‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 110 sur 129 · TE. (M. E · texte numérisé non relu

TE. (M. E

* ANISORAMPHUS (avises, dissemblable; pà/j.-Jo; , aigrette; à aigrette dissemblable ). «OT. PU. — M. De Candolle a formé ce g. pour une plante du Cap , appartenant à la famille des Composées, tribu des Chicoracécs. Les caract. en sont • Capitule multillorc. Involucre caliculé , à folioles imbriquées , linéaires; les extérieures courtes,

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presque disposées sur deux rangées, ainsi que les intérieures , qui sont plus longues. Réceptacle dépourvu de paillettes. Fruits oblongs , comprimés , striés ; les extérieurs terminés par un rostre plus court que ceux de l'intérieur; l'aigrette poilue, multisériée, de couleur jaunâtre. — Cette plante a le port d'un Hieraciumou d'un Hippochœris.

La tige , presque nue , porte au sommet environ 3 capitules, dont les folioles sont couvertes de poils noirs et raides ; les fleurons sont jaunes. (J. D.)

*ANlSOSCELlS («vtTo-:, inégal ; cxs/o,- , jambe). i>s. —Genre de la famille des Coréens, de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroptères, établi par Latrcille, confondu d'abord avec les Lygœus par Fabricius , et adopté maintenant avec de plus ou moins grandes modifications par tous les entomologistes. Tel que nous l'avons considéré (Hist. des anim. articuL), les caract. essentiels de ce g. peuvent être résumés ainsi : Corps élancé. Antennes très longues , fort grêles , filiformes dans toute leur étendue , n'ayant aucun article plus élargi que les autres, et le dernier plus long que les précédents et terminé en pointe. Prolhorax ayant ses angles postérieurs aigus. Pattes longues, avec les jambes postérieures ordinairement munies d'expansions membraneuses plus ou moins considérables.

Le D"^ Burmeister (/rand&. derEntom.) a restreint le g. Anisoscelis aux esp. qui, présentant les caract. que nous avons énoncés, ont une tête un peu triangulaire et légèrement avancée entre les antennes, tandis qu'il forme un g. Diactor avec celles qui ont une tête plus arrondie. Enfin M. Spinola (^ Essai sur les Hémipt. hétéropt. ), poussant plus loin la restriction , ne comprend parmi les Anisoscelis que les esp. dont les cuisses postérieures sont renflées , et les jambes pourvues d'une expansion foliacée , plane.

Toutes les esp. d'Ânisoscelis sont propres aux pays chauds , et , à peu d'exceptions près , à l'Amérique méridionale. Kllcs ont généralement une taille assez grande , et plusieurs des couleurs très vives. Leur nombre peut être porté maintenant à une soixantaine, en énumérant tant les espèces décrites par les auteurs que celles qui n'ont pas encore été signalées et ne sont connues (!ue

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dans les collections ; mais , si l'on adopte le g. Diactor, ce nombre sera réduit de près de moitié. Les esp. types pour tous les auteurs sont les A. phyJlopus Linn., A. gonagra Fabr. , du Brésil; A. membranacea Fabr., d'Afrique, etc. (Bl.)

* ANISOSCÉLITES ( «vt.o?, inégal; c/î/oi, jambe ). ins. — M. Laporte employa le premier cette dénomination {Essai (Vune cl. syst. des Hém. ) pour désigner sa septième famille des Hémiptères hétéroptères , ayant pour type le g. Anisoscelis, et renfermant en outre douze autres g. M. Burmeistcr (Handb. der Entom.) réunit les Anisosce'itïes avec les Coréites de M. Laporte, et n'en forma qu'une seule sous-famille sous le nom de Coréides. Cet exemple fut suivi par M. Brullé ( Hist. des Ins. ) , qui modifia seulement la dénomination de Coréodes en celle de Coréens, que nous avons adoptée ( Hist. des anim. art. ) , en divisant la famille en deux groupes , les Coréites et les Anisoscélites. M. Spinola [Essai sur les Hémipt. héter. ) regarde les Anisoscélites comme une famille distincte, et leur adjoint plusieurs g. que la plupart des auteurs placent parmi les Coréties.Foy. CORÉIDES. (Bl.)

*AiVISOSCÉLOIDES ( à-^t.oi, inégal ; c/.é'/.oi , jambe ; «cTo; , semblable ). I^s. — M. Spinola forme sous ce nom une sousfamille comprenant le g. Astonima et quelques autres g. de la famille des Lygéens , dont les esp. sont privées d'ocelles. Koî/.

