‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 116 sur 129 · SP · texte numérisé non relu

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* ANTHOECI A («v9s;, fleur ; oTao?, habitation), iks.— Genre de Lépidoptères, famille des Nocturnes , tribu desHcliothides, établipar M. Boisduval (Gênera et Index methodicus exiropœorum Lepidopteroriim) aux dépens du g. Heliothis d'Ochscnheimer , et auquel il assigne les caract. suivants : Chenilles allongées, ponctuées, avec la tête petite , globuleuse ; se nourrissant des fleurs et des graines des plantes de la Syngénésic , et se métamorphosant dans leurs calices . Insecte parfait : Antennes simples. Palpes courts ; dernier article avorté. Taille petite, robuste. Corselet arrondi , abdomen conique , annelé, terminé, dans les femelles, par un oviducte pointu. — L'auteur n'y rapporte que deux esp., la ISoctua cognata de Hubner, et la Noct. Cardui d'Espev. La première se trouve en Hongrie , et la seconde en Autriche. (D.)

ANTHOGONIUM (âv^o,-, fleur ; ?v'ovtK, angle), bot. pu. —Genre de la famille des Orchidacées , dont Lindley ( Introd. Edit. II, p. 341 ) attribue la formation à Wallich, et qu'il place à côté du g. Limodorum , dans sa tribu des Aréthusées ; toutefois, les caract. ne paraissent pas en avoir encore été publiés. (C. L.)

ANTHOLISE ou ANTHOLIZE.

BOT. — Voyez aktholtze. (C. L.)

ANTHOLOMA, Labill. (av9oç, fleur; 'lôj/^x , frange ). bot. pu. — Genre de la famille des Marcgraviacées, et auquel son auteur {Nov. Holl., t. II, p. 121 ; Voyage, tab. 41) assigne pour caract. : Calice 2- ou 4-sépale , ovoïde , caduc. Corolle ovale-cylindracée , crénelée. Étamines très nombreuses, insérées sur un disque fongueux , alvéolé ; filets très courts; anthères oblongues, introrses, déhiscentes au sommet. Ovaire obscurément 4-gone , 4-loculaire. Style long , terminé par Hn stigmate pointu. — Arbre à feuilles pétiolées , coriaces , elliptiques-oblongues, agré-

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gées vers Textrémité des ramules ; grappes axillaires, réfléchies; pédoncules nus. L'unique esp. sur laquelle est fondé ce genre croît dans la INouvelle-Calédonie. (Sp.)

AIVTHOLYZE. Antholyza ( «v9oî , fleur ; ).Ù!7ca, rage. Linné , comparant à des gueules entr'ouvertes les fleurs de ces plantes, a , par métaphore , appliqué à tout le genre ce nom , qu'il aurait du écrire Antholyssa). BOT. PH. — Genre de la famille des Iridacées , formé par Linné.

Ce genre ayant été tour à tour annulé ou adopté par les auteurs systématiques , et demandant des recherches ultérieures pour le faire bien connaître , nous nous en occuperons de nouveau spécialement au mot

GLADIOLUS. (G. L.)

* AIVTHOMETRA («■^605, fleur; /^érpo-j , mesure ). i\s. — Genre de Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Phalénides , établi par M. Rambur, et adopté par M. Boisduval {Gênera et Index europœorum Lepidopteroriim) , qui lui assigne les caractères suivants : Métamorphoses inconnues. Antennes du mâle courtes , plumeuses ou largement pectinées.

Spiritrompe courte. Ailes très entières, rousses, sans taches; taille très petite. Vol du mâle en plein soleil. — Ce genre est fondé sur une seule espèce, trouvée en Andalousie par M. le docteur Rambur et nommée par \m A. phtmaria. (D.)

* ANTHOMYIDES. Anthomyidœ (i;v- 9o;, fleur; //uta , mouchc [ Anthomyia ] ; d'joç , forme ). ins. — Nom d'une tribu de l'ordre des Diptères étabUe par M. Robineau-Desvoidy dans sa famille des Myodaires, et qu'il caractérise ainsi -.Antennes descendant ordinairement jusqu'à l'épistome ; le premier article toujours très court ; le second quelquefois aussi long que le troisième , qui est prismatique ou cylindrique ; chète quelquefois plumeux , souvent villeux , plus souvent tomenteux, et presque nu, à premiers articles indistincts. Front nul chez les mâles, tout à fait carré ou allongé chez les femelles , avec les frontaux ordinairement rougeâtres à leur base; face verticale, triangulaire chez les mâles et carrée chez les femelles ; péristome souvent en carré long, plus souvent carré, avec l'épistome quelquefois saillant. Abdomen cylindriforme , souvent atténué chez les mâles; anus des mâles re-

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plié en dessous et souvent muni en dessus de 2 appendices latéraux; caillerons beaucoup plus petits que dans les tribus précédentes. Ailes moins triangulaires, déjà plus allongées , et à cellule sans nervure Iransverse ; taille moyenne et ordinairement petite.

Teintes noirâtres brunes, d'un brun gris, d'un brun cendré.

Cette tribu renferme 15 genres, dont celui des Anthomyes forme le type. Les larves connues vivent dans les excréments , dans les débris des animaux et végétaux en décomposition. Les insectes parfaits se rencontrent en toute saison dans les bois, parmi les herbes des champs, sur les excréments , sur l'écorce des arbres , sur les fleurs , et même sur la terre. Les mâles de plusieurs espèces forment des danses dans l'air. (D.)

ANTIIOMYIE. Anthomyia ( iv9o,- , fleur ; /j.^cx, mouche ). i>s. — Genre de l'ordre des Diptères , division des Brachocèrcs, subdivision des Dichœtes , tribu des Jluscides, section des Anthomyzides , dont il est le type et le groupe le plus considérable. Ce genre, détaché par Meigen du g. Musca de Linné, Fabricius, Latreille et Fallen , comprend plus de quarante espèces , se trouvant toutes en France et en Allemagne, et pullulant à l'inQni sur les fleurs, et particulièrement sur les Synanthérées et les Ombellifères. On les voit souvent réunies dans les airs en troupes nombreuses , comme les Tipulaires. Les caract. du g. Anthomyia , d'après M. Macquart, sont les suivants : Antennes n'atteignant pas l'épistome ; style ordinairement tomenteux , quelquefois nu ; abdomen étroit , atténué à l'extrémité ; cuillerons petits; valve inférieure ne dépassant pas ordinairement la supérieure. Ailes sans pointe au bord antérieur. M. Robineau-Desvoidy a formé de ce genre une section sous le nom (VAnthomydœ chorellœ, et l'a divisée en six genres ainsi désignés : Anthoviyia,Faiinin, Philinta, Amenta, Délia, EyU.

Les fomellesdesAnthomyies déposent leurs œufs dans la terre , où leurs larves se développent rapidement. Celles-ci , du moins dans les A. municata et scalaria, se fixent à un corps pour subir leur métamorphose, et leurs nymphes demeurent suspendues comme les chrysalides de quelques Léi)idoptères. suivaoiia remarque de JU- Robi-

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noou-Desvoidy. La Musca pluvialù de Linné et de Fabricius peut être considérée comme le type du g. Anthomyia. (D.)

* AIVTIIOMYZA (i:vOos, fleur ; ^yÇt-.

je suce ). nvs. — Genre de Lépidoptères établi par M. Swainson ( Zoological illustration, etc., pi. 124 ), qui le place dans la tribu des Sphingides, et lui donne des caractères tellement vagues, que nous croyons devoir les passer sous silence. Ce g. a pouç type le Pap. Tiresias de Cramer , qui appartient au g. Hazis de M. Boisduval. Voy. ce mol. (D.)

*AI\THOMYZA («vôo;, fleur; /^uÇoj, je suce). OIS. —C'est, dans la classification de Swainson, un g. de sa famille des Melliphagi' dœ, que M. G. R. Gray vient de changer en Anthornis, le premier mot étant employé en Entomologie. Voy. antuoums.

(Lafr.)

*AKTHOMYZES (^.vôoi. fleur; .u.Çu., je suce). OIS. — C'est, dans la méthode de Vieillot, la 22" famille de son ordre des Oiseaux sylvains, composée des g, Guilguit , Souimanga , Colibri et Héorolaire. (Lafr.)

* ANTHOMYZIDES. Anthomyzidœ (x-jdr,i , fleur ; /*uÇoo, je suce), ins. — Section de la tribu des Muscidcs (Diptères). Ces insectes , outre les caractères généraux des Muscides, présentent les caract. particuliers suivants : Antennes couchées, troisième article allongé. Style de deu\ articles distincts. Yeux ordinairement contigus chez le mâle. Pelotes des tarses allongées dans ce même sexe. Cuillerons médiocres ou petits. Ailes à première cellule postérieure ouverte. Cette section, ne formant d'abord que le genre Anthomyia , détaché du genre Musca de Linné, par Meigen , s'est trouvée si nombreuse, que Latreille, en lui donnant le nom à'Anthomyzides, l'a subdivisée en plusieurs genres ; elle en renferme maintenant 14. M. Robineau-Desvoidy a adopté la dénominalion de Mesomydœ pour désigner ces Diptères, et de la plupart des genres il i formé des sections, subdivisées elIcs-mOmes en nouveaux geines. Voici les noms de ces s.-tribus : Aricinœ terrestres, correspondant au g. Aricia, Macq.; Aricinœ littorales, g. Hydrophoria , 'iUcq.; Helemydœ , g. Ilelemyia. Macq.; Anthomydœ herbieolce , g Chortophula, ilacq.; Azelidœ , ^^ Alomo-

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gaster, Macq.; Anthomydœ chorellœ, g. Anthamy ta , Maicq.; Limosellœ , g. Cœnosia, Macq.; Pegomydœ, g. Pegomyia, Macq.

Les Anthomyzides ont, par leur organisation et par leurs mœurs, une grande analogie avec les Muscles ; elles en diffèrent cependant par un vol moins rapide et moins soutenu , par moins de véhémence dans leurs appétits. Presque toujours cachées sous les feuilles, elles ne se montrent sur les Heurs que lorsque l'atmosphère est échauffée par le soleil. On conçoit, du reste, que leurs habitudes varient selon les genres.

Les Hylémies habitent particulièrement les bois ; les Leucophores préfèrent les prairies ; les Hydrotées, les Aricies, les Limnophores, vivent exclusivement dans les lieux aquatiques; les Anthomyies se trouvent partout. Outre les sucs des fleurs, qui sont leur nourriture ordinaire, quelques unes, telles que les Hylémies, recherchent les matières stercorales ; les femelles des Hydrophories et de quelques Aricies se jettent sur les bestiaux ; et, quoique leur trompe ne puisse pas pénétrer jusqu'aux vaisseaux sanguins, et ne leur permette que de humer les fluides répandus sur la surface des corps, elles les harcellent et les tourmentent cependant par leur poursuite opiniâtre. Les larves du plus grand nombre se développent dans les débris des plantes, soit terrestres, soit aquatiques. Les Cœnosies paraissent vivre dans les racines. M. Robineau a observé une femelle de Lispe qui déposait une grande quantité d'œufs sur les pétales d'un Nymphœa. Les Hylémyies naissent souvent dans les bouses ; les Pégomyies rongent le parenchyme des feuilles, et vivent entre les deux surfaces, solitaires ou en sociétés nombreuses : ce sont les larves mineuses de la Jusquiame , de l'Oseille , des Chardons, si bien observées par Réaumur et de Géer. Dans le premier âge, les Anthomyzides ont, comme les Muscles , la bouche munie de deux crochets écailleux qui leur servent à prendre leur nourriture et à se traîner en avant Cependant, dans les larves mineuses, ces crochets se convertissent en un instrument corné en forme d'S, qui se meut autour d'une petite tige fixe et qui ronge ainsi le parenchyme des feuilles. Les nymphes ne paraissent pas différer de celles des Muscies. Peu de jours leur suffisent pour passer à T, 1.

l'état adulte. Dans quelques espèces, on observe plusieurs générations dans la même année ; ce qui augmente encore la grande fécondité de ces Diptères. (D.) "

AIVTHOIXOMUS («vOoç, fleur; -^o/xàç, qui paît). i:\s. — Genre de l'ordre des' Coléoptères tétramères , famille des Curcuculionites, établi par Germar aux dépens du g. Rhynchœnus de Fabricius, et adopté par Latreille, ainsi que par tous les autres entomo-* légistes qui sont venus depuis. Schoenherr le place dans sa division des Érirhinides et lui donne les caract. suivants : Antennes longues , grêles ; leur funicule de 7 articles : les deux premiers allongés , presque obconiques ; les autres courts , lenticulaires , presque égaux. Massue allongée , ovale. Rostre long , mince , filiforme, un peu arqué. Yeux ronds , convexes. Corselet presque conique , bisinué à la base, légèrement arrondi sur les côtés, très étroit antérieurement , tronqué au sommet. Écusson allongé, distinct, Elytres en ovale allongé, convexes, souvent amples ; angles huraéraux obtus. Pattes de longueur moyenne; les antérieures plus longues; cuisses épaisses, dentées.

Observ. — Corps presque ovale , convexe, pubescent , ailé ; de taille petite ou moyenne.

Le dernier Catalogue de M, Dejean désigne , comme se rapportant à ce genre , 43 espèces , parmi lesquelles on en compte 19 d'Europe ; les autres appartiennent à l'Amérique et à la Nouvelle-Hollande, Nous ne citerons que celle qui a servi de type à Germar, le Rhynchœnus druparum, Fabricius, qui se trouve aux environs de Paris. (D.)

AKTHONOTA , Beauv, (kv9o?, fleur ; u'iro;, dos , surface), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses (s.-ordre des Césalpiniées , tribu des Cassiées), auquel son auteur (fiore d'Oware , t. I, p. 70, tab. 42) attribue les caract. suivants : Calice pétaloïde, 4-fide; 5 des segments lancéolés, pointus ; le 4« plus large , échancré. Corolle réduite à un seul pétale , à onglet très long , et à limbe cochléariforme, échancré. Etamines 10 , libres, anisomètres : 3 très longues ; les 7 autres plus courtes que le calice. Ovaire comprimé , ovale , non stipité. Style filiforme , terminé par un stigmate 2-fide. Légume aplati, subréticulé, presque indéhiscent, 1-loculaire, polysperme. Graines orbiculaires , planes. — Ce genre est fondé sur

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un arbrisseau du pays d'Oware; ses feuilles sont pari-pennées, 3- ou3-juguées,non stipulées ; à pétiole cylindrique ; à folioles co riaces; les fleurs sont disposées en grappes axillaires très courtes. (Si'.)

AIVTHOPHAGE. Anthophagus ( iv- Bci, fleur; fiyo;, mangeur), i>s.— >'om sous lequel Gravenhorst désigne un g. de Coléoptères pentamères, famille desBrachélytres, établi antérieurement par Latreille sous le nom de Lesteva. Depuis, M. Erichson , dans un nouvel ouvrage intitulé : Gênera et species Siaphylinorum {pars prior, p. ôl) , divise le g. dont il s'agit en deux ; il applique à l'une le nom û' Anthophagus , et à l'autre celui de Lesteva; mais, au moment où nous écrivons ceci , nous n'avons pu encore nons procurer la seconde partie de son ouvrage où se trouvent exposés les caract. qui distinguent ces deux g. , avec la'description des espèces qui se rapportent à chacun d'eux. Dans cet état de choses , le nom d' Anthophagus est pour nous synonyme de celui de Lesteva, auquel nous renvoyons pour les caractères génériques. (D.)

* ANTHOPIIILE. Anthophila ( i^.v- 6oi, fleur; fl/oi, ami), itjs. — Genre de Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Noctuo-Phalénides, établi par Ochsenheimer, et adopté par M. Treistchke, son continuateur, qui lui attribue les caract. suivants : Tête lisse. Corps étroit. Pattes de derrière très longues. Ailes supérieures presque triangulaires, manquant des taches ordinaires , et ayant l'angle apical très aigu ; ailes inférieures garnies de larges franges. Antennes légèrement crénelées, presque filiformes.

Ces Lépidoptères, dont les chenilles ne sont pas encore connues , sont propres aux contrées méridionales de l'Europe , à l'exception d'une seule esp., VAnt. anea , qui se trouve au nord comme au midi de la France. Toutes volent sur les fleurs à l'ardeur du soleil , et leur apparition a lieu depuis la fin de mai jusqu'en août , selon les espèces. Nous citerons comme une des plus intéressantes du genre VAnthophila purpurina {Noct., id. Fabr.), qui n'est pas très rare dans le Languedoc. Elle est figurée dans Vnist. natur. des Lépid. de France , î. 4, des Noct., pi. 125, fig. 7. (D.)

AiXTIIOPIIILES. Anthophiîœ {^yOa, fleur; ipi)oi, ami ). i>s. (Diptères). — M.

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Robineau-Desvoidy nomme ainsi la S' seo tion de sa tribu des Entomobies. Elle se compose des g. Lijnnœmya , Bonnelia , et Marshamia , et répond au g. Micropalpus de M. Macquart. Les Anthophilea diQ"èrent essentiellement des Macromydes par la proportion des derniers articles antennaires et par la forme toujours prismatique du dernier. Leur corps, cylindriforme, plus allongé , plus gris et moins noir, les fait distinguer à la première vue. On ignore les habitudes de leurs larves ; mais les insectes parfaits se trouvent plus particulièrement en automne sur les Ombellifères. Leur vol n'est pas bourdonnant. (D.)

ANTHOPHORA («v9o;, fleur; yo/^oî, qui a du goût pour). i>s. — Genre de la famille des Mellifères , de l'ordre des Hyménoptères , établi par Latreille , adopté par tous les entomologistes modernes, et confondu par Fabricius dans les g. Megilla et Centris. Les Anthophora présentent des caractères qui les séparent très nettement des g. voisins. On peut les résumer ainsi : Antennes courtes et filiformes. Jlandibules unidentées au côté interne. Palpes maxillaires composés de six articles , et les labiaux de quatre; ailes ayant trois cellules cubitales complètes. Ce genre renferme une quinzaine d'esp. européennes dont les plus répandues sont les A. pilipes, Latr., etc. {Megilla pilipes, Fabr.), Refusa {Apis retusa, Lin.), Acervorum et Parietina {Megilla id., Fabr.). Les habitudes de cette dernière ont été pour Latreille l'objet d'un mémoire plein d'intérêt, inséré dans le tome III des Annales du Muséum. D'après lui , la femelle construit son nid dans les murs, et élève à l'entrée un tuyau perpendiculaire légèrement courbé, composé de grains de terre; après sa ponte , elle le détruit ou peut-être l'emploie pour fermer l'entrée du nid.

(Bl.)

* ANTHOPHORIDES. cvs. — Nom d'une des sous-familles de M. Westwood pour la famille des Mellifères , correspondant à notre groupe des Anthophorites. Voy. ce mot. (Bl.)

*AIVTHOPHORITES (iiv9o,, fleur; ?»pd; , qui a une tendance vers). i>s. — Nous avons employé cette dénomination {Ilist.

des Anim. art. , t. IV) pour désigner un groupe de la famille des Mellifères ou Mel-

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lificiens , répondant à la division des Scopulipèdes de Latreilic. Il est caractérisé par les tarses postérieurs , dont le premier article est dilaté inférieurement au côté externe, et couvert, ainsi que le côté externe des jambes, de poils épais et serrés, formant une sorte de houppe ou de brosse. Ce groupe a pour type le g. Anthophora , et renferme en outre les g. Euglossa (placé ici avec doute. Voy. ce mot.), Acanthopus, Epicharis , Centris , Ancyloscelis , Saropoda , Melliturga, Eticera, Macrocera, Melissodes , et quelques autres qui se rattachent à ceux-ci comme synonymes. Les Anthopho rites ne se composent que de deux sortes d'individus : des mâles et des femelles , chez lesquels il existe des différences notables , non seulement dans la couleur, mais aussi dans la structure des antennes et des pattes. Les femelles construisent leurs nids dans les crevasses des vieux murs ou dans les terrains ordinairement exposés au soleil ; leurs cellules sont formées de terre et très unies intérieurement. {Voy., pour de plus longs

détails, MELLIFÈRES. ) (Bl.)

*A]\TlIOPHYLLE.^nt7iop/iy«f«m(iv- 6ot, fleur; yù//oy, feuille). POLYP. —Genre de Polypiers fossiles , établi par M. Goldfuss aux dépens des Caryophyllies , et renfermant surtout les espèces dont les étoiles terminales sont plus élargies et comme pédicellées. Le plus grand nombre des Anthophylles appartient aux terrains anciens. (Duj.)

