par Nées et par Sprengcl sous les noms de Cijperus proUfer et trigynus, et par Link sous celui ii''Eriophorum monlevidense. Cette plante a en effet un port qui la fait ressembler à certains Eriophorum. KUc croît à rîlc Sainte-Catherine et sur le littoral du Brésil méridional. (G...N.)

*AIVDRZE JOWSKI A, Reichenb. (Andrzejowski , botaniste polonais ). bot. ph. — G, de la famille des Crucifères (Siliqueuses), dont les caract., suivant l'auteur {Iconogr. exot., I, tab. 15), sont les suivants: Sépales 4, presque dressés; les 2 latéraux subsacciformes à la base. Pétales 4, oblongs, obtus. Étam. G, non dentées, létradynames. Stigm. obtus. Silique indéhiscente , subtétragone ; valves carénées au dos, prolongées au sommet en cornes coniques, comprimées,

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aussi longues que le style , nervures placentairiennes convexes ; diaphragme innervé. Graines au nombre d'environ 4 dans chaque loge, suspendues, ovales-oblongues, immarginées; funicules filiformes, Ubres. Cotylédons elliptiques , plans , contraires au diaphragme , accombants. — Herbe annuel !e , glabre: feuilles pennatiparties, alternes; pétiole amplexatile , auriculé à la base; grajpes oppositifoliées et terminales; fleurs blan ches. — Ce g. , voisin des IS'otoceras , n'est fondé que sur une esp. , indigène d'Orient : c'est le Lepidium cornulum Smith , et le JSotoceras cardaminefolium DC. (Sp.)

A^^E , ou mieux TÊTE D'AIVE.

poiss. — Dénomination qui vient du nom vulgaire que les Languedociens, sous la forme de Tète d'aze, donnent au Chabot de nos rivières ( Cottus gobio ) , et qui paraît tenir à la grosseur de cette partie du corps. C'est ainsi qu'en anglais on l'appelle Bullhead (tête de taureau), en allemand Katilkopf{l(He en boule), ouKaiile quappe (lote en boule), en italien Capo grosso, etc., etc. (Val.)

ANE. Asinus. moll. — Les marchands d'histoire naturelle désignent sous ce nom vulgaire plusieurs esp. de coquilles. Ils nomment Petit âne le Cyprœa asellus , Peau d'âne le Cyprœa caurica. {Voy. porcelaine. ) L'âne rayé ou le zèbre , pour eux , est VAchalina zébra Laraarck. {Voy. AGATHh NE.) Enfin , dans quelques cantons , les pêcheurs donnent aux Poulpes le nom d'ânes marins. (Toy. poulpe.) Ces dénominations commencent à tomber en désuétude.

(Desh.)

ANE. Asimts. mam. — Esp. du g. Che val. Voyez ce mot. (C. d'O.)

ANE RAYÉ. MAM. — Syn. de Zèbre autre esp. du g. Cheval. Voyez ce mot.

* ANECIO. BOT. PII. — Synon. de se

NECIO. (J. I>.)

ANEILEMA, R. Br. {à-^dy^f^-^, développement?). BOT. PH. — Division du g. Cotnmelina, Dill., caractérisée par un involucre nul , une inflorescence paniculée - divariquée (R. B. Prodr. 270). l oy. Commeli NI. (CL.)

*ANEIMIA (àm'^awv, nu), bot. cr.— Genre de Fougères de la tribu des Osmundacées , établi par Swartz ( Synopsis

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Filic, pag. 155), sous le nom à\inetnta, dont Torthographe a été raodiflée par Kaulfuss et Sprcngel. II est ainsi caractérisé : Capsules presque turbinées , disposées en épis composés ou panicules rameuses , sessiles, nues (sans aucun induse), terminées supérieurement par une calotte à stries rayonnantes, s'ouvrant par une fente latérale. Plusieurs espèces de ce genre avaient été placées par Linné parmi les Osmunda ; mais ce dernier genre diffère des Aneimia par ses capsules lisses ou irrégulièrement veinées sur toutes les surfaces , au lieu d'être striées concentriquement au sommet. Par ce caractère, ies Aneimia se rapprochent beaucoup plus des Schizœa, auprès desquels les auteurs modernes les ont placées. Les panicules sont plus ou moins rameuses, fréquemment géminées à la base de la feuille ; quelquefois elles sont portées sur de longs pédoncules qui partent des racines. C'est cette disposition des capsu-les sur de longs épis ordinairement géminés qui détermine le port de cesFougcrcs et en fait un genre facile à reconnaître. Les feuilles ou frondes stériles sont ternées , pinnées , b-pinnées ou décomposées. Il est très facile de voir sur ces Fougères la transformation des feuilles en frondes fertiles qui sont alors devenues plus Ion gués et plus divisées,' portant les sores sur leurs pinnules latérales.

Le nombre des Jlneimia, primitivement de 17 , s'est accru , par les voyages de Raddi et de Martius dans le Brésil, de plusieurs espèces très remarquables. Ce sont des plantes d'un aspect élégant, et dont plusieurs sont cultivées dans les serres dos jardins d'Europe. Elles croissent toutes dans les contrées chaudes de l'Amérique , principalement de la partie méridionale.

Le g. Ornithopteris de Bernhardi est synonyme d'Ancimia. (,G...n.)

ANELASTES ( àpriv.; veuph.; ilc,^rvis, qui saute), ia's. — G. de Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes de M.

Dejean, ou desSerricornes de Latreille , établi par Rirby , qui lui donne les caract. suivants : Labre couvert, petit, arrondi au sommet. Lèvre presque carrée , bifide. Mandibules eisertes , édentées, courbes, aiguës. Palpes très courts , filiformes ; dernier article des maxillaires plus grand , tronqué obliquement. Antennes moniliformes ; dernier arti-

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cle presque en croissant. Corps linéaire, presque cylindrique. Poitrine inermc.— Ce g. lie la tribu des Cébrionites à celle des Élatérides. Il diffère de tous les g. de la première par ses antennes moniliformes , par ses palpes courts, et plus spécialement encore par le labre entièrement caché scus le chaperon. Il a beaucoup du faciès des Elater; mais, outre qu'il en est séparé par les caractères précités , il en diffère encore par ses mandibules avancées et son sternum déprimé. Il est fondé sur une seule espèce , Anelast. Drurii, décrite et figurée dans un ouvrage de Kirby intitulé : Centurie dlns., contenant plusieurs genres nouveaux décrits dans sa collection, p. 10, pi. 1, fig. 2.

D'après cette figure, M. Dejean avait pensé que l'insecte qu'elle représente appartenait au même genre que son Perothops cervinus: aussi n'a-t-U pas adopté le genre Anelastes; mais M. Guérin , ayant reçu depuis cet insecte en nature , s'est assuré qu'il est le même que le Silenus brunneus de Latreille {Anii, de la Soc. eut. de France, tom. 5, p. 128) , et que VAgriotcs (ardus Dej. ( 5' édit. de son Catalogue, 1857 ). Ainsi voilà un Coléoptère qui a reçu trois noms génériques et spécifiques différents; mais celui d' Anelastes Drurii Rirby doit prévaloir comme étant le plus ancien. Cet insecte , dont Rirby n'avait pas indiqué la patrie, est de l'Amérique du Nord et appartient à la tribu des Cébrionites , Latr.

ANELOPTERES. Aneloptera {àvst- >é.o, je déroule ; »tT=vov , aile), iivs. — Nom donné par Ray aux Insectes à quatre ailes , dont les supérieures n'ont pas la consistance d'élytres. (D.)