ASTEMMITKS et LYGÉENS. (Bl.)

* AI\ISOSClADIUM,DC.(5vc'70î, inégal ; u/.ià'Tio-j , ombelle ). bot. ph. — Genre de la famille des Ombellifères, que son auteur 'place entre VOliveria et VEchinophora, et auquel il assigne pour caract. : Galice de§ fleurs marginales â lobes extérieurs très grands , ovales, foliacés; calice des fleurs centrales a lobes extérieurs raides, mucroiiiformes; lobes intérieurs ( des calices de toutes les fleurs ) nuls ou dentiformes. Corolle très irrégulière ; les pétales extérieurs très grands, obcordiformcs- blB- .des; les pétales intérieurs minimes. Styles coniques, raides, presque dressés, accrescents. Fruit pubérulé , oblong, cylindracé, couronné du limbe caliiinal et des styles. Méricarpes semi- cylindriques (l'un d'eux souvent abortif ) , à 3 côtes très obtuses ; bandelettes C nulles sur la commissure) brunes,

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solitaires dans chaque vallécule. Périsperme involutc. (DG. Mém. V , p. 63 , tab. 15.) — Herbe à racine simple; tiges diffuses, raides, dichotomcs; feuilles pétiolées, pennées ; folioles pennatiQdes ; involucre 4- ou 5-phylle , à folioles oblongues , anisomètres, Gnalcmcnt suhspinescentcs; involucelles de 4 ou 5 folioles elliptiques, persistantes, anisomètres; fleurs blanches, sessiles, au nombre de 7 à 10 par ombcllule. — Ce genre est fondé sur une seule espèce, trouvée par Olivier entre Bagdad et Alep. (Sp.)

* AÎVISOSÏÉMOIVES. Anisostemones {u.-jiGOi, inégal ; (7r;:y.u.v , 01 , filament), bot. PU. — On applique cette épithètc aux fleurs dont les ctamines ne sont pas en nombre égal à celui des pétales libres ou soudés. C'est le cas de beaucoup de Dipsacécs.

* ANÏSOSTICTA («v(to,- , inégal ; rU- TOi, ponctué). iJis. — Genre de Coléoptères, de la section des Trimères, établi par M. Chevrolat aux dépens du g. Coccinella de Fabricius , dont il diffère par un corps ovale et étroit , au lieu d'être hémisphérique ; par le dernier article des tarses, plus long , et par les crochets, qui sont simples , plus grands, et recourbés en dessous. M. Dejcan , qui a adopté ce genre dans son dernier Catalogue, y rapporte six espèces, dont quatre d'Amérique et deux d'Europe. Nous citerons parmi les premières la Cocc. lO-maculata de Fabr. , qu'on rencontre dans toutes les contrées de l'Amérique , et parmi les secondes la Cocc. iQ-pimctata du même auteur : celle-ci se trouve aux environs de Paris. (D.)

*ANISOSTICTE,Bartl. (««(«., inégal, T£/.To-:, ponctué ). bot. m. — Synon. ( suivant M. Endlicher) du g. Marila, Swartz, de la famille des Ternstrémiacées. (Sp.)

ANISOSTOME. BOT. PII. — Voyez

A^ilSOTOME. (C. L.)

*AXISOTARSUS(av(«î, inégal; r:<,^7o,-, tarse ). rss. — Genre de Coléoptères pcntamères, famille des Carabiques , établi par M, le baron Maximilien de Chaudoirpour y placer 2 espèces nouvelles du Mexique qu'il nomme l'une A.brevicoUis, et l'autre A. lœviusculus. Les caract. qu'il assigne à ce g. sont formulés trop longuement pour être rapportés ici dans leur entier. {Voy. son Mém. intit. : G. nouveaux et esp. nouvelles de Ca-

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rabiques, p. 41.) En résume, le g. dont il s'agit ne diffère , suivant M. Chevrolat , de celui que M. Dejean a créé sous la dénomination d^Anisodactylus que par la dent de réchancrure du menton; et des autres Harpaliens par la forme des tarses , qui le rapproche de ce même genre. (D.)

* ANISOTELUS («-a^os, inégal; réla, extrémité), iss. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Malacodermes , tribu des Lampyrides , établi par M. Ilope aux dépens du g. Téléphore des auteurs {CoIeopterisCs Manual , part. III, p. 141), mais sans indication de caractères. Il lui donne pour type une esp. inédite du Népaul , qu'il nomme A. lividus. (D.)