AIVTHOPHYLLITE. ( Anthophyllum , clou de girofle ; à cause de sa couleur brune), mrv. — Nom donné par Schumacher et Werner à un minéral brun rayonné , découvert pour la première fois à Rongsberg, en Norwège , et retrouvé depuis au Groenland. Werner y avait réuni la Bronzite, sous le nom à^Anthoph. lamelleux. La Bronzite n'est qu'une variété de la Diailage {Voy. ce mot); et l'Anthophyllite aciculaire, dont Haûy avait fait une esp. à part , n'est luimême qu'une variété ^''Amphibole actinote. Voy. Amphibole. (Del.)

ANTHOPIIYSE. Anthophysa { u-,Oog , fleur; yJTf,-, production ).iivfus.— Genre de la famille des Monadiens, créé par M. Bory pour le Volvox vegetans de Miiller, que M. Ehrenberg a rangé parmi ses Vorticellines dans son g. jBpîS<î/hs. Les Anthophyses sont bien des Monadiens. c'est-à-dire des lafu- ,

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soires nus , formés d'une substance glutineuse, en apparence homogène, susceptibles de s'agglutiner et de s'étirer plus ou moins, et pourvus d'un seul filament fiageliiforme sans cesse agité; mais ils se distinguent de tous les autres Monadiens en ce qu'ils vivent agrégés en masses globuleuses, à l'extrémité des rameaux d'une sorte de petit Polypier rameux, sécrété par euxmômes. Ces petit rameaux, d'abord diaphanes et comme gélatineux, se colorent peu ;i peu et deviennent solides et cornés. Les groupes d'Anthophyscs, venant à se détacher de leur support, se meuvent en tournoyant dans le liquide, et ne pourraient alors être distingués des Uvelles, qui sont des Monadiens agrégés, mais toujours libres. Enfin , quand, spontanément ou par accident, les Anthophyses sont désagrégées, elles ressemblent entièrement à des Monades proprement dites. L'espèce décrite par Muilcr {A. vegetans ) se trouve abondamment dans l'eau de la Seine, à la fin de l'été; il suffit de mettre dans un flacon, avec de l'eau, des herbes recueillies au fond du fleuve, ou des cailloux couverts de petites Conferves, pour voir, au bout de quelques jours, les Anthophyscs fixées aux parois. La longueur des Animacules isolés est d'un centième de millim., et le diamètre des groupes est de 0,02i à 0,032 millimètres. (Duj.)

A^^ÏHOPOGOIV ( av9o;, fleur ; ^'>a^v, b-arbe ). bot. pu. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Chloridécs, formé par Nuttal ( Gen., t. I, p. 82), et synonyme du g. Gymnopogon dePalissot de Beauvois. (C. L.)

AATIIOPORA. zoopii.FOSs.— T oyes

ANTHOPOUITA. (M. E.)

AIVTIIOPORITA («v9o5, fleur; ^ôpo;, filament), zooph. foss.— Nom employé par Hoferpour désigner VEncrinites liliiformis {Acta flelv., t. IV , p. 204). (M. E.)

ANTHORA, DC. {Sysl. I , p. 5G4) ( i:vi9oî, fleur; o,<!o;, butte; forme du sépale supérieur). BOT. PH. — Section du genre Aconit, constituée parl'.l. Atithora,L. , et ofl'rant pour caract. distinctifs : Calice per sistant; le sépale supérieur (ou casque) plus ou moins rétréci vers la base, à embouchure arquée ou tronquée (soit verticalement, soit très obliquement), plus ou moins longuement rostrée. Pétales à capuchon très court

et terminé en labelle obcordiforme ou suborbiculaire, longuement stipité; onglet brusquement géniculéau sommet. Graines ailées à Tun ou deux des angles, tantôt très lisses, tantôt très légèrement rugueuses. — Feuilles pédatiparties, peu ou point luisantes. Fleurs d'un jaune pâle, ou d'un bleu livide, ou panachées de bleu et de jaune. Racine tubéreuse. (Spach, ITisr. des Plant, phan., t. VII, p. 380.) (Sp.)

*A]\THORNIS («v9oî, fleur; o>v;5, oiseau). OIS.— C'est, dans la liste ofthe Gênera ofBirds de Robert Gray (1840), un g. de sa famille des Melliphagidœ ou Philédons, s.famille des Melliphaginœ , substitué, par cet auteur, à celui d''Anthomyza de Swainson, ce dernier G*ant employé en Entomologie , et dont les caractères sont : Bec assez court ;

langue ? Ailes très arrondies ; toutes les

pennes plus ou moins terminées en pointe. Queue échancréc ; doigts latéraux égaux.

— L'esp. type citée par ces deux auteurs est VÂ.melanura {Sparr. Mus. Caris., t. I , pi o, et Gray), A. cœruleocephala Swainson

(Lafr.) ANTHOSOME. Anthosoma {uvOo^ fleur; cw/za, corps). CRUST.— Genre de l'or dre des Siphonostomes , famille des Caligi- Ics, tribu des Hyménopodes, établi par Leach, qui le caractérise ainsi : Test arron di en avant et en arrière. Antennes formées de six articles. Abdomen beaucoup plus étroit que ce test , muni de deux lames foliacées sur le dos, et de six autres sous le ventre ; celles-ci tenant lieu des trois dernières paires de pattes. Pattes de la paire antérieure étendues en avant ; leur ongle étant crochu et rencontrant une petite dent située vers le sommet de l'article qui précède. Pattes de la seconde paire ayant l'ongle comprimé Le dernier article de la troisième paire très épais , denté antérieurement , terminé par un ongle très fort ou inséré derrière les pat tes de devant, et muni , à son extrémité, de deux appendices droits et cornés. — L'espèce-type de ce genre Anthosoma Smithii, Leach, a été trouvée fixée à un Squale {Sqiialus cornubiensis) sur la côte duDevonshire. (H. L.) ANTHOSPERME. Anthospermum , Linn. — Tourne fortia , Pontedera , non L.

— Atnbraria, Heist. , non Crus, (.avôo;, fleur ; 9itépft» , graine ). bot. ph. — Genre

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de la famille des Rubiacées ( tribu des Anthospermées , Cham. et Schl.). Il olTre pour caract. : Fleurs dioïques , ou polygames , ou hermaphrodites. Tube caHcinal obové, adhérent; Umbe4-ouii-denté, minime, non persistant. Corolle des fleurs mâles ou hermaphrodites rotacée , profondément 5- ào-fide j à lobes ovales-oblongs , révolutés lors de l'anthèse. Corolle des fleurs femelles minime, subcampanulée , courtement -4-fide , à lobes dressés. Etamines ô à 5, saillantes , insérées à la base du tube de la corolle ; filets filiformes; anthères oblongues, dressées.

Ovaire infère, 2-Ioculaire, couronné d'uo disque mince ; loges 1-ovulées ; ovules anatropes, renversés, attachés au fond des loges. Style très court, terminé en 2 stigmates filiformes, plumeux. Péricarpe ovoïde, deaticulé au sommet, crustacé, 2-coque, 2-loculaire; coques indéhiscentes, 1-spermes, convexes au dos, planes antérieurement.

Embryon rectiligne , subdorsal dans un périsperme cartilagineux ; cotylédons foliacés ; radicule allongée, infère (Endlicher, Gen, Plant. , p. 524). — Herbes ou sous-arbrisseaux habitant l'Afrique australe; tiges rameuses; feuilles opposées ou verticillées, connées par la base (moyennant une stipule interposée, prolongée en forme de dent au delà du plan de soudure). Fleurs axillaires , sessiles , opposées , ou verticillées , ou rarement paniculées ; ovaire 2- ou 5-bractéolé à la base. Ce g. comprend environ 14 esp. (Sp.)

* AIVTHOSPERMÉES. bot. ph. — Tribu de la famille des Rubiacées , ayant pour type le g. Anthospermum. (Ad. J.)

* ANTHOSPERMUM. bot. ph. —

Voyez ANTHOSPERME.

* ANTHOSTEMA. bot. ph. — Nom

donné à un g. d'Euphorbiacées , dont chaque fleur («jâo;) mâle est réduite à une étamine (•^rinv). Les fleurs des deux sexes sont réunies dans un involucre commun , formé par le rapprochement de deux lobes ou bractées, à chacune desquelles est opposée intérieurement une petite glande. Les mâles sont nombreuses , et réunies dans un involucre particulier découpé en lobes moins profonds, inégaux, au nombre de 8 environ ; elles consistent chacune en un filet terminé à son sommet par une anthère biloculaire , entourée à sa base par un petit calice 3-4-fîde et articulé au dessous de loi avec un pédi-

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celle plus long que lui ; des écailles ou bractées, plus larges, sont entremêlées à ces pédicelles. La fleur femelle est unique , située sur le côté de l'involucre qui porte les mâ- Jes, portée sur un pédoncule épais et non articulé, et présente, dans un calice campanule, à 3-4 dents, un ovaire aminci supérieurement en un style court , divisé supérieurement en trois branches stigmatiques légèrement bilobées, creusé à l'intérieur de trois loges 1-ovuIées , et qui devient une capsule à 5 coques, à sarcocarpe un peu charnu. — La seule esp. connue est un arbre de la Sénégambie et du Congo , dont les diverses parties sont gonflées d'un suc blanc et laiteux comme celui des Euphorbes , dont les feuilles alternes, entières et glabres, portent à leur aisselle, sur des pédoncules rameux et articulés à leurs divisions , plusieurs de ces amas de fleurs que nous avons décrits. M. Robert Brown avait éclairci la structure du g. Euphorbe par la comparaison d'un autre g.

inédit qu'il n'avait pas nommé (Voy. Gen. Remarks , p. 24) , et qui n'est autre que notœ Anthostema. Voy. Ad. Juss., Euphorb., C 56,tab. 18, n. 60. (Ad. J.)

AIXTHOSTOMES. Anihostoma (i.dog, fleur ; izuifjLx , bouche), helm. — Latreille , dans ses Familles naturelles du règne animal , p. S20 , nomme ainsi une famille de Vers intestinaux comprenant les Tétrarhynques , les Floriceps ou Anthocéphales, etc. (P. G.) *A]XTHOTHELGES(«v9os, fleur; âdsly'jt, je suce), ms. — M. Laporte {Essai d'une class. syst. des Hémipt.) a employé cette dénomination pour une des deux grandes coupes qu'il a établies dans les Hémiptères hétéroptères , et désignées comme tribus.

Il caractérise ainsi celle des Anthothelges , en l'opposant à l'autre, nommée Hfemathelges : «Insectes ne vivant pas de rapine, se nourrissant ordinairement de liquides végétaux. Pattes antérieures non ravisseuses.

Rostre souvent long. » Ces deux tribus n'ont été adoptées par aucun entomologiste , non seulement parce que les caractères présentés par M. Laporte n'ont pas d'importance réelle, mais encore parce que dans sa tribu des Anthothelges {suceurs de fleurs) on trouve les Hydrometra, Velia, Gerris, etc., insectes aquatiques , essentiellement carnassiers, et même la Punaise des lits. (Bt.)

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AXTHOTIUM , R. Br. ( «vflos , fleur; ùriov, oreillette ). bot. ph. — Genre de la famille des Goodéniacées , auquel son auteur {Prodr., p. 582) assigne pour caract. : Limbe calicinal supère , 5-parti , presque régulier. Corolle 2- labiée ,5-partible, fendue antérieurement; onglets infléchis aux bords; segments aptères , valvaires en préfloraison : les deux supérieurs auriculés au bord intérieur. Étam. 5, épigynes ; filets libres ; anthères cohérentes pendant l'anthèse. Ovaire 2-loculaire. Style indivisé; stigmate à enveloppe verticalement 2-labiée , imberbe.

Fruit inconnu. — Herbe basse, acaule, glabre ; feuilles subcylindriques , un .peu dilatées vers la base ; hampes nombreuses, diffuses, simples; fleurs fasciculées, accompagnées de bractées foliacées; corolle violette; pollen simple. — L'A. hymile,R.

Br. ( Lechenaultia humilis , Spreng. ) constitue à lui seul ce genre. Cette plante habite la Nouvelle-Hollande. (Sp.) * AIVTHOTROCHE , Endl. ( «vôo., fleur ;r^oxoî, roue), bot. pu. — Genre de la famille des Scrophularinées, tribu des Salpiglossidées, Benth., établi très récemment par M. Endlicher [Novar. Stirp. Decad., fasc. 1, p. 6 ), qui lui assigne les caract, suivants : Calice o-fide. Corolle infundibuliforme^ à tube évasé vers le sommet; limbe rotacé, 5-lobé. Étamines 5 , toutes fertiles, saillantes, insérées à la gorge de la corolle. Filets subulés , flexueux. Anthères à deux bourses confluentes, s'ouvrant par une seule fente transversale. Ovaire 2-loculaire. Placentaires multi-ovulés , adnés à la base de la cloison. Ovules ascendants, anatropes. Style indivisé; stigmate capitellé, échancré. Capsule globuleuse, 2-loculaire, 4-valve ; cloison membranacée , septifère à la base, finalement libre. Graines très nombreuses, ascendantes, réticulées, incourbées à la base. Périsperme charnu. Embryon axile. Cotylédons très courts, obtus. Radicule cylindrique, infère. — Ce g., que son auteur classe entre les Anthocercis et les Browallia, n'est fondé que sur une seule esp. C'est un arbrisseau indigène de la Nouvelle-Hollande austro- occidentale, laineux sur toutes ses parties ; à feuilles alternes ; à fleurs axillaires, solitaires, subsessiles, petites, violettes. (Sp.) AIVTHOXANTHUM i àvdo{ , fleur;

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|«v9j;, jaune ). bot. ph. — Genre de la famille des Graminées .. tribu des Pbalaridées, formé par Linné , et ainsi caractérisé : Épillets triflores ; les deux fleurs inférieures neutres ; la supérieure hermaphrodite. Glumes 2 , "arénées ; l'inférieure plus courte , uninerve; la supérieure trinerve. Dans les fleurs neutres, une paléole canaliculée , échancrée au sommet , aristée dorsaiement. Dans la fleur hermaphrodite, 2 paléoles naviculaires, mutiques; la supérieure uninerve , enveloppée par l'inférieure. Squammules nulles. Étamines 2. Ovaire sessile. Styles 2; stigmates distiques -plumeux. Cariopse subcylindrique, libre entre les paléoles, étroitement fermées. —Les espèces de ce genre , au nombre de douze environ , sont perannuelies, aromatiques/ elles croissent dans toute l'Europe , à l'exception du nord , et paraissent avoir été transportées dans l'Amérique boréale ; les feuilles en sont planes, en ligule allongée ; l'inflorescence est en panicule spiciforme, simple, sinuée. On en cultive quelques espèces dans les jardins.

( G. L.) *A]XTHOZOA (av9oî, fleur; çicv, animal ). POLYP. — Nom employé par M.

Ehrenberg pour désigner la grande division des Polypes à une seule ouverture digestive ; groupe que M. Milne-Edwards a proposé d'appeler sous-classe des Polypes parenchymateux. (M. E.)

* AIXTHRACIAS ( av9,,a/c-«; , noir tomme du charbon ). i?is. — Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Ténébrionites, établi par Steven, et adopté par M. Dejean, qui, dans son dernier Catalogue , le place immédiatement avant le g. Toxicum de Latreille. Il a pour type VAnth. bicornis de Steven, le même insecte que VUloma cornuta de Fischer, ou le Tenebrio fusca de Frivaldsyky. (D.)

* ANTIIR ACIDES (iv9,c«|, charbon ; Etî'o?, aspect). Miy. — Nom que porte, dans la méthode de Beudant, une famille de minéraux dont le Carbone constitue le type fondamental. L'auteur l'a changé , depuis , en celui de Carbomdes. (Del.)

ANÏHRACIENS. Ânthracii ( avô^àrjoç, noir comme du charbon), ixs. — Tribu de l'ordre des Diptères, division des Brachocères, subdivision des Tétrachoètes, famille des Tanystoraes. Elle présente les

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caract. suiv. : Tète ordinairement arrondie antérieurement ; tromjîe courte et dirigée en avant ; lèvres terminales distinctes ; palpes insérés sur la base de la trompe, le plus souvent d'un seul article distinct ; antennes presque toujours distantes ; yeux sépares dans les deux sexes. Thorax plan; pieds menus ; pelotes des tarses très petites, quelquefois nulles. Ailes grandes, écartées, ayant ordinairement quatre cellules postérieures. Les Anthracicns , compris dans le g. Mouche de Linné, en furent détachés par Scopoli, qui en fit le g. Anthrax. Plus tard, Latreille et Fallen en firent une tribu que Meigen, Wildemann, et M. Macquart, à leur exemple, réunirent depuis à la tribu des Bombyliens; cependant ce dernier les en a de nouveau séparés. Ils diffèrent, en effet, des précédents par leur tête presque sphérique, placée à la hauteur du thorax; par leur trompe , courte et cachée dans la bouche; par leur corps, moins velu; par leurs grandes ailes, dont la livrée de deuil est remarquable. Ces caractères extérieurs donnen aux Anthraciens une physionomie toute particulière, et ils présentent, en outre, dans la plupart de leurs organes, d'autres différences qui établissent une ligne de démarcation bien tranchée entre eux et les tribus voisines. Cette tribu, telle qu'elle existe maintenant, renferme sept g., dont voici les noms : Ululion , Corsomyze , Enice, Anthrax, Tomomyze, Lomatie et Hirmonèvre ( Voy. ces différents noms ). Dans cette nomenclature on ne voit pas figurer le g. JSémestrine de Latreille, qu'il comprenait dans cette même tribu; mais, d'après la méthode de M. Macquart , que nous suivons ici comme la plus récente et la plus complète, il fait partie de la tribu des Némestrlnides.

Les Anthraciens se trouvent partout, mais bien plus fréquemment dans les contrées méridionales. Leurs larves ne sont pas encore connues. Suivant Latreille, leurs nymphes sont nues, incomplètes, avec les segments du corps munis de petites pointes. (D.)

ANTHRACITE (àv9::<xtV>;,-, qui ressemble à du charbon ). mev. et géol. — Glanzkohle, W. ; vulgairement Houille éclatante , Houille et Charbon incombustible. Substance minérale de la classe des Combns-

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libles non métalliques , opaque , d'un noir métalloïde , composée de carbone presque pur, sans bitume, avec 3 ou 4 p. 100 de matière terreuse , et quelques traces d'hydrogène. On l'a regardée comme une variété de la Houille, en la distinguant cependant des Houilles communes par les cpithètes de sèche, d'éclatante et d'incombustible. Elle diffère de la véritable Houille par sa composition , et par les caract. suivants , qui en sont la conséquence : Elle brûle difficilement , avec une flamme très courte , sans aucune fumée ni odeur , s'éteignant à l'instant môme où on la retire du foyer , et se couvrant alors d'un enduit de cendres blanches. L'Anthracite peut être employé comme combustible ; mais on ne l'enflamme que diflicilement lorsqu'il est en petite quantité ; il faut , pour y parvenir , le mêler avec du bois ou de la Houille, et disposer surtout les fourneaux de manière à ce qu'il y ait un fort tirage ; mais, une fois qu'il est embrasé , la combustion se continue d'elle-même , en produisant une chaleur intense. On ne peut en faire usage ni dans les foyers d'appartement , ni dans la forge du maréchal; mais on l'emploie avec avantage dans une multitude d'usines où l'on a besoin d'une haute température. On s'en sort principalement pour la cuisson de la chaux , des briques , des poteries , pour le chauffage des fours de verrerie , et des chaudières de machines à vapeur. Ce combustible a été beaucoup trop négligé en France et dans d'autres pays d'Europe, ■quoiqu'il y soit assez abondant ; mais , depuis un certain nombre d'années , il joue un très grand rôle aux Etats-Unis dAmérique, où il est répandu avec une profusion extraordinaire. La Pensylvanie , le Connecticut et la Virginie , lui doivent une grande partie de leur prospérité.

Le principal gisement de l'Anthracite est dans les terrains de transition , au dessous du terrain houiller ; on le trouve là en cou- •hes ou en amas , au milieu de dépôts arénacés , et dans le voisinage des roches porphyriques et amygdalaires, auxquelles on attribue généralement une origine ignée -, il est accompagné quelquefois d'empreintes végétales. Cette analogie dans les caractères géologiques de l'Anthracite et de la Houille donne à penser que l'Anthracite n'est que

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de la Houille calcinée , une sorte de Coke naturel , qui s'est formé dans le sein de la terre , à l'époque des grandes éruptions de Porphyres. On voit , en effet , dans les dépôts de Houille proprement dite, des portions de ce combustible qui sont changées en véritable Anthracite dans les points où elles touchent les fllons de Porphyre ou de Basalte qui souvent les traversent. L'Anthra. cite ne se trouve pas seulement au dessous de la Houille et au milieu d'elle; on le rencontre encore dans les terrains beaucoup plus élevés, au milieu du Lias des Alpes, et c'est à cette position que l'on rapporte les dépôts anthraciteux du Dauphiné, de la Tarentaise , du Faucigny , du Valais , etc. Les principaux gîtes de ce combustible en France sont dans les départements de l'Isère , des Hautes-Alpes , de la Mayenne et de In Sarthe.

