‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 109 sur 129 · DUVERNOY · texte numérisé non relu

DUVERNOY

ANIMALCULES. Ânimalculi ( petits animaux). — Expression à employer au sens figuré, dans le langage zoologique, pour indiquer des animaux très petits dont l'organisation et souvent même l'individualité ne sont pas bien distinctes , mais dont cependant l'animalité est aussi réelle que pour les animaux plus parfaits. (DuJ.)

ANIMAUX DOMESTIQUES. ZOOL.

— L'homme a réussi à dompter et à soumettre à sa volonté un certain nombre de Mammifères, d'Oiseaux, etc.. qui habitent avec lui, et que, par cette raison, on appelle domestiques.

(1) Voir, sur k sujet de cet article • i° la Comparaison des Jnimaux et des yégélaux , formant le sujet du chapitre j^' de V/Iisloire de* Jnimaux, par Buffon ; a» les pages I0-4G du t. !"■ du liègne animal de G. Cuvier, Paris, 18:29; 5° ei surtout, pour Ihistoirc de Ja science, le Trailt complet de la physiologie de l'homme, par M. F. Tiedemann, traduit de l'allemand (t. 1, Paris , 1831 ) , comprenant la Phytiologie générale et comparée.

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L'Histoire naturelle des Animaux domestiques est intimement liée à celle de l'espèce humaine; elle comprend plusieurs questions importantes sur le nombre et la détermination des espèces domestiques ; sur les espèces sauvages auxquelles elles se rapportent ; sur les différences dans la taille , les téguments, les habitudes, etc., etc., que l'influence de l'homme a produites sur les espèces sauvages en les rendant domestiques; sur les dispositions instinctives que les premières doivent avoir pour devenir domestiques, ou comme condition essentielle de leur domestication. Nous en traiterons au aiOt SOCIABILITÉ.

(DCVERNOY.)

ANIMAUX HIBERIVAIV TS. zool.

— On nomme ainsi les animaux qui passent l'hiver engourdis et dans un sommeil plus ou moins profond , qui s'appelle léthargique lorsqu'il est porté au degré le plus fort. Tels sont , entre autres , parmi les Mammifères , les Ours, qui ne paraissent s'engourdir qu'à un faible degré; les Chauves-souris de nos climats, les Marmottes, les Loirs, etc.

Les animaux ainsi engourdis durant la saison froide présentent , dans leur circulation, dans leur respiration, dans leur chaleur propre , etc. , des modifications très remarquables, que nous ferons connaître à l'article sommeil d'hiver. Voy. ce mot.

(Duv.)

ANIMAUX A SANG BLANC , ANIMAUX A SANG ROUGE, zool.

— M. Cuvier s'est servi de ces deux dénominations dans ses premiers Mémoires de Classification , qui datent de 1795, et dans son Tableau élémentaire de Vhistoire naturelle des Animaux, imprimé à Paris en 1707. Elles répondent aux deux grandes divisions du Règne ammai désignées plus tard sous les noms d'Animaux sans vertèbres et (T Animaux vertébrés.

Ces deux dernières dénominations prévalurent, surtout après la découverte que fit M. Cuvier en 1801 , et qu'il communiqua à l'Institut en décembre de celte même année {Bulletin des sciences , messidor an 10, 11" G4) , que le sang de la plupart des Vers articulés a aussi la couleur rouge.

Cette découverte détermina M. Cuvier à faire une classe à part des Vers à sang rou-

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ge, et à les séparer des Vers intestins ou intestinaux.

Dix années plus tard , Lamarck désigna cette même classe sous le nom d''Annélides {Voy. ce mot). La faible coloration en rouge, ou même la limpidité séreuse du sang des Aphrodites, la coloration en vert de ce même liquide dans d'autres g. découverts récemment, ont confirmé la nécessité de celte réforme dans la nomenclature de cette classe dont le groupe avait d'ailleurs été bien H mité par M. Cuvier. Les exceptions recon nues successivement, et qui ont fait réfor mer l'une après l'autre la dénomination A''Animaux à sang rouge opposée à celle d'Animaux à sang 6/anc, et celle beaucoup plus restreinte de Versa sang rouge , par laquelle on distinguait d'abord les Annélides des Vers à sang blanc ou des intestinaux , ont montré que la couleur du sang n'est pas un caractère assez important pour servir à distinguer les divisions principales du Règne animal. Voy. aux mots sang et méthode l'iATLTiELLE (zool.) , ct le vol. VI des Leçons d'Analomie cojnparée de G. Cuvier, 2" éd., Paris, 1859, p. 592-596. (Duv.

ANIMAUX A SANG CHAUD, ANIMAUX A SANG FROID, zool.

— Tous les Animaux peuvent se diviser, sous le rapport de leur température , dans les deux grandes catégories d'Anirnaux à sang chaud, ou à haute température , et d'Animaux à sang froid, ou à basse température.

Deux classes seulement appartiennent à la première : ce sont les Oiseaux et les Mammifères ; le reste du Règne animal ne comprend que des êtres à basse température.

Dans le premier cas , la chaleur propre à chaque animal se maintient généralement à une élévation de SO^-iO» centigrades, quelle que soit la température du milieu dans lequel il vit. Des téguments , mauvais conducteurs du calorique, les plumes pour les Oiseaux, les poils pour les Mammifères, contribuent puissamment à conserver ce foyer de chaleur intérieure que les Animaux à haute température développent en eux . et conséquemmentà entretenir leur chaleur propre ct indépendante.

Les Animaux à sang froid n'ont qu'une température très peu différente du milieu dans lequel ils vivent , qu'une faible chaleur

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propre , qui ne s'élève au plus que de quelqaes degrés au dessus de ce milieu.

MM. Newport , en Angleterre ; Berthold , en Allemagne ; Breschet et Becquerel , d'un côté , Dutroehet de l'autre , en France , ont soumis beaucoup d'Animaux à haute ou à basse température à de nouvelles et récentes expériences, afin de constater leur chaleur intérieure.

Les physiciens et les physiologistes français que nous venons de citer ont mis en usage, dans ce but, un appareil thermo-électrique, comme moyen plus sensible et plus sûr que les thermomètres ordinaires. Nous en parlerons plus en détail au mot respiration. ( Dut. )

ANIMAUX SAIVS VERTÈBRES , ANIMAUX VERTÉBRÉS, zool. - Duchesne , professeur d'histoire naturelle à l'école centrale de Versailles, vers la fin du siècle dernier, dans un Mémoire sur les rapports des êtres naturels {Magasin encyclop. de A. L. Millin, Paris, 1795), se sert du mot invertébroses pour désigner les Animaux appelés plus tard sans vertèbres. M. Cuvier, dans les considérations préliminaires de ses Leçons d'Anatomie comparée (t. I , p. 65 , Paris , 1800 ) , dit « que le Règne animal entier se divise d'abord en deux grandes familles , celle des Animaux à vertèbres et à sang rouge , et celle des Animaux sans vertèbres, qui ont presque tous le sang blanc.