AIVISOTOME. Anisotoma («vtcro,-, inégal; -o;'.'i., section). I^s. — Genre de Coléoptères hétéromères, établi parKnock, et adopté par Illiger, Fabricius et M. Duméril. Ce dernier le range dans sa famille des Fongivores ou Mycétobies et le caractérise ainsi : Corps aplati en dessous, convexe et ovale en dessus; masse des antennes de cinq articles perfoliés, qui peuvent s'écarter et se rapprocher. M. Dejean , qui l'a également adopté, y rapporte, dans son dernier Catalogue, 25 espèces, dont !21 d'Europe et 4 de l'Amérique septentrionale. Nous citerons seulement, comme type du genre, V Anisotoma ferrugineum de Fabr. , qui se trouve principalement en Allemagne. Gyllenhal [Fauna suecica, app. ad syn.. 511-515) décrit 21 esp. d\in>sotomes , dont il faut dé- •luire les esp. rapportées aux Agathidies. Sturm en décrit 15, et en figure 8, propres à l'Allemagne.

Les Anisotomes avaient d'abord été confondus avec les Sphéridics, bien qu'ils en diffèrent par le nombre des articles des tarses ; par les antennes; par les parties de la bouche et par les habitudes. Latreille est le premier qui en ait formé un genre , auquel il a donné le nom de Léiodes ; mais celui A'' Ayiisotoma a prévalu, quoique postérieur. Vorj. néanmoins le mot léiodes pour les caract. génériques de Latreille. (D.)

* AJXISOTOME. Jmso<omMs(av(«;, inégal; -ou.-^i, section). «ot. — Dénomination appliquée au périanthe soit interne, soit externe , lorsque les divisions en sont alternativement inégales. (C. L.)

•AiMISOTOMIDES. Anisotomidœ (ivt-

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ïo;, inégal; TOfi-'n, section), nvs. — Nom d'une famille de Coléoptères établie par Slephcns , dans laquelle il réunit les DiapériO' les et les Érotylènos de Lalr , ainsi que les Sphaeridiides de Mac-Leay. Elle se compose des genres Tritoma , Phalacrus , Ephistemus, Léiodes, Agathidium, Clambus, Clypeaster, et deux autres genres innommés. (D.) ANISOTOMUS. BOT. — Voyez ani-

SOTOME. (C. L.

AIVISOTRICHIA ( «vt^o; , inégal ; Bpi^, poil; poils inégaux ). bot. ph. — Section du g. Albertinia {Voy. ce mot) , carao térisée par les fruits, dont la rangée externe de l'aigrette est de moitié plus courte que l'interne. (J. D.)

" ANISTIOPHORES. Anistiophori ( à priv.; «ircov, voile; ys^w, je porte ). mam.

— Ce nom été donné par Spix et Gray à une famille de Chauves-souris qui ne présentent aucun appendice sur le nez.

* AIVISUM, Adans. [anisum, nom de l'anis dans Pline. Voy. anis ). but. pu. — Double emploi du g. Pimpinella L. , ou , si Ton veut, section de ce g. , caractérisée par des fruits pubérules. (Sp.)

ANISUS ,«v£aoî, inégal), evs. —M. Dejean , dans son avant-dernier Catalogue, avait désigné sous ce nom un g. de Coléoptères tétramères, famille desCurculionites, fondé sur une seule espèce du cap de Bonne-Espérance nommée par lui Auricitlatus; mais, dans son dernier Catalogue, il place cette espèce dans le g. Hipporhinus de Schoenherr. Voy. ce mot. (D.)

* ANIXI A (avc(?(5 , ouverture), bot. cr.

— Ce genre appartient à la tribu des Champignons rhizogonés de l'ordre des Périsporés de Fries. Il est caractérisé par un peridium d'abord charnu entièrement, puis creux et s'ouvrantau sonniict; sa substance intérieure est d'une consistance molle, presque gélatineuse et parsemée de spores simples. VA. villosa, seule espèce connue jusqu'à ce jour, a été trouvée, en septembre, sur la terre recouverte de feuilles. Ses peridium, qui atteignent jusqu'à un demi-pouce de haut, sont plus ou moins rapprochés les uns des autres, difformes, oblongs, sessiles , ou presque pédicules, recouverts d'un duvet blanc, et fixés à la terre par des fibrilles qui res-

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semblent à de petites racines. Le Sclerotium radicatum de Tode ( Fung. Meck.

