‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 23 sur 129 · AC · texte numérisé non relu

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mations aqueuse» des terrains inférieurs ou primaires. Le même auteur appelle Terrains 'Sémiens pélagiques, les terrains secondaires, el Terrains isémiem ilialassiques , les ler- ■ains tertiaires. (C. P.)

ACACIA, Neck. (cnx-n, pointe; cxio;, non sujet aux vers ). bot. pu. — Genre de la famille des Légumineuses, sous-ordre desMiraosées. Linné et beaucoup d'auteurs plus modernes le confondent avec les Mimosa.

M. Kunth [IVov. Gen. et Spec) lui assigne les caractères suivants: Calice turblnéou urcéolé, ou campanule, .^-denté (moins souvent 2- ou 4-denté). Corolle infundibuliforme , ou turbinée ou subcampanuice .

régulière , plus longue que le calice, à limbe 6-fide ou moins souvent 4-ride. Etamines en nombre indéflni (de 8 à 200), insérées soit au stipede l'ovaire, soit au réceptacle, soit au fond delà corolle; filets libres, ou moins souvent monadelphes par la base, capillaires, saillants. Ovaire (abortif dans les Heurs unisexuelles: unistyle, en général stipité. Stigmate simple. Légume inarticulé, continu, sec, uniioculaire, 2-valve. Graines en nombre indéfini. — Arbres ou arbrisseaux inermes ou armés d'aiguillons ; feuilles simples ou composées ou décomposées , stipulées ; pétiole et rachis souvent glanduleux ; stipules souvent spinescentes. Inflorescence axillaire ou terminale très variée; fleurs sessiles ou rarement pédicellées , bractéolées , jaunes , blanches , rouges ou verdàtres.

La plupart des Acacias croissent, soit dans la zone équatoriale, soit dans les contrées extra-tropicales de la Nouvelle-Hollande. On en a énuméré prés de 300 espèces, dont la plupart, toutefois, ne sont que très superficiellement connues et pourront fournir des g. nouveaux. Une foule d'espèces se cultivent comme plantes d'ornement de serre ou d'orangerie. Beaucoup sont remarquables par la dureté de leur bois, ou par les produits immédiats qu'ils fournissent à la thérapeutique. La gomme arabique provient, «uivant.MM. Guillemin et Perroltet, de plu- •ieurs espèces d'Acacia. (Sp.)

'AC^IMA (à'xaiva, pointe). INS. — Nom donné par .MM. Treitschke à un genre de Lépidoptères nocturnes, tribu des Phalcnites, queLeach avait nommé précédemment i)urapierix. k'oijez ce mot. (D.)

AC.EiX'A, L. (ax:<îva, pointe). BOT. PII. —

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Genre de la famille des Piosacces, tribu de* Sanguisorbées, DC. Ses caractères essentiels sont les suivants : Calice tubuleux , inadhérent, indivisé, hérissé d'une multitude de spinelles oncinées. Pétales 4 ou 5, soudés en corolle rotacée , insérée à la gorge du calice. Etamines au nombre de 2 à 10. Ovaires solitaires ou géminés , distincts ; stigmates pénicilliformes. Akènes 1 ou 2, monospermes, inadhérents, inclus. —Herbes vivaces, ou sous-arbrisseaux. Feuilles imparipennées , à folioles dentelées. Fleurs petites, hermaphrodites, disposées en épis, en capitules ou en grappes. — Ce g., propre à l'Amérique , renferme environ 10 espèces. Les caractères exposés ci-dessus ne s'appliquent point aux .\ncistres , que plusieurs auteurs y ont réunis. (S?.)

AC/EMTES (âxociva, pointe), ins. — Sy nonyme d'Acœniius. (Bl.)

'AC.«\'ITL'S (i'xativDt, pointe^, ins.— Genre de la famille des Ichneumoniens, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Latreille, qui le distingue des genres voisins par la tête ne présentant point en avant de saillie en forme de bec, et par les antennes droites et filiformes. — Le type de ce genre est VA. dubitaior (Crypius dubiiaior Fnb.' , répandu dans la plus grande partie de l'Europe. iBl.)

ACAJOU ou POMMIER D'ACAJOU.

BOT. PII. — Noms vulgaires de l'Anacardier. (Sp.)

' ACAJUBA , Gœrtn. bot. ph. — Synonyme du genre Anacardier. (Sp.)

ACALÈPIIES. Acalephœ ( otxa).-/)>vi , ortie de mer), zool. — Classe d'animaux sans vertèbres , comprenant plusieurs ordres , qui n'ont guère d'autre lien commun que des caractères négatifs par rapport aux autres animaux rayonnes, aux Polypes et aux Mollusques ; de sorte qu'on pourrait notamment considérer comme des classes distinctes les ordres des JMédusides , des Béroides et des Physogrades ou Acalèphes hydrostatiques.

Le nom d'Acalèphes fut donné par .Vristole aux Actinies , puis appliqué par extension aux animaux que nous considérons ici. Cuvier (l"" cdit. de son Jiég. anim.) faisait des Actinies un 1" ordre de cetteclasse, sous le nom d'A. fixes ; mais plus tard , dans sa 2' édition, à l'exemple d'Eisenhardt et de Chaniisso, il reporta les Actinies dans la classe des Polypes et ne divisa plus les Acalèpke»

ACA qu'en 2 ordres, savoir : les A. simples, comprenant les Méduses, les Bercés, les Porpiles, les Vélelles; et les A. hydrostatiques, comprenant les Physalcs et les Diphyes.

Lamarck , dés 1816 [Hist. des Anim. sam vert.), avait établi, sous le nom de Radiaires mollasses, une division correspondant assez eiactement à la classe des Acaléphes. Une 1" section {H. anormales) comprenait les Bérocs, les Physales, les Vélelles , et en outre la Lucernaire , qui peut-être devrait rester dans le voisinage des Méduses, quoiqu'elle soit toujours fixée aux corps marins. Une 2' section était formée des R. médnsaires. M. de Blainville, dans le Dict. des se. nat., et plus tard, en 1834, dans son Matj. d'Actin., sépara formellement du type des Zoophytes, pour les rapprocher des Mollusques, les Béroïdes, dont il fait l'ordre des Giliogrades; les Physalides, qui forment son ordre des Physogrades, et enfin les Diphyes. Il ne laissa parmi les Zoophytes que les Méduses et les Vélelles, formant la classe des Arachnodermaires.

Cependant, en 1829, Eschscholtz avait publié à Berlin , sous le titre de System der j4kalephen, un ouvrage méthodique d'autant plus précieux, que, dans son voyage de circumnavigation, ce naturaliste avait pu observer lui-même la plus grande partie de ces animaux. Son travail peut être considéré comme une base solide pour des recherches ultérieures. Tout en les rectifiant, surtout quant à la disposition et à la caractéristique des familles , les naturalistes qui ont écrit depuis sur ce sujet ont adopté la même marche et les mêmes idées générales.

Brandt, dans ses Mémoires récents qui font partie du Recueil de l'Acad. de Si.-Péiersbourg, a notamment conservé pour les Médusides les familles établies par Eschscholtz, en les disposant dans un ordre qui se rapproche de celui adopté par CuTier.

Eschscholtz définit ainsi les Acaléphes , dont il forme une classe intermédiaire à celles des Zoophytes et des Écbinodermes : Animaux rayonnes, pourvus d'organes digestifs, distincts dans la masse du corps, et d'organes locomoteurs qui leur permettent de se mouvoir librement dans la mer. — D'ailleurs les animaux compris sous cette dénomination commune doivent former des groupes distingnci ptr les caractères les plus difTcrents.

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Ainsi le même auteur les partage en 3 grandes divisions, qu'à tort sans doulc il nomme des ordres.

Ce sont : 1° Les Ciénophores, qui sont symétriques, pourvus d'une grande cavité dfgestive centrale, et qui ont pour organes locomoteurs des rangées de lamelles vibratiles à la surface extérieure ; ils comprennent les 3 familles des Callianirides , des Mnémiides et des Béroïdes, et seraient mieux désignés comme classe par cette dernière dénomination.

2° Les Discophores , qui sont circulaires, rayonnes , avec une grande cavité digestive centrale, et n'ont pour organes locomoteurs que le disque gélatineux en forme de champignon ou de cloche, qui constitue la masse principale de leur corps. Ils comprennent toutes les Méduses, et devraient former une classe sous la dénomination de Médusides

3° Les Siphonophores , dont la forme est plus ou moins irréguliére ou anormale, qui n'ont pour organes digestifs que des suçoirs séparés, sans cavité centrale commune, et pour organes locomoteurs qu'une cavité particulière contractile, ou des vessies remplies d'air, fis comprennent 3 familles ayant si peu de rapports entre elles, qu'on en devrait faire au moins des ordres, savoir: les Diphydes, dont le corps mou est contenu dans une sorte de caisse polyédrique, cartilagineuse, et possède une 2' partie ressemblant à un 2' corps engagé dans le 1"; de sorte qu'on les a prises pour les assemblages de deux animaux; les Physophorides ou Physalides, dont le corps mou est pourvu à l'extrémité antérieure d'une vessie natatoire remplie d'air; les P^élellides , dont le corps contient une pièce cartilagineuse ou calcaire , creusée à l'intérieur de cellules remplies d'air. (DuJ.)

* ACALICAL. Acalicalis (à priv. ; xâiwl, calice), bot. — L'insertion des étamines est acalicale, lorsque ces organes partent du réceptacle, sans contracter d'adhérence avec le calice. (C. d'O.)

*ACALICI]VE. Acalicinus (à priv. ; xâiv^ calice), bot. — Se dit d'une plante dépour vue de calice. (C. d'O.)

*ACALICULÉ. Acaliculatus (à priv. ; xa- IwÇ, calice), bot. ph. — Ce mot»i'emploie, par oppositioa à celui de calicule, pour exprimer

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un genre ou une fleur en général dépourvue de calicule, comme certains g. de la famille des Malvacées, comparés à ceux dans lesquels le calice environne la fleur. (A. R.)

"ACALLE. Aculles (àxa),),-^;,-, qui n'est pas beau). INS. — Genre de Coléoptères tétraméres, famille des Curculionides, établi par Schœnherr dans sa division des Cryplorhynchides, et dont voici les caractères : Antennes médiocres, assez minces; leur funicule composé de 7 articles; les deux premiers allongés , obconiques , les autres courts , presque ronds, peu séparés; massue subovale.

Rostre assez long, robuste, presque cylindrique, s'aplatissant insensiblement vers la pointe, légèrement arqué. Yeux placés latéralement, ovales, un peu déprimés. Prothorax un peu court ou presque oblong, tronqué à la base, légèrement arrondi sur les côtés, un peu saillant au milieu antérieurement, Icbé plus ou moins distinctement derrière les yeux. Écusson nul ou tellement petit qu'on peut à peine l'apercevoir. Élytres presque ovales, conjointes, convexes en dessus. Pattes médiocres, presque d'égale longueur, robustes; cuisses un peu épaisses, et quelquefois denticulées. — M. Dejean a adopté ce g. dans la dernière édition de son Catalogue ; mais la majeure partie des espèces qu'il y rapporte, au nombre de 17, sont différentes de celles qui composent ce même g. dans l'ouvrage de Schœnherr, et même il place parmi les Tijlodes 2 espèces ( T. obesus Dej., et T. apicalii Dej.), qui sont des Acalles pour l'auteur suédois. Au reste, celle qui a .servi de type à ce dernier pour établir le g. dont il s'agit, est le Curcutio camelus Fab., qui se trouve en Slyrie. (D.)

"ACALLOPISTUS (àxaÀ^ûJTttjTo;, sans parure). INS.— Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionides, division des Érirhinides, établi par Schœnherr. Ce g. a pour type \'A. velticosus Gyll., espèce des Indes orientales. M. Dejean, qui l'adopte, en mentionne une autre du Sénégal, qu'il nomme ^. senegalemis. Les caractères assignés à ce g. par Schœnherr sont : Antennes de longueur médiocre, peu fortes, insérées vers le milieu du rostre; leur funicule composé de 7 articles ; les 2 premiers peu longs, subconiques, le suivant un peu épais, les autres transverses, presque perfoliés, serrés, •'épaississant graduellement jusqu'à la mas-

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sue, qui est subovalaire. Rostre «Rsez long robuste, linéaire, un peu courbe. Yeux écartés, presque ronds, point proéminents. Pro- Ihorax un peu plus court que sa largeur postérieure, bisinué à sa base, légèrement arrondi sur les côtés, beaucoup plus étroit antérieurement. Élytres un peu plus larges que le thorax à sa base, oblongues, presque carrées, arrondies à leur extrémité, avec les angles huméraux obtus. Cuisses antérieures offrant en dessous une dent dans leur milieu, et serralifornies après cette dent ; tibias antérieurs courbés en dedans. (D).

'ACALLUS (àxâXÀ-^'; , qui n'est pas beau). INS. — M. Dejean avait d'abord appelé ainsi un genre de Coléoptères de la famille des Lamellicornes; mais attendu la trop grande ressemblance de ce nom avec celui d'yicalles, donné antérieurement à un g. de la famille des Curculionides, il lui a substitué celui à'yiiimus. (D.)

ACALYPHA (àxa).vfot, corruption dans Théophraste d'àxaH<pvi , ortie de mer, ou plante épineuse indéterminée), bot. ph. — «'est le nom grec de l'Ortie, que Linné a transporté à un g. de la famille des Euphorbiacées, et type de la tribu des Acalyphées, dont quelques espèces présentent une ressemblance extérieure avec l'Ortie commune sans que leurs poilsaient la même propriété. Ceméme g. porte en français le nom de Ricinelle. Ses caractères sont : Fleurs monoïques ou dioïques ; dans les niâtes ; un calice 4-parti ; 8 à 16 étamines, dont les filets se soudent entre eux par leurs bases épaissies et dont les anthères ofl'rent, suspendues sur les deux côtés d'un connectifqui termine le filet, 2 loges distinctes, libres, allongées, flexueuses et en forme de vers. Dans les femelles : un calice 3parti ; un ovaire à 3 loges 1-ovulées, surmonté de 3 styles qui se découpent en une foule de lanières fines, inégales , irrégulières, le plus souvent rouges; il devien tune capsule à 3 coques. Les espèces dont on connaît un grand nombre (plus de 60), pour la plupart originaires de l'Amérique et surtout des régions tropicales , sont arborescentes , frutescentes et plus souvent encore herbacées, et rappellent par leur aspect l'Ortie, ainsi que nous l'avons dit, ou souvent encore les Amarantes. Leurs feuilles, accompagnées de stipules, sont alternes, le plus souvent dentées, glabres ou velues ; leurs fleurs disposées en épis axil-

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laires ou terminaux, amentiformes; épis dans lesquels les fleurs mâles extrêmement petites se groupent en petits pelotons sessilesà l'aisselie de courtes bractées, tandis que les femelles sont solitaires , environnées chacune d'une bractée plus longue qu'elles , persistante, ordinairement dentée ou lobée. Lorsque le même épi porte des fleurs des deux sexes , ce sont les femelles qui sont inférieures. (Ad. J.) •ACALIPHÉES. Acalypheœ. bot. ph. —

Aoy. ACALYPHA Ct EUPHORBIACÉES. (AD. J.)

•AC ALIPTÈRES. Acalypierœ {àxoilvnroi,

nu ; ■nrtpôv, aile). INS. — Section établie par M. Macquart dans la tribu des Muscides (Diptères), et renfermantelle-même 17 sous-lribus dont voici les noms : Dolichocères , Loxocérides, Cordyturides , Scaiomysides , Psilomydes, Orialidées , Téphriiides , Sepsidées , Leplopodites , Tliyréophorides , Ulidiens , Lauxanides , Hydromysides , Prophilides , Sphœrocérides , Hétéromysides tiHypoceres.

