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p«r le prolongement en lilet du second ou du troisième rayon de la dorsale, et des lobes de la caudale ; par celui des trois premiers rayons branchus de la ventrale, qui lui donne une forme particulière que l'on ne rencontre que dans deux ou trois autres espèces très étrangères, voisines de celle-ci. Sa couleur , d'un beau rose avec trois raies lilas sur les joues, en fait un des plus beaux poissons. Cette espèce s'avance dans l'Allantique jusqu'aux Canaries, et peut-être traversc-t-elle cette grande mer ; du moins il y en a une espèce très voisine sur les côtes du Brésil (Serranus tonsor , Aob.).
On trouve plusieurs autres esp. de Serran qui ont, comme celle que je viens de signaler, le maxillaire supérieur et les branches de la mâchoire inférieure écaillcux , ce qui a permis d'en faire un petit groupe, dans ce genre si nombreux, sous le nom de Barbiers. Ces espèces viennent de la mer des Antilles ou de la côte de l'Amérique équinoxiale ; on en connaît aussi des mers de l'Inde ; mais , comme l'un de ces Barbiers a des intermaxillaires et une mâchoire inférieure sans écailles, avec le maxillaire seul écailleux, on voit que cette espèce devrait, en se servant de caractères aussi fugaces, former une nouvelle coupe distincte, ou bien, comme nous l'avons adopté, il faut réunir les petits Serrans à mâchoires entièrement nues avec ceux qui ont le tout ou une partie de la mâchoire garni d'écaillés plus ou moins petites.
Bloch avait aussi formé, sous la dénomination à'Anthias, un g. d'Acanthoptérygiens voisin des Serrans, et caractérisé par la présence de petites écailles sur le maxillaire ; mais les raisons que nous venons de donner ont dii faire supprimer cette coupe comme les coupes établies dans ce grand g., dont Bloch n'avait eu aucun sentiment.
(Val.)
* AIVTHICIDES. Anthicides {anthicus [Voy. ce mot]; d-joi, forme). i>s. — Nom donné par Latr., dans ses familles naturelles, à une tribu de Coléoptères hétéromères, famille des Trachélides , qu'il caractérise ainsi : Pénultième art. des tarses bilobé. Corps oblong. Corselet en forme de cœur ou divise en deux nœuds. Dernier art. des palpes maxillaires plus grand que les précédents, en forme de hache. Antennes siranles ou
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un peu en scie, fdiformes, ou grossissant insensiblement vers le bout. Cette tribu se compose des genres Steropes , ISotoxus et Xylophnus{Vo)j. ces mots). M. le comte de Castelnau, dans son Hist. na(. des Coléoptères faisant suite au Buffon-Duménil , désigne sous le nom d''Ânthicites un groupe de Coléopt. de la tribu des Trachélides , qui renferme les g. Anthicus {?\otoxus Latr.), Psammœcius , Scraptia et Steropes. Ses caract. sont : Antennes simples, ayant la plupart des art. coniques. Palpes maxillaires à dernier article sécuriforme. Yeux peu ou à peine échancrés. Les Anthicides ou les Anthicitcssont de petits Insectes que l'on trouve à terre , sur les plantes basses. (D.) AIVTHÏCUS [y.-^dr/.oç, qui concerne les fleurs). i>s. — PaykuU, dans sa Faune suédoise, a donné ce nom à des Insectes appelés Notoxes par Geoffroy , et qui sont des iVé- /oèset àes Attélabes pour Linné. Fabricius, en adoptant le nom et le g. de Paykull, y a réuni les Psélaphes d'Herbst , tout en conservant cependant le g. Notoxe de Geoffroy. D'après cet emploi très différent du même nom , Latreille avait cru devoir le rayer du Vocabulaire eiitomologique ; mais M. Dejean, dans son dernier Catalogue, la conservé; et, sous la dénomination générique d''Anthicus, il mentionne 60 espèces, parmi lesquelles 5 seulement appartiennent au g. de Fabricius. Il y a lieu de croire d'après cela que le g. Anthicus de M. Dejean n'a que le nom de commun avec celui de l'entomologiste danois. Voici, au reste, les caractères que lui attribue M le comte de Castelnau, dans son Histoire naturelle des Coléoptères faisant suite au Buflon-Duménil : Antennes filiformes de 11 art. presque coniques , le dernier ovale. Palpes maxillaires longs, de 4 art. ; le dernier grand, sécuriforme; labiaux de 5, le terminal épais et tronqué. Labre carré et membraneux.