Fasc, 1, tab. 1, fig. 8 ), que M. Fries a cru devoir rapporter à ce genre , mais avec doute, sous le nom d'Jl. glabrata, en donne une idée assez juste. ( LÉv. )

ANKENDA (nom vernacuiaire), Hermann. bot. pu. — Synon. du g. Acronychia , Forst. ( famille des Zanthoxylécs). (Sp.)

* ANKÉRITE. MIN. —Nom donné par ilaidinger , en Tlionneur du prof. Anker de Gratz , à un minéral de Styric, nommé aussi Rohwand , et Fer spalhique blanc , et qui est un mélange cristallisé de carbonate de chaux et de carbonate de fer. Voy. Carbonates. (Del.)

ANKYLOSE. Ankylosis {Ayy.vlui^n; de «yx-j/oj, courbé). A^AT. — On désigne, par ce mot , l'état qui résulte de la diminution ou de l'impossibilité absolue des mouvements d'une articulation naturellement mobile. Oette maladie est ainsi appelée, parce que le membre qui en est atteint reste ordinairement fléchi. (C. d'O.)

ANNEAU ( annulns , anneau ). moll.

— Nom vulgaire d'une petite esp. très commune de Porcelaine, Cyprœaannulus. Voy.

porcelaine. (Desh.)

ANNEAU. Annulus, {bot. — Dans les plantes cryptogames, ce mot sert à distinguer trois organes très différents, suivant les familles auxquelles on l'applique. Dans les Mousses, il désigne un rebord saillant et quelquefois crénelé , qui garnit l'orifice de l'urne. Dans les Fougères , on a nommé ainsi un anneau ou bourrelet qui entoure le plus souvent leurs capsules , et qui , jouissant d'une grande élasticité, facilite leur rupture et la dispersion des graines. Enfin , dans les Champignons , on nomme anneau , collier ou collet , la collerette membraneuse qui entoure le pédicule de beaucoup d'Agarics et de certains Bolets. (C. D'O.)

ANNEAUX. Annuli. anim. articul.

— Cette dénomination est employée en Entomologie pour désigner l'assemblage de plusieurs pièces constituant les parties qui composent , par leur réunion , l'enveloppe extérieure des Animaux articulés. Dans l'origine , ce nom s'étendait aux pièces qui entrent dans la composition des antennes et

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des pattes; mais, depuis , le nom d'Articles [Voy. ce mot) a été adopté pour ces pièces, et celui d''Anneaux a été réservé pour les parties du corps, parties non pas simples, mais toujours composées de plusieurs pièces constituant deux arceaux, l'un supérieur, l'autre inférieur, entièrement joints entre eux ou quelquefois même complètement soudés, de manière à former des cercles plus ou moins parfaits. Ainsi défini , l'Anneau ne peut plus être confondu sous les noms de Segments , (Wirceaux , d'Articulations , qui ont une acception diflerente et plus restreinte. Voy. ces mots.

On peut étudier les Anneaux dans leur composition, leur forme, leur consistance. Dans les Annélides, les Myriapodes, tels que les Jules, les Scolopendres, etc., les Anneaux sont semblables entre eux ou à très peu de cnose près , quant à la forme et à la consistance, dans toute la longueur du corps, et ils représentent alors des cercles plus parfaits. Il en est de même dans la plupart des Larves. Mais, dans les Insectes parfaits, les Anneaux sont nettement séparés en trois groupes constituant une tète, un thorax et un abdomen {Voy. chacun de ces mots). Alors chez ceux-ci le développement de plusieurs Anneaux est plus grand en raison du plus grand nombre d'appendices qu'ils supportent. C'est ainsi que le mésothorax ou second anneau du thorax , qui supporte la première paire d'ailes et une paire de pattes, offre une plus grande quantité de pièces distinctes et bien développées que les Anneaux plus simples, où elles sont soudées entre elles, comme dans le prolhorax , qui ne supporte pas d'ailes , et surtout dans les Anneaux de l'abdomen, qui ne supportent ni ailes ni pattes. Dans les Crustacés et le»' Arachnides, aucun Anneau ne supportant d'ailes , il en résulte une plus grande simplicité que. dans ceux du thorax des Insectes ailés, et, chez la plupart, on ne distingue que deux groupes d'Anneaux , car la tète et le thorax se confondent ensemble. Les points de jonction entre les Anneaux reçoivent le nom d'Articulations. Voy. ce mot. (BL.)

ANNELÉS. Annulata {annulus, anneau). zooL. — Mac-Lcay a donné ce nom à une division du Règne animal, comprenanl les Animaux articulés , dont le corps

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esi composé d'Anneaux unis les uns aux autres. (C. D'O.)

