‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 114 sur 129 · ANS · texte numérisé non relu

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►AIVSERANAS [anser, Oie ; anas, Canard ). OIS. — Section formée par M. Les- 6on (Tr. d'Orn.) dans son genre Anas, pour recevoir le Canard à pieds demi - palmés (Anas melanoleuca Lat.), que nous plaçons dans notre g. anatigrallk. Voy. ce mot. (Lafr.)

AIVSERES ( anser. Oie ). ois. — C'est, dans la méthode de Linné, le nom par lequel il désigne Tordre des Palmipèdes de Cuvier ou des Nageurs de Vieillot. (Lafr.)

ANSÉRINE. BOT. PU. — Voxjez cue-

KOPODllM. (C. D'O.)

*ANSÉRIIVÉES. Anserinœ anserinus, qui concerne les Oies), ois.— Sous-famille de l'ordre des Palmipèdes de Cuvier et de notre fam. des Anatidées, ayant pour car. : Bec de longueur médiocre ou court, conique, élevé à sa base, où il est plus haut que large, rétréci en avant, garni latéralement de lamelles en forme de dents souvent apparentes sur ses bords. Pattes assez élevées, et placées, sur le tronc, presqu'à l'équilibre du corps; doigts de longueur médiocre, terminés par des ongles courts et assez obtus , réunis par une membrane entière ou presque entière. Habitudes marcheuses et paissantes.

Malgré les grands rapports de forme qui existent entre les Oies et les Canards proprement dits, ou Anatinées, nous avons cru indispensable d'en former une sous-famille particulière : car, outre une plus grande élévation des tarses placés plus en avant, et une forme de bec moins déprimée et plus conique que chez les Canards , nous leur avons reconnu des habitudes bien différentes et dépendantes de ces deux causes. Ainsi elles sont beaucoup plus marcheuses et moins nageuses ; et, tandis que le bec déprimé et spatuliforme des premiers leur sert à recueillir sur l'eau une nourriture moitié animale et moitié végétale , le leur , de forme conique, plus court, et, par conséquent, plus fort, indique un autre genre d'alimentation , qui consiste effectivement h arracher ou à paître l'herbe , qui fait le fond de leur nourriture. Cette différence bien marquée dans l'alimentation se reconnaît dès que les petits sont éclos. Les jeunes Canards sauvages, au sortir de l'œuf, se jettent à l'eau ; et, loin de chercher à en gagner les bords, ils y restent constamment avec leurs mères pour y chercher leur nourriture, consistant en insectes

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et moucherons de toute esp. qui voltigent à sa surface, et qu'ils poursuivent et attrapent en nageant avec une promptitude incroyable. Ils y joignent encore les insectes aquatiques et tout ce qu'ils peuvent saisir en barboltant sur les rives. Les jeunes Oies sauvages, au contraire, a peine écloses, s'acheminent avec leur mère vers des terrains herbus, et leur première nourriture se compose des pointes des feuilles de graminées , que leur mère arrache et dépose devant elles tout eu parcourant le sol ; mais bientôt elles s'exercent et parviennent elles-mêmes à arracher ces pointes d'herbes , qu'elles paissent réellement et qui leur suffisent. Cette nourri ture est donc toute végétale, tandis que celle des jeunes Canards est presque exclusivement animale.

D'après les caractères de forme que nous avons assignés à nos Ansérinées, les Bernaches, à bec plus court et plus conique, à tarses plus élevés , à corps plus court , doivent être considérées comme les espèces-types de cette sous-famillc; elles ont aussi la marche beaucoup plus facile et plus rapide que les Oies proprement dites.

iVotre sous-famille des Ansérinées comprendra donc le seul genre OIE, ^nser, et les deux sous - genres Bernache et Oie. Voy. OIE. • (Lafr.)

*ANTACAlXTHUS,L.C.Rich., Mss.

(zvTt, à l'opposé; «zKvôa, épine), bot. ph. — Synon. du g. Scolosanthus , Vahl, de la famille des Rubiacées. (Sp.)

AIVTALE. MOLL. — (Un des synonymes de Dentale.) Nom d'un famille d'animaux mollusques que, jusqu'aux recherches de MM. Deshayes et de Blainville, on classait parmi les Annéiides. (P. G.)

* ANTARCTIA ( «v-v/n^'?, antarctique , austral ). rvs. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, tribu des Féroniens , établi par M. Dcjcan dans son Species général, et auquel il assigne les car. suivants : Les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles, aussi longs que larges , et fortement cordiformes; dernier article des palpes allongé, presque cylindrique , et tronqué à l'extrémité. Antennes filiformes et assez allongées. Lèvre supérieure en carre moins long que large, légèrement échancrée antérieurement.

Mandibules peu avancées, assez fortement

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arquées et assez aiguës ; point de (lent au milieu de l'échancrure du menton. Corselet presque carré ou légèrement cordiforme.

Élytres assez allongées, presque parallèles et légèrement sinuées à l'extrémité. M. Dejcan a établi ce nouveau genre sur plusieurs esp. de l'extrémité de l'Amérique méridionale, et c'est pour désigner le pays qu'elles paraissent habiter exclusivement qu'il leur a donné le nom générique d^Antarctia.

Ces Carabiques sont de moyenne taille , toujours ailés, de couleur métallique, et ont les plus grands rapports de forme avec quelques Âmara et quelques Harpales.

M. Dejeaii , dans son dernier Catalogue , en mentionne 13 esp., dont 6 du Chili, 1 des îles Malouines, et 6 de Buénos-Ayres. Nous citerons parmi ces dernières VAnt. carnifex Fabr. comme type du genre. (D.)

ANTÉDILUVIEN ( Ante , avant ; diluvium , déluge), géol. — Cette dénomination , introduite en France par les géologues anglais , s'applique aux formations alluviales qu'on suppose avoir précédé la grande catastrophe dont parle la Genèse. On reconnaît aujourd'hui que l'on a abusé de ce mot en confondant sous un même nom des dépôts terrestres d'époques différentes ; et M. Brongniart en a restreint l'emploi à la désignation des terrains de trass et d'alluvion qui ont précédé la période animale.

On donne le nom d^Antédiluviens aux Animaux qui se trouvent dans les terrains de transport appelés Diluviens: tels sont les Mastodontes, les Éléphants , les Tapirs, etc., quelques uns appartenant à des genres perdus , d'autres ayant disparu du continent européen. Ce terme s'emploie en général pour désigner tout ce qui paraît remonter à une haute antiquité. (C. d'O.)

ANÏENNAIRE. Antennarius , Commerson. poiss.— L'habile naturaliste, compagnon de Bougainville , que je cite ici , Commerson, avait eu l'idée d'établir sous cette dénomination le g. de Poissons dont M. Cuvier a donné la monographie dans les Mémoires du Muséum, sous le nom de Chironectes. ( Voij. ce mot. ) M. de Lacépède et M. Cuvier, en se servant des manuscrits de Commerson, ont cité la dénomination de ce voyageur dans leur Synomjmie. (Val.)

* AIVTENN AIRES. Antennaria {antenna, antenne! ins. — M. Robineau-Des-

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voidy nomme ainsi deux petites pièces soudées ensemble qu'on remarque sur la tète des Diptères de la famille des Muscides ou Myodaires, et sur lesquelles sont implantées les antennes. Ces deux pièces sont quelquefois susceptibles de mobilité, et font saillir, au côté interne du premier article, deux, petites crêtes ou squamules qui portent le nom de pièces inter-antennaires ( inter-an-i tennaria). (D.)

ANTENNARIA, Link(iVotw.JoMrn.cie Bot. de Schrader, t. III) {antenna, antenne). . BOT. CR. — Genre de Champignons appartenant aux Hypomycetes de Link et aux Périsporiacées de Fries, caractérisé par des ûlaments en forme de thallus , couchés , rameux, articulés, entrelacés, et supportant, principalement vers leur base , des sporanges globuleux remplis de matière gélatineuse et de spores moniliformes. Pendant longtemps on a ignoré la fructification de ce g., dont on ne connaissait qu'une espèce, le Torula fuliginosa, de Persoon, qui croît sur les pins , et en recouvre les rameaux et les feuilles d'une couche filamenteuse, noire, souvent très épaisse. Comme l'auteur du Synops. fungorum ne l'avait jamais observé qu'à l'état stérile, il l'avait placé dans le g. Torula, dont les filaments présentent les mêmes caract.; mais le professeur Link ayant observé les organes delà fructification surl'J. ericophila, qui croît en Portugal sur VEricaarborea,les caractères génériques ont dû être modifiés. Dans la France méridionale, on en rencontre une troisième espèce sur les Cistes ligneux. M. Fries a cru devoir réunir à ce genre le Racodium cellare de Persoon , espèce de feutre noir composé de filaments extrêmement ténus que l'on trouve sur les tonneaux , dans les caves ; les filaments sont bien rameux , articulés ou cloisonnés, et les petits globules noirs que l'on observe ne sont pas des sporanges, mais bien des excréments d'Insectes, ainsi quî. je l'ai constaté un grand nombre de fois. (LÉv.) ANTENNARIA {Antenna, antenne).