Dans la classification de M. Brongniart et dans celle de M. Cordier , l'Anthracite forme une esp. de Roche. (Del.)

ANTHRACOLITHE ( «.(?,,«? , «ko; , charbon ; lidoi, pierre), min. — Nom donné par de Born à une variété d'Anthracite trouvée à Schemnitz, en Hongrie. (Del.)

* ANTHRACOTHERIUM ( av9/3a| , zoî, charbon ; 9ï)pLov, animal ). mam. foss. — Nom donné par Cuvier à un genre de Mammifères fossiles de l'ordre des Pachydermes , qui tient des Anoplotheriums et des Chéropotames, et dont les premiers débris ont été trouvés dans les lignites ou charbons de Cadibona. Ces animaux paraissent avoir eu quatorze molaires en haut, et en bas deux canines, et, du moins la grande espèce, quatre incisives en bas. Le nombre de celles de la mâchoire supérieure n'est point encore connu. Les trois arrière - molaires supérieures des Anthracotheriums sont à couronne carrée , composée de quatre grandes pyramides , presque quadrangulaires. L'angle interne de ces pyramides étant mousse , ces dents sont plus ou moins convexes du côté du palais. En outre, une pyramide moyenne, triangulaire, est située entre l'interne et l'externe de devant ; et, de plus, le bord externe de la base de la dent se relève et forme trois pointes obtuses , une plus grande à l'angle antérieur, une moyenne au milieu , et une plus petite à l'angle postérieur. A demi usées ces dents ont une

grande ressemblance avec celles de» Anoplotheriums, et n'en diffèrent guère que par la face externe , qui est creusée de sillons pour former les pointes dont nous venons de parler. La quatrième molaire est à deux pyramides, avec un bourrelet circulaire relevé en pointe aux deux angles de la face externe ; les trois premières sont composées d'une pyramide, et d'un bourrelet qui forme une pointe basse et mousse à la partie interne , et qui se relève aux angles en une crôte qui va se ré-unir à la pointe.

Les arrière-molaires inférieures , plus étroites , sont également formées de quatre pointes , à l'exception de la dernière , qui en a cinq , avec de légères collines de réunion; les antérieures sont à une et à deux pointes comprimées latéralement. Les canines sont épaisses, et les incisives inférieures sont projetées en avant comme dans les Cochons.

Cuvier en a décrit cinq esp. : une grande de Cadibona {Ânthr. magnum) ; une petite du même lieu , de moitié moins grande [Anthr. minus ) ; une encore plus petite des environs d'Agen {Anthr. minimum); une du Puy , en Velay ( Anthr. velonum ) ; et enfin une découverte en Alsace [Anthr. alsaticum).

La grande esp. paraît avoir eu deux races de taille un peu différente , et qui , sous ce point de vue , si les variations de grandeur ne tiennent pas aux sexes des individus, sont dans les mêmes rapports que les deux races de Rhinocéros bicorne , aujourd'hui vivantes à côté l'une de l'autre à Sumatra. L'abbé Croizet en a découvert, dans les terrains lacustres de l'Auvergne , plusieurs espèces qui n'ont point encore été confrontées avec celles de Cuvier, mais qui donnent aussi, pour la plus grande, deux races de taille différente. M. de Saint-Léger a trouvé dans les environs de Digoin , sur les bords de la Loire , des dents d'Anthracotherium non encore décrites, qui paraissent être semblables à celles de la grande esp. de Cadibona, et qui indiquent aussi deux races. Tune un peu plus grande que l'autre. Une mâchoire inférieure de la grande esp. trouvée par M. l'abbé Croizet a montré que le bord inférieur de cette mâchoire est pourvu d'une forte saillie apophysaire qui se projette en dehors vis-à-vis des troisième et quatrième

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molaires. Cette proéminence donnait sans doute attache à un fort muscle digastrique , et portait peut-être, en outre, un tubercule analogue à celui que le Sanglier à masque offre à sa mâchoire supérieure. (L. D.)

*AIVTHRAKOXITE (av9^5c|, xos , charbon). Mm. — Simple variété de calcaire ^ mélangée de charbon. Voy. madkëporite (Del.)

* ANTHRASOMUS ( «v5^.«ç, «y.dç, noir; cSi/xa, corps), iivs.— Genre de l'ordr* des Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Blapsides, fondé par M. Guérin sur une espèce unique rapportée du Chili par M. Gaudichaud, et à laquelle il a donné le nom spécifique de Chevrolatii. Ce g. , que M. Guérin regarde comme voisin du g. Platynotus de Fabricius, est ainsi caractérisé: Chaperon échancré; labre très saillant, de la largeur du bord antérieur du chaperon , un peu moins long que large, échancré au bord antérieur. Lèvre inférieure beaucoup moins large que le dessous de la tête , avec une languette saillante échancrée; palpes maxillaires allongées, avec le dernier article plus long que large , coupé obliquement au bout ; corps ovalaire, assez bombé; pattes robustes, courtes, avec les jambes antérieures un peu plus larges et un peu aplaties. Corselet plus large que les élytres dans le mâle.

M. Dejean comprend VAnthr. Chevrolatii de M. Guérin dans le g. Praocis d'Eschscholtz. Suivant M. Blanchard, cette espèce est répandue dans les collections de Paris, sous le nom de Pr. sylphoïdes. (D.)

ANTHRAX (av9/5aÇ, charbon; couleur des insectes ). nvs. — Genre de l'ordre des Diptères , division des Brachocères , subdivision des Tétrachoètes, famille des Tanyistomes, tribu des Anthraciens, dont il est le type. Ce g., créé par Scopoli aux dépens des Mouches de Linné et de Geoffroy, a été adopté par Fabricius , Duraéril , etc. , et divisé ensuite en trois g. par Latreille , savoir : Les Némestrines , les Mulions et les Anthrax proprement dits. C'est de ce dernier g. , ainsi réduit , qu'il est ici question. Voici les caract. que lui assigne M. Macquart: Face ordinairement unie. Troisième article des antennes court, ordinairement à base sphérique. Yeux réniformes , séparés dans les deux sexes. Quatre trois ou deux cellu-

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les sous-marginales aux ailes. M. Macquait décrit 35 espèces d^ Anthrax, qu'il divise en quatre sections d'après la couleur des ailes , le nombre de leurs cellules sous-marginales, et la forme de l'épistome , plus ou moins avancé. Sur ce nombre , 7 sont exotiques ; les autres appartiennent à l'Europe, et la plupart à sa partie méridionale. Ces Diptères , dont le vol est rapide , se font remarquer par leur corps velouté , quelquefois orné de bandes d'argent, et par leurs ailes larges, moitié opaques et moitié transparentes. La partie opaque est souvent noire , et , dans tous les cas , de la couleur du corps. Nous ne citerons que trois espèces: r.4. entouré. Anthrax circumdata de Hollmansegg , ou hottentota de Fabricius, qui peut être considérée comme le type du g. ; 1'^. agréable, venusta, deMeigen, qui se trouve aux environs de Paris ; et VA. sinuata de Fallen ou Morio de Fabricius, commun dans toute l'Europe. (JD.)

* AJXTHRAXIFÈRE ( «v9,oa?, charbon ; 9sp'jj, je porte ). géol.— Nom donné par quelques géologues à une famille de Roches souvent colorées par l'Anthracite. M. Cordier se sert aussi du mot Anthraxiferes pour désigner un groupe de terrains caractérisés par la présence de l'Anthracite.

AIVTHRÈNE. 4n(7irenMs(àv9r<vYî, guêpe, frelon. On ne conçoit pas pourquoi Geoffroy a donné ce nom à un g. de Coléoptères qui n'a rien de commun avec les Guêpes). INS.— Genre de Coléoptères pentamères établi par Geoffroy et adopté par tous les entomologistes. M. Duméril le range dans sa famille des Solidicorncs ou Stéréocères, et le caractérise ainsi : Élytres couvertes de poils ou d'écaillés colorées. Tête engagée dans le corselet, lintennes très courtes , en masse solide. Latreille le place dans sa famille des Clavicornes , et lui assigne pour caractères : Pattes contractiles, dont les jambes se replient sur le côté postérieur des cuisses, auxquelles elles sont annexées , et dont les tarses sont libres. Antennes en masse solide , se logeant dans une cavité pratiquée aux angles antérieurs du corselet. Mandibules petites ou point saillantes. Avant-sternum dilaté à son extrémité antérieure pour recevoir la bouche. Corps ovoïde.

Les Anthrènes sont de très petits Coléopt.,

à corps ovale et presque globuleux, et dont les élytres et le corselet sont agréablement colorés par une poussière écailleuse analogue à celle qui couvre les ailes des Lépidoptères ; aussi suffit-il du moindre frottement pour enlever cette poussière , et alors l'insecte paraît lisse et tout noir. On rencontre souvent les Anthrènes en quantité sur les fleurs, dont elles sucent la liqueur mielleuse. Quelques espèces se tiennent de préférence dans l'intérieur de nos habitations. Si ces Insectes sont très innocents à l'état parfait , il n'en est pas de même de leurs larves , qui ne sont que trop connues par les ravages qu'elles causent dans les collections d'animaux desséchés, aux dépens desquelles elles vivent. Ces larves ont une tête écailleuse , arrondie, garnie de deux espèces d'antennes coniques, très courtes, et munie de deux mandibules très fortes, à l'aide desquelles elles détruisent promptement tout ce qu'elles attaquent. Leur corps est composé de 12 ou 13 anneaux , dont les trois premiers sont supportés chacun par une paire de pattes écailleuses terminées par un crochet recourbé. Tous ces anneaux sont couverts de poils disposés en faisceaux ou en aigrettes, principalement sur les côtés et à la partie postérieure du corps. Ces poils, qui sont érectiles , sont habituellement couchés en arrière ; mais la larve les redresse dès l'instant qu'elle se sent toucher, comme fait le Porc-épic avec ses piquants lorsqu'on l'irrite ou qu'on s'en approche. Ces houppes de poils érectiles sufflsent pour distinguer les larves des Anthrènes de celles des Dermestes , avec lesquellet elles ont d'ailleurs beaucoup de rapports. Ces larves changent plusieurs fois de peau , et mettent près d'un an à parvenir à toute leur taille avant de passer à l'état de nymphe. Cette métamorphose présente cela de singulier qu'elle s'opère sans que la larve se dépouille de sa dernière peau, qui se fend seulement le long du dos, et sert de coque à la chrysalide. L'insecte parfait éclot ac printemps suivant.

On rencontre des larves d' Anthrènes dans presque toutes les saisons ; mais c'est principalement à la fin de l'été, lorsqu'elles ont acquis presque toute leur grosseur, qu'elles font le plus de dégâts. Le moyen le plus efficace pour en débarrasser les collections qui en sont attaquées, c'est de recourir au Né- 41*

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crmtome {Voy. ce mot). Quant aux préservatifs , nous n'en connaissons pas de plus sûrs que beaucoup de soin , de propreté, et surtout l'attention de tenir hermétiquement fermés les armoires, cadres, tiroirs, etc. , qui contiennent les collections , afin d'empêcher les Anthrènes d'y pénétrer pour y déposer leurs œufs.

M. Dejean, dans son dernier Catalogue , mentionne 24 espèces de ces petits Coléoptères, dont 15 exotiques et 9 d'Europe. Nous n'en citerons qu'une, YAnthrenus museorum Fabr. , qui est le plus grand fléau des collections. Elle est figurée dans Olivier, t. II,n. 14,pl. l,fig. 1. (D)

* ANTHREPTES («v9o,-, fleur; ôi^'.i, j'ai du penchant pour), ois. — Genre établi par Swainson, faisant partie, dans sa classification, de sa famille Cinwjridœ (les Souimangas), et ayant pour caract. : Bec médiocre , assez fort , légèrement courbé , s'élargissant vers la base, où il est beaucoup plus large que haut. Base de la mandibule inférieure épaisse et non couverte en partie par la supérieure. Ailes, queue et pattes, comme dans le g. Cinnyris ( Souimanga ). — L'esp. type est VAnt. javanica (^Zool. iU., t. I, pi. 121). (Lafr.)

ANTHRIBE. Anthribus {u-^doi, fleur ; rpiS'M, je broie). i>s. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères , famille des Curculionides, fondé par Geoffroy, et adopté par la plupart des entomologistes qui sont venus ensuite, mais avec de grandes modifications : car, des 7 esp. que l'auteur y rapporte , les trois premières seules sont des Anthribes pour Fabricius, ainsi que pour Latreille, qui range la quatrième dans les Nitidules, et les trois dernières parmi les Phalacres de PaykuU ; tandis qu'Olivier forme son g. Macrocéphale avec les trois premières , et conserve aux autres le nom générique d'Aiithribes , bien , comme le fait observer Latreille, que ce soient des insectes très difl"érents de ceux que Geofl'roy avait particulièrement en vue en créant son g. Anthribc. En définitive, le g. dont il s'agit, tel qu'il est consacré aujourd'hui par l'ouvrage de Schœnherrsur la famille des Curculionides, et par le dernier Catalogue de M. Dejean , n'a plus de rapports que nominativement avec celui de Geofl'roy : car aucune des esp. qu'il renferme maintenant n'a été connue de cet auteur.

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Ces espèces sont au nombre de 10, dont 9 exotiques, et 1 d'Europe. Cette dernière est V Anthribus albinus de Fabricius, et le Macrocephalus albinus d'Olivier, t. IV, n. 80, pl. 1 , fig. *.

Dans sa famille des Curculionides, Schoen herr comprend le g. Anthribe dans l'ordre des Orthocères et la division des Anthribides , et lui donne les caractères suivants : Antennes assez minces , insérées dans une cavité profonde au dessous des yeux ; celles du mâle souvent plus longues que le corps , avec la massue étroite ou peu épaisse , le dernier article allongé, aigu; celles de la femelle plus courtes, avec la massue très épaisse , le dernier article très court , aigu ; dans quelques unes , la massue s'élargit un peu ; elle est comprimée avec les articles, peu serrés. Rostre court , large , réfléchi , profondément échancré au sommet. Mandibules arquées , aiguës à l'extrémité , munies en dedans d'une seule dent obtuse. Yeux latéraux, proéminents, échancrés antérieurement. Corselet plus étroit dans sa partie antérieure, un peu tronqué postérieurement, à angles très aigus, convexe en dessus, avec un rebord latéral avant la base. Élytres oblongues , subcylindriques , très convexes en dessus.

De Géer a établi sous le nom à'' Anthribe un g. d'insectes ayant pour type le Sylpha rustica de Linné et de Fabricius ; ce g. n'a rien de commun avec celui dont il est question dans cet article. (D.)

*A]\ÏHRIBIDES («vôos, fleur ; r^tîa>, je détruis ; d-Toi, forme ; c'est-à-dire forme des Anthribes). ins. — Nom donné par Latreille à une tribu de sa famille des Rhynchophores , et par Schoenherr à la seconde division de l'ordre des Orthocères dans sa famille des Curculionides, Ses caractères sont : Rostie ordinairement large, recourbé, rarement allongé, peu avancé. Antennes droites , très souvent en massue , composées de 11 articles. Élytres ne couvrant pas l'anus. Tarses dont les 4 articles sont peu distincts , le deuxième absorbant presque toujours le troisième. Cette division se compose de 37 g., dont les noms suivent : Sintor, Tophoderes, Ptychoderes, Phloepemon, Dendropemon, Ecelonerus , Brachytarsus , Eucorynus, Eugonus, Phloeotragus , Mecoceriis , Litocerus, Mecotarsus , Lagopezus,

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lichnocerus , Aeorynus , Phloeophilus , Stenocerus, Analotes, Gymnognathus, Uterosomus , Tropideres , Enedreytes , Cratoparis , Piatyrhinus , Xylinades , Xenocerus. Anthribus, Blaberus, Piezocorynus , Parablops, Corrhecerus, Phœnithon , Po- Xycorynus, Caranistes, Arcecerus et Alticopus. La plupart de ces nouveaux g. ont été formés aux dépens de l'ancien g. Anthribus , devenu insuffisant pour y rapporter le grand nombre d'esp. découvertes depuis sa fondation. La majeure partie des Anthribides sont exotiques. Parmi celles d'Europe , les unes se tiennent sur le tronc carié des arbres ou sous les écorces ; les autres vivent sur les fleurs. Leurs larves n'ont pas encore été observées. (D.)

AI\THRISCUS,Hoffm. («v9/î(7xoî,esp.

d'Ombellifère ? ). — Cere/bimm, Hall. bot. PH. — Genre de la famille des Ombellifères, tribu desScandicinées DC, offrant les caract. suivants : Limbe calicinal inapparent. Pétales tronqués ou échancrés , inégaux , terminés en languette infléchie. Disque (stylopode ) conique. Styles courts , dressés. Péricarpe linéaire , comprimé bilatéralement , courtement rostre , privé de côtes ; bec 8sulqué ; méricarpes lisses ou tuberculeux , contractés aux bords , canaliculés antérieurement. Carpophore foliiforme , après la déhiscence , libre, 2-fide au sommet. Graine adhérente , semi-lunée sur la coupe transversale. — Herbes annuelles, ou bisannuelles , ou vivaces ; feuilles décomposées ; folioles ou lanières souvent très étroites ; ombelles oppositifoliées ou terminales, dépourvues d'involucre ; involucelles polyphylles ou oligophylles et incomplets ; fleurs blanches. — Ce genre , dans les limites que lui assigne M. Roch, comprend environ 8 esp. ( Chœrophyllum, Scandix , et Myrrhis, des auteurs plus anciens ) , la plupart indigènes d'Europe. La plus notable est 1'^. cerefoUum , HofTm. {Scandix cerefoUum, L.), plante potagère connue sous le nom vulgaire de Cerfeuil. (Sp.) AIVTHROCERA ( «vfl^«|, charbon [noir]; /.é/ixi, corne ). rss.— Genre de l'ordre des Lépidoptères , famille des Crépusculaires, établi par Scopoli, et adopté par Stéphens , qui le place dans sa tribu des Zygénides. Ce g. est le même que celui des Zygenes de Fabricins. Voy. ce mot. (D.)

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^ * ANTHRODACTYLA ( «v9^«| , charbon [noir]; à'à/.zv'Xoi , doigt), ms.— Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Ténébrionites, établi par M. Rlug d'après deux espèces rapportées de Madagascar par M. Goudot. Ce g. est voisin des Calcar; mais il en diffère par les articles des tarses, qui sont très courts, larges et aplatis , profondément incisés , serrés , se recouvrant l'un l'autre , et garnis en dessous d'un épais duvet. Du reste, le corps est allongé, presque eiiforme , aplati ; la tête est rétrécie postérieurement , visiblement distincte du corselet; le chaperon visiblement échancré; la lèvre librement proéminente , presque carrée , ayant le bord antérieur droit ; les articles des palpes labiaux égaux entre eux en longueur, cylindriquement arrondis, un peu resserrés à la base ; les deux articles basilaires plus courts que les autres ; les quatre derniers , au contraire , un peu plus larges et plus longs, non pas lisses et luisants comme les autres, mais ponctués et pubescents; le dernier se terminant en pointe.

Les deux esp. rapportées à ce g. sont appelées par M. Rlug, l'une A. elonyata, et l'autre A. alternata, et toutes deux sont de Madagascar, comme nous l'avons dit plus haut. (D.)

AIVTHROLOMUS. rss. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionites, cité par M. Dejean, dans son dernier Catalogue , comme ayant été créé par M. Hope , mais dont nous n'avons pu trouver de trace dans aucun auteur. M. Dejean place l'espèce sur laquelle il est fondé {A. Guildinii Hope ) dans le g. Trypetes de Schoenherr. Voy. ce mot. (D.)

anthropoïde. Anthropoides {uv ô/îoortos, homme ; Eta'&î , imitation ). ois. — Genre formé par Vieillot de celui de Grue. IVous croyons devoir en retirer , comme l'a fait M. Lesson , la Grue couronnée ou Oiseau royal {Ardea pavonina), type du genre Baléarique {Balearica, Brisson), que nous adoptons également. Les caractères sont alors : Bec un peu plus long que la tête, conique, un peu renflé, comprimé sur les côtés, épais, entier; narines basales. Tête et cou complètement emplumés; deux touD'es de longues plumes sur la région auriculaire. Couvertures des ailes excessive-

ment allongées; ailes longues, pointues; les première, deuxième, troisième et quatrième rémiges, les plus longues ; de longues plumes étroites sur le bas du cou.

