‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 22 sur 129 · ABS · texte numérisé non relu

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qu'on (lit feuille pari-pennée. El. : le Caroubier. (A. R.)

ABRLS, L (i'piq, élégant), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses, sousordredesPapilionacées, tribu des Phaséolées. Wight et Arnott [Prodr. Flor. Pén. Ind.) assignent à ce g. les caractères suivants: Calice campanule , à 4 lobes peu marqués ; le lobe supérieur plus large ou 2-fide. Étendard ovale. Étamines 9, monadelphès (gaine fendue, le 10'"' filet manquant), adnées par la base à l'onglet de l'étendard. Style court; stigmate capitellé. Légume oblong , comprimé , 4-6-sperme , seplulé transversalement entre les graines. Graines subglobuleuses. — Arbustes volubiles ou diffus ; feuilles abrupti-pennées , multifoliolées ; fleurs rou- i ges , disposées en grappes axlllaires. |

Ce g. est propre à la zone équatoriale. On en connaît aujourd'hui 6 espèces. Leurs racines ont une saveur douceâtre et les mêmes propriétés que les racines de Réglisse : aussi l'espèce la plus commune {^. pretacorius L. ) est-elle connue aux Antilles sous le nom de Liane à réglisse. Les graines des ^brus servent à faire des colliers , des chapelets , etc. ; elles sont du volume d'un gros pois, luisantes, et en général d'un beau rouge de corail, avec une grande tache noire à l'une des extrémités. En Egypte et dans l'Inde, ces graines se mangent en guise d'autres légumes secs, quoiqu'elles soient bien inférieures sous ce rapport aux haricots. (Sp.)

ABSIIVTHE. Absimhium (à>|/<vOtov, sorte d'herbe amère , dans Dioscoride). bot. ph. — Genre établi par Tournefort , et que les botanistes modernes ont réuni au grand g. Artemisia , L. (C. L.)

ABSIIVTHION, Adans. bot, ph. — Synon.

d'Absinthe. (G. d'O )

ABSORPTION. Absorptio (absorbeo, j'avale). PHVsioL. — Action par laquelle certains corps se pénètrent et s'imprègnent de fluides ou de solides très divisés. L'Absorption est le phénomène le plus générai dans tous les êtres vivants. En effet, sans la fonction d'aspirer ou de faire pénétrer dans son intérieur les matériaux du monde extérieur, sans la faculté de rejeter simultanément les substances à éliminer, comment concevoir l'accroissement et l'entretien des animaux Pt des végétaux? Une foule d'expériences

mdiquent comment s'effecîue cet accroissement, et de quelle manière se comportent les fluides absorbés. Nous ne citerons qu'un exemple: si l'on mêle pendant quelque temps de la racine de garance aux aliments d'un animal , on voit bientôt ses os prendre une coloration rose, qui devient de plus en plus intense , pour diminuer ensuite successivement, dès qu'on cesse l'usage de cette racine. Il est bien évident que, dans cette expérience, les molécules nutritives ont été charriées dans toutes les parties du corps, qu'elles s'y sont fixées pour en devenir parties intégrantes, jusqu'à ce que, expulsées et remplacées par de nouvelles, elles aient été rejetées au debors. Cela prouve non seulement l'Absorption des molécules nutritives par les organes digestifs, mais aussi la reprise ou l'expulsion des matériaux anciens , qui doivent cesser à leur tour de faire partie des organes. On a donné à cette dernière sorte d'Absorption le nom d'inlersiitielle , décomposante , organique , par opposition à la première, appelée Absorption alimemaire. 11 nous reste maintenant à indiquer les conditions physiques ou vitales sous l'influence desquelles la substance, mise en contact avec les organes , pénètre les tissus au point de parvenir jusqu'aux systèmes vasculaires.

D'après M. Magendie , toutes les fois qu'une substance liquide est en contact avec un point quelconque des tissus, elle s'introduit dans les porosités physiques qui s y trouvent. En un mot, l'Absorption est, suivant le physiologiste cité , un simple phénomène d'inibibition , d'où il résuite que tous les vaisseaux peuvent s'imbiber, les lymphatiques comme le» veines ; ce qui explique comment les observateurs ont vu les matières absorbées dans l'un et l'autre ordre de vaisseaux; et que tous les tissus enfin sont doués de la propriété d'absorber. Ces faits ont amené les physiologistes, qui, jusqu'à ce jour, avaient considéré tous les actes d'Absorption comme le résultat d'une propriété vitale particulière, à modifier cette opinion exclusive dans sa généralité.

ABU-BLKS. REPT. — Ployez abou-iiuhs.

ABLiMON. BOT. PII. — Adanson donnait ce nom au Crinum africanum L. Plus tard , L'Héritier fit de cette même plante un i-'cnre distinct , sous •« nom d'Açupun-

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ihus , adopté depuis par tous les botanistes. f^oyez ce mot. (C. L.)