Cette section comprend le plus grand nombre des Muscides ; les autres sont réparties dans celles des Créophiles et des Anlhomysides. Outre les caractères généraux de la tribu à laquelle ils appartiennent, les Acalyptères présentent les caractères particuliers suivants : Style des antennes composé de 1 ou 2 articles distincts ; frontlarge ; cuillerons nuls ou rudimentaires; 1" cellule postérieure des ailes ouverte. L'absence de cuillerons a donné lieu au nom appliqué à celte section. Le grand nombre de divisions qu'on a été obligé d'établir parmi lesAcalyptères prouve combien leurs formes sont variées. Pour ne pas nous répéter à cet égard, nous renvoyons à chacun de leur g. et de leurs sous-tribus, nous bornant à parler ici de leurs habitudes, qui se ressentent généralement , suivant M. Macquart , de l'infériorité de leur organisation et de la délicatesse de leur complexion. Ils vivent le plus souventsous l'ombrage des bois, l'épaisseur des gazons et dans les plantes aquatiques. On en rencontre peu sur les fleurs. Ils s'exposent rarement aux rayons du soleil, dont l'éclat et la chaleur semblent trop vifs pour leurs faibles organes. Leur vol est énervé, et ne s'étend qu'à de courtes distances : jamais on ne les voit , comme beaucoup d'autres Diptères, s'élancer à la poursuite d'une proie fugitive. La nature,enlescondamnantàunc vie obscure,

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en a cependant varié la destination. On peut les séparer en 2 grandes divisions sous le rapport de leur manière de vivre : les uns se nourrissent de substances animales et végétales en décomposition ; les autres de substances végétales seulement, mais vivantes. Les premiers cherchent leur nourriture et placent le berceau de leurs larves, tantôt sur lescadavres, comme IesThyréophores,ousur les excréments, comme les Scatophages ; tantôt sur les détritus des plantes, sur les champignons en déliquescence, comme les Sapromyzes. Les liqueurs spiritueuses nourrissent les larves des Drosophiles, et les laitages fermentes celles des Piophiles. Les Acalyptères de l'autre division déposent leurs œufs sur les plantes. Les larves des Ortalidées et des Téphriiides se développent dans les organes de la fructification et y déterminent souvent des excroissances galliformes ; celles des Hydromysides et d'une partie des Hétéromysides pénétrent dans l'intérieur des tiges et en dévorent la substance médullaire. Ainsi les Chlorops dévastent quelquefois les céréales, et particulièrement l'Orge dans les plaines de la Suède. Un grand nombre de ces Diptères, tels que les Dolichocères, vivent sur les plantes aquatiques. Les larves des Doricères ont été observées sur les lentilles des étangs. Les Calobates semblent pourvus de la faculté de marcher sur les eaux. Enfin les Actores sont propres aux plages maritimes; elles habitent les fucus , et marchent même sur l'écume des flots. (D.)

ACALYPTLS (âxalunToç , non couvert) INS. —Genre de l'ordre des Coléoptères tétra mères, famille des Curculionides, division des Érirhinides, établi par Schœnherr et adopté par M. Dejean. II a pour type le Rhynchœnus Carpini Gyll.,esp. de la Suède. M. Dejean en mentionne deux autres dans son Catalogue , l'une qu'il nommée, canescens, et l'autre appelée A. rufipennis par Schœnherr ; toutes deux sont du raidi de la France. Voici les caractères assignés à ce g. par l'auteur suédois : Antennes médiocres , assez minces ; leur funicule composé de 7 articles ; les deux basilaires allongés, obconiques, dont le premier pluslongelplusépais;lesautres courts, tronqués au sommet, resserrés, s'élargissant insensiblement; massue ovale. Rostre allongé, un peu mince, linéaire, arqué. Yeux placés latéralement arrondis peu convexes. Pro- 2*

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thorai légèrement bisinué à la base, plus étroit par devant, un peu arrondi sur les côtés, tronqué au sommet. Élytres carrément ovales, légèrement convexes, arrondies à leur exlrémilé et ne couvrant point l'anus. (D.) AG AMARCHIS (nom mythologique d'une fllle de l'Océan), polyp. — Lamouroux a établi sous ce nom une division générique, comprenant les Cellariées à polypiers dichotomes dont les cellules unies, alternes et terminées par 1 ou 2 pentes latérales, portent une vésicule à leur ouverture , comme cela se voit dans le Cellaria neretina , figuré par Ellis {Corail., pi. 19). Mais ce g. ne me parait pas devoir être adopté ; car le seul caractère qui le distingue est la vésicule qui surmonte l'ouverture des cellules , et cette vésicule n'est évidemment autre chose qu'un réceptacle gemmifère analogue à ceux qui se développent chez les Esclianes, etc. Si l'on en faisait abstraction , ces Polypiaires ne différeraient en rien de diverses Cellariées, rangées à tort par Lamouroux dans son g. Crisie , et dési- 1 gnées par M. de Blainville sous le nom de i Bicellaires. Ainsi, suivant toute probabilité, i ce sont les mêmes polypes, dont on a formé î deux g., suivant qu'on les observa avant ou après le développement de la vésicule ova- | Henné. (M. E.) |

•ACAMATLS (àxaVa;, infatigable), ms. '• — Schœnherr fait précéder sa Monographie ' des Curculionides d'une table synoptique des g. dont il la compose, et y fait mention ^ du g. Acamaïas , créé par lui , et auquel il I donne pour type le Monomus scmellaris de ! Say; mais, soit oubli, soit qu'il ait jugé à propos de le supprimer ensuite , il n'en est ; plus question dans la partie descriptive de ces mêmes genres. (D.)

AGAME. Acamas. moll. — Dans sa Conchyliologie systématique , Montfort a proposé ce g., dont on a reconnu depuis l'inutilité , pour une espèce de Bélemnite ayant natujallement, ou peut-être accidentellement, un pjre au sommet. (Desh.)

'AGAIMAGEES. Acanaceœ, Césalpin. bot.

n. — Synonyme de Chicoracées. (G. d'O.) ! 'ACAIVDES. poiss. — Nom mal écrit par i Bonnaterre, et qui a été ainsi copié par tous ' ses successeurs, roy. alchandes. (Val.) j *ACAIVTIIA (ixavQa, épine), ins. —Genre I de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille | ^sSlernoxes, tribu des Buprcstidcs, établi '

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par MM. Gory et de Laporte, qui lui assignent les caractères suivants : Palpes maxillaires ; assez longs, grêles, formés de 3 articles visibles; le basilaire très long, cylindrique et grêle; le 2' conique; le 3* en ovale allongé. Palpes labiaux de 3 articles ; le l^"" à peine vi- ; sible, le 2' cylindrique, le 3"' ovalaire. Labre en carré transversal, très échancré en avant. Menton large, transversal. Lèvre pointue et ciliée. Mâchoires formées de 2 lobes, dont j l'externe très grand, arqué; l'interne petit et pointu. Mandibules fortes , arquées , armées intérieurement à l'extrémité de3 fortesdents. Antennes de 1 1 articles : le 1 " gros ; le 2'"' assez.petit, allongé ; les S™» et 4™' égaux, longs et coniques; les autres transversaux, dilatés intérieurement. Tarses à 1" article allongé; les 3 suivants échancrés, triangulaires. — Ce g. ne renferme qu'une seule espèce, celle de Cayenne, que les auteurs appellent A. octopunciaia, et que M. Dejean rapporte à son g. Prionophora sous le nom spécifique de P. caiachlora. (D.)

ACANTHACÉES. Acanthaceœ. bot. ph.

— Famille de plantes dicotylédones , à corolle monopétale hypogyne, offrant les caractères suivants : Calice à 4 ou 6 divisions, souvent complètement distinctes, et ordinairement imbriquées, quelquefois multifides; d'autres fois, mais rarement, entier et réduit à un petit anneau persistant. Corolle tubuleuse, à limbe quelquefois personne, plus souvent bilabié, offrant plus rarement ou une seule lèvre, ou des divisions presque égales. Étamines 4, didynames , la paire antérieure plus courte, quelquefois dépourvue d'anthères , d'autres fois manquant tout-à-fait. Anthères à 2 loges symétriques ou non, ou à une seule, s'ouvrant par une fente longitudinale. Ovaire surmonté d'un style simple que termine un stigmate 2-lobé ou plus rarement indivis, environné d'un disque à sa base, é 2 loges contenant chacune 2 ou plusieurs ovules. Fruit capsulaire, biloculaire, s'ouvrant en 2 valves opposées à la cloison, qui se sépare elle-même, suivant son axe, en 2 moitiés restant chacune attachées à la valve correspondante , ou d'autres fois s'en séparant avec élasticité. Graines attachées é l'axe, et, après la déhiscence , portées sur le bord intérieur de chaque demi- cloison , au moyen d'appendices qui en partent, et aui offrent le plus souvent la forme d'un

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crochet sous-tendanl la graine, plus rarement celle d'une cupule ou d'un simple mamelon, et qu'on a distingués par le nom de réiinacles. Ces graines , recouvertes d'un test lâche, sontdépourvuesdepérisperme, à embryon droit ou courbe , dont les cotylédons sont droits et arrondis ; la radicule droite ou courbe elle-même est dirigée en bas.

Les espèces de cette famille sontdesplantes herbacées ou frutescentes , à feuilles opposées, simples, indivises, entières ou dentées, rarement sinueuses ou tendant à se partager en lobes , souvent obliques à leur base et inégales dans chaque paire par une alternation régulière qui les fait quelquefois paraître distiques ; à inflorescence axillaire ou terminale, quelquefois uniflorc, plus souvent disposée en panicules, faisceaux, grappes ou épis, dans lesquels les fleurs, ordinairement opposées, sont accompagnées de 1 ou 3 bractées, quelquefois très développées, foliiformes, et venant suppléer le calice alors diminué. — Elles habitent, pour la plupart, les régions tropicales, quoiqu'un petit nombre vienne se montrer en Europe, jusque sur les bords du bassin méditerranéen, et en Amérique jusqu'en Pensylvanie. Leurs propriétés n'offrent rien de remarquable ni de général.

Le travail le plus complet et le plus récent dont elles aient été l'objet, est celui de Nées d'Esenbeck, qui, en décrivant les nombreuses espèces de l'Inde, dans l'ouvrage de Wallich (PL asiat. rarior.), a donné de la famille une monographie à laquelle nous empruntons les divisions ultérieures et le catalogue des g., tel qu'il a été présenté avec additions par Lindley. Il partage les Acanthacées en 3 tribus , dont le principal caractère distinctif est emprunté à la forme des rétinacles, qui est un crochet sous-tendanl la graine dans les Ecmalacanlhées , un petit mamelon la portant suspendue dans les Nelsoniées, une cupule cornée la soutenantdansles Thunbergiées.La 3' tribu, qui renferme la plus grande partie des g., a été subdivisée elle-même en 7 seclions , d'après des considérations tirées des combinaisons diverses qu'offrent la forme du calice et surtout de la corolle , le nombre des étamines, fertiles ou stériles, la hauteur à laquelle leurs filets s'insèrent sur la corolle, le nombre, la forme et la direction relative des ?oges de l'anthère , la proportion

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et la situation des graines, ainsi que d'apréi quelques modifications secondaires des rétinacles et de l'inflorescence.

GENRES

1" tribu. Thunbergiées. — Thunbergia , L. ; Meyenia, Nées ; Hexacenlria, Nees; Mendoza, R. et P.; Clisiax, Mari.

2"'« tribu. Nelsoniées. — Elytraria , Valh.; JVelsonia, P,. Br.; Adenosma, R. Br.; Ebermayera, Nées ; Erylhracanlhus, Nées ; Gymnacanihus , Nées.

3me tribu. Ecmatacanthées. — 1. hygro- PHiLÉES. Hcmiadelphis, Nées; Hygrophila, R. Br.; Geissomeria, Lindl.;— 2. ruelliÉes Dyschorisle, Nées ; Chœtacanlhus , Nées ; Dipteracanthus , îiees ; Aphragmia, Nées ; Petalidium , Nées ; Siephanophysum , Pohl ; Haberlea, Friw. ; Calophanes, Don ; Ruellia, L.; Phlebophyllum , Nées ; Biuercea, Nees ; Adenacanthus, Nees ■,Sley\osiphoniujn, Nees ; Strobilanthes,'^\.; Stenandrium, Nees;y^c/>rwa«//2era , Nees ; Goldfussia , Nees ; Asystasia, Nees ; Echinacantluts , Nees ; Leplacaniliiis , Nees. — 3. baklériées. Asteracantha , ^ees ; Barleria , h. ; Lophosiachys , Pohl.; Nomaphila, Bl.; yElheliema, R. l&r.;Lepidagathis^N.;Aphelandm, Yy.J!,v.; Neuracanihns, Nees; Conjihacamhus, Nees. — 4. acan- THÉES. Blepharis, J.; Blepharacanlhus, Nees; Acanthus, L. ; Acanthodinm , Del.; Dilivaria , J.— 5. justiciées. * Ruellioides : Crossandra, Sal.; Endopogon, Nees ; Loxanlhus, Nees ; Phlogacanthus, Nees ; Cryptophragminm, Nees." Gendarussiées : Bosiellaria, Nees ; Htmichoriste , Nees ; Graptophyllum , Nees ; Betopeione , Nees ; Adhatoda, Nees ; Gotdanissa, Nees; RInjtiglossa , Nees ; Leptostachya, Nees ; Gymnoslachyum, Nees; ***Éranlhémées : Eranthemum,Ti.BT.;Cliameraviliemum, Nees -yJasticia, L.; Rhinacanthus, Nees.— 6. diclipïérées. Blecfmm , J., Rurigia ,'!iees; Dicliptera , J.; Amphiscopia , Nees; Perisirophe , Nees; Sautiera , Dec, Hypoesies,So\.;Rhapliidospora,'!iees.—T.A?i- DEOGRAPfliDÉES. Eriantheva , Nees ; Haplaii thus, Nees ; Andrographys , Wall.

(Ad. j.)

'ACANTHAGENYS (axavGa, épine ; ycvv;, mâchoire), ois. —Nouveau g., établi par Gould {Proceedwgs, 1837),suruneesp.du g.

i'/iiZedow de Cuvieretdontlescaraclèressont: Bec de la longueur de la tête, comprimé, aigu, légèrement arqué; narines nasales ;

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mandibule supérieure échancrée vers son ei- Vémité et finement denticulée en scie ; une partie sous-oculaire, nue, en forme de bandelette depuis la base du bec ; les joues garnies de pointes rigides au-dessous de cette nudité. Pieds robustes; pouce fort, plus grand que le doigt médian. Ailes courtes, obtuses. Queue médiocre , égale à son extrémité.— Ce g. , voisin de YAnihochara de Vigors, ayant pour type le Merops carunculathus ou Pie à pendeloques, en diffère par sa queue égale , sa nudité sous-oculaire et ses joues épineuses. L'espèce type eslVA. mfogularis Gould, de la N.-Gaile du Sud [Synops. ois. de l'y/u.u.) (Lafr.)

'ACAMTHARniNUS (a)cav6a, épine; p.'v, bec, nez), ins.— G. de l'ordre des Coléoptères tétràmères, famille des Curculionides, établi par Schœnherr, qui lui donne les caractères suivants : Antennes de médiocre longueur, peu fortes ; le 1" article de leur funicule turbiné , les autres transverses, un peu tronqués et serrés au sommet, s'épaississant graduellement en dehors; massue presque sécuriforme. Rostre assez court, robuste, se courbant subitement vers la pointe, presque gibbeux , bidenté au-dessous de l'insertion des antennes. Prothorax oblong, légèrement bisinué à la base, plus étroit dans sa moitié antérieure, un peu convexe en dessus ; écusson assez grand, triangulaire. Élytres ovalesoblongues , arrondies à leur extrémité, légèrement convexes en dessus. Pattes robustes, presque d'égale longueur; le pénultième article des tarses presque rond. — Ce g., qui ne figure pas dans le Catalogue de M. Dejean, a pour type une espèce unique du cap de Bonne-Espérance nommée A.