Deux espèces font partie de ce genre : 1" VÂnt. demoiselle de Numidie {Ânt. virgoi Ârdea virgo , L., £n«. 243; Vieillot, Cal, planche sans numéro), d'un joli gris bleuâtre, avec la tète et le haut du cou noirs, et derrière chaque œil un faisceau de plumes blandhes , longues , flexibles , et pendantes en arrière; un troisième faisceau noir au bas du cou , avec les tertiaires très prolongées , et formant des touffes flexibles et pendantes. — Cette esp. a été remarquée de tout temps à cause de sa démarche cadencée, de ses mouvements mimiques et de ses sauts , par lesquels elle semble vouloir fixer l'attention , et qui lui avaient fait donner par les anciens le nom de Comédien. Elle oCTre dans son anatomie une particularité remarquable, et qui ne s'est retrouvée jusqu'ici que chez quelques espèces de Cygnes. Sa trachée - artère vient s'engager par une double circonvolution dans la crête du sternum , creusée à cet effet ( Tr. d'Anat. comp., parCarus, atlas, pi. 16, f. 11 ). Vieillot pensait qu'il ne serait pas impossible de naturaliser ces oiseaux en France , puisque ceux de la ménagerie royale y avaient produit, et que celle qui y avait vécu 24 ans y était née. Elle se rencontre dans les parties de l'Asie voisines de l'Europe , et en Afrique, dans la Guinée et la Numidie.

' La seconde esp. est VAnt. de paradis {Ant. paradisea); Grus paradisea, Bechst. {Trad. de VInd. de Lath. ) ; Tem. {PI. col., texte); Ant. Stanley anus, Vig. {Zool. Journ., t. II, p. 254, pi, 8) , de l'Afrique méridionale, et aussi de l'Inde. (Lafr.)

* ANTIIROPOLITHES (c^v^^^o,, homme; llOoi, pierre), géol. etVAL^ONT.— JVom donné aux pétriûcations d'os humains, c'est-à-dire aux ossements fossiles que l'on a cru être des ossements humains ou des portions du corps de l'homme. Nous disons que l'on a cru , parce que la plupart des prétendus Anthropolithes ont été reconnus , après un examen sérieux des géologues et des anatomistes , pour des restes de Mammifères ou de Reptiles ; et l'on peut affirmer que jusqu'à présent on n'a point trouvé d'ossements humains dans les terraius anciens, ni

ANT

les terrains tertiaires de tous les étages.

Il a été annoncé par Lamanon et confirmé parCuvierque les soi-disant têtes humaines tirées des plàtrières des environs d'Aix devaient être regardées comme des carapaces de Tortues terrestres. Cuvier a démontré également que le fameux homo diluvii testis de Scheuchzer, trouvé dans les schistes calcaires d'OEningen, était un Reptile batracien, voisin des Salamandres aquatiques , et que les os considérés de tout temps comme des os de géants, ne pouvaient être, d'après les descriptions qui en ont été données, que des os d'Éléphants ou de quelques autres grands Mammifères.

C'est ainsi que la croyance générale à l'existence de races des géants repose sur un fait positif, sur la découverte d'ossements fossiles de grands animaux , que le vulgaire et même les anatomistes ont pris pour des os humains d'une très grande taille. C'est ainsi que s'expliquent ce prétendu corps d'Orion ou d'Otus , de quarante-six coudées de long , trouvé, selon Pline , dans une montagne de Crète , après un tremblement de terre ; celui d'Oreste , qui avait sept coudées , exhumé par ordre d'un oracle , et tous ces récits qui , jusqu'à nos jours , ont amusé les gens crédules.

Les véritables ossements humains n'ont été découverts que dans des roches de formation récente, comme celles que l'on remarque sur plusieurs points de la côte des Antilles et plus particulièrement de la Guadeloupe , ou bien dans ces brèches osseuses qui remplissent les fentes ou failles des rochers, en plusieurs lieux des côtes de la Méditerranée et des îles de l'Archipel , comme à Gibraltar, à Cette, à Nice, à Pise, en Dalmatie, dans les îles de Corfou, de Cérigo , de Candie , etc. Les cavernes renferment aussi quelquefois (par exemple la caverne de Bize , département de l'Aude) des os humains recouverts de stalactites; mais comme ils sont séparés des ossements d'animaux, lorsqu'elles en renferment , par une couche plus ou moins épaisse de dépôts calcaires, et que l'on trouve parmi eux de petits ouvrages fabriqués probablement avec les os de la caverne , on doit croire que ce sont les restes des premiers habitants de ces contrées, de ceux qui ne s'étaient point encore construit de demeures; ou ceux d'individus

ÂlNT qui ont fui dans ces grottes, soit pour se soustraire à l'action de la justice, soit pour éviter les persécutions; ou bien enfin que ce sont des squelettes d'hommes tués dans une bataille et inhumés dans ces lieux, comme la tradition le rapporte de ceux de la caverne de Durfort , départ, du Gard. Les brèches osseuses, géologiquement parlant, sont d'une origine assez récente; mais il est probable qu'elles datent historiquement de la même époque que le diluvium. Ainsi les os humains qu'elles renferment viennent vraisemblablement d'hommes qui ont vécu avant le déluge et qui ont été témoins et victimes de la dernière révolution du globe, que tout annonce avoir été une grande inondation. A ce titre, ils méritent d'être examinés avec soin et d'être confrontés avec les squelettes des races actuelles. Spallanzani , qui avait visité les brèches de rîle de Cérigo, annonce que la plupart des os qu'elles renferment sont des os humains ; mais cette assertion d'un voyageur qui n'était point anatomiste parut, avec raison, insuffisante à Cuvier pour admettre ce fait comme prouvé, quoiqu'il eiit lui-même, en parlant des brèches osseuses de Nice , annoncé qu'il avait reconnu parmi elles un maxillaire supérieur d'homme, en faisant remarquer toutefois que cet os n'était enduit que d'une légère couche de stalactite.

On voit aujourd'hui , au cabinet de géologie du Muséum d'histoire naturelle de Paris, une portion de squelette humain, de taille au dessous de la moyenne , mêlé avec des coquilles marines , trouvé en 183" dans les brèches osseuses de l'île de Candie, au milieu de la partie concrétionnée de cette espèce de roche : ainsi c'est un fait acquis maintenant à la science que les brèches osseuses du littoral de la Méditerranée renferment un certain nombre d'ossements humains. Il reste à savoir quelle position ils y occupent et quels caractères ils présentent; deux points qui ne peuvent être décidés que par un grand nombre d'observations.

On voit dans les mêmes galeries une portion de squelette d'homme , que Cuvier a décrite à la fin de son Discours sur les révolutions du globe, incrustée dans la Roche de formation récente de la Guadeloupe, Roche composée, comme l'on sait, de petits grtiins de Calcaire compacte et de débris de Coquil-

les, de Madrépores et autres Zoophytes, réunis par un ciment calcaire. Les os d'un autre squelette du même lieu, que l'on voit à Londres, ayant été analysés parDavy, ont donné tout le Phosphate calcaire et presque toute la gélatine qu'ils devaient contenir, en sorte que l'on peut conclure que ces ossements ne sont pas fossiles , dans l'acception actuelle de ce mot , mais que ce sont des portions de squelettes de naufragés, enveloppées par l'espèce de Travertin qui se forme journellement dans les lieux où on les trouve. (L. D.)

* ANTHROPOMORPHES. Fimgns anthropomorphos [àvôpiliizoi, homme; fj-o,or'fi, forme ). bot. cr. — Séger a décrit et figuré , sous ce nom , dans les Miscellanea curiosa ( Decur. I , atm. vi, obs. 55 ) , un champignon monstrueux qu'il avait trouvé dans la forêt d'Altdorf. L'imagination de l'auteur a créé des têtes , des bras et des pieds, dans un groupe de Champignons qui avaient été gênés dans leur développement. Tous les jours on rencontre de semblables monstruosités; mais, l'amour du merveilleux étant passé, on n'y fait plus attention. (LÉv.)

* ANTHROPOMORPHES. Anthropomorphiis («vô^ojîto?, homme ;/jio/59ji, qui a la forme d'un homme ). mam. — Nom donné par Linné , dans ses premiers essais de classification , à un ordre de la classe des Mammifères. (C. d'O.)

* ANTHROPOLOGIE («v V-"^o;, homme ; '^oyoç , discours), zooh. — Ensemble des connaissances relatives à l'homme considéré sous ses rapports physiques et moraux.

(C. d'O.) ANTHURE. Antlmra ( u-^Ooi , fieur ; oj/jà, queue ). crust. — C'est un genre de l'ordre des Isopodes , famille des Sphéromides, qui a été créé par Leach, et dont les caractères peuvent être ainsi exprimés : Antennes courtes ; les intermédiaires étant un peu plus longues que les latérales. Pieds antérieurs pourvus d'un ongle mobile ou d'un pouce. Corps linéaire. Lames latérales de la queue foliacées. L'esp. type de ce g. est VAnthura gracilis Leach , dont la patrie nous est inconnue. (H. L.)

ANTHURIUM { civdo? , fleur; ovflù, queue ). bot. ph. — Genre fort remarquable de la famille des Aracées ( Aroïdées ) ,

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tribu des Orontiacées - Pothoïnées , formé par Schott {In Wien. Zeitschr., 1829, et Meleth. , 22 ), qui le caractérise ainsi : Spathe assez courte, réfléchie et persistante. Spadice cylindrique, subsessile, garni de fleurs hermaphrodites. Périgone tétraphylle. Étamines 4, opposées aux folioles périgoniales ; filaments linéaires, plans. Anthères bi- /oculaires. Ovules géminés dans les loges , collatéraux , anatropcs , pendants du sommet de l'axe. Stigmate sessile, oblong. Baie biloculaire, 2-4-sperme. Graines inverses, exalbumineuses. Embryon orthotrope, dans un albumen à peine charnu ; extrémité de la radicule supère. — Ce g. , créé aux dépens de toutes les esp. du g. Pothos de Linné, à l'exception d'une seule (P. scandens) , renferme ( ex nost. inveslig. ) des plantes américaines tropicales , perannuelles, subacaules , dressées , très rarement grimpantes ou subUgneuses , coriaces, glabres ; à feuilles palmées, digitées, ou simples et entières, alors très amples, fortement nervées ; à pétioles renflés au sommet , et comme articulés avec la feuille ; pourvus à la base d'une écaille vaginantc ou stipule. — Ces plantes sont épiphytes plutôt que terrestres. Elles croissent dans les enfourchures des grosses branches des arbres , qu'elles enlacent de leurs longues racines fibreuses. On en connaît un assez grand nombre d'esp., dont on cultive au delà de 20 dans nos serres chaudes d'Europe , où elles se font remarquer par leur bel et ample feuillage et la singularité de leur inflorescence. Une des plus remarquables est l'JL. glaucescens , dont les feuilles ont plus d'un mètre de longueur sur une largeur proportionnée ( ex specim. in caldario nostro ). (C. L.)

ANTHUS. OIS. — Nom latin du g. Pipi.

Voyei ce dernier mot. (Lafr.)

*Ai\THl]SI]\ÉES [Anthus, Pipi), ois.

^S.-famille de notre famille des Alaudidées. Les caract. en sont : Bec grêle, droit, poinlu, et légèrement échancré; tarses allongés et pieds propres à la marche , le pouce et surtout son ongle allongés ; ce dernier quelquefois fort long, très grêle, et presque droit ou peu courbé ; rémiges tertiaires obtuses et prolongées ; queue plus ou moins développée en longueur , les rectrices latérales toujours bordées de blanc ou de roussâtre , oâle comme chez les Alouettes. Mœurs mar-

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cheuses, et chant souvent en volant, comme chez ces dernières. Nidification sur le sol ou entre les pierres des carrières, et œufs à coloration à peu près semblable à ceux des Alouettes.

Si les Pipis ou Alouettes de pré ont avec les vraies Alouettes des rapports de forme» et de mœurs tels, qu'il nous a paru indispensable de les réunir dans une même famille, les Bergeronnettes en offrent avec les premières de non moins frappants dans la forme des pattes , des ailes et du bec , et dans leurs mœurs marcheuses. Les Énicures de Temminck ne peuvent non plus être séparés de celles-ci, et les Grallines de Vieillot , qui paraissent être les représentants de ceux-ci à la Nouvelle-Hollande , nous semblent également devoir être groupées ici.

Cette sous -famille renfermera donc le g. Pipi, avec ses sous -genres Agrodroma, Macronyx et Lessoniaj celui de Bergeronnette as te son sous-genre Lavandière, et ceux d'jÊntcure et de Gralline. Voy. ces divers noms génériques. (Lafr.)

AIXTHYLLIDE. Anthyllis, L. (av9u>.

>i;, nom grec d'une plante aujourd'hui indéterminée). — Barba Jovis , Erinacea et Vulneraria , Adans. bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses, sous-ordre des Papilionacées , tribu des Lotées, sous-tribu desGénistées, DC, offrant pour caract. essentiels : Calice persistant , 5-denté , plus ou moins bouffi. Carène , ailes et étendard subisomètres. Étamines monadelphes; gaîne entière. Légume en général ovoïde et 1- ou 2-sperme (chez quelques espèces allongé, polysperme), recouvert par le cahce. — Arbrisseaux, ou sous- arbrisseaux, ou herbes. Feuilles 1-foliolées, ou3-foliolées, ou imparipennées. Fleurs sofitaircs •à'x en capitules, jaunes ou rougeâtres, ou rarement blauâtres.

Ce genre renferme une vingtaine d'esp. , indigènes la plupart dans les régions voisines de la Méditerranée; les plus notables sont • 1'^. vulneraria L. ( vulgairement Vulnéraire , nom dii à ses prétendues propriété» vulnéraires), excellente plante fourragère, commune dans les prés secs; 1'.^. barba Jovis, L., et 1'^. erinacea, L. , cultivées comme arbustes d'ornement.

M. de Candolle établit dans ce genre 5 sections ou sous-genres , savoir : Vorycnoides,

ANT

Aspalathoides , Erinacea, Vulneraria , et Vomicina. (Sp.)

♦ANTHYLLIS , Adans. {nec aliorum) {ivOvXXii , nom grec de cette plante ). bot. PH.— Synon. du genre Polycarpon, LadfQ., ie la famille des Paronychiées. ( Sp).

* ANTHYPNA. ins. — Voyez xy-

ÏHIPNA. (D.)

ANTIARIS {Antjar ou Antsjiar, chez les Japonais ). — Genre de la famille des Urticées, tribu des Chlorophorées, formé parLeschenault {Ann. Mus. hist. nat, XVI, t. 22), et ainsi caractérisé : Fleurs monoïques. Dans les mâles : Cœnanthe (réceptacle ou involucre des auteurs) discoïde, multiflore, écailleux en dessus. Périanthe 4rarement 5-phylle, à préDoraison imbriquée. Anthères 4 , rarement 3 , subsessiles. Dans les femelles : Cœnanthe turbiné, uniflore, couvert d'écaillés , et croissant avec le fruit. Point de périanthe. Ovaire attaché au cœnanthe; ovule anatrope, inverse. Style biparti. Drupe charnu, monosperme. Embryon exalbumineux , inverse. — Ce genre renferme quelques arbres laiteux de l'Inde, à feuilles alternes, courtement pétiolées , stipulées , subcordiformes , sinueuses ou dentées, à nervures saillantes. Le plus généralement connu est un grand arbre de l'Inde , décrit sous le nom (i''Antiaris toxicaria par l'auteur cité. Le poison qu'il fournit, et qui porte dans son pays natal le nom d'ï/pas antiar, est une gomme-résine qui découle du tronc et des branches, au moyen d'entailles qu'on y pratique. « La préparalion de ce poison, dit Lcschenault, se fait à froid , dans un vase de terre ; on mêle à la gomme-résine les graines du Capsicum fruticosum , du poivre , de l'ail , les racines du Kempferia galanga, du Maranta malaccensis (Bauglé en malais), du Costus arahicus; on mélange lentement chacune de ces substances écrasées, à l'exception des graines du Capsicum fruticosum, que l'on enfonce précipitamment une à une au fond du vase au moyen d'une petite broche de bois. Chaque graine occasionne une légère fermentation et remonte à la surface , d'où on la retire pour en mettre une autre , jusqu'au nombre de 8 à 10; alors la préparation est terminée. « L'Upas antiar introduit dans l'économie anim.ale agit comme vomitif et comme purgatif. « Son action, dit M.

ANT

Delille, se porte ensuite sur le cerveau, eu trouble les fonctions et cause la mort avec des convulsions tétaniques. » C'est dans ce poison , qui ressemble à une mélasse épaisse et très brune, que les Javanais et les habitants de Bornéo trempent leurs flèches. Les premiers le conservent dans de petits tuyaux de Bambou ; et il parait que son action délétère a bien moins de puissance quand on l'emploie à l'état liquide que lors, qu'il a séché sur l'instrument. Il existe encore une autre sorte d'Upas. Voy. ce mot, AIVTI-BARILLET. moll. — Geoffroy donne ce nom à une petite coquille qu'on trouve aux environs de Paris, et qui appartient au genre Pupa de Draparnaud ; c'est son Pupa quadridens. Voy.

MAILLOT. (DESH.)

*Ai\TICHARIS,Endl. {âv-l, à l'opposé; yy-fA;, ornement), bot. ph. —Genre de la famille des Scrophularinées ( tribu des Gratiolées Benth.), auquel M. Endlicher ( Gen. PL, p. 682 ; Novar. Stirp. decas II, p. 23; Iconogr., tab. 93) assigne pour caract. : Calice ébractéolé , régulier, o-parti. Corolle subbilabiée, 5-lobée; lobes presque égaux , obtus. Étamines 2 , incluses , insérées à la partie antérieure du tube de la corolle ; fllets très courts ; anthères 2-thèques : bourses divariquées, flnalement confluentes. Ovaire 2-loculaire ; placentaires multi-ovulés , adnés à la cloison. Style indivisé; stigmate obtus, échancré. Capsule pyramidale, 2-loculaire, loculicide, 2-valve; valves finalement 2-fides, septicides ; placentaires restant soudés l'un à l'autre, mais séparés de la cloison après la déhiscence. — Herbe presque simple, parsemée d'une pubescence glandulifère. Feuilles alternes , pétiolées , très entières ; pédoncules axillaires, solitaires, 1-flores, courts, 1bractéolés au dessous du milieu. L'esp. sur laquelle est fondé ce genre habite l'Egypte. (Sp.) ANTICHEIRA (àvr^x^v, pouce). ins.

— Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes , tribu des Xylophiles , sous-tribu des Rutélites, établi par Eschscholtz ( Mém. de VAcad. imp. d.. Saint-Pétersbourg , t. VI, p. 431, an. 1818), et auquel il assigne pour caract. : Mâchoire, cornées, tridentées; 1" dent entière, 2"^ bi-

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fidc , 3« trifide. Labre corné , tridentê , cache par le chaperon. Antennes en massue feuilletée. D'après les espèces rapportées à ce genre par Tauteur, il serait le même que le g. fondé depuis ( Eorœ Entomol., pars -2'^ , 182S) par Macleay sous le nom àtMacraspis ; et cependant ce dernier nom seul est connu dans les collections. Nous citerons comme type du genre d'Eschschollz l\i. tetradactijla [Cetoina id. Fabr.) (D.)

ANTICHORUS , Linn. fils. — Caric- !eria ,Scopo\.—Jussiœa, Forsk., non Linn. contraction d'àvrî , à l'opposé , et de Corchorus. Voy. ce mot ). bot. ph. — Genre de la famille des Tiliacées, et très voisin des Corchorus. Les caractères qui l'ont fait séparer de ces derniers sont les suivants : Calice 4-sépale ; corolle 4-pétale ; étamines en nombre défini (8); capsule subulce , 4-loculaire.— On n'en connaît qu'un seule esp., qui habite l'Arabie. (Sp.)

*AiXTICYRA { Avrtxjfla, Anticyre, nom de ville). iKs, — Genre de la famille des Polygoniens, de l'ordre des Névroptères , établi par Curtis ( Descript. of some non desc. Br. sp. of May-flies of Angl. ) , et adopté par M. Westwood (Generfc synopsis). D'après les auteurs, les caractères de ce genre sont tirés : 1° des antennes , dont le premier article est grêle ; '±° des ailes, longues et étroites , sans cellule discoïdale , et 5" des jambes antérieures, bi-mucronées. Ce genre ne nous paraît pas devoir être séparé des Rhyacophila de M. Pictet , dont il ne diffère que par de très légères modifications dans la forme des ailes', etc. M. Curtis y rapporte deux espèces d'Angleterre, 1'^.

gracilipesPÀlatipesCmt., et M. Westwood en signale deux autres. (Bl.)