Mandibules fortes, arrondies, pointues. Mâchoires velues, bilobées : le lobe externe grand, obtus; l'interne petit , aigu. Lèvre allongée en carré, à angles un peu arrondis. Menton petit. Corps oblong, ovalaire. Tête assez grande , arrondie , dégagée. Corselet globuleux , élargi en avant, quelquefois prolongé en corne au dessus de la tête. Ecusson très petit. Élytres allongées, presque cylindriques ; pattes longues. iM. le comte de
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Castelnau partage ensuite les espèces quMl rapporte à ce genre en deux divisions. La première comprend celles dont le corselet se prolonge en forme de cornes au dessus de la tête, ex. : Anthicus inonoceros Fabr. Cette division répond au g. Monocerus de Mégerle. La seconde division se compose de celles qui ne présentent pas ce prolongement ; ex : Anthicus antherinus Fabr, Ces deux espèces se trouvent dans les environs de Paris. (D.)
ANTHIDIUM. INS. — Genre de la famille des Mellifères, de l'ordre des Hyménoptères, sect. des Porte-Aiguillon, établi par Fabricius, et adopté par Latreille et tous les autres entomologistes. Ce genre se distingue facilement de ses congénères, et surtout desOsmia, avec lesquels il a de grands rapports, par le corps plus large, les antennes filiformes moins épaisses, les palpes maxillaires d'un seul article, Tabdomen plus large et voûté , denté dans les mâles et arrondi dans les femelles. — Les esp. connues de ce genre sont indigènes et peu nombreuses. Le type est VA. manicatum, FSih. [Apis manicata, Lin.). Les femelles creusent leur nid dans la terre , et le tapissent de duvet , qu'elles arrachent à diverses plantes.
(Bl.)
* ANTHIDULEES {Anthidulœ ). ms.
—Nom donné par M. Robineau-Desvoidy à une tribu de sa famille des Myodaires micromydes. (D.)
AIVTHIE. Anthia. ms. —Genre de Coléoptères pentamères , famille des Carabiques, tr. des Troncatipennes, établi par Weber , et adopté par tous les entomologistes. M. Dejean , dans son Spec. gén. , le caractérise ainsi : Premier article des palpes presque cylindrique , ou grossissant un peu vers l'extrémité. Antennes filiformes. Lèvre supérieure arrondie , avancée ei recouvrant presque entièrement les mandibules. Point de deni au milieu de l'échancrure du menton. Tarses antérieurs légèrement dilatés dans les mâles. Corps épais et plus ou moins allonge. Corselet plus ou moins eordiforme. Elytres convexes , en ovale plus ou moins allongé , sinuées , ou même prcs(!uc arrondies à l'extrémité.
Les Anthies sont de grands Carabiques noirs, ornés pour la plupart de taches blanches formées par une espèce de duvet. Ces T. l.
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Coléoptères , à l'exception d'une seule espèce ( A. Q-guttata )qui se trouve au Bengale , paraissent exclusivement propres aux contrées sablonneuses de l'Afrique et de l'Arabie.
Leurs mœurs sont peu connues ; on les trouve dans le sable, ordinairement non loin des étangs salés ou des rivières, près des monuments en ruine, sous les pierres. Quand on les inquiète , ils répandent par l'anus, d'après l'observation de Leschenault de la Tour , une liqueur caustique ; ils ont, d'ailleurs, cela de commun avec plusieurs autres Carabiques. M. Guérin , dans sa monographie du g. Anthia, donne la description et la figure de la larve de VA. Q-guttata envoyée c'a Bengale à Latreille par Leschenault. Cette larve est très grosse relativement à l'insecte parfait. Elle est d'un brun noir luisant, avec les segments bordés de rouge inférieurement, et munie de deux fortes mandibules. Elle diffère beaucoup , suivant M. Guérin, de celle des Cicindelles, découverte par 3L Desmarest; ce qui doit faire présumer que ses mœurs sont différentes, et qu'elle ne s'enfonce pas coinme celle-ci dans la terre. M. Dejean , dans son dernier Catalogue , en mentionne 19 espèces , dont 12 du cap de Bonne-Espérance , 1 de la Nubie , 1 de l'Arabie , 1 des Indes orientales , 2 du Sénégal et 2 de Barbarie. Nous ne citerons que ces deux dernières comme ayant été connues les premières : A. venator de Fabr. , et A. 6-maculata du même auteur. Toutes deux de Barbarie. (D.)
^AIVTHIIVA (av6c;, fleur ; '<v, ivô;, fibre.^, BOT. CR. — M. Pries (Syst. myc, t. III, p. 281) aréuni dans ce genre, qui appartient aux Hyménomycètes, plusieurs petits Champignons byssoïdes que les auteurs avaient rangés dans les genres Ceratomena, Clavaria, Isaria, Himanlia, etc. Il est caractérisé par un pédicule mince, plus ou moins allongé, terminé à sa partie supérieure par un réceptacle dilaté, comprimé, plumeux, composé de fibres parallèles faiblement unies entre elles , et parsemées d'un petit nombre de spores globuleuses. — Toutes les espèces croissent dans Tes lieux humides, sur les feuilles et sur les bois; elles sont remarquable» par leur élégance et la vivacité de leurs couleurs. Quoique ce genre paraisse établi sur de bons caractères, on peut le considérer, ainsi que 40*
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plusieurs espèces d^HimatUia et d''Ozomum, etc. , comme une des nombreuses mocliDcations que les circonstances locales font éprouver au mycélium des Champignons.
(LÉv.) ^ANTHIPNA {u^doi. Heur; vr.yS>, je dors), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, établi par Eschschoitz aux dépens du genre Amphicoma de Latreille, dont il s'éloigne par la massue de ses antennes, à feuillets libres ; le chaperon, non rebordé antérieurement, et les quatre premiers articles des tarses, lobés dans les mâles. Ce genre a pour type le Melolontha abdominalis do Fabricius , figuré dans V Iconographie du Règne animal de Cuvier, par M. Guérin. Une seconde espèce a été trouvée par Fauteur de cet article, en 1822, près du lac d'Albano, dans les environs de Rome , et retrouvée, depuis, près de Tivoli par feu Carcel, à qui M. Delaporte l'a dédiée, en la décrivant le premier dans les Annales de la Société entomologiqiie de France, sous le nom d''Anthipna Carcelii. Néanmoins M. Dejean , dans son Catalogue, 5"= éd., lui a conservé le nom de Romana, sous lequel je la lui avais offerte à mon retour d'Italie. Elle est figurée et décrite dans le t. II des Annales précitées, p. 251, pi. 9,B, fig. 1-5.
Les Anthipna se tiennent comme endormies dans la corolle des fleurs , ainsi que l'indique leur nom générique. (D.)
ANTHISTIRIA,L.; Thomeda, Forsk.
( «vôv] , fleur ; 7Tsîpx , carène ). bot. pu. — Genre de la famille des Graminées , tribu des Andropogonées, formé par Linné (Gen., 1559), et dont les caract. sont ainsi déterminés par les agrostographes plus modernes :Epillets sepiénés; les quatre inférieurs verticillés, le plus souvent sessiles, neutres et enveloppant les autres ; trois centraux , dont les deux latéraux pédicellés , mâles ou neutres ; rintermédiaire ordinairement sessile , biflore ; la fleur inférieure neutre, unipaléacée; la supérieure hermaphrodite. Glumes 2, mutiques , persistantes ; l'inférieure enveloppant la supérieure. Paléoles 2 , plus courtes que les glumes ; l'inférieure prolongée, chez la fleur hermaphrodite, en arête très allongée et tortue.
Squammules 2 , érodées , tronquées , glabres. Étamines 5. Ovaire sessile, glabre.
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Styles 2, terminaux; stigmates plumenx.
Caryopse libre. — Le g. Anthistiria renferme environ une douzaine d'espèces croissant dans les parties tropicales et subtropicales du globe , surtout en Asie , et sur les plages de la Nouvelle-Hollande. Les feuilles en sont planes, les supérieures en forme de spathc. L'inflorescence en est en panicule très ramifiée. (C. L.)
* AIVTHOBIES. Anthohii {u-Mi, fleur; fie?, vie). livs. — Latreille, dans son ouvrage intitulé : Familles naturelleSy donne ce nom à une tribu de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, qu'il caractérise ainsi : Languette saillante au delà du menton (bilobée); mandibules cornées.
Mâchoires terminées par un lobe membraneux et soyeux. Corps souvent allongé, avec le chaperon avancé, le corselet oblong ou presque orbiculaire ; les élytres écartées ou béantes à leur extrémité postérieure interne ou suturale. Antennes de 9 à 10 articles, dont les trois derniers forment la massue.
Cette tribu se divise en deux sections : un seul crochet aux tarses postérieurs : Pachycnemiis, Anisonyx ; deux crochets aux tarses postérieurs: Amphicoma, Anthipna, Glaphyrus , Chasmatopterus , et Chasme, Voy. ces différents mots.
Les Anthobies vivent sur les fleurs, ainsi que l'indique leur nom , et sont parées de couleurs brillantes. (D.)
* ANTHOBIUM ( «v9o5, fleur; Glo? , vie). INS. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Brachélytres , établi par Leach , et adopté par M. Dejean dans son dernier Catalogue, ainsi que par plusieurs entomologistes. M. Lacordaire {Faune onlomologique des environs de Paris, vol. I , p. 468) place ce g. dans la tribu des Oxytélides, tandis que M. de Mannerheim ( Mém. de VAcad. imp. de Saint-Pétersbourg, t. I, p. 431 ) et M. Delaporte ( Hist. nat. des Coléopt. faisant suite au Buffon-Duménil , t. I, p. 191) le mettent dans celle des Omalides. Ses caract. distinctifs des autres g., d'après M. de Mannerheim , sont : Tarses simples; leur dernier article aussi long que les autres réunis. Palpes maxillaires, à dernier article conique. Antennes plus épaisses antérieurement. Abdomen ordinairement plus long que les élytres.
Les Anthobies sont de très petits Braché-
Sytres , donl le plus grand nombre vit sur les fleurs , ainsi que Tindique leur nom générique. Cependant plusieurs espèces vivent en même temps dans les bolets et les plaies des arbres, et quelques unes se tiennent sous les ccorces. M. Dejean en mentionne 20 esp., dont une du cap de Bonne-Espérance; toutes les autres sont d'Europe. îVous citerons parmi ces dernières rJ.n</t. Viburni, de Giàvenhorst , q,ui se trouve communément sur les Heurs de la Viorne. (D. et Cii.)
* ANÏHOBIUS ( «VÔ05, fleur; eio; , vie). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Curculionidcs, tribu des Erirhinides, établi par Schoenherr aux dépens du g. Rynchœnus de Fabricius, et qu'il caractérise ainsi : Antennes médiocres, grêles; leur funicule composé de sept articles : les deux premiers un peu longs, obconiques; le basilaire plus épais; les autres plus courts, presque perloliés, serrés, s'clargissant successivement; massue ovale. Rostre long , un peu mince , cylindrique, très arqué. Tête allongée postérieurement. Yeux ronds, très saillants.
Prothorax oblong, bisinué à sa base, avec un rebord arrondi sur les côtés, plus étroit antérieurement. Élytres en ovale long, avec les angles huraéraux obtus.
Ce genre , qui ne figure pas dans le dernier Catalogue de M. Dejean, a pour type et unique espèce le Rynchœnus testaceus de Fabricius, espèce de l'Amérique méridionale. (D.)
ANTHODOLÉÉES. Anthoboleœ ( «v- Goî, fleur; eo>,o,-, action de jeter, chute). BOT. PU. — Famille de plantes dicotylédones , formée par Martins ( Consp. ) , et rapportée en synonymie à celle des Thymélacées, dont elle est une des divisions.
ANTHOBOLUS («v9o5, fleur; £dioç, action de jeter, chute), bot. pu. — Genre de la famille des Thymélacées , type de la tribu des Anthoboléées , formé par R.
Brown (Prod. 337), et dont voici les caract. : Fleurs dioïques. Dans les mâles, périgone triphylle. Étamines 3, insérées à la base des iacinies du périgone; filaments très courts. Anthères biloculaires. Rudiment d'ovaire nul. Dans les femelles , périgone semblable , décida {undè nomen). Ovaire libre, uniloculaire; ovules inconnus. Stigmate trilobé.
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sessilc. Drupe monosperme. Graine inverse Embryon cylindrique , orthotrope , dans l'axe d'un albumen charnu. — Arbrisseaux indigènes dans la partie tropicale de la Nouvelle-Hollande, ayant le port d'un Genêt. Ils sont glabres , très rameux ; rameaux articulés ; feuilles cparses, exstipulées, sessiles , étroites ; pédoncules axillaires ; les mâles 3-4-flores, ombelles; les femelles, 1-5flores; fleurs petites, jaunâtres. (C. L.)
ANTIIOBR ANCHE. Anthohranchia {'IvOoi, fleur; Gpàyxix, branchie ). moll. — Ce nom d'Anthobranche a été proposé par M, Goldfuss pour reparer le double emploi fait par M. de Blainville ; en effet, ce savant anatomiste , dans le Bulletin des Sciences de 1816 , avait établi , sous le nom de Cyclobranches, un ordre de Mollusques nus ; et déjà , antérieurement , M. Cuvier avait lui-même proposé, sous le même nom de Cyclobranches, un ordre de Mollusques également nus , mais appartenant à d'autres genres que ceux de M. de Blainville. M. Goldfuss proposa le nom d'Anthobranche pour les Cyclobranches de M. de Blainville. M. de Férussac , dans ses Tableaux systématiques, a adopté les Anthobranches de M. Goldfuss pour les g. Boris et Polycères. (Desii.)
* ANTHOCÉPHALE. Anthocephalus ( avOoi, fleur; /sysc);, , tête), jielm. — M. Drummond , dans ses notes helminthologiques insérées dans le Magazine of nat. hist., conserve encore ce nom comme générique, et en l'appliquant à quelques animaux de la famille des Tétrarhynques , parmi lesquels il décrit 1'^. rudicornis, esp. nouvelle. Ce groupe, dénommé ainsi par Rudolphi , répond à celui de Floriceps , Cuv., auquel nous renvoyons. (P. G.)
ANTHOCEPHALUS, A. Richard ( a-jdoi , fleur ; 3<£?>:>ii , tête ). bot. pu. — Genre de la famille des Rubiacées (tribu des Isertiées, Rich.), fondé sur le Cephalanthus chinensis Lamk. Son auteur ( Mém. de la Soc. d'hist. nat. de Paris, t. V, p. 237) en donne les caract. suivants : Tube calicinal adhérent; limbe supère, persistant, 5-parli. Corolle longuement tubuleuse, à limbe 5parti. Étamines 5, incluses. Ovaire 4-locu' laire. Style longuement saillant. Fruit couronné du limbe calicinal ; à 4 coques ovoïdes, coriaces , un peu charnues , tronquées à la
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base, indéhiscentes, 4- ou 5-spermes. — Ar- j brisseau à feuilles opposées; stipules interpétiolaires, solitaires; fleurs subpcdicellées , agrégées (sur un réceptacle globuleux) en capitules très denses, terminaux. (Sp.) AKTHOCERCIS, LabiU. (5v9o5 , fleur; xtp/.k , pilon ; forme des segments de la corolle!. BOT. PH. — Genre de la famille des Scrophularinées , tribu des Salpiglossidées Benth., ofl"rantpour caract. : Cal. campanule, 5-fide. Cor. subcampanulée, 5-flde (parfois 6-8-fide), rétrccie vers la base ; segments égaux, acuminés, arqués en debors. Etam. 4, insérées au fond de la corolle , incluses , didynames, accompagnées du rudiment d'une cinquième étamine ; Glets élargis vers leur base ; anthères ovales , 2-thèques. Ovaire 2loculaire; placentaires multi-ovulés, adnés à la cloison. Ovules anatropes. Style indivisé , terminé par un stigmate capitelié , échancré. Capsule oblongue , 2-loculaire , septifrage-bivalve ; valves indivisées; colonne placentifère - libre après la déhiscence. Graines très nombreuses , réticulées, à base courbée en dedans. Embryon axile dans un périsperme charnu; cotylédons très courts, obtus ; radicule cylindracée , courbée conformément à la graine. — Arbrisseaux ( habitant la Nouvelle-Hollande extra-tropicale) à feuilles alternes, épaisses, coriaces, très entières , courtement pétiolées , quelquefois ponctuées ; pétiole articulé par sa base ; pédoncules axillaires , subsolitaires , 1-flores ; corolle jaune ou blanche , grande. On en connaît 5 esp. UA. littorea et VA. viscosa se cultivent pour l'ornement des serres. (Sp.)
*A!XTHOCÈRE. Anthoceros («vôos, fleur ; xiyoa;, corne ; fleur cornue), bot. CR. — Genre de la famille des Hépatiques, établi par Micheli {Nov. PI. Gen., p. 10), et adopté par Linné et par tous les botanistes modernes. La structure de ce g. est si remarquable, qu'il a dû former à lui seul une tribu dont nous allons donner les caract., d'après notre illustre ami M. iVees d'Escnbeck. Ces caract. étant communs au g. et à la tribu que celui-ci représente , nous n'y reviendrons pas dans l'article suivant.
Les Anthocères ont une capsule étroite, linéaire, subulée, ou en forme de silique, s'ouvrant en deux valves, à partir du sommet jusque vers son milieu, et naissant de
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la face supérieure ou du dos de la fronde. Cette capsule est entourée à sa base par un involucre lubuleux, tronqué ou lobé en son bord, et formé par une élévation ou une sorte de dédoublement de la fronde. Il n'y a point de périanthe. Le réceptacle des séminules , linéaire, sétiforme , occupe le centre de la capsule. On lui donne aussi le nom de columelle , à cause de son analogie avec un organe semblable observé dans la capsule des Mousses. A la place des élatères qui manquent dans ce g., on trouve des funicules fixés à la columelle, articulés, géniculés, lubuleux, tortillés par affaissement, simples ourameux, et variables quant à leur forme. Des séminules globuleuses ou presque tétraèdres, très finement muriquées, sont attachées aux funicules. Dans sa jeunesse, la capsule est renfermée dans une colife ou calyptre conique , surmontée d'un style sessile, laquelle se rompt à la base et tombe de bonne heure. Les anthères, monoïques, sessiles, sont entourées d'un involucre cyathiforme, denté, formé, comme celui de la capsule, par un léger rehaussement de la fronde. Outre les organes de la reproduction dont nous venons de parler, il existe encore, dans une espèce, des propagules naissant probablement des radicelles de la plante. Les Anthocères ont une fronde tantôt orbiculaire et lobée , tantôt dichotorae ou multifide, privée d'épiderme véritable, et dont la texture , molle et vésiculeuse, est surtout remarquable par la laxité des cellules de la couche dorsale et l'absence complète des pores.
Ces plantes cosmopolites croissent sur la terre humide, dans les champs cultivés et les bois. Sur dix esp. aujourd'hui connues, deux, les plus anciennes, sont communes à l'ancien et au nouveau monde ; deux sont particulières à la Nouvelle-Hollande , une à la Nouvelle-Zélande , une autre à l'île de Java , et une enfin, VA. dicholomus , n^a encore , que nous sachions , été trouvée qu'en Europe. Les autres espèces sont exclusivement intertropicales. (C. M.)
*AI\THOCÉROTÉES. bot. cr. — Troisième tribu de la famille des Hépatiques, établie par M. Nées [Europ. Leberm. 4, p. 319), et qui se compose du seul genre Anthocères, dont nous avons donné plus haut les caract. Voy. aisthocères. (C. M.)
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•ANTHOCIIyl^RA (ivOo;, ilem;x^lpy>, je me plais ). ois.— Gcnic formé par Vigors et Ilorsfield sur la Pie à pendeloques de Daudiii (Merops carunculatus Lalh.), el adopté par tous les auteurs anglais modernes. Ce sçcnre étant synonyme de celui de Cre'adton , de Vieillot, qui lui est antérieur, nous adoptons de préférence ce dernier, comme l'a fait M. Lesson dans son Tr. d'ornith. ; et , comme lui aussi , nous en retirons les esp. désignées depuis par le nom générique de Tropidorhynque , et celle dont M. Is. GeotT. a fait le g. Philestourne. Voy. philédon. (Lafr.)
*AlVTHOCHARIS (iiv6)o;, fleur; yAp^i, ornement ). i?is. — Genre de Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Piérides, établi par M. Boisduval aux dépens du g. Pieris de Latreille, et que j'ai adopté dans mon Supplément à VHistoire naturelle des Lépidoptères de France. Les Anthocharis se distinguent des Pierisl» par leurs antennes, beaucoup plus courtes et terminées par un bouton presque globuleux; 2° par leurs palpes, beaucoup plus velus, et dont les poils se confondent avec ceux du cbaperon; 3" par leurs ailes, plus arrondies , plus minces et plus délicates; 4" enfin par leurs chrysalides, courbées en forme de nacelle, pointues aux deux bouts, et inflexibles dans toutes leurs parties. Leurs chenilles ressemblent à celles des Piérides.
Le g. Anthocharis renferme un grand nombre d'espèces, dont nous ne citerons que les plus connues : VAnth. aurore (Anth. Cardamines), qui se trouve dans toute l'Europe; VAnth. eupheno,ou VAurore de Provence, qui habite principalement le littoral de la Méditerranée ; les Anth. belia et auzonia , qu'on rencontre dans les endroits arides du centre comme du midi de la France; et enfin les Anth. glauce et belemia, qui habitent TEspagne, le Portugal , l'Algérie et l'Egypte. Presque toutes ces espèces paraissent au commencement du printemps. Elles sont figurées dans une foule d'ouvrages, dont le plus récent est VHistoire naturelle des Lépidoptères de France, avec son supplément. (D.)
*\NTllOCHL\MYS. Anthochlamys, Fenzl. (avôoî, fleur; ylxui'j;, sorte de tunique). BOT. PH. — Genre de la famille des Chénopodées, voisin des Corispermum. M.
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Feozl (m Endlicher , Gen. Plant., 1, pag, .iUO ) CM donne les caractères suivants : fleurs hermaphrodites. Périgone quinquélide, campanule, coloré, subdiaphane; seg iiients bilobés au sommet, un peu dentelés. Etamines au nombre de 4 à 6, hypogynes, opposées aux segments du périgone. Filets subulés, légèrement monadelphes par la base. Anthères dithèques, oblongues-linéaires , bifides aux deux bouts. Ovaire lenticulaire, uni-loculaire, uni-ovulé. Style biparti : chaque branche terminée en stigmate fîhforme. Caryopse comprimé, monosperme, bordé d'une aile étroite.— Herbe annuelle, difluse, glabre. Feuilles uni-nervées, mucronulées : les florales raccourcies, rapprochées en épi dense. Fleurs petites, axillaires , roses, noo bractéolées. L'unique espèce sur laquelle se fonde ce g. ( Corispermum polygaloides , Fischer et C. A. Mcyer) a été récemment découverte en Perse. (Sp.)
AXTHOCHLOA ( «v()o,- , fleur ; x>ovi , herbe). BOT. ph. — Genre de la famille des Graminées , tribu des Festucacées , s.tribu des Broméées , formé par Nées von Escnbeck et 3Ieyen ( In litt. ad Lindl,, cit. Introd. Edil. II), et ainsi caractérisé : Épil- Icts 5-4-florcs ; florules inférieures hermaphrodites , celles du sommet abortives.
Glumes 2 , mutiqucs ; l'inférieure un peu plus petite. Paléoles 2 ; l'inférieure très grande, subarrondie; la supérieure plus petite , bifide , à lacinies biparties. Squammules 2 , aiguës. Styles 2 , terminaux ; stigmates très grands , plumeux. Etamines , ovaire et caryopse, inconnus. Une seule espèce {A. lepidula N. et M.) compose ce g. , incomplètement connu. C'est une Graminée trouvée dans les Andes du Pérou, à 4872'", 585 de hauteur; à inflorescence en grappe paniculée, dont les divisions sont fasciculées , pauciflores. (C. L.)
ANTHOCIIORTUS (av9o;, fleur; xor TOi, enceinte), bot. pu. — Genre de la famille des Restiacées, formé par Nées von Esenbeck {In litt. ad Lind., cit. in Introd. Edit. II) , et dont voici les carnet, sommaires : Fleurs dioïques. Dans les mâles ( femelles inconnues ) , périgone infundibuliforme , sexparti ; à lacinies égales , dont les extérieures plus étroites. Etamines 5. Anthères uniloculaires , peltées, — Ce g. paraît ne renfermer encore qu'une esp. {A
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Echlonii). C'est une plante du Cap, à chaumes aphylles, filiformes; à rameaux fascicules , portant des fleurs mâles disposées en forme de grappes. (G. L.)
* ANTIIOCLEISTA, Afzel. ined. exR.
Br. , in Ti/cA". Congo , p. 449 ( kv9o,- , fleur ; Au^roi , fermé), bot. pu. — Genre indique par M, R. Brown comme voisin des Logania, dont il différerait notamment par un fruit 4-loculaire. — Ce genre , dont les caract. n'ont pas été exposés avec plus de détails , est fondé sur un arbre indigène de Guinée. (Sp.)
*A]XTHOCOI\IUM (zv9oc , fleur ; /«vc; , cône ). BOT. CR. — Palissot de Beauvois avait créé ce nom pour un démembrement, déjà fait avant lui, du genre Marchantia. C'est le Marchantia conica L., qui servait de type à ce genre établi par Raddi sous le nom de Fegatella {Voy. ce mot), et adopté par M. Nées. (C. M.)
*AXTHOCOPA («v9oç, fleur ; xoVr'.^, je coupe). ENS. — Genre de la famille des Mellifères , Lat. , de l'ordre des Hyménoptères, scct. des Porte-Aiguillon, établi par MM. Lepelletier-Saint-Fargeau et Serville {Encijcl. méth.), aux dépens du g. Osmia de Latreille , sur plusieurs espèces dont les mandibules sont pourvues de trois dents, et dont les femelles coupent les pétales des fleurs pour en construire leurs cellules, tandis que les vrais Osmia n'ont que deux dents aux mandibules, et construisent leurs nids avec une sorte de mortier qu'elles préparent avec de la terre et d'autres substances. Voy. OSMIA. (Bl.)
*ANTIIOCORIS(«v9o;, fleur; y.ôoa, punaise). i>'s. — Genre de la famille des Lygéens, de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroptères, établi par Fallen (Hemîpt. suecica), et adopté par Burmeister {Jlandb. der ent.) et nous {Hist. desAnim. art.). Ce g. se distingue surtout des autres Lygéens par une tête étroite, très avancée en museau , de la longueur du premier article des antennes , un thorax conique et des élytres presque transparentes dans toute leur étendue. Les Anthocoris étaient confondus par Fabricius dans les g. Lygœns et Solda. Ce sont des insectes de très petite taille, de forme élégante, et parés de couleurs assez vives ; on en connaît une douzaine d'espèces européennes dont le type est
ANT
VA. nemorum, Burm., Blanch. {Citnex nemorum, Lin.), qui ofl"re un grand nombre de variétés de couleurs, que Fabricius a considérées comme des espèces distinctes. (Bl.)
ANTHODEKDROIV (i^v^oj, fleur; o^v- !^/9ov, arbre), bot. pu. — Genre de la famille des Éricacées , tribu d«s Rhododendrées, formé par Reichenbach {Flor. Germ.), et réuni , comme synonyme , au g. Rhododendrum, dont on en fait une des divisions. (C. L.)
AIVTHODISCUS, Meyer ( Flor. Essequeb.) (av9s;, fleur; cTtizo?, disque), bot. PH.— Genre incomplètement connu, rapporté à la famille des Rhizobolées , et dont l'auteur {l. c, p. 195) donne pour caract. : Calice plan , légèrement 5-lobé. Pétales 5 , hypogynes, oblongs , concaves. Étamines très nombreuses, insérées sur un disque annulaire qui engaîne la base de l'ovaire. Filets capillaires, tortueux, libres. Anthères petites, dressées, didymes. Ovaire petit, inadhérent, déprimé, strié. Styles au nombre de 14 à 20, subulés, courbés en dedans au sommet. Stigmates pointus. Baie cortiquée, disciforrae, suborbiculaire, déprimée , ombiliquée , marquée de stries rayonnantes. — L'csp. sur laquelle est fondé ce g. est un arbre de la Guyane, à ramules cylindriques, glabres ; à feuilles éparses, 5-foliolées, pétiolées; à folioles oblongues, acuminées, subsessiles, crénelées, veineuses; les fleurs sont disposées en grappe terminale, à pédicelles 2-bractéolés. (Sp.)
*AIVtHODISCUS, Martius, in Schult.
Mant. , t. I, p. 233 (av9o,', fleur; oïs^os, disque). BOT. ph. — Syn. du ^.Anthodon, R. etPav. , de la famille des Hippocraléacées. (Sp.)
ANTHODON, Ruiz et Pavon {Flor.
Peruv., t. I, p. ili.)-~Anthodus et Anthodiscus , Martius. — Tonsella , Spreng. ( av- Oc;, fleur ; oVojî, dent), bot. ph. — Genre de la famille des Hippocratéacées , auquel on assigne pour caract. : Calice à 5 lobes arrondis. Pétales 5, inéquilatéraux , dentés. Étam. 5 , insérées entre le disque et l'ovaire; filets élargis vers leur base. Anthères 1-thèques , déhiscentes au sommet par une fente transversale. Ovaire 3-loculaire ; loges pluri-ovulécs ; ovules attachés à l'angle interne des loges. Style très court. Baie sub-
globuleuse , 2 ou 3-loculaire ; loges 1-spcrmes par avortement. Graines ovoïdes, à tégument maqueux. — Ce genre est propre à l'Amérique équatoriale. On en connaît environ 12 espèces. (Sp.)
*AIVTHODUS, Martius, (m Schult.
Mant. , t. I, p. 255 ) ( «v9o,-, fleur ; c'?ov? , dent ). BOT. PH. — Syn. du g. Anthodon , R. et P., de la famille desHippocratéacées.