BOT. PH. — Les Antennaria sont des herbes vivaces, quelquefois sous-frutescentes, garnies de feuilles entières, blanchâtres et tomenteuses à leur face inférieure, portant des capitules disposés en corymbe , et dont j les folioles de l'involucre sont blanches ou 39*

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lavées (Je rose ou de brun , mais jamais jaunes comme celles de la plupart des Gnaphaliées. Les plantes de ce genre, employées en médecine, sont connues sous le nom de Pied-de-chat. M. R. Brown , qui les a , le premier, nettement circonscrites , leur assigne les caractères botaniques suivants : Involucre imbriqué, scaricux , coloré. Réceptacle dépourvu de paillettes, scrobiculé.

Fleurs dioïques : les mâles à anthères garnies d'appendices basilaires. Stigmates tronqués; poils de Taigrette en forme de pinceaux, ou épaissis au sommet; les femelles à limbe court , dépourvues d'étamines rudimentaires, et munies d'une aigrette à soies capillaires. (J. D.)

AI\TENR[AR1ÉES [antenna, antenne ). BOT. PII. — Une des divisions de la sous-tribu des Gnaphaliées , qui renferme les genres dont les capitules sont indépendants les uns des autres, mulliflores, dioïques, subdioïques ou monoïques; les fleurs mâles pourvues d'un style très simple , eu forme de massue, et tronqué au sommet; le réceptacle dépourvu de paillettes , ou en ayant seulement vers sa circonférence.

ANTENNARIUS. poiss. — Voyez

AIVTETTOVIRE. (Val.;

ANTENNES. Antennœ. zool. — On nomme ainsi des organes appendiculaires, mobiles, composés d'un plus ou moins grand nombre d'articles, de formes très variées, plus ou moins développés, et situés sur la tête de la plupart des animaux articulés , à savoir : au nombre de deux, de quatre et quelquefois de cinq , dont un impair, chez les iVere/des , dans la classe des Annélides; de deux et le plus souvent de quatre chez les Crustacés , h l'exception des Lirmiles , qui en sont privés ( à moins qu'on ne prenne pour des antennes les deux corps articulés qu'ils présentent à leur partie antérieure, et que Savigny assimile, avec plus de raison, à la seconde paire de pieds -mâchoires des Crustacés, ou aux mandibules des Arachnides); et enfin de deux seulement chez les Myriapodes et les Hexapodes ou les Insectes proprement dits, c'est-à-dire non compris les Arachnides, qui sont également dépourvues de ces organes, comme les Limules.

Considérées anatomiquement, les Antennes se composent d'une quantité variable de i

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I petits articles cornéf ou coriaces à l'extérieur, tubulaires et perforés dans toute la longueur de leur axe, et renfermant une substance molle et membraneuse, qui reçoit les derniers rameaux des nerfs et des trachée? de l'extrémité antérieure du corps.

Savigny a le premier constaté l'existence des antennes dans les Néréides. Avant lui, ces parties étaient considérées comme des Tentacules ou des Cirrhcs. Elles sont peu rétractiles, de forme variable, en nombre pair ou impair, courtes, et de deux articles seulement dans le premier cas , comme dans les g. Lycoris, Nephtys, Aricie, Glycère, Ophélie, Hésionc, Myriane, Phyllodocéj longues et composées de beaucoup d'articles, dans le second cas, comme dans le g. Syllis.

La plupart des Crustacés ont 4 antennes. Chez les Décapodes, elles sont tantôt petites et tantôt très longues; dans le premier cas, les intermédiaires sont ordinairement cachées dans un creux, où elles sont repliées, et, dans le second, elles sont à découvert, et presque aussi longues que les latérales. Dans l'ordre des Slomapodes , les antennes internes se terminent par trois filets, tandis que les externes n'en offrent qu'un seul ; la base de celles-ci est composée d'un grand nombre d'articles groupés entre eux et placés sur des plans différents. D'autres Crustacés offrent une disposition semblable ; et, sous ce rapport, leur base diffère beaucoup de celle des mêmes parties dans les autres animaux articulés. Dans l'ordre des Amphipodes,les antennes sont presque toujours eu forme de soies, et placées par paire, les unes au dessus des autres, sur une tête distincte; dans celui des Isopodes, elles ont une disposition à peu près semblable : les latérales sont toujours séliformes et composées de 8 articles; les intermédiaires sont quelquefois si petites, qu'on les aperçoit à peine. — Dans le dernier ordre, celui des Branchiopodes, lesantennessontau nombre de 4 ou de 2 seulement, et de formes très variées. Elles sont ou simples , ou velues, ou en pinceaux , dans le g. Lyncée ; rameuses dans le g. Daphnis; en pinceaux dans le g. Cypris; velues dans le g. Cî/</ie're'e,- capillaires dans le g. Branchipc; celles du g. Cyclopc sont divisées en trois articles, et plus grosses et plus courtes chez le mâle que chez

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la femelle ; les antérieures sont petites et composées de 3 articles , et les postérieures plus longues et composées de 4 articles dans le g. Argule; enfin dans le g. Zoé, les quatre antennes sont placées à peu prés sur la même ligne; les internes sont assez grosses, à articles peu distincts, avec un petit appendice cylindrique près de leur extrémité , et au devant est un article conique, garni de poils du côté intérieur; les externes sont très courtes , grêles et styliformes.

Les Myriapodes n'ont que deux antennes , comme les Hexapodes; elles sont courtes, un peu plus grosses vers le bout ou filiformes, et composées de 7 articles dans les Chilognathes ; longues, sétacées et composées d'un grand nombre d'articles dans les Chilopodes.

De tous les animaux articulés munis d'antennes, les Insectes ou Hexapodes sont ceux chez qui ces organes oCfrent la plus grande variété de formes. Chez eux , l'articulation des antennes avec la tète rentre dans celles que M. Strauss nomme cotyloïdienncs. La base du premier article se renfle , surtout chez les Coléoptères et les Hyménoptères, et est reçue dans une cavité de la tête {toriilus , Kirby), ordinairement arrondie, très lisse également, et tapissée , excepté à la partie centrale , d'une membrane épaisse. Le bulbe est percé à son extrémité pour donner passage aux muscles et aux nerfs que contient l'antenne; les bords de l'ouverlurc ont de chaque côté une légère échancrure , et sont garnis d'un ligament membraneux qui s'unit à la membrane de la cavité, au centre de celle-ci. Cette sorte d'articulation imprime h l'antenne un mouvement de rotation dans tous les sens. Dans les deux ordres que nous venons de nommer, la rotule est quelquefois très grande, comme séparée du reste de l'article par un étranglement bien marqué, et fait une saillie hors du tondus. On pourrait alors la prendre pour un article distinct; mais en l'examinant avec attention, on aperçoit promptcment qu'elle n'a pas de mouvement propre, et qu'elle n'est qu'un simple renflement du premier article. Le tondus, de son côté, pourrait également quelquefois donner lieu à une semblable méprise, lorsque ses bords sont relevés et qu'ils prennent ia forme d'un tubercule plus ou moins sail-

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lant, évasé et à bords inégaux; mais son union intime avec la tête ne peut laisser aucun doute à cet égard.

La partie de la tête où cette articulation a lieu, en d'autres termes, l'insertion des antennes, présente d'assez nombreuses variations, dont les principales s'expriment par les termes suivants , d'un usage fréquent dans l'entomologie descriptive.

Les antennes sont dites : Préoculaires(prœocularcs), lorsqu'elles sont insérées devant les yeux; ex. : Chrysis, Carabus, etc.;

Interoculaires {interoculares) , quand elles sont placées sur un point quelconque entre les yeux; ex. : Leptura, Haliplus, Reduvius, etc.;

Inoculaires (inoculares), si elles sont insérées dans une échancrure des yeux, qui sont alors plus ou moins réniformes et les entourent partiellement à leur base; ex.: un grand nombre de Longicornes;

Suboculaires [suboculares) , lorsqu'elles sont placées au dessous des yeux; ex. : Fulgora, Nepaj

Kostrales {rostrales) , si elles sont portées sur un prolongement de la tête ou bec : c'est le cas où leur éloignement des yeux est le plus considérable ; ces derniers restant toujours à la base du bec ; ex. : la majeure partie des Curculionites ;

Supérieures [superiores ), quand elles sont situées sur le vertex ; ex. : quelques Longicornes ;

Inférieures {inferiores) , lorsqu'elles sont insérées sous la tête; ce qui a lieu quand l'épistome et les joues sont dilatées et recouvrent les parties de la bouche et celles qui sont adjacentes. Les antennes sont alors situées à l'angle intérieur de la jonction des joues et de l'épistome sur le front; ex. : Copris, Ateuchus.

Quant à leur situation relative, c'est-àdire la distance qui les sépare l'une de l'autre , les antennes sont dites : Ecartées {distantes, remotœ), lorsqu'elles sont éloignées l'une de l'autre à leur base ; ex. : Buprestis nistica, et la majeure partie des Coléoptères ;

Rapprochées {approximatœ' , quand elles sont séparées à leur base par une distance peu considérable ; ex. -.Donacia, Galeruca;

Contiguës [contiguœ) , si elles se touchent presqu'à leur base ; ex. : Imatidium ;

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CoDiiées { connalœ , coadunatœ, cohcerentes , lorsqu'elles sont réunies à leur base; ex. : Conops, Ceria.