*AI\TIDAPHNE,Paepp. {Nov.Gen. et Spec. , t. II , p. "0 , tab. 199 ) ( àvri , contre [sur] ; à'i.?-->r,, laurier; cette plante croît en général sur les Laurinées ). bot. ph. — Genre de la famille des Loranthacées , auquel son auteur assigne pour caract. : Épis strobiliformcs , monoïques , à bractées imbriquées, caduques } les épis mâles géminés ; les épis femelles ternes. — Fleurs mâles : Périanthe simple, à tube filiforme, et à limbe court , o-lobé. Étamines 3 , insérées à la gorge du périanthe , alternes avec les lobes ; filets pétaloïdes, linéaires, un peu dilatés au sommet. Anthères 2-thèques; bourses ad-

ANT

nffes , pointues , disjointes à la base , lougjtudinalement déhiscentes. — Fleurs femelles : Périanthe simple , urcéolé , adhérent , à limbe marginiforme , très entier. Ovaire i-loculaire, 1-ovulé ; ovule suspendu. Stigmate subsessile , capitellé , concave. Baie isperme , à endocarpe plissé. — On ne connaît qu'une esp. de ce g. : c'est un arbusl* parasite , indigène du Pérou. Les feuilles sont alternes , obovales , très entières ; les épis axillaires, courts, agrégés. (Sp.)

ANTIDESMA (àvrt, en guise de; àV-r//.of, lien ; l'écorce de ces arbres pouvant servir à lier), bot. ph. — Genre de la famille des Antidesmées de Sweet, fondé par Linné ( Gen. pi., 1110 ), et dont les caract. sont: Fleurs dioïques. Dans les mâles: un péfigone 5-5-partite. Étamines 2, 5, o, insérées sur un disque annulaire; filaments filiformes. Anthères biiocuiaires, à loges divariquées - étalées. Ovaire rudimentaire- Dans les femelles : Périgone identique.

Ovaire ceint à la base d'un disque annulaire , puis ovale , libre , 1-loculaire ; ovules 2, appendus au sommet de la loge, collatéraux , anatropes. Stigmate sessile , 5-5-radié. Drupe monosperme , couronnée par le stigmate. Endocarpe {putamen) subépineux intérieurement; albumen épais, scrobiculé par les pointes saillantes de l'endocarpe. Embryon orthotrope, axile; cotylédons amples, foliacés ; radicule courte, supère.— Ce g. renferme un petit nombre d'esp. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux des Indes et de Madagascar, non laiteux ; à feuilles alternes , presque sessiles , coriaces , très entières ou dentées - anguleuses ; à stipules caduques ; à inflorescence axillaire , à chatons spiculés. On réunit à VAntidesma le g. Stilago, L., dont on en fait une division. Plusieurs esp. sont cultivées dans les serres : ce sont principalement les A. zeylanica et A. pubescens. (C. L.)

ANTIDESMÉES (<ivrt, contre ; (Têj/ts.:, lien ; qui ne se lie à rien ; pour faire allusion aux affinités multipliées de cette plante . BOT. PH. — Les Antidesmées ont encore reçu le nom de Stilaginées , et plusieurs auteurs ont cru pouvoir la constituer uniquement sur deux genres assez mal connus euxmêmes. Ces genres sont : VAntidesma et Stilago , que A. L. de Jussieu laissait dans les incertœ sedis. Depuis , M. Reichenbach

ANT

les a rapprochées des Eupborbiacécs ; M. S^^•eet des Empêtrées et des Urticées; rapprochement également admis par M. Lindley , qui , dans son groupe des Urticalcs , les classe entre lesUImacées elles Myricées, en faisant observer, toutefois , qu'elles en diffèrent par la présence d'un disque annulaire et des anthères supportées par des filets élastiques. Caractères semblables, suivant M. Lindley, à ceux des Hensloviacées , qui cependant me paraissent se rapprocher davantage du groupe des Saxifragées par ses fruits bicarpellés et polyspermes. Enfin, A. L. de Jussieu leur trouvait de l'affinité avec certains genres voisins des Rosacées , tels que les Grangeria et Uirtella. Quoi qu'il en soit , les Antidesmées ont pour caractères : Fleurs unisexuées. Calice 3-5-parti. Corolle 0 : étamines 2 ou plus , insérées sur un disque renflé adhérent au calice ; les filets , filiformes , supportent des anthères à deux loges réunies par un connectif charnu. Un ovaire libre, terminé par un stigmate sessile , 3-4 lobes. Pour fruit , une sorte de petite drupe, à endocarpe rugueux, 1-loculaire, à une seule graine pendante , contenant un embryon vert , à cotylédon foliacé, entouré par un périsperme charnu, assez épais. — Les Antidesmées appartiennent à l'ancien continent ; ce sont des arbrisseaux à feuilles alternes, simples, munies de stipules caduques. (Ad. Juss.)

*ANTlGONE.Antigona{\-JTiy'^-A.,nom myth.). MOLL. — M. Schumacher, dans son Essai d'une classification des Coquilles, propose ce g., qui nous paraît complètement inutile, pour la Venus cancellata de Linné. L'auteur en trouve les caractères dans les dents cardinales , légèrement courbées sur leur longueur. Cette coquille, d'après ses caractères, appartient au g. Cythérée de Lamarck. Il est évident que le g. Antigone est un double emploi qu'il faut supprimer de la méthode. Voy. cïtiiérée.

(Desh.)

*ANTlGOIVO]V, Endl. (allusion à Polygonum). bot. ph. — Genre de la famille des Polygonées, tribu des Polygonées-spuriées Endl. ; son auteur (Gen. PL, p. 510) le place à côté du Brunnichia , et lui assigne pour caract. : Périanthe coloré, accrescent, à 5 segments inégaux, dont 2 extérieurs, larges, cordiformes, 1 demi-intérieur, obli-

AINT

que, et 2 intérieurs , oblongs. Étamines 5 ; filets subulcs, isomètres , soudés par la base en forme de cupule ; anthères oblongues , versatiles. Ovaire 1-loculairc, trièdre; ovule d'abord renversé, puis redressé, attaché à un funiculc libre , inséré au fond de la lo ge. Styles o, libres, recourbés, terminés chacun par un stigmate subréniforme. Akène ovoïde, 3-èdre , recouvert par le périanthe. Graine basilaire, dressée , pyrimidale embryon probablement axile dans un péri-» sperme charnu ; radicule supère. — Arbrisseau grimpant , indigène du Mexique ; rameaux anguleux; feuilles alternes, cordiformes , penninervées, à pétiole semi-amplexatile, et à gaîne stipulaire rudimentaire, squammiforme , opposée, adnée au rameau par toute sa surface intérieure; fleurs en grappes cirrhifères au sommet; pédicclles fascicules il l'aisselle des bractées. M. Endlicher ne signale qu'une seule espèce. (Sp.)

* AIVTIGRAMMA ( àvrt , à l'opposé ; ip^F-m, ligne ). bot. cr. — Genre de Fougères, établi par Presl [Tentam. Pteridograph. , p. 120), qui ne diffère du Scolopendrium que par le réseau de ses veinules, qui sont parallèles , s'ctcndant du milieu vers le bord de la fronde, et formant, par leurs anastomoses, des taches hexagonales, du bord externe desquelles partent des veinules très courtes et libres.

Par la même raison qu'il a formé le genre Hemidyctium aux dépens de VAsplenmm, M. Presl a cru devoir séparer du Scolopendrmm les Ântigramma, qui ofTrent lamcme différence. On en connaît 5 espèces , toutes du Brésil intertropical, parmi lesquelles oa remarque Y Antigramma repanda {Scolopendrium ambigiium , Raddi). (G K.)

* ANTILAMIÎAIVËS. Antilambani {àvrdxfjièx-j'jj, saisir), ois. — Ranzani a donné ce nom à une famille de l'ordre des Grimpeurs, comprenant des oiseaux qui se servent de leurs doigts pour saisir leur nourriture et la porter à leur bec. (C. d'O.)

ANTILOPE. zooL. — Genre de Mammifères de l'ordre des Ruminants, caractérisé par des cornes creuses, généralement rondes, marquées au moins à leur base d'anneaux saillants ou d'arêtes longitudinales,, dont le noyau osseux est totalement ou à peu près solide , c'est-à-dire sans pores ni sii nus. Ces caract. assez fugitifs , et qui ne se

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rencontrent pas tous dans chaque espèce , sont cependant les seuls que l'on ait pu trouver jusqu'à présent pour distinguer ce genre : car Tordre des Ruminants , l'un des mieux déterminés et des plus naturels de la classe des Mammifères, est en même temps l'un des plus difficiles à diviser génériquement, tant ces animaux, à l'exception des Chameaux proprement dits, ont l'air d'être formés sur le même modèle. C'est donc plutôt par intuition ou par sentiment , plutôt par des caractères négatifs que par des caractères positifs, que l'on reconnaît le genre d'un animal de cet ordre. Les Antilopes sont, en général, des animaux faits pour la course. A taille élancée et légère , elles ont le plus souvent des larmiers comme les Cerfs, des brosses ou touffes de poils plus longs aux genoux, des pores inguinaux ou digitaux , c'est-à-dire des enfoncements de la peau aux aines et entre les doigts ; la queue courte , garnie de longs poils ; les oreilles droites et assez longues; mais ces circonstances manquent quelquefois, et si le plus grand nombre ont la léqèreté des Cerfs, quelques unes ont l'allure grave des Chèvres, et d'autres, presque la démarche pesante des Bœufs. Les unes ont le museau effilé , mais d'autres ont un mufle assez proéminent. Les Antilopes appartiennent presque toutes à l'ancien monde ; la plupart des espèces vivent en troupes, mais quelques unes sont solitaires et monogames. Elles sont conflnées , so'ramc , au reste , presque toutes les espèce? d'animaux , dans certaines limites plus ou moins étendues, qu'elles franchissent rarement. Quelques unes habitent les plaines arides , sablonnenses et rocailleuses , et ne se nourrissent que de plantes aromatiques ou salées ; d'autres se tiennent de préférence sur les bords des fleuves, et ne vivent que d'herbes douces. Ce sont, en général, des animaux doux et sociables, qui ont les yeux grands et vifs, l'ouïe très fine, et qui sont doués d'une grande légèreté. Malgré sa tournure grecque, le nom d'Antilope n'a pas été employé par les anciens ; c'est une corruption du mot Àntholops , employé par Eustathius, qui vivait sous Constantin, pour désigner un animal à longues cornes dentelées en scie ; et c'est Pallas qui , séparant ce genre de celui des

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Chèvres, lui appliqua le nom d'Jln(t7op«, connu depuis long-temps dans l'art héraldi^ que , et employé par Ray pour désigner l'esp. connue sous le nom di'' Antilope des Indes, Ce mot Antholops vient lui-même , selon Bochart, du copte Panthalops, qui signifle Licorne.

Les espèces de ce genre étant en fort grand nombre, et leurs formes étant très variées, plusieurs naturalistes ont tenté de les séparer en groupes particuliers ou en sous -genres.

En 1804, Cuvier, dans le Dictionnaire des Sciences naturelles , en annonçant que Daubenton a cherché à les diviser en plusieurs genres , en fit six groupes , à l'exemple de Pennant et d'Erxleben, d'après la forme de leurs cornes. M. Lichtenstein , en 1812 , dans le Magazin der gesellschaft naturforschender freunde, 6« année, les divisa en quatre tribus, qu'il nomma Bubalides, Connnchœtes , Antilopœ et Gazellœ.

M. de Blainville, en 1816, dans le ISouveau bulletin de la Société philomathique , réunit tous les Ruminants à cornes creuses en un seul genre , sous le nom de Cérophore, et le partagea en douze sousgenres , dont huit se rapportent au g. Antilope : ce sont les s.-g. Antilope , Gazella , Cervicapra , Alcelaphus, Tragelaphus,, Boselaphus, Onjx , et Rupicapra.

Dans la 1" édition du Règne animal, Cuvier en forma sept groupes.

M. Desmarest , en 1820, dans sa Mammalogie, ajouta deux sous -genres à ceux de M. de Blainville , les Oreas et les Égocères et adopta celui d''Antilocapra de M. Ord.

En 1822 , Antoine Desmoulins , dans le Dict. class. d'hist. nat, , les subdivisa en Gazelles, Bubales, Oryx , Acuticornes, Tseiran, Strepsic'eres , Léiocères et Ramicbres.

Hamilton Smith , dans sa traduction de la 1" édition du Règne animal de Cuvier, divisa les Antilopes en trois genres et vingtdeux groupes : le g. Antilope, comprenant dix-sept groupes , à savoir : Dicranocerus , Aigocerus, Oryx, Gazella, AjUilope, Redunca, Oreotragus, Tragulus, Raphicerus, letracerus, Cephalophus, Neolragus, Iragelaphus , ISœmorhcdus , Rupicapra , AploceYus, Anoa^ le g. Damnlis, comprenant quatre groupes, à savoir; Acronolus,

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Boseîaphus , Strepsiceros et PorLax ; enQn le g. Catoblepas, qui ne comprend qu'un seul groupe.

Dans ia 2' édition du Règne animal, Cuvier , ne trouvant sans doute pas que ces tentatives pour établir des divisions naturelles dans ce trop grand genre eussent complètement réussi, continua à les réunir en un certain nombre de groupes, d'après la forme des cornes. Ces groupes , auxquels il n'imposa pas de noms , sont au nombre de onze. Depuis , M. Ogilby a divisé les Ruminants en cinq familles, et les Antilopes se trouvent réparties dans deux de ces familles , celles des Capridées et des Bovidœ, et forment douze genres, à savoir : Mazama, Madoqna , Antilope , Gazella, Tragulus, Sylvicapra, Tragelaphus , Calliopc, Semas, Capricornis , Bubalus et Oryx , dont les types sont, en suivant le même ordre: Ant. mazama, Anî. saltiana, Ant. cervicapra , Ant. dorcas, Ant. pymmœa, Ant.

mergens, Ant. picta , Ant. strepsiceros, Ant. goral, Ant. Thar, Ant. bubalus, Ant. oryx.

Tout en prétendant que la forme des cornes , adoptée par Cuvier pour caractériser ses groupes , est un moyen artificiel , c'est cependant sur cette forme que la plupart des auteurs dont nous venons de parler fondent principalement leurs divisions. Et , en ell'et , quoique l'on ignore les rapports qui existent entre les cornes et le reste de l'organisation , il n'en est pas moins certain qu'elles donnent une physionomie particulière à la tête , et que , la tète fournissant les caractères les plus essentiels , ceux que l'on tire de sa forme sont peut-être les plus sûrs qu'on puisse employer pour subdiviser les familles à esp. nombreuses comme celle-ci.

Il est également vrai de dire que, malgré Ja variété de formes des diverses espèces d'Antilopes , il y a entre elles un air de famille qui les fait distinguer par tout le monde , et qui a déterminé Pallas à les réunir en un seul g., quoique quelques unes se rapprochent évidemment ou des Chevrotains ou des Chèvres , ou des Bœufs , ou enfln des Cerfs. Acceptant donc cet air de famille des Antilopes comme un fait, et trouvant également nécessaire d'établir des coupes dans ce genre, mais moins multipliées

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qu'on ne l'a fait dans ces derniers temps , nous proposerons dans cet article de le subdiviser en huit sous-gcnres, d'après la forme et la position relative des cornes, en avertissant toutefois le lecteur qu'ici , comme dans tout le règne animal , faute de caractères absolus, les esp. qui se trouvent sur la limite d'un sous-genre sont fort voisines de celles d'un second ou même de plusieurs autres.

Cette absence de caractères absolus nous a engagé à n'employer pour nos sous-genres que des noms sans signification, comme se prêtant davantage aux modifications de chaque type que ceux qui signifient une chose ou une propriété que ne possède pas l'être que l'on est cependant forcé d'y comprendre par un ensemble d'autres caractères.

Quelques uns de ces noms, tels que ceux d'Oryx et de Bubale , ont été employés par tout le monde , niais pas toujours dans le môme sens et avec les mêmes limites. Outre les ouvrages que nous citons , nous avons consulté avec fruit les procès-verbaux de la Société zoologique de Londres, dans lesquels on trouve des descriptions d© plusieurs Antilopes, faites principalement par M. Bennett. Nous avons aussi mis à profit des notes qui nous ont été fournies par M. Jules Terreaux, qui a résidé plusieurs années au Cap.

10 Le sous -genre DORCAS. — Cornes à double courbure , soit de face , soit de profil , plus ou moins lyrées , presque toujours de la longueur de la tête, implantées au dessus des orbites ou au moins à leur angle postérieur, à tête et flancs presque toujours marqués de bandes longitudinales de couleurs foncées. Deux mamelles. Comprenant le premier et le second groupe de Cuvier, les Gazelles et les Antilopes de Blainville , de Hamilton Smith et d'Ogilby. La GAZELLE, Antilope dorcas (Buff. , t. XII , p. 23). — Animal de la grandeur, de l'élégance et de la légèreté du Chevreuil. Ses cornes sont noirâtres , assez grosses , et marquées de 12 à 14 anneaux saillants. Le cou, le dos et la face externe des membres, sont de couleur fauve-clair ; la face interne de ces derniers , le ventre et les fesses, sont d'un beau blanc. Une bande brune règne le long de chaque flanc. La tête est fauve , à

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l'esccption du sommet, qui est gris-clair , et d'une bande blanchâtre de chaque côté , qui embrasse le tour de l'œil ; quelques individus ont la tète marquée de trois bandes brunes , séparées par deux blanches. Celle espèce porte des larmiers , des brosses aux genoux , et , à chaque aine , une poche profonde , remplie d'une matière fétide. Sa chair est d'un goût fort semblable à celle du Chevreuil. Les Gazelles vivent dans tout ie nord de l'Afrique en troupes nombreuses. Quoique timides, elles forment un cercle quand on les attaque , et présentent à l'ennemi leurs cornes de tous côtés ; cependant, elles ne peuvent résister aux Lions et aux Panthères, qui en font leur proie ordinaire. On les chasse avec le Chien, l'Once ou le Faucon; on en prend aussi en lâchant des individus apprivoisés , dont les cornes sont garnies de nœuds coulants , auxquels les Gazelles sauvages viennent se prendre. La chasse au Faucon est le principal amusement des riches en Syrie. L'oiseau saisit la Gazelle à la gorge, et la lui déchire avec son bec et ses ongles. La beauté de leurs yeux , la douceur de leurs regards , l'élégance de leur taille , la grâce de leurs mouvements , leur légèreté , ont fourni de tout temps des comparaisons et des images à la poésie arabe. Les beaux yeux se iiommenl en Orient des yeux de Gazelle. Elien a fort bien décrit ces animaux sous le nom rie Dorcas, donné antérieurement au Chevreuil. Leur nom de Gazelle est arabe.

La CORINNE, A. Corinna, Gm. (Buff., t. XII, pi. 27); IcKEVEL, Â.Kcvclla, Gm. (Buff., t. XII, pi. 27); VAnt. arabica, Hemp. et Ehremberg {Symb. physic., sect. I, pi. 5) , ne diffèrent de la Gazelle que par des cornes plus grêles dans la première , plus comprimées à leur base et à anntaux plus nombreux dans la seconde, et par une taille un peu plus forte et des teintes un peu plus foncées dans la troisième.

Le REVEL GHIS, Fréd Cuv. (Mam. ), s'il n'est pas une variété de la Gazelle , est une esp. très voisine. Enfin , VAnt. subgiit turosa (Schrcb. , 170 B. ) paraît également en être ou une variété ou une esp. encore très rapprochée.

Le PSEREN , ou Ant. goitreuse ; Chèvre jaune des Chinois [Ant. gutturosa, Pall. ; Schreb. , 275 ), offre à peu près les mêmes

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cornes et la même distribution de couleurs que la Gazelle ; mais il est plus trapu, et de la taille du Daim. Le larynx du mâle , très volumineux , fait une saillie en dehors , qui a valu à cette esp. le nom qu'elle porte. Les larmiers sont petits, les brosses courtes, et les poches inguinales grandes. Le mâle porte en outre , sous le ventre , un sac , au même endroit que le Musc, et dont le cérumen a l'odeur du Bouc ; la femelle ne porte point de cornes. Cette esp. habite les déserts de la Mongolie , entre la Chine et le ïhibet, et dans quelques contrées de la Sibérie orientale ; elle est surtout abondante dans le désert sablonneux de Cobi. Elle évite les forêts et le voisinage de l'eau, et préfère les lieux découverts et arides. Sa nourriture se compose de végétaux doux. Des troupes nombreuses deDseren s'approchent quelquefois en hiver des habitations , et se mêlent avec le bétail domestique. Lorsque ces animaux sont poursuivis, ils font, diton , des sauts énormes. Leur horreur pour les bois est telle , qu'ils se heurtent la tête contre les arbres plutôt que d'y pénétrer. Ils ne craignent pas moins l'eau , et se laissent prendre ou tuer sur place plutôt que de se résoudre à s'y jeter ; cependant , ils nagent très bien s'ils viennent à y être précipités par hasard. Les femelles mettent bas à la mi-juin, et les petits s'apprivoisent parfaitement.