ANNÉLIDAIRES. Ânnelidariœ (xVnnélides, classe d'animaux). a>>f.l. — M, de Blainville a quelquefois nommé ainsi , ou mieux Subannélidaires, c'est-à-dire ressemblant aux Annélides, une partie des Vers apodes comprenant les Borlases, Planaires, Douves et Tœnoides. (P. G.)

AJVIVÉLIDES. Annulosa, Annélides {annellus, petit anneau). Ai'rvÉL. — {Zool.) Lamarck, auquel on doit la création du mol dont il est ici question, s'exprime ainsi sur la classe d'animaux auxquels il l'applique:

«M. Cuvier, nous ayant fait connaître les faits d'organisation qui concernent la Sangsue , les Néréides , l'animal des Serpules , etc., assigna à ces animaux le nom de Vers à sang rouge ; mais, reconnaissant la nécessité de les écarter considérablement des Vers, et de leur assigner un rang plus élevé qu'aux Insectes , j'en formai de suite une classe particulière que je présentai dans mes cours , à laquelle je donnai le nom d''Amié- Udes , que je plaçai à la suite des Crustacés , et dont je n'eus occasion de consigner les déterminations, par l'impression, que dans VExtrait de mon cours, qui parut en 1812. »

«Pour les mettre en ligne dans la série, nous avons trouvé, dit encore Lamarck dans un autre passage de son Hist. des animaux sans vertèbres, des motifs qui nous autorisent à les placer après les Crustaciés , quoiqu'ils interrompent les rapports que ces derniers ont avec les cirrhipèdes, parce qu'il eiit été très inconvenable de les ranger ailleors. »

D'après le même naturaliste, la classe des Annélides a pour caractères dislinctifs :

Animaux mollasses , allongés , vermiformes, nus ou habitant dans des tubes ; ayant le corps muni, soit de segments , soit de rides transverses ; souvent sans tète , sans yeux et sans antennes ; dépourvus de pattes articulées ; mais la plupart ayant , à leur place, des maemlons sétifères rétractiles, disposés par rangées latérales. Bouche subtermmale, soit simple, orbiculaire ou labiée , soit en trompe souvent maxillifère. Une moelle longitudinale noueuse et des nerfs pour le sentiment et le mouvement ; le sang rouge, circulant par des artères et des veines. Respiration nar des branchies ,

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soit internes, soit externes , quelquefois iuconnues.

Ces animaux sont ainsi partagés en trois ordres : 1" Annélides apodes, les Hirudinées et les Échiuridées; 2" Annélides anlennées, lesAphrodiles, Néréides, Eunileset Amphinomcs ; 5" Annélides sédentaires , les Dentalées et Maldanies, Amphitritées et Serpulées.

G. Cuvier accepte , dans son ouvrage sur le Régne animal, le nom d' Annélides donné par Lamarck à ses Vers à sang rouge, et il fait remarquer que c'est lui qui , en 1802, a établi (( cette classe, en la distinguant par la » couleur de son sang et d'autres attributs.»

Pour Cuvier, les Annélides formant la première classe des animaux articulés , entre eux et les Vers intestinaux, qu'on leur associait en tout ou en partie dans la Classification de Linné , de Bruguière, etc. , sont : les Crustacés , les Arachnides , les Insectes et les Echinodermes; mais celte séparation des Annélides et des A'ers inférieurs n'a pas ici le même inconvénient que dans le système de Lamarck, Cuvier ne pensant pas, comme celui-ci, que le règne animal puisse être classé sérialcment.

Plusieurs naturalistes ont adopté cette distinction tranchée entre les Annélides et les Vers, et parmi eux nous citerons M. Savigny [Syst. des Annélides), dont les beaux travaux n'avancèrent pas moins la Connaissance des organes extérieurs des Annélides que ceux de Pallaset de Cuvier l'appréciation de leurs organes intérieurs. Toutefois de nouvelles recherches ont du ramener les naturalistes aux idées bien des fois critiquées de Linné et de Bruguière, et elles leur ont d'ailleurs donné la précision et la régularité qui leur manquaient à cette époque de la science helminlhologique. Quelques espèces qu'on plaçait à tort parmi les Annélides en ont été distraites.