I)e leur proportion. —Pour exprimer les différences de longueur des antennes , on les compare, sous ce rapport, aux autres parties du corps. On dit qu'elles sont très courtes [brevissimœ), lorsqu'elles sont plus courtes que la tète; ex. : Coccinella;

Courtes {brèves), quand leur longueur égale celle de la tète ; ex. : Hister;

médiocres {médiocres), si elles sont aussi longues que le corps ; ex. : CaUidium violaceum /

Longues {longœ), quand elles dépassent le corps en longueur, mais de peu ; ex. : Monohammus sutor;

Très longues {longissimœ), lorsqu'elles sont considérablement plus longues que le corps ; ex. : un grand nombre de Longicornes parmi les Coléoptères, et le genre Adèle dans les Lépidoptères.

De leur structure. — Les Antennes sont composées d'un plus ou moins grand nombre d'articles, qui, en général, ont chacun leur mouvement propre, ce qui permet à l'animal de les fléchir dans tous les sens. Chaque article se joint au précédent, tantôt par articulation cotyloïdienne, tantôt au mojen d'un ligament, sans qu'il y ait enchâssement d'un condyle dans une cavité.

En général , ces articles sont placés bout à bout ; mais , dans beaucoup de cas , leur disposition est telle , que le premier , qu'on nomme basilaire ou scapus , forme un angle plus ou moins aigu avec le reste de l'antenne; ce qui a fait appeler coudées, brisées ou géniculées igcniculatœ) , les antennes ainsi conformées. Telles sont celles des Lamellicornes , des Curculionites-Gonatocères , et d'un grand nombre de femelles et de neutres chez les Hyménoptères. Dans les antennes coudées , le scapus forme à lui seul la moitié de leur longueur ; dans celles qui sont droites {reclœ , cet article se distingue toujours des autres , soit parce qu'il est plus gros ou plus long , soit parce qu'il affecte une forme particulière. Quant au reste de l'antenne , on le divise en tige icaulis) , et en massue {clava) lorsqu'elle s'épaissit vers son extrémité : c'est ce qu'on remarque dans toutes les antennes coudées, et dans beaucoup de celles

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qui sont droites , telles que celles des Coléoptères clavicornes et des Lépidoptères diurnes ou Rhopaloc'eres. Le second article des antennes , qui forme le premier de la tige {pedicellus, Rirby ) , ne mérite pas moins d'attention que le scapus sur lequel il s'insère. Tantôt il est très grand et forme à lui seul le tiers ou la moitié de la longueur de l'antenne , comme dans les Mélasomes , et tantôt il est à peine visible et soudé avec le troisième , comme dans les Longicornes. Quant aux autres articles, leur dimension varie autant que leur forme, ainsi que nous le verrons plus bas.

Maintenant , si nous considérons les antennes sous le rapport du nombre des articles dont elles se composent , nous verrons que ce nombre est extrêmement variable , et que , si la nature a suivi un plan à cet égard , il est encore à deviner. Cependant , comme on a remarqué que les antennes des Coléoptères sont presque toujours composées de onze articles , on s'est accordé à regarder ce nombre de onze comme la règle dans cet ordre d'Insectes, et tout ce qui s'en écarte comme une exception. On a d'ailleurs supposé que , si l'on ne les aperçoit pas tous dans certains genres, ceux qui paraissent manquer n'en existent pas moins, et sciaient visibles comme les autres , s'ils n'étaient soudés entre eux ou avec ceux qui les avoisinent. Aussi il en serait des antennes comme des tarses , qu'on prétend être toujours composés de cinq articles, bien que , dans plusieurs familles , il soit impossible d'en distinguer plus de quatre , trois ou même deux , avec la loupe la plus forte. Quoi qu'il en soit de cette théorie, qui repose sur une idée philosophique { l'unité de composition), toujours est il qu'au delà de onze , le nombre des articles des antennes ne paraît plus assujetti à aucune règle. Ainsi on en compte douze chez le Cebrio gigas et certaines Cltrysomèlesel Saperdesj vingt chez le mâle du Prionus imbrioornis, dont la femelle n'en a que neuf; trentedeux chez la Rhipicera marginata , et jusqu'à trente-huit chez d'autres esp. du môme g. Les Orthoptères offrent surtout les plus grandes anomalies sous ce rapport. Quelques Sauterelles ont quatorze articles, d'autres seize , et quelques unes vingt-cinq. Ils sont au delà de trente chez les Mantes: mais

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nulle part, dans cet ordre, ils ne sont plus nomDreux que chez les Blattes, chez qui l'on en compte jusqu'à près de cent cinquante. On a remarqué, en outre, que, chez ces Insectes , le nombre des articles varie non seulement d'une espèce à l'autre , mais dans une même esp. Dans les Hémiptères , ils suivent la même progression que chez les Coléoptères, c'est-à-dire qu'on en compte depuis deux ( g. Flata ) jusqu'à onze ( g. Coceus).

Tous les Lépidoptères , à l'exception du genre Hépiale, ont les antennes composées d'un nombre considérable d'articles, souvent si minces et si peu distincts , qu'il est presque impossible de les compter même avec l'aide d'une forte loupe. Il en est de même de la tribu des Ichneumonides parmi les Hyménoptères ; mais d'autres tribus du même ordre se rapprochent à cet égard de la loi générale. Ainsi , les esp. pourvues d'un aiguillon ne possèdent que douze articles chez les femelles , et treize chez les mâles. Les Tenthrédines et le reste de l'ordre présentent sous ce rapport des variations si nombreuses , qu'il serait impossible de les énumérer brièvement. Enfin, chez les Diptères , il paraît y avoir deux types généraux : l'un composé des antennes des Tipulaires , qui ont de quatorze ù seize articles , et le second qui embrasse tout le reste de l'ordre, où elles ne dépassent jamais trois articles ; mais il est à observer que le premier, qui a reçu dans cet ordre le nom de palette , paraît assez souvent formé de plusieurs articles soudés ensemble.

Les antennes qui ont beaucoup d'articles se disent mulii - articulâtes ; celles qui en ont peu , pauci - articulatœ. Lorsque le nombre de leurs articles est susceptible d'être compté , on les appelle bi-articulés , triarticulés , quadri-articulés.

Les articles dont se composent les antennes offrent dans leur forme d'innombrables modifications, qui influent sur celle de l'antenne en général. Toutefois , ces modifications peuvent être ramenées à un certain nombre de types , dont nous allons faire connaître les principaux, en divisant les Antennes en Régulières et en Irrégulicres.

Parmi les premières , on nomme :

Sétacées ( tetaceœ ), celles qui diminuent

: les

de grosseur de la base au Sauterelles; etc.;

Sétlformes ( setiformes ) , celles qui sont courtes et rigides , et vont en diminuant de la base au sommet , où elles se terminent en pointe allongée et très aiguë; ex. : les Libellules ;

Filiformes (filiformes) , celles qui gardent le même diamètre dans toute leur longueur: ex. : les Carabes ;

Fusiformes {fusiformes , celles qui sont renflées dans le milieu, en forme de fuseau; ex. : les Zy gènes , les Sésies ;

Prismatiques (prismaticœ) , celles qui offrent trois côtés presque égaux ; ex. : les Sphynx;

Ensiformes {ensi formes) , celles qui sont en forme de lame d'épée ; ex. : les Tru^ales;

Moniliformes ( mo/iiK/brmes ), celles qui sont composées d'articles globuleux , arrondis et disposés comme les grains d'un chapelet ; ex. : les Ténébrions;

Perfoliées (perfoliatœ) , celles dont les articles sont discoïdaux , et portés par un pédoncule qui semble les traverser ; ex. : lei Lagries;

Imbriquées (im6rîca<œ), lorsque les articles sont concaves d'un côté , convexes de l'autre, et s'emboîtent l'un dans l'autre ; ex. : les Diapères;

Feuilletées {foliatœ)ou lamellées (lameîlatce) , celles dont les articles terminaux se dilatent en lames plus ou moins minces et larges , lesquelles s'épanouissent ou se ferment à la manière des branches d'un éventail ou des feuillets d'un livre; ex. : le Hanneton foulon;

Épaissies {incrassatœ). Ce mot , employé seul , indique un grossissement dans une partie quelconque de l'antenne. Si ce grossissement est subit , on dit que les antennes sont subitement épaissies {subito incrassatœ) ; s'il a lieu graduellement de la base au sommet , elles sont dites sensim incrassatœ ;

Noueuses {nodosœ), celles qui ont un ou plusieurs articles disproportionnément plus gros que ceux qui les avoisinent ; ex. : Mcloë ;

Atténuées {altenuatœ), celles qui son»

disproportionnément grêles dans une partie quelconque de leur longueur ; comme pour

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les antennes épaissies, on dit qu'elles sont subitement ou graduellement atténuées (swbito vel scnsim attenuatœ);

En scie (serrafœ), celles dont chaque article se prolonge du côté interne en une dent de scie ; ex. : les Buprestes;

Pectinées [pectinalœ), celles dont la tige est munie de chaque côté d'une rangée de petites branches parallèles imitant les dents d'un peigne ; ex. : un grand nombre de Bombyx;

Plumeuses ou penniformes {penni formes) , celles qui ressemblent aux grandes plumes des Oiseaux ; ex. : mâles d'un grand nombre de Phalenides ;

Rameuses [ramosœ) , celles qui sont garnies d'un côté de deux ou trois longues branches irrégulières ; ex. : le g. Phengodes ;

Flabellées [flabellatœ) , celles dont les articles , excepté ceux de la base , envoient intérieurement de longs rameaux flexibles et aplatis ; ex. : Tetralobus (labellicornis;

Palmées (paimafœ), celles qui sont très courtes , et qui envoient extérieurement quelques longues branches ressemblant à des doigts ; ce qui leur donne quelque rapport avec une main ;

Subulées ( subulatœ ) , celles qui sont cyàndracées inférieurement , et se terminent en une pointe roide et aiguë comme une alêne ;

Capillacées {capillaceœ) , celles qui se terminent par un fllet capillaire, articulé ;

Mucronées {mucronatœ), celles qui se terminent par une pointe courte et mousse ; ex. : le g. Scotobius;

A aigrettes {aristatœ), celles qui se terminent par un article en forme de palette , et portant une soie latérale nue ou garnie de poils: ex : \cs Muscides ;

En massue ( clavatœ ) , celles dont les articles terminaux deviennent graduellement plus gros;

Capitées [capitalœ), celles dont les articles se renflent subitement pour former la massue. Celte dernière ofl're dans sa composition des différences très remarquables.