L'ANTILOPE A BOURSE , Ant. euchore, un peu plus trapue, et d'un tiers plus grande que la Gazelle. Ses cornes sont aussi un peu plus lyrées, et celles des mâles plus grosses ; mais elle présente presque la même distribution de couleurs. Elle s'en distingue par une raie blanche à la partie postérieure du dos , dont les longs poils s'écartent quand elle saute , et qui sont logés dans un repli de la peau , que le panicule charnu développe en se contractant par l'effort du saut. La queue , plus grande que dans la Gazelle, est blanche, et terminée par un flocon noir; la tête est presque toute blanche , avec une ligne latérale noire. Elle a des larmiers , et point de brosses aux genoux. Cette belle espèce vit par troupes nombreuses dans les environs du Cap. Au temps de la sécheresse , ces animaux voyagent , et , les premiers rangs ayant tout brouté, les derniers sont obligés d'arracher

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les racines pour vivre. Ces immenses troupeaux sont escortés de Lions, de Panthères et de Hyènes , qui en dévorent un grand nombre, quoiqu'elles se défendent en faisant cercle , et en présentant les cornes. On assure qu'elles présagent les mauvais temps par des sauts et des bonds plus fréquents. Elles s'apprivoisent aisément en captivité.

Le saïga, Antilope saïga Pall.; Schr,, 276) , a les cornes comme la Gazelle , mais jaunâtres et transparentes. Il est grand comme un Daim. Sa couleur, pendant l'été, est fauve sur le dos et les flancs, et blanche sous le ventre; pendant l'hiver , il est grisblanchâtre. Son museau cartilagineux est tellement saillant, que l'animal ne peut paître qu'en reculant ou en saisissant l'herbe par le côté. Il habite les landes de la Pologne et de ia Russie jusqu'à l'Irtich , et les monts Altaï en Sibérie , et se nourrit d'Absinthes , d'Armoises , d'Arroches , et autres plantes acres qui abondent dans ce pays sablonneux et salé. Les Saïgas ont la vue courte; mais leur odorat est si fin , qu'ils éventent l'ennemi de très loin. Ils se rassemblent pour voyager en troupeaux de plusieurs milliers. Pendant que la troupe dort, quelques uns des mâles font la garde; ce sont aussi les mâles qui défendent leurs petits contre les attaques des Loups et des Renards. Les femelles mettent bas un seul petit au printemps. Dans la saison du rut , au mois de novembre, les mâles sentent fortement le musc. La chair du Saïga se mange en hiver; mais elle est rejetée en été , parce qu'alors on trouve sous la peau de cet animal une quantité considérable de larves d'une esp. d'Oestres. Pour boire , le Saïga plonge entièrement son museau dans l'eau , et c'est par les narines qu'il aspire la plus grande partie du liquide , comme l'a dit Strabon, mais sans pouvoir y en garder, comme l'a cru cet auteur. On élève assez aisément les Saïgas en domesticité lorsqu'on les prend jeunes. Ceux qui ont été ainsi apprivoisés courent librement au dehors sans se joindre aux sauvages , et viennent à la voix de leur maître, auquel ils ne manquent pas de faire quelques caresses. Les anciens ont connu le Saïga sous le nom de Colus.

Le NARGUER, Ânt. dama, Pall. {Acad. de Berlin, 1824 , pi. 3 et 4) ; Ehrenb. { Symb.

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phys. , t. I , pi. G ). — Cornes dans les deux sexes , à cinq ou six anneaux peu marqués à la base , dont la pointe se courbe fortement en avant. Cette belle esp. , de la grandeur et de la légèreté du Daim , est d'un brunfauve en dessus. Sa face est blanche , avec trois bandes grises ; les fesses , la queue , le ventre et les membres, sont blancs; dans le jeune âge, la face externe de ces derniers est fauve. Une tache blanche se remarque à la région moyenne du cou. On trouve cet animal , qui est d'un caract. doux , et dont la chair est très bonne à manger, en Nubie et au Sénégal.

Les jeunes Nanguers n'ayant encore que la partie supérieure de leurs cornes , celle (jui est simplement courbée en avant , Buffon , qui n'en avait connu que de tels, appliqua à cette esp. le nom de Dama de Pline , qui ne convient pas aux individus adultes.

VAnt. ruficollis Ham. Smith , et VAnt.

mohrr Bennet ( Trans. de la Soc. zool. de Londres , t . I , pi. 1 ) , ne sont , selon nous , que des variétés du Nanguer.

m. Bennet croit que VAnt. addra est également une variété de ce même Nanguer, qui n'en diffère pas plus que le Revel ou la Corinne ne diffèrent de la Gazelle.

L'ANT. DE SOEMMERING, Ant. Soemmevingii , Cretzschmar ( Atl. de Rupp., pi. pi. 19). — Cornes noires, à pointes fortement courbées en dedans , de la grandeur du Nanguer. La tête , le dos et la partie extér. des extrémités, de couleur Isabelle, avec de nombreuses taches plus foncées ; la poitrine, le ventre, la croupe et la partie intér. des extrémités , blancs. La tète marquée de trois bandes noires , dont celle du milieu très large. De TAbyssinie.

L'ANT. A PIEDS NOIRS, ou PALL AH, Ant. melampus, Licht. (Schr., 274) ; Licht. ( Mag. de Berlin , v. IG7 ). — Animal presque de la grandeur du Cerf. Cornes rondes, longues dans le mâle seulement. Pelage brun-fauve en dessus , blanc à la croupe et en dessous ; une ligne noire longitudinale sur le dos, traversée par une bande de même couleur , qui sépare le blanc du fauve sur la croupe. En arrière des pieds de derrière, au dessus des ongles, une touffe de poils plus longs , formant tache noire. Cet élégant et vigoureux animal habile la Ca-

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Ircrie , où on le rencontre par petites troupes de six à huit individus. Il se laisse facilement apprivoiser.

L'ANTILOPE P0llKPRE,4n<. pygarga (Schr. , 273). — Très bel animal de la taille d'un très grand Cerf commun , à cornes lyrées , portant douze demi -anneaux saillants dans le mâle seulement. Le col et la tête d'un beau bai-brun , presque couleur de sang; le dos brun-bai, glacé de blanchâtre. Une large bande brune sur chaque flanc. Fesses, ventre et face intcr. des cuisses, d'un beau blanc. Une large bande blanche sur le chanfrein , qui se rétrécit entre les cornes. Brosses et larmiers nuls. Des environs du Cap de Bonne - Espérance.

L'ANT. A NEZ TACHÉ , Ant. naso maculata , Bl. -, Ant. mytilopes , Ham. Sra. ; ayant la même distribution de couleurs et les mêmes cornes que TAnt. pourpre, et ne s'en distinguant que par une taille moindre d'un quart environ. Il nous paraît que celleci doit être considérée comme une variété de celle-là.

L'ANTILOPE DE BENNETT, Ant. Bennetii, Sykes. —Queue noire des Mahrattes. Cornes lyrées , marquées de 8 à 9 anneaux. Face marquée de bandes noires. Corps brun - rougeàtre en dessus , blanc en dessous.

Le ROB, Ant. Eob. (Bull., t. XII, pi. 52, tig. 1). — Cornes peu lyrées , à première courbure peu marquée , formant par devant une figure elliptique , marquée , dans leur premier tiers , de 7 à 8 anneaux.

De la taille du Daim.

Le KOBA , Ant. Senegalensis , Penn.

(Buffon , t. XÏI , pi. Ô2 , fig. 2) , à cornes longues, un peu aplaties, latéralement lyrées , marquées de 15 à 17 anneaux. De la taille du Cerf,

Ces deux espèces, imparfaitement connues , paraissent devoir entrer dans ce sousgenre.

Le TCHIRU, Ant. Hodgsonii , Abel ; À7it. kemas d'Elien , selon Ham. Smith.— Cornes deux fois de la longueur de la tête , comprimées en bas , arrondies en haut , à vingt anneaux ; première courbure en arrière peu sensible; seconde en avant assez forte. Presque de la grandeur du Cerf, gris-bleu. Épaules de couleurs plus claires; les canons marqués d'une ligne noi-

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rc en avant. Front noir, un mufle, une loufle de poils sur le nez. De chaque côté du museau, près de la marge externe des narines , une tumeur de la grandeur d'une moitié d'œuf de Poule; la bouche et le nez entourés de nombreux poils raides. Vit par troupes de plusieurs centaines dans les plaines élevées du Thibet, sans jamais approcher des montagnes. Au moment du repos, des sentinelles sont placées dans toutes le; directiops ; et si l'une d'elles vient donnei l'alarme au camp , toute la troupe fuit avet la plus extrême vitesse. Est très sauvage ; et, comme tous les animaux de cette contrée , il a deux sortes de poils,

2° Le s. -genre ORIX. — Cornes plus ou moins arquées en arrière comme celles des Chèvres, ordinairement très longues, implantées à l'angle postérieur des orbites , à tête presque toujours marquée de bandes de couleur foncée.

Le PASAN DE BUFFON, Ant. Oryx, Pall. (Buffon, Siippl., t. YI, pi. 17). — Cornes rondes , de deux fois la longueur de la tête , plus petite dans les femelles , presque droites , annelées au tiers inférieur. Queue moyenne , couverte de longs poils. Plus grand que le Cerf. Pelage gris-bleuâtre en dessus, et blanc en dessous; une ligne brune sur les flancs; sur l'épine , une bande noire formée de poils dirigés vers la nuque. Tête blanche , avec une hgne d'un brun noir allant de chaque côté de la corne à la bouche et passant sur l'œil. Le haut du front et une bande traversant le chanfrein.

On trouve cette Antilope au nord du Cap et dans l'intérieur de l'Afrique , où elle vit par paires. Ses longs sabots lui permettent de grimper sur les rochers ; aussi on assure qu'elle fréquente de préférence les contrées montagneuses. Elle est très courageuse et combat souvent avec succès contre les Carnassiers qui l'attaquent. Ses cornes, très dures , servent d'armes aux habitants des contrées qu'elle habite. Comme nourriture, elle passe pour la meilleure des Antilopes,

Cet animal, comme on voit, se rapproche du Tchiru et pourrait être placé presque aussi bien dans le sous-genre précédent que dans celui-ci ; ses cornes, quoique dites droites , ayant une très légère double inflexion.

L'ANTILOPE BEISA, Ruppel {Faune de \rAbyssinie , Mumm. , f\. 5}, semblable»

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par la taille et par les cornes , à TOryx. Le col et la partie supérieure du corps de couleur Isabelle. Le front et le chanfrein marqués d'une bande brun-roux , plus étroite entre les yeux. De chaque côté de la tète, deux bandes de la même couleur : l'une sur l'œil et la joue, l'autre formant collier à la naissance du col. Une bande sur les flancs , des bracelets au dessus des genoux ; une ligne brun-foncé sur les canons antérieurs, le bout de la queue de même couleur. De la province de Dongola.

L'ALGAZEL, Ant. leucoryx , Licht.

{Acad. de Berlin , 1824 , pi. 1 ). — Cornes grêles , annelées dans leur moitié inférieure, légèrement courbées en arc de cercle, de deux fois la longueur de la tète. De la taille d'un petit Ane. Pelage blanchâtre, teinté de fauve clair sur le dos et les flancs. Le col et le poitrail fauve plus foncé. Des taches sur la tète , distribuées comme dans l'Oryx, mais de couleur moins intense. Point de mufle. De petits larmiers ; des poches aux aines ; des brosses aux genoux. Deux mamelles. De l'Afrique septentrionale, depuis la Nubie jusqu'au Sénégal. D'après M. Lichtenstein , cette esp. est probablement rOryx des anciens : car celui- ci, ne vivant que dans le midi de l'Afrique, n'a vraisemblablement pas été connu dans l'antiquité. Quoi qu'il en soit , comme l'Algazel est souvent représenté sur les monuments d'Éygpte, de profil et avec une seule corne, la seconde étant comprise dans le même plan, on pense que ce sont ces figures mal interprétées qui ont donné lieu à la fable de la Licorne.

L'ANTILOPE BLEUE, Ant. Icucophœa, Gm. ; vulgairement Chèvre bleue (Buff., Suppl. VI, pi. 20, sous le nom de Tseïran), de la taille d'un grand Cerf, à cornes grosses, recourbées uniformément , portant une trentaine d'anneaux qui vont en grossissant, et en s'écartant davantage de la base au sommet, d'une fois et demie la longueur de la tête. Pelage d'un gris cendré , bleuâtre , excepté le ventre, la face interne des membres et le bout de la queue, qui sont blancs. Une mèche de poils blancs plus longs que les autres en avant de l'œil , à la place des larmiers. Le devant des canons presque noir. Poils de la ligne dorsale récurrents. Du Cap , où elle vit par paires ou par pe-

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tites troupes de cinq à six individus, au pied des montagnes. La femelle a les cornes plus petites , et en manque même quelquefois (1).

L'ANTILOPE CHEVALINE ouOSANNE, Ant. equina , Geotf. and Smith ( lllustr. of the zool. of south Africa , pi. 27 ), de la grandeur d'un petit Cheval. Cornes arquées en arrière, ridées à leur base, marquées de vingt-cinq à trente anneaux , d'une fois et demie la longueur de la tête. Une crinière sur le cou; poils plus longs sous le cou. Pelage gris-blanchâtre. Les épaules , le dos, la croupe et la face extérieure des membres , nuages d'orange. Tête brune, avec le chanfrein blanchâtre. Une mèche de grands poils blancs au devant de chaque œil. De l'Afrique méridionale, et peut-être même du Sénégal.

L'ANTILOPE NOIRE , Aigocerus niger, Harris {Trans. de la Soc. zool. de Londres, t. Il, pi. 39). — Cornes de deux fois la longueur de la tête , annelées dans les deux tiers inférieurs. Animal de la grandeur du Cerf. Une crinière depuis la tête jusqu'à la croupe , récurrente sur le col ; une autre sous le cou. Couleur générale d'un beau noir. Une bande blanche s'étendant depuis les sourcils jusqu'aux naseaux. Le dessous de la mâchoire inférieure , le ventre et l'intérieur des cuisses , blancs ; l'intérieur des jambes brun -fauve. Des hautes montagnes de l'intérieur du Cap. Vit par petites troupes. Les cornes de la femelle plus grêles que celles du mâle.

Nous pensons que cet animal pourrait bien être l'Antilope chevaline en pelage d'été.

Le CAMBING OUTANG ou CAMBTAN, Ant. Sumatrcnsis, Desm. (Fr. Cuv., Mam., et Marsden, 2= éd., pi. 10), de la taille d'une grande Chèvre. Cornes moins longues que la tête , annelées dans les deux tiers de leur longueur. Pelage noir. Une crinière blanche, couchée sur le col et le garrot. Oreilles et queue de longueur moyenne.

(1) A cette occasion , nous remarquerons qu'il est impossible de prendre pour caractères de sous-genres la présence ou l'absence des cornes dans les femelles; quelques unes en étant privées dans les espèces où celles-ci en portent, et d'autres en étant pourvues dans ics espèces où elles n'en ont point.

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Pes larmiers , un mufle. — Celte csp. , qui a les allures des Chèvres , habile les montagnes boisées de Sumatra. Marsden assure qu'elle est d'un caractère sauvage , extrêmement agile ; qu'elle a le pied d'une grande sûreté, et que ses habitudes ressemblent tout à fait à celles du Bouquetin.

Le GORAL, Ant. goral , Hardwick ( Trans. Lin. , t. XIV , pi. 110 ) , et Fréd. Cuv., sous le nom de Bouquetin du Népaul. — Cornes courtes, noires, annelées à leur tiers inférieur. De la taille de la Corinne. Brun - marron , teinté de noir sur le chanfrein , sur le col et sur le dos , jusqu'n l'extrémité de la queue, et en avant de l'épaule. Le ventre et la face interne des membres fauve -clair ; le dessous de la mâchoire inférieure , la gorge et l'intérieur des oreilles, sont blancs.

L'A^'T. THAll , Hodgs. — Espèce intermédiaire entre le Cambtan et le Goral , et qui vient aussi du Ncpaul. Est un peu plus grande.

Nous plaçons à la fin de ce sous-genre un animal qui pourrait, aussi bien que le Tchi ru, entrer dans le sous -genre précédent ou même faire un sous -genre à part, les cornes étant implantées tout à fait sur l'orbite, et la distribution des couleurs étant à peu près celle des Gazelles; c'est: Le CHAMOIS ou ISARD , Ant. rupicapra (BuCfon, t. XII, pi. 16;Schr., 2G9 ; Fréd. Cuv., Mamm., in-fol., t. IV), à cornes de 12 à 13 centimètres de long , et de 2 à ô d'épaisseur à leur base , marquées de stries longitudinales et d'anneaux transversaux peu apparents , dirigées d'abord verticalement , puis subitement recourbées en arrière en forme de crochets ; à pelage fauve dans la belle saison et d'un brun vineux en hiver, est le seul animal de l'Europe occidentale qu'ollVe le genre Antilope ; encore, par l'absence des larmiers, par des jam bcs plus courtes , et par un corps plus gros que dans les vraies Gazelles , se rapprochct-il tellement des Chèvres et des Bouquetins , que Buffon n'a considéré ces trois espèces que comme des variétés constantes. Son poil est plus court en été qu'en hiver, et , dans cette dernière saison , sous les longs poils ordinaires se trouve un poil laineux très abondant ; en tout temps une bande brune ou noire naît de chaque j

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côté au coin de la bouche , et vient finir en embrassant l'œil à la base des cornes. La queue est noire, le tour de l'anus, les fesses et l'intérieur des oreilles sont blancs. Derrière chaque oreille existe une petite poche contournée en spirale , que l'on trouve toujours vide, circonstance qui , mal indiquée , paraît avoir fait croire aux anciens que les Chèvres respirent par les oreilles. Cet animal est d'une grande agilité et se tient en petites troupes dans les régions moyennes des montagnes. On le voit franchir les précipices, bondir de rocher en rocher et s'arrêter tout court sur la pointe d'un roc oLTrant à peine l'espace sufBsant pour y placer ses pieds rapprochés les uns des autres. Ses sens sont très délicats ; il entend et voit de très loin. Sa voix ordinaire est un bêlement sourd ; mais lorsqu'il est effrayé par quelque danger, surtout lorsqu'il est averti par son odorat ou par son ouïe de la présence d'un homme qu'il ne voit point , il fait retentir les montagnes d'un sifflement aigu rendu par les narines. Il se nourrit de fleurs , de bourgeons tendres et des herbes les plus aromatiques , ce qui sans doute a fait croire à la vertu curative de son sang dans quelques maladies, etsurtout dans la pleurésie. Il s'accouple en automne ; le temps de la gestation est de six mois , et les petits naissent couverts de poils et les yeux ouverts. Lâchasse du Chamois est l'une des plus pénibles et des plus dangereuses, le chasseur étant obligé de le suivre sur les bords des précipices , au risque d'y tomber, comme il arrive quelquefois , lorsque , ne trouvant plus de moyen d'échapper, cet animal se jette sur lui avec violence. Sa chair est bonne à manger, et son suif est d'une qualité supérieure à celui de la Chèvre; sa peau est ferme et souple , et on l'employait beaucoup autrefois pour les vêtements. Le Chamois se trouve dans les Pyrénées , les Alpes, les montagnes de la Grèce et les îles de l'Archipel ; mais partout il devient de plus en plus rare.

5« Le sous-genre ADDAX. — Cornes contournées en spirale, implantées à l'angle postérieur ou même tout à fait en arrière de l'orbite.

Ce sous-genre doit suivre immédiatement le précédent, et pourrait même lui être réuni, les cornes des Chèvres ayant une tea-

dance manifeste à prendre une courbure pareille dans quelques espèces.

LeCOUDOlS, Ant. strepsiceros , VM.

[Condoma de Buff. , Suppl. , t. IV, pi. 15; Schreb. , !207). — Cornes de deux fois la longueur de la tète, demi-transparentes; à triple courbure spirale , avec une arête longitudinale; lisses à leur moitié supérieure, portant environ vingt demi- anneaux peu saillants à leur moitié inférieure. Une crinière brune sur et sous le cou. Un mufle. Les oreilles larges et pendantes. De la taille du Cerf commun. Gris-brun, avec plusieurs raies transversales blanches sur le corps. Une raie blanche allant de l'un à l'autre œil, en décri\ant une courbe, dont le sommet est presque au milieu du chanfrein.

Vit par familles de cinq ou sis individus dans les parties boisées de la Cafrerie et sur It;^ bords des rivières, qu'il traverse à la nage lorsqu'il est poursuivi. On ne le trouve jamais dans les plaines découvertes ni dans les montagnes. Il est extrêmement rapide à la course , et saute avec tant d'agilité , qu'on l'a vu franchir un obstacle de 3 mètres de hauteur. Les mâles montrent beaucoup de courage lorsqu'ils sont poussés à bout. Pris jeunes , ils s'apprivoisent aisément , et ne cherchent jamais à recouvrer leur liberté.

L'ADDAX, Licht. {Sangeth., pi. 2); Ehr.