ANEMAGROSTIS (^v=>os, vent; «y/3'j)-j7ii, sorte de Graminée ). bot. ph. — M. Trinius a établi sous ce nom un g. de Graminées fondé sur les Agrostis Spicaventi L. et interrupta L. Palissot de Beauvois avait distingué ce g. sous le nom à^Apera. Voy. AGROSTiDE et cobaye. (G...jv.)

^ANEMARRIIENA (àvs.ao; , vent; a/5pv-'^ mâle; étamine qu'agite le vent), bot. PII. — G. de la famille des Liliacées , tribu des Anthéricées , formé par Bunge {Enum. PL Chin. bor. G6) , qui en circonscrit ainsi les caractères : Périgone corollacé, 6-phylIe, segments oblongs-linéaires , canaliculés, les 34*

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intérieurs un peu plus courts et plus larges. Étam. 3 ; filaments nuls. Anthères fixées par le milieu sur les folioles périgonialcs internes. Ovaire 5-locuInire Style filiforme.

Stigmate simple. Capsule hexagone, 3-loculaire , loculicide- trivalve. Graines t-2 dans chaque loge, oblongues, subailées, 3-4-quètres , noires... — Ce g. ne renferme qu'une plante encore peu connue, ayant le port d'un Asphodèle, et trouvée sur les hautes montagnes de la Chine boréale. Le rhizome en est horizontal , rampant ; les feuilles radicales linéaires- lancéolées , 1res acuminées ; la scape est munie à la base de feuilles larges et subulées, et de bractées hyalines. L'inflorescence est en grappe terminale, simple, allongée. Les fleurs sont agglomérées-éparses , subsessiles, bractéées, petites, de couleur lilas. (C. L.)

*AKEMIA {i-jçfjilu, vent). INS. — G.

de Coléoptères hétéromcres, famille des Taïicornes, tribu des Piapérialcs, établi par BI. Dclaporte (/li'sf. des Anim. articulns , Bufl'on - Duménil , t. 2 , p. 218). Les Insectes de ce g. ont le corps épais, cylindrique, et le faciès des iphodins. Ils ont la tète fortement cchancrée en avant , et dilTèrent du g. Cœlus par les jambes antérieures, élargies , comprimées, et offrant deux très fortes dents au côté interne. M. Pelaportc décrit comme type une espèce du Sénégal qu'il nomme A. granulaia; elle est très granuleuse, d'un brun noir assez luisant; elle a le corps garni sur les côtés de cils jaunes; la tète et le corselet couverts d'une ponctuation serrée, mais égale ; celle des élytres plus forte et irrégulière ; les pattes et le dessus du corps rougeàtres ; les antennes et les pattes d'un brun rougeclair. Long. 2 lignes o^G, larg. 1 lig. \i'i.

ANEMIA. BOT. CR. — Voy. aneimia.

ANÉMONE. Anémone, Tourn. {a-.suo? , vent). BOT. — G. de la famille des Renonculacées , tr. des Renonculées, Spach, s.-tr. des Anémininécs, .Spach. Ce g., que beaucoup d'auteurs ont confondu fort mal à propos avec les Pulsalilles et avec l'Anémonelle , se compose d'environ 50 esp. , lesquelles se groupent en plusieurs s.-g. très naturels. Les caract. les plus essentiels du g. sont les suivants : Sépales en nombre indéfini ( de 5 à 20, el quelquefois plus } , bi ou piuri sé-

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nés , pétaloïdes , submarcescents. Pétales nuls. Étamines en nombre indéfini; filets capillaires ou filiformes, épaissis au sommet. Anthères elliptiques on suborbiculaires, comprimées, latéralement déhiscentes (jamais extrorses ) , non arquées après l'anthèse. Ovaires aplatis ou comprimés bilatéralement , nombreux , agrégés , contenant chacun un ovule suspendu un peu au dessous de l'angle interne de la loge. Styles ascendants ou dressés, subulés (souvent oncinés) , papillifères au bord antérieur. Gynophore cylindracé, ou conique , ou ovoïde, ou suhglobuleux , en général très développé. Péricarpe composé d'un nombre plus ou moins considérable de nucules comprimées ou a platies , subcoriaces , agrégées en capitule , apiculées, ou rostrées, ouoncinées au sommet. Graine inadhérente.

Lés Anémones sont des herbes vivaces à tiges soit scapiformes et très simples ( garnies seulement d'un verticille de 3 feuilles ), soil dicholomcs. Les feuilles sont ternati-décomposées ou digilées , ou palmati-parlies , ou pédali-parties, ou rarement indivisées; les inférieures longuement pétiolées; les supérieures en général sessiles ou subsessiles. Les fleurs, le plus souvent grandes et élégantes, sont terminales ou dichotoméaires et terminales, longuement pédonculées, blanches ou rouges , ou jaunes , ou bleues , ou panachées. Dans plusieurs esp. , les nucules du péricarpe sont enveloppées d'une laine épaisse, d'abord entrelacée et apprimée, mais qui se déroule à l'époque de la maturité.

Les s.-g. suivants sont peut-être à considérer comme autant de genres : Sylvia , Spach ; Oriba, Adans.; Anemonidium, Sp. ; Homalocarpus, DC.; Phœandra , Sp. Voy.

ces mots.

La plupart des Anémones habitent les contrées extra - tropicales de l'hémisphère septentrional. Quelques esp. ont été trouvées dans les régions tempérées de l'Amérique méridionale. Plusieurs se cultivent comme plantes de parterre. (Sr.)

ANÉMONE DE MER («vcao^ivo , sorte de fleur). Dénomination donnée anciennement aux Actinies, qui ressemblent souvent, en elTet, à une fleur épanouie sous les eaux. (Dca.)

ANÉMONÉES. bot. ph — Tribu ou

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s -tribu de la famille des Rcnonculacées. (Sp.) ♦ANÉMONELLE (dimiii. d'Anémone).

Anemonella , Spach. bot. pu.— G. de la famille des Renonculacées, fondé sur V Anémone thalictroides Linn,, et très voisin tant des Anémones que des Pigamons ( Thalictrum). 11 diffère des Anémones par son péricarpe à nucules trièdres et submutiques , portées sur un réceptacle fort petit , non prolongé en gynophore. D'un autre côté , l'on ne saurait le confondre avec les Pigamons ( dont il se rapproche par le port et par la conformation des fruits), à cause de son calice de 6 à 9 sépales persistant plusieurs jours après l'épanouissement. (Sp.)

* AiVEMOi\IDiUM Spach (^.v£//^vv,, aiiémone ; d-j'di, forme). — S. -g. ou sect. des Anémones , dont les caract. sont : Rhizome subvertical, irrégulier, pluricaule. Tiges dichotomes. Pédoncules solitaires , dressés. Feuilles palmatiûdes : les caulinaires ternées ou opposées, sessiles. Anthères jaunes, fjiynophore petit, subglobuleux. Xucules'non laineuses , peu nombreuses , aplaties, terminées en bec rectiligne , agrégées en capitule globuleux. (Sp.)

ANEMO.\OSPER^IOS, De Candolie J àv£y.'Jjv/i, anémone ; a^é-,/j.x , semence }. BOT. PH. — Syn. du s. -g. Oriba, Adans.; de la famille des Renonculacées. Sp.)

AIXENCÉPHALE. Anencephalus C i priv. -, V euph. ; i-jy-k-^-xloi, cerveau), téuat. — Nom introduit dans la science par Maiacarne en Italie, et par Chaussier en France, pour distinguer les monstres privés de cerveau de ceux chez lesquels la tète manque entièrement. Il appartient aujourd'hui en propre à un genre de Monstres unitaires, type de la famille des Anencéphaliens. Voij. ce mot. (I. G. S. H.)