Les mots à''Animaux vertébrés et d'Animaux sans vertèbres sont adoptés , pour ces deux grandes divisions du Règne animal , dans le premier des tableaux de classification de ce règne que M. Cuvier avait dressés conjointement avec M. Duméril, et qui ont paru à la fin de ce premier volume des Leçons d'Anatomie comparée.

Dès cette même année 1800, Lamarck s'était servi de ces deux dénominations d'Animaux vertébrés et d\4nimaux sans vertèbres dans un discours qu'il prononça à l'ouverture du cours qu'il fit au Muséum d'histoire naturelle de Paris. Ce discours fut imprimé l'année suivante en tète de son Système des animaux sans vertèbres. Paris, 1801.

Cependant M. Cuvier, déjà en 1797, faisait connaître, dans son Tableau élémentaire , « que les Animaux dont le sang est rouge T. I.

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comme celui de l'homme lui ressemblent tellement par toutes leurs parties , qu'ils ne paraissent d'abord être que des dégradations d'une forme commune. Ainsi ils ont toujours une tête osseuse contenant le cerveau et les principaux organes des sens, placée à une extrémité d'une colonne vertébrale , qui contient le faisceau commun des nerfs , etc. »

Il me paraît indubitable , d'après ce passage, que M. Cuvier a publié, avant Lamarck , ce grand rapport des Animaux à sang rouge, rapprochés de l'homme, d'avoir comme lui une colonne vertébrale ; mais la dénomination de vertébrés a été certainement employée pour la première fois par le dernier. Du reste M. Cuvier le reconnaît {Annales du Muséum, t. XIX, p. 75). (Duv.)

ANIMAUX FOSSILES, gkol. — Voyez FOSSILES. (C. d'O-I

ANIMAUX PERDUS, ou ANTÉ- DILUVIENS. GÉOL. — Voyez fossiles. (C. D'O.)

ANIMAUX RAYONNANTS, géol.

— Voyez zooPHYTES et ratonnés.

ANIS. Anisum {anisum, nom de l'anis dans Pline; d'avtjov, môme chose chez les Grecs ). bot. ph. — Nom vulgaire d'une esp. de Pimpinella { famille des Ombellifères ). (Sp.)

ANISACANTHA , R. Br. («vtao;, inégal ; xxxvOx , épine), bot. pu. — Genre de la famille des Chénopodées (tribu des Chénopodiées, C. A. Meyer). M. R. Brown {Prodr. , p. 410) lui assigne pour caract. : Fleurs hermaphrodites. Calice 4-fide; segments finalement garnis de spinelles dorsales anisomètres. Étamines 5 ou 4 , insérées au fond du calice ( opposées aux segments calicinaux j. Point de squammules hypogynes. Ovaire comprimé. Style biparti. Péricarpe membranacé , comprimé , recouvert par le calice durci , et garni ( au dessous du sommet ) de 4 spinelles anisomètres. Graine verticale , comprimée. Test membranacé. Périsperme copieux. Embryon périphérique, annulaire; radicule supère. — Ce g. est fondé sur un sous-arbrisseau de la Nouvelle-Hollande méridionale. Les feuilles sont alternes , subcylindriques; les fleurs axillaires, sessiles. ébractéolées. (Se.)

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*A1VISACT1S ( avt.oî, inégal ; à^rU, rayon ), bot. ph. — Troisième division du g, Daucus ( Ombellifèrcs ), proposée par M. Pe Candolle {Prod. IV, 214), et qu'il caractérise ainsi : Carpophore indivis ou à peine échancré-bifide à l'extrême sommet. Rayons de rombellc très inégaux. — Cette division ou s.-g. renferme 4 esp., dont 1 de la Nouvelle-Hollande, et 5 de l'Amérique méridio nale. (C. L.)

* AIVISAIVTHUS (av(«5, inégal ; av9û,-, fleur). BOT. PII. — Genre de la famille des Caprifoliacées , formé par Willdenow , et synon. du g. Symplioria. — Genre de la famille des Iridacées , formé par Sweet , et synon. du g. Gladiolus. {G. L.)

* ANISARTimiA {ik-Hsoi, inégal; up- Opo-j , article). n\s. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Mycétophagides de Westwood, établi par Waterhouse, et adopté par Westwood, qui le caractérise ainsi : Corps large , subovalc , subconvexe. Massue des antennes composée de trois articles ; leur dixième article mince. — Ce g. , qui comprend 9 esp., a pour type le Dermestes malas de Marsham. (D.)

* ANISARTHROIV («v,^o;, inégal; vô/îov, article), nvs. — Genre de Coléoptères tétramères ;, famille des Longicornes, établi par M. Dejean dans son dernier Catalogue , mais dont il n'a pas publié les caract. - Ce g., qui fait partie de la tribu des Cérambycins de M. Scrville, est fondé sur une seule esp. qui se trouve en Autriche, et qui a été nommée par Dabi A. barbipes. Elle appartenait auparavant au g. Callidium de Fabr. (D.)

*A1V1SEÎA (avf7&,-, inégal), bot. pîi.— Genre de la famille des Convolvulacées , tribu des Convolvulées, formé par M. Choisy ■,Mem. Soc. Gen. VI et VIII, t. 4) sur plusieurs esp. des g. Convolvulus , L., etlpomœa, et ainsi caractérisé : Calice o-phyllc; les deux folioles extér. insérées plus en arrière et subdécurrentes sur le pédoncule. Cor. hypogync, campanulée; limbe plissé, quinquélobc. Étam. 5, incluses, insérées à la base du tube de la corolle. Ovaire biloculaire ; loges bi-ovulées. Style simple; stigm. capité-bilobé. Caps, biloculaire. Graines 4, dressées. Embryon courbe, mucilagineuxalbumineux; cotylédons ridés; radicule infère. — Ce g. renferme un petit nombre d'espèces suffrutcsceutes ou herbacées, pro-

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près à TAsie et à l'Amériqne tropicales; les feuilles en sont alternes, oblongues-linéaires, entières à la base ou sagitlées; les pédoncules axillaires, uniflores, bractées. On cultive dans les serres d'Europe les Aniscia calycina et salicifolia, dont les fleurs sont blanches. (C. L.)