Dregei par Schœnherr. (D.)

ACAIViTHE. Acanihus, Jass. (axacvGo;, nom de cette plante chez les Grecs), bot. ph. — Genre de la famille des Acanthacées, dont il est le type. Voici comment Nées d'Esenbeck {Pi. asiat. rarior., t. III) en circonscrit les caractères : Calice 4-fide; la division supérieure et l'inférieure beaucoup plus grandes, cette dernière 2-fide au sommet. Corolle 1-labiée; Jèvre 3-fide ou 3-lobée, quelquefois auriculée à la base, à bord supérieur très entier. Etamines 4, subdidynames , à filaments infères, infléchis au sommet. Anthères l-loculaires, ciliées, les supérieures dressées, les inféileures transverses, à l'extrémité du Gla-

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ment en crochet. Capsule ovale, 2-loculaire, comprimée, 4-sperme, loculicide-bivalve ; cloison ligneuse, 1-sulquée, dilatée au sommet, obliquement tronquée, s'écartant des valves. Graines ovales, comprimées, tuberculées , sous-tendues par des rétinacles épais, obtus, un peu dressés. Inflorescence en épi terminal , aphylle ; fleurs 3-bracléifères ; une bractée commune, ciliée-soyeuse. —Les Acanthes sont des plantes herbacées, vivacesou suffrutescentes, remarquables par la beauté de leur port. On en connaît environ une douzaine d'espèces, presque toutes particulières aux régions tropicales. Deux d'entre elles, les A. mollis et spinosus, croissent naturellement dans le midi de l'Europe et de la France. Ces espèces portent le nom vulgaire de Branc-ursine , à cause , dit-on , d'une prétendue ressemblance avec une patte d'Ours. Vitruve a rendu la Ire célèbre par l'historiette qu'il raconte à ce sujet, et d'où il résulte que le sculpteur Callimaque, d'après une feuille de cette Acanthe roulée par accident en volute, aurait imaginé le modèle du beau chapiteau corinthien. Dans nos oflicines , elles sont aujourd'hui peu employées comme plantes médicinales. (G. L.)

*ACA\THÉES. Acaniheœ. bot. ph.— Une des sections de la tribu des Ecmalacanthées, dans la famille des Acanthacées. (Ad. J.)

-ACAIVTIIÉPHIPPIE. Acanlhephippium («xavGa, épine ; ifli^r.iav , selle ; on trouve souvent écrit par erreur Acanihophippmm ). BOT. PH.— Ce g., de la famille des Orchidées, tribu des Vandécs, a été établi parBlume, dans sa Flore de Java, pour une plante non parasite, dépourvue de tige, croissant dans les forêts montueusesde Java, et à laquelle ce botaniste donne les caractères génériques suivants : Calice globuleux et renflé, à divisions extérieures soudées; les 2 latérales attachées à la base du gynostème ; la supérieure, réunie aux 2 intérieures et latérales qui sont spalulécs, forme unesorte de voûte. Labelle onguiculé , attaché à la base très prolongée du gynostème ; limbe à 3 lobes. Anthère charnue, à 2 loges, contenant 8 masses polliniques inégales et sessiles. — L'espèce la Inconnue est YA.iavanicum Bl. Une 2e espèce {A. sylhetense Lindl.) a été trouvée dans le Sylhet parWaliich. (A. R.)

ACAIVTHIAS (àxavGi'aç). poiss. — Nom grec employé par Aristole [Lib. vi, cap. \]

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comme épilhèlc d'un de ses ya^coç, et que Gaza explique ainsi : Spinaces vero Musteli, sic à spiua qtiarn habent, nuncupati. Rondelet a appliqué celle expression au Squale que nous désignons actuellement sous le nom d'Aiguillat {Squalus acauihias l,.). Il me semble cependant que Rondelet et ses successeurs auraient pu tout aussi bien l'attribuer au Squale humanlin {Squalus centrina Lin.), qu'il a regardé comme le Kivrp'.vn d'Athénée. En adoptant, avec tous les ichthyologisles, l'application actuelle du mot ^canihias ,}e ferai remarquer qu'on ne peut, dans aucun cas, le traduire, comme l'ont fait tant de glossaires, par le mot de Requin-, le poisson désigné sous ce nom, et si connu des navigateurs et des naturalistes , n'ayant aucune épine.

Gmelin s'est aussi servi du mot Acanihias comme épilhéte de sa dernière espèce de Gasléroslée; mais ce Gasterosleus acantliias, dont Lacépède a fait un Centronote sous le même nom, n'est autre que l'Épinoche commune [Gasterosleus aculeatus L.). (Val.)

ACANTHIE. Acanlhia (àxavGa , épine).

INS. — Genre de l'ordre des Hémiptères, établi par Latreille , appartenant à la famille des Leptopodiens de Brullé ou Riparii de Burmeister, et ayant pour caractères propres à le distinguer de ses congénères : la forme de son bec long et dépourvu d'épines, et les cuisses des pattes antérieures qui sont inermes. —On ne connaît de ce g., dont le type est yA. saliaioria L., que 7 ou 8 esp. euroropéennes, qui sont de petite taille; elles vivent dans le voisinage des eauff douces ou salées, courent très vite cl sautent avec beaucoup d'agilité. Acanihie est aussi le nom d'un g. créé par Fabricius pour la Punaise des lits. Panzer, de son côté, l'applique aux Tingis et Syriis de Fabricius et au Piesma de l'Encyclopédie. (Bl.)

•ACANTHIIVA (àxâv9cvoç , épineux), ins.

— Genre de l'ordre des Diptères, division des Brachocèrcs , famille des Notacanthes , tribu des Slratiomydes, établi par Wiedmann et adopté par M. Macquart, qui le caractérise ainsi : 3""' article des antennes cylindrique, à 5 divisions, dont la 1" allongée, les 3 suivantes plus courtes , et la 5« conique, dirigée obliquement. Thorax allongé, assez étroit; écusson à 4 pointes. Abdomen assez large, ovalaire. Ailes à 4 cellules postérieures. Les

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4 pointes de l'écusson et la forme allongée du thorax rendent ce g. très remarquable. Il a pour type VA. elongaia Wied., qu'on trouve dans r.^mérique méridionale. , (D.)

ACAIMTniMOIV (âxocv9û<, épine'; îv.'ov, occiput), poiss. — Nom donné par Lacépède à un genre de Poissons qu'il croyait voisin des Chétodons, parce que Bloch avait placé parmi les Chétodons les 2 esp. sur lesquelles le naturaliste français établissait cette coupe. Ce g., quant à ces 2 espèces [VA. rhomboïde et VA. bleu), n'est qu'un double emploi de 2 autres qu'il établissait sous les noms de j Tracbinote et de Cœsiomore; quant à la S"* esp. [VA. orbiculaire) , elle est du g. des j Phtax, de la famille des Squamipennes ; ce I qui a engagé Cuvier à ne point conserver le I g. Acanihinion dans la classiflcalion des Poissons du Règne animal. (Val.)

• ACAÎVTHIQUE. Acaiilhicus (àxav9txô;, épineux), ins.— Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Homoplères , famille des Cicadelles , dont l'établissement est dû à M. de Laporte, qui en a tiré les principaux caractères de la forme des antennes (composées de 3 articles, dont les 2 premiers très courts et le 3"-^ ayant l'apparence d'une soie), ctde celle du corselet, surmonté d'un prolongement dirigé en avant et bifide à l'extrémité. Ce g. se rapproche beaucoup des Ceutrotus ; les espèces en sont peu nombreuses et propres à l'Amérique méridionale. Il a pour type VA. Siollii Lap. , figuré dans l'ouvrage de Stoll [Icon. eim.). (Bl.)

•ACAMTHIZE. Acanthiza (â'xavea, épine; TÇw. je place). OIS. — Genrede VigorsetHorsfield , faisant partie des Becs-fins de Cuvier, et ayant pour caractères : Bec court, grêle, droit, déprimé à la base, comprimé vers la pointe ; mandibule supérieure à peine échancrée; narines linéaires recouvertes d'une membrane , en partie cachées par les petites plumes et les soies de la base du bec. Ailes médiocres ou longues, arrondies; f" rémiges étagées, la 2'"« plus courte que les 4 suivantes, dont les S^S 4'"e et 5""^ sont les plus longues et à peu près égales. Queue médiocre, légèrement échancrée ou arrondie; l'extrémité des rcctrices et des rémiges finissant quelquefois en une petite pointe courte; plumes du front et du verlex souvent arrondies en forme de petites écailles. Pieds de longueur moyenne; doigts et ongles annon-

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çant assez de force de préhension. Ce petit groupe australien semble établir le passage des Roitelets aux Mérions et se compose aujourd'hui de 1 1 espèces , dont 8 sont figurées dans le Synop. des Ois. de l'Austr. de Gould, qui a retiré du g. VA. fronialis de Yigors pour en former le type de son nouveau g. Serriconiis {même oiivr., part. 4). (Lafr.)

* ACAIVTnOBOTRYA , Eckl. et Zeyh.

(axavGa, épine; So'-rpv;, grappe). BOT. PH. —

Genre de la famille des Légumineuses, sousordre des Papilionacées, tribu des Lotées , sous-tribu des Génistées. Suivant Ecklon et Zeyher {Plant., cap. 1, p. 192), ce g., dont ils décrivent 6 esp., est voisin des Lebeckia, et offre les caractères suivants : Calice à 5 dents presque égales. Corolle glabre, à étendard suborbiculaire, onguiculé; ailes courtes ; carène dicéphale, subrectiligne. Étamines monadelphes, à gaine fendue antérieurement. Ovaire 6-8-ovulé ; style filiforme, glabre; stigmate capitellé. Légume presque membraneux, stipité, linéaire-oblong, comprimé, apiculé, subacinaciformc. Graines réniformes, déprimées. — Arbrisseaux. Feuilles non stipulées, Irifoliolées. Fleurs jaunes, disposées en grappes. Pédicelics bibractéolés vers leur milieu. (Sp.)

* ACAINTIIOCÉPnALE. Acanthocephala («xavQa, épine ; xt(p-A-n, tête), ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroptéres, famille des Coréens, établi par M. de Laporte {Essai sur la classif. de'! Hémip. héléropi.), qui le place dans sa famille des Anisoscélites. Ce g., qui renferme 25 à 30 esp., diffère à peine des Anisosceiis ; le seul caractère propre à l'en faire distinguer existe dans les pattes postérieures, dont les cuisses sont armées d'épines, et les jambes dilatées dans toute leur longueur. — Le type de ce g. est VA. compressipes [Lygœiis comp. Fab.). Celte esp., ainsi que ses congénères, se trouve dans l'Amérique méridionale. (Bl.)

ACAIVTHOCÉPHALES. Acanihocephala (à'xav9a, épine ; xftpaH, tête). HELM. — Rudolphi avait réuni sous ce nom les 2 g. Echinorhynchus el Telrarhynchits ; plus tard il sentit que ce rapprochement n'était point naturel , et il reporta ce dernier g. parmi les Cestoïdes. Cuvier lui avait assigné, parmi les Tœnioïdes, une place qui paraît lui convenir mieux. Par sullede ce changement, la division des Acanîhocéphales, adoptée maintenant par tous les

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auteurs, reste composée du seul grand g. Echinorhynchus , Rud., comprenant les 2 g. Héruque de GmelinelÉchinorhynque proprement dit. Rudolphi en faisait son 2" ordre des Entozoaires. Dans la classification adoptée parCuvier, ils constituent la 1 ^' des 4 familles de l'ordre des Parenchymateux, et, dans celle de M. de Blainville, le 2'= ordre de la classe des Subannélidaires ou Gastrorhyzaires.

Voici comment ce dernier auteur les caractérise : Corps plus ou moins sacciforme, peu ou point articulé , obtus aux 2 extrémités ; l'antérieure avec une sorte de renflement cépbalique ou de trompe céphaloide , garnie d'aiguillons recourbés, et percée d'un pore médian extrêmement petit; la postérieure percée d'un orifice médian, également terminal, souvent très petit. Canal intestinal? Sexes séparés? (L. D. t. r.)

'ACANTIIOCERA (ixxvSa, épine; x/paç, corne), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, division des Brachocères, famille des Tabaniens, établi par M. fliacquart aux dépens du g. Hœmatopoda, Wied., et qu'il caractérise ainsi : Face à callosité de chaque côté ; front à callosité antérieure et une autre postérieure. Antennes de la longueur du thorax; l^' article un peu plus étroit à sa base; 2'"'^ article subcyathiforme, une pointe longue et courbée à la base des 2 premiers; le S*" fusiforme, à G divisions; point d'ocelîes. Abdomen cylindrique; 1" cellule sous-marginale, appendiculée. — Ce g. présente le faciès des Chrysops, et a pour type une espèce du Brésil nommée A. longicornis Macq. {Tabanus longicornis Fabr.). (D.)

* ACAKTHOCERUS (axav9a, épine; XEpa;, corne), ins. — Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroptères, famille des Coréens, créé par Palisot de Beauvois, et adopté par M. de Laporte. Ce g. , fondé sur la forme des antennes, dont le dernier article est dilaté et le premier muni d'une dent, répond en partie au g. 31 ic Lis de Leach, ou Crinocerus de Burmcister. (Bl.)

'ACAKTnOCERUS (axav9o(, épine ; x/pa;, corne), ins. — Genre de l'ordre des Ctjléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, établi par Mac-Leay, et adopté par M. Dejean. Il correspond au g. Sphceromorphus , Gcrm. Les Acanthocères se rapprochent beaucoup, par le faciès, des Trox de Fabricius ; cependant, d'après Mac-

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Leay, ils en diffèrent par une foule de caractères (/''. Horœ entomologicœ). Il nous a paru qu'une des principales dilTérences résidait dans les antennes, dont le 1" article est chez eux nu, épais, triangulaire, et dont un des angles se prolonge en pointe aiguë, tandis qu'il est grêle et velu chez les Trox. — Mac-Leay donne pour type de ce g. 1'^. jEneus, de l'Amérique septentrionale, et lui associe le Trox spitiicomis Fab. 31. Dejean y rapporte 9 espèces de diirérentes parties de l'Amérique, dont nous ne citerons qu'une seule, rapportée de Cayenne par M. Lacordaire , V^. Dejeanii. (D.)

•ACAIXTHOCHITE. Acanthochiies (axav- %x, épine ;x'Tiov, tunique), moll. —M. Risso propose de former sous ce nom un genre particulier pour les Oscabrions qui ont de thaque côté du corps des fascicules de poils. Ce g. ne peut être adopté. (Desh.)

•ACA\THOCmUS (axavGa, épine; xiv/o),

je meus; allusion à la mobilité de l'épine du corselet), ins. — Genre de Coiéoptères tétramères , établi par Mégerle dans la grande famille des Longicornes, et supprimé par M. Serville, qui l'a remplacé par le g. Acanihoderus. Voy. ce mot. (D.)