* ANEi\CÉPIIALIE. Anencephalia (« priv. ; V euph. ; r/zi?K/oî, cerveau), térat. — M. Breschet a donné ce nom à un g. de déviation organique , caractérisé par .'absence du cerveau, (C. d'O.)

*A]\EIVCÉPHALIE]\S. Anencephalœi. ( Voy. akf.ncéphale. ) térat. — Famille de Monstres unitaires , appartenant à l'ordre des Autosites , et dont le caractère général , exprimé par le nom mê • me d'Anencéphaliens , consiste dans l'absence de l'encéphale , et aussi de la totalité

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I ou d'une portion de la moelle épinière. Le j crâne est largement ouvert en dessus, et ! présente à l'extérieur sa base , la voûte j n'existant que rudimentaire et seulement dans sa portion périphérique. Le canal vertébral, dans sa totalité si la moelle épinière manque tout entière, ou, dans le cas contraire, dan» la portion qui correspond au segment manquant de la moelle épinière , présente des déformations analogues du crâne ; elle est largement ouverte en arrière, et offre l'aspect d'une gouttière presque plate, faisant suite à la base du crâne. Celte gouttière, avant la naissance, est recouverte de membranes fines et transparentes, sous lesquelles existe un amas plus ou moins considérable de sérosité, et qui d'ordinaire se déchirent pendant le travail de l'accouchement. Elles laissent échapper la sérosité , et ne se présentent plus ensuite à l'observation que sous la forme de lambeaux ou débris irréguliers que l'on aperçoit des deux côtés de la gouttière vertébrale. La région dorsale se trouve ainsi déformée diversement , mais toujours d'une manière très remarquable, après comme avant la naissance. Au contraire, le reste du tronc et les membres offrent la conformation normale, à moins que des vices de conformation étrangers à la monstruosité principale ne viennent s'y ajouter et la compliquer par des anomalies accessoires.

Les monstruosités anencéphaliques sont pour le moins extrêmement rares chez les animaux : nous ne saurions en citer, même parmi les espèces domestiques les plus répandues autour de nous, un seul exemple vraiment authentique. Chez l'homme, au contraire, les Anencéphaliens, surtout ceux du sexe féminin, ne sont pas très rares. Leur naissance a généralement lieu avant terme, et même le plus souvent dans le cours du huitième mois. Elle est constamment précédée de l'écoulement d'eaux très abondantes, parce qu'aux eaux de l'amnios s'ajoute ici la sérosité de la poche hydrorachique existant dans la région vertébrale. Au moment de leur naissance, les Anencéphaliens ont un embonpoint remarquable, et présentent toutes les apparences de la force et de la santé. Des Monstres qui naissent avant terme, sans encéphale et sans crâne, avec une moelle épinière incomplète ou nulle , don-

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le système nerveux est , en un mot , comparable à celui d'un Insecte ou d'un Crustacé, peuvent sembler , au premier aspect, condamnés à une mort immédiate.

L'impossibilité qu'ils prolongent leur vie , même pendant quelques instants , a paru évidente à la plupart des anciens physiologistes ; mais , à leur grand étonnement, ils ont dii reconnaître que les Anencéphaliens peuvent vivre des minutes , des heures , des jours mOme. Sans nous arrêter à quelques autres exemples moins remarquables, Fauvel a vu la vie se prolonger 2 heures; Jean-Jacques Sut, 7; Malacranc, l2;Méry, "21 ; et co n'est pas encore le cas le p!us remarquable : un Anencépha- :ien né en 5812 à l'Hùtcl-Dieu de Paris, et auquel !es soins les plus éclairés furent donnés sous la direction de M, Serres , vécut trois jours, et fut nourri avec du lait et de Teau sucrée, aucune nourrice n'ayant voulu lui donner le sein. H est à remarquer que ce dernier Anenccphalien appartient au genre qui offre au plus haut degré et le plus complètement les déformations qui caractérisent cette famille : la moelle épinicre n'était pas seulement incomplète, mais nulle. Ce n'est pas ici le lieu d'insister sur l'intérêt que ces faits peuvent oflVir pour la physiologie : nous devons nous borner à les rapporter ; leurs conséquences trouvent place ailleurs. Les monstruosités anencéphaliquessontdu très petit nombre de celles sur les causes desquelles, grâce aux travaux de M. Geoffroy Saint-Hilaire, quelque lumière commence à se répandre. Elles paraissent dépendre , au moins le plus souvent, de vives impressions morales éprouvées par la mère durant les premiers mois de sa grossesse. Ainsi un Anencéphalien dont l'observation a été recueillie par les docteurs Arlaud et Roux était né d'une jeune femme à laquelle son beau-père avait causé plusieurs fois de vives frayeurs en lançant à l'improviste sur elle ou sur son lit d'énormes crapauds , aûn , disait-il, de la guérir de l'aversion et du dégoût instinctif que lui inspiraient ces animaux. La mère d'un autre Anencéphalien plus anciennement décrit par les illustres Valsalva et Morgagni avait eu , pendant sa grossesse, des chagrins dont la cause n'est pas indiquée, mais qui lui faisaient fréquemment verser d'abondantes larmes. Celle

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d'un Anencéphalien né en 1824 à la Maternité avait été effrayée par deux de ses compagnes, qui s'étaient précipitées sur elle brusquement et avec bruit , au moment où elle passait sans lumière d'une chambre dans une autre. EnGn un autre Anencéphalien , décrit ainsi que le précédent par M. Geoffroy Saint-Hilaire, était né d'une pauvre femme qui, devenue enceinte par suite de relations secrètes avec un juif, était sans cesse obsédée de terreurs religieuses ; des fantômes , des démons, des êtres fantastiques et hideux , s'agitaient chaque nuit devant elle, et la privaient de tout repos.

Les diverses remarques que nous venons de présenter sont également applicables aux deux genres, très intimement unis, mais très distincts, qui composent cette famille. Dans l'état présent de la science, et selon les vues de M. Geoffroy Saint-Hilaire, confirmées et développées par les travaux de di- V ers auteurs, ces deux genres sont nommés et caractérisés de la manière suivante :

1. — DÉRENCÉPHALE, Derencephalus, Geoff. S.-H. ( cTfjî^ ou "h.c/i, col, et s/^*- (pxloç, cerveau).— Dans ce g., le canal rachidien n'est ouvert et la moelle épinière ne manque que dans la région supérieure, par exemple dans la région cervicale et le com-| mencement de la région dorsale, ou bien dans la région cervicale seulement. C'est ce que rappelle le nom de ce genre, nom qui doit être considéré comme une contraction de Déranencéphale. Ce genre ne renferme qu'un petit nombre de cas, dont les mieux connus ont été recueillis et publiés par le docteur Vincent Portai.

2. — ANE^'CÉPHALE. Anencephabts , Geoff. S.-H. ( à priv.; v euph. ; iyxéfxM^, cerveau ). — Dans ce genre , ce n'est plus seulement en haut, mais sur toute la longueur du tronc que le canal vertébral est ouvert et que la moelle épinière maniiue. Les Anencépbalcs offrent donc des conditions beaucoup plus remarquables encore que celles des Dérencéphales , et sont en même .' temps beaucoup moins rares qu'eux. Par i cette double raison, ils ont été souvent le*;. sujet de travaux plus ou moins dignes d'intérêt, au premier rang desquels se placent ceux de 31. Geoffroy Saint-Hilaire, qui o publié plusieurs mémoires sur l'Ancncéphalieii,

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et en a fait connaître jusqu'à neuf exemples , d'après ses propres observations.