Elle est Gssilc {fissilis), lorsque les articles ont la forme de feuillets , et peuvent s'ouvrir et se fermer comme ceux d'un livre; ex. : le g. Melolontha;

Tuniquée ou enveloppante ( timicata ) , lorsque l'un des articles de sa base est creu-

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se en entonnoir , et recouvre plus ou moins les suivants ; ex. : le g. Lethrus;

Solide {solida) , lorsqu'elle ne consiste qu'en un seul article, ou que, s'il y en a plusieurs , ils sont à peine distincts, et comme soudés ensemble; ex. : les g. Rhtna, Hister;

Renflée ( inflata ) , lorsqu'elle est d'une grosseur disproportionnée avec le reste de l'antenne , et paraît comme gonflée.

Quant aux antennes irrégulières, elles affectent , en général , des formes si bizarres, qu'il n'existe pas de terme de comparaison pour les exprimer. Du reste, elles rentrent plus ou moins dans l'un des types que nous venons de désigner , et ne se rencontrent que dans un petit nombre d'espèces, parmi lesquelles nous citerons pour exemple les mâles du g. Cerocoma, et le g. Paussus.

Les antennes sont rarement glabres; le scapus, la tige , la massue, ou tous les trois à la fois, sont plus ou moins tomenteux ou velus. Souvent aussi, comme dans les Prioniens, elles sont rugueuses ou hérissées de tubercules, de piquants, d'épines, etc. On leur applique alors les termes que nous avons indiqués plus haut en parlant de ces excroissances.

Après avoir fait connaître les formes extrêmement variées des antennes, il nous reste à parler de leur position lorsque les Insectes sont en repos ou en mouvement. Dans le premier cas, la plupart se contentent de les ramener sur le dos en les y appliquant plus ou moins exactement (Longicornes), ou sur les bords latéraux de la tête du thorax et du corps (Carabiques, Mélasomes, Noctuélites, etc.); mais d'autres sont pourvus de cavités spéciales dans lesquelles elles sont rerues totalement ou en partie. Tantôt ces cavités sont creusées sur les côtés inférieurs du prothorax, comme dans quelques Élatérides(P«ero<arsws Galba), les Anthrènes, les Gribouris , les Chlamys, etc.; tantôt sur les parties latérales de la tête, comme dans les Curculionites; mais, dans ce dernier cas, le scapus seul est reçu dans cette rainure. Chez les Gyrins et les Parues, qui font partie du même ordre , la cavité antennaire est également située dans la tête ; mais, ces Insectes étant aquatiques, la nature, pour protéger leurs antennes contre l'action de l'eau, les a pourvues à leur base d'un appendice en forme d'oreillette, qui les

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l'ecouvre complètement lorsqu'elles sont ainsicachées. Chez les Nèpes, principalement celles du g. Belostoma, on observe également entre les yeux et les pièces inférieures de la tête une rainure profonde et rcniforme dans laquelle les antennes se replient de manière à ce que les premiers articles soient visibles et protègent les autres. Les Cryptoc'eres (g. remarquable de Fourmi) portent sur la tête une sorte de pièce carrée dont les bords forment une profonde cavité longitudinale , dans laquelle les antennes sont complètement cachées au repos. Enfln, chez un grand nombre de Muscides, elles sont reçues dans une fossette verticale du front , qu'elles remplissent entièrement. Avant de se replier pour entrer en repos , les antennes , flabellées. et feuilletées, ferment leurs feuillets ou leurs branches, et les appliquent exactement l'une contre l'autre. Celles qui sont coudées plient leur tige, et l'appliquent contre le scapus. Lorsque les Insectes qui sont pourvus de ces deux sortes d'antennes se mettent en mouvement, on les voit écarter les lames qui composent la massue, comme pour percevoir les impressions relatives au sens dont elles sont le siège, ou, si elles sont brisées, séparer la tige du scapus, et la porter en avant. En général, tous agitent plus ou moins ces organes pendant le mouvement, les uns alternativement , avec lenteur et une sorte de régularité ; d'autres dans tous les sens, et quelques uns, tels que les Ichneiimonides chez les Hyménoptères, leur impriment un mouvement de vibration très rapide et continuel; pendant le vol, elles sont dirigées en avant ou perpendiculairement à l'axe du corps , ou enfin ramenées sur le dos.

De l'usage des antennes. — Les naturalistes sont loin d'être d'accord sur ce point. Les uns , et c'est le plus grand nombre , ont vu dans ces appendices l'organe principal du loucher; d'autres celui de l'odorat; quelques uns celui de l'ouïe; il en est enOn qui en ont fait le siège d'un sixième sens , destiné à apprécier l'état de l'atmosphère. Cette diversité d'opinions n'étonnera pas si l'on considère que les antennes, indépendamment de leur fonction principale , qui est nécessairement la même dans tous les animaux qui en sont pourvus, servent en même temps à des usages secondaires, qui varient avec leur forme, ainsi que

nous le verrons plus bas. De là deux ordres de faits bien distincts, que les expérimentateurs auront confondus dans leurs observations. Mais quelle est cette fonction principale? Des expériences plus judicieusement faites que celles qu'on a recueillies jusqu'à présent pourront seules décider la question. En attendant , l'opinion qui nous paraît la plus vraisemblable est que les antennes ont pour fonctions essentielles celles du tact. En effet, la majeure partie des animaux qui en sont pourvus sont couverts d'un tégument calcaire ou corné, qui les rend peu sensibles au contact des corps environnants. Des organes spéciaux devaient donc suppléer chez eux à ce défaut de sensibilité. On peut objecter, il est vrai, qu'une famille nombreuse d'Articulés, les Arachnides, parmi lesquels on remarque plusieurs g. à gaîne tégumentaire solide, sont privés des appendices anlennaires; mais, chez les Aranéides ( Araignées proprement dites) et chez les P/iaïangiens (Faucheurs), les pattes semblent disposées pour exercer les fonctions tactiles ; chez les Pédipalpes (Scorpions, etc.), les pinces sont destinées à remplir les mêmes fonctions ; enfin , chez les Acariens , la bouche , conformée en suçoir, est armée de palpes , de pinces et de soies douées d'une grande sensibilité. L'opinion qui place le siège du toucher dans les antennes, chez les Articulés, nous semble confirmée par l'observation de dispositions analogues chez un grand nombre d'autres animaux de classes toutes différentes , et qui présentent à la tête et aux environs des organes masticatoires , des appareils tactiles très développés : tels sont les bras des Mollusques céphalopodes; les tentacules et les yeux pédoncules des Gastéropodes; les barbillons de certains Poissons; le bec revêtu d'une membrane riche en filets nerveux chez quelques Oiseaux; les moustaches des Chats, et surtout des Phoques; enfin le museau de la Taupe, de la Musaraigne ; le boutoir du Cochon , du Tapir, et, par dessus tout, la trompe de VÉléphant.

C'est ici le lieu de discuter si les antennes sont réellement le siège d'un toucher tout particulier qui constituerait comme un sixième sens. Cette opinion nous paraît logiquement inadmissible , quelque exquise qu'on suppose la sensibilité des appendices

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qui nous occupent , puisque nous ne pou- \ons nous rendre compte que des sensations que nous éprouvons nous-mcmes. ÎS'ous voyons en effet tous les jours chez les aveugles la surface tégumenlaire devenir tellement sensible, qu'elle perçoit le moindre ébranlement atmosphérique , et certes personne n'a jamais songé à admettre chez eus le développement d'un nouveau sens. Le toucher est tellement parfait dans les ailes membraneuses des Chéiroptères, que ces animaux , au milieu d'une obscurité complète et dans de profondes cavernes , se dirigent avec la plus grande précision sans le secours de la vue , et par conséquent par la seule impression de l'air sur leurs ailes. Ce fait est constaté par de nombreuses observations.

II est donc raisonnable d'admettre que les antennes des Articulés sont le siège d'un toucher analogue à celui qui réside dans les ailes des Chéiroptères. Cette opinion acquerra un nouveau poids si l'on considère que ce sont les antennes des Insectes crépusculaires et nocturnes qui offrent la plus grande surface ( antennes feuilletées des Scarabées , pectinées des Lucanes, plumeuses du Bombyx, des Phalènes, etc.), et, de plus, que dans certaines familles , dans certains genres où les femelles sont sédentaires, celles-ci ont les antennes à peines ciliées et même filiformes , tandis que chez les mâles , qui voltigent sans cesse, ces appendices sont très développées.