ANISOimiÉES. bot. PII. — Voyez

AMSOBRYÉES. (C. L.)

* ANISOBRYÉES. Anisobryeœ (avt- To;, inégal; S/sù-^j, je végète ). bot. p:i. — Cette épitbètc, ainsi que celle d'Anisodynames, avait été proposée par Cassini pour remplacer la dénomination do Monocotylédones. (C. L.)

*ANISOCERA (ivt7cç, inégal; ^:a,-, corne). iNS. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes, établi par M. Dejean , mais dont il n'a pas publié les caract. Il le place, dans son dernier Catalogue, dans le voisinage du g. Cantharis de Linn. ou Telephortis d'Olivier. Il appartiendrait , par conséquent , à la tribu des Lampyrides de Latreille. Il est fondé sur une seule esp. du cap de Bonne-Espérance , que l'auteur nomme A. dilaticornis. (D.)

* ANISOCERUS (^vt«ç, inégal; /i^o^s, corne). i\s. — Genre de Coléo(»tères pentamères, famille des Nitidulides de Mac-Leay, établi parHowitt, et adopté par M. Westwood, qui en formule ainsi les caract. : Corps ovale, subconvexe. Élytres tronquées. La base des deux premiers articles des antennes très large, surtout chez le mâle. Il ne renferme qu'une esp. , que l'auteur nomme Spireœ.

* ANISOCERUS {x-H,oç, inégal; xi^.«î, corne), rxs. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes , tribu des Lamiaires, établi par M. Serville aux dépens du g. TMmia de Fabr., et qu'il caractérise ainsi : Corps court, ramassé , ailé , un peu convexe en dessus , duveteux. Antennes glabres, très distantes à leur base, sétacées, de onze articles dans les mâles, de dix dans les femelles : le premier allongé en massue; le second court ; le troisième extrêmement long, cylindrique , portant au bout une toufl'e de poils; les suivants (dans les mâles) ont aussi une touffe, mais beaucoup plus petite. Article terminal sans touffe , très court dans les deux sexes. Corselet unitubcrculé latéralement ; sou disque inégal. TOtc assez forte:

face un peu bombée. Yeux petits. Mandibules très courtes , point saillantes à rextcrieur dans le repos. Palpes courts; pénultième article des maxillaires en cône renversé ; le dernier pointu. Élj très courtes, peu convexes en dessus, arrondies et mutiques à Textrémité. Angles huméraux saillants. Ecusson très petit , arrondi au bout. Pattes fortes , égales. Cuisses en massue. Tarses antérieurs houppeux dans les mâles. — Ce g., qui a pour type la Lamia scopifera de Germar , esp. du Brésil , a été adopté par M. Dejean dans son dernier Catal. , mais il en a remplacé le nom par celui de Tragomorphus , probablement à cause de la trop grande ressemblance du mot Anisoccrus avec celui d^inisocera , précédemment employé par lui pour désigner un autre g. dans la famille des Malacodermes. Mais comme son dernier Catalogue , où il emploie pour la première fois le mot (TAnisocerd , n'a paru que trois ans après la Monographie de M. Serville , il est clair que le nom à\inisocerus de ce dernier doit prévaloir sur celui de Tragomorphus. (D.)

*AMSOCnEmA(5v(ao;, inégal; yjlp , 05, main). l\s. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des Taxicornes , établi par M. Dejean , mais dont il n'a pas publié les caract. Il le place immédiatement après le g. Diapère de Fabricius dans son dernier Catalogne, et le fonde sur une seule esp. du Brésil, qu'il nomme A. pic ta. Cette esp. nous étant inconnue, le g. qu'elle a servi à établir ne figure ici que pour mémoire. (D.)

*AMSOCinLUS,\Tallich(«v««,-, inégal; y.sïy^'i';, lèvre), bot. pu. — Genre delà famille des Labiées (tribu des Ocymoïdées , s.-tribu des Plectranthées Bentb. ), dont M. Bentham [Labiat. , p. 59) expose les caract. comme il suit : Cal. ovoïde, presque dressé , 2-labié , fermé après la floraison. Lèvre supérieure entière; lèvre inférieure tronquée, et soit très entière , soit très courtement 4dentée. Corolle à tube saillant, défléchi ; gorge un peu renflée ; lèvre supérieure courte , à 5 ou 4 lobes obtus ; lèvre inférieure allongée , concave , entière. Étam. 4 , déclinées ; les deux inférieures plus longues. Filets libres , non dentés. Anthères ovales-réniformes, à bourses confluentes. Stigmates subulés , isomètres. Akènes lisses. — Herbes annuelles ou vivaces. Faux verticilles bractéo-

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les , très rapprochés , imbriqués de manière à former des épis oblongs-cylindracés. Bractées imbriquées. — Ce g. appartient à l'Asie équatoriale. M. Bentham en a énumérc 4 esp. (Sr.)

* ANISOCREPIS (ivjTOî, inégal; -^r.-n- Tf'g, sorte de chaussure^. i>.s. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Taxicornes, établi par M. Dejean, mais dont il n'a pas publié les caract. Il le place dans son dernier Catalogue près du g. Cnodalon de Latreille , que celui-ci range dans sa tribu des Crassicornes. Il est fondé sur une seule espèce dont la patrie est inconnue et que M. Dejean nomme A. hilaris. Dans l'impossibilité où nous sommes de rien dire de plus satisfaisant sur ce g. , nous ne le mentionnons ici que pour mémoire. (D.)

AK!ISODACïYLES.--lmsodactyK(«v£- T&5, inégal; é'i.x-vloi, doigt), ois. — C'est, dans la méthode de Vieillot , la deuxième tribu de son ordre des Oiseaux sylvains , et dont le principal caractère est d'avoir trois doigts dirigés en avant et un par der rière , par opposition à ses Zygodactyles on Grimpeurs , qui en ont deux dirigés en avant et deux en arrière. C'est encore , dans la méthode de Temminck , son sixième ordre, répondant aux Ténuirostres de Cuvier, et composé d'espèces à bec presque toujours grêle et eflilc , souvent arqué , quelquefois droit , et qui , quoique pourvu de trois doigts en avant et d'un en arrière comme les Oiseaux percheurs , n'en ont pas moins, pour la plupart, la faculté de grimper aux arbres comme les espèces de l'ordre des Grimpeurs, ou de se tenir cramponnés verticalement sur les troncs , les branches ou les rochers. Enfin c'est, dans notre méthode , notre second sous-ordre de l'ordre des Passereaux, que nous subdivisons en trois sous - ordres : les Zygodactyles, les Anisodactyles et les Déodactyles. Ce second sousordre comprendra toutes les esp. qui , sans avoir les doigts disposés par paires , comme celles que l'on a classées dans l'ordre des Grimpeurs, ont néanmoins la faculté de grimper le long des troncs et des branches d'arbres, et sur les plans verticaux des rochers , ou de se cramponner et de se suspendre aux ramuscules et aux tiges des fleurs pour en extraire le pollen.