Parmi ces derniers , il en est un trop remarquable par les circonstances où il a été trouvé pour que nous puissions nous dispenser de nous arrêter quelques instants sur lui. Parmi les précieux objets rapportés d'Egypte, il y a quelques années, par M. Passalacqua, se trouvait une petite momie venant des Catacombes d'Hermopolis , sépulture ordinaire des Singes et des Ibis. Une amulette de terre cuite, représentation grossière, mais assez fidèle d'un Singe, le Cynocéphale des anciens, avait été trouvée près d'elle ; et la pose de cette figureétait exactement celle de la momie. Soumise à l'examen de M.Geoff. St-Hilaire {Voy. Ann. desSc.nat.,t. VII, p. 557 , cette momie se trouva être , non un Singe , comme on devait s'y attendre, mais un Anencéphale humain, bien reconnaissable à sa large gouttière vertébrale, à sa face étendue et oblique, à son crâne sans voûte, que bordaient, à son pourtour quelques cheveux bien conserves. Cette détérioration, qui, pour la Tératologie, n'est que curieuse , offre un intérêt réel sous le point de vue historique. Cet Anencéphale, sujet humain rejeté des sépultures humaines , et cependant embaumé avec soin dans une attitude de singe, et avec une figure de singe près de lui, a été évidemment considéré par les Égyptiens comme un singe né d'une femme. Ainsi se trouve confirmée par un fait remarquable une opinion existant bien antérieurement dans la science sur ces prétendus animaux, nés dans l'espèce humaine, dont la crédulité des Tite-Live et des Yalère-Maxime nous a conservé le souvenir, et dont l'apparition répandait l'épouvante parmi les populations d'une province, et souvent d'un État tout entier. (I. G. S. H.)

* AIVEIVCHELUM ( àvi, préposition d'affinité; ir/àv^ , anguille), poiss. — G. de poisson fossile, établi par M. Agassiz dans la famille des Scombéroïdes. Les espèces connues viennent de Glaris : tels sont les Anenchebim dorsale, glarisianum, heteropleuron, isopleuron, etlatum. (Val.)

*ANE1\ITÉRÉS. Anentcra ( â pr.; v euphon.; i'-jTipov, intestin), rvpus.— Dénomination donnée par M. Ehrenberg à la 1" légion des Infusoires, qu'il nomme Polygastriques, pour exprimer la multiplicité des estomacs

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supposés chez ces animaux. Les Anentérés sont censés avoir les estomacs appendus autour de l'ouverture buccale ou du pharynx ; ils doivent donc avoir une bouche , mais ils n'ont point d'intestins ni d'anus, comme les Entérodélis du même auteur. (Duj.)

AIMESORHIZA. bot. ph. - Voyez

ANNESORHIZA. (Sp).

ANETH, Anelhum, Tourn. ( ivvjôov , nom grec d'une plante que l'on croit être notre fenouil ). bot. ph. — G. de la famille des Ombellifères ( sect. des Peucédanées ). Ce g. , dans les limites que lui a assignées M. Roch {LhnbeU.,^. 91), offre les caract. suivants : Limbe calicinal 5-denticulé , minime. Pétales égaux, très entiers, enroulés, terminés en pointe tronquée. Disque presque plan, à bord sinuolé. Styles courts, finalement recourbés. Péricarpe ovale ou ellipti. que, soHde, lenticulaire ( comprimé dorsalement), marginé; méricarpes 5-costés; côtes filiformes , carénées : les latérales moins saillantes, confluentes avec le rebord; vallécules égales, à 1 seule bandelette; commissure plane. Carpophore finalement libre, 2parti. Graines adhérentes, piano-convexes. — 'L'Anelh graveoletis , connu sous les noms vulgaires S'Anet, Aneth, ou Fenouil priant , et auquel il faut rapporter plusieurs variétés considérées à tort comme espèces , constitue à lui seul ce genre. Cette plante, qui croît spontanément dans toute la région méditerranéenne, se cultive fréquemment en raison de ses graines , qui sont très aromatiques. (Sp.)

* AKEUGMENUS. ixs.— Div. établie par M. Haliday dans le g. Emphytus, de la famille des Tenthrédiniens, de l'ordre des Hyménoptères, sur une seule espèce européenne {Emphytus coronatus Klug.) remarquable par ses ailes postérieures , présentant deux cellules médianes, (Bl.)

*A1XEURA (kveu,':oî, sans nervure), bot.

CR. — G. de la famille des Hépatiques, établi par M. Dumortier dans son Comm. Bot. , p. 115, et son Sylloge Jungermannidearum Europœ, p. 85, et adopté par M. Nées ( Europ. Leberm. , t. III, p. 419 ) , qui le caractérise comme il suit : Fructification femelle marginale ou sous -marginale ascendante, i Involncre court , lacéré , très mince. Périanthe nul. Pistils peu nombreux , courts, épais , cylindriques. Galyptre très saillante.

l'io

ANE

cylindrique , charnue , puis papyracce , pubescente ou tuberculeuse , privée de style. Capsule oblongue , à quatre valves. Élatèrcs la plupart dispersés avec les séminules ; quelques uns persis'.arî pourtant au sommet contracté des valves. Ces organes , atténués aux deux bouts , sont clos, monospcrnies ou composés d'une seule lame [fibra ), dont les tours sont plus amples que le tube. Anthères globuleuses , supportées par un lilament très court, et immergées dans des lobules marginaux sur une fronde distincte. Frondes sans nervure, uniformes, charnues, composées de cellules petites et semblables entre elles.

Les huit ou dix esp. connues de ce g., qui a pour type le Jungermannia pingnisL,, vivent sur la terre ( les racines sont à fleur de terre), et les troncs pourris dans les lieux humides, près des sources, sur le bord des ruisseaux , entre les Mousses , etc. Leurs radicules sont éparscs dans toute l'étendue de la face inférieure de la fronde, et n'en occupent pas seulement la ligne moyenne. Elles sont communes aux lieux tempérés et chauds des deux hémisphères ; mais on les rencontre plus fréquemment sous la zone tempérée. (C. M.)

* ANEURÉES ( u-,zvpoi, sans nervure).

BOT. CR. — 3L Nées ( Europ. Lebcrm. , t. III, p. 419) établit sous ce nom une tribu qui se compose du g. Ancura, et d'un autre encore douteux qui a été fondé par M.

Corda sous celui de Trichoslylium. {Voy. ce mot.) Les carnet, en sont à peu près les mêmes que ceux du premier de ces g. Comme le second n'a pas été retrouvé depuis qu'il a été publié par rinvenlcur , il reste encore enveloppé d'une grande obscurité.

Nous dirons pourtant en son lieu à quels signes on peut le reconnaître.

Parmi les Jongermanniées frondiformes , les Aneurées se distinguent des Haplolénces par leur fructification ventrale, et des Metzgériées par l'absence de toute trace de nervure. (C. M.)

* ANEURISCUS, Presl. {Symb. Bot.) (ùvsupir/.'ji, je découvre), bot. pu. — Double emploi du g. Moronobca, Aubl., de la famille des Guttifères. (Sp.)