Les antennes, organes du tact, semblent, chez certains Hyménoptères qui vivent en société, devenir organes de relation. Le der nier article des antennes chez ces Insectes, dit M. Robineau-Desvoidy, est à lui seul un organe à part , essentiellement pulpeux ; il recèle des facultés bien supérieures à celles du tact, comme on peut l'observer chez les Fourmis et les Abeilles , qui ont l'air de se comprendre et de se communiquer leurs idées en se touchant réciproquement avec la massue de leurs antennes. Devenus organes de relation , ces appendices seraient alors comparables aux membres thoraciques de l'homme , membres qui , siège du toucher par excellence , sont également organes d'expression.

Quant à l'opinion de ceux qui placent dans les antennes le siège de l'odorat , voi-

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ci sur quoi ils la fondent. Si l'on regarde , disent-ils , comme identiques les nerfs qui, dans le cerveau des Vertébrés et dans la masse ganglionnaire analogue des Invertébrés, naissent en avant des nerfs optiques, on sera amené à regarder les nerfs des antennes comme ceux de l'olfaction : tel est , en effet, le raisonnement de MM. de Blainville et Robincau - Desvoidy. Réaumur et Roesel , avant ces deux savants , avaient déjà pensé que l'odorat des Articulés résidait dans les antennes. 1,6 dernier avait appuyé son opinion sur les dispositions anatomiques qu'il avait reconnues chez VÉcrcvisse et chez les Mouches ; et, de nos jour^, l'anatomiste allemand Carus avoue que , dans l'embarras où sont les naturalistes d'assigner avec quelque certitude le siège du sens olfactif chez les Articulés, l'opinion de Réaumur, combinée avec celle de Roesel, lui paraît réunir toutes les probabilités, tant à cause de la forme de lames ou d branchies qu'affectent souvent les antenne qu'en raison de leur voisinage du ganglion cérébral. Dugès admet aussi que les antennes sont le siège de l'odorat; il a fait à ce sujet une série d'expériences sur des Grillons, des Bombyx , des Mouches {Vomitoria etCarnaria), et il a cru remarquer que la perception des odeurs était abolie par l'amputation des antennes. M. Alex. Lefebvre a fait '.a même opération sur une Guêpe, et il a obtenu un semblable résultat ( Ann. de la Soc. ent. de France, t. VII, 1838, p. 398 ). En comparant ces faits avec ce qui s'observe chez les animaux d'un ordre supérieur , tels que l'Eléphant et le Cochon , chez lesquels la trompe et le grouin touchent et flairent, l'analogie nous conduirait également à admettre que le sens de l'odorat chez les Articulés peut se trouver dans le voisinage de celui du toucher.

Les inductions qui ont été tirées de la distribution des nerfs, et qui ont porté à placer l'organe olfactif dans les antennes, donneraient les mêmes résultats pour le sens de l'ouïe. Chez les Crustacés, ou du moins chez les Crustacés j/iac?o«res, l'antenne externe (grande antenne ou antenne postérieure présente à sa base une petite saillie cylindrique, percée d'un trou arrondi et fermé par une membrane ; cette membrane est elle-mèrae perforée d'une fente ou ouverture oblongue

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à laquelle fait suite un cul-de-sac. M. Dugès, auquel nous empruntons ces détails anatomiques , admet que ce cul-de-sac reçoit un nerf dont le tronc représente à la fois les deux parties de la septième paire chez les vertébrés (nerf auditif et nerf facial). Une portion de ce nerf est destinée à l'organe auditif, et l'autre vase distribuer h l'antenne même. La cavité dont nous venons de parler serait donc un sac vcstibulaire, avec sa fenêtre ovale ; sac qu'on pourrait comparer aux vestibules des Poissons cartilagineux; et les antennes, qui, par leur vibration, faciliteraient la perception des sons, offriraient ainsi une sorte de ressemblance avec le pavillon de l'oreille, souvent si développé chez quelques Mammifères. Si la disposition observée par M. Dugès était démontrée , il faudrait signaler chez les Crustacés la similitude qui existe entre les appareils de l'audition et de l'olfaction , qui tous deux ont la forme d'antennes dont la base renferme l'organe sensitif, tandis que le prolongement ne sert qu'à des fonctions tactiles. Le siège de l'audition n'est pas aussi visible dans les antennes des Insectes. Carus prétend que la membrane qui unit ces appendices à la tête est peut-être chargée de percevoir les sons; mais rien ne le prouve. Treviranus croit que la massue antennaire des Papillons diurnes renferme un appareil auditif. M. Strauss place le siège de l'ouïe dans les antennes feuilletées des Hannetons; enfin M. Lacordaire , qui , dans son introduction à l'entomologie , adopte l'opinion des auteurs qui font des antennes le siège de l'audition , développe cette opinion avec beaucoup de clarté , et l'appuie de raisons spécieuses , qu'il serait trop long de rapporter ici. Au reste , si l'on ne consultait que l'analogie, on ne pourrait se dispenser d'admettre que les antennes sont elfectivemcnl le siège de l'ouïe chez les Articulés, car elles occupent chez eux la même place que les oreilles chez les Vertèbres, et l'on voit certains Insectes les dresser ou les baisser au moindre bruit; mais cette analogie peut être trompeuse.

Nous terminerons cet exposé sur l'usage présumé des antennes en rapportant quelques faits qui ne permettent pas de douter que ces appendices ne servent à des emplois Bccondaires, indépendamment de leurs fonc-

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tiens principales, comme nous l'avons dit plus haut. Dans certaines familles de Coléoptères dont le corps est très allongé , et chez lesquels l'attache des ailes est placée très haut , h cause de la brièveté du corselet , les antennes par leur longueur et leur grosseur, servent évidemment à faire équilibre avec le corps , et à le maintenir pendant la vol dans une position horizontale , ainsi qu'on le voit dans un grand nombre de Longicornes. Dans les Lépidoptères à vol puissant et rapide tels que les Sphyngides, les Fanesses, \cs Nymphales , les antennes sont en rapport avec le corselet, qui est très robuste; elles sont longues, raides, épaisses, fdiformes, ou se prolongent insensiblement en massue; tandis qu'elles sont courtes , à tige grêle , et terminées par un bouton court et piriforme , chez les Lépidoptères, dont le vol est faible et sautillant , comme dans la plupart des Piéries et des Satyres. Dans les g. Lyncée, Daphné et Cypr/s, parmi les Crustacés, les antennes serviraient secondairement à la natation , tandis que, dans le g. CycJope, suivant les observations de M. Jurine fils, elles serviraient à maintenir l'animal en équilibre au milieu du liquide ambiant, et que , de plus , celles du mâle seraient des organes d'excitation et de préhension dans l'accouplement. Les antennes sembleraient être également des organes excitateurs chez certains Lépidoptères ; l'un des auteurs de cet article a vu un mâle du Satyre Megera préluder à l'accouplement en frappant de coups répétés avec le bouton terminal de ses antennes la tête et le corselet de sa femelle, jusqu'à ce qu'elle se fût rendue à ses désirs, et ce manège a duré plusieurs minutes. Enfin M. Audouin [Annal, de la Soc, entom. de France , 1. 1 , p. 3) assure avoir observé que c'est par les antennes que les Hydrophiles se procurent l'air nécessaire à leur respiration, en remontant à cet effet à la surface de l'eau. Ainsi , soit que les antennes aient pour fonctions principales le toucher, l'odorat ou l'ouïe, elles serviraient en même temps, dans certains cas, d'organes locomoteurs, respiratoires et excitateurs.

De remploi des antennes dans la classi' fication. — Cet emploi n'est pas aussi important qu'on pourrait le croire au premier i abord. Leurs formes éminemment variables,

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qui s'accordent rarement avec celles d'organes plus essentiels, ne les rendent propres qu'à fournir des caractères tout au plus du troisième ordre dans les coupes génériques ; mais il n'en est pas de même pour les grandes divisions. Ainsi M. Duméril , dans sa Zoologie analytique, s'en est servi pour diviser l'ordre des Lépidoptères en quatre familles, qu'il nomme Rhopaloc'eres ou G]oftulicornes, Closteroccr.es ou Fusicornes, Nématocères ou Filicornes , Chétocères ou Séticornes. M. Boisduval s'en est également servi, mais seulement pour établir deux grandes divisions dans ce même ordre, à savoir : les Rhopalocères et les Hétérocercs. Dans les Coléoptères , on compte quatre familles , qui tirent leurs noms de la forme des antennes, à savoir : les Clavicornes, les Lamellicornes , les TaxicornesçiX&sLongicornes. Au reste, si les antennes ne peuvent fournir de bons caractères génériques, elles sont très utiles pour servir à distinguer un sexe de l'autre. C'est une règle constante que celles des mâles sont toujours plus développées que celles des femelles , et souvent très différentes non seulement pour la forme, mais pour le nombre des articles. Nous citerons ici quelques exemples des plus saillants à l'appui de cette assertion. Dans certains Longicornes(Lamia,^s<î/j?o?nMS,^cant/iocinws) , et quelques Curculionites {Anthribides), celles des mâles sont deux et trois fois plus longues que celles des femelles. Le mâle de la Rhipicera marginata a 32 articles aux siennes , tandis que la femelle n'en a que 11. Chez le Hanneton Foulon , la massue feuilletée des antennes a dix fois plus d'étendue dans le mâle que dans l'autre sexe. Mais c'est surtout sous le rapport de la forme que ces organes offrent les différences les plus frappantes entre les deux sexes. Dans les Bomhrjx , les Rlvipiccres, les Lampyres, certaines Tenthrédines , certaines Tipules , on reconnaît au premier coup d'œil les mâles aux rameaux plus ou moins nombreux dont est garnie la tige des antennes , tandis que cette tige est simplement en scie , ciliée , sétacée ou moniliforme, dans les femelles. Il en est de mOme du g. Cérocome, dont les antennes, presque filiformes dans les femelles , sont très épaisses et d'une forme très compliquée dans les mâles.