Si, d'une part , on ne peut raisonnable

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ment désigner par le nom de Grimpeurs une réunion de genres d'Oiseaux dont le plus grand nombre ne grimpent pas , quoiqu'ils aient tous la même conformation zygodactyle , il n'est pas moins indispensable de former, dans l'ordre des Passereaux, une section ou sous-ordre de tous ceux qui, sans être Zygodactyles , possèdent au plus haut degré cette faculté de grimper, ou, au moins , celle de se cramponner et de se suspendre verticalement aux branches.

ÎVous avons cru devoir désigner ces esp. par le nom (i\inisodactyles , comme l'a fait Temminck, mais en en formant un sousordre de nos Passereaux. Les principaux caract. en sont : Pieds robustes, disposés trois doigts en avant et un en arrière , organisés pour grimper ou se cramponner au moyen de doigts ou d'ongles puissants , le pouce principalement. Bec de forme très variable , mais toujours comprimé , et plus ou moins allongé , souvent grcle et arqué ou droit, quelquefois de longueur médiocre et assez épais ; langue ou simple et membraneuse à la pointe, ou bifide et tubuleuse, ou terminée en pinceau fibreux. Ailes très variables, depuis la forme arrondie et sur-obtuse, jusqu'à la forme sur-aiguë et très longue , comme chez les Martinets. Queue souvent de longueur médiocre ou simple , ou rigide , ou épineuse.

Ce sous-ordre, tel que nous l'envisageons, comprendra les familles suivantes au nombre de onze : Paridée, Oxyrhynchidée, Orthomjxidée, Colidée, Buphagidée, Certhidée, MelUpha()idce, Cymiridée, Proméropidée, Paradisidce cl Troc/fi hdee. Notre famille des Upupidées , que nous considérons comme une transition de ce s.-ordre à celui des Déodactyles, sera effectivement placée immédiatement à la suite du premier et en tète du second. (Lafr.)

* ANISODACTYLUS ( «vt^c?, inégal ; i?«/rjk;, doigt). ENS.— Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques , tribu des Ilarpaliens , établi par M. Dcjean dans son Species général , et auquel il assigne les caractères suivants : Les 2% 5<^ et 4= articles des quatre tarses antérieurs très fortement dilatés dans les mâles; les 2<^ et 3'= des tarses antérieurs moins longs que larges et très légèrement cordiformcs; le 4"^ très fortement cordiforme et presque bilobé. Dernier arti-

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cle des palpes assez allongé, très légèrement ovalaire, presque cylindrique et tronqué à l'extrémité. Antennes filiformes et assez coar. tes. Lèvre supérieure en carré moins long que large. Mandibules peu avancées , assez arquées et peu aiguës ; point de dent au milieu de l'cchancrure du menton. Corps oblong, plus ou moins allongé. Tète plus ou moins arrondie, un peu rélrécie postérieurement. Corselet plus ou moins carré ou trapézoïde. Élytres plus ou moins allongées, souvent presque parallèles , quelquefois en demi-ovale.

Les Anisodactylus sont des Carabiques de taille moyenne et au dessous, peu agiles, épigés, vivant surtout dans le voisinage des eaux. M. Dejean, dans son dernier Catalogue, en mentionne 24 esp., dont 8 d'Europe, 4 d'xifrique, 1 de Java et 11 d'Amérique. Parmi celles d'Europe , 4 se trouvent aux environs de Paris ; ce sont : VA. signatus IIlig., r.l. binotatus Fabr., 1'^. spurcaticor' }i>s Ziegler, et l'J. gilvipcs Dejean. Nous citerons encore comme type du g. VA. héros Fabr. , qui se trouve en Espagne et dans le midi de la France. (D.)

*AÎVlSODEIlA (i:vt7c;, inégal; ^icr, , cou). r\s.— Genre de Coléoptères tétramères, famille desChrysomélines, tribu desHispoïdes , établi par M. Chevrolat aux dépens du g.AIurnus de Fabricius, et adopté par M. Dejean {Cat., Z' édit.), qui y rapporte deux esp. de Java, savoir : 1'^. lucidiventris Buquet, et VA. ferrttginea, qui estVAlurmis ferrugineiis de Fabr. — Les caract. de ce g., d'après M. Chevrolat , sont : Tète avancée , arrondie, entaillée circulairement sur la face. Palpes assez développés ; le dernier article des maxillaires long , un peu renflé au milieu. Antennes presque réunies par la base sur le front, épaisses, cyUndroïdes, de 11 articles : les cinq 1"= lisses; les 5' et 4"= du double plus longs que le 2^ ; les suivants presque égaux, un peu plus allongés; le dernier terminé en pointe mousse. Corselet plus long que large , inégal , coupé obliquement en avant, droit à la base, conné et abaissé sur les côtés. Élytres modérément convexes , à stries ponctuées , arrondies à l'extrémité et non armées. Pattes simples , trapues ; les 2<' et 5« articles des tarses profondément biiobés. (D.) * ANISODERIS( â priv.: v euph.; wo,-.

semblable; cTiîvi , col), bot. ru. — Scclion du g. liar/chausia, comprenant les esp. donl les fruits de la circonférence du capitule ne sont point ou sont très peu atténues au sommet, tandis que ceux du centre le sont, au contraire , très longuement. (J. D.)

* AÎVISODONTIUM, Reichenb. (u.i-oi, inégal; svVJ;, o'vtoî, dent), bot. Pii. — Genre ou s.-g. de la famille des Labiées, voisin des Marrubium, dont la plupart des auteurs ne Tont pas séparé. Il n'en diffère en cflet que par un calice à 5 dents anisomètres, non réfléchies après la floraison. Son type est le Marrubium creticum L. (Sp.)