*A]\EIIRIIS ( u^s'jp'.ç, sans nervure ). INS. — Genre de la famille des Aradiens, de l'ordre des Hémiptères, sec-

ANG

tion des Hétéroptères, établi par Curtis ( Brit. Eut. ), adopté par MM. Laporte et Burmeister , et confondu précédemment par Fabricius, Latrcille, etc., dans le g. Aradus. Les Aneurus se distinguent surtout de ce dernier et du g. Brachyrhynchus, dont il est beaucoup plus voisin, par des élytres presque entièrement transparentes et n'ayant pas de nervures distinctes. La plupart des autres caractères leur sont communs avec les Brachyrhynchus. Nous ne connaissons que deux espèces de ce g. , dont une seule indigène : c'est 1'^. lœvis Fabr. Fa!l- (Bl.)

* ANEURlIYNCnUS ( «v.. , sans ; p-jyy.oi, bec), ias. —Dénomination employée par M. Wcstwood [Gcner. Syn. ) , et nous {Hist. desAnim. art.), pour désigner un g. de la famille des Oxyuriens ( Oxyi/ri, Lat. ), de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Ilaliday ( Eut. Mag.) sous le nom de Myihras. Ce g., très voisin des Diapria,en difi'ère par la tête, munie d'un petit tubercule , et surtout par les ailes, dont la nervure subcoslale s'éloigne du bord et forme, à l'extrémité, une cellule marginale allongée ; les antennes sont composées de quatorze articles. M. Wcstwood rapporte six esp. européennes à ce g., dont le type est VA. gulesiformis Westw. (Bl.)

ANGE ou ANGELOT {Angélus, ange; i/vj)&;, cn\oyé). poiss. — Dénomination vulgaire du poisson, commun dans la Méditerranée et un peu moins dans la Manche, qui sert de type au g. Squatine. Voy. ce mot. (Val.)

AIXGED. POLs.s. — Dénomination vulgaire, selon Forskal, du poisson de la mer Rouge qu'il a décrit sous le nom de Mugil chanos. Ce poisson se retrouve aussi dans les mers du détroit de la Sonde, et aussi de l'île de France. M. de Lacépède, ne le connaissant que d'après la description du voyageur danois, en a fait un g., et a introduit l'espèce dans son Ichlhyologie sous le nom de Chanos arabique. Croyant toutefois que le Chanos devait ressembler à un Mugii, puisque Forskal l'avait placé parmi les esp. de ce g., il intercala ce g. entre les Mugiloïdes et les Mugilomores. Kuhl et van Hasselt ont les premiers envoyé ce poisson dans les cabinets de l'Europe , mais sans reconnaître en lui le poisson de Forskal; ils le

ANG

donnèrent comme un poisson d'un g. nouveau sous le nom de Lutodcira orientalis. M. Ehrenberg, ayant mieux étudié qu'aucun autre zoologiste les animaux de Forskal, retrouva le Miigil chanos dans la mer Rouge, et le déposa sous ce nom dans le cabinet de Boî-lin. Ce poisson, qui n'a aucune affinité avec le Mugil, est un Malacoptérygien inlermeaiaire entre les Cyprinoïdes et les Clupéoïdes. INous en parierons avec détail à l'article Chanos. Foy. ce mot. (Val.)

* AKGELA ( «yyH/oç, qui annonce), ins.

—M. Servilie {Ins. orth. , S^iitcs à Buffon ) applique ce nom aune division qu'il a établie dans son g. Thespis (famille des Mantiens , ordre des Orthoptères ) sur des femelles qu'il a considérées comme des mâles , d'après la forme des appendices abdominaux , qui diffèrent réellement de ceux des véritables mâles, mais ne constituent qu'une différence sexuelle. Cette division , que M. Servilie pensait pouvoir être regardée comme an g. distinct, doit donc être supprimée.

(Bl.) "ANGÉLICÉES. BOT. ph. — Tribu établie par M. De Candolle dans la famille des Ombellifères ( Voij. ce mot ) , et ayant oour type le genre Angélique. (Ad. .1.)

* ANGÉLICOIDES {angelica , angélique ; «cToî, forme ). bot. ph. — M. De Candolle ( Prodr., t. IV, p. 181 ) donne ce nom a une section du g. Pencedanum, caractérisée par des méricarpes à large rebord et à côtes équidistantes ; des ombelles dépourvues de collerette générale , mais munies d'involucellcs polyphylles; des (leurs d'un jaune verdâtre. Cette section ne comprend que le Peucedamim verticillare Koch , et peut-être est-elle plus voisine des Imperatoria que des Peucedanum. (Sp.)

ANGÉLIQUE. BOT. PH. — Nom vulgaire de VArchangelica officinalis.

(Sp.)

ANGELIQUE. AngelicaHoffm. {angelicus, qui appartient aux anges[KV7-'o?,ange]; allusion aux vertus médicales qu'on prêtait à l'une des esp.). bot. p». — G. de la famille des Ombellifères (tr. des Angélicées), auquel M. Koch {Umbell., 99) a assigné les caract. suivants : Limbe calicinal inapparent. Pétales lancéolés , entiers , terminés en pointe soit dressée , soit infléchie. Péricarpe comprimé dorsalement. 2-ptère de chaaue côté: méri-

ANG

carpes ailés au bord , à 3 côtes dorsales filiformes; vallécules a une seule bandelette; carpophore finalement libre, 2-parti. Graine adhérente, subsemi-cylindrique. —Herbes vivaces ou annuelles. Feuilles 2-pennatiparties ou surdécomposées. Ombelles terminales, à collerette -générale oligophylle ou nulle ; collerettes partielles polyphylles. Fleurs blanches ou verdâtres. — M. De Candolle [Prodr. IV) énumère H esp. de ce g., dont 5 incomplètement connues. La plupart habitent l'Europe et la Sibérie. La plante appelée vulgairement Angélique ou Angélique officinale constitue le g. Archangelica. (Sp.)

AIVGELONIA , Kunth ( in Humb. et Bonpl., Nov. Gen. et Spev., t. 11, p. 92).- - Pbysidium , Schrad. — Schelveria , Nées et Martius. (Nom vernaculairc.) bot. ph, — G. de la famille des Scrophularinées ( tr. des Hémiméridées, Bcnth.), offrant pour caract. : Cal. îl-fide ou u-parti. Cor. à tube court , à gorge voûtée, à limbe subbilabié, plan.

Lèvre supérieure très obtuse, 2-lobée; lèvre inférieure 5-lobée, à lobe moyen plus long , arrondi , sacciforme à la base. Étamincs au nombre de 4, incluses, didynames, insérées au tube de la corolle. Anthères 2-thèques; bourses divergentes. Ovaire 2-loculaire , à 2 placentaires multi-ovulés, adnés à la cloison. Style indivisé, à stigmate capitellé. Capsule subglobuleuse , 2-loculaire , loculicide-bivalve ; valves septifères au milieu , indivisées , non placentifères; placentaires soudés. Graines très nombreuses , à test lâche. —Herbes dressées ou procombantcs. Feuilles opposées ( du moins les inférieures ). Pédoncules 1-flores, solitaires , axillaires ou en grappes terminales. — Ce g. appartient à l'Amérique ; on en connaît 5 esp. Ces végétaux, remarquables par des fleurs très élégantes, se cultivent comme plantes d'ornement do serre. (Sp=)

* ANGERONE. Angerona (nom mythol.). INS. — G. de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Phalenites, que nous avons établi dans notre Histoire naturelle des Lépidoptères de France , et auquel nous assignons les caractères suivants : Corselet étroit et peu velu. Ailes inférieures seules légèrement dentelées , avec une échancrure au milieu de leur bord terminal. Palpes très minces et n'atteignant pas jus-