* ACANTHODACTYLE. Acanlhodaciylus (axavSa, épine; <îa'xTu>oç, doigt), rkpt. ~ Nom donné par Fitzinger à un g. de la sous-famille des Lacertiens Cœlodonles. Ses caractères sont : Dents inlermaxillaircs, coniques, simples; dents maxillaires et mandibulaires comprimées, 3-cuspides; palais lisse ; langue plate , en fer de flèche , échancrée à sa pointe, couverte de papilles squamiformes , imbriquées. Narines percées , chacune entre 3 plaques, une naso-rostrale, une naso-frénale et la 1^-= labiale. Des paupières ; oreilles ouvertes extérieurement; cinq doigts à chaque patte, carénés en dessous £t dentelés latéralement; des pores fémoraux. Ils oETrent un ensemble de formes semblables à celles de nos Lézards ordinaires. Parmi les plaques qui revêtent leur crâne, on ne remarque pas d'occipitale ; celles qu'on nomme palpébrales sont au nombre de 2 seulement, et forment un disque subcirculaire qu'un cordon granuleux environne plus ou moins complètement; la frontale, toujours rétrécie en arrière, est ordinairement canaliculée dans sa longueur et arrondie en avant. Les lamelles squameu-

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ses qui protègent le ventre de ces petits Sauriens sont moins grandes et plus nombreuses que chez les Lézards proprement dits; mais elles sont de même quadrilatères et disposées en quinconce. L'écaillure dorsale se compose de petites pièces rhomboidales , imbriquées, avec ou sans carène. Il existe sous le cou un repli de la peau garni de squamelles, formant une espèce de demicollier, qui tantôt s'étend simplement en travers, tantôt se brise en angles plus ou moins obtus. — Les Acanlhodactyles fréquentent de préférence les lieux secs, arides, sablonneux. On en connaît 4 espèces, dont 3 sont d'Egypte; la 4"" se trouve en Espagne, en Italie et dans le midi de la France. C'est l'A. COMMUN deDum. et Bib. [Erpéi. gén.,

t. V). Vouez PRISTIDACTYLES. (G. B.)

' ACANTIIODERMA { «xavGa , épine ; êépfia, peau), poiss. Foss. — Genre de Poissons fossiles établi par M. Agassiz pour un Ichthyolilhe de Claris que l'auteur range dans la famille des Sclérodermes de Cuvier. On n'en cite qu'une espèce, VA. spmoium, dans le Caud. des Poissons fossiles de Lord Cole et de Sir Philip Grey Egerton. (Val.)

•ACANTHODERUS (âxav9a, épine ; St'pyi, cou). INS. — Genre de l'ordre des Orthoptères, famille des Spectres, établi par Cray, et ayant pour principal caractère la présence de nombreuses épines situées sur le corselet. Ce g., dont toutes les espèces connues sont dépourvues des organes du vol, pourrait bien, comme le pense M. Brullé, ne renfermer que des larves d'esp. appartenant au g. Cyphocrane. Burmeistcr [Handb. der Enlom., t. II ) adopte le g. Acanthodère de Gray, en y réunissant le g.£'Ki-î/ca;i;A^, Boisd. (Bl.)

'ACAIVTHODERUS (âxavGa, épine ; dVp-o,' cou). INS.— Genre de Coléoptères télramères, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi par M. Serville [3Ionog. des Longicornes) et adopté par M. Dejean dans la dernière édition de son Catalogue. Ses caractères sont : Corps déprimé ; corselet presque aussi long que large, uni-épineux latéralement; son disque inégal ou tubercule. Antennes glabres, sétacées, distantes à leur base de la longueur du corps dans les femelles, plus longues que lui dans le mâle ; de 1 1 articles : le 1" grand, renflé; le 2-"' court, cylindrique, ainsi que les suivants; le 3"* le plus long de tous. Palpes maxillaires assez courts;

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leurs 2 derniers articles à peu prés égaux. Mandibules assez courtes, aiguës. Abdomen sans tarière saillante. Élytres déprimées , plus ou moins rétrécies vers leur extrémité; écusson semicirculaire. Pattes de longueur moyenne, les antérieures, dans les mâles, un peu plus grandes que les autres; cuisses en massue; tarses antérieurs très houppeux dans les màles. — Ce g., auquel M. Dejean rapporte 27 espèces toutes exotiques, à l'exception de V^. varius qui est d'Europe, a pour type le Cerambyx Daviesn Oliv., de Cayenne. (D.)

•ACAIVTHODES ( <ixo(v9ù5,îr,ç , épineux), poiss. Foss. — Genre établi par M. Agassiz dans le groupe des Hétérocerques de la famille des Lépidoidcs, la lr« de l'ordre des Ganoïdes. Ils ont la gueule très fendue , la mâchoire inférieure plus longue que la supérieure, les dents en brosse, les écailles très petites, la dorsale opposée à l'anale, ou même en arrière de cette nageoire sur le tronçon de la queue; les ventrales très petites, attachées un peu au-dessus du milieu de l'abdomen, et au tiers de l'espace compris entre l'anale et l'insertion des pectorales. Le 1" rayon de la dorsale, de l'anale, des pectorales, est osseux, épais, fort; celui des ventrales, quoique osseux, est très petit; ceux de la caudale sont très fins et à peine distants. Les écailles sont très petites; ce sont des plaques rhomboidales et presque carrées, disposées par rangées obliques du dos vers l'abdomen , et formant ainsi des ceintures transverses dirigées d'avant en arrière.

M. Agassiz cite 2 espèces dans ce g. L'une est son A. Bronnii [Poiss. foss., t. XI), qui a les écailles lisses , et qui vient des mines houillères des environs de Saarbruck. L'autre, A. sitlcatus {ibid.), a les écailles striées. Elle a été découverte par M. Greennock dans les géodes de New-Haven. (Val.)

•ACA1VTI10DI0\ (àxû<v0uî<î„5, épineux).

BOT. PH. — Genre de la famille des Acanthacées, établi par M. Delille, dans sa Flore d'Egypte, sur une seule espèce (A. spicaium], trouvée par lui dans une plaine déserte près de Soueys, et dont il donne la description suivante : Plante presque ligneuse à la base, à épis terminaux, beaucoup plus longs que la tige. Calice 4-parti , persistant, à divisions concaves : les 2 latérales intérieures plus petites, les 2 extérieures plus grandes, on-

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guiformes , dont la supérieure plus longue • acumince; 3 bractées, dont les 2 latérales sétacées, la 3™« intermédiaire foliacée, dentée, épineuse. Corolle unilabiée, à tube court, rétréci à l'ouverture, velu, échancré supérieurement, à lèvre dilatée, 3-lobée au som met. Etamines 4, à anthères barbues, conni ventes ; les 2 filaments inférieurs acinaciformes et se prolongeant au-delà de l'anthère en une dent aiguë. Capsule ovale, aiguë, biloculaire, bivalve; valvules élastiquement déhiscentes par le sommet. Graine unique dans chaque logelle, ovale, comprimée, insérée sur un rétinacie en crocnet et couverte de poils couchés; radicule placée vers le point d'attache de la graine. — Ce g. diffère principalement de VAcanihus , dont il a le port et les formes générales , par la structure des graines , leur nombre dans chaque cloison et la position de la radicule. C'est une plante suffrutescente, à feuilles opposées, ovales, dentées-épineuses, à inflorescence en épis quadrifariés, munies de bractées foliacées et de bractéoles sétacées. (C. L.)

•ACAIMTnODIS (àxav9o5<îyi;, épineux), ins. — Genre de la famille des Locustaires, de l'ordre des Orthoptères , créé par M. Serville [Revue niéthod. des Onhopi.) aux dépens du g. Locusta, Lat. Ses principaux caractères sont tirés de la forme : 1° des palpes, dont le dernier article des maxillaires est une fois plus long que celui des labiaux; 2° des élytres, fort étroites; 3° des pattes, toujours armées d'épines robustes. — Ce g. renferme environ 12 esp. répandues sur tout le globe. L'esp. type est VA. aqudina ( Tettigonia id. L.), de Surinam. (Bl.)

•ACAIVTHODOIV (axave», épine; ôd^ou;; i<îovTo;, dent). ARACH. — Genre de la famille des Aranéides, tribu des Théraphoses, créé par M'. Guérin [Rev. ZooL), et dont voici les caractères : Yeux au nombre de 8, dont 2 très rapprochés sur le bord antérieur du céphalothorax, et6 beaucoup plus en arrière, formant un triangle transverse très étroit. Palpes presque aussi longs que les pattes, insérés à l'extrémité supérieure des mâchoires, ayant les 2 derniers articles aplatis et armés en dessous d'épines fortes et courtes. Mandibules saillantes, avec leurs crochets repliés en dessous, le long de leur tranche inférieure. Pattes robustes, offrant entre elles ces rapports de longueur : 4, 1, 3, 2 , armées en dessous, comme

aca »

les palpes . d'une sorte de râteau que prcsentenl seulement les deux derniers articles des 1"' et 2""" pattes. — On n'en connaît encore qu'une seule espèce {^4. Peihii Guér.), du Brésil. (H.L.)

. "ACANTHOESSUS (<ixav9»,'e.; , taaa , épi-

neui). poiss.Foss. — Nom donné par M. Agassiz [l'Zeiisch. fur Min.)km\ g. de Poissons découvert dans les géodes de Fer hydraté des houillères de Saarbriick , et qu'il a changé en celui ù'Acanihodes. (Val.)

•ACAKTHOGLOSSE. Acanthoglossum (àxavOa, épine; y).ô)trcra, langue). BOT. PH.

— Genre de la famille des Orchidées, établi par Blume [Flore de Java) , et adopté par Lindiey, dans son travail sur les Orchidées. Il ne se compose que d'une seule esp. [A. nervosum BI.) C'est une plante parasite croissant sur les arbres des forêts les plus élevées de l'île de Java. Ses caractères sont : Calice étalé ; les 2 divisions intérieures et latérales plus étroites que les extérieures. Labelle ventru à sa base , à limbe réfléchi , à 2 lobes , à 2 callosités intérieures. Gynosléme libre supérieurement, prolongé en 2 ailes latérales et courtes. Anthère biloculaire, appliqué sur un rostellum échancré. Masses polliniques au nombre de 4, obovoides, avec uneglande recourbée en hameçon. — Ceg. appartient à la grande tribu des Vandées. (A. R.)

'ACANTHOLEPIS (5xav9a, épine; leirt;, écaille), bot. ph. — Plante annuelle, grêle, laineuse, à feuilles terminées par une petite épine. Ce g., appartenant à la famille des Composées , tribu des Cynarées , a pour caractères génériques : Capitules uniflores , réunis en glomérules au sommet de la plante , et entourés de feuilles épineuses en leurs bords. Involucre comprimé , composé de plusieurs séries d'écaillés frangées ou plumeuses sur les côtés, et terminées en pointe. Corolle 5-fide. Anthères terminées à la base par des appendices courts et ciliés. Style presque entier. Akène oblong et cou- \ertde poils, terminé par une aigrette unisériée, très courte, composée de paillettes elliptiques et fimbriées. La seule espèce connue est originaire de la Perse et de l'Arménie. (J. D.)

*ACAl^TH0LIS(axav9a, épine; o/is, terminaison d'^nolis ; nom défectueux), rept. — Genre établi par Cocteau pour une petite «spècede Saurien de l'île de Cuba {^4. Loy-

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.ùaua), qui , selon nous, ne doit pas être d»traile du groupe des Anolis. Ce genre n'eit effectivement fondé que sur un seul caractère : celui d'avoir le dos semé de pelitstubercules pointus parmi les petites écailles qui le revêtent. (G. B.)

•ACAIVTHOLOPHIJS (àxavÔa, épine; ),oVoç, crête). INS. —Genre de Coléoptères tétramcres, famille des Curculionides, établi par M. Mac-Leay et adopté par M. Dejean. Ce genre ne renferme que des espèces de la Nouvelle-Hollande, dont nous ne citerons qu'une seule, VA- echinaïus, rapportée par M. d'Urville. (D.)

*ACANTH0MERA(ayav9a, épine; fxïjpoç, cuisse). INS. — Genre de l'ordre des Diptères, division des Brachocères, subdivision des Hexachœtes, famille des Tabaniens. Ce genre, établi parWiedmann, et adopté par M. Macquart, a pour type et unique espèce VA. picia, qu'on rencontre au Brésil. Ses caractères sont : Trompe entièrement retirée dans la bouche. Palpes de 4 articles : les 2 premiers velus, le 1" très court, le 2'' assez long, et le Z" le plus long de tous. Face à luber cule conique , raboteuse à sa partie inférieure , avec un sillon de chaque côté ; 3« article des antennes long, conique, un peu comprimé, à 8 divisions, dontladernière est la plus longue. Des ocelles. Abdomen large, déprimé, les 3 derniers segments petits, formant l'oviducte. Pieds grêles; cuisses postérieures allongées, un peu en massue, velues en dessous; jambes intermédiaires garnies de 2 petites épines à leur extrémité ; cuisses postérieures munies d'une épine en dessous dans les mâles ; 4* cellule postérieure des ailes fermée. (D.)

'ACAMTIIONEMUS (axav9a, épine ;v^fi«.

fil , tissu), poiss.— Nom donné par M. Agassix à un g. dePoissons fossiles du Monte-Bolca, et dont on trouve la figure de plusieurs individus dans richthyologie véronaise de Gazzola. Le plus grand et le mieux conservé est figuré sous le nom de Zeus gallus L. , et un plus petit sous le nom de Chœiodon aureus Gm. M. Agassiz a rapporté avec doute à ce genre les Chœiodon orbis , macrolepidotus, rostratiis. Ces 3 derniers individus sont très incomplets, et on ne peut émettre à leur sujet qu'une opinion douteuse. Quant au rapprochement des deux premiers entre eux , et des deux derniers, il avait été déjà éla-

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bli. H. de Blainville avait, en efTet, reconnu l'identité spécifique des deux individus figurés sous les noms de Zens gallm et de Chœiodon aureus, et cet ichlhyolithe est devenu, dans son travail sur les poissons fossiles , son Chœtodon subaureus. Il a de même rapproché , mais avec hésitation , le Cliœtodon rostratus{p. 50, n. 76) du prétendu Chœtodon macrolepidotus, qui est devenu son Chœtodon ignoius (p. 60, n. 72). Mais cet auteur ne me paraît pas avoir saisi les vrais rapports de cet ichtby oiithe ; car les dents ne sont pas semblables a celles des Chétodons, ni, comme l'avance M. Agassiz, à celles des Equula, qui les ont en velours ou en brosse trèsfine et serrées comme les Chétodons. Celles de lAcanthonème sont fortes, un peu crochues, et sur un seul rang. La crête impaire du crâne n'est pas à beaucoupprés aussi élevée que celle des Zeus et des Equula; les apophyses épineuses des vertèbres sont différentes, celles de \'Equula étant dilatées par une crête placée sur le haut de l'apophyse , tandis que cette crête est vers le bas dans l'Acanthonème. Si jesuis de l'avis de M. Agassiz en regardant ce dernier g. commedistinct, je leconsidère comme devant appartenir à la famille des Teuthies, comme très voisin des Amphacanthes, et je ne le placerais ni près des Chétodons, avec lesquels il n'a aucun rappport, ni avec les Scombéro'ides, voisins des Vomers et des Olistcs. La longueur des coracoïdiens arrondis, courbés et dirigés en arrière vers lapointe avancée des premiers inter-épineui de l'anale , établit la ressemblance , qui est corroborée par la forme du crâne, par les granulations et par les ciselures de ces os , par la conformation des mâchoires , la disposition des dents qui le garnissent , la brièveté des côtes , la largeur des crêtes des apophyses épineuses des vertèbres dilatées vers le bas, et tout-à-lait semblables à celles des Acanthures. Je crois même voir sur le petit individu figuré [tab. 51, n. 3), de l'Ichthyologie véronaise, prétendu Chœtodon aureus, que la ventrale avait 2 rayons épineux, un externe et un interne. Ce dernier caractère compléterait la ressemblance, et le g. Acanthonème ne diflTérerait des Amphacanthes que par la forme des dents sur un seul rang , coniques, en pointes recourbées, mais simples, et sans bord dentelé ou festonné comme l'ont celles dec Anrtphacanthes. Toutefois, si je présente

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avec quelque hésitation l'existence du caractère des 2 rayons épineux à la ventrale, les autres caractères que j'ai signalés sontd'uiis telle évidence qu'ils ne peuvent laisser aucun doute dans l'esprit de l'ichthyologiste.

iM. Agassiz cite une 2<= espèce de ce g., VA.. Berlrandi, trouvée dans un calcaire tertiaire bleuâtre, très siliceux, près de Schio, dans le Vicentin ; mais cette espèce n'a été déterminée que par l'inspection du dessin. (Val.)