*A]\ISODUS (àvt^o;, inégal ; ô.\ù,-, dent.) BOT. PU. — Genre de la famille des Solanacées, tribu des Hyoscyamées, formé parLink {Icon. sélect. ,11), et dont les caract. essentiels sont : Cal. campanule , inégalement 5fide. Cor. hypogyne , campanulée, à limbe çlissé, 5-lobé, dont les lobes obtus, inégaux. Étam. 5, incluses, droites, insérées à la base du tube de la corolle. Anth. déhiscentes longitudinalement. Ovaire biloculaire; placentas adnés à la cloison , multi-ovulés. Style simple; stigmate capitc. Caps, biloculaire, subglobuleuse, un peu charnue, coriace, enveloppée par le calice persistant, renflé, costé, coanivent, s'ouvrant par moitié au dessus de son milieu ; la partie supérieure <levenant un opercule mucroné, quathivalve. Graines nombreuses, réniformes. Embryon périphérique , semi - circulaire , renferme dans un albumen charnu. — Une seule esp., VA. luridus , Lk. ( Nicandra anomaln ejusd. ; Whitlcya stramonifolia Swt. , etc.) originaire du INépaul, compose ce g.; elle est cultivée dans les jardins de TEurope. — C'est une plante herbacée , vivace ; à racine fusiforme, épaisse ; à feuilles alternes, petiolées, ovales, un peu réfléchies, subtomenteuses en dessous; les florales géminées; à pédoncules axillaires, solitaires, uniflores, nutants , portant des fleurs d'un vert jaunâtre passant au pourpre. (C. L.)

* AÏVISODYNAMES. Anisodijnamœ (avtïoî, inégal ; o^uva/zt;, faculté, force), bot. PH. — Voyez ANisoBRïÉEs. (C. L.)

*Ai\lSOGOIVIUM («v(7o,-, inégal; vc^v<«, angle). BOT. CR. — Presl {Tentam. Pteridograph., p. 115) a établi, sous ce nom, un g. de Fougères de la tribu des Aspléniacées, et de la sect. des Diplaziées , qui diffère essentiel-

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lement du Diplazhim par ses veines internes, dont les mféricures sont opposées , réunies en un arc aigu, vcnulifère au sommet ; les supérieures libres avant d'atteindre le bord de la fronde, terminées obtusément ou rarement réunies en arcs vénulifères au sommet. Le reste de l'organisation rapproche infiniment les Anisogonium des iJiplazium; quoique M. Presl pense qu'ils doivent en être séparés au même titre que , dans les Aspidiacées, le Nephrodium et le Cyclodium l'ont été A&VAspidium.

Environ 10 esp. indigènes de l'Asie intertropicale composent ce g. ; la plupart d'entre elles ont été décrites par Swartz, Blume, Sprengcl , Runze, Raulfuss, et par d'autres auteurs, sous les noms génériques de Diplazium et (VAsplenium. Ainsi VAsplenium deciissattim Sw. peut être cité comme un des types du g. Anisogonium. (G...;\.)

*A]XISOLEMUS(av£7os , inégal; y-A/xoç cou, gouleau). ainnél. —Genre d'Annéh'des , de la famille des Sabulaires, établi par M. Templeton pour une espi-ce de l'île de France : An. luteus Rempl. [Trans. zool. . Soc. Lond. , II , 27, pi. 5 , f. 9-14 ). 11 a pour caract, : Bouche entourée de huit tentacules disposés par paires , filiformes et préhensiles; branchies simples, tentaculiformes, existant aux quatre segments antérieurs du corps. Un tube cylindrique , calcaire, enfoncé par sa base dans les pierres , loge l'animai. (P- G. )

ANISOMELES, R. Br. [Prodr., p.

505.) (avts-O;, inégal ; //.£)./;, r», sorte de coupe). liOT. PH. — Genre de la famille des Labiées, tribu desNépétées, s.-tribu des Lamiées, Benth., auquel son auteur assigne pour caract. : Calice ovoïde-allongé, presque dressé, régulier, o-denté. Corolle à tube aussi long ^ que le calice, garni en dedans d'un anneau de poils; lèvre supérieure oblongue , dressée ; lèvre inférieure plus grande, 5-lobée, horizontale; lobes latéraux ovales, obtus; lobe moyen, échancré ou2-lobé. Étaniines 4, ascendantes, saillantes : les 2 inférieures plus longues. Filets non dentés. Anthères rapprochées deux à deux : celles des deux longues étaniines 1-thèques; les deux autres 2-thèques, à bourses transverses, parallèles. Stigmates subulés, subisomètres. Akènes secs, Usses. — Herbes ou s.arbrisseaux. Fleurs en cymes ou en grappes.

AM

Corolle rougeâtre. On connaît 8 esp. de ce g. Ces plantes habitent l'Asie équat. et la Nouvelle-Hollande. (Sp.)

ANISOMÈRE. Aniso7nera ( avi.a, inégal; /j.ipci, portion, article), ms. — Genre de Tordre des Diptères, division des Aéniocères, famille des Tipulaires , tribu des Tipulaires terricoles, fondé par HolTmanscgg, et adopté par Meigen, qui y a réuni, depuis, son g. IS'ematocera. "M. Macquart, en l'adoptant de son côté avec ( ette réunion , lui assigne les caractères suivants : Antennes sétacées , à peu près de la longueur du corps chez le mâle , plus courtes chez la femelle ; de six articles velus , dont le troisième est plus ou moins long, et les autres sont courts. Jambes terminées par deux pointes courtes. Ailes couchées; point de cellules discoïdales , trois postérieures. — Ce g. renferme quatre esp. européennes, dont Tune , A. nigra, est nommée par Latreille, dans son Gênera, Hexatoma nigra: le nom d^Anisomera indique l'inégalité des articles des antennes. (D.)

* AMISO^ïERlA , Don. — Pircunia, Kndl. 'ivtTG--, inégal ; .uifAî , section), bot. PH. — Sous-genre ou section du g. Phytolacca. Ses caract. différentiels sont un péricarpe à coques presque sèches, non cohérentes. (Sp.)

*Ai\ISOiMERIS, Presl (i^vt^o-r, inégal; y-ip'i, segment). BOT. pu.— Genre de la famille des Uubiacées (tribu incertaine), auquel son auteur [Symb. II, p. 5, tab. S4) attribue les caiact. suivants : Tube calicinal obové, adné à l'ovaire ; limbe supère, 4-parti, étalé, irrégulier. Corolle hypocratériforme ; tube grêle; limbe 4-fide, à lobes ovales, pointus, valvaires en préfloraison. Anthères 4, linéaires, sessiles, subsaillantes, insérées à la gorge de la corolle. Ovaire infère, !2-loculaire. Style filiforme, saillant; stigmate à 2 lobes obtus, étalés. Drupe 2-loculaire, couronné du limbe calicinal; loges 1-spermes; l'une d'elles plus petite, souvent asperme. — Arbrisseau (du lirésil) h rameaux opposés, divariqués; un de chaque paire spinescent, de même que les ramules; feuilles opposées, courtement péliolées, coriaces; stipules interpétiolaires, entières, ovales. Fleurs en capitules pédoncules, axillaires, solitaires, accompagnés d'un petit involucre2-phylle; corolle blanche. (Sp.)