Les Vers intestinaux et extérieurs ont été mieux connus , et de nouveaux liens sont venus les unir aux Annélides et former des uns et des autres une véritable série partielle dont la place est certainement au dernier rang de la catégorie des Animaux articulés. Il nous serait donc impossible , en parlant isolément des Annélides, de faire j comprendre leurs affinités avec les Ento- ' zoaires et les autres animaux réunis par La-

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marck et Cuvier sous le nom de Vers ; aussi n'avons-nous rapporté au sujet des Annélides qu'un abrogé de ce qu'ont dit les auteurs sur celle classe. Les Annélides, qu'on a voulu séparer des Vers, ne paraissent en effet que les premiers termes d'une série que les Borlases, les Planaires, les Intestinaux, etc., continuent par degrés ;\ peine distincts les uns des autres, et il paraît préférable de traiter de tous ces animaux en même temps. Cette seconde manière de voir est celle à laquelle M. de Blainville s'était depuis longtemps arrôlc dans ses ouvrages; et, comme nous le verrons en détail à l'article ters de ce Dictionnaire, plusieurs naturalistes qui avaient eu , comme les deux hommes célèbres que nous avons cités antérieurement , une autre opinion, professent actuellement celle-ci, et ils l'ont même renforcée par de nouvelles preuves que nous aurons soin de rappeler.

Alors on conserve assez souvent encore le nom d'Annélides, et la classe d'animaux à laquelle il se trouve appliqué reste avec la même circonscription que pour Lamarck etCuvier ; mais ses rapports naturels sont appréciés d'une manière plus convenable. C'est ce que fait M. Wilne-Edwards. M. de Blainville donne au contraire au groupe des Annélides séligères la valeur classique : ce sont ses Entomozoaires chétopodes; et les Sangsues ou Annélides apodes des auteurs rentrent dans la même classe que les Vers intestinaux sous le nom d'Apodes; celui d'Annélides n'a pas d'emploi dans cette classification.

* ANNESLETA, Wallich [Plant, asiat rar., t. I, p. 5, lab. 5 (lord G. Annesly). bot PH. — Genre de la famille des Ternslrémia cées, auquel son auteur assigne pour carac lères : Calice 2-bracléolé, à tube très court, adhérent à la base de l'ovaire; limbe 5-parti à segments inégaux, imbriqués. Corolle 5fide, à lobes pointus, imbriqués, connivents, opposés aux segments calicinaux. Étamines très nombreuses, 2-sériées, incluses, insérées sur un disque périgyne; filets très courts; anthères basifixes, introrses, innées, 2-tbèques, linéaires, cuspidées, longitudinatement déhiscentes. Ovaire semi-infère , 5 loculaire; ovules très nombreux, campylotro. pes, suspendus au sommet de l'angle interne des loges. Style indivisé, terminé par 3 stig-

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mates subulés. Baie presque sèche, subglo» buleuse, 3-loculaire, couronnée du limbe calicinal. Graines par avorlement solitaires ou géminées dans chaque loge, suspendues, ployées en forme de fer à cheval, apérispermées, recouvertes d'un arille charnu; test chartacé, luisant. Embryon cylindracé, courbé conformément à la graine ; radicule et sommet des cotylédons supères. — Ce g. n'est fondé que sur une seule esp. [A. fragrans, Wall., l. c). C'est un arbre indigène du Martaban ; ses feuilles sont alternes , courtement pétiolées, lancéolées, subcoriaces, très entières, non stipulées; les fleurs sont axillaires, solitaires, très longuement pédonculées , odorantes, blanchâtres.

* ANNESLEIA, Salisb. (lord G. Annesly). BOT. PH. — Syn. du g. Inga, Plum., de la famille des Légumineuses (Mimosées).

(Sp.)

ANWESLIA, Andr. (lord G. Annesly).

BOT. pn. — Syn. du g. Euryale, Salisb.,

de la famille des Nymphéacées. (Sp.)

* Ai\lVESORIIIZA,Cham.et Schlecht.

[Linnœa, 1826, p. 398) (i<vvvicrou, aneth; /itÇ«, racine), bot. ph. — Genre de la famille des Ombellifères. auquel ses auteurs assignent les caract. suivants : Limbe calicinal marginiforme, 5-denté , persistant. Pétales elliptiques, acuminés, à pointe infléchie. Styles réfléchis après la floraison. Péricarpe prismatique-5-gone, couronné parles styles et par le limbe calicinal. Méricarpes convexes au dos, dissemblables : l'un 3-ptère (la côte carénale et les côtes marginales ailées ; les côtes intermédiaires filiformes ) ; l'autre 4-ptère ( la côte carénale filiforme ; les 4 autres côtes ailées ). Bandelettes solitaires dans chaque vallécule , géminées sur la commissure, qui est plane. Carpophore 2-parti. — Ce g. , voisin des OEnanthes , n'est fondé que sur une seule espèce , laquelle croît au Cap de Bonne-Espérance. C'est une herbe à ra cine fusiforme ( ayant une odeur d'anis); à tige dressée, garnie de feuilles squammiformes; à ombelles 12-15-radiées, munies d'involucre et d'involucelles polyphyllcs.