ACANTHOIV'OTE. poiss.— Syn. de Notacanthe. (Val.)

*ACANTH01^0TUS (axavQa , épine ; vù- To;, dos, surface convexe), crust.— M. Owen a établi sous ce nom un petit g. de Crustacés de l'ordre des Amphipodes , famille des Crevettines , très voisin des Talitres ; il n'en diffère guère que par la longueur des antennes supérieures; mais il se rapproche encore davantage des Lysianasses. On n'en connaitbien qu'une espèce trouvéeàlgloolik. (M. E.)

*ACANTe01MYCHIA , DC. (ocxavGa , épine ; ôvvx'ov, onglet). BOT. PH. — f^oyez pen-

TAC/ENA. (S. P.)

•ACAIVTHOMX (axocv9a, épine; Sv«|.

ongle). CRUST.— Genre de Crustacés décapodes brachyures, de la famille des Oxyrinques etdela tribu des Maiens, établi par Latreille, et caractérisé par des yeux non rétractiles , logés dans les orbites circulaires , qu'ils dépassent à peine; par des antennes extérieures dont l'article basilaire, soudé avec les parlies voisines delà carapace,est étroit en avant, et dont la tige mobile s'insère en dehors du niveau du bord du rostre, de façon à n'être pas recouvert par ce prolongement ; par la forme élargie du pénultième article des pattes des 4 dernières paires, article qui est tronqué en dessous près du haut et porte un tuberculeoudent, vesliged'undoigtimmobilecontre lequel le tarse vient se replier. — Par leur forme générale ces Crustacés se rapprochent beaucoup des Pises. On en connaît 3 esp. qui sonttoutesde très petite taille; l'une habilela Bléditerranée, la 2« les côtes de l'Amérique, et la 3' le cap de Bonne-Espérance. (M. E.)

"ACXViTHOPE.Acaiithops (i'xavOa, épine^ ôi|', œil). INS. — Genre de l'ordre des Orthoptères, famille desManlides, créé par M. Ser ville, et ayant pour caractères essentiels .- Yeux avancés en pointe et terminés par une petite épine; élytres larges, avec leur côte

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sinueuse, et l'abdomen dilaté latéralement. —Ce g. ne renferme que 3 esp. propres à l'Amérique méridionale, et dont le type est VAfuscifolius (Mantis fuscifolia Oliv.). (Bl.) • ACAlVTH0PHIS(à)cav6a, épine; i'cpi;, serpent). REPT. — Daudin a établi sous ce nom un g. d'Ophidiens de la famille des Vipères, dont un des principaux caractères est de porter une forte épine à l'extrémité de la queue. II se distingue d'ailleurs par un corps court, épais, revêtu d'écaillés carénées ; par des lamelles sous-caudales non divisées ; par des narines simples, ouvertes latéralement chacune dans une seule plaque ; par l'existence de scutelles sur la région antérieure de la tète; par des yeux à pupille verticale et entourés d'un cercle de petites plaques, parmi lesquelles il en est une, la sourcilière, qui forme comme une sorte d'auvent au-dessus du globe de l'œil. — La seule espèce qui appartienne encore à ce genre, l'A. cerastinus Daud., habite la Nouvelle -Hollande. On en trouve des flgures dans plusieurs ouvrages; la meilleure est celle de l'/con. du règne animal de M. Guérin. (G. B.)

ACA]VTHOPHORA(à)tavaa,épine;çopo;, porteur) . bot. cr. — Genre de l'ordre des Floridées, famille des Phycées, établi par Lamouroux(r/!a^ass. non ar(. .Paris, iS\ 3), négligé par Agardh, qui en a fait la 4'"'' tribu de son g. Chondria ; puis récemment repris et admis comme distinct par Gréville, qui, dans le Synopsis qu'il a placé en tête de ses Alg. britannicœ,\e caractérise ainsi : Fronde continue, cylindracée, cartilagineuse, garnie de petites épines. Fructification immergée ou placée à la base des épines , et consistant , <5oit en capsules ou conceptacles, soit en gra - Quies ternes, c'est-à-dire disposés 3 par 3 le long de la fronde. Deux ou trois esp. composent ce genre. Comme il n'existe point de différence notable entre la fructification des Acanthophora et celle des Chondria, et que d'ailleurs l'organisation des frondes est absolument la même dans les uns et dans les autres, nous ne saurions adopter le g. de Lamouroux, uniquement fondé sur la forme et le port de ces mêmes frondes, et, à l'exemple d'Agardh, Martius et Endiicher, nous n'en faisons qu'une section ou tribu du genre Chondria. (C. M.)

*ACAi\THOPHORUS (âza.vea, épine; «opdç, porteur), ins. — G. de Coléoptères té-

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tramères, famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par M. Servilleet adopté par M. Dejean. Il a pour type le Prionus serraticornis Oliv., esp. des Indes orientales. Les principaux caractères de ce g. , suivant M. Serville, sont : Corselet tri-épineux latéralement Mandibules allongées, plus ou moins arquées, multidentées intérieurement. Antennes de 3 à 10 articles prolongés en épines, au côté interne. Dernier article des tarses de la longueur des 3 autres réunis. (D.)

*ACA]\'TnOPnYLLUM (à/cavGa., épine; 9ÙAX0V, feuille) . BOT. ph. — MM . Hooker et Ar nott {Bot.Mag.comp.,t. I.) ont proposé d'établir sous ce nom un g. de plantes de la famille des Composées, qui ne contiendrait qu'une espèce de l'Amérique méridionale {A. axillare) ; mais avant eux, Meyen avait déjà employé cette dénomination pour un g. qu'il plaçait parmi les Silénées. Endiicher [Gen. PI.), bien qu'adoptant VAcanthophillum , le rapporte comme simple section au Triptilion de Ruiz et Pavon. M. deCandolle {Prod., t. VII) a élevé celte section au rang de g. sous le nom de Strongyloma. (C. L.)

*ACAIXÏII0PHYT0]V»(à)cav9a, épine; «puTov, plante), bot. ph. — Genre proposé par Lessiug(Sî/nops.)pourune plante de la famille des Composées , qui a été réuni au Cichonutti, L., dans le ProdronicdeM. deCandolle. Cependant MM. Lindley et Endiicher ont adopté depuis ce g. comme tout-à-fait distinct. Voici les caractères que lui assigne le second {Gen. PL): Capitule homocarpe, d'environ 6 fleurs. luvolucre cylindracé, imbriqué ; squames presque égales. Réceptacle planiuscule, épaléacé; corolle ligulée. Akènes uniformes, érostres , turbines, un peu rugneux transversalement; aigrette uniforme, très-courte, multipaléacée, ceinte à la base d'un rebord prolongé de l'akène ; paillettes elliptiques, obtuses, assez distantes. — L'A. spinosum, seule espèce du g., est une plante herbacée bisanuelle, appartenant au bassio méditerranéen. (C. L.)

AC\7iTnOPODE. Acanthopodus{âix,M6oç, épineux; ttou;, •:to^c;, pied), poiss. — Lacépède a établi sous ce nom un g. dans lequel il réunissait 2 espèces déjà mentioanées dans son ouvrage sous d'autres dénominations et dans des g. différents. L'une, VA. argenleus {Chœtodon argenleus L.), est la même que le Monodaciyle falciforme ; c'est le Pseltus

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Commersoni de notre ichthyologie (t. Vil). La 2""= espèce, V^. Boddaeni, esl d'un tout autre g. que la 1" : c'est l'Holacaiithe Duc de Lacépéde. Ce g. , ainsi formé de 2 espèces nominales d'ailleurs dissemblables , n'a pu être conservé. (Val.)

ACAlvtflOPOMES. Acamhopoma (axavOa, épine ; Trotta, operculc). poiss. — Nom de la 1 1™« famille du sous-ordre des Thoraciques , laM^'del'ordredesHolobrancheSjet la2l'"« de la classe des Osseux, dans la méthode de M. Duméril. Elle comprend les g. de Poissons de ces groupes à opercules épineux ou dentelés. Voici les noms de ceux que l'auteur

rapportait : Holocentre, Perséque, Taeniajote, Bodian , 3Iicroptère , Sciène, Luijan et Gentropome , tous pris de Lacépéde et adoptés sans aucune critique. (Val.) ,

ACAIVTHOPS (axavSa, épine ; 'i^, aspect). POISS.— Nom spécifique imaginé par Lacépéde ! pour une esp. de ses Holocentres. (Val.) j

* ACA\THOPS ( axav9« , épine ; o'\>, œil). '

ijrS. Ployez ACANTHOPE. I

•ACAXTHOPSIDES. Acanihopsidœ (5xav- :

©a , épine ; '^, œil ). l\s. — Le docteur Bur- [ meister donne ce nom à un petit groupe de la famille des Mantides (ordre des Orthoptères), dont le caractère est d'avoir les yeux termi- \ nés en pointe. Ce groupe renferme les g. j Acamkops et Schizocephaliis. (Bl.) '

* ACANTIIOPSIS ( Sxavect , épine ; ô'-f , \ œil). POISS.— Genre démembré des Cobiiis par M. Agassiz , et qui comprend les espèces i de Loches à sous-orbitaires épineux. Le corps est comprimé et glissant ; la bouche esl entourée de petits barbillons ; les dents pharyngiennes sont très pointues et sur une seule rangée. — La Loche de nos rivières, A. tœnia Agass. [Cobiiis tœnia L.) , est répandue dans toute l'Europe. C'est un petit poisson qui vit sur les fonds sablonneux. Plusieurs espèces de ce g. vivent dans les eaux douces de l'Inde , et ont été décrites par Bnchanan. On n'en connaît pas de marines. M. Agassiz î en cite une espèce fossile d'Œningen, A. angustus {Poiss. foss., vol. V). (Val.)

"ACAIVTHOPTÈRE. Acanihopterus ( a- ««Oa , épine ; TTTtpov , aile), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères , famille des Longicornes , établi par M. Gory, mais ; noa adopté par M. Dejean , qui l'a réuni au ! g. Purpuricenus. (D.) 1

ACANTnOPTÉRlGIElVS. Acanihofie- I

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rygii (âxavGa, épine ; irTipv/tov , petite aile, nageoire). POISS. — Nom donné par Artédi à l'un de ses ordres de Poissons, pour exprimer que les rayons des nageoires sont durs et piquants, tandis qu'ils sont mous et flexibles chezd'autrès Poissons. Pour bien comprendre la valeur de ce mot, qui désigne encore, dans l'état actuel de la science , le groupe le plus naturel qu'on puisse établir dans la classe des Poissons , il faut faire attention à l'observation si juste d'Artédi , que les rayons, soutiens des nageoires , sont toujours de deux natures dans ces animaux; tantôt, et c'est même le cas le plus général , ils sont composés de petits ossicules doubles , plus ou moins quadrilatères et articulés par synchondrose à la suite les uns des autres, de façon que ces articulations n'ont aucune mobilité, mais que, le plus souvent, il résulte du peu d'épaisseur des rayons , et même de la longueur des pièces articulées, une sorte de flexibilité qui a fait donner à ces rayons l'épithète de mous ou de flexibles. On leur a substitué aussi la dénomination de rayons articulés , qui est certainement meilleure , car elle donne une idée juste de la nature et de la composition du rayon, quelle que soit sa rigidité. En effet , on conçoit qu uu rayon très épais , c'est-à-dire composé d'articulations à pièces très larges et de très petite épaisseur, forme un rayon dur et poignant tel que ceux des Barbeaux {Cyprimis barbus L.); quelques Silures en offrent l'exemple.

Mais il est aussi des Poissons dont les rayons sont simples , inarticulés , et composés de fibres osseuses plus ou moins parallèles à leur axe. Ces rayons, qui ne sont jamais divisés à leur extrémité, sont tantôt de véritables épines, par leur rigidité, tantôt de simples filets , grêles, mous, flexibles, et beaucoup moins rigides que les rayons articulés de plusieurs espèces , désignées sous le nom de Poissons à rayons mous. Cependant, la rigidité de l'épine pouvant être opposée, dans le plus grand nombre de cas , à 11 flexibilité et à la mollesse du rayon arti« culé , Artédi donna avec raison au 2™^ ordre de ses Poissons osseux l'épithéte d'Acan- Ihoptérygiens , ordre qui , dans sa méthode, comprenait les g. Blennie , Gobie , Xiphias , Scombre , Mugil , Labre , Spare , Sciène , Perche , Vive , Trigle , Scorpène , Cotte , Zée , Chétodon et Gastérostce. Linné

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ayant cessé d'établir la classification des Poissons sur les caractères tirés de la nature des rayons, le néologisme d'Artédi fut oublié dans le Sysiema uaiurœ; mais nous le retrouvons dans la méthode suivie par Gronovius [Muséum iclultynlorjicum). Ses Acanlhoptérygicns comprennent les genres d'Artédi, Muf les Gobies ; il y ajoute cependant les g. Pol!/nemus , ^Ii/siw: el HuloceiHrus. Depuis cet auteur jusqu'à Cuvier, les ichthyologistes ne se sont pas servis du caractère tiré de la nature des rayons pour classer les Poissons; mais, dans sa classification, l'auteur du Rèyne animal a fait, sous le nom d'Acanthoptérygiens, le 3™» ordre des Poissons osseux. Il lui a donné la même valeur qu'Artédi , et en a fait comme lui un ordre tellement naturel, qu'on ne peut le diviser que très difficilement en familles. Néanmoins je crois que celles établies dans notre Hist. nni. des Poiss. seront généralement admises par les naturalistes. Cuvier compte dans cet ordre 15 familles, dont nous donnerons les principaux caractères en traitant dans cet ouvrage de chacune de ces familles. La plupart ont pour type les g. établis et rangés par Arlédi dans le groupe du même nom, et auxquels nous en avons ajouté quelques uns, en groupant dans une même famille plusieurs des g. de cet auteur, tels que les Scombres et les Xiphias, qui appartiennent à nos Scombéroïdes.

Depuis Cuvier, M. Risso a fait usage du mot Acanthoptérygiens , mais pour désigner une subdivision des dilTérentes familles qu'il a établies, en ayant égard à la position des ventrales, d'où il est résulté qu'il y a des Poissons jugulaires acanthoptérygiens, placés à côté des jugulaires malacoplérygiens, etc. (Val.)

•ACAA'THOPUS (axave», épine; ttoî;, pied . INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes, établi par Mégerle et adopté par M. Dejean. Il ne renferme qu'une seule esp. qui se trouve en Dalm.atie et en Italie ; c'est le Blaps carakoides Germ. ou VHelops deinipes Panz. (D.)

ACAIVTHORHIIVE. Acanthorimis («xav- 8« , épine ; pt'vy) , ange , nom d'un Poisson de mer), poiss. — M. de Blainville a établi sous ce nom une coupe générique que Cuvier a •ubdivisée en Acanlhias, Centrma et Scymnium (Journ. phys., Lxxxiii, 1816). (Val.)

•AtiANTHORHYNCHUS (axav9«, épine;

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pûyxo;, bec). OIS. — NouYcau genre formé par Gould (Proceedvigs, 1837) dans la famille des 3Ielliphagcs ou Philédons de Cuvier, el synon. du g. Pbylidonyre de Lesson {Tr. d'Orn.). Ce dernier nom nous parait devoir être préféré comme antérieur et comme exprimant le rapport intime de ces Oiseaux avec 2 g. connus. Foy. phylidonyre. (Lafr.)