* ANISOMORPHA (âv,7o-r, inégal;

AM

uofl^-ii , forme ). i\s. — Genre de la famille des Phasmiens, de Tordre des Orthoptères , établi par Gray ( Sijn. nf the sp. belong. to the fam. of Phasmidœ ) , réuni au g. Bacteria par Brullé {Hist. des Ins.), et adopté par Eurmeister ( Hand. der Ent. ), Ce g. se distingue des Racteria et de quelques autres Phasmiens privés d'ailes i° par un corps glabre, lisse et brillant; 2» par des antennes longues, filiformes, ayant leur second article aussi long que le troisième ; 5" par des tarses dont le premier article est plus court que les deux suivants. —On ne connaît encore que 2 esp. (Winisomorpha, provenant de l'Amérique du nord : ce sont les A. ferruginea Gray, Burm. {Phasma ferruginea Pal.- Beauv.), et buprestoides Gray, Burm. {Spectrum buprestoides Stoll, Say). (Bl.)

*AIXISOMORPlIA (;.v(7o.:, inégal ; /xoi^s-î, forme). iNS. — M. Newman, dans sa classification des Insectes de l'Angleterre d'après les larves, désigne ainsi celles des Névroptères , qu'il divise en 8 ordres naturels nommés par lui : Termites, Perlites , Raphidites, Hemerobittes , Phryganites , Ephemerites, Libellulites et Panorpites.

* AIVISOIVCIIUS ( iivj^o?, inégal; ovuÇ. X05, ongle). i:\.s.— Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéïdes phyllophages, établi par M. Dejean sur une seule espèce de Barbarie nommée par Fabr. Mclolontha atriplicis ; mais, long-temps auparavant, M. Delaporte avait fondé sur cette même esp. son g. Opiopus , publié dans le Magas. zool. de M. Guérin , 1832, clas. 9, pi. 20. Voy. ce mot pour les caract. du genre. (D.)

* ANISONEMA (5v(«?, inégal ; vv/a[fil] , filet). BOT. PII. — Genre de la famille des Euphorbiacées , à fleurs monoïques. Pans le.-mâles, on trouve un calice à 4 ou 5 divisions, avec lesquelles alternent autant de glandes qui manquent rarement. Étam. 5 , dont les filets , assez épais , et terminés chacun par une anthère biloculaire, sont inégaux; trois plus longs au centre et soudés en partie entre eux; deux latéraux, presque libres. Dans les femelles , calice à i-G divisions et autant de glandes alternes. Ovaire surmonté de 6- 10 stigmates sessiles et simples, creusé d'autant de loges dont chacune contient deux ovules superposés , quoique insérés à peu

près à la même hauteur. Le fruit est une capsule déprimée , ombiliquce au sommet , creusée extérieurement d'autant de sillons qu'il y a de loges, et renfermant dans chacun deux gt iines anguleuses, où les avorlements ne sont pas rares.— Les esp., au nombre de cinq, sont répandues dans l'Inde et dans les lies, depuis Java jusqu'à Timor. Ce sont des arbrisseaux rameux , à feuilles alternes , entières, stipulées , disposées comme les folioles d'une feuille pennée sur des rameaux souvent fascicules. Les fleurs sont à l'aisselle de ces petites feuilles , accompagnées de bractées et pédonculées ; les mâles en faisceaux , les femelles ordinairement solitaires. Ces plantes noircissent souvent en se desséchant. Voy. Ad. Juss. {Euph., p. 19, tab. 4, n. 11). (.Ad. .î.)

''AJ\'ISO;\ÈME. Anisonema (iviic^, inégal ; vï,«x , filament). I3is. — Genre créé par .M. Dujardin pour des Infusoires de la famille des ïhécamonadiens , c'est-à-dire revêtus d'une enveloppe résistante non contractile , et sans autres organes visibles que deux filaments partant du même point à la partie antérieure, mais diUérant beaucoup l'un de l'autre. En ell'et, l'un est flagelliforme, analogue à celui des Monades , toujours agite d'un mouvement ondulatoire très vif, cl iléterminant la progression de l'animal en avant ; l'autre, plus épais et traînant , sert , comme un gouvernail , à rendre le mouvement plus uniforme; ou bien il s'agglutine (;à et là à quelque corps solide , et , comme un câble , retient l'animal qui s'agite en se balançant autour du point d'appui; ou enfin, en se contractant tout à coup , il. retire brusquement l'animal en arrière. D'autres înfusoires sans tégument, ou munis d'un tégument contractile, ont deux filaments com me les Anisonèmes ; mais ils doivent faire partie de familles et de g. différents. Lne isp. d'Anisonème {A. acmws<) se rencontre fréquemment dans l'eau des marais , autour des débris de végétaux, et particulièrement ilans la couche floconneuse et vaseuse qui recouvre les feuilles mortes de Typha et de Sparganium , à la On de l'automne. Sa coque membraneuse , en forme de pépin , est longue de 0,Oi>à 0,0i de millimètre, et moitié moins large que longue ;. les filaments cgaleut au moins trois fois la longueur de la coque. (Diij.)

ANISOIWX (a«iG05, inégal ; ovuÇ, ongle). i>'s. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Lamellicornes, établi par Latreille aux dépens du g. Melolontha de Fabricius, et placé par lui dans sa tribu des Anthobies. Ses caractères sont : Palpes filiformes. Mandibules très minces , en partie membraneuses. Languette bifide, avancée au delà du menton. Mâchoires terminées par une pièce membraneuse et allongée. Le bec recouvert par un chaperon avancé, rétréci, et allant en pointe vers son extrémité antérieure. Crochets des quatre tarses antérieurs bifides, ceux des deux postérieurs simples ou terminés par une seule pointe. Ce dernier caractère suffit pour les distinguer des genres voisins, principalement du g. Amphicoma, avec lequel ils ont beaucoup de rapports. Ces Insectes ont le corps court, velu, et plus étroit en avant, avec les antennes de dix articles , dont les trois derniers forment une massue ovoïde et lamellée. Ils sont tous propres au cap de Bonne-Espérance.

M. Dejean , dans son dernier Catalogue , en mentionne sept esp. , parmi lesquelles nous citerons le Crinitum etl'f/rsMsdeFabr., qui sont pour lui des hannetons, ainsi que pour Olivier , qui les a figurés. (D.)