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Telles sont les considérations les plus essentielles auxquelles donne lieu l'examen des antennes dans ceux des animaux articulés qui en sont pourvus.

(D. et A. DcPO?iCiiEL.)

ANTENNES. Ântennœ. potss. — Dénomination très peu usitée en Ichthyologie pour désigner les appendices filiformes que portent certaines Scorpènes, la plupart des Blennies, et les espèces démembrées de ces g. L'expression la plus employée pour nommer ces organes est celle de tentacules.

(Val.)

ANTENNULAIRE. Antcnnularia ( antenna, antenne ). poltp. — Le genre Antennulaire de Lamarck ou Nemertesie de Lamouroux se compose de Polypiers flexibles de la famille des Sertulariens , dont la tige est articulée , et garnie tout autour de branches courtes et grêles , sur lesquelles sont placées sur un seul rang de petites cellules sessiles et campanuliformes. (M. E.}

ANTENNULAIRE. Antennularius {antenna , antenne), crust. — Anneau antennulaire ou second segment céphalique du squelette tégumentaire des Crustacés.

ANTENNULES. Antenmilœ (dimin.

d'cmtenna, antenne), ms. — Synon. de palpes chez les anciens entomologistes, principalement pour désigner les palpes maxillaires, qui, dans beaucoup d'Insectes, ressemblent à de petites antennes; mais celte expression vicieuse n'est plus employée depuis long-temps. Voy. palpes. (D.)

ANTENOR. Antenor ( nom mythol. ) FORAMiA. — Genre établi par Montfort iConchyl. syst. , p. 70 ) pour une des nombreuses variétés de la Rohulina calcar. Voy.

ROBULINE. (A. d'O.)

ANTENORON (?àvrÀv'.)s, nom propre ). BOT. PII. — Genre de la famille des Polygonacées , tribu des Polygonées vraies, formé par Rafînesque {Flor.Ludov. t. VIII), et rapporté en synonymie au g. Persicaria Tourn., qui n'est lui-même qu'une section du grand genre Polygonum. Voy. ces mots. (C. L.)

ANTÉON. ms. — Genre de la famille des Oxyuriens , de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, établi par Jurine (iVowu. Méth. de cl. les Uxjrn.), adopté par Latreillft, INces von Esenbeck . etc..

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et réuni au g. Dryinus par "Walker {Ent. mag.) et par nous ( Hist. des Anim. art. , t. IV ). Les Aiitéons diffèrent des Dryinus proprement dits, d'après Latreille, parle thorax, continu, ne formant pas de nœuds, et par les tarses, terminés par des crochets simples et droits. Le type de ce g. , dont on ne connaît que quelques espèces indigènes , est VA. Jurineanum , Latr. Voy. I)Rïi?<us. (Bl.)

ANTIIACTIIXI A , Bory. — Granadilla, DC. , sub Passiflora ( «vô/j , fleur ; àxrt'g, r-JG,-, rayon), bot. pu. — Sous-genre ou section du g. Passiflora. Ses caract. estiels sont : Involucre de 5 bractées très entières ou dentées , non découpées , distinctes. Segments du périanthe au nombre de 10. Étamines au nombre de 5. Pédoncules 1 -flores , accompagnés d'une vrille. (Sp.)

ANÏHALMUM ( «v9o5 , fleur , et o>- OxAudi , œil ). BOT. va. — Ce genre est synonyme de Pallenis , Cast. (J. D.)

* AKTMAXÎA(«v9r.;, fleur; àiix, mérite). INS. — Genre de l'ordre des Golcoplères pentamères, famille des Sternox.cs, tribu des Buprestides , établi par Eschscholtz , et adopté par la plupart des autres entomologistes. Voici les caract. assignés à ce g. par MM. Delaporte et Gory, dans leur belle iconographie de cette tribu : Palpes maxillaires à 3 articles visibles : le \" long , un peu arqué; le 2= conique, le 5'= ovalaire. Palpes labiaux de 5 articles serrés, courts; le dernier un peu pointu. Labre un peu transversai, bilobé en avant. Menton en pentagone régulier. Languette transversale , velue en avant. Mcichoires h lobe externe , grand , arrondi ; l'interne petit, aigu, arqué. Mandibules fortes , arquées , offrant une forte dent interne. Antennes de 11 articles : le 1" grand ; le 2"^ petit , globuleux ; le 5'= presque de la grandeur du \" , conique; tous les autres courts, égaux, transversaux, formant une forte dent au côté externe. Tarses à deux l»-" articles coniques, les deux suivants cordiformes , le dernier allongé ; crochets moyens.

MM. Delaporte et Gory décrivent et figurent 38 esp. A''Anthaxia dans leur ouvrage précité. M. Dejean en désigne 44 dans son dernier Catalogue, dont 25 d'Europe, 9 du Cap de Bonne-Espérance, 1 du Sénégal, et 8 de l'Amérique. La plupart de ces esp. sont

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de petite taille , de forme assez large et aplatie , et de couleurs métalliques très brillantes. Elles se tiennent ordinairement sur le tronc des arbres exposés au soleil , et s'envolent facilement lorsqu'on veut les saisir. Nous n'en citerons que quelques unes : l"l'Jl. manca, Buprestis id. Fabricius, qui peut être considérée comme le type du g., c'est le Richard rubis de Geoffroy. îl est commun aux environs de Paris , où on le trouve , en mai , sur le tronc des ormeaux , réuni quelquefois en assez grand nombre -, 2° VA. salicis, Buprest. id. Fabricius, qui se trouve également en mai sur le saule; mais plus rarement; et ô° VA. umbellatarum, Buprest. id. Fabricius, qui est très commun sur les Ombellifères, dans le midi delà France. (D.)

AKTHÈLE. Anthela ( mO^mo-j , petite fleur). BOT. — Dénomination imposée par Meyer , dans son travail monographique du g. Juncus , à l'inflorescence spéciale de ces sortes de plantes. (C. L.)

* ANTHÉLÉPHILE. Anthelephila («v9,,;,7i , sorte de fleur ; 9)i>os, ami), ens. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille desTrachélides, établi par M. Hope, sans indication de caract., d'ans la tribu desAnthicides , et auquel il rapporte deux esp. qui vivent dans le sable , sur les bords du fleuve Hoogly, dans les Indes orientales, et qu'il nomme, l'une A. ru/icollis , et l'autre A. mutillaria. Ces deux esp., figurées dans les Transactions de la Soc. cntom. de Londres, I" vol. , 1854 , pi. 7, fig. 8 et 9, ressemblent à des Mulilles. (D.)

ANTHÉLIE (àv97i).tov, petite fleur).

POLYP. — Genre établi par M. Savigny , et se composant de Polypes dont la structure individuelle ne diffère guère de celle des Lobulaires ou Alcyons proprement dits , mais dont le tissu téguraentaire commun, au lieu de s'élever en une masse arrondie ou lobée , s'étend en plaque mince. L'espèce qui a servi de type pour l'établissement de ce genre est figurée dans le grand ouvrage sur l'Egypte ( Hist. nat., t. 2, Polypes, pi. 1, Ûg. 7 ). (M. E.)

* ANTHELMÎNTIIÎQUE [àvu, contre; éVtvî, ôoî, ver ). — Syn. de vermifuge. Foyes ce mot. (C.»'0.)

ANTHEMA, Medicus {Malv., p. 42).— î Mœnch. {Meth., p. G12). — Lavatera secU

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Anthema , DC. {Prodr. I , p. iôd] (i':-/Jï;y« , fleur). BOT. ru. — Genre ou sous-genre de la famille des Malvacces , fonde sur le Lavutera arborea, Linn. , et quelques autres csp. de Lavatères. Toutefois, il est beaucoup moins voisin des Lavatera que des Malva, car il ne dilîère absolument de ces dernières qu'en ce que les 5 bractées caliculaires, au lieu d'être parfaitement libres, sont soudées par la base. (Si*.)

AIXTHEMIDÉES (d-jOeaU, fleur).

BOT. PII. — Tribu du groupe des Compolées-Scnécionidces , portant des capitules presque constamment hétérogames, et mujiis de fleurons femelles ou neutres ; les anîhères dépourvues d'appendices basilaires ; Jes rameaux des styles tronqués, barbus, fort Taremcnt terminés par un cône; les fruits, xyUndriques, anguleux ou comprimés dans ks fleurs du rayon, sont ordinairement terminés par une aigrette en forme de couronne ou plus rarement formée de squaramelles capillaires. (J. D.)