{Symb. phys., t. I, pi. 4) ; Cretzsch. {Allas de Rupp. , pi. 7); Fr. Cuvier ( Mam?n. ) ; Ant. suturosa, Otto. — Cornes noires dans les deux sexes, plus petites que celles du Coudous, aplaties, sans arête sensible, à anneaux complets jusqu'aux trois quarts de leur longueur, à triple courbure spirale. De la taille du Daim. Tête et cou brunclair; dos jaunâtre; le reste blanc. Le front brun-chocolat ou noir, entouré de blanc, qui descend sur la joue, au devant de l'œil. Une petite crinière sur et sous le cou, de toulcur brunâtre. Le bout de la queue brun. En hiver, le dos et le cou sont de couleur plus foncée. La peau du cou , surtout dans le mâle , formant une sorte de fanon. Des déserts de la ÎNubie.

L'AM'ILOPE EURYCERUS , Ogilby. — Cornes à double spirale, avec une arête saillante à leur face postérieure; à extrémités couleur d'ivoire.

De la grandeur du Coudous, T. 1.

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Le CAKNA ou IMPOORO , Ant. oreas, Pall. {Élan du Cap des Uollandais, Buff., Supp., t. VI, pi. l!2; Schr., pi. 25G).— Cornes longues, coniques, dirigées en arrière, divergentes dans leurs deux tiers inférieurs, et parallèles dans leur tiers supérieur , ayant une forte arête spirale vers leur base. Point de larmiers. Un garrot saillant. Une crinière depuis le chanfrein jusqu'au sommet de la tête. Un fanon garni de longs poils, semblable à celui du bœuf. Une loupe sous la gorge. Queue médiocre, terminée par ua flocon de crins noirs. Couleur générale fauve-grisâtre , avec une raie noire sur le dos, Habite , en troupes assez nombreuses , une grande partie du centre de la colonie di Cap. 11 fréquente de préférence les plaine., où croissent des mimosas. Les habitants en estiment la graisse. C'est la plus grande esp. d'Antilope , quoiqu'elle soit basse sur jambes. Elle atteint à la hauteur des plus forts Chevaux.

L'ANTILOPE DES INDES, Ant. cervicapra, Pall. (Bufl'., t. XII, pi. 55 et 56; Schr., 2C8). — Cornes noires, à triples courbures , tordues en spirale , à anneaux nombreux. Dessus du corps brun -fauve, dessous blanchâtre. Nez , lèvres , tour des yeux et dessous de la queue , blancs. Museau un peu renflé. De grands larmiers ; des brosses aux genoux. De la taille d'un petit Daim. La femelle ne porte point de cornes , et acquiert , à l'âge de six ans , une bande blanche de chaque côté de l'épine; elle porte neuf mois , et ne fait qu'un petit. Les Fakirs indiens font avec leurs cornes, en les joignant par leurs biises, une arme qu'ils portent à leur ceinture en guise d'épée ou de poignard.

Ces animaux sont si rapides à la course , que les Chiens ne peuvent les atteindre , à moins qu'ils ne soient surpris dans une embuscade. On assure qu'ils peuvent sauter à la hauteur de 4 met. , et qu'ils franchi.>isent d'un bond un espace de i± Ils habitent les plaines ouvertes de l'Inde, évitant les forêts, et se tenant toujours dans les lieux d'où l'on peut voir au loin dans toutes les directions. Ils vivent en familles composées de dix jusqu'à si ixante femelles pour un mâle adulte. Lorsqu'ils paissent ou qu'ils ruminent , ils détachent de tous côtés les i jeunes mâles à une distance de 2 à 300 raè» Û2*

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très , et les chargent de veiller à la sûreté commune. Ceux-ci examinent attentivement les buissons et les toufîes d'herbes qui leur paraissent suspects , et , à la première alarme , tout le troupeau prend la fuite , en suivant pas à pas le vieux mâle. Le GUIB, Ant. scripta (Buff., t. XII, pi. 40). — Cornes triangulaires , contournées par des arêtes spirales , dans le mâle seulement. Pelage fauve -marron, marqué de lignes sur les flancs , et , sur les cuisses , de taches de couleur blanche. Le front et le chanfrein noirâtres. Faces antérieure de la cuisse et interne des canons blanches. Un petit mufle. Point de larmiers. — Cette belle espèce vit par troupes dans les plaines et les bois de la côte ouest de l'Afrique ; elle a été rapportée pour la première fois du Sénégal en Europe par Adanson.

Le BOSH-BOCR , Ant. sylvatica , Sparmann et Gm. ( BuiT., SvppL, t. VI, pi. 2o ; Schr. , pi. 257 B), qui se trouve au cap de Bonne - Espérance , pourrait bien n'être qu'une variété du Guib, à couleur plus foncée, et à taches et raies blanches moins nombreuses , la distribution des couleurs et la forme des cornes étant les mêmes dans les deux esp. Quoi qu'il en soit , le Bosh- Bock habite les forêts , dont il ne sort que pendant les beaux clairs de lune et le matin pour paître sur ses bords, ou pour faire quelques incursions dans les jardins ou les champs cultivés du voisinage. Sa voix ressemble tellement à celle du Chien , que , trompés par elle, les voyageurs s'enfoncent quelquefois dans les endroits les plus reculés, croyant toujours, en suivant cette voix, arriver à quelque habitation.

L'ANTILOPE OGILBY,\Taterh., n'est probablement aussi qu'un liosh-Bock.

Le Canna, que nous avons placé dans ce sous-genre , à l'exemple de Cuvier , se rapproche beaucoup des Bubales par son port , et presque par l'implantation de ses cornes, et l'Antilope des Indes est si voisine (les Ga/cUcs , que plusieurs naturalistes ont fait un sous-genre de cette espèce, et de quelques unes de celles de notre sous-genre Dorcas.

4» Le sous-genre NAGOR. — Cornes divergentes, plus ou moins recourbées en avant, imc^lantées à l'angle postérieur des orbites

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Le NAGOR, Ant. redunca (BuCf., t. XII,

pi. 46; Schr. , pi. 265). — Cornes du mâle rondes , de la longueur de la tête , courbées en arc, la pointe en avant. Oreilles longues. Pelage gris-brun , plus clair en dessous. Intérieur des canons brun. Bout du nez noir. Queue moyenne, touffue. De la grandeur du Daim.

Le RITBOCR, Ant. eleotragus (Schreb., Tab. 266). — Cornes du mâle assez petites, noires, légèrement courbées en avant, avec dix anneaux obliques sur leur première moitié. Dessus du corps gris-cendré ; gorge, ventre et fesses, blancs. Oreilles très longues. Des porcs inguinaux. Quatre mamelles. De la taille du Daim. De la Cafrerie , à une assez grande distance du Cap. Ils se tiennent en petites troupes narmi les roseaux et les joncs au bord des fontaines, et dans les bois voisins des rivières.

L'ANT. LALAINDII, Desm. — Cornes de la moitié de la longueur de la tête, annelées à leur base , et fortement striées en long , peu divergentes. Oreilles plus longues que les cornes. Poils récurrents depuis le milieu du dos. Dessus du corps gris-verdàtre; tête jaunâtre ; dessous de la mâchoire , du ventre , et intérieur des cuisses blanc -roussâtre ; bout de la queue blanc. De la grandeur du Chevreuil. Des environs du Cap , où elle vit par paires dans les grands buissons et sur les flancs des montagnes. Elle est dilTicile à atteindre , étant d'un caract. très farouche. L'AÎVT. DE FASSA , Riippel {Faune de VAhyssinie, pi. 5). —Cornes un peu plus longues que la tête , penchées d'abord en arrière dans la direction du front, et recourbées en avant vers le tiers supérieur. Dessus du corps brun - rouge pâle , plus foncé sur le chanfrein , le front , le dessus du col et du dos. Noirâtre sous le ventre. Les quatre membres brun -noir. Le bout du museau blanc, et une tache de même couleur sur et autour de l'onil ; l'intérieur des oreilles, un collier qui naît de la base des oreilles, les fesses, une tache aux onglons , et une bordure au dessus des sabots, également blancs. La queue descend presque jusqu'au jarret, cl se termine par une touffe de poils noirs. De la grandeur du Cerf. Vit dans les pâturages gras de l'ouest de l'Abyssinie.

L'AINT. ELLIPSIPRYMÎNTS, Ogilby et I Smith {lUustr. ofthe zoil. ofsoiiih Afri-

oa, pi. 28 et 29 ). — Cornes une fois et demie de la longueur de la tète , à vingt anneaux environ , courbées en arc , la pointe en avant; les pointes se rapprochant un peu par les extrémités. Tète courte. Poils longs , raides, séparés en mèches ; ceux du dos dirigés en avant; ceux du cou pins longs et plus hérissés. Couleur générale gris-brun ; ce dernier prédominant sur le dos , la croupe et les canons. Dessus de la tète brune. Bout du museau blanc , sauf Fextrcmilé du nez, qui est noire, l^ne tache blanche sur chaque œil. Vers le milieu des fesses, une bande blanche, qui va se rejoindre sur la croupe à celle du côté opposé, de manière à décrire une ellipse régulière , dont la racine de la queue occupe Tun des foyers , circonstance qui lui a valu le nom d^Ellipsiprymnits.

De l'Afrique méridionale, à vingt -cinq journées, au nord , de la rivière Orange.

L'ANTILOPE UNGTLOSA, Nob.— Il existe aujourd'hui à la ménagerie du Muséum d'histoire naturelle de Paris une Antilope rapportée du Sénégal par M. Malassis , qui ressemble fort à l'espèce précédente; seulement, ses cornes sont presque droites, très légèrement infléchies en avant. Du reste, la tète est également courte, le poil long, de couleur brun-iaunàtre ; le bout du museau blanc, et les narines noires. Une tache blanche sous la gorge ; point de bande blanche aux fesses. Pendant l'hiver , cet animal suinte une humeur grasse d'une odeur très désagréable , qui tombe en gouttelettes de chacun de ses poils. Il se roule alors par terre, et, cette huile s'épaississant , son poil s'agglomère en mèches, qui prennent toutes les directions.

Il existe aussi au Cabinet d'anatomie comparée le squelette d'une Antilope envoyée du Sénégal, en 1828, par M. le général Jubelin, sous le nom de Mbill , qui est de la grandeur de la Gazelle, dont les cornes, épaisses à la base , sont d'abord dirigées en arrière , dans la direction du front, puis recourbées fortement en avant et en dedans , de manière à ne laisser qu'un intervalle de 'quatre centimètres entre leurs pointes. Elles ont huit anneaux à leurs deux tiers inférieurs, et sont fortement striées longitudinalement. La structure du crâne montre que cette espèce est pourvue de larmiers.

5" Le sous -genre OUREiilA. —Cornes courtes , parallèles , droites ou légèrement courbées en avant, implantées à l'an^gle postérieur des orbites. Quatre mamelles.

Le SAUTEUR DES ROCHERS , KUpsprimjer des IloUandais , Ant. orcotragus, Forst. — Cornes du mâle minces, coniques, presque droites , écartées l'une de l'autre. Pelage formé de poils raides , cassants , de couleur gris - verdàtre. Queue très courte. Tour des yeux noirâtre. Cet animal vit par petites troupes de quatre à cinq individus ; il habite les hautes montagnes voisines du Cap , et saute , comme notre Chamois , de rochers en rochers, avec une vigueur et une précision remarquables. Sa pose sur les rochers , suivant M. Jules Verreaux , est des plus curieuses : ses quatre pieds , rapprochés les uns des autres, ne portent que sur l'extrémité des sabots. Il court mal en plaine. Sa chair est très délicate , et sa peau estimée par les colons pour en faire des garnitures de selles. Sa hauteur à l'épaule est de 54 à 33 centimètres. La femelle est sans cornes.

ANTILOPE DESxlLT, Ant. saltiana Blainv. ( Ehr., Symb. phys., t. I, pi. 7 ). — Cornes triangulaires , couchées dans la direction du front, portant des anneaux saillants sur leur moitié inférieure. Les poils du front redressés, formant toupet. Tète rousse. Cou, flancs et caisses, gris -bleuâtre, résultant de poils annelés de blancjaunâtre et de gris-ardoisé. Dos brunâtre. Ventre , fesses et intérieur des cuisses , blanc, roussâtre. Des larmiers. Queue courte.

Très petite esp. de l'Abyssinie , où on la nomme Madoka.

Le STEEN-BOCK , Aiit. tragrihis, Lichst.

-- Cornes du mâle de la longueur des deux tiers de la tète , écartées légèrement , courbées en avant , annelées à leur base. Animal léger, haut sur jambes. Corps roux , brun en dessus , blanc en dessous. De grandes oreilles grises , bordées de noir. Sourcils blancs. Du noir au museau , aux aisselles et aux aines. De petits larmiers. Point de brosses. Taille d'une petite Chèvre. Cette espèce fréquente les plaines garnies de buissons élevés, et vil presque toujours seule. Pendant la chaleur du jour , elle sa cache derrière un buisson isolé sur une

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hauteur , afin de pouvoir observer de loin. Lorsqu'on la chasse, elle part à une grande distance. Elle aime beaucoup les jeunes pousses d'herbes, qu'elle va brouter le soir et le matin.

Le GIUS-BOCK , Ânt. meJanotis. — Cornes du mâle noires, rondes, courbées légèrement en avant. Pelage roux , entremêlé de longs poils blancs sur le dos et le? cuisses. Ventre jaunâtre. Queue presque nulle. Oreilles presque de la longueur de la tète, grises , bordées de noir. De petits larmiers. Point de brosses. Taille d'une petite Chèvre. Est peut-être la plus répandue des Antilopes dans toutes les directions de la colonie du Cap. Vit isolée sur le penchant et dans les gorges des montagnes. Elle aime les lieux humides. Lorsqu'elle a adopté une place, elle y revient toujours, de sorte que, pour Tatlcindre plus sîirement , il faut se poster h Tcnrlroit d'où clic est parlie. Sa chair est assez délicate ; aussi les Panthères en font-elles leur principale nourriture.

L'OlIKElîI , Ant. scoparia ( Shreb., pi. 261 ). — Cornes du mâle à 5 ou G anneaux ; espèce plus grande que les deux précédentes. La tête et le dessus du corps jaune d'ocre tirant sur le fauve. Ventre et intérieur des cuisses blancs. Oreilles grises, bordées de brun en dehors, blanches en dedans. Du blanc aux sourcils , au museau et sous la gorge. Queue très courte , brune ; des larmiers , des brosses. Vit dans les plaines couvertes de quelques petits buissons. Quoique ne vivant pas en familles, on en voit assez souvent plusieurs à peu de distance les uns des autres.

L'ANTILOPE MONTANA que Riippel a trouvée en Abjssinie est très voisine de la précé.icnte , si elle en diffère, lîne particularité que l'on rencontrera peut-être dans d'autres espèces de cette division est que le jeune mûlc porte des canines à sa mâchoire supérieure , comme plusieurs Cerfs et les Muscs.

L'ANTILOPE LAIlNEnSE, Ant. lanata, Desrr..; Ant. capreoins, Lichst. — Cornes du mâle rondes , minces, de la longueur de la tête, légèrement courbées en a\ant, annelées à leur moitié inférieure. Poil laineux, frisé , gris -roussâtre en dessus , blanc en dessous. Bout des lèvres blanc. Du noir •près le blanc à la mâchoire inférieure et

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au bout du nez. Queue moyenne , veine , grise en dessus , blanche en dessous. Point de larmiers ni de brosses. De la grandeur du Daim. Du Cap.

(Jo Le sous -genre GRIMMIA, Cephalophits de Ham. Smith. — Petites cornes droites ou peu courbées, naissant loin des orbites au milieu du front.

La GRIMME , Ant. grimmia , Pall. [Spec. zooL, fas. I, pi. 3); Fréd. Cuv. [Mamm.). Cornes très courtes , coniques , droites, à anneaux gris-fmve. Chanfrein et ligne dorsale noirâtres. Queue noire au bout. 31cmbrcs gris, l'n mufle assez grand; une tache noire, sans poils, entre les yeux et le mufle, sécrétant une humeur inodore. Petite espèce de la côte de Guinée, dont le train de devant a environ 43 centimètres de hauteur. Les poils du front au devant des cornes se relevant en toupet. Quatre mamelles.

Le GUEVEI , Ant. pigmœa , Pall. {Sch., [)1. 260, B). — Cornes petites, coniques, dirigées en arrière. Brun-clair cendré en dessus, blanchâtre en dessous ; une ligne pâle de chaque côté du front , qui est noirâtre. Queue blanche en dessous. Une ligne muqueuse sous-orbitaire. Poils du front en toupet. Cette espèce n'a que 26 à 27 centimètres de hauteur au train de devant. On la trouve dans les environs du Cap. Malgré sa petite tailke, on assure qu'elle peut faire des sauts de 4 mètres de haut.

L'ANTILOPE DE FRÉDÉRIC, Ant. Frederici , Nob. (Fréd. Cuv. , Mamm., sous le nom de Guevei. — Animal de la grandeur du précédent, h cornes d'un tiers de la longueur de la tête, grosses en bas , coniques , recourbées en avant. Une ligne mu- ([ueuse sous-orbitaire. Couleur générale brun-fauve ; à la partie supérieure de la tête et le long du museau , la teinte est brun foncé , et elle est séparée des côtés de la tête par ime ligne blanche qui en suit les contours. La face interne des oreilles est blanche. Quatre mamelles. Du Sénégal.

Une jeune femelle de ce joli petit animal a été décrite et figurée par M. Fréd. Cuvier, dans son ouvrage sur les Manmiifères, sous le nom de Gvcvei, en observant qu'elle différait notablement du Guevei du Cap. Deux individus adultes, mâle et femelle, envoyés depuis au Muséum , ont montré qu'en elfet I c'était une espèce autre que le Guevei.

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nous lui donnons le prénom de M. Frédéric Cuvicr, afin que l'on sache bien que c'est à lui, et non à son frère, que celle espèce est dédiée.

L'A>'TILOPE DES BUISSOINS, Ânt.

iylvicullrix , Afzcl. { Hain. Schm., Iteg. anim., t. IV, p. 258, avec figures). —Cornes courtes , petites , couchées dans la direclion du front, striées en travers près de la base. Deux mainclles. Un peu plus grande que le Chevreuil ; de couleur brun foncé ; plus pâle sur le cou et les flancs ; grisâtre sur la croupe et les cuisses ; jaunâtre à la gorge. Une ligne isabelle le long de Tépine , s'élargissant sur les reins, où les poils sont plus longs. Habile les penchants couverts de buissons des montagnes de Sierra-Leone. Sa chair est estimée.

L'A^T1L0PE PLO>'GEA>TE , Dinlcer- Bock des flollandais ( Anl. mcrgens , Al.). — Cornes de moitié de la longueur de la tête, assez grosses, annclécs à leur base dans le mâle seulement. Brun-fauve clair. Une ligne noire 5 la face antérieure des membres. Un pclit mufle. Un sillon sous- «rbitaire sans poils , sécrétant une humeur visqueuse qui noircit en se durcissant. Cette espèce habile presque tous les cantons de la colonie du Cap , cl fréquente les plaines couvertes de buissons. Il n'est pas rare de rencontrer des femelles avec des cornes ; celles-ci sont plus minces que dans le mâle. Son nom lui vient de la manière dont «lie se précipite dans les buissons quand on la poursuit. De la taflle d'une petite Chèvre.

Nous mettons à la fin de ce sous-genre une «spcce qui a deux paires de cornes placées au devant l'une de l'autre , les postérieures étant situées , presque comme dans les «spèces précédentes, vers le milieu du front.

Le TCHICARRA , Ant. quadricornis , hlsLim.; Ant. chicarra , llardw. ( Transact. de Linn. , t. XIV, pi. 23 ), et Fréd. Cuvier ( Mamm. ). — Animal de la taille d'une petite Chèvre. Les cornes postérieures, plus longues que les antérieures, sont annolées à leur base , légèrement courbées en avant. Les antérieures, plus rapiirochées l'une de l'autre , naissent entre les jeux , et n'ont pas au delà de 2 centimètres de hauteur. Les oreilles sont grandes , les larmiers mé- 1

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diocres, la queue courte. Le pelage, formé de poils assez épais et assez longs , est entièrement d'un fauve uniforme. Du Népaul.

7» Le sous-genre BUBALUS. — Cornes grandes , implantées loin des yeux , vers le milieu du front, conune chez les Buflles.

Le BUBALE, Ant. bvbalis , Linn., vulgairement Vache de Barbarie ( Buffon , Siipp., t. VI , pi. 14 ; Schr., 277, B). —Cornes grosses, dont la racine est dans le prolongement du front, se touchant presque à la base, s'écartant plus haut latéralement, I)uis se rapprochant pour se courber ensuite de manière à porter la pointe en arrière. De la taille d'un petit bœuf. Tète longue et étroite, terminée par un demi-mufle. Pelage fauve , excepté le bout de la queue , qui est terminé par un flocon noir. Cet animal, bien connu des anciens , est représenté sur les monuments égyptiens. Il vit par troupe* nombreuses dans tout le nord de l'Afrique, entre les terres cultivées et les déserts, et combat à la manière du Taureau , en baissant la tcte. Shaw assure que , fréquemment, les jeunes Bubales se mêlent aux troupeaux domestiques , et ne les abandonnent i)lus ; ce qui prouve que cette espèce d'Antilope, comme plusieurs autres, pourrait être rendue domestique.