Dilï

AÎSG

qu'au chaperon. Trompe longue. Antennes très pectinécs chez le mâle et simples chez la femelle. Chenille tuberculée sur le 4«- et le 8^ anneau, s'amincissant sur la partie antérieure, avec la tète petite et dirigée en avant ; sa transformation a lieu dans un léger tissu entre des feuilles.— Ce g. ne comprend qu'une seule espèce, que nous avons retranchée des Ennomos de M. Treistchke. Elle est décrite dans plusieurs ouvrages, et entre autres dans VEnctjclopédie Méth. sous deux noms différents : Phal. prunaria et Phal. corylaria, parce qu'elle offre une variété constante et tranchée , à large bande marginale brune, dont les auteurs ont fait une espèce distincte, dans l'ignorance où ils étaient qu'elle provenait de la même chenille , qui donne l'espèce ordinaire, ainsi qu'on eu a eu la preuve en élevant cette chenille. VAngérone du prunier se trouve dans une grande partie (le l'Europe ; elle est figurée avec sa variété dans VHist. nat. des Lépid. de France, t. VII, pi, 147, fig. 1-4. (D. )

* AIVGI ANTIIÉES (àyyerov, petit vase ; av9o5, fleur). — M. De Candolle a donné ce nom à une division de la tribu des Gnaphaliées. Cette division renferme les genres où les capitules, uni-ou pauciflores, sont réunis en un glomérule entouré lui-même d'un involucre général. (J. D.)

A]VGIA]\TIIUS(àvvsfov, sorte de vase; uvBoi. fleur). BOT. PII. — G. de la famille des Composées, s.-tr. des Gnaphaliées. Il a pour caract. : Capitules biflores, hélérogames. Réceptacle très étroit, tomenteux. Involucre de 4 écailles scaricuses, dorées, ovales, dont deux planes et 2 convolutées enveloppant chacune une fleur. Corolles hermaphrodites, tubulcuscs, à 5 dents. Branches du style plus longues que la corolle et velues à leur extrémité. Fruit oblong, glabre, couronné d'une aigrette bisériée, à soies membraneuses, dilatées et denticulées à la base , plumeuses au sommet. — L''Angiantkus est une herbe originaire de l'île Saint- François, sur la côte australe de la Nouvelle-Hollande, et munie de feuilles alternes, oblongues, spatulées, obtuses, blanchâtres , tomenteuses , ainsi que toute la plante. Les fleurs sont réunies, à l'extrémité des rameaux, en une sorte d'épi dense, accompagné inférieuremenl de 4 bractées. (J. D.)

* ANGIDIUM , Lindl. ( ayyu^tov, petit

ANG

vase , capsule ). bot. pii. — Division du g. Cymbidium de Swartz, famille des Orchidacées. Voy. Cymbidium. (C. L.)

* ANGIOCARPE. Angiocarpum (êr,.

ysîov, petit vase; ■/.v.fiizài, fruit). BOT. PH. — C'est le fruit des Angiocarpiens. Voy. cû mot. (C. L.)

AIVGIOCARPES. Angiocarpi ((^-/'/efw, sorte de vase ; xa^îtroj, fruit), bot. cr. — Schrader et Fries ont consacré ce nom pour désigner un ordre tout entier de la famille des Lichens , caractérisé par des apothécies closes, renfermant un nucléus. Les g. Sphœrophoron, Endocarpon , Verrucarïa, Trypethelium et Limboria , sont les types des diverses tribus qui composent cette grande subdivision. Les caract. essentiels en sont : Apothécies closes, percées d'un ostiole , ou s'ouvrant irrégulièrement au sommet , renfermant un nucléus ordinairement globuleux ou ovoïde , ascigère. Fries , qui, dans sa Lichenographia , a adopté le nom créé par Schrader , avait d'abord nommé ce groupe ( Syst. Orb. veget. , p. 25S ) Gasterothalami. Ce sont les Cœnolhalami phymaloidei d'Acharius ( Lich. Univ. ) , et les Verrucarinœ d'Eschweilcr {Lich. Bras.).

Plusieurs Lichens gymnocarpiens peuvent subir dans leurs apothécies une dégénérescence ou anamorphose , qui rende difficile leur diagnose , et les fasse rapporter à des Lichens de la subdivision qui nous occupe ici. Ainsi, l'on voit tous les jours des Parmélies dans lesquelles, l'évolution normale des apothécies ayant été arrêtée , celles - ci peuvent simuler une Verrucaire ou une Pertusaire. Il faut avoir observé ces plantes in loconalaU, et en avoir acquis une grande expérience, pour ne pas s'en laisser imposer quelquefois par ces états tout à fait atypiques. Meyer et Wallrolh sont les deux lichénographes qui ont jeté 'le plus grand jour sur ces transformations, dont on n'avait pas tenu assez de compte avant eux. (C. M.)

* ANGIOCARPI («-/-/c-rcv, sorte de vase , de boîte ; xa^siro?, fruit), ««t. cr. — Persoon donne ce nom à tous les Champignons dont les organes de la fructiflcation sont renfermés dans une enveloppe générale. Les Angiocarpes forment la première classe (la Synopsis Fungorum, qui comprend les Sclérocarpes, les Sarcocarpes et les Dermatocarpes. Voy. ces mots. (Lbt.)

ANG

ANGIOCARIMENS. Angwcarpn [cr/yffoy, petit vase; xi<,-!n-^'î, fruit), bot. p». — M. de Mirbcl donne ce nom aux végétaux dont les fiuils, contrairement à ceux desGymnocarpicns, sont couverts en tout ou en partie d'un organe qui trompe sur leur forme réelle. Tels sont les fruits dits : Calyiîio^ , Stuouile , SïcÔAE , etc. Voy. ces mots. (C. L.)

♦ ANGIORIDIUM (^//crov, sorte de vase ; ïîcTo?, forme. L'auteur a probablement voulu écrire aivgiomdium. ). bot. cr. — Gréville, l'auteur de ce genre, dans le Scof. Crypt. t. 310, Flora, t. 510, a pris pour type le Physarum bivalve Pcrsoon , à qui il assigne les caractères suivants : Péridium sessile, membraneux, papyracé , comprimé sur les côtés , sinueux , et s'ouvrant par une rupture longitudinale à son bord supérieur. Les spores sont renfermées dans les mailles d'un réseau adhérant aux parois de la cavité. L'.-i. simiosmn Grév. croît sur les mousses, les feuilles et les stipules, etc., tombées à terre. Son péridium est d'un blanc gris, long de 2 à 3 lignes et haut de 1 à 2, comprimé, ondulé, légèrement veiné sur les côtés. Le réseau, comme dans les autres Physarum, n'est pas formé par un capillilium, mais par une matière blanche, granu- Jeuse et irrégulière. Les spores sont noires et globuleuses. Il arrive quelquefois que la rupture du péridium a lieu sur un des côtés, ce qui dépend de modifications produites par les circonstances locales et atmosphériques. Comme ce Champignon est mucilagineux dans son jeune Age, on explique facilement les différentes formes qu'il peut prendre sous l'influence des causes les plus légères. (Lkt.)

*Al\GIOSPERMES(%:rov, petit vase; a-niriixv , graine), bôt. pu. — Dénomination appliquée aux graines couvertes d'un péricarpe distinct, et par opposition à celle de Gymnospermes. Voy. ce mot. (G. L.)

ANGIOSPEUMIE {âyyûo-,, petit vase; <!Kip^u.-x, graine), bot. pu. — Linné donnait ce nom au second ordre de sa quatorzième classe, caractérisée par 4 étam. didynames, cl par des graines renfermées dans une capsule. Ce mot fait opposition h Gtjmnosperviie , nom du premier ordre de cette même classe. Voy. ce mot et méthode.