AKTHEMIOPSIS (àvOeati, Anthémis ; oV, aspect ; qui ressemble à l' An theniis). BOT, i'ii. — Nom donné par M. Bojer à une plante qui fait partie du g. Wollastonia. (J. D.)

ANTHEMIS ( «v9£/y.i?, petite fleur; fleuron ). bot. rii. — Ce genre fait partie de la tribu des Sénécionidées parmi les Composées. Il a pour caractère des capitules multiflores hétérogames; les fleurs du rayon ligulées, femelles; celles du disque tubuleuses, 5-dentccs , hermaphrodites; le réceptacle, convexe , conique ou oblong , est couvert de paillettes membraneuses, placées entre les fleurons. L'involucre est composé d'écaillés peu nombreuses , imbriquées. Les rameaux des styles sont dépourvus d'appendices. Les fruits, cylindracés ou obscurément tétragones , striés ou lisses , sont , en général , terminés par une aigrette membraneuse, très courte, entière ou dimidiée , munie parfois d'une oreillette au côte interne. — Les Anthémis , connues sous le nom de Camomilles, sont des plantes herbacées, originaires en grande partie de la région méditerranéenne ; leurs feuilles sont très finement découpées; les capitules, ordinairement pourvus de rayons blancs, les ont cependant d'une belle couleur jaune dans une seule esp., VA. tinctoria.T.n médecine.

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on emploie les capitules de plusieurs esp. de ce g.; tout le monde connaît la Camomille romaine, dont la plupart des fleurons du centre se sont convertis, par la culture, en demi-fleurons de couleur blanche. (J. D.)

ANTHEMOIDES («v9e«.,;, petite fleur, eFcTo?, apparence), bot. pu. — Nom donnf^ par M. Lessing à une division du g. Sphénogyne. (J. D.)

AATHENAATIHA, P. de B. bot PII. — Genre de la famille des Graminées , syn. du g. Tricholœna de Schrader.

AI\TIIEPHORA («vO,, , fleur; 9^5;, porteur ). bot. pu. — Genre de la famille des Graminées , tribu des Panicées , formé par Schuber ( Gram., t. 54 ) , et caractérisé ainsi : Épillets biflores ( dont la fleur inférieure neutre , les supérieures hermaphrodites ) , quaternés - connés à la base. Glunies 2 , inégales. Paléole unique de la fleur neutre unissant la fleur hermaphrodite; dans celle-ci , 2 paléoles chartacées , concaves ; squammulcs nulles, Étamines 5 ; styles 2. Ovaire scssile. Caryopse elhptique. — Ce g. ne se compose que d'une esp. , qui est annuelle, le Tripsacum hermaphroiitum D. , indigène dans l'Aniérique tropicale. Le chaume en est ramcux, les feuilles planes ; l'épi floral est simple, terminal. Il a poursynon. le CoUadoa de Pcrsoon.

ANTHERE. Antherœ {à-^docoi, « , fleuri ). bot. PII. — Voyez ktamim; (C. L.)

ANTHÈRES, Antherœ (àv%d,-, à., fleuri \ bot. cr. — Dans l'ordre des Muscinées, qui, comme nous l'avons dit au mot Anophyta, comprend les 3Iousses et les Hépatiques, on donne généralement le nom d'Anthère h l'organe que l'on suppose remplir dans ces plantes la fonction de féconder les pistils ou archégones. M. Bischofl", considérant que sa structure, si difl'érente de celle du même organe dans les plantes supérieures , l'assimile davantage à un grain de pollen, a proposé, pour l'en distinguer, de le désigner sous le nom à''Anthéi-idie.Cc nom serait sans doute fort bon; et peut-être faudrait il l'adopter si nous n'avions à redouter de voir se multiplier, sans utilité réelle pour la science, les noms des organes (pu servent à une fonction identique, ] pour peu qu'une organisation tiuelquc peu

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diverse vînt favoriser le déplorable néolo gisme qui menace de nous envahir de ton tes parts. Quel que soit le terme qu'on emploie pour le désigner, Torganeen question, réduit à sa forme la plus simple, consiste en une petite bourse sphérique ou ellipsoïde, courtement pédicellée , composée d'une membrane celluleuse fort mince, transparente, et renfermant dans sa cavité un fluide mucilagineux plus ou moins coloré, sou vent lactescent , assimilable à la foville du pollen. La couleur de ces corps, qui dépend de celle du fluide contenu, varie du blanc nuancé de vert au jaune pur. Ils sont portés par un pédicelle plus ou moins long, formé d'une ou plusieurs rangées de cellules cloisonnées. A une certaine époque , la bourse s'ouvre ou se déchire au sommet, et le fluide qui s'en échappe, et qui contient des animalcules spermatiques , va, sans que Ton puisse dire par quelle voie, dans les espèces dioïques surtout , féconder le pistil ou l'organe femelle. Aux articles généraux MOUSSES et HÉPATIQUES, nous entrerons dans plus de détails touchant la place qu'occupent ces organes dans les diflcrents genres, et les fonctions qu'ils sont appelés à remplir. (G. M.)

ANTHERIC. Anthericum {àvdé/nxo; , nom grec d'une plante que l'on croit être l'Asphodèle ). bot. pu. — Genre de la famille des Liliacées , type de la tribu des Anthéricées , formé par Linné , et ainsi caractérisé : Périgone corollacc , hexaphjlle ; à folioles égales , étalées ou campanuléesconniventes. Etam. 6, hypogynes ; filaments ûliformes, glabres ou barbus. Ovaire triloculaire; ovules nombreux, bisériés,amphitropes. Style filiforme , décliné , ascendant; stigmate capité, obtus. Capsule membranacée, subglobuleuse, loculicide-trivalve. Graines peu nombreuses , anguleuses , convexes dorsalement , à test crustacé, noir, ponctué-rugueux. Embryon axile, presque courbe, aussi long que l'albumen; à extrémité radiculaire infère, renflée. — Ce g. renferme un assez grand nombre d'espèces herbacées ou à peine suffrutescentes , indigènes dans les parties chaudes d'Europe , d'Asie , de la Nouvelle-Hollande et du Cap ; à racines fasciculées- fibreuses; à feuilles radicales , plus rarement caulinaires , filiformes ou linéaires-lancéolées , souvent char- 1

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nues ou velues; à fleurs disposées en grappes ou en panicules sur une scape radicale , et à pédicelles articulés. On en compte plus de 60 , dont la plupart sont cultivées dans les serres d'Europe. On subdivise le g. Anthericum en 5 sous-genres : Euanthericum, Schult., Czackia , Andr. , et Bulbine , que nous examinerons chacun à leur ordre alphabétique. (C. L.) ANTIIERICLIS. Apularia , Nuit.

(? a.v6sflx, anthère [àvOsp, 05, fleuri] ; x/ùÇoj, je baigne), bot. pu. — Genre de la famille des Orchidacées , formé par Rafinesquc , et ainsi caractérisé : Périgone étalé ; folioles externes , obovées ; les internes conformes , moins grandes. Labcllc libre, petit, trilobé, pourvu d'nn long éperon. Gynostème dressé , marginé, de la longueur du labellc. Pollinies 2 , biparties , à caudicule linéaire ; glandule petite, transverse. — Ce g. ne renferme qu'une espèce ( Orchis discolor Pursh ) , indigène dans l'Amérique septentrionale. C'est une esp. terrestre , dont les pseudobulbes, formant gazons, sontmonophylles ; la feuille en est plissée ; les fleurs verdâlres- pourprées, et disposées en grappes. ^ (C. L.)

ANTHÉRIDiE. Antheridium {<).-,d-^p6i, û, fleuri, e [d'où anthère] ; a A;, forme). BOT. CR. — [Anthera.) M. Agardh désigne sous ce nom des organes propres aut Thalassiophytes articulées, et qui consistent en de petits corps ovalaires , celluleux, an- Ihériformes , portés par un long pédicelle articulé, et placés, souvent en grand nombre, à l'extrémité des rameaux de plusieurs esp. du g. Polysiphonia. On les observe surtout dans les P. amcntacea cl fibrillosa. Lyngbye a figuré les Anthéridies de celte dernière espèce à la t. 55, f. a, de son Hydrophylologia danica.

Ainsi que nous l'avons déjà dit au mo> AN î HÈRES, le même mot a été employé par M. BischolT pour indiquer l'organe mâle des Mousses et des Hépatiques.

Enfin M. Corda {Jcon. Fung., t. HT, p. 40) nomme encore Anthéridies des organes propres aux Champignons , mais qu'on ne rencontre que dans la famille des Hyménomycèles, et surtout dans les Agaricinées. Ces organes, que M. Corda considère comme remplissant les fonctions d'Anthères, notre sa ant confrère et collaborateur

M. Lévcillé leur donne le nom de cïsti-

DES. Foy. ce mot. (C. M.)

ANTHERILIUM. bot. — Voyez

ATiTHEKYLlUM. (C. L.)

AIVTHÉROGÈIXE {àvOnpo;, fleuri; ys-JOfjLctt, j'engendre), bot. — M. de Candolle a donné le nom de fleurs anthérog'encs à celles dont les anthères sont transformées en pétales roulés en cornet. On les appelle aussi fleurs corniculées- Nous citerons comme un exemple de cette transformation VAquilegia vulgaris corniculata.