* ANISOPAPPUS {u-ji^os, inégal; i^KffTCo?, aigrette; aigrettes inégales ). bot. PII. — Genre de la famille des Composées , sur lequel on ne possède pas de données suffisantes. M. De Candolle croit pouvoir le rapporter au Verbesina chinensis L. MM. Hooker et Arnott lui donnent les caract. suivants : Capitule radié , hétérogame. Fleurs femelles 1-sériées , ligulées; celles du disque tubuleuses. Involucre formé d'écaillés nombreuses, imbriquées, linéaires et tomenteuses. Réce[)tacle paléacé. Anthères munies d'appendices basilaires.

Style des fleurs du disque à rameaux obtus, inappendiculés. Fruits de même forme dans les deux sortes de fleurs, linc*aires- tétragoncs , dépourvus d'ailes et de rostre, couronnés de plusieurs paillettes courtes, inégales, avec lesquelles se remarquent 4 soies beaucoup plus longues. — La seule espèce connue est une plante herbacée droite, couverte de poils, munie de feuilles alternes, oblongues - linéaires , obscurément dentées en leur contour. Les rameaux florifères , terminés chacun par un capitule, forment.

ANl

par leur disposition, des sortes de coryrabes. (J. D.)

* AlVISOPE. Anisopus ( x-Jisoi, inégal ; «rcvs , pied ). ORLST. — Nouveau genre de l'ordre des Amphipodes et de la famille des Crevettines , établi par M. Templeton pour un petit Crustacé qui ressemble aux Amphitoés par la conformation des antennes , et aux Isœspar la structure des pattes, lesquelles sont toutes élargies vers le bout , et plus ou moins subchéliformes. ( Voy. Trans. of the Entomological Soc. ofLondon, vol. I, p. 185 pi. 20, f]g. 1.) (M. E.)

* ANISOPELMA(iivt70î, inégal ; »ri//^sc, plante des pieds , tarse). i\s. — Genre de la iribu des Braconides, famille des Ichneumoniens, de l'ordre des Hyménoptères , section des Térébrans, établi par M. Wesmael {Monogr. des Bracon. de Belg.), et adopté par nous (Hist. des anim. art., t. IV).

Les principaux caract. que présente ce g. sont tirés : 1" des antennes, longues et filiformes; 2° de la tête , aussi longue que large ; 3» des ailes, ne présentant que deux cellules cubitales ; et 4" des tarses intermédiaires, beaucoup plus courts que les autres, et composés d'articles égaux. Nous ne connaissons que 2 esp. indigènes de ce g., dont le type est 1'^. belgicum Wesm. ( Mon. des Br. de Belg.) et Blanch. [Uist. des an. art., t. IV, p. 345) , trouvé aux environs de Liège. Nous avons rapporté {An. art.) aux Anisopelma, à l'exemple de M. Westwood , le g. Hecabolus de Curtis. Voy. ce mot. (Bl.)

* AIVISOPÉTALE. Anisopetalus {u-n- Toç, inégal; «7K>ov, pétale), bot. — Se dit d'une corolle dont un ou plusieurs pétales sont plus courts que les autres. (C. L.)

*AIXISOPETALUM, DeCand. {Prod., sub Pelargonio) [uMiioi, inégal; trs7K/&v, petite feuille , pétale ). bot. ph. — Section du g. Pelargonium , caractérisée par la corolle, dont les 2 pétales supérieurs sont notablement plus longs et plus larges que les 3 inférieurs. (Sp.)

AA'ISOPETALUS. bot. — Voyez

AMSOPÉTALE. (C. L.)

* AJVISOPHYLLUM ( i^vt^o; , inégal ; çiù).>&v, feuille ). BOT. pu. — L'un des nombreux g. établis par Haworth aux dépens de l'Euphorbe [Voy. ce mot), nommé d'après l'inégalité des deux bords de la feuille , qui se trouve ainsi oblique. Il est subdivisé en

mi

deux sections , dont la première, bien naturelle, est composée des Euphorbia peplis et Chamœsyce. (Ad. J.)

* AIVISOPHYSE. Anisophysa (avisos, inégal ; -^j-u. sexe), ixs. — Genre de l'ordre des Diptères, division des Brachocères , subdivision des Dichœtes, famille des Athéricères, tribu dcsMuscides, sect. des Acalyptères, s.-tribu des Piophilides, formé pai M. Macquart aux dépens du g. Piophila de Fallen, et nommé par lui Anisophysa, en raison des différences que présentent les deux sexes. Il a pour caractères : Trompe assez épaisse. Palpes très petits , terminés par une soie. Face carénée. Épistome saillant, à deux soies courtes. Antennes couchées ; troisième article large, allongé ; style nu. Front convexe. Thorax mat. Écusson allongé chez la femelle et arrondi postérieurement. Abdomen allongé. Pieds presque nus. Cuisses antérieures munies , chez le mâle, d'une touQe de petites soies vers le milieu et en dessous. Jambes antérieurement munies de petits poils. Pieds antérieurs simples chez la femelle. Cuisses intermédiaires munies dans toute leur longueur, et chez les deux sexes, de petites soies distantes. Jambes intermédiaires garnies, vers leur extrémité, de quelques petites soies. Tarses allongés chez le mâle et chez la femelle. Ailes à cellule médiastine double, ne s'étcndaut que jusqu'au milieu du bord extérieur, et marginale n'atteignant pas le bord postérieur. Première cellule postérieure un peu rétrécie à l'extrémité. Nervures transversales rapprochées. MJIacquart ne rapporte à ce g. que deux espèces communes dans le nord de la France, et se trouvant ordinairement sur les fleurs des Daucusj ce sont VA. scutellaris de Fallen, et l'^i. al- ' bipennis de l'auteur. (D.)