•ABLSSEAU. poiss. —Nom vulg.iired'une espèce particulière d'Alhérine ( Aiherina vresùyier Noh. ) , commune sur les côtes de r-a Rochelle et dans les îles du golfe de Gascogne. Ce mot, qui vient probablement de relui d'Abbé , rappellerait la dénomination de Prestrcf! , SOUS laquelle on désigne les Athérines et autres petits Poissons à raies argentées sur les flancs, que les pécheurs ont comparées à l'éloled'un prêtre. L'Abusseau de La Rochelle est estimé sur celle côte et sur celles de Bretagne. A Lorieat, on le compare à l'Éperlan pour le goût. Il parait en mars, époque de son frai, et s'éloigne de la côte en octobre ou en novembre. On le prend sur tous les fonds, par quatre brasses de profondeur, et à une lieue de la côte. Il se nourrit de Vers , de petits Crustacés , etc. C'est le Roseret ou le Roseré des côtes de Normandie. Il parait que les Anglais de Soulhampton le comparent aussi à l'Éperlan , car ils le désignent sous le nom de Smell , comme ce poisson. (Val.)

ABUTA, Aubl. [Abutua, nom de celte plante chez les Indiens de la Guyane), bot. PH. — Genre de la famille des Ménispermacées , lequel , suivant M. Aug. de Saint-Hilaire, doit être réuni au Cocculm, dont il ne difTère que par l'absence de pétales. (Sp.)

ABUTILOX, Tourn., Gœrtn. bot. pu. — Genre de la famille des Malvacées, tribu des Sidées. Il dilîère des Sida par son ovaire à loges pluri-ovulées , ainsi que par son péricarpe , dont les coques s'ouvrent par la suture dorsale, sans se désunir latéralement. La plupart des Abuiiloti croissent dans la zone équatoriale ; on en connaît environ 60 espèces. Plusieurs se cultivent comme plantes d'ornement. Leur écorce est en général filandreuse, et peut servir à des usages économiques. (Sp.)

•ABVLE. Abyla (nom d'une des colonnes d'Hercule, près desquelles on a trouvé ces animaux). ACAL. — (;enre de Diphydes, établi par MM. Qtioy et Gaimard, pour un animal marin observé par eux dans le délroil de Gibrallar. Les Aby les se distinguent des Calpés en ce que, des deux corps distincts dont ils se composent , celui qui emboîte l'autre est en forme de cloche et un peu plus petit que l'eiuboilé. Le filament ou la production

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cirrhigèrc et ovigére est très long. Eschscholtz réunit les deux g. en un seul sous le nom A'Abyla , qu'il place dans la famille des Diphydes, la troisième de l'ordre desiSiphouopliores. Il lui donne les caractères suivants : Conduit nourricier ou suçoir entouré de plusieurs tubes en manière de branchies ; partie du corps servant à la nutrition munie d'une petite cavité natatoire intérieure et s'ouvrant au dehors. — Il n'y comprend que les espèces décrites par MM. Quoy et Gaimard [Ann. se. nat., t. X, 1827 ). f^oyez EscHsciiOLTZ , Sysi. der Akalephen , 1829, p. 130. (I)uj.)

AbYME(à§uaffo?, Y-cd-yVAbisme; àpriv., Sv<7<7o;, fond). GÉOL. — Les anciens écrivains, et notamment les historiens sacrés, on* appelé abyme la masse des eaux formée en même temps que la terre , ou liicn le réservoir immense qu'ils supposaient exister sous celle-ci ou dans son intérieur, celui qui, suivant la Genèse, s'ouvrit pour produire en partie le Déluge mosaïque.

Un abyme est aujourd'hui , pour les naturalistes et pour les géologues , une cavilé généralement verticale, une sorte de puit« naturel , dont l'ouverture est à la surface du sol, et dont le fond n'est pas connu. Vabyme est à sec ou , soit en tout , soit en partie, rempli d'eau. C'est quelquefois un lac tranquille , d'autres fois un gouffre où vont se pciùre les eaux qui ont coulé à la surface du sol ; c'est aussi une bouche de laquelle sortent continuellement ou d'une manière intermittente des torrents d'eau froide ou d'eau bouillante , pure ou chargée de substances minérales.

Il est diflicile de fixer une limite entre ce qu'il faut appeler abyme , et les autres anfractuosités du sol , depuis ks immenses el profondes dépressions qui servent de bassin aux mers et aux lacs, jusqu'aux Cavernes , ■diixPuils naturels, auiFoiidri'eres. — Foyez ces mots, et anfractuosites du sol, où seront indiquées les causes auxquelles on peut attribuer les diverses cavités qu'il présente. (C. P.)

•ABISSIQUES ou Terrains i.sémiens abyssignes ( «Svacoç , sans fond ). géol. — Dénomination employée par M. Alex. Brongniart pour désigner les dépôts qui auraient été formés, par la voie aqueuse , dans le sein de la première mer ou l'abyme. Ce sont les for-

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