*ACA\TIIOSCELIS (axocv6a, épine; <=xt- ),o;, cuisse). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères penlamères, établi par Latreille dans sa famille des Carnassiers (Carabiques de M. Dejean), tnbu des Scarilides. Latreille n'a fait qu'indiquer ce g. dans ses Familles naturelles; il est fondé sur une seule espèce du cap de Bonne-Espérance, \eSc. ruficomis Fab. M. Dejean, en l'adoptant, lui donne le? caractères suivants : Menton articulé, presque plan et fortement bilobé; lèvre supérieure très courte et bi-denlée. Mandibules grandes, avancées, fortement dentées intérieurement; dernier article des palpes labiaux presque cylindrique. Antennes moniliformes ; le 1" article très grand, les autres beaucoup plus petits et grossissant insensiblement vers l'extrémité. Corps court et convexe. Corselet bombé, transversal et presque carré. Élytres courtes et très convexes. Jambes antérieures très fortement palmées; les postérieures courtes, larges, arquées et couvertes d'épines; trochanters presque aussi grands que les cuisses postérieures. (D.)

*ACA\TUOSOMA (axavOa, épine ; aS^xa, corps). INS. — Genre de la famille des Scutellériens, de l'ordre des Hémiptères, établi par Curtis , adopté par MM. de Laporte et Burmeister. Ce g., détaché At&Peniaiom a, Luir., ne s'en distingue que par la présence d'une pointe, située à la base de l'abdomen et se prolongeant sur le sternum.— On y rapporte une douzaine d'espèces répandues dans toutes les parties du monde. Le type en est VA. hœmorroidale [Cimex hœmorroidalis Fab.), qui se rencontre dans la plus grande partie de l'Europe. (Bl.)

* ACANTHOSOME. Acanihosoma (axav Oa, épine ; aSpia, corps). CRUST.— Petit genre de l'ordre des Ampbipodes, famille des Crevettines , établi par M. Owen , et ne différant guère des Amphilhoés qu'en ce que le front est orné d'un rostre assez saillant, que les pattes des deux premières paires sont filiformes, et que la griffe de l'une de ces paires

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(la 1") est ornée d'un petit ongle. Le type de celte dernière est VA. Hysirix des mers polaires. (M. E.)

• ACANTHOSPERMA (à'xavGa, épine; «TTcpixa. semence), bot. ph. — Synonyme Û'Acicarphn. f^'oif. ce mot. (.!■ D.)

*ACAINiTHOSPORA (âxavea, épine; airopa, semence, graine), bot. ph. — Sprengel (Anleii., t. II) a proposé ce genre pour une plante dont Dielrich a formé son g. Misandra; mais Ruiz et Pavon avaient, avant ces auteurs, fondé sur le même type leur g. Bonapartea , aujourd'hui préféré par tous les botanistes. (C. L.)

*ACA\THOTHECA (axavôa, épine ; O/jV/j, boîte). BOT. PH. — Ce genre, de la famille des Composées, renferme plusieurs espèces particulières à l'Afrique australe. M. De Candolle le caractérise de la manière suivante : Capitule multiflore, radié; les fleurs du rayon l-sériées, ligulées; celles du disque stériles, tubuleuses, à 5 dents. Involucre 1-sérié, à écailles linéaires, dépassant les fleurs du disque. Réceptacle nu. Fleurs ligulées, ciliées-hispides à la base. Styles bifides, très glabres; ceux des fleurs du disque, simples, capités, légèrement hispides. Akènes du rayon, les seuls développés, 3-gones et armés, surtout aux angles, d'aiguillons épais et acérés. Fleurs jaunes; celles du rayon souvent marquées de brun à la base. — Ce g. est voisin du Steirodiscus, dont il diffère par les akènes du rayon , qui sont anguleux et épineux ; il a aussi quelques affinités avec ies Dirnoyphoiheca et l' O.ueospermum ; mais la conformation de ses fruits l'en éloigne également, (j. D.)

• ACAIVTHOTHECA ( âxav9a , épine ; 6*5xy), fourreau), zooph. — Nom proposé par M. Diesing dans sa Monog. du g. Peniaslome, pour établir un ordre dans la classe des Vers intestinaux, intermédiaires entre les Trématodes et les Nématoides, et dans lequel il place le seul genre Pentaslome. (Val.)

• ACAKTHOTHORAX (ax«v9a, épine; fiwpaï, tronc). INS. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides, établi par Gaede, mais non adopté par M. Dejean. Ce g. répond au g. Mecocerus de Schœnherr. y oyez ce mot. (D.)

AC A\"THURE. Acanthurus (axavGa, épine; eipa, queue), poiss.— Genre de la famille des Teuthics, tenant des Scombéroides et un dcu

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I des Squamipennes. Ce nom, imaginé par I Forskal, adopté par Bloch et Lacépède , et exprimant le caractère le plus saillant de ces i Poissons, est tiré de la forte épine mobile I dont la queue est armée de chaque côté. Dans l'état de repos, elle est couchée dans une rainure qui la reçoit, et sa pointe postérieure assez courte fait seule saillie. Mais quand le poisson redresse son arme, la pointe, dirigée du côté de la tête, s'écarte du corps, et fait souvent une saillie de plusieurs millimètres. Il est d'ailleurs assez difficile de concevoii l'usage de cet organe. Cet aiguillon tranchant, en forme de lancette, a fait donner aux espèces qui le portent le nom de Chirurgien , de Barbier ou de Porle-lancetle.

Ce genre, très naturel, comprend de nombreuses espèces , originaires des mers des Tropiques et plus abondantes dans celles de l'Inde que sur les côtes de l'océan Atlantique. Elles ont toutes le corps comprimé, la tête haute, l'œil élevé, la bouche petite, armée d« dents le plus souvent crénelées sur îe bord, tranchantes, et sur un seul rang. La membrane branchioslége est soutenue par 5 rayons. Une seule dorsale étendue sur tout le dos , et non écailleuse. — Linné plaçait les 2 ou 3 espèces qu'il en connaissait parmi les Chétodons; rapprochement qu'il avait fait d'après la forme générale du corps , quoique les dents et l'organisation interne ne justifiassent ces rapports en aucune manière. Il avait aussi connaissance d'une belle espèce indienne , qu'il classait avec une espèce d'Amphacanlhe dans un même g., sous le nom de Teuihis, qu'il plaçait dans l'ordre des Abdominaux. Il aura sans doute été trompé par une mauvaise interprétation de cette phrase de Gronovius : Pinnœ ventrales in infimo abdomine medio inler regionen pinnarum branchiam et anipinnam, mox anlt anum siiœ, etc. Les ventrales sont bien voisines de l'anus, mais elles n'en sont pa» moins thoraciques , parce que l'anus de ces Poissons est ouvert très en avant, à cant* de l'enroulement en spirale de leur canal intestinal.

Ce g. devait donc être réformé; mais il l'a été peu habilement par Lacépède, puisqu'il a placé le Teuilds javus parmi ses Chétodons; quant au Teuihis hepaïus, il l'a rangé dans ses Acanlhures. C'est ainsi que le nom générique de Teuihis a été effacé de la no-

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menclalure ichlhyologique ; et c'est avec raison, car on sait que celle expression était appliquée, chez les anciens, à un Mollusque (le Calmar). Il faut aussi remarquer ici que le g. Aspisure deLacépéde n'est qu'un double emploi de son g. Acanthure. — On connaît aujourd'hui 3 ou 4 espèces de ce g. dans l'océan Atianlique, et plus de 40 dans l'océan Indien. On en a reconnu aussi parmi les Poissons fossiles. L'Ichthyolithe du Monte- Bolca (Ichlhyologie véronaise), queVolta avait déjà rapproché du Cliœiodon Uneaius, est en effet un Acanthure que M. Agassiz nomme Acanihums tennis. (Val.)

'ACANTHURUS («xavea, épine; ovpi, queue ). ins. — Nom donné par Kirby à un g. ddtColéoptères, famille des Lamellicornes, précédemment appelé f^algus par Scriba.

"ACAÎVUS ( axavoç, Crête épineuse de poissons), poiss. foss. —Genre de Poissons fossiles de Claris, établi par M. Agassiz, qui le range dans la famille des Percoidesde Cuvier, et dont il reconnaît 3 espèces. L'une est son A. oblongus. Le nom spécifique de la deuxième n'est pas encore cité dans le Catalogue du cabinet de lord Gole et de sir Phillipp Egcrton. (Val.)

ACARA. POISS. — Nom en quelque sorte générique qu'on trouve dans Marcgrave , le plus souvent accompagné d'une épilhète, et qui désigne des Poissons de g. et d'espèces fort différents. Celui-ci se trouve seul et sans épilhète dans Marcgrave pour un poisson d'eau douce du Brésil, que Lloch a nommé Perça bimaculaia ( Spams Acara Lacép. ), et qui , à notre avis , est un poisson du g. Chromis. (Val.)

ACARAUIVA. poiss. — Espèce de Marcgrave qui appartient certainement a un Acanthure, et que nous croyons être notre Acanihurus phleboiomus ; mais ce qu'il y a de sur , c'est qu'il ne faut pas rapporter celte synonymie au Ckœtodon nigricans de Bloch, et encore moins au Cliœtodon nigricans L., qui est différent de celui de Bloch. {Ployez à ce sujet Cuv. et Val Ichih. X, p. 209.)

Sous ce même nom, M. Sebastianof a publié, dans lesIVova aclapetropolilana (t. XIII, p. 257, pi. 11), un g. de Poissons identique au g. établi par Lacépède, et adopté par tous les Ichlhyologisles sous le nom de Gomphose. Voyez ce mot. (Val.)

ACA

ACAKDE. ^cardo (à priv., cardo, charnière ; mot hybride), moll. — On a voulu désigner, par celle dénomination vicieuse, une coquille sans charnière. Bruguière paraît être le premier qui ait fait usage de ce mot. Il l'appliqua à deux choses très distinctes que l'on confondit pendant quelque temps : l'une, que l'on croyait être les valves sans charnière et sans ligament d'un mollusque particulier , a été reconnue pour des épiphyses vertébrales de grands Cétacés; l'autre est le corps fossile dont Lamarck a fait depuis son g. Sphérulite. Dans le Système des animaux sans vertèbres, Lamarck adopta le g. Acarde, dont il avait éliminé les Sphérulites ; mais il les remplaça par la coquille, dont il fit par la suite son g. Ombrelle. Lamarck revint bientôt à des idées plus justes sur ces différents g., et celui d'Acarde disparut de ses autres ouvrages. (Desh.)

ACARIDES. Acaridœ. arach. — Cette famille , que M.Walckenaër regarde comme le dernier ordre de la classe des Acères,a été établie par Latreille avec les caractères suivants: Palpes grêles, surnuméraires à la lèvre , qui est échancrée. Mandibules en forme de pince. Yeux nuls. Hanches distantes. Pieds caroncules. — Les Arachnides qui composent cette famille sont microscopiques, parasites, et pullulent beaucoup.

Quelques unes vivent sur des Insectes, notamment sur les Coléoptères orduriers ou fouisseurs ; d'autres rongent les provisions de bouche, comme la farine, le vieux fromage, les viandes desséchées. Les collections d'Insectes, placées dans les lieux froids et humides , sont également exposées à leurs ravages. On attribue avec raison à quelques espèces la maladie de la gale, qui se manifeste chez l'homme comme chez divers animaux domestiques. Certaines Acarides propres à quelques Mammifères peuvent aussi se multiplier sur l'Homme et l'incommoder extrêmement. D'autres espèces sont errantes et se trouvent sur les plantes , les écorces des arbres, dans la terre, sous les pierres, etc. Plusieurs naissent avec six pattes, ics deux autres se développent peu de temps nprés ; leurs tarses se terminent souvent dediverses manières. Les g. que cette famille renferme sont au nombre de neuf. (H- L,)

ACARIDIEKS. ACARIDIES , ACA-

ACA

RIENS, ACAIU\S. aracii. — Synonyme d'Acarides. (H. L.)

ACAR\A (nom du chardon? dans Théophraste). bot. ph. — "Vaillant (^c«. v^carf., ITIS) a fondé sous ce nom un g. de la famille des Composées, qui est le Picuomon de Lobel et d'Adanson , adopté depuis par tous les botanistes. Linné réunit r.^fnina au g. Cnicus, en l'y appliquant cumme nom spéciOque d'une espèce. Willdenow reprit cette dénomination pour désigner un nouveau g. qu'il forma aux dépens de VAiract'jlis de Linné , et que Lessing admit dans son Synopsis. Cassini, en adoptant ce g., le limita à une seule espèce, \'^. cancellata [Airaciylis cane. L.). VAcarna parait avoir été définitivement réuni au g. Atraciylis (DC, Prodr., VI). (C. L.)

ACARIVE. poiss. —Nom tiré littéralement de Pline, qui lui-même l'avait pris desauteurs grecs, et que Rondelet a appliqué assez arbitrairement à un poisson de la Méditerranée [\ç. PagdLus acarne(Z\x\ . et Val. Hisi. Poiss. VI). Salviani a donné lenomd'^cayweà la Vive commune [Tiacliinm draco\ (Val.)

ACARUS («xapi', sorte de petits insectes). ARACH. — Genre de l'ordre des Acarides , créé par Linné, adopté par Degéer, Hermann et Latreille, et placé par ce dernier dans sa quatrième famille, celle des Acarides. Les caractères distinctifs de ce g. sont ainsi exprimés : Labre et palpes cachés par les mandibules. Corps entre le deuxième et troisième pied , entouré par un sillon, mou, légèrement renflé ; hanches à peine distantes ; troisième pied plus petit que le quatrième. Caroncules membraneuses , pointues. Larves très semblables à l'animal adulte. — Ce g. renferme trois ou quatre espèces , dont une , VAcarus scabiei Fab., se trouve ordinairement dans la poussière du vieux fromage. On a regardé, à tort, cette dernière espèce comme VAcarus de la gale. C'est ce qu'a pleinement démontré M. Raspail. /^o;/ez SARCOPTE. (H. L.)

ACASTE. Âcasia (nom mythologique).

— Genre établi par le docteur Leach, appartenant à la classe des Cirrhopodes (ou Cirrhipèdes) , et dont voici les caractères essentiels: Coquille sessile , ovale, subconique, composée de pièces séparables. Cône formé de 6 valves latérales, inégales, réunies , ayant ur fond une lame orbiculaire, concave au

ACC

côté interne, et ressemblant à une patelle on à un gobelet. Opercule quadrivalve. — C« genre, non admis par M. de Blainville, qui en fait une division des Balanes , est composé de 3 ou 4 espèces qui paraissent vivre toutes dans des éponges. (M. S. A.)

ACALLE. Acaulis (à priv.; xavli:, tige) BOT. PH. — Celte exp/ession s'applique aux plantes qui paraissent dépourvues de tige, c'est-à-dire dont les feuilles et les fleurs semblent naître du collet de la racine , comme , par exemple, dans le Pissenlit, la Primevère des jardins , etc. Mais nous devons faire remarquer que , même dans ces plantes , la tige existe constamment: seulement elle est réduite à de très petites proportions et cachée sous la terre , où elle constitue une souche ou rhizome {voyez ces mots) ; car les feuilles et les supports de la fleur naissent toujours de la tige. (A. R.)

AGAVE. Acavus. moll. — Genre inutile proposé par Montfort, dans sa Conchi/Uologie systématique, pour les Hélices qui ont l'ouverture grande et la columelle très arquée , telles que les Hélix hœmastoma et aspersa de Muller. (Desh.)