ANISOPLIE. Anisoplia (avt-roç, inégal , ôff) ij , ongle ; anishoplia). irv's. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéïdes-phyllophages, établi par Mégerle aux dépens du g. Melolonlha de Fabr., et dont voici les caractères d'après V Encyclopédie : Antennes de neuf articles : le l"^"', conique ; le 2', globuleux ; les deux suivants, ovales-allongés; les o» et G', cupulaires ; les trois derniers formant une massue assez grosse, ovale, presque gla^ bre. Mandibules ayant leur portion interne moins solide que rcxtenic. Mâchoires muiti-

ANI Jentées ; leurs dents très fortes , surtout la terminale. Palpes maxillaires de quatre articles : le 1", très petit; le ^^ conique, assez long ; le 5% court , conique ; le dernier aussi long que les deux précédents pris ensemble, ovale-allongé . Palpes labiaux de trois articles : le I", peu distinct; le '■l", conique ; le terminal , ovale , aussi long que les deux autres réunis. Chaperon souvent avancé et relevé ; dans ce cas , séparé de la tète par une ligne transverse peu prononcée. Corps ovale, un peu déprimé en dessus. Corselet ayant ses angles antérieurs saillants, échancrcs en rondeur à sa partie antérieure. Ses côtés arrondis antérieurement, son bord postérieur sinué , saillant vis-à-vis de Técusson. Écusson large, arrondi postérieurement. Elytres déprimées en dessous, élargies sur leur bord au dessous des angles buméraux en une sorte de bourrelet , et laissant à découvert l'extrémité de Tabdomen. Pattes assez fortes; jambes courtes , les antérieures bidentées à leur partie externe. Tarses longs, leur dernier article presque aussi long que les quatre précédents réunis; les dix tarses terminés par deux crochets. Crochets antérieurs et intermédiaires très inégaux; le plus mince entier, l'autre bifide ( Tune des divisions des crochets bifides plus large et plus longue dans les mâles que dans les femelles). Crochets postérieurs un peu inégaux , entiers , l'intérieur guère plus petit que l'extérieur. — Ce genre a été adopté par Latreiiie dans ses Familles naturelles, ainsi que par M. Dejean dans son dernier Catalogue , où il en mentionne 21 espèces, dont 15 d'Europe, 1 de Syrie, 1 du Sénégal , 1 d'Egypte, 2 de Grèce ou d'Orient, et G de l'Amérique. Parmi celles d'Europe , nous en citerons deux, qui se trouvent aux environs de Poris. Ce sont les Melolontha agricola et horticola de Fabricius. Ces Insectes, dont les larves doivent être conformées comme celles des hannetons et vivre de la même manière, mangent avidement , à l'état parfait , les feuilles des arbres et les pétales de certaines fleurs. (D.) AKISOPOGOIV (avt7o,-, inégal; ^Jy/-^-^, barbe), bot. ni. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Avénacées (Tristéginées , selon Trinius) , formé par Robert Brown , et ainsi caractérisé : Épillets biflo-

ANI

rcs; fleur i;i;éricure hermaphrodite, pédicellée; la supérieure neutre, sétiforme.

Glumes 2 , presque égales , inuliqucs , plus grandes que les fleurs. Paléolcs 2 : l'inférieure roulée en cylindre , bifide au sommet, à lobes aristés, séparés par une troisième arête allongée, torse à la base; la supérieure plus longue , bifide au sommet , sillonnée dorsalement. Squammulcs 5 : les latérales cultriformes, renflées à la base; la Z", concave, oblongue. Étam. 5. Ovaire stipité, comprimé , velu au sommet. Stigm. 2 , plumeux, terminaux. Caryopse... — Ce g. ne se compose encore que d'une esp. (^Danthonia anisopogon Trin., le, t. LXI) , ayant le port d'une Avoine , et indigène dans la Nouvelle -Hollande orientale. C'est une Graminée, haute de 0"',965 environ, à feuilles roulées, à panicule diffuse. (C. L.)

*AlXISOPS («v(7o,-, inégal; tli-^, aspect). INS. — Genre établi par M. Spinola [Essai sur les Hémipt. hétér. ) dans la famille des Notonectiens (tribu des Hydrocorizes Spin.) , de l'ordre des Hémiptères, sur le Nolonecta nivea de Fabricius, prenant en considération la forme du front dans les màlcs, qui est plus acuminé que dans les femelles , et canaliculé en dessous , tandis que , dans les espèces que cet auteur conserve au genre Nolonecta , le front est conformé de la même manière dans les deux sexes. Le g. Anisops n'étant fondé que sur ce seul caract., dont les femelles sont privées , nous avons cru devoir [Hist. des anim. articul., IV) le rejeter ou au moins ne le regarder que comme une simple division du g. Nolonecta.

Voy. ce mot. (Bl.)

*AIV1S0PTERA {u-Jtaoç, inégal ;^ri- /îov, aile). i>s. — Genre établi par Latreiiie ( Rèijn. anim. ) sur 2 esp. de la famille des Locustiens , dont les élytres et les ailes sont fort courtes , mais dont tous les autres caract., étant analogues au moins pour une esp. [LocustabrachypteraLin., Fabr., etc.) au g. Decticus , ont déterminé MM. Serville {Ins. orth. , suites à Buffon) et Burmeister ( Jlandh. der Ent.) à la placer dans ce dernier genre. Voy. decticus. (Bl.)

* ANISOPTERIX (av(«;, inégal ; 'ttî- P'j'i, aile). EN'S. — Genre de l'ordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes, établi par Stephens dans sa tribu des Géométrides, et dont les espèces ont été placées par nous 37'

dans le g. Hibernie Latr. , tribu des Phalénites. Voy. ce mot. (D.)

*AlVISOPUS (ivtîor, inégal; ^^o^?, pied).

ms. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Longicornes , établi par M.

Serville (-In. Soc. ent. de Fr., 1835, p. 50), qui le place dans sa tribu des Lamiaires et lui assigne les caract. suivants : Corps très déprimé. Corselet arrondi latéralement, muni , sur ses côtés , d'une épine placée près de Tangle postérieur. Antennes glabres, sétacées, plus longues que le corps dans les femelles, le dépassant notablement dans les mâles; distantes à leur base; de onze articles : le premier, grand, en massue allongée; le second, très petit, cyatbiforme; les suivants cylindriques; le troisième à peine plus long que le quatrième. Pattes postérieures très longues dans les mâles ; cuisses en massue, les postérieures très allongées, ainsi que leurs jambes et leurs tarses dans les mâles ; jambes antérieures un peu arquées dans ce sexe; leurs cuisses un peu plus courtes que les intermédiaires. Tarière des femelles toujours saillante et dépassant Tabdomen. Palpes courts. Mandibules courtes.

Tête ayant sa face antérieure assez courte ; front peu aplati. Élytres très déprimées, allant en se rétrécissant vers l'extrémité, qui est tronquée; chaque angle de la troncature uni-épineux. Ecusson petit , semi-circulaire. Tarses glabres, les postérieurs ayant leur premier art. beaucoup plus grand que les trois autres réunis; les second et troisième très courts.

M. Dejean a adopté ce g. dans son dernier Catalogue; mais il en a remplacé le nom par celui de Leplosculis , sans en dire le motif. Les espèces qu'il y rapporte sont au nombre de six, dont deux du Brésil et deux de Cayennc. L'esp. type, qui appartient au premier de CCS pays, a été décrite par 31. Serville sous le nom d'J.. aracimoides. (D.) AIVISOPUS. CRUST. — Voyez anîso-

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