* AMGIOSPORES. .ln!7iospori(<îvy«fov.

vase ; cfro,î«, semence ). bot. en. — Meycr divise la famille des Lichens en deux parties fort inégales. La première, à laquelle il donne le nom de Lichens angiospores , comprend tous les g. dans lesquels les sporidies sont contenues dans des thèques; la seconde n'en renferme qu'un petit nombre , et se compose des csp. chez lesquelles les sporidies sont à nu sur la lame proligère. Mais j'ai démontré pour l'un de ces g., le Sphœrop/ioron , que celles-ci, primitivement incluses dans des thèques , n'étaient libres de toute enveloppe qu'à une époque avancée de leur existence. Comme il est probable qu'il en est ainsi pour les deux autres (Coniocybe et Calyciiim), cette division du lichénographe allemand reste donc sans fondement ou ne s'appuie que sur une base bien chancelante. (C. M.)

* AIVGIOSTOMES. Angiostoma ( angio , corruption (Vango ['■'-■/y"], ]& serre; nxôy.y., bouche ). MOLL. — M. de Blainvilie a donné ce nom à une famille de l'ordre de ses Paracéphalopborcs siphonobranches , comprenant ceux de ces mollusques dont la coquille a une ouverture généralement fort étroite. (C. w'O.)

* ANGIOTllÈQUES..4«r//o?/!m ( ày- •/srov, sorte de vase; &'ii<v), tout objet dans lequel on en serre d'autres ; ici , thèque ). BOT. en. — Nom de Fa première classe des Champignons de Persoon ( Dispos. Melh.

Fung. ), et qu'il remiilaça plus tard par celui d'Angiocarpes. {Voy. ce mot.) (LÉv.)

* ANGLARITE ( Anglar, nom de localité ). Mi^. — ÎVom donné par Berthier au phosphate de fer hydraté en petites masses rayonnantes, vertes, qui se trouve à Anglar près de Limoges. Voy. phosphates.

(Del.) ANGLE , anguhis ( corruption à'angxilus, angle ).moi.l. — Sous ce nom, M. Mégerle (nouvell& classification des Coquille? bivalves, publiée en 1811 dans le Magasin de Berlin) a proposé ce genre; il le subdivise en plusieurs groupes de Coquilles, que Lamarck rapporte plus naturellement à ses genres Telline et Psammobie. Foy. ces mots. (Desh.)

* A]VGLÉSITE(ylj?(7ifesea, île de la mer d'Irlande), iwrv. — Nom donné par Bandant au sulfate de plomb naturel, dont les

mines d'Anglesca fournissent de oeaux éthanlilîons. Voy. plomiî et silfates.

(Del.)

* ANGLEURIA ( d'AngJpAir , nom de l'habitation d'été de rauteur du g.). i>s. — G. de Tordre des Diptcre->, établi par M. A. Carlier, conservateur du Cabinet de Zoologie de l'université de Liège. Ses caract. sont : 5' article des antennes très comprimé et pointu, terminé par un style bi-articulé, un peu plus long que les antennes. Yeux velus ; face très étroite dans les mâles. Organes copulateurs ayant leurs- appendices intérieurs terminés par un renCement en forme de bouton, et les extérieurs filiformes.— Ce g., dont l'auteur n'a encore trouvé que deux individus mâles, diffère de tous ceux qui l'avoisincnt par la conformation des organes copulatcurs et par le style des antennes. Il se rapproche des Porphyrops de Jleigen ( 2' div.) par la forme des antennes, dont le style est inséré à l'extrémité , et par les appendices extérieurs des organes copulatcurs, filiformes et rejetés en arrière; des Raphium et des Dolichopes en général par le devant de la tête , dont la face est très étroite dans les mâles; et enfin des Dolichopes et un peu des Raphium, par la direction des nervures des ailes. L'unique espèce sur laquelle ce g. est fondé est nommée par l'auteur A. antcnnata ,• elle est figurée et décrite dans les Ann. de la Soc. ent. de France, tom. lY, p. 659, pi. 20, fig. c. (D.)

AXT.OLAM , Adans. (nom idéal), bot.

PM. — Syn. du g. Ahimjium ( famille des Alangiées ). (Sp.)

AKGOLAMÎA, Scopol. ( nom idéal ).

B )T. Pii. — Syn. du g. Alangium (famille des Alangiées). (Sp.)

ANGOLAN. BOT. p:j. —Nom français du g. Alangium. (Sp.)

ANGOPIIORA, Cavan. (ay/c;, sorte de vase; 9>-/',îo4, porteur), bot. pu. — G. de la famille des Myrtacées ( tr. des Leptosperraécs, DC. ) , offrant pour caract. : Cal. turbiné, 5-denté, 5- ou 10-costé. Dents persistantes. Pétales 5, libres. Étam. en nombre indéfini. Anthères ovales. Style filiforme. Stigmate capitellé. Capsule adhérente, coriace, turbinée, tronquée, 5-loculaire, ô-valve , oligosperme, ou par avortement 1-sperme. Graines aptères, quelquefois margiuées. — Arbres. Feui'Ies gr'-ndes, opposées 'les sn-

ANG

périeures parfois alternes ) , non ponctuée». Fleurs en corymbe. Cor. blanche. — Ce g. , propre à la Nouvelle-Hollande , renferme 5 esp. VA. cordifolia Cavan. se cultive comme arbrisseau d'ornement dans les collections de serre. (Sp.)

AXGOP.A, et noD Angola, mam. — Variétés de Chats , de Lapins et de Chèvres ( Voy. ces mots.) originaires d'Angora, dans l'Anatolie. (C. d'O.)

ANGOSTURA. bot. pu. — L'arbre à écorce fébrifuge, connu dans le commerce sous ce nom, emprunté à celui de la ville où on l'avait connu pour la première fois , est devenu pourRœmeretSchaUes le type d'un g. qu'ils ont appelé de même, mais qui rentre dans d'autres plus anciens, notamment dans le Galipca d'Aublet. Voy. ce mot.

(Ad. .1.)

AjXGOURIE. Anguria Linn. ( nec Tourn.). — Psiguria, TNeck.(àv7où/5tov, sorte de melon d'eau), bot. pu.— G. de la famille des Cucurbitacées (tr. des Cucurbitées), auquel on attribue pour caract. : Fleurs monoïques.—fie wrs mâles : Cal. campanule, 5 denté. Cor. (de couleur rouge) ventrue , 5-fide , cohérente inférieurement au calice ; limbe étalé. Étam. 2 , opposées , libres. — Fleurs femelles : Calice et corolle comme ceux des Heurs mâles. Étam. 2, stériles. Style serai bifide. Stigmates 2-fides. Baie2-4-loculaire, subtétragone, polysperme. (Graines incom plètement connues.)— Herbes à racine charnue, verruqueuse. Feuilles anguleuses ou lobées. Pédoncules axillaires. Fleurs mâles en grappes; fleurs femelles solitaires. Fruit mangeable dans quelques esp. — Ce g. est propre à l'Amérique équaloriale. On en connaît 7 esp. (la plupart très superficiellement signalées). (Sp.)