ACCEI^TEUR. Accenior. ois. — Genre établi par Bechstein sur le Pégot ou Fauvette des Alpes ' Bu(T. pi. enl. 6C8, fig. 2 ; Moiacilla alpina Gm.\ formant le 30' de l'ordre des In • sectivores de la méthode de Temminck, et l'un des sous-genres desBecs-fîns [Hlotacilla, Lin.) de la famille des Denliroslres du liégne animal de Cuvier. Les caractères de ce g. sont : Bec droit, pointu; mandibule supérieure échancrée à l'extrémité, comprimée sur ses bords ; narines nues. Pieds assez robustes ; doigt externe réuni à sa base àcelui du milieu ; ongle postérieur assez allongé et très arqué. Ailes de moyenne grandeur, l" rémige très petite, la 3'^ la plus longue de toutes ; queue égale et de moyenne Ion gueur. — Ce g. se compose actuellement de trois espèces : celle qui en est le type est l'AccENTEUR DES .\lp£S {A. alpinus Bech.), les deux autres sont: l'A. mouchet {A. modularis Cu\.) et l'A. montagnard [A. mon- (anellus Temm. ). Quelques auteurs y ont ajouté la Fauvette calliope {Moiacilla calliope Pall.) ; mais les caractères essentiels de cet oiseau . qui a toutes les proportions des Sylvia, et leur système de coloration, n« nous permettent pas de l'admettre comme

appartenant vérilablemenl au genre Accenteur

Le plumage des Accenteurs, généralement terne, est d'un gris roussâlrc, parsemé de taches bruties , noires ou blanches , dont la position , la forme et l'étendue varient suivant les espèces. Les femelles sont semblables aux mâles, et les jeunes n'ont pas de livrée. Les Accenteurs n'émigrent point, et semblent ne pas craindre le froid. Néanmoins l'hiver amène dans leurs habitudes un changement remarquable : le Pcgot et l'Accenteur montagnard, qui ne se trouvent que dans les montagnes du midi de l'Europe et de l'Asie, descendent alors dans les vallées , et le Mouchel, qui habile toutes les parties tempérées des mêmes pays , quille seulement le sommet des arbres pour se réfugier dans l'épaisseur des taillis, ce qui lui a fait donner le nom vulgaire de traînebuissons.

Les Accenteurs se nourrissent de larves et de graines pendant l'hiver, d'insectes pendant l'été. Ils construisent leur nid avec de la mousse , dans les fenlcs des rochers , sous les loits des maisons et sur les plus hautes branches des arbres , principalement des arbres verts. Ils pondent 4 ou 5 œufs d'un bleu verdàtrc. (F. P.)

ACCIPITRES {Accipiier, épervier ; accipiiro , je déchire), ois. — Traduit du latin accipiires de Linné, adopte par Vieillot dans sa méthode, et répondant aux Oiseaux de proie deCuvier et aux Rapaces de Temminck.

f^OyeZ RAPACES. (Lafk.)

ACCIPITRIIVÉES. AccipUrinœ [Accipiler, épervier, oiseau de proie), ois. —Ce mot désigne pour nous, comme pour Willughby, le seul g. Épervier. C'est une sous-famille de la famille des Falconidées , répondant en partie à la section des Autours de Cuvier et aux Autours de Temminck [PL col.). Cette sous-famille de Swainson que nous adoptons , mais avec des additions et des soustractions de g., nous paraît oITrir les caractères suivants : Bec en général court et fortement crochu, courbé dès la base. Mandibule supérieure comprimée , non dentée , mais dilatée vers le milieu de ses bords en un simple feston plus ou moins prononcé; mandibule inférieure tronquée et retroussée à son extrémité ; narines ovalaires , ou orbiculaires et tuberculées dans leur milieu.

ACC

Pieds à tarses longs et grêles, ou de longueur médiocre, écussonnés ou réticulés, garnis en dessous de pelotes saillantes. Ongles des doigts antérieurs très inégaux ; l'interne souvent de moitié plus grand que l'externe et presque aussi fort que celui du pouce. Tête généralement petite, mais grosse dans un des g., ornée quelquefois d'une huppe tombant postérieurement. Ailes longues, obtuses ou subobtuses, à primaires médiocresou courtes, atteignanldansle repos la moitié de laqueue quelquefois le tiers seulement ; queue longue ou médiocre, arrondie ou étagée. La plupart des esp. qui composent ce groupe sont en général des Hapaces chasseurs et les plus courageux après les vrais Faucons ; ils poursuivent leur proie à tire d'ailes, la saisissent au vol, souvent mémp au milieu des bois et des endroits couverts. Nous regardons , à l'exemple de Temminck et d'Azara, les Aigles- Autours comme de véritables Autours ou grands Éperviers à tarses cmplumés, courageux et entreprenants comme eux, d'après les observations d'Azara, de Le Vaillant etd'Alc. d'Orbigny.Nous les réunissons donc dansée groupe et y joignons encore le g. Harpye de Cuvier , qui n'olTre d'autre différence avec les Aigles-Autours que des tarses plus gros. Le g. Macagua, malgré ses mœurs plus analogues à celles des Buses reptivores , nous parait d'après ses formes devoir aussi y être rangé. — Notre sous-famille des Accipitrinées se compose donc des g. Épervier , Autour , Aigle-Autour, Harpye et Macagua. (Lafr.)

* ACCIPITRIIVS. ois. — C'est dans la Méthode de Vieillot la troisième famille de ses Accipiires ou ^Oiseaux de proie.

(Lafr.)

• ACCLIMATEMEIVT (x;.c>a , climat).

piivsioL. — La nécessité et l'usage ont déjà consacré dans les sciences ce mot, dont l'A cadémie n'a point encore sanctionné l'emploi. On appelle AccUmateuieni le conflit qui s'exerce à chaque transition entre les corps organisés et les climats. Ici se présentent à la fois une question médico-industrielle, omise dans les autres Dictionnaires de ce genre, et l'étude philosophique des rapports des formes organisées avec les milieux ambiants. Ce double titre commande l'attention des naturalistes.

Il suffit d'un regard jeté autour de nous, , d'un simple coup d'œil sur l'étendue du 3*

globe, pour voir chaque saison , chaque localité, chaque région, varier ses produits. Les élénnents de l'air, de la terre et des eaux, sont aussi les éléments de la vie , elle doit suivre l'inégalité de leurs conditions. La végétation, moins indépendante que l'être animé, incapable de se soustraireaux influences qui l'environnent, fournit de ces exemples qui frappent chaque jour nos yeux. Chaque plante subit l'alternative des lieux et des saisons; l'humidité fait prédominer l'absorption ; la sécheresse, l'exhalation ; l'eau, que pompent les racines , et qui sert de véhicule à l'aliment, emprunte plus ou moins des qualités du sol et fait varier ainsi les qualités des végétaux ; ceux d'entre eux qui vivent dans les eaux chargées d'acide carbonique contiennent beaucoup de carbone et sont plus durs ; les champignons qui naissent sur le fumier et les détritus d'animaux sont essentiellement azotés ; d'autres absorbent des matières siliceuses ; enfin ceux qui avoisinent les mers contiennent du sel. On sait aussi que l'excès d'humidité donne un tissu aqueux et lâche ; que son défaut nuit à la nutrition , et rend les plantes chétives et misérables. La constitution de l'air opère donc selon son degré de température ou son état hygrométrique. Mais une des influences les plus marquées est celle de la lumière; elle doit être regardée comme déterminant , en grande partie, l'absorption de la sève, si l'on considère que les plantes pompent peu d'humidité pendant la nuit et à l'obscurité , que l'exhalation aqueuse est aussi plus considérable de jour, et surtout aux rayons directs du soleil. C'est encore la lumière qui , dans les cas les plus connus, détermine, dans le parenchyme des parties vertes, la décomposition de l'acide carbonique, et, conséquerament , la fixation du carbone dans les végétaux. Elle détermine encore leur coloration, le degré de leur allongement et de leur consistance, l'intensité des propriétés sensibles et la direction de plusieurs de leurs organes.

Ce que nous disons des localités, nous pourrions l'étendre aux zones de la terre soumises à de plus vastes vicissitudes sidérales; mais les bornes de cet ouvrage nous arrêtent. Il reste démontré, quanta présent, qu'une intime relation lie le sol à ses produits comme la cause à l'eflet , cl que celte

ACC

élude approfondie doit fournir de précieusef inductions à celle des acclimatements. C'est pourquoi nous renvoyons au mot climat, n'ayant à nous occuper ici que des effet» qui résullentdes translations.

j Tout le monde sait qu'arrachée au lieu de sa naissance, une plante ne parvient à vivre ailleurs qu'après avoir vaincu les premiers effets de la souffrance , et qu'elle acquiert aussi un aspect et des propriétés en harmonie avec sa nouvelle habitation. 3Iille faits de culture appuieraient au besoin cette assertion; mais la nature elle-même nous offre encore des exemples de ces transformations. Que quelques feuilles, larges organes respiratoires , viennent à être submergées et privées du contact de l'air, leur tissu, désormais sans action , s'atrophie et prend la forme linéaire. VUlva compressa devient, suivant les circonstances , plante marine, d'eau douce, ou même terrestre; on la voit se dégrader selon la profondeur de sa situation marine; elle perd déjà de sa taille, devient crépue et raccourcie vers les dernières lames liquides ; jetée dans les terres par les hautes marées , elle vit dans quelques ruisseaux, dans les eaux saumâtres, et enfin dans les eaux douces , où elle devient VUlva coiiferioidea ; que l'eau disparaisse, elle se transforme en VUlva ierresiris. Ceci suflira pour donner une idée de la puissance des milieux; les effets des changements de climats sur les végétaux sont d'ailleurs trop connus pour nous y arrêter davantage.

Les animaux ne subissent pas les effets moins marqués de ces sortes de translations; mais les observations de ce g., loin d'être nombreuses et complètes , comme celles qu'on trouve dans les traités d'agriculture, sont au contraire d'une extrême rareté, et d'autant plus rares , qu'elles ont trait à des êtres plus inférieurs: aussi en viendronsnous de suite à quelques faits qui se rapportent aux animaux des ordres supérieurs , et sur l'authenticité desquels le caractère même des personnes qui ont bien voulu nous les communiquer ne nous permet pas d'élever le moindre doute. Ces faits sont très concluants, bien qu'ils naissent sous l'influence assez peu différente de deux de nos provinces : les chevaux et les bétes à cornes qu'on transporte de Bretagne en Normandie ac-

A ce

<l!iièrent une taille plus élevée cl les caractères delà race normande ; et réciproquement les animaux transférés de Normandie en Bretagne n'atteignent ordinairement qu'à une taille inférieure à celle qu'ils eussent acquise dans leur pays natal. Il y a quelques années, le département du Finistère donna à la Société d'Agriculture de Morlaiv un Taureau et une Vache du Poitou , d'une taille très élevée. Ces animaux furent placés chez les cultivateurs qui pouvaient inspirer le plus de conûance pour les soins qu'exigeait l'introduction de celle nouvelle race. A la 3""= génération , les caraclcres dislinctifs étaient entièrement effacés , et les descendants ne dilTéraicnl plus des bêtes du pays, ni par la taille ni par les formes. On peut ajouter, à cet égard , que l'abondance de nourriture , qui produit de grandes espèces animales dans les pays fertiles , n'est pas toujours la seule cause agissante, non plus que les autres soins qui forment nos variétés domestiques, puisque, dans les exemples que nous venons de rapporter, elle n'a pu prévenir la dégénérescencedes races. Il faut tenircompte, sans doute, d'autres circonstances dépendantes de l'aclion générale des climats. C'est ainsi que l'Amérique . qui ne manque pas de fécondité , présente néanmoins des races plus petites que celles de l'ancien continent , et qu'elle a même vu diminuer la taille des races importées.

Rien n'est plus curieux relativement à ces sortes de modifications des formes animales sous l'influence des climats , que les observations recueillies par M. Roulin sur les espèces transportées de l'ancien continent dans le Nouveau-Monde. Selon cet auteur, des Poulets importés, depuis plusieurs siècles, à Cusco , où ils se sont perpétués dans une température qui ne descend pas au-dessous de 20° centig. , n'offrent plus, en souvenir de leur vêtement originaire, qu'un léger duvet, qui tombe bienlôl pour laisser l'ajiimal entièrement nu , sauf les plumes de l'aile, qui croissent comme à l'ordinaire. Le Chat a éprouvé peu de modifications, par son importation à la Nouvelle-Grenade, depuis Colomb , si ce n'est qu'il n'a pas de saison marquée pour la reproduction , et qu'il ne miaule plus comme dans nos pays. Quant aux autres Mammifères , les observations à faire présentent quelques difficul-

ACC

tés, à cause de l'influence qu'exerce l'homme sur les animaux domestiques , en les protégeant contre l'action du climat. Néan moins, on peut remarquer que, dans les contrées chaudes de l'Amérique, dans les plaines du Meta, il est très difficile d'élever des Agneaux , et que les Brebis sont peu fécondes. Ici encore la nature opère rapidement, sous nos yeux, les elfets ordinairement lents mais constants des climats sur le pelage de ces animaux, plus abondamment fourni de poils dans les pays froids, plus nu dans les pays chauds. Si la main de l'homme ne touche pas à leur toison, la laine s'épaissit, se feutre , et finit par se détacher en plaques qui laissent au-dessous d'elles, non une laine naissante, non une peau nue et dans un état maladif, mais un poil court , brillant, bien couché, très semblable à celui de la Chèvre sous ces mômes climats. Dans les places où ce poil a paru, la laine ne renaît jamais.

Il résulte aussi des observations de M. Roulin que les animaux domestiques transportés en Amérique lors de sa découverte finirent par s'y acclimater , et que leur fécondité devint même bientôt telle , qu'affranchis par celte surabondance, la plupart reprirent leur vie sauvage. De ce nouveau cas résultèrent de nouvelles modifications: les oreilles du Porc se sont redressées , son crâne s'est élargi ; l'agilité du Cheval s'est développée, le courage de l'Ane a reparu, la vivacité de la Chèvre a augmenté ; enfin le pelage , perdant ses variétés dans chaque espèce, y est devenu uniforme. Remarquons à cette occasion que là se trouve la contreépreuve de la proposition avancée par M. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, que les nombreuses variétés du Bœuf, du Cheval, du Porc , de la Chèvre , etc. , ne sont que des produits de la domeslicité.

Il reste évident que les formes organiques sont , d'une part , modifiées par les agents extérieurs chez les êtres qui ont acquis leur développement, et de l'autre , que la génération finit par transmettre ces mêmes modifications. Mais le succès des acclimatements offre souvent des difficultés ; et , bien que les éléments ambiants aient toujours une grande puissance , la vie résiste quelquefois, et succombe même au lieu de plier. ; Il se développe dans ce ccnflit des réactions

ACC

maladives qu'il importe de connaître. Labat avait déjà observé la nécessité de n'opérer les translations en des climats difTcrenls que graduellement et par stations intermédiaires , afin de prévenir les déchirements ; produits par une transition trop brusque. Ainsi, la vigne, importée directement de France dans nos colonies des Antilles , a eu bien de la peine à s'y naturaliser, tandis que Je Muscat , venu de 3Iadére et des Canaries , y mûrit parfaitement bien. Le même auteur fait aussi observer que le temps est quelquefois une condition indispensable pour compléter certains acclimatements. « J'ai expérimenté , dit -il, qu'ayant semé des Pois qui venaient deFrance, ils rapportaient très peu ; les seconds rapportaient davantage ; les troisièmes rapportaient d'une manière extraordinaire par le nombre et la grosseur. » Puis il ajoute : « Un habitant de ma paroisse, nommé Sellier, sema du froment qui était venu de France ; il vint très bien en herbe ; mais la plupart des épis étaient vides, et les autres avaient très peu de grains ; ceux-ci , nés dans le pays , étant semés, poussèrent à merveille, et produisirent les épis les plus beaux et les mieux fournis qu'on puisse imaginer. »

Rien n'a été plus négligé que ces sortes d'observations appliquées aux animaux des classes inférieures. La plupart vivent dans l'eau , il est vrai ; mais les différentes eaux ne sont-elles pas pour eux autant de climats? On n'en a pas fait davantage pour les insectes, qui appartiennent éminemment au domaine de l'air. Il ne sera pas sans intérêt, sans doute , de rappeler ici les expériences de M. Beudant sur les Mollusques. Quelques uns de ces animaux, pris dans des eaux douces et placés immédiatement dans de l'eau salée au degré de celle de la mer, ne lardèrent pas à périr ; mais si , au contraire, on n'opérait que par une transition graduée dans des eaux de plus en plus salées, l'acclimatement avait lieu avec quelques différences relatives aux espèces soumises à l'expérience. Les mêmes effets ont eu lieu pour les Mollusques marins plongés dans l'eau douce, à la seule différence près nue les espèces vivant sur des rochers couverts et découverts alternativement par la marée, souvent bore de l'eau, ont résisté plus longtemps

l'effet de l'immersion brusque. L'acclima-

ACC

tement gradué, au contraire, s'opéra for* bien : M. Beudant conserva 6 mois des P»» telles, des Arches, des Huîtres, des Moules, des Balanes bien portantes , en compagnia de Planorbes et de Lymnées. L'auteur a fail plus : il est parvenu à faire vivre , dans de» eaux chargées de 0,31 de sel, des Mollusques marins , qui vivaient dans celles qui n'en contenaient que 0,04. La formation des cristaux a été la dernière limite de l'acclimatement.

En ce qui touche les animaux supérieurs, on voit encore, dans le Mémoire de M. Boulin, que des Oies et des Paons apportés en Colombie , éprouvèrent , dans les premiers temps, toutes les difficultés de l'acclimatement : les pontes étaient rares , composées d'un petit nombre d'œufs , dont un quart à peine venait à éclore, et plus de la moitié des jeunes oisons mourait dans le premier mois. Plus tard les générations s'améliorèrent; et, pour la fécondité, l'espèce aujourd'hui diffère peu de celle d'Europe. Les Poulets éprouvèrent les mêmes effets : à Cusco et dans toute la vallée , on fut plus de trente ans sans pouvoir en obtenir, tandis qu'aujourd'hui les races importées sont devenues fécondes. La racé anglaise, amenée depuis peu d'années, n'en est pas à ce point ; et , dans les commencements , on s'estimait heureux d'avoir deux ou trois Poulets sur toute une couvée. Il est enfin d'observation vulgaire que beaucoup de Mammifères étrangers s'acclimatent parfaitement chez nous , tandis que d'autres ne s'y reproduisent pas ou n'y vivent qu'environnés des plus grands soins. L'Homme lui-même , quoique appelé cosmopolite, n'a pas moins à souffrir de ces déplacements, et il n'échappe le plus souvent à la mort que par les précautions que son intelligence lui indique. Deux grandes fonctions sont principalement intéressées, seloa qu'on passe sans intermédiaire d'un climat chaud dans un climat froid , ou de celui-ci dans un climat chaud : la respiration et la digestion. Dans le premier cas , le poumon éprouve un surcroît d'activité, soit parce que la vitalité de la peau étant diminuée, le sang reflue vers les organes intérieurs , soit parce que les animaux consomment plus d'air sous un même volume à une basse température. Lorsqu'on passe, au contraire, dans un climat chaud , l'excitation du poumon

ACC

diminue, celle de la peau augmente; elle de- 1 vient le siège de la fluxion , et reste exposée à toute sorte d'exanthèmes. Les mouvements étant ainsi portés à la périphérie, la digestion perd de son activité ; c'est ce que nous observons même dans nos climats, par le seul efTet des changements de saisons. Si donc on ne diminue la quantité d'aliments, si l'on ne les choisit légers , ou si l'on se livre à quelques excès, cette fonction se trouble , les organes digestifs s'irritent, et il en résulte ces gastro-entérites et ces hépatites si communes dans les pays chauds. D'un autre côté, le poumon continue de produire une trop grande somme de chaleur , la circulation s'accélère , il se manifeste une pléthore générale et des symptômes de congestion au cerveau. Le régime végétal, les boissons tempérantes, les bains froids, etc., préviennent ordinairement ces accidents et favorisent l'acclimatement.

Tel est l'exposé succinct des principaux faits de l'acclimatement : partout des agents modificateurs , partout des êtres modifiés. Il n'en faut pas davantage, sans doute, pour faire sentir que nous ne posons pas ici une simple question d'économie industrielle ; nous touchons au fond même de la science. La puissance des milieux ambiants, dans la modification des formes organiques, n'est qu'un fait secondaire, comparativement à la loi universelle de l'instabilité de toutes choses ; mais c'est un fait dont l'étudeapprofondie peut concourir à nous mettre sur la voie d'uneimmense genèse. Remarquons d'abord que, lorsqu'un être se développe dans un milieu favorable, c'est-à-dire dans celui qui a vu ses plus antiques générations, il parcourt sans efforts ses diverses périodes. Que ce milieu vienne à changer, aussitôt il soutire, et une lutte s'engage entre lui et la circonstance nouvelle. Il semblerait, en n'y regardantpasde près, que l'organisme jouitd'une force propre, antagoniste de celle des milieux et de nature dilïéren te; mais l'observation prouve le contraire. Que l'être acclimaté, et dontles générations ont subi l'empreinte du nouveau climat, soit replacé dans son milieu primitif, aussitôt même lutte, même résistance, même dilTiculté pour ce nouvel acclimatement ; d'où il suit que la forme organisée ne lient rien d'elle-même , et que le nisut formativus n'est qu'un jeu des élé-

ACC

ments. Que si les formes du ressort de la botanique et de la zoologie sont renfermées . de nos jours, dans une certaine limite de variations relatives à l'état actuel de notre planète, cette question de quantité ne touche au principe que pour le consacrer. L'admirable relation des formes et des milieux a fait demander quelquefois lequel des deux était fait pour l'autre. Il ne peut y avoir là qu'une question de priorité facile à résoudre : le monde physique ne suppose que luimême; l'organisation, au contraire , suppose le monde physique.

Une grande découverte ne naît pas dans les sciences sans ébranler au loin les prin cipes déjà posés. Dès que l'unité de composition organique fut reconnue ; dès qu'il fut établi que tous les êtres , quelque variés qu'ils soient, sont composés des mômes éléments organiques, et que la nature n'a fait qu'en diversifier les proportions pour les approprier à différentes relations a\ec le monde extérieur, c'est à celui-ci qu'il fallut demander la raison des formes, et la création se présenta comme un vaste acclimatement. La philosophie dans les sciences doit couronner l'œuvre des détails ; espérons pour notre gloire que l'étude de la nature entre aujourd'hui dans cette voie. (Ant.)

AGCORTE {curtus, écourté). iks. — Nom donné par Godard à une chenille qui »e nourrit des feuilles du Rosier d'hiver. (D.)

ACCOUCHEMENT, zool. — Expulsion naturelle ou extraction d'un fœtus et de ses dépendances hors de la matrice. (A. T.)

ACCOUCHEUR, bkpt. — C'est le nom spécifique d'un batracien anoure de notre pays, appartenant au g. Alyies. (G. B.)

ACCOUPLEMENT. Copulatio. physiol, — Rapprochement du mâle et de la femelle pour accomplir l'acte de la génération. L'accouplement n'est point indispensable dans toutes les espèces; certains animaux sont pourvus des deux sexes à la fois et peuvent se féconder isolément. Comme il existe une différence très grande dans le mode que suit la nature dans la reproduction des diverses espèces , les naturalistes ont établi les divisions suivantes : 1° accouplement simple, pour désigner l'union du mâle avec la femelle ; 2o réciproque, lorsque deux animaux hermaphrodites donnent et reçoivent à la fois ; 3° composé., lorsque le même

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animal hermaphrodilc se féconde sans le secours d'un autre individu. La durée de l'accouplement varie à l'infini en raison des espèces. Il est instantané dans beaucoup d'Oiseaux, et dure très longtemps dans le Limaçon et dans un grand nombre d'Insectes. Le mode de l'accouplement, et l'époque à laquelle il a lieu chez les animaux, sont subordonnés : dans le 1" cas, à la conformation générale du corps, etparliculièremenl à celle des organes de la génération; dans le 2', aux saisons, à la température et à la domesticité. La plupart des animaux sauvages s'accouplent une fois l'an , à une époque fixe. Il en est qui s'unissent entre variétés d'une même espèce, ou entre espèces voisines; et dans ce cas on emploie ce moyen pour obtenir de plus beaux produits.

L'iniluence de l'accouplement sur la génération est très variable: tantôt un seul acte féconde un très grand nombre d'œufs; tantôt son action est limitée à une seule portée, tandis que pour certaines espèces un seul acte féconde plusieurs générations successives. j Les moyens qu'emploient les animaux, et I particulièrement les Insectes, sont aussi intéressants que curieux à connaître dans tous les détails: aussi renvoyons-nous aux articles qui traiteront des diverses classes d'aniraaux. (M. S. A.)

ACCRESCEIVT. Accrescem. bot. ph. — Cet adjectif est usité peur caractériser les parties ou organes qui continuent de s'accroître, quand les autres parties du même système organique s'arrêtent dans leur déveloiipemcnt. Ainsi , le calice est accrescent dans l'Alkékenge , les Humex; le style , dans les Clématites et les Pulsatiles, etc., parce que ces organes continuentà se développer postérieurement à la fécondation , c'est-à-dire au moment où les autres parties constituantes de la fleur s'arrêtent dans leur développement. (A. P..)

ACCROISSEMEIVT. Arcreiio, [ncremeniiirn. piiYsioL. — Augmentation de l'étendue d'un corps par le dépôt successif de nouvelles molécules constituantes. L'accroissement des corps organisés est soumis aux lois de l'absorption. Les molécules qui doivent servir à nourrir et à augmenter le volume des corps entrent dans leur intérieur, y subissent une élaboration particulière, sont mises en mouvement dans les canaux ou cellules

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dont ces corps sont composés, s'assiraiictit à eux , et en augmentent la masse de dedans en dehors. Si l'on compare entre eux les animaux et les végétaux , on voit que les uns cl les autres reçoivent et élaborent à l'intérieur les matériaux de leur accroissement; mais que, dans les animaux , il est plus rigoureusement assujetti a des conditions fixes, tandis que la qualité du sol et la culture peuvent changer entièrement l'aspect, la taille et la nature des productions du végétal. La température et les climats ont aussi une influence remarquable sur l'accroissement des animaux et des végétaux ; toutefois, cette influence n'apporte que des modifications légères à la masse et à la forme de l'homme et des animaux, tandis qu'elle en a une très grande sur le développement des végétaux. (M. S. A.)

ACCROISSEMEiVT dans les végétaux.

BOT. — Les végétaux, comme tous les autres êtres organisés, s'accroissent dans tous les sens, c'est-à-dire que les différents organes qui les composent éprouvent une augmentation de volume plus ou moins considérable. Cet accroissement est, comme on sait, l'un des caractères communs à tous les corps naturels : seulement, dans les végétaux, comme dans les animaux , il est contenu dans de certaines limites qu'il ne saurait dépasser. Cette augmentation se fait dans tous les organes des végétaux, et simultanément dans tous les sens. Ainsi, tandis que la tige et la racine, c'est-à-dire la partie centrale et axile du végétal , s'accroissent en hauteur, elles augmentent aussi en diamètre. Il en est de même des feuilles et de tous les autres organes foliacés et appendiculaircs , où l'accroissement se fait également en tous sens.

C'est particulièrement dans la tige des végétaux que cet accroissement est le plus remarquable , et c'est dans cet organe qu'il a été étudié avec le plus de soin : aussi est ce de celui-là que nous allons nous occuper avec quelques détails. Nous l'étudierons successivement : 1° dans les plantes Dycotylé» dones; 2" dans les plantes Monocotylédones, où il offre des différences notables; et, dans chacune de ces grandes divisions du Piègne végétal, nous parlerons successivement de l'accroissement en diamètre et de l'accroissement en hauteur.

A ce

§1. TIGK DES VÉGÉTAUX DICOTYLKDONS.

l» Accroissement en diamètre.

Pour faire bien connaître les phénomènes de l'Accroissemenl dans la lige des Végétaux dicotylédones, il est indispensable d'abord que nous exposions ici en peu de mots la structure anatomique de cette tige et les différentes parties qui la composent, afin de mieux faire comprendre le mode de formation et le développement de chacune de ces parties.

Une tige ligneuse dicotylédonée , coupée transversalement, celle d'un Chêne, par exemple, se compose des trois parties suivantes , immédiatement unies entre elles : I»à l'extérieur, l'écorce; 2" le corps ligneux; 3° le canal médullaire , qui en occupe le centre.

I. L'écorce, formée de feuillets minces, intimement soudés entre eux, est la partie la plus extérieure de la lige. En procédant de l'extérieur à l'intérieur, elle offre : 1° \'épiderme , membrane celluleuse et incolore , souvent fendillée et se détachant par fragments ; 2° l'enveloppe herbacée, couche assez mince de tissu utriculaire, prenantquelquefois beaucoup de développement dans certains végétaux, comme l'Orme, le Chêneliége, et plusieurs autres , contenant, dans les jeunes individus , des granulations vertes qui finissent par disparaître avec l'âge ; 3« les couches corticales, ou le liber, plus ou moins nombreuses , quelquefois formées de feuillets, qu'on sépare facilement les uns des autres , ou soudées en une masse peu distincte. Ces couches corticales se composent d'un réseau de fibres vasculaires, anastomosées entre elles, et formant des mailles remplies par du tissu utriculaire. Ces vaisseaux de l'écorce sont : 1" des tubes ligneux, très allongés, très grêles, mais à parois épaisses, qui en constituent la majeure partie ; 2° des tubes laiicifères , ou vaisseaux du laiex, épars dans le tissu utriculaire, ou au milieu des faisceaux ligneux corticaux; 3° enfin des vaisseaux ou lacunes du suc propre , qui n'existent que dans un cenrlain nombre de végétaux à sucre propre. I/cpiderme, l'enveloppe herbacée et les couches corticales sont unis de manière à former un seul et même corps , dont les diverses parties ne sont distinctes que par la différence de leur organisation

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H. Le corps ligneux est toute la partie de la tige située entre l'écorce et le canal médullaire. Il se compose de couches ou d» zones plus ou moins circulaires et concen-» triques, disposées autour du canal médullaire. Ces couches, dont l'épaisseur est variable et souvent inégale dans les différents points de leur circonférence, sont distinguées en deux parties : l'une, intérieure, composée de couches plus denses et plus colorées , porte les noms de cœur du bois , duramen ou bois proprement dit; l'autre, extérieure, appelée aubier, est formée des couches ligneuses les plus extérieures, dont la couleur est plus pâle et le tissu moins dense. Quelquefois celte différence de coloration et de dureté est très marquée entre le bois et l'aubier ; c'est ce qu'on observe surtout dans les bois très durs, et particulièrement dans ceux dont la couleur est plus foncée. Dans les bois blancs et mous , au contraire , on n'observe presque aucune différence de coloration entre ces deux parties du corps ligneux. Du centre à la circonférence, les couches ligneuses sont coupées par des lignes, rayonnant et divergeant du canal médullaire vers l'écorce, et qu'on désigne sous le nom de rayoïs médullaires. Ces rayons médullaires se prolongent jusque dans l'intérieur de l'écorce, où ils viennent se perdre, et servent à établir une communication directe entre la moelle et le tissu cellulaire de l'écorce. Ils sont eux-mêmes uniquement composés de tissu utriculaire , mais offrant une disposition fort remarquable : leurs ulricules sont allongées transversalement et disposées en lignes parfaitement parallèles. Le bois se compose de deux éléments anatomiques : 1° le tissu ligneux , proprement dit, ou les fibres ligneuses qui sont des tubes courts , à parois très épaisses , coupés obliquement en biseau à leurs deux extrémités, ou se terminant en pointe , mais unis entre eux bout à bout, de manière à former des fibres très longues et très résistantes; 2° les vaisseaux aériens , épars au milieu du tissu ligneux , et généralement désignés sous le nom de fausses trachées ou vaisseaux ponctués. Ces deux éléments sont combinés entre eux sans intermédiaire d'aucun tissu utriculaire , le corps ligneux ne contenant ce dernier tissu que dans les rayons médullaires.

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