(Sp.) ANNUEL , LE. Ânnuus, a {annus, année), bot. — Se dit (îes plantes qui parcourent toute leur période végétative dans le cours d'un an , depuis leur germination

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jusqu'à leur fructiûcalion, après laquelle elles périssent. C'est l'opposé de vivace. (C. L.) AATVULAIRE {annulus, anneau), iivs.

— Mouiret nomme ainsi la chenille du Bombyx neustria, vulgairement appelée Livrée. (D.)

* ANXULAIRE. Annularia [annulus , anneau), moll. — M. Schumacher, dans son Essai d'une classification des Coquilles, confondant le Turbo elatius de Linné avec les Cyclosfomes, fait pour le Cyclostoma volvutus et quelques autres espèces un g. Annulaire que Ton ne saurait adopter, mais qui donne la preuve que l'auteur dont nous parlons avait mal compris plusieurs parties importantes de la classiflcalion de Lamarck. Voy. cyclostome. (Desh.)

* ANIVULIIVE ( annulus, anneau).

BOT. CR. — Quelques espèces de Conferves avaient été désignées sous ce nom par MM. Link et Léon Leclerc. (CM.)

AIVNULOSA. AM\ÉL. — Synon. latin

d'A>:>(ÉLlDES. (C. D'O.)

AIVIVULUS BOT. — Synon. latin d'A!V- ^EAlI. (C. L.)

ANIVUMBI. Annumbius. ois. — Nom donné par Azara ù deux espèces d'Oiseaux du Paraguay, remarquables par la grandeur de leur nid, et dont nous avons fait un sous-genre de notre genre Anabate. Voy.

<--e mot. (Lafr.)

AMiXlIUS, A. BOT. — Voyez a>-

^■l'KL. (C. L.)

ANOA. MAM. — Genre d'ANTiLoi'E.

Voyez ce mot. (C. d'O.)

AiXOBIUi^l (xvî-j,sans; £!o;,vie. Ces

Insectes contrefont les morts quand on

les surprend), iivs. — Voyez Vkillette.

ANOCARPUM, De Cand. (Sys<., t. II,

p. '■ni , sub Diplotaxi ) ( xvco, en dessus ;

xot/STos, fruit). BOT. pji.— Section du g.

Diplotaxis, famille des Crucifères. Suivant

M. De CandoUe, elle oITre pour caract. difl'é-

rentiels : Style conique , comprimé , asper-

me, ou 1-2-spermc à la base; stigmate bi-

lobé. Silique ( le plus souvent non-stipitée )

dressée. (Sp.)

AIVODA, Cavan. (à priv.; v euph.; ôsVî,

route ; sans suture apparente ). bot. pu.

— Genre de la famille des Malvacées, dont

M.Runth [in Humb. etBonpl., jYoi'. Gcn.

et Spec, l. V, p. 265) a limité les caractères

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comme il suit : Calice écaliculé , 5-fide. Pétales 5, obovales, étalés lors de l'épanouissement ; onglets adnés à la base de l'androphore. Androphore à partie inférieure ventrue , recouvrant Tovaire, et à partie supérieure columnaire, couronnée '''une touffe de filets très nombreux, filiformes; anthères rénifcrnies, bivalves. Ovaire non stipité, multiloculaire. Ovules solitaires dans chaque loge , appendants , attachés à l'angle interne. Styles en môme nombre que les loges, filiformes soudés par la base, terminés chacun par un stigmate capitellé. Péricarpe orbiculaire, déprimé, composé d'un nombre indéfini de coques cohérentes, 1-spermes, radiantes, mutiques, oucuspidées au sommet, irrégulièrement ruptiles, sans se désunir entre elles. Graines subréniformes, appendantes, à hile situé dans Péchancru c; tégument crustacé. Périspermc très mince, mucilagineux étant humecté. Embryon courbé conformément à la graine ; cotylédons foliacés, plissés ; radicule supère. — Herbes annuelles (indigènes du Mexique) Feuilles hastiformestrilobées ou anguleuses , alternes , longuement pétiolécs; stipules latérales, géminées. Pédoncules axillaires , solitaires, 1-flores. Corolle jaune , ou pourpre , ou violette. — VA. hastata, Cavan., est cultivée comme plante de parterre. On connaît 5 ou 6 autres esp. , dont plusieurs se font aussi remarquer par des Heurs élégantes. . (Sp.)

AA'ODESIS (av^, en dessus ; v^t^j , ligament ). rvs. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Mélasomes, établi par M. Solier {An. Soc. enl. de Fr., 1834, t. III, p. 594 ) aux dépens du g. Erodiu de Fabr., dont il se distingue, suivant lui, par les caract. ci-après : Menton convexe en dehors , comme gibbeux . et sans strie ni sillon longitudinal. Yeux très courts , très larges et fortement transverses, filiformes , et point saillants ; ils se prolongent d'une manière très notable en dessous du bord latéral de la tète. Cuisses minces, cylindriques à leur base , fortement renflées en massue à leur extrémité et non comprimées , et subliliformes comme dans les Erodius; les cils des antérieures sont plus courts et plus épineux. Dessus du tergum du prolhorax presque tronqué à sa base; les angles postérieurs non prolongés en arrière. Corps peu convexe en dessus, moins ovalaire , presque filifoi-

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IDC , brusquement arrondi à rextréraité pos- 1 térieure.

M. Dejcan n'a pas trouvé ce g. assez caractérisé pour l'adopter , et il en a réuni la seule espèce sur laquelle il est fondé {Anod. Cleryi , originaire du Sénégal ) au g. JSrodiMsdeFabricius. Voy. ce mot, (D.)

=* ANOnOCIlEILUS ( àpriv.; v euph.; oVoù?, (lent; x«^'^?, lèvre ). iss. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Hydrocauthares , tribu des Haliplldes , établi par M. Babiiigton , d'après une esp, de Rio-Janciro , qu'il nomme A. maculatus. — Ce genre ne nous est connu que par l'indication qu'en donne M. Hope dans son ouvrage intitulé : Uope's ColeopterisCs Manual, part. ir, p. 132. (D.)

ANODON (^vo-;ou„ cvroî, édenté]. moll.

— Dans son Traité de Zoologie, M. Oken préfère ce nom grec à celui A''Anodonta consacré depuis long-temps au g. Anodonte de Bruguière et de Lamarck. Voy. amo-

BOPITB et MULETTE. (DES«.)

AIVODOiMTE. Anodonta (àvocfcu?, ov-

To'e,édenté). moll. — Ce genre a été créé par Bruguière dans V Encyclopédie Méthodique lorsqu'il coordonna les planches de cet ouvrage. Ce savant conchyliologue étant mort sans avoir achevé le texte de ce grand ouvrage, ce fut Lamarck qui , le premier, détermina rigoureusement les limites du g., et le caractérisa dans le premier tableau systématique de conchyliologie qu'il publia en J799 dans les Mémoires de la Société d'' Histoire naturelle de Paris. A l'époque où le genre Anodonte fut créé, il pouvait être maintenu sans difficulté dans la méthode ; mais depuis que de nombreuses observations sont venues successivement enrichir la science ; depuis que le nombre des espèces s'est accru dans ce g., aussi bien que dans les Miilettes , de la manière la plus inattendue, toutes les personnes qui se sont occupées de conchyliologie se sont aperçues que les Anodontes et les aïulettes se liaient par les nuances les plus insensibles, et que, par l'étude seule des coquilles , il était impossible de déterminer d'une manière rationnelle la limite des deux genres. Mais il fut bien plus impossible encore de déterminer cette limite lorsque l'on sut enfin que les animaux des Anodontes ne diflèrent en rien de ceux des Mulettes ; et, dès lors , il

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fallut convenir que, pour le? deux g. que nous venons de mentionner , les caractères de la charnière ne sont de nulle valeur. Les espèces qui ont cette partie le plus fortement articulée ne dill'èrent en rien, quant à l'animal, des espèces qui ont la charnière simple et sans dents. On con(;oit, d'après cela, qu'il est nécessaire de rassembler en un seul genre les Anodontes et les Mulettes , et nous verrons, en traitant de ce der< nier , qu'il faudra y réunir aussi les Hyris et les Castallies de Lamarck. Voy. mdlet-

TE { DESII. )

ANODONTE A, DC. {Syst. II, p. 517,

suh Alysso) («vco, en dessus; ôvVjj, ovro;,

dent). BOT. PH. — Syn. du s. -g. Aurinia,

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