AXGREC. Angrœcwn (altération du nom malais Angurek, appliqué aux plantes de ce g.), bot. ph. — G. de la famille des Orchidées et de la tribu des Yandées, établi par Du Petit-Thouars [Orch. Afr., tab. 65), et caractérisé de la manière suivante par M. Lindley : Périanthe étalé. Sépales et pétales à peu près égaux, libres. Labelle sessile, continu avec la base de la colonne , charnu , indivis, beaucoup plus large que les pétales. Éperon droit, cornu, souvent presque cylindracé, beaucoup plus long que le périanthe, rarement obconique. Colo&ne courte , pre»-

AN G cjue cylindrique , rarement allongée , semicylindrique. Anthère biloculaire , tronquée. Usasses poUiniques au nombre de deux, bipartites, à caudicule courte, étroite; a glande triangulaire.— LVsp. type du g. Angrœcumesi VA. eburneum Du Pelil-Th. , (loc.cit.), figuré par M. Bory de Saini- Vincent [Voyage aux îles d'Afrique, t. 19) sous le nom de Limodorum eburneum. Cette plante est assez commune dans les îles de France , de Bourbon et de Madagascar. Elle croît sur les arbres , est munie d'une tige et de feuilles coriaces, ligulces, striées. Les fleurs en sont grandes , verdàtres , avec le labelle d'un blanc d'ivoire. Dans son Gênera and Species of Orchidaceous Plants, M.

Lindley a porté le nombre des esp. d'Angrœcum à 19 , déjà signalées par Du Petit- Thouars, et par M. Ach. Piichard dans sa Monographie des Orchidées des iles Maurice. Il leur a joint 2 autres esp. , l'une du Cap de Bonne -Espérance, l'autre de l'île d'Haïti; mais, plus tard , dans le Botanical Register, n° 1522, il a proposé de séparer des Angrœcum quelques espèces décrites par Du Petit-Thouars, et il en a formé le g. OEceoclades. Le g. Aerobion de Sprengel fi été fondé sur V Angrœcum fragrans, qui ne doit pas être séparé du genre primitif. C'est celte plante dont les feuilles aromatiques sont connues et livrées daas le con>merce sous les noms de Faham et de The de Vile Bourbon. Enfin le g. Aeranthus a pour type V Angrœcum sesquipedale Du Petit-Th. Voy. AERAiVTiiE, tG....N.)

ANGUIFORMES. Anguiformes {Anguis , serpent ; forma , forme ). rept. — (G. B.)

ANGUILLARD. rept. — Dénomination spécifique d'un Batracien du g. Protée. Voy. ce nom. (G. B.)

ANGUILLARIA ( anguilla, anguille; peut-être en raison de l'ondulation du bord des feuilles ). bot. ph. — G. de la famille des Myrsinacées, formé par Gaertner, et sy- OOD. du g. Ardisia de Swartz, Voy. ce mot. (CL.)

ANGUILLE. Anguilla {anguilla, nom du môme poisson chez les Latins), poiss. — Poisson connu de tout le monde, abondant presque h l'excès dans les rivières , les lacs et les étangs de toute l'Europe, quoiqu'il paraisse moins commun vers le Nord;

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ce qui doit faire penser que l'Anguille craint le froid. Quelques unes de ses habitudes s'expliquent aussi par la crainte du froid. Ce poisson a le corps allongé, arrondi vers la poitrine et comprimé vers la queue. Cette partie du corps est entourée par les trois nageoires verticales, réunies entre elles; la dorsale n'avance pas sur le dos jusqu'à la région des pectorales, qui sonl les seules nageoires paires du poisson; car il n'a pas de ventrales. Les nageoires de la poitrine sont petites, et insérées au dessus de j la fente verticale des ouïes. L'ouverture des branchies est réduite' à leur simple fente , parce que la membrane branchiostège, soutenue par rayons, est attachée tout autour du cou. L'appareil operculaire est composé des quatre pièces qui se retrouvent dans le plus grand nombre des poissons osseux , savoir : l'opercule , le sous - opercule , le préopercule et l'interopercule. Il y a des , dents sur les mâchoires , sur les palatins et , sur le vomer. La peau est enduite d'une 1 mucosité abondante , sécrétée par des glandes ouvertes le long de la Ugne latérale. Cette mucosité recouvre les écailles petites , obj longues, très nombreuses, et très fortement attachées au derme. La peau a, d'ailleurs, une forte ténacité qui la fait employer dans plusieurs arts. Elle est très adhérente aux muscles qui ont des fibres courtes, retenues par un tissu cellulaire très dense , et dont les mailles sont remplies d'une graisse huileuse abondante. L'estomac est un long culde-sac , et est suivi d'un intestin qui n'est pas très long. Le foie est épais , de couleur fauve ou jaunâtre, et n'a qu'un seul lobe situé en travers sous l'œsophage. La vésicule du fiel est grande; la rate est noirâtre. Il y a une grande vessie natatoire , pourvue de corps rouges glanduleux très gros; elle communique avec l'intestin. Les reins sont longs et gras, et versent l'urine dans une vessie urinaire allongée , qui s'ouvre derrière l'anus par un trou rond, facile à trouver. Entre le canal intestinal cl la vessie aérienne flottent, dans l'abdomen , deux rubans oblongs, plissés comme une fraise, qui ne paraissent, au premier aspect, être qu'un épiploon trèsgras, ce qui les a fait souvent nommer les corps graisseux. Ce sont les arnnexee des organes génitaux.

On trouve l'albumine des œufs attachée à

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ces membranes; car j'ai fait bouillir dans l'éther des portions de ces corps graisseux , et j'ai trouvé au fond du tube et du verre des globules durcis, non dissous dans Tcther à chaud; ces globules n'étaient donc pas formés dégraisse seule, mais d'albumine. D'ailleurs, les organes représentés par Richard Owcn , et indiqués par plusieurs auteurs comme les organes génitaux de l'anguille , ont encore besoin d'être étudiés avec soin , et l'on est loin d'en avoir une connaissance anatomique parfaite.

Le cœur lymphatique, organe curieux dont on doit la découverte au célèbre professeur Millier de Berlin, a été observé pour la première fois sur l'Anguille par 31. Marshall Hall, et on en trouve une figure dans l'ouvrage de M. Yarell. Le docteur Marshall Hall, en poursuivant ses recherches sur la circulation dans les Reptiles et les Poissons , a vu , en 1S31 , ce sac doué de pulsations près de la queue de l'Anguille. II est situé à la fin de la veine caudale du poisson. M. Millier n'a pu voir de pareils organes chez les Mammifères et les Oiseaux , et M. Richard Owcn pense mùme que les cœurs lymphatiques remplacent, dans les dernières classes, les valvules qui n'existent en grand nombre que dans les deux premières classes de Vertébrés. Il était donc nécessaire qu'il y eût dans les Reptiles et les Poissons un agent pour diriger et exciter le mouvement de la lymphe chez ces animaux , tandis que les valvules des vaisseaux lymphatiques des Mammifères et des Oiseaux impriment à la lymphe un courant intermittent et une direction bien déterminée.

Les eaux douces de l'Europe nourrissent plusieurs esp. d'Anguilles , désignées depuis très long-temps sous leurs différents noms vulgaires, soit dans Lacépède; soit déjà dan-s Pennaiit. J'ai fait à leur sujet de nombreuses recherches , et les observations que j'ai communiquées à M. Cuvier lui ont fourni des matériaux pour établir les distinctions dont il a exprimé les caract. dans la seconde édition du Règne animal. Depuis , M.

Yarell a donné, dans son ouvrage sur les Poissons d'Angleterre, d'excellentes figures de trois de nos espèces. Cependant j'ai lieu de penser que quelques unes des différences appréciées entre les nombreux individus d'Anguilles soumis à nos observations , et que Ton a considérées comme des caract.

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