ANTHÉROPHAGE. Antherophagus

àvôvi^'j;, fleuri; tpàya, mangeur ). rxs. — • àenre de Coléoptères pentamères , famille es Clavicornes, étab li par Knoch , et adopté par M. Dejcan , qui , dans son dernier r.ataloguc , le place entre le g. Cryptophagus de Herbst et le g. Engis de Fabricius , ou Dacne de Latrcille. Il appartient, pcr conséquent, à la tribu des Peltoïdes de ce dernier. Ce genre diffère des Cryptophagus par ses antennes , proportionnellement plus grosses ; par leurs articles, plus transversaux, presque égaux depuis le 2^ jusqu'au S'', et par la massue, formée presque insensiblement. — M. Dejean y rapporte 2 esp. seulement , qui sont le Mycetophagus nigricoriiis de Fabr. , et le Tenebrio pallens du môme auteur. Toutes deux se trouvent en France , et la première même aux environs de Paris. Elles vivent sur les fleurs. (D.)

AKTHERURA , Loureiro , Flor. Cochinch., éd. TVilld., t. I, p. 144 ( Mer,pu [d'àvOiiyîo; , fleuri] , anthère ; o^jpy., queue). BOT, PU. — Genre ou sous-genre de la famille des Rubiacées (tribu des Cofféacées OC). D'après la description de Loureiro, il diffère des Psychotria par une corolle rolacée, 5-partie; par des anthères sagitlifornies, surmontées d'un long appendice réfléchi; par un style subulé , plus long que la corolle , à stigmate simple. — On n'en connaît qu'une seule esp. , rapportée aux Psychotria par jdusicurs auteurs. (Sp.)

AKTIIERYLIUM, Rohr, Act. Soc.

Hist. nat.nafn., t. II, part. 1, p. 211. (àv9vi«i [d''à.-jdr,r.rji ^ fleuri] anthère; î/'^c,-, cavité, fond ). box. pu. — Genre de la famille des Lythracées ou Lythrariécs, tribu des Salicariées de 31. de Candollc, qui lui assigne {Prodr. lîl . p. 91) pour caract.: Ca-

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lice 4-parti , régulier, à sinus inappendiculés. Pétales 4, interposés, à peine plus longs que les segments calicinaux. Étamines 12 â 16, insérées au fond du calice. Ovaire (peutêtre 3- ou 4-loculaire) ovoïde, non stipité. Style Oliforme ; stigmate tronqué. Capsule ovoïde , 5- ou 4 - gone , 5- ou 4 - valve ; placentaire épais, 5- ou 4-gone , polysperme.

— On ne connaît qu'une seule espèce : c'est un arbre indigène des Antilles , très glabre, à feuilles opposées ou alternes , ovales , très entières, accompagnées chacune de 2 épines basilaires ; pédoncules axillaires , 1-flores , fascicules. (Sp.)

ANTHÈSE («v9v,5(s, floraison ). bot.

— On désigne sous ce nom l'ensemble des phénomènes qui accompagnent l'épanouissement des fleurs; c'est l'époque à laquelle leurs organes sont arrivés à leur état complet de perfection. On peut regarder l'An- Ihèse comme le moment de la puberté des plant: s. Elles se parent alors de leurs couleurs les plus belles et exhalent les parfums les plus suaves pour procéder au grand acte de la reproduction.

Ce phénomène est dii à la chaleur, à la lumière et aux influences météoriques ambiantes; ce qui fait qu'il est modifié de mille sortes , suivant la diversité des milieux où se trouve le végélal. Ainsi , nous voyons des plantes dont l'Anthèse a lieu à époque fixe , et dure quelques instants ; chez d'autres , les fleurs s'ouvrent chaque jour pendant un petit nombre d'heures et se ferment dès qu'est passé l'instant favorable à leur épanouissement. Quelques unes sont diurnes ; d'autres nocturnes. Certaines fleurs , inodores pendant le jour , répandent une odeur fort agréable à l'entrée de la nuit. C'est sur le phénomène de l'Anthèse que Linné a établi son horloge de Flore. (C. d'O.)

ANTIÎIA. rvs. — Voy. antiiie.

ANTHIAS («vota;), poiss.— Nom grec d'un poisson de l'Archipel, et, par conséquent, de la Méditerranée, que Rondelet a appliqué à un petit poisson abondant sur nos côtes , et habitant les profondeurs rocailleuses. Les naturalistes de la fin du dixhuitième siècle ou du commencement de celui-ci ont adopté sans examen les idées du savant ichthyologiste de Monti)ellier, et ont attribué au poisson de Rondelet, que not:i'

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désignons aussi sous le nom de Barlner, les faits racontés par les anciens de leur Anthias, et ont fait croire que le poisson ainsi nommé par les Grecs est aussi connu que le sont aujourd'hui ceux quMIs appelaient Narke ou Trygon.

Il s'en faut de beaucoup cependant qu'il ■en soit ainsi , et M. Cuvier l'a suffisammcni prouvé en écrivant l'histoire de ce poisson (Cuv. et Val. , Poiss., t. II , p. 235 et suiv.).

L'Anthias des anciens est un poisson vivant en troupes, sacré pour les pêcheurs d'épongés, qui ne trouvaient jamais de poissons voraces dans les lieux fréquentés par l'Anthias. Ils plongeaient alors en siiret^. Toutefois, Pline attribuait ce nom de Poisso7i sacré à d'autres espèces, et surtout aux poissons plats; mais cet élégant écrivain rapporte d'autres traits de l'Anthias. Suivant lui, les pêcheurs des îles Chéiidonies se donnaient beaucoup de peine pour apprivoiser un Anthias; et, quand il prenait le pain avec confiance et presque à la main , ils cachaient un hameçon dans un morceau, et sitôt qu'ils réussissaient à prendre l'Anthias sans défiance , on faisait une pèche abondante, parce que tous les autres Anthias accouraient pour délivrer le poisson accroché à la ligne. A ces traits peu caractéristiques, tirés en partie des Halieutiques d'Ovide, on en peut ajouter d'autres qui précisent un peu mieux ce que devait être l'Anthias des anciens.

Eiien en fait un poisson de haute mer , très gros , puisqu'il lui donne l'épithète de zijroj'JVjs, que l'on perce de traits quand il veut s'élancer hors du filet. S'il ne surpasse pas le Thon pour la taille, il est cependant plus robuste que lui. Il dit que l'Anthias a de fortes mâchoires , un œil grand , ' le dos bleu , et le ventre blanc. Une ligne dorée s'étend , le long des flancs , de la tête à la queue.

Oppien ne lui attribue pas de dents , mais il en fait un très grand poisson , dont il reconnaît quatre espèces ou variétés : l'ElIope ou l'Aulope , dont l'œil est entouré de noir, est une de ces variétés ; les autres , distinguées par les couleurs , sont jaunes , blanches, ou d'un rouge rembruni. Ce qui prouve la force et la grandeur du poisson , c'est qu'il lui donne un Labrax [Labrax lupus Wob. ) pour appât. On emploie aussi des

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Perches et des Corbs , toujours des poissons assez forts pour donner une idée de la grande taille de l'Anthias. Enfin il ajoute que , comme pour le Callichlhe, l'Orcine, et les autres grands poissons qu'il appelle Cétacés, le pêcheur est obligé de livrer un combat à l'Anthias, quand il a réussi à l'attirer dans son bateau. Comment a-t-on pu appliquer tous ces passages à notre Barbier , qui ne dépasse jamais 20 à 24 centimètres?

Mais si l'on peut, par exclusion, dire que l'Anthias des anciens n'est pas le petit poisson de la Méditerranée auquel Rondelet a appliqué cette dénomination , il est presque impossible de déterminer à laquelle des espèces désignées dans nos Catalogues zoologiques nous devons rapporter l'Anthias.

M. Cuvier a émis l'idée que ce pouvait être le Germon , grande espèce de Thons ou de Scombéroïdes, VAla longa des pêcheurs de Sardaigne ; mais les couleurs attribuées par Oppien à l'Anthias ne se voient pas sur le corps du Germon. Aussi M. Cuvier cherchat-il de suite un autre poisson tel que le Mérou ( Scrranus gigas ) , qui est noir; le Cernier [Polyprion cernium), également noirâtre , ou , dit-il , tel autre grand Acanthoptérygien. C'est presque toujours à un résultat aussi incertain que conduit une saine critique de la synonymie des anciens.

On ne peut pas même s'aider par les dénominations des Grecs modernes, car, selon Belon, l'Anthias serait un Gymnètre, poisson qui n'a jamais pu avaler un Labrax ou un Corb, et avec lesquels les pêcheurs n'ont aucun combat à livrer , puisque ces poissons, longs de deux à trois mètres, et minces comme des rubans , sont si faibles , qu'ils se rompent d'eux-mêmes dès qu'ils sont hors de l'eau.

Cependant la confiance avec laquelle l'opinion de Rondelet a été adoptée a intro duit la dénomination d'Anthias dans noa nomenclatures zoologiques, en l'appliquant tantôt comme nom spécifique, tantôt comme nom générique, à des poissons aujourd'hui bien connus.

Dans la première acception, le mot Anthias est appliqué à une espèce de Serran {Serranus anthias), un des petits poissons les plus communs de la Méditerranée. 11 est remarquable par son corps ramassé, couvert partout de petites écailles âpres ,

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