de Baryte, etc., etc
Si l'on cherche maintenant les quantités des différents Acides nécessaires pour neutraliser 356,03 de Chaux , on voit qu'il en faut:
077,02 d'Acide nitrique.
401,16 d'Acide sulfureux.
902,32 d'Acide hyposulfurique.
576,43 d'Acide carbonique.
En outre, l'expérience prouve que ces quantités d'Acide conviennent très exactement à la saturation de l'une quelconque des bases du premier tableau.
D'où il suit que : « Les quaniiiés pondérables de deux acides nécessaires pour procur::r un degré de saturaùon avec un alcali, conservent le même rapport dans leur corribinaison avec un alcali nouveau quelconque. »
Raisonnant d'une manière générale, j'ai deux Acides A et B, et une certaine quantité M d'Alcali. Pour neutraliser M , il me faudra , par exemple, 2 kilog. de A cl 6 kilog. de B.
Si l'on me donne un poids N d'une nouvelle base, je dis que s'il faut 4 kilog. de
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l'Acide A, il en faudra necetsnireme.ni le triple de B, c'est-à-dire 12 kilog.
Car 4 : 12 : : 2 : 6.
Une autre loi relative aux Acides est celleci : « Lorsqu'un Acide s'unit à une base salifiable en plusieurs proportions , c'est en un petit nombre, et ces proportions toujours simple» sont des multiples par 1 i, 2, 3, 4, 5, 6, 7, de la proportion d'Acide. » Pour plus de détails, /^"oy. les articles sels, oxydes, alcalis.
Acide acétique. — Tout le monde sait que le vin abandonné à lui-même au contact de l'air s'aigrit peu à peu et se change en Vinaigre. Celui-ci doit sa saveur et la plupart de ses autres propriétés à un Acide particulier, qu'on a appelé Acide acétique. Le vinaigre, concentré par des distillations et des refroidissements successifs , représente de l'Acide acétique sensiblement pur. — C'est un liquide incolore , d'une saveur forte et caustique , d'une odeur pénétrante , agréable , soluble en toutes proportions dans l'eau et l'Alcool, susceptible de cristalliser en lames confuses par un froid de 16o,7 ; lorsqu'il est pur, il a pour formule C< H^ O' + H' O. Sa densité est de 1,063. Elle ne diminue pas par son mélange avec l'eau en certaines proportions. Un mélange de parties égales d'Acide concentré et d'eau présente la même pesanteur spéciQque que l'Acide pur ; d'où il suit que l'Aréomètre ne peut être employé pour déterminer le degré de concentration de l'Acide acétique. Il bout à 11 9", 3, et distille intégralement. A une température blanche , il est entièrement décomposé en eau , Acide carbonique et Oxyde de carbone. Aune chaleur moins élevée, il se convertit en Acide carbonique et en Acétone (Esprit pyro-acétique).
L'Acide acétique concentré n'attaque la Craie ni à chaud ni à froid. Étendu d'eau , il la décompose au contraire avec vivacité, ainsi que les autres carbonates. Toutefois les affinités changent , et l'Acide carbonique l'emporte à son tour, lorsque le milieu dans lequel on opère est l'Alcool : ainsi une dissolution alcoolique d'Acétate de potasse est décomposée par l'Acide carbonique qu'il déplace.—L'Acide acétique se produit dans une foule de réactions. La distillation du bois , celle de l'immense majorité des autres substances organiques , donnent naissance , entre autres produits , à des quantités plui
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ou moins considérables d'Acide acétique.
Kxlrail du bois par la décomposilion de celui-ci, car il n'y préexiste !»as , il porte le nom d'Acide jnjroUgiieux. — Préparé par la calcinalion de l'Acétate de cuivre, il porte celui de P^iiiaigre radical: c'est de l'Acide acclique très concentré, mêlé d'un peu d'Acétone. — Toutes les liqueurs fermentées duniiciitde l'Acide acétique par l'exposition à lair. Il paraît que, dans ce cas , il contient quelquefois une petite proportion d'Éther acétique. Quand il provient du vin et qu'il n'a |)as été distillé, il est mêlé nécessairement de toutes les matières fixes renfermées dans le vin même. Telles sont particulièrement les matières colorantes, la Crème de tartre et le Tartrate de chaux.
Il paraît que l'Acide acétique est l'un des produits constants de la décomposition des matières organiques sous l'influence de l'air et de l'humidité.
Lorsqu'on chaufTe ces mêmes matières organiques avec un excès de Potasse ou de Soude caustique, on observe fréquemment la production d'une grande quantité d'Acide acétique.
Acide borique. — Il se présente en petites paillettes micacées , douces au toucher, inodores, à peine acides au goût, très peu solubles à froid, assez solubles à chaud, contenant 4i centièmes d'eau de crii^tallisation. Soumis à la chaleur, l'Acide borique perd d'abord son eau, puis entre en fusion au rouge, et présente, après le refroidissement, l'aspect du verre. Il est d'ailleurs à peu près fixe et tout-à-fait indécomposable. Il existe en grande quantité dans les Lagoni ou sources thermales de la Toscane. C'est de là qu'on le retire pour les besoins de la Chimie ou pour préparer le P.orax, en l'unissant avec la Soude artificielle. On l'extrait aussi quelquefois par l'Acide sulfurique d'une dissolution chaude de Borax.
Acide carbojiique. — Il a pour formule €0% ou en d'autres termes il est formé de 1 atome de carbone = 76,44 et de 2 atomes d'oxygène.
C'est un gaz parfaitement incolore, d'une saveur et d'une odeur très légèrement piquantes, d'une densité de 1,524. Un corps en combustion plongé dans le gaz acide carbonique, s'y éteint rapidement; un animal ce»»e d'y vivre au bout de quelques instants.
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Le froid, quelque intense qu'il soit, ne change pas l'étal aériforme de l'acide carbonique, mais une pression de 30 atmosphères sumt pour le liquéfier à la température ordinaire. M. Thilorier a imaginé, il y a peu de temps, un appareil en fonte dans lequel on peut obtenir en quelques heures plusieurs litres d'acide carbonique liquide. On le prépare en décomposant le bicarbonate de soude par l'acide sulfurique. C'est le gaz qui produit lui-même, en s'accumulant de plus en plus dans l'appareil, la pression énorme qui détermine sa liquéfaction. L'acide carbonique liquéfié présente le fait étrange et unique d'un liquide 4 fois piut dilaiable que te imz. En effet, en passant de 0 à 30", le volume de ce liquide devient de moitié plus considérable.
L'acide carbonique devien! solide à une température voisine du 100'^ degré au-dessous de la glace fondante. Dans cet état, il ressemble à des flocons de neige, et se maintient à l'air libre pendant assez longtemps sans qu'il soit besoin d'exercer sur lui aucune compression. Cet énorme refroidissement se produit par l'acide carbonique liquéfié, dans le passage subit et instantané de l'état liquide à l'état gazeux. Il sufiit de diriger un jet d'acide carbonique dans l'intérieur d'une petite fiole de verre , pour que celle-ci se remplisse promptement d'Acide solide.
L'eau absorbe une quantité de gaz acide carbonique d'autant plus grande que la température est plus basse et la pression plus forte. A la température et à la pression ordinaires, elle en dissout à peu près son volume. Dans le vide, l'eau perd sa faculté de dissoudre l'acide carbonique j elle la perd également à 100 degrés.
La nature présente, dans un assez grand nombre de localités, de l'eau plus ou moins chargée d'Acide carbonique. Les eaux minérales gazeuses, telles que l'eau de Sellz . doivent presque entièrement à la présence de l'acide carbonique les propriétés qui le» font si souvent employer. On peut préparer artificiellement des eaux semblables à celles de la nature en foulant du gaz carbonique, sous des pressions diverses , soit dans l'eau pure, soit dans l'eau chargée de sels.
La solution de l'Acide carbonique dane l'eau est sans couleur, d'une saveur aigre-
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lette. agréable, d'une odeur piquante; elle communique à la couleur bleue du tournesol une teinte vineuse; l'cbullition ou le contact de l'air en dégage l'Acide carbonique. Le gaz carbonique se reconnaît facilement à la propriété qu'il possède de former dans l'eau de chaui un précipité blanc insoluble dans l'eau pure , soluble avec effervescence dans les acides, même dans l'Acide carbonique , si l'excès de ce dernier est considérable; les Alcalis l'absorbent sans résidu lorsqu'il est pur.
Le Potassium, à une température élevée, en absorbe l'Oxygène, et en sépare le charbon sous la forme d'une poussière noire facilement reconnaissable.
L'Acide carbonique est un des corps les plus abondants et les plus répandus dans la nature; il n'est pour ainsi dire pas d'eau qui n'en renferme une petite quantité en dissolution. Combiné à la chaux, il constitue le Carbonate de chaux , dont les variétés sont si nombreuses et les masses quelquefois si prodigieuses. Il est également uni dans la nature avec une foule d'autres Oxydes. On le trouve accumulé dans les parties inférieures de beaucoup de cavités ou de grottes des pays volcanisés ou des terrains calcaires de sédiment.
L'air atmosphérique en renferme constamment une petite proportion qu'on peut évaluer aux 4/1000^ de son volume. Cet Acide carbonique atmosphérique joue un rôle extrêmement important dans les phénomènes de la végétation. C'est dans l'air que les plantes puisent la presque totalité du Carbone qu'elles renferment.
L'Acide carbonique se forme dans une multitude de circonstances ; c'est un des produits de la respiration des animaux , de la combustion, de la décomposition spontanée des substances organiques, de la fermentation alcoolique, de la calcitiation des pierres à chaux, etc., etc.
On le prépare, soit en calcinant le Carbonate de chaux , soit en décomposant les Carbonates naturels par l'Acide sulfurique ou par l'Acide hydrochlorique. Pourle dépouiller complètement de la petite proportion de «es deux derniers acides qu'il pourrait entraîner, on le lave ordinairement dans un flacon rempli d'eau; il passe de ce flacon dans les vases où l'on veut le recueillir, soit
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comme gaz, soit en dissolution dans l'csu. La grande densité de l'Acide carbonique explique les accidents si fréquents qui arrivent dans les cuves à vendanges, et dans les caves où fermentent le vin et en général les liqueurs sucrées. Ce gaz se mêle très lentement à l'air atmosphérique, et l'on peut le faire passer d'un vase qu'on incline dans un autre vase, absolument comme si c'était un liquide. Dés lors on conçoit qu'il puisse descendre d'un lieu supérieur dans un autre moins élevé, dans une cave, par exemple, et y causer des accidents. Une ventilation ou une injection d'Ammoniaque dans l'air vicié par l'Acide carbonique l'assainit en peu d'instants.
Acide citkiql'e. — Il existe dans beaucoup de fruits, particulièrement dans les Citrons, d'où il tire son nom. dans les Oranges, dans les Groseilles, d'où on l'extrait en saturant le suc de ces fruits avec de la craie et décomposant ensuite, par l'Acide sulfurique, le Citrate de chaux préalablement lavé. On l'emploie pour les limonades et pour l'impression sur toile. Il avive certaines couleurs, telles que celle du Carthamc.et, pour cet objet, il est préféré à tous les autres Acides.
Acide flcorique, aussi appelé Acide hydroQuorique.
Acide iivdrofluorique. — Il est composé d'Hydrogène et de Fluor, corps simple non encore isolé. C'est un liquide incolore, très vénéneux, fumant à l'air, bouillant vers 30", soluble en toutes proportions dans l'eau, et l'un des plus violents corrosifs que l'on connaisse. Il attaque avec facilité la Silice, circonstance qui le fait employer avec succès pour graver sur le verre. On le prépare dans des vases de plomb, en décomposant à chaud le Spath-fluor par un excès d'Acide sulfurique concentré.
Acide hydiîociilorique ou Acide muria- TiQUE. — L'Acide hydrochlorique pur est gazeux; mais ce qu'on désigne sous ce nom dans le commerce est un liquide saturé de ce gaz. Le gaz hydrochlorique est incolore, excessivement acide , d'une odeur piquante ; il répand à l'air des fumées blanches très épaisses , et il est si soluble dans l'eau que ce liquide en prend quatre cents fois son volume. Cette dissolution est incolore, cl jouit de toutes les propriétés du gaz luimême. F.lle est caractérisée principalement
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par la propiiélé de former dans les sels d'argent 11» précipité blanc , cailleboltc , insoluble dans l'eau et dans les Acides , très soluble au contraire dans l'ammoniaque, et se colorant en violet foncé par Iç contact de la lumière. Cet Acide, outre ses usages fréquents dans le laboratoire du chimiste , est employé à la préparation du chlore , à celle de la gélatine des os , etc.., etc. On l'extrait particulièrement du sel marin , à l'aide de l'Acide sulfurique concentre.
Indépendamment des (ompositions salines dont il fait partie, l'Acide hydrochiorique se rencontre assez fréquemment dans la nature. C'est lui, par exemple , qui , à l'état gazeux , constitue en grande partie les vapeurs épaisses et asphyxiantes qu'on voit s'échapper du cratère de certains volcans. Les sources chaudes qu'on rencontre du lac Cusco à Valladolid (Nouvelle-Espagne) le contiennent en dissolution et à l'état libre, d'après de Humboldt. Enlin on l'a également trouvé en Pologne , dans les fameuses mines de sel de Wieliczka.
Acide nitrique ou azotique ; cau-i'orte, esprit de nitre. — Liquide incolore, d'une odeur particulière, très acide , décomposé complètement, par la chaleur et en partie par la lumière, en Acide hyponilrique et en Oxygène. Concentré , il bout d'abord à 80»; mais son point d'ébullition s'élève peu à peu à 122° ; circonstance remarquable , qui tient à ce qu'une partie de cet Acide se détruit , tandis que l'autre forme avec la totalité de l'eau un Hydrate défini, plus stable. Cet Acide est caractérisé par sa propriété de détruire le sulfate bleu d'indigo; de produire avec le cuivre des vapeurs rutilantes, avec l'Acide sulfurique et le Protosulfate de fer une couleur rose, ou, suivant les proportions, une couleur pourpre, et, avec les bases, des sels qui activent beaucoup la combustion du charbon {votj. nithate). On le prépare en décomposant le Nitrate de potasse par l'Acide sulfurique et condensant le produit de la distillation , qui est l'Acide nitrique même. Comme le Nitrate qu'on emploie contient presque toujours des Chlorures , l'Acide nitrique est mêlé d'Acide hydrochiorique, dont on le dépouille par un peu de Nitrate d'argent et par une seconde distillation.
Acide oxalique. — On l'emploie pour enlever les lâches de rouille sur le linge , pour
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doser la chaux , et comme réserve dans \vs fabriques de toiles peintes. Il existe dans un très grand nombre de végétaux , mais plus particulièrement dans les Oxalu, , «lans les fruits du Sorbier, dans la Joubarbe, dans les Lichens. H est tantôt libre, tantôt a l'état salin. On le prépare arlificiellemeut de beaucoup de manières diverses, mais surtput en traitant certaines matières végétales, telles que le sucre, l'amidon , le ligneux , par l'Acide nitrique ou par la Potasse caustique.
Acide stéarique. — Cet Acide est le produit de la saponification de la stéarine par les alcalis hydratés. On le prépare ordinairement, dans les arts, en décomposant par r.\cide sulfurique le savon qui résulte de l'action de la chaux sur le suif. 11 en résulte une masse formée de 3 Acides gras , qui sont : le sléariquej le margarique et l'oléique. Cette masse est comprimée, d'abord à froid , puis à chaud ; ce qui la débarrasse de la plus grande partie de l'Acide liquide , de l'Acide oléiquc ; on la fond avec de l'eau, on la clarifie, après 1 avoir de nouveau lavée avec de l'eau aiguisée d'Acide sulfurique. La masse stéarique refroidie est parfaitement blanche; on la fond au bain-marie, on la mêle avec 3 ou 4/100'^' de son poids de cire blanche , et on la coule , comme les chandelles , dans des moules préalablement chauflés à 5» ou 55". Les mèches doivent être nattées et contenir une petite quantité d'Acide borique et de bi-phosphatc d'ammoniaque. C'est ainsi qu'on fabrique les bougies connues sous les noms de l)oiigie\ de l'étoile, bowjies siéarique.t, bougies margariques, etc., etc. Elles SQ^t certainement destinées à remplacer les bougies de cire , dont elles présentent tous les avantages, leur prix étant d'ailleurs beaucoup moins élevé.
AciDK SULFUREUX. — Gaz caractérisé particulièrement par son odeur piquante, sa résistance à la chaleur, la facilité avec laquelle on le liquéfie. Il sert au blanchiment de la laine et de la soie, et en médecine dans le traitement des maladies de la peau. On le prépare, soit en brûlant du soufre dans l'air, soit en désoxygénant partiellement l'Acide sulfurique par les métaux, ou certaines matières organiques, telles que le bois.
Acide sulfurique. — C'est le plus impor tant de tous les Acides , et celui dont les arts consomment partout la plus grande quan-
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iité. Il n'est , pour ainsi dire , pas d'industrie qui n'en emploie. On le désigne souvent sous !e nom à' Huile de Filriol. C'est un liquide incolore , inodore , d'une énorme causticité, d'une densité de 1,845, bouillant à .320o, soîuble dans l'eau en toutes proportions , et avec production d'une chaleur considérable. Une température élevée le décompose en Acide sulfureux et en Oxygène. Il attaque et dissout la plupart des métaux , détruit sans retour une foule de matières organiques et décompose la plupart des sels. Cet Acide , dans son état de concentration , a pour formule : SO* H' O , c'est-à-dire qu'il contient un atome d'Acide sulfurique anhydre et un atome d'eau. L'Acide anhydre SO^ a été isolé. Il se combine avec 2 et avec 3 atomes d'eau , de sorte qu'il y a 3 Hydrates d'Acide sulfurique. L'Acide sulfurique se prépare en faisant rencontrer , dans de vastes chambres de plomb, de l'Acide sulfureux, de l'air, des vapeurs aqueuses et nitreuses. On le concentre dans des chaudières de platine. Il sert à la préparation de presque tous les autres Acides , de la Soude artiflcielle , de Vk.lun, des Sulfates, des Éthers, du Phosphore , etc. (Pelouze.)
ACIDIFÈKES ( acidum , acide ; fero , je portcj. jiL\. — Hauy s'est servi de cette épithète pour désigner une grande division des substances minérales , contenant un acide , soit libre, soit combiné avec un ou plusieurs autres corps. Ce nom a également été donné par Maraschini à un ordre de sa classification géognostique. (C. d'O.)
•ACIDODOIXTIUM. bot. cr. — Syn. de MegaliDigium, Brid.
'ACIDOTE. ^cidom ( àxiowTo'ç, taillé en pointe ). INS. — Genre de Coléoptères pentamères , famille des Brachélytres ou Staphy- .iniens, établi parKirby, adopté par M. De- Jean , et qui a pour type le Staphtjlhnts crenaiiis Fab., qui se trouve aux environs de Paris. (D)
ACIDOTOM ( àxiQa,To'-:, aigu), bot. pir. — Genre d'Euphorbiacées établi par Swartz et ainsi caractérisé : Fleurs monoïques ou dioiques sans pétales. Dans les ww/e-î ; Calice profondément 5-parti , réfléchi. Étaniines nombreuses , dont les fliels , msérés sur un réceptacle glanduleux, portent des anthères dressées. Dans les femelles -. Calice à G diviïions profondes et étalées : sly le court, 3-fldc,
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et o stigmates réllécliis, lomentcux ; capsule à 3 coques rnonospermes et bivalves. — La seulo espèce de ce g. est un arbuste de la Jamaïque , à feuilles stipulées, alternes, entières , glabres, à fleurs en grappe, ordinairement terminales et unisexuées. Des poils forts et raides , dont la piqûre cause une sensation brûlante, hérissent les rameaux, les pétioles, les pédoncules et le bord des feuilles. Ce sont eux, sans doute, qui ont fourni l'étymologie du nom générique. (Ad. J.)
ACIER [actes [àx-^'l, tranchant), chim. — On donne ce nom à une matière métallique intermédiaire par sa composition entre les fontes et les fers du commerce. L'Acier contient, terme moyen , 99 centièmes de fer et depuis 5 millièmes jusqu'à un centième de carbone. On peut regarder comme étrangères à la composition de l'Acier les autres matières qu'il renferme souvent, telles que le Phosphore, le Soufre, l'Arsenic, l'Aluminium, le Calcium, etc.
Il y a dans le commerce beaucoup d'espèces d'Acier j mais ces espèces peuvent être réduites à 4 principales, qui sont :
1° Acier de cémentation ou Acier fodlb. — On le fabrique dans des caisses construites en terre très réfractaire, qu'on remplit avec des couches alternatives de fer de bonne qualité et de poussier de charbon. Le fer le plus propre à cet usage est celui de Suède. Le charbon est quelquefois remplacé par du cément, mélange de substances très diverses, mais qui consistent ordinairement en charbon, suie, sel et cendre. On élève peu â peu la température des caisses jusqu'au rouge vif, mais en ayant soin toutefois qu'elle soit insuffisante pour fondre l'acier. L'opération dure de lO à 20 jours. Le carbone pénètre jusqu'au centre des barres de feret les aciére.
L'Acier ainsi obtenu est nécessairement carburé d'une manière inégale. Il ofl're à l'œil comme à l'analyse une masse hétérogène ; et c'est à ce défaut d'homogénité qu'on doit attribuer les qualités généralement mauvaises de cet Acier.
2" Acier FONDU. — L'Acier decémentation, étant fondu et brassé, se présente, après le refroidissement , sous la forme d'une masse homogène, à grain fin et serré. Il est devenu propre à la confection des objets les plus délicats. On le connaît sous le nom d'Acier fondu.
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3° AciEP, NATUREL , coiifondii avcc les Aciers de forge et de fonte. — On le préparc par beaucoup de procédés différents, parmi lesquels on peut distinguer :
1" I.a réduction des minerais de fer riches et fusibles dans des foyers peu différesls des forges catalanes ;
2° L'affinage des fontes, particulièrement des fontes blanches et lameileuses ;
3° La fusion de la fonte avec du fer, de l'oxyde de fer, de la fonte grillée, etc., etc.
Souvent des objets en fonte moulés sont aciérés par cémentation avec du fer, de l'oxyde de fer ou de manganèse , et en général avec des corps susceptibles d'enlever à la fonte la quantité de carbone qu'elle contient, en sus de celle qui entre dans la composition de l'Acier.
4° AcierWootz, Acier indien ou damassé.
— C'est avec cet Acier que se font les lames de sabre si renommées, qu'on appelle Dama-i, et qui présentent des dessins excessivement variés.
M. Bréant a le premier fait connaître à quelle. circonstance est dû le moiré de l'Acier indien, et il a indiqué plusieurs procédés propres à la fabrication d'un Acier en- IJéremcnt semblable à celui de Damas. D'après cet habile observateur, l'Acier damassé est un mélange d'Acier ordinaire et d'un carbure de fer régulièrement cristallisé. L'Acier est-il poli , le carbone qu'il renfcrmeest invisible. Le soumet-on dans cet étal a l'action d'un acide très affaibli, le carbone se trouve à découvert, et l'on voit des dessins grisâtres se détacher sur un fond clair.
M. bréant a fait d'excellent yîcier Wooiz .
1" En fondant un mélange de 100 parties de fer doux de bonne qualité ou de 2 parties de noir de fumée ou de coke ;
2° En fondant 100 parties de fonte grise avec 100 parties de même fonte préalablement grillée;
3= En fondant un Acier du commerce , riche en carbone, et le laissant refroidir très lentement. Un refroidissement rapide laisserait le carbone uni ou disséminé dans la masse entière.
L'introduction de certains métaux, tels que le Platine, l'Argent, dans l'Acier ordinaire, lui communique la propriété de prendre le moiré.
Il y a dans les Aciers damassés, comme
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dans le» a'.'.trcs Aciers, des qualités très différentes, et le moiré ne doit en aucune manière être considéré comme le cachet d'une bonne qualité.
Propriété de l'Acier, Sa COuleur est plus blanche, plus éclatante que celle du fer. Son grain doit être fin , serré, brillant et homogène. Il est plus malléable, mais moins ductile que le fer. Il est aussi beaucoup moins tenace et moins oxydable. Sa densité varie de 7,7 à 7,9. Il entre en fusion vers 130" pyrom. Avant la chaleur blanche, il devient cassant, sa soude alors, moins bien toutefois que le fer. Soudé , soit avec d'autre Acier , soit avec du fer, il forme les éioff^s. Mais de toutes les propriétés de l'Acier, la plus importante, sans contredit, est celle que lui fait acquérir l'opération de la iremi^e. L'acier , s'il a été chauffé , puis refroidi lentement, n'est guère plus dur que le fer ; mais s'il a été, au contraire, refroidi subitement, il acquiert une dureté excessive, en même temps qu'il devient très cassant. C'est ce refroidissement rapide de l'Acier dans l'eau, l'eau salée, le mercure, etc., qu'on appelle irmpe. Elle est d'autant plus forte , ou , en d'autres termes , l'Acier est d'autant plus dur et plus cassant, que lercfroidisscment s'est effectué plus promplement. La densité de l'Acier diminue par suite de cette opération. S'il est porté de nouveau au rouge vif et refroidi lentement, il est détrempé ; il ne l'est qu'imparfaitement si la température n'a pas été très élevée. Ordinairement on trempe trop l'Acier, puis Qn le recuit plus ou moins, suivant l'usage auquel on le destine. L'acier prend plus facilement couleur que le fer, lorsqu'on le chauffe au contact de l'air. Recuit à 220 — 230°, sa couleur devient d'un jaune paille; il a alors le degré de dureté qu'on recherche dans les rasoirs, les canifs, etc. A 300», il devient d'un bleu très clair: c'est la teinte des ressorts. Cette série de couleurs est due à l'absorption d'un peu d'oxygène par une couche très mince d'Acier.
L'Acier fondu présente une propriété remarquable : il se trempe très dur par la seuls action de l'air; mais on conçoit qu'alors il faut n'agir que sur des lames très minces. Un autre fait bien connu et également curieux, consiste en ce qu'on peut, avec une feuille de fer doux (tôle), couper une barre
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de l'aciCi- le plus dur et le plus fortement trempé. A cet cfTet, on prend une barre d'Acier, on la fixe bien, et l'on fait frotter contre «lie, par un mouvement de rotation, une feuille de tôle. Au bout de quelques instants la barred Acier est coupée. Cela lient à ce que l'Acier frotté par la lame de tôle s'échaulTe, se détrempe, et s'adoucit, tandis qne le disque, olfrant une large surface et d'ailleurs sans cesse en mouvement , s'échauffc peu , et pré.sente conséquemment plus de dureté que l'Acier. (Pel.)
*ACILIE. y4ciliiis (Mythologie; fieuve de .Sicile.) INS. — Genre de Coléoptères pentaméres, famille des Hydrocanthares, tribu des Dytiscides, établi par Leach et adopté par M. Dejean ainsi que par M. Aube, qui lui donne pour princiitaux caractères : Dernier .irticle des palpes maxillaires un peu pUis long que les autres. Prosternum droit, arrondi postérieurement. Pattes postérieures terminées par deux crochets inégaux, dont le supérieur fixe ; tarses intermédiaires simples dans les deux sexes. — M. Aube rapporte à ce g. 17 csp. qu'il partage en deux divisions. Celles qui font partie de la première ont des elytres sillonnées dans les femelles, tandis que celles de la deuxième les ont, dans le même sexe, couvertes à la base de petites impressions linéaires assez profondes ou entièrement lisses. Ces dernières sont toutes exotiques. Nous citerons comme type de la première division : V^é. sitlcaim Leach, qui se trouve dans toute l'Europe; et comme type de la deuxième, VA. mediaius Say, de l'Amérique septentrionale. (d.)
ACIIVACEA (àxiva'xy),-, sabre), poiss. — Genre de Poissons établi par M. Bory de Saint- Vincent ( f^oyage aux îles des mers d'Afrique). Il se compose d'un seul poisson de l'Atlantique , à corps allongé en forme de lame de sabre, et qui appartient à la famille des Scombéroïdes. L'auteur lui ayant trouvé des traits de ressemblance avec les Orphies et les Scombrcs , l'a nommé Acinacée bâtarde. Malheureusement la figure en est si incorrecte et la description si incomplète, qu'il est impossible de rien dire de certain sur ce poisson. J'ai cru d'abord pouvoir le rapprocher du g. Thyrsite , dont les -espèces avancent dans l'Atlantique jusqu'aux Açores; mais la dilTérence dans le nombre des • »yons est trop grande pour que je me décide
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à admettre aujourd'hui ce rapport. Ce nombre et la forme générale conviennent mieux auxGempylcs, et surtout aux Gempulus co- Uiber, poisson de l'Atlantique. Cependant la manière dont les fausses pinnules sont rendues laisse beaucoup d'hésitation. Je crois néanmoins que celte deuxième supposition vaut mieux que celle que nous avons émise dans \'Hist. des Poiss., Cuv. et Val. (Val.)
ACINACIFORME. Acinaciformis [acinaces [âxcvaxïi;] , cimeterre ; forma , forme). BOT. PII. — Se dit des organes foliacés des végétaux, qui, comme les feuilles, les sépales, les styles, etc., approchent de la forme d'un sabre, ''est-à-dire sont comprimés, à trois angles , a carène tranchante , et un peu redressés vers la partie supérieure. (A. R.)
ACIIVE. Admis, bot. — Gœrtner donne ce nom aux baies molles, uniloculaires, transparentes, renfermant des graines couvertes d'une écorce coriace ; tel est le fruit de la Vigne.
* ACIXÈTES ( àx<V/)Tû; , fixe), infus. — Genre établi par Ehrenberg, pour la Forticella tnberosa Miill., qui méritait bien, en effet, d'être considérée comme un type particulier, en raison de la fixité et de la quasiimmobilité de ses appendices ciliformes.
Une 2' esp., A. fJitgbyi, qui comme la l-^* se trouve sur les plantes marines et sur les Sertuiaires, a été décrite, en 1832, par le même auteur. Les caractères qu'il assignait alors aux Acinètes étaient d'être «des Infusoires polygastriques anentérés, épitriques, cuirassés, pourvus de soies raides, mais non de cils , et ayant une cuirasse de forme diverse, membraneuse, pédicellée. » Il les plaçait, quoiqu'avec doute , dans la famille des Péridinées; mais en 1838 {Hist. des Inf.), il les plaça dans la famille des Bacillariées; puis enfin, dans le même ouvrage, dont l'impression s'était prolongée, il annonce par une note, p. 31G, que la découverte d'une nouvelle forme, le Dendrosoma radians, l'a déterminé à séparer l'Acinète des Bacillaires, et les g. Podophrija et Trichodiscus des Enchélydées pour en former, avec le nouveau g., une famille particulière sous le nom d'Acitiétines, qui serait placée entre les Bacillariées et les Vorticellines, et serait caractérisée par la présence d'une seule ouverture, pour l'entrée et la «ortie des aliments, sa::s orifice anal. (Duj.)
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•ACINÉTINES NFUS.— Famille df m l'é- | lablissement a été proposé par Ehrenbtfg, pour plusieurs genres d'Infuso-res à une seule ouverture et à cils allonge», '«ides, non vibraliles. (DuJ.)
*ACI\IA. INS. — Genre de l'ordre des Diptères, division des Brachocéres, subdivision des Dichœtes, famille des Alhéricères, tribu des Muscides. Selon M. Macquart, ce g-, forme aux dépens des genres Musca, L.;7ephriiis, Fabr.; Typeia, Meig., et dans lequel se trouve fondu le genre UrelUa, Rob. Desv., renferme 14 espèces, toutes européennes, et vivant ordinairement sur des plantes de la famille des Synanthérées et des Ombellifcrcs [Heracleum, etc.)- Ses caractères sont les suivants : Trompe à lèvres épaisses ; épislomc non saillant. Antennes n'atteignant pas l'épistome; i' article double du 2». Oviducle déprimé, large, court, peu velu; ailes réticulées. Nous citerons pour type , Yylciina corniculata Fab., n" 11 , OU l'^. Javeœ P»ob. Desv. (D.)
ACIIMIEIl (àxyj, pointe), bot. pu. — Nom donné dans quelques cantons de la France à r.\ubépine [Craiœgus oxyacanllia L., Mespilu.i oxiiacataha Gaert.). (G. L.)
*ACl\IPE (nom d'une ancienne ville d'Espagne), ins. — Genre de l'ordre des Orthoptères, famille des Acridiens, établi par M. Rambur [Faune de V Andalousie) sur deux espèces du midi de l'Espagne, dont les caractères génériques sont tout-à-fait identiques avec ceux du g. Ponlictis, Serv., ou Pamphagus. Brul. et Curm. (Bl.)
•ACIIVOCORIS (âxivo;, thym sauvage, basilic; xopiç, punaise), ins. — Genre de la famille des Lygéens, de l'ordre des Hémiptères, établi parHahn, et ayant pour caractères essentiels : La forme des yeux qui sont comme pédicules, et la longueur du 1" article des antennes. Ce g. ne renferme que trois esp., qui habitent l'Amérique méridionale. Le type est 1'^. calidus Hahn. C'est par erreur que quelques auteurs ont attribué à ce g. pour caractère générique la présence d'ocelles. (Bl.)
ACIIVI0DE\DR0IV , Linn. bot. ph. — Syn. de Melasioma , Burm.
ACIIVOPHORA I axtvo;, pépin ; «popo;, porteur). BOT. CR. — Genre de Champignons établi par Raflnesque Schmaltz , et appartenant à la famille des Lycoperdac^es. Il est
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caractérisé par un péridium slipitc d'abord globuleux, s'ouvrant ensuite en plusieurs valves. Il renferme, dans son intérieur et à la partie supérieure, des gongyles mous et aciniformcs. \'Ar.inop}iora aurandaca , qui croît dans les bois en Pensylvanie, a le pédicule cylindrique, légèrement réticulé; le péridium se divise en six parties; les spores sont arrondies et rouges. — M. Desvaus (Journ. de Bot., vol. YI) lui trouve de l'analogie avec le genre Tylostoma. M. Ad. Brongniart pense au contraire qu'il est plus voisin du g. Pohjsaccum. Les caractères exposés par Rafinesque ne sont pas suffisants pour établir des rapprochements certains. Ce g. serait fort remarquable , s'il était vrai qu'il eût la fruclificalion des Pohjsaccum et le mode de déhiscence des Geasirum. (Lev.)
ACI\OPliS (â'xtvoç, grain de fruit en grappe; Ttovç, pied), ins. —Genre de Coléoptères pentamércs, famille des Carabiques, tribu des Harpaliens, établi par Ziegler aux dépens dos Ilarpales de Bonelli, et adopté par M. Dojean , qui le caractérise ainsi [Species, t. IV) : Les 4 premiers articles des 4 tarses antérieurs triangulaires ou cordiformes et assez fortement dilatés dans les mâles seulement. Dernier article des palpes assez allongé, très légèrement ovalaire , presque cylindrique et tronqué à l'extrémité. Antennes filiformes et assez courtes. Lèvre supérieure carrée ou trapézoide, échancrée antérieurement. Mandibules fortes, assez avancées, assez arquées et assez aiguës ; une dent simple, obtuse et plus ou moins marquée, au milieu de l'cchancrure du menton. Corps convexe et épais. Tcle grosse, presque carrée et comme renflée postérieurement.
Corselet plus ou moins carré. Élytres presque parallèles, plus ou moins allongées. — M. Dejcan rapporte à ce g. 7 espèces, donl la plus connue est \'^. megacephaltn d'Illiger ou le picipes d'Olivier, qui se trouve dans le midi de la France et quelquefois aux environs de Paris, (li-)
•ACIIVlîLA (diminutif d'^ciHi/m [â'xivoç] grain de fruit à grappe), bot. pu. — Les Champignons de ce genre sont globuleux, sessiles et sans racines. Leur intérieur est formé d'un corps charnu plus ou moins coloré, persistant et enveloppé d'une couche de matière blanche composée de granules, qui se séparent facilement et tombent en
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(iissolulion avec l'ùge. Comme le nom l'in- «lique, ils donnent l'idée d'un pépin renfermé dans une pulpe. — On ne connaît encore qu'une espèce de ce g. , 1'^. caiidicaus Fries, que Weinmann a trouvée en Russie sur les feuilles pourries àcV^lnus incana. Elle est du volume d'une têle d'épingle. Les organes de la fructification ne sont pas encore connus ; c'est sans doute pour cette raison que 31. Fries a rangé ce genre dans l'ordre des Sclérotiacécs. (Lev.)
*ACIOA , Aubl.; Acia , Willd. ; Dulacia, Ncck. ( nom caraïbe), bot. pu. —Genre de la famille des Chrysobalanées , établi par Aublet(F/o^. guyan.). Arbres à feuilles en Hères; stipules caduques; fleurs en cymes terminales, subtrichotomes; calice blanchâtre; corolle petite, violette; graine grosse, huileuse. L'unique espèce de ce genre est indigène des Guianes. L'amande de ses graines est bonne à manger. (Sp.)
ACIOIVA. Aïoi.L. — Ce genre, proposé par •-each {Mùcell. zool., t. II), ne pouvait être accepté; Lamarck l'avait créé depuis longtemps sous le nom de Scalaire. (Desh.)
ACIOTIS, Don (dimin. d'âxtç, pointe).
coT. PH. — Genre de la famille des Mélaslomacécs, tribu des Osbeckiées, DC — L'unique espèce qui constitue ce g. est indigène des Antilles. Ses baies sont acidulés et mangeables. (Sp.)
•ACIPnORÉES. Aciphoreœ (àxt'ç, pointe; «fopo,-, porteur), knfus. — Nom donné par M. Robineau-Desvoidy à la sous-tribu des Téphriiides de 31. 3Iacquart. (d.)
ACIPHYLLA, Forst. bot. ph. — Syn.' de Ligmiicnm, L.
*ACIS (âxi'ç, pointe, dard), ois.— Genre formé par M. Lesson pour quelques espèces de la famille des Gobe-3Iouches de Cuvier, ayant pour synonyme le g. Phœnicomis de Swainson, plus généralement adopté, et exprimant bien un des caractères communs aux espèces du genre. P'oyez phoenicorkis. (Lafr.) ACIS, Sweet. eoï. pu. — Synon. de Leu- "Olnm , L.
'ACIS («xi'ç , pointe). INS. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Chrysomélines, établi par 31. Chevrolat et adopté par M. Dejean, mais dont les caract. n'ont pas sté publiés. 31. Dejean y rapporte 7 espèces >'""( no-is ne citerons qu'une seule, \'.^.
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nwdesla { Eiimolpus modesius Fabr. ) , de* Indes orientales. (D.j
ACISAIVTIIERA, Br. (àxt';, pointe; antliera, anthère, d'àvOyipo';, «', de fleur), bot. PU. — Genre de la famille des Lylhracées ou Lythraires, tribu des Salicariées, et dont les caractères sont : Calice 5-fide, renflé à la base. Pétales 5, égaux, obovales. Étamines 10, saillantes, insérées (de même que les pétales) à la gorge du calice; anthères sagittiformes, versatiles. Style court; stigmate pointu. Capsule subglobuleuse, biloculaire, recouverte par le calice; 2 placentaires polyspermcs. — Herbe à feuilles opposées; fleurs axillaires, alternes, rameaux 'i-gones. Ce g., qui, malgré son calice inadhérent, serait probablement mieux placé parmi les Mélastomacées que parmi les Lylhracées , n'est fondé que sur une seule espèce , qui croît à la Jamaïque, et que Linné comprenait dans le genre Rhexia. (Sp.)
*ACISlîA. K\s. — Genre de Coléoptères hétéromères , famille des 3Iélasomes, établi parZiegler et adopté par 31. Dejean. II répond aux g. Loplioina , Sol. et Puchychiia , Esch. , et a pour type VA. punctata Fab. , espèce qu'on trouve à Tanger. (D.)
" ACISPERMLM ( àxtç, , pointe ; a7T/p,aa , semence), bot. m. —C'est un g. établi par Necker sur quelques plantes de l'Amérique du Nord que 31. De Candolle réunit au g. Coreopsis. (J. D.)
*ACKAMA (nom nouveau-zélandais). kot.
PU. — Genre que Cunningham [Prod. flor.
lyov. Zeel. in Hook. Ann.) rapporte à la famille des Cunoniacées, et auquel il assigne les caractères suivants : Calice 5-parti , persistant; divisions linéaires- spatulées. Pétales 5, indivisés, non persistants. Étamines 10 , isomètres, insérées sur un disque hypogyne, cyalhiforme, à 10 dents. Capsule septicide de haut en bas ; loges polyspcrmes Graines petites , ovoïdes , rostrées ; test coriace, glabre. — Arbre à feuilles imparipennées ; fleurs en panicules terminales , rameuses , lâches, laineuses. Une seule esp. , indigène de l'ile Ikanamawi , Nouvelle- Zélande. (Sp.)
ACLADIUM (à priv. ; x).a^o; , rameau) bot. cr. — Ainsi que l'indique l'élyniologie, ces Champignons byssoïdcssont composés de filaments simples, droits, transparents et cloisonnés, sur lesquels sont fiyrî çts c. 'i
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lies spores ovales et pelliicides. Comme les spores ont à peu prés la même grosseur que les filaments, il est probable qu'elles résultent de l'isolement spontané des cellules supérieures des filaments sur lesquels elles restent adhérentes en tombant. — On n'en connaît que 2 espèces qui ont été décrites par I.ink, et qui se trouvent sur le bois pourri. (LÉv.) ACLADODEA (à priv. ; xloi^ <i S-n ? , rameux). BOT. pir. — Ruiz et Pavon ( Prodr. FI. Per.) ont décrit sous ce nom un genre de la famille des Sapindaccesque l'on s'accorde aujourd'hui à réunir au g. Talisia d'Aublet. Toutefois , son fruit est encore inconnu ; ce qui a fait penser à quelques botanistes que cette plante est dioiquc , et que l'individu mâle a été seul observé. (C. L.)
* ACLÉE. Aclees (àx),£^',-, obscur). L\s. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Curculionites, division des Érirhinides , établi par M. Schœnherr et adopté par M. Dejean. — Ce g. est fondé sur une seule espèce rencontrée à Java, et nommée par M. Dejean A. cribraïus. (D.)
* ACLEIA (àx^ei'a, obscurité), bot. ph. — Ce g. a été formé avec le Senecio Belbetjsius Del.; il a pour caractère, d'après M. De Candolle : Des capitules multiflores, homogames, à fleurs tubuleuses; un involucre unisérié , cylindrique et globuleux, muni à sa base de 2 ou 3 écailles. Pour fruit, des akènes comprimés, étranglés au sommet, puis dilatés en une urcéole discoide. L'aigrette , caduque , se compose de poils presque denticulés. - -Cette plante , qui a le port du Séneçon d'Arabie, est glabre, rameuse, dressée, et porte inférieurement des feuilles pétiolées, crénelées, tandis que les supérieures sont amplexicaules, incisées-dentées. (J. D.)
ACLÉIDIEIVS ( à priv. ; xltlç, , oJç, clavicule). MAM. — Expression abrégée de Mammifères sans clavicules. (A.)
* ACLISIA ( àxlsn's, obscur ). bot. ph. — Genrede la familledesComraélinacées, fondé par E. Meyer {Meliq. Uaenk. 2 , t. 25) , réuni avec doute par quelques auteurs au g. Pallia de Thunberg, et que Lindley considère comme distinct, f^oyez pollia. (C, L.
* .4CL0PUS (àx)£-/!ç , obscur ; oi|', ôttoç, aspect). INS. — Genrede l'ordre des Coléoptères pentameres, famille des Lamellicornes, établi par Erichson , qui le place dans la tribu
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des Géotrupides de Mac-Lcay. 11 contient 2 esp. , les ^-Z. viiiaïus et Jhaiiiictis. Ce g. ne ligure pas dans le dernier Catalogue de M. Dejean, et parmi ceux de cet auteur nous ne savons auquel le rapporter. (D.)
ACLYSIE. iMS. — /^oy.ACHi.YSin:.
*ACIM ADEMA [àxa-n, pointe; à^yjy, glande). BOT. ru. — Sous cette dénomination, Bartling et Wendland , dans leur monographie des Diosmées , oril établi , dans celle famille, un g. qui doit son nom aux glandes pointues qui terminent les nnlhères, et est ainsi caractérisé : Calice 6-parli, adné par sa base à un disque dont le bord supérieur est libre et entier. Pétales 5 , dont les onglets larges présentent une toulfe de poils en dedans. Filets 10, inclus ; 5 opposés aux pétales , stériles , courts ou presque nuls , insérés au bord du disque; 5 alternes , plus longs, portant chacun une anthère ovale, dont le conneclif se prolonge en dessus en une glande conique. Style plus court que les filets , élargi à son sommet en un stigmate en tête, à 5 sillons peu marqués. Ovaires 5 , soudés ensemble , mais prolongés chacun à leur sommet en une masse ovoïde, libre, hispide, glabre du reste, et renfermant 2 ovules superposés. Fruit a 5 coques comprimées , dont le sommet s'allonge en dehors en une sorte de corne. — 5 espèces de ce g. se trouvent au Cap de Bonne-Espérance. Ce sont des arbrisseaux à feuilles décussécs, imbriquées sur 4 rangs, courtes , épaisses , carénées, ponctuées en dessous, à fleurs blanches ou rouges, terminales, solitaires, presque sessiles , accompagnées de bractées imbriquées qui simuleni des sépales. (Ad. J.)
' ACM/EODERA (âxfxaroç, vigoureux; dVpyj cou). INS. — Genre de Coléoptères penta mères, famille des Slernoxes , tribu des Bu prestides, établi par Eschschoitz et adoptj par M. Dejean ainsi que par M. Solier, dans son Essai sur les Buprestides {Wniml. Soc. eni. de France, t. II ). Ce dernier auteur lui assigne pour principaux caractères : Mento» subtriangulaire, avancé en pointe vers Ij languette. Dernier article des palpes maxillaire, allongé, ovalaire, subsubulé. Corselet tronqué postérieurement; mésoslernum non avancé en pointe antérieurement. — Ce genre, d'après le Catalogue de M. Dejean, renferme 44 espèces, dont nous ne citerons que VA. lœniala^Bii'presiis lœuiaia Fab.), qui
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a servi de type à M. Solier pour en établir les caraclèrcs. (D.)
ACniELLA (âxpLï), pointe), bot. ph.— Syn. du g. Spilalilies. (J. D.)
• ACME\A, DC. (nom mythoi.). bot. pu.
— Genre de la famille des Myrtacées, tribu desiMyrléesdeM.DeCandolle(Pj-o(/r.,in).Ce sont des arbrisseaux à feuilles opposées, très entières. Inflorescence terminale, thyrsiforme, composée de cymules triflores. Fleurs petites, blanches. L'unique espèce de ce genre est indigène de la Nouvelle-Hollande. (Sp.)
*.'\Ci\IOCEKA{àxfj/î', pointe ; x/paç, corne). iNi. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Longicornes, établi par M. Dejean, qui n'en a pas publié les caractères. Il est fondé sur une seule espèce , V^i. compressa lab., qui se trouve en Guinée. (D.)
*ACNEPIIALIJM là priv. ; xyt'fxlov, flocon de laine), ins. — Genre de Diptères , division des Aplocères, subdivision desTétrachœles , famille des Tanystomes, tribu des Asiliques, sous-tribu des Dasypogonites , établi par M. Macquart [Dipt. exui. noiiv. ou peu coituui) . Ce g-, formé aux dépens des Daaypogon , a pour caractères : Corps large. Télé l)asse. JMoustache couvrant toute la face. Tubercule du front muni de longs poils. Article 1 " des antennes plus ou moins court ; 2'"« cyathifnrme; 3""^ allongé, subulé; style un peu allongé et épais. Thorax assez élevé. Abdomen large , déprimé et ponctué. Pieds velus ; point de pelotes aux tarses. Cellule 2"'' sous marginale des ailes ordinairement appendiculée; 1" postérieure quelquefois fermée, 4""" ouverte ou fermée. Le faciès des Acnéphales leur donne une ressemblance singulière avec les Apiaires et surtout avec les Andrènes. Leur nom générique est tiré de l'absence de pelotes aux tarses ; caractère qui les distingue de toute leur tribu, à l'exception des Gonypes. Parmi les 5 espèces décrites par l'auteur, nous ne citerons que celle qu'il eppelle A. Olivhri, et qui a été trouvée dans l'île de Paxos par Olivier. (D.)
ACNIDA , Mitch. L. (à priv. ; y-viSn, ortie ; c'est-à-dire sans aiguillon ; la plante ressemble à ime ortie), bot. ph. — Genre de la famille des Chénopodées, tribu des Atriplicées, établi par Meyer. — Herbes vivaces, à feuilles alterne? très entières. Grappes axiliiires ; les fructifères nutantes. Ce genre ap-
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particnt à l'.Vmcrique septentrionale. On en connaît 2 espèces. (Sp.)
*ACIMISTUS (axvïiTTt5, nom grec d'une plante aujourd'hui indéterminée), bctph. — Genre de la famille des Solanacées, Endl., proposé par Schott ( ÏVien. Zeiischr. , IV, 1180, LiiDiœa, 1831). — Le g. yicni.ituSypeu nombreux en espèces, se compose d'arbustes appartenant à r.\mérique tropicale; leurs feuilles sont alternes, très entières; les fleurs fasciculées, a\illaires, blanches, odorantes, les fruits rouges. (C. L.)
•ACOCEPIIALUS (àxor;, oreille; xt^M.
tête). INS. — Genre de l'ordre des Hémiptères, de la section des Homoptères, famille des Cicadellcs, établi par Gerraar [Mag.), adopté par Burmeister [Hundb. der Eni., 2), et ayant pour principaux caractères : 1° le sommet de la tête triangulaire; 2" des ocelles placées devant les yeux ; 3° les parties latérales du corps couvertes d'aspérités. — Ce g. renferme une quinzaine d'espèces tant européennes qu'américaines. Les plus connues sont VA. cnstalus{CicadacOitataVaLn7.., Fauii. Germ.), et VA. slrialus {Cercopis siriata Fab. , Sijn. Rli.), toutes deux répandues dans la plus grande partie de l'Europe. (Bl.)
"ACOCHLIDES (à priv.; y.ox'l;. coquille). iNiOLL. — Latreille a nommé ainsi une famille de Céphalopodes acétabulifères, dans laquelle il place ceux de ces animaux qui ont 8 pieds et qui sont dépourvus de coquilles. f^Oy. OCTOPODES. (A. d'O.)
"ACCffiLIUS. INS. — Synonyme d'Ade-
lius. ^ (Bl.)
*ACOÈTE. Acoeies (àxoïî.ouïe; allusion aux branchies), annél. — Genre établi par iMM. Audouin et Milne-Edwards [Mém. pour servir h l'Hisi. nal. du Un. de la France, t. Il, p. 99, pi. 2 A, fig. 7-14), et formant, avec leur g. Sigalion, la tribu des Aphrodisiens vermiformes [voyez aphrodisiens). Les caractères qu'ils lui assignent sont les suivants : Pieds pourvus d'élytres, mais n'ayant pas de cirres supérieurs, au nombre de 50 paires ou plus, alternant régulièrement avec des pieds sans élytres, mais garnis d'un cirre supérieur. Antennes 5 ; 4 mâchoires grandes et cornées. Des branchies tuberculeuses sur tous les segments du corps. — Ce g. a été adopté par Cuvier (Bèg. anim., 2'"* édit., t. 111 , p. 207). On n'en connaît qu'une seule espèce qui se trouve aux Antilles; elle habite
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lin long fourreau ayant l'aspect et la consislance du cuir; c'est l'A. de Plék, A. Pkei. (L. D. Y. R.)
ACOIDILM, Lind. bot. ph. — Syn. de Trichocenirum , Pœpp. et Endl.
'ACOLASTE (âxs'ioctr-ro;, impudique; allusion au développement considérable de l'organe copulateur chez les mâles), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, tribu des Muscides, établi parMeigen dans son 1"^ ouvrage {Eus. d'une nom. clas.sif. des Dipt. europ., 2™e V.), fondu depuis dans le g. Cordijlura , Fall., adopté parMacquart. (D.)
*ACOLEA (à priv. ; xoAeoç, gaine), bot. cr. — Genre d'Hépatiques établi par Dumortier aux dépens des Jongermanniées de Linné, et qu'il avait d'abord fait entrer lui-même dans son g. Scldwia. La priorité étant acquise au Gymitomitriitm de Corda, c'est à ce mot qu'il en faut chercher les caractères. (G. M.)
ACOLE.(f;. BOT. CK. — Sous-tribu des Jongermanniées, famille des Hépatiques, qui comprend, selon M. Dumortier, ses 3 genres Mniopsii [Haplomilrium , N. ab. E.) , Acolea et Schisma. Cette division n'est point admise par M. Nées d'Esenbeck, dans son nouvel et important ouvrage sur les Hépatiques d'Europe {Europi. Lebenn.). (C. M.)
*ACOLI. OIS. — C'est le nom donné par Levaillant à une espèce d'oiseau de proie d'Afrique, figuré dans ses Oiseaux d'Afrique, et qu'on croit appartenir au genre Busard. (Lafr.)
ACOLILM (à priv.; xù^ov, pied, support). BOT. CF.. — Nom sous lequel Achar réunissait, dans son g. Calycium, famille des Lichens, toutes les espèces à apothécies sessiles. M. Fée a tenté d'élever ce sous-genre à la dignité de g., ce qui n'a pas été adopté. (C. 3L) ACOMA, Adans. ; Homatium , Jacq. ; Kacouùea, Aubl. bot. pu. — Genre considéré comme type de la famille des Homalinées. Ses caractères sont les suivants : Calice tubuleuï-turbiné, adhérent; limbe 6 ou 7parli, persistant. Pétales en même nombre que les sépales, persistants, insérés à la gorge du calice, uni-glanduleux à la base. Étamines insérées par faisceaux (de 3 à 6) devant les lobes calicinaux ; filets filiformes ; anthères suborbiculaires. Ovaire semi-infère, uniloculaire ; partie inadhérente conique ; 3 styles filiformes; stigmates capitellés. Cap-
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suie séminifere, Irivalve au sommet, uniloculaire; 3 placentaires pariélaux, polyspermes. Graines petites, ovoïdes. Arbrisseaux à feuilles dentelées; fleurs petites, disposées en grappes, soit terminales, soit axillaires et terminales. Ce g. appartient à la zone équatoriale ; on en connaît 4 espèces. (Sp.)
*ACOMPSIA (axo/jn{-o5, sans ornement).
INS. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Tinéites, établi par nous aux dépens du g. Liia de Treitschke , et dont voici les caractères : Palpes inférieurs 1res minces, arqués et relevés au-dessus de la tête; les 2 premiers articles à peine velus; le 3-^e nu, subuliforine, plus long que les 2 premiers réunis. Trompe longue et très visible. Antennes filiformes dans les deux sexes. Tête courte. Corselet arrondi. Abdomen cylindrique, mince, terminé par une toulTe de poils dans les mâles et en pointe dans les femelles. Pattes postérieures longues et peu velues. Ailes supérieures assez larges, à bord postérieur presque droit et brièvement frangé; ailes inférieures plus larges et garnies également d'une frange étroite. Premiers états inconnus. — Ce g. renferme très peu d'espèces, et a pour type KiTeicne cendrée, Tinea cinerella L., figurée par Hubner sous le nom A'Ardeliella. (D.)
'ACOMYS (àx^', pointe; ^tZq, rat), mam. — Genre de l'ordre des Piongeurs, famille des Muriens, établi par M. Isid. GeolTroy-Saint- Hilaire. Ses caractères sont : Membres postérieurs un peu plus longs seulement que les antérieurs, non palmés ; queue arrondie ; molaires au nombre de 3 à chaque mâchoire de chaque côté; point d'abajoues ; corps revêtu , sur le dos et sur les côtés , de poils entremêlés d'épines carénées. — Ces animaux diffèrent donc des P»ats par les piquants, des Hamsters par l'absence d'abajoues, et des Echimys par le nombre de dents. — L'Aco- MYs DU Caire, A. cahirinus, appelé aussi liai du Caire, Souris du Caire, décrit par Geoflroy St-Hilaire, appartient à ce genre. Son pelage est gris cendré; sa taille de quatre pouces; sa queue de pareille longueur. — On connaît encore I'Acomys perchal, le Rat perchal de Buffon; il est roussâtre en dessus, gris en dessous; sa taille est de quinze pouces non compris sa queue, qui en 6*
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a trois. Il habile dans les maisons à Pondichéry. (A--)
*AC0IVI0PTERIS (àxo'vtov, objet terminé en pointe; itTtpî;, fougère; allusion à la forme des pinnules). bot. cr. — Genre établi par Presl [Ptéridog.) dans la tribu des Acrostichacées, pour une fougère décrite par Hooker etGréville, sous le nom A'Acrosiichum subdiaphanum, qui croît à l'île Sainte- Hélène et dans l'Inde ; elle se distingue des Acrostichum proprement dits, tels que les définit Presl, par ses nervures pinnées, bifurquées et anastomosées seulement auprès du bord de la feuille; leurs anastomoses donnant naissance à une petite nervure ex lérieare, tuberculeuse. — Ce g. est ainsi intermédiaire entre les Olfersia et les Acrostichum de cet auteur. La seule espèce qu'il renferme est herbacée, à feuilles simples, lancéolées, coriaces et plus étroites lorsqu'elles sont chargées de fructifications. (Ad. B.)
ACOIVIT. Acouitum, L. (àxovi'roç, aconit, d'àxo'vY), rocher), bot. ph. —Genre delà famille des Helléboracées, renfermant des végétaux en général très vénéneux, remarquables tant par la beauté que par la singulière structure de leurs fleurs. Ses principaux caractères (Spach, Hist. des PL ph. Suites à Buffon, t. "VII ) sont : Sépales 6, non persistants (excepté dans l'-^coHzmm a?H/io»o), bisériés ( 3 intérieurs et 2 extérieurs ), subonguiculés, dissemblables, anisoraètres: le supérieur grand, ascendant, voûté en forme de casque comprimé ou naviculaire, très obtus, rostre ou acuminé antérieurement; les deux latéraux (intérieurs) moins grands, un peu bombés, inéquilatéraux, presque égaux, horizontaux , connivents , recouvrant les organes sexuels ; les deux inférieurs petits , inégaux, déclinés, subnaviculaires. Pétales (staminodes ou nectaires de beaucoup d'auteurs) deux, libres, égaux, insérés devant le Sépale supérieur (lequel les enveloppe complètement), longuement onguiculés, renversés, petits, cuculliformes, unilabiés antérieurement, éperonnés postérieurement; onglets dliformes, ascendants, plus ou moins arqués en avant ou inclinés au sommet.
Étamines courtes , nombreuses , un peu déclinées, ascendantes pendant l'anthèse, puis défléchies : les extérieures parfois ananthères ; fileis subulés, ailés jusque vers leur milieu ;
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anthères elliptiques ou suborbiculaires , échancrées aux deux bouts , comprimées , Iatéralementdéhiscenies;conneclif filiforme. Ovaires disjoints, pluri-ovulés, verticillés au nombre de 3 à G ; ovules horizontaux , bisériés. Styles subulés, subrectilignes, terminéf par un stigmate minime, bidenticulé. Péricarpe deSàC follicules verticillés, subcylindracés, obscurément trigones, non slipités, chartacés, réticulés, corniculés au sommet, univalves , polyspermes, persistant après la déhiscence. Graines subcylindriques ou Irièdres, carénées ou ailées aux angles, lisses ou légèrement rugueuses, ou transversalement squamelleuses, horizontales, bisériées ; embryon petit ou punclirorme,.à cotylédons plus ou moins divergents. — Herbes vivaces à racines rhizoniateuses ou tuberculeuses ; tige feuillée; feuilles palmalifides.oupalmatiparties, ou pédatiparlies (par exception indivisées): les inférieures longuement pétiolées; les autres courtement pétiolées ou sessiles ; grappes terminales ou axillaires et terminales, solitaires, tantôt feuillées, tantôt bractéolées ; pédicelles ascendants ou résupinés, dibractéolées tantôt vers leur milieu, tantôt plus haut ou plus bas, cupuliformcs au sommet, plus ou moins inclinés au sommetdurant la floraison. Fleurs grandes, jaunâtres, ou blanchâtres, ou bleues, ou violettes, ou rougeâtres, ou panachées.
Nous n'avons pu reconnaître parmi les nombreuses espèces rapportées à ce g. que 8 ouOespèces distinctes, offrant chacune une foule de variétés. (Sp.)
*AC01\ITELLE. Aconiiella , Sp. (diminutif d'Aconit). BOT. PH. — Genre de la famille des Helléboracées , tenant exactement le milieu entre les Aconits et les DauphineWes [Delphinium , Sp.); il diffère de ces derniers par le calice , conforme à celui des Aconits, et de ceux-ci par la corolle semblable à celle des Dauphinelles. Les graines sont transversalement squamelleuses ; les fleurs, assez petites et de couleur rougeàtre, sont disposées en panicule divariquée, très lâche et aphyile. — La seule espèce qui constitue ce g. est indigène d'Orient. (Sp.)
ACOMITIIVE. Acomniia. cium. — Alcaloïde tiré de l'Aconit napel par Lrendes. C'est un poison très actif, mais difficile a obtenir. On l'a trouvé aussi dans VAconr mm lycociomtm.
ACO
ACOMTl'M, Lin. nor. pu. — Synonyme aliii d'Aconit.
*ACO!VTE.-l (Aconle, nom mythologique).
I i;;. — Genre de l'ordre des [,épidoplcres diurnes, tribu des Nymphalides, propose par Florsfield ( f.cpid. of Java ), et qui a pour type la lY. aconiea des auteurs, qu'il désigne sous le nom de primaria. Ainsi, d'un nom spécifique , il a fait un nom générique. Celte marche, suivant nous, est vicieuse en ce qu'elle jette de la confusion dans la synonymie. Au reste , le g. Aconiea est le même que celui A'Adolias, créé par M. Boisduval. f^oii. ce mot. (D.)
* ACOIVTIA (àxovTi'aç, tenanrdu serpent; allusion à la rapidité des mouvements de l'insecte), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, établi par Ochsenbeimer et Treitschke [tlisi. nai. des Lépid. d'Ear.), et adopté par M. Boisduval, qui le range dans sa tribu des Iléliotides, mais sans en avoir fait connaître les caractères. Voici ceux qu'en donne M. Treitschke : Abdomen court, mince chez les mâles, épais et cylindrique chez les femelles. Antennes presque filiformes et finement crénelées. Ailes supérieures étroites , les inférieures larges et arrondies. — Il ajoute que les Aconlia sont blanches ou jaunes avec des taches noires ou brunes , en forme de bandes , et que leur chenilles ne sont pas encore connues. Les Aconiia sont des Noctuélides de petite taille, dont le blanc et le noir forment toute la parure, à l'exception d'une seule, \A. Malvœ, qui est jaune. On les voit voler en plein jour, avec la plus grande rapidité, dans les endroits arides et exposés au soleil. On en compte 7 ou 8 espèces, dont les plus connues sont \'^. solaris et VA. luciuosa, qui se trouvent aux environs de Paris. (D.)
ACOIVTIAS (àxovTc'ocç, sorte de serpent). FEPT. — C'était, chez les Grecs, le nom d'un serpent qu'on disait s'élancer des arbres sur les passants. Aujourd'hui on l'emploie pour désigner un g. de la sous-famille des Scincoidiens saurophthalmes, lequel a pour caractères : Corps dépourvu de pattes, allongé , cylindrique, à écailles lisses ; queue courte , pointue; dents simples, coniques, obtuses; palais non denté; langue squameuse, à peine incisée à sa pointe; paupière supérieure rudimentaire ; museau emboîté dans «ne très grande plaque percée de chaque
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coté par les narines, qui sont petites et en arriére desquelles est un sillon longitudinal. A l'intérieur les Acontias n'offrent ni épaules, ni sternum, ni bassin ; les côtes antérieures sont réunies en dessous par des prolongements cartilagineux. L'A. pintade , espèce type de ce g., est très cornmune au cap de Bonne-Espérance. (G. B.)
* ACOiXTIAS («xovTiaç, sorte de serpent; allusion aux taches des tiges), bot. ph. — Genre de la famille des Aroidées, Juss.(Aracées, Schotl), tribu des Caladiées, fondé par cet auteur qui en établit ainsi les caractères : Spathe dressée, convolutée à la base. Spadice interrompu, androgyne; les fleurs femelles occupant la partie inférieure et les fleurs mâles la partie supérieure , sans appendice stérile. Anthères nombreuses, biloculaircs , distinctes , adnées en verticilles au moyen de connectifs en cône tronqué, à logeltes continues et déhiscentes au sommet par des fentes transversales. Ovaires nombreux, pressés, subtriloculaires, adhérents entre eux par des styles très épais, placentiformes. Ovules ascendants , insérés vers le milieu de l'axe et en grand nombre dans chaque loge. Stigmate exigu, orbiculaire , jaune-glutineux. Baie inconnue. — Ce g., dont le Caladium helleborifoUnm Jac. [Icoti. rar., t. C3I) est le type , comprend quelques autres espèces du g. Caladium , y enl., appartenant au Brésil. Ce sont des plantes à rhizomes tubéreux , à feuilles lobées-pédalées, partant toutes de la base, à pédoncules . nus, et à spathe verte. (G. L.)
* ACOIVTISTES (àxovTiaT^'ç, qui lance le javelot). OIS. — Nouveau g. créé par M. Sundeval , et indiqué par Bonaparte comme synonyme de son g. Scolopaciiius {Proceed., 1837) qui l'est lui-même du g. Ramphocéne de Vieillot [Nouv. Dict. et Gai.). Ployez ramphocéne. (Lafr.)
'ACOIVTISTES ( àxovTcffTï)'; , lanceur de javelots). INS. — Ce nom est donné par Burmeisler à une division qu'il a établie dans le g. Muniis. (Cl.)
* ACORACÉES. Acoraceœ. bot. ph. — f^oijez acoroïdées. (A. R-)
* ACORI. BOT. PH. — Nom vulgaire du g. Acoru^. On appelle Faux acori l'Iris des marais.
* ACORIUS (âxopvîç, insatiable), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille
ACO
des Carabiques, établi par Zimmerman , qui le place dans sa tribu des Zabroides , et le caractérise ainsi : Dent bifide au milieu du menton. Eïtrémité du libia sans aucune dent. Les 3 premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans le mâle, triangulaires , tronqués par devant. — il ne rapporte à ce g. qu'une seule espèce trouvée en Egypte par Ehrenberg, 1'^, meiallescens. (D.)
* ACOaOIDÉES. Acoroideœ. bot. pu. — Agardh [^phor. 133), et plus tard Scholtet TMA\\chcT[3Ie:el.,-n),L\nk[Handb. 1, \kk), ont proposé d'établir sous ce nom une famille distincte des Aroidées , pour y placer le g. y^t•or«$.Lindley(A'a^ xy^i., 3G5) adopte celte famille, qu'il nomme^coraceœ, et lui donne, d'après Schott, les caractères sui van Is • Spathe en forme de feuille, non roulée. Fleurs hermaphrodites , formées d'écaillés. Élamines complètes, opposées aux écailles ; anthères biloculaires , inlrorscs. Ovaires distincts. Fruit charnu. Graines ayant leur embryon placé au centre d'un endospermc charnu. — Indépendamment du g. Acorus, Lindiey réunit dans cette famille les suivants : Gijmnoslachus , R. Br. ; Tupi.slrn, Ker. ; ylpidistra , Ker. Les caractères précédents nous paraissent être ceux qu'on a attribués à la tribu des Orontiacées, famille des Aroïdécs. (A.R.)
ACORLS ( à priv. ; xc'pv) , prunelle ; parce que, selon Dioscoride, cette plante était employée à la guérisondes maux d'yeux), bot. rn. — Genre de plantes de la famille des Aroidées , dont on a voulu récemment faire le type d'une famille distincte sous les noms Û'yicoracées ou d'^coroïdêes ( voyez acoroï- DKEs). Voici les caractères du g. Acorus, tels que nous les avons observés sur les Acorus calamus et gramiiieus : Fleurs hermaphrodites, complètement sessiles et très rapprochées les unes des autres, disposées en une espèce de spadice simple et cylindrique. Calice composé de G écailles dressées, inégales, dont 3 un peu plus grandes et un peu plus extérieures. Étamines G, hypogynes, à peine plus longues que les écailles, en face desquelles elles sont placées , et ayant les filets larges et plans; anthères introrses, à une ( A. yramiueus ) ou à 2 loges. Pistil unique . sessile au fond de la fleur, ordinairement 3-angulaire. Ovaires à 3 loges , contenant chacune un certain nombre d'ovules renver- «és. Stigmate simple, comme tronqué, placé
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sur le sommet court et aminci de l'ovaire. Le fruit est charnu, et contient ordinairement 3 graines ou petits nuculcs , environnés de flbrilles. L'embryon est cylindrique, placé au centre d'un endosperme charnu. — Ce g. ne se compose que des 2 esp. déjà nommées, vivaces, a feuilles raides et rubanées, engainantes à leur base, et à lige 3-anguIarrc, portant latéralement un seul spadice et se terminant par une feuille. L'une, A. calamus L., originaire de l'Inde, croit également en Euro[)e , dans les lieux inondés. Sa ra cine ou souche souterraine est très odorante et iromatique. On l'emploie en médecine comme exciftnte et sudoriQque. L'A. gramiiieus vient de la Chine. (A. R.)
ACORYIVL'S ( à priv. ; xap-jv/i , massue ; allusion à la forme des antennes ). ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères. famille des Curculioniles, division des Anlribides, établi par Schœnherr, qui lui donne les caractères suivants : Antennes peu longues, grêles, insérées dans une fossette profonde , oblongue, au milieu du rostre, et ayant les 3 derniers articles étroits, presque contigus , dont le pénultième très court. Rostre peu allongé, 3-caréné en dessus, avec le sommet presque tronqué. Yeux oblongs , convexes , un peu rapprochés. Prolhorax presque conique, présentant, bien avant la base, un sillon élevé, transversal, courbé antérieurement des deux côtés. Élytrcs oblongues, presque ovales, 3-sinuèes à la base, légèrement convexes en dessus. — Ce g. , adopté par M. Dejean , a pour type \'^. snlcirostris du même auteur, espèce qui se trouve à Java. (D.)
'ACOSIWÉTIE. Acosmeiia (àxco-piyiToç, qui est sans ornement), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, établi par Slcphensjdans sa tribu des Noctuides, aux dépens du g. Anlhophilc d'Ochsenheimer, et qui a pour type la N. culiginosa d'Hubiier. (D.)
'ACOSMIA. BOT. pn, — Genre indiqué par Lindiey [Sysi. of Bol., éd. ii), comme fondé par Bentham et appartenant à la famille des Silénacées(Caryophyllées). Il ne paraît pas que les caractères en aient été publiés. (C. L.)
* ACOSaiILM , Schott. ; Sivceiia , Spreng. (àxojfica, défaut de parure), bot. pu.— Genre de la famille des Légumineuses , sous-ordre des Césalpiniées. B- Br. i Vogel [Linncea,
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iS37 ) en donne les caracléres suivants : Calice cupuliforme, S-denlé. Pclales 6 , disposés comme ceux d'une corolle papilionacéc, un peu divergents, insérés (de même que les ét;i mines ) un peu au-dessus de la base du calice: les inférieurs obovales-oblongs , rétrécis à la base ; les latéraux oblongs-linéaires, comme slipités, inéquilatéraux, un peu plus longs que les inférieurs ; le supérieur, grand, arrondi, cchancré, courlement onguiculé. Étamiiies 10, toutes fertiles; filets filiformes; anthères arrondies. Ovaire courlement stipilé, comprimé; style subcylindrique, onciné ; stigmate simple. Fruit inconnu. Inflorescence terminale , ample , en grappes rameuses ; pédoncules comprimés , eflilés. Fleurs petites. — L'unique esp. de ce genre croît au Brésil. (Sp.)
* ACOSMUS ( àxocrpo; , sans ornement ). INS.— Gence de Coléoptères hétéromères, famille des Trachélides, établi par M. Uejean dans son dernier Catalogue, mais dont il n'a pas publié les caractères. Ce g. est fondé sur une seule espèce du cap de Bonne-Espérance qu'il nomme A. cnpensis. (D.)
* ACOSMUS. liOT. PII.— /^o;/. aspicarpa.
(Ad. J.) ACOSTA (nom d'homme), bot. pir.— Genre de la famille des Chailléliées , fondé par Ruiz et Pavon ( Flor. Peruv. ) et réuni définitivement au g. Î^Jouiabea, Aubl. — Nom donné parLoureiro à un arbre indéterminé de la Cochinchine, voisin du f^accinium. — Adanson , et plus tard Scopoli, formèrent aussi sous cette dénomination un g. de Composées , dont le type était le Ceniaurea spino\a L., et qui n'a point été adopté. — Enfin ce nom a été donné, par M. de Candolle , à un g. dont les caracléres sont restés inédits , et qu'on a réuni depuis au g. Spirafanilta, H. B. K., de la famille des Composées-Vernoniacées. (C. L.)
ACOTVLE. ACAL.— Lalreille a établi sous ce nom une famille d'Acalèphes n'ayant ni bouche centrale ni cavités latérales.
ACOTYLÉDON ou ACOTYLÉDOiVE ou ACOTYLÉDO\É. ^cotijledoueus {à. priv. ; xoTvÀtJuv , articulation creuse, et, ici par extension, sorte de petite feuille), bot. cr. — C'est-à-dire embryon privé de cotylédons, la partie étant prise pour le tout ; car les plantes privées de cotylédons sont, en effet, dépourvues d'embryon .\ussi quelques bo-
ACO
tanistes ont-ils substitué le nom d'Inembryonés à celui d'Acotylédons ou Acotylédonés , pour ce grand embranchement du règne végétal, qui comprend toutes les plantes que l'on a tour à tour désignées sous les noms de Cryptogames, Agames, etc. v'^- R)
•ACOTYLÉDO!\IE.^co/(/;erfo/jia(àpriv.; xoTu).£(îuv, petite feuille), bot. cr. — Nom de la première classe du règne végétal, en suivant la série des familles naturelles , telle qu'elle a été établie par Jussieu, et qui comprend toutes les familles de plantes Acotylédonés ou Inembryonées. (A. R.)
ACOUCHI. MAM. — Syn. du g. Agouti, (C. D'O.)
ACOLROA, Aubl. dot. pu. — Syn. du g.
Gcoffroya. (Sp.)
"ACOURTIA (madame A'Court , zélée promotrice de la botanique), bot. pn. — Le g. Acouriia , établi par Don, fait partie de la tribu des Nassauviées, parmi les Composées, et comprend plusieurs sous-arbrisseaux du Mexique à feuilles épineuses, dentées , cordées ou amplexicaules. Ces plantes ont pour caractères : Capitules groupés en corymbes au nombre de 3-10; écailles de l'involucre couleur de sang, ciliées et souvent dilatées à la base, articulées avec le rachis, dont elles se détachent. Corolles pourpres ou roses, hermaphrodites , bilabiées ; lèvre externe à .3 dents, dont l'interne à lobes linéaires, obtus, ré volutes. Anthère terminée supérieurement par un appendice lancéolé, cartilagineux, inférieurement par des soies simples, filiformes. Akènes allongés, légèrement anguleux et couverts de papilles. (J. D.)
•ACQLAUTIA , Jacq. bot. ph. —Syn. de Solannm, I,.
* ACllACHNE, W. et W. Arn. (à'xpo;, au sommet; «xvn. duvet), bot. ph. — Genre de la famille des Graminées , tribu des Chloridées , ainsi indiqué par Lindley ( Syst. o( Bol, éd. ii), et dont les caractères n'ont probablement pas encore été publiés. (C. L.)
•ACRAMPHIBRYA («xpo;, sommet; àpyc, autour ; ê.ovoj , je pousse), bot. — Dans le système de M. Endlicher, c'est la section 5 de sa région 2 des Cormophyles; elle comprend les plantes à végétation périphéricolerminale. Cette division répond à Dicotylédones ou Exogènes.
* ACRAXTE (axpovToc, mutilé), rept. — On désigne ainsi .d'après Wagler, un g. 6e
ACR
Lacerliens, appartenant à la sous-famille des Pléodontes , parce qu'il» n'a en effet que 4 doigts, au lieu de 5 , aux pattes postérieures , caractère assez rare parmi les Sauriens. Ses autres marques distinctives sont : Dents Jnter-maxillaires coniques, simples; premières dents maxillaires et mandibulaires de même forme; les suivantes élargies, bifides; palais denté; langue plate, en fer de flèche, non engaînée, à extrémité antérieure divisée en 2 filets, couverte de papilles squamiformes, imbriquées ; narines latérales percées chacune dans une seule plaque, la nasorostrale; des paupières ; une ouverture externe de l'oreille, quelques plis non scutellés en travers de la région inférieure du cou ; ventre garni de plaques quadrilatères, lisses, en quinconce ; des pores fémoraux ; queue cyclo-tétragone. — Ce g. ne comprend qu'une seule esp-, l'A. vert, ou Tey ou vert d'Azara. Elle est représentée pi. 5 , Erpél. du Foyage d'A. d'Orbigny dans YAméiique méridionale. (G. B.) •ACRAIVTHER A (âxpoç, au sommet ; anthera, d'âv9/)poç, a, fleuri), bot. pu. — Genre de la famille des Rubiacées, établi par Arnott {Hooka- Ann. Nat. Hist. 1839) qui en donne les caractères suivants : Calice tubuleux , oblong-turbiné; limbe 5-fide, à divisions linéaires. Corolle tubuleuse, glabre en dedans, très hérissée en dehors, profondément 5-fide ; lobes dressés , spatules , rétus. Etamines 5, érigées, incluses, insérées au fond de la corolle; filets filiformes, papilleux; anthères innées, oblongues-linéaires, mucronées. Ovaire incomplètement 2-loculaire ; cloisons opposées, chacune donnant attache à un placentaire 2-lamel!é ; ovules très nombreux. Style filiforme , porté sur un disque bulbiforme ; stigmate claviforme , muriqué. Péricarpe hérissé, membraneux, indéhiscent, linéaire -oblong, un peu comprimé, un peu pulpeux en dedans, incomplètement 2-loculaire, couronné par le limbe calicinal. Graines très nombreuses, petites, nidulantes , papilleuses. — Herbe basse, hérissée ; feuilles opposées, pétiolées, très entières ; stipules intcrpétiolaires, indivisées ; pédoncules courts, axillaires ; pédicclles courts, subfastigiés ; corolle grande , bleue. Arnotl dit que ce genre a de l'aflinilé avec les Mussœnda; il n'en signale qu'une espèce, indigène de Ceylan. (Sp.)
ACK
*ACRAIVTHES (âxpoç, au sommet; âv9o;, fleur). BOT. CR. — Même signification qu'^crocarpes. (C. M.)
'ACRATIlERlJai (i'xpa, sommet; àSnp, tpo-, barbe d'épi), r.ox. pu. — Liiik a nommé ainsi [Hori. BeroL, \ , p. 320) un g. de la famille des Graminées, qui se compose d'une seule espèce originaire du Népaul. Elle porte des chaumes hauts de 2 à 3 pieds ; des fleurs disposées en panicule, ayant les épillels bîflores; l'une des fleurs est hermaphrodite, garnie à sa base de 2 bouquets de poils ; l'autre est stérile. Glume à 2 valves carénées; l'extérieure aiguë, trinerve , scabre sur la nervure moyenne, plus courte que la fleur stérile; l'intérieure lancéolée, aiguë, glabre, plus longue que la fleur fertile. Dans la fleur hermaphrodite, 2 écailles toutes couvertes de poils: l'extérieure allongée, obtuse et terminée à son sommet par une arête tordue à sa base, géniculée, brune, plus longue que la glume; l'interne plus courte, obtuse, un peu bifide. Squamules hypogynes, tronquées et denticulées. Étamines 3, à anthères longues et d'un rouge foncé. — La seule espèce de ce genre [A. mi- Uaceum Link, l. c.) est, comme nous l'avons dit, originaire du Népaul. Kunth, dans son Agiostographie, place ce g. parmi les incertains. (A. R.)
'ACREDULA , Koch. ois.— Syn. d'Oriiis, Moehr.
AGRÉE. Acrœa (âxpa, sommet), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, section des Tétrapodes, tribu des Héliconiens , établi par Fabricius et adopté par Latreille [Encyclop. rnéiliod., 9), qui le caractérise de la manière suivante : Bord interne des ailes inférieures n'embrassant pas le dessous de l'abdomen. Palpes inférieures grêles et presque cylindriques. Antennes peu allongées et terminées brusquement en bouton. — Les Acrées ont au premier aspect quelque ressemblance avec les Héliconies, qui ne se trouvent qu'en Amérique, tandis que les premières paraissen» particulièrement propres à l'Afrique. Cependant on en trouve aussi dans les Indes orientales, et Godart en décrit plusieurs comme originaires de l'Amérique méridionale; mais il est à croire, relativement à ces dernières, qu'il aura été induit en erreur par les auteurs qui en ont parlé avant lui. Quoi qu'il
ACR
«n soit, ce sont des Lcpidoplcrcs aux ailes obloiigucs cl arrondies , où le fauve et le brun dominciit; plusieurs ont le disque des ailes plus ou moins transparent. Godarl en décrit 37, dont nous ne citerons que \'yt. horiit Fab. , figurée par Cramer (/•'o;j. 25, p. 1.3, pi. 208, fig. F. g.). Elle se trouve au cap de Bonnc-Rspcrance et dans d