Le CAAMA , Ant. caama, Cuv., vulgairement Cerf du Cap (BulTon , Snpp., t. VI, pi. 15 ; Schr., 277). — Semblable à l'espèce précédente; mais à courbures des cornes plus anguleuses. Pelage fauve-brun, plus foncé sur le dos ; le tour de la base des cornes, une bande sur le chanfrein, sur le col et sur la face antérieure des jambes , noirs ou bruns. Bout de la queue noir. Fesse blanchâtre ; le ventre et la face interne des quatre membres blancs. Vit en grandes troupes au Cap, et court avec une si grande rapidité , qu'un Cheval ne peut l'atteindre. Son cri est une sorte d'éternument. Sa chair est très bonne à manger.

L'A>TILOPE A COHAKS APLATIES, Ant. depressicornis,Quoy et Gaimard {An.

des se, n» XVII, pi. 20 ; Astrol. zool.,t.l, pi. 23) ; Anoa depressicornis , Ham. Smith {loc. cit., pi. 24). — Animal de la grandeur d'une Chèvre , à port lourd , h cornes droites, un peu plus longues que la tête, peu divergentes , dirigées tout à fait en arrière

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dans la direction du front, aplaties intérieurement à leurs deux tiers inférieurs , de manière îi former un bord interne, comme chez les Buffles ; la partie aplatie annclce irrégulièrement ; le reste de la corne rond et lisse. Dessus du corps brun-cannelle; le dessous plus clair. De nie Célèbes , où elle est appelée Vache des bois.

Le GINOU, Ant. gmi, Gm. (Buff., Supp., t. VI , pi. 8 et 9 ) ; Schr., 280 ; Fréd. Cuv. {Mamm.).—\ cornes élargies et rapprochées ;i leur base comme celles du Buffle du Cap , descendant d'abord obliquement en devant et se redressant ensuite brusquement ; à mudc large , aplati , entouré d'un cercle de poils. Sur le chanfrein , une touffe de poils longs, raides, dirigés vers le front. Une crinière redressée sur le cou , blanche à sa base, et non au bout. Une barbe, un fanon, avec crinière ; le reste du corps semblable à celui d'un petit cheval à jambes fines. La queue garnie de longs poils blancs. Pelage brun. Les deux sexes ont des cornes. Les Gnous vivent dans les montagnes , au nord du Cap, en troupes nombreuses. Ils sont sauvages, et se laissent difficilement approcher. Lorsqu'ils sont blessés, ils se retournent contre le chasseur, et le poursuivent tant qu'il leur reste assez de force pour se soutenir. Au commencement de leur frayeur, ils frappent du pied comme un Cheval rétif, et vont heurter leur tète contre les taupinières ou autres petites saillies du terrain ; mais , bientôt après, ils prennent la fuite avec une si grande vitesse , qu'en un instant ils sont hors de danger. Ils ne courent pas confusément comme les Moulons ou les Bœufs , mais sur une seule file , en suivant un conducteur. C'est un beau spectacle que d'en voir ainsi un grand nombre voler, pour ainsi dire, à la suite l'un de l'autre à travers les plaines. On dit qu'à certaines saisons de Tannée , ils sont sujets il une éruption cutanée, qui est toujours mortelle.

Le Gnou paraît avoir été connu des anciens , qui le nommaient Catoblepas , animal, dit Pline , qui tient toujours sa tète penchée vers la terre , afin de ne point détruire la race humaine, car tous ceux qui voient ses yeux expirent aussitôt. Le fait de la tête penchée vers la terre est vrai jusqu'à un certain point : car le Gnou,

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comme tous les ruminants dont les cornes sont dirigées en arrière , met , pour combattre, la tète entre les jambes, afin de présenter à l'ennemi la pointe de ses cornes.

LeGORGON,^nf. gorgon, Ilam. Smith.

— Cornes semblables , par la courbure , à celles du Gnou, mais dirigées latéralement, en sorte que les pointes se rapprochent l'une de l'autre, presque comme dans le Buffle du Cap. Un large mufle. De longs poils sur le nez , non redressés. Une barbe noire, qui s'étend jusqu'au milieu du cou. Une crinière de la même couleur jusqu'au milieu du dos. Queue longue, descendant jusqu'aux onglons; garnie, a sa moitié it. férieure, de longs poils qui l'entourent complètement, et, à sa moitié supérieure, de chaque côté seulement. De couleur grisbrun , avec des taches transversales noires, dans le genre de celles du Zèbre, mais moins régulières. Un peu plus grand que le Gnou.

Le ROROON , Ant. taurina, BurchcU , est une csp. fort voisine de la précédente , et peut être l'une n'est -elle qu'une variété de l'autre.

De la grandeur du Gnou , et du même pays.

Après ce sous -genre, qui se rapproche des Bœufs, nous terminons par un autre, qui a , par ses cornes bifurquées, beaucoup d'analogie avec les Cerfs , et auquel nous appliquons le nom que notre première espèce porte dans la langue sanscrite, selon M. Hamilton Smith. Outre ses cornes , qui font évidemment passage aux cornes bifurquées , cette même espèce a tellement le port d'un Cerf , que le mâle vivant aujourd'hui à la Ménagerie est pris par tout le monde pour un grand Cerf dont les cornes commencent à pousser. C'est :

8° Le sous-genre RISIA. — Cornes plus ou moins bifurquées , implantées à l'angle postérieur des orbites.

Le NYLGAU, Ant. picta cl Trago-cameltts, Gm. (Buffon, Svpp., t. VI, pi. 10 et 11 ; Schr. 262 ). — Cornes du mâle très courtes , un peu recourbées en avant , ayant un prolongement triangulaire et tuberculeux à leur base, que l'on peut considérer comme un rudiment d'andouiller. De la taille du Cerf. Des larmiers. Quatre mamelles. Un flocon de poils sous le mifieu du

ANT

cou. Une crinière sur le cou et le milieu ciu dos. Le pelage gris-cendré dans le mâle ; gris-fauve dans la femelle. Pc doubles anneaux noirs et blancs aux pieds , au dessus des sabots. Bords de la lèvre supérieure , mâchoire inférieure, gorge, bas -ventre, fesses et dessous de la queue, blancs. Queue longue, terminée par de grands poils. Le Nylgau habite le bassin de Tlndus et les montagnes du Cachemire , et se tient dans les forêts les plus épaisses , d'où il fait des excursions le matin , et même pendant la nuit, sur les champs du voisinage. C'est un animal d'un caractère indomptable et d'un grand courage. Lorsqu'il veut attaquer son ennemi , il se jette sur ses genoux, et s'avance , dans cette position , jusqu'à une certaine distance ; puis , se redressant , il s'élance en avant avec la rapidité d'une flèche , et avec une force irrésistible pour l'homme et pour les animaux qui cherchent à en faire leur proie.

L'ANTILOPE A FOURCHE , Atit. furcifer et bifurcata, Ham. Smith (t. IV, pi. 1 des Ant.). —Cornes de la longueur de la tête , rugueuses , recourbées en arrière comme celles du Chamois, mais portant, au commencement de cette courbure, un andouiller comprimé , projeté en avant. Animal de l'aspect du Chamois , quoiqu'un peu plus grand et plus élégant. Oreilles moyennes. Pelage brun-rouge en dessus , plus pâle sur les flancs , les lèvres , le menton. Deux taches sous la gorge ; une sur le sommet de la tête et une au bas de chaque oreille. La poitrine et le ventre blanc-jaunâtre ; la croupe et la queue d'un blanc pur. Une toulTc de poils rougeâtres au chignon. Cette csp. habite les plaines des bords du Missouri , aux États-Unis.

L'ANTILOPE PALMÉE , Ant. palmata, Ham. Smith ( t. IV). — Cornes de la longueur de la tète, à pointes recourbées en arrière, et portant tout auprès de la base un andouiller plat , triangulaire , dirigé en dedans. Cette espèce , que l'on ne connaît que par les cornes , habite le Mexique.

On a voulu considérer, mais à tort, ces animaux comme les Mazames d'Hernandez.

(Laurillard.)

ANTILOPE. aiAMM. foss. — Les brèches osseuses ont offert à Cuvier, les t'aluns de la Touraine à M. Desnoyers, et

les cavernes du département de l'Aude A M. Marcel de Serres, des ossements de Ruminants qui peuvent avoir appartenu à quelques esp. d'Antilopes. M. l'abbé Croizct , dans les terrains tertiaires de l'Auvergne, et M. Lartet, dans ceux du département du Gers , en ont signalé chacun deux espèces. Tout nouvellement , M. Lund annonce en avoir trouvé une dans les cavernes du Brésil. Mais , jusqu'ici, tous ces ossements n'ont point été décrits avec assez de détails pour qu'il soit possible de les rapporter d'une manière certaine au g. Antilope , et moins encore pour que l'on puisse les rapprocher ou les éloigner des espèces vivantes. On peut en dire autant du Sivatherium giganteum {Voy. ce mot) , découvert dans la chaîne basse de l'Himalaya par M. Hugh Falconer et le capitaine Caul- Icy , animal d'une taille voisine de celle de l'Eléphant , qui portait quatre cornes comme l'Antilope quadricornis , et que M. de Blainville regarde comme une Antilope, tandis que M. Geoflroy Saint-Hilaire le considère comme une esp. de Girafe.

Nous terminons ici ce que nous avions à dire sur les Antilopes vivantes et fossiles, non pas que nous ayions enregistré toutes les espèces des premières mentionnées dans les auteurs». Il nous aurait fallu pour cela un temps plus long que celui qui nous a été accordé; d'ailleurs, la plupart de celles que nous avons négligées ne nous paraissent point encore assez caractérisées.

(LAURIIiLARD.)

'•Al\TIMAQUE.^«n'mac/n«(nomd'un poiitc grec). i\s. — Genre de Coléoptères hétéromèrcs, de la famille des Mélasomes, tribu des Ténébrionites , établi par M. Gisll (/sis, 1829, cah. 10, p. 1055). Ce g., suivant Fauteur, est voisin des Upis , et a pour caract. : Tête oblongue , arrondie ; front surmonté d'une corne droite , un peu recourbée vers le bout. Antennes presque filil'ormcs à art. coniques : le 1"^"^ le plus long , le dernier ovale. Corselet transverse , sinué et échancré antérieurement, avec deux épines de chaque côté. Élytres allongées, courbées à l'extrémité. — L'auteur n'y rapporte qu'uno seule espèce , recueillie au Brésil , et qu'il nomme A. furcifer. Elle est figurée dans le journal précité. (D.)

ANTIMOIIVE (contraire aux moines.

ANT

parce que les premiers essais de PAnlimoine, comme médicament, eurent lieu sur des moines, qu'ils Grent périr), miîv. — Ce métal s'oflre dans la nature sous divers états : 1" il l'état libre (Antimoine natif); 2" à l'état de mélange avec l'arsenic , un de SCS isomorphes ( Anlimoinc arsénifcre ) ; 3" à l'étal d'Antimoine métallique (Anlimoniures d'argent, de Mckcl); 4" à l'état de sulfure simple ou multiple (Stibine, Federerz, Zinkénilc-, PIngionite, Jamcsonile, Berthiérite, Bournonite, Fahicrz, Argyrythrose, Psalhurose, Miargjrite, Polybasite, Schilfglascrz, etc.); 3" à l'état d'oxyde (acide anlimonicux, oxyde anlimonique); 6» à l'état d'oxysulfurc (Rcrmcs). PJous renvoyons au mol SULFURE la description des nombreuses combinaisons sulfurées dont nous venons de faire Ténuméralion, nous contentant de parler ici des trois genres Anlimoinc, Antiinoniure et Antimonoxide, auxquels on restreint d'ordinaire le groupe des Anlimonides, dans les méthodes minéralogiques les plus récentes.

Premier genre. Antimoine. — Il comprend deux espèces : l'Antimoine natif et l'Antimoine arsenical.

L'Antimoine natif est facile à reconnaître à son blanc d'étain, à sa grande fragilité et sa faible durcie, à son tissu éminemment lamclleux, aux vapeurs blanches qu'il répand lorsqu'on le brûle, et au dépôt blanchâtre qu'il produit lorsqu'on le dissout dans l'acide nitrique. Sa forme cristalline, telle que le donne le clivage , n'est pas l'octaèdre régulier, comme on le croit communément , mais bien un rhomboèdre obtus, tronqué sur ses sommets, et passant par là à une forme octac(lii(iue, dont les angles diffèrent de ceux de l'oi.iaèdre régulier. Il a cela de com-* mun avec rarseiiic, dont il est un des isomor|)lies. L'angle de deux faces culminantes du rhomboèdre de clivage est de ll"",1o'. Cette espèce est rare dans la nature : on ne l'a encore rencontrée qu'en petites masses lamellaires dans les filons, notamment à Allemotil, en Dauphiné.

L'Antimoine arsenical n'est qu'un Antimoine arsénifère, c'est-à-dire mclé d'arsenic dans des proportions variables. On le trouve aussi à Allemonl, sous la forme de croûtes ou de petites masses teslacées, accompagaées souvent d'arsenic natif.

ANT

Deuxième genre. Antimoniure. — II comprend trois espèces : la Discrase, l'Antimonnickel de Hausmann et l'Anlimonnickel de Beudant.

La Discrase est un Antimoniure d'argent : on le nomme aussi Argent antimonial. C'est un minéral cassant, d'un blanc d'argent, qui se trouve assez rarement dans quelques Glons argentifères, et qui , par la quantité d'argent qu'il renferme, peut être considéré comme minerai de ce métal. ?fous renverrons pour cette raison ce que nous avons à en dire au mot argi nt.

L'Antimonnickel de Hausmann et de Stromeyer est un Anliironiure de A'ickel, sans arsenic, mêlé de queli]ues centièmes de sulfure de plomb. Il paraît appartenir au système di-hexaédrique, et cristallise en petites tables hexagonales, d'un rouge de cuivre clair, avec une nuance de violet. Il est composé, d'après l'analyse de Stromeyer, de G8,79 d'Antimoine, et de 51,2! de IS'ickel, ce que l'on peut exprimer par la formule : SbXi. On le trouve à Andreasbcrg, dans le nartz, où il est accompagné de calcaire, de galène et de cobalt arsenical.

L'Antimonnickel de Beudant (Nickel antimonglanz) est un sulfo-antimoniure de Nickel, à éclat métallique, d'un gris de plomb ou d'acier passant au noir de for, et cristallisant dans le système hexa-diédrique , c'està-dire dans le système dont les formes dérivent d'un dodécaèdre pentagonal. Dureté 5; pes. spéc. 0,5. Il fond au chalumeau, en dégageant des vapeurs abondantes d'Antimoine ; il est atla(iuable par l'acide nitrique, en donnant un précii)ilé immédiat. Sa solution verdûtre devient violette par un excès d'ammoniaque , et précii'ilc en vert par les alcalis fixes. — Formule de comp. : IViSbSo, ou en poids : Antimoine, .')j,"G ; Soufre, 15,98; IVickcl, 27,30. — Celle substance est isomorphe avec la disomose (>'i(kclglanz), qui est un sulfo-arseniure de Nickel. Les deux espèces sont susce|)tibles de se mélanger, et le Nickelspicssglanzerz d'Lllmann ne paraît rire qu'une variété mixte de ce genre. On trouve l'Anlimonnickel en peliles masses à structure lamellaire, rarement en cristaux, dans quelipies filons cobaltifères du pays de Siegen, et à Ebersdorf, dans la princii)aulé de I\euss.

Troisième genre. Antimonox'fde. • • Ce

AÎNT

genre renferme deux espèces : TExitèle ou Oxyde antimonique, et la Slibiconise ou l'Acide antimonieux. Ces substances, non métalloïdes, sont attaquables par l'acide clilorhydrique ; la solution précipite en blanc par Veau , en jaune par les hydrosulfates.

L'Exitèle, ainsi nommée parce qu'elle est complètement volatile , est un oxyde formé de 2 atomes d'antim. et de 3 atomes d'oxygène; on ne l'a encore trouvée qu'en petites lames rectangulaires et groupées, ou en aiguilles rhomboïdales divergentes. C'est une substance blanche , nacrée , cristallisant dans le système rhombique, et isomorphe avec l'arsenic blanc ou acide arsénieux. L'angle obtus du prisme de l'Exitèle ( Weissantimonerz des Ail. ) est de 156o,58'. Cette substance est excessivement tendre, et fond à la simple flamme d'une bougie. Elle contient 84 parties sur 100 d'Antimoine. On la trouve en petite quantité dans quelques dépôts d'argent arsénifère (aux Chalanches en Dauphiné, à Braunsdorf en Saxe , etc.)

La Stibiconise est une substance terreuse, d'un blanc ou gris jaunâtre , très tendre, et qu'on trouve en petites couches à la surface de la Stibine ou Sulfure d'antimoine, dont elle est une épigénie. Il arrive souvent qu'elle conserve la forme des cristaux de ce Sulfure. (Del.

*ANTIM01VîrRE. bhn. — Petit genre minéralogique , composé des esp. dans lesquelles l'Antimoine fait fonction d'élément électro-négatif. Voij. aivtimol'Se. (Del.)

ANTIMONNÏCKEL. min. - Voyez ANTiMOiKE. (Del.)

ANTÏMONOXYDE. min. — f oijez

ANTIMOI?iE. (Dv.h.)

AI^Tl-IVOMPAREILLE. moll. — Nom donné par Geoffroy, dans son Traité des Coquilles des environs de Paris, à une coquille qui appartient au g. Maillot deDraparnaud, et qui est son Pupa cirenca. Voy.

MAILLOT. (DESII.)

*Ar«TINORON , RaGn. bot. pîî. — Synon. du g. Âtraphaxis , L. , famille des Polygonées. (Sp.)

* ANTIOCIIALÏNS. Anthiochalina (âvTt'os, en face; x-Ai-jrA, dents), rept. — Muller a donné ce nom à une famille de Reptiles ophidiens comprenant ceux qui ont les dents antérieures venimeuses.

ANT

ANTIPATE. l'oLYP. - Voyez anti.

PATHE. (M. E.)

ANTIPATIIE {àvTLf:xOr.ç, contraire). POLXP. — Genre très voisin des Gorgones , mais dont l'axe solide ou lige se dépouille, par la dessiccation, de la partie corticale formée par le tissu tégumentaire commun et par le corps des Polypes. D'après les observations de M. Gray, il paraîtrait que ces animaux auraient la même conformation que les Polypes des g. Gorgone, Corail, Alcyon, etc., si ce n'est que leurs tentacules ne seraient qu'au nombre de six. M. Ehrenberg place ce g. dans sa division des Bryozoaires, mais à tort, car il doit évidemment prendre place dans l'ordre des Polypes parenchyraateux , à côté des Gorgones.

iM.E.)

ANTIPE. Antipus ( àvrt , en avant; ^o^i , pied ). INS. — Genre de Coléopt. tétramères, établi par deGéer {Mem., t. VII, p. 659-661) sur un insecte rapporté du cap de Bonne-Espérance , et flguré par lui, pi. 49, fig. 10 et 11. Cette espèce, qu'il nomme Antipe roux , doit , suivant Olivier, former un genre distinct , voisin de celui des Gribouris (Cryptocephalus). M. Duméril la rapporte au g. Clytre, probablement d'après la description qu'en donne l'auteur : car la figure , d'ailleurs très grossière , n'a nullement le faciès d'un Clytre. Voici , au reste , les caract. génériques indiqués par deGéer: Antennes de 11 articles : le premier cylindrique; les deux suivants grenus; les autres triangulaires et en dents de scie. Tète forte , aplatie , avec des mâchoires (mandibules) grandes et avancées. Corselet large et peu convexe , avec un petit rebord. Corps allongé, presque cylindrique. Pattes antérieures plus longues que les autres. 4 articles à pelotes à tous les tarses. Fabricius et Latreille ne paraissent pas avoir connu cet insecte. (D.)

-^ANTIPHYLLA, Haw. Saxifr., p. 45] (àvri, contre; 9'J>>ov, feuille ; parce que les feuilles sont opposées ). bot. vn. — Synon. du genre ou sous-genre Porphyrion , Tausch. ( de la famille des Saxifragées ). (Sp.)

AÎ\TlPnYLLUM(r;vTf, contre; yu/J.ov, feuille). BOT. pu. —Quelques auteurs écrivent Antiphylla. Genre de la famille des Saxifragacces formé par Haworlh {Saxifr.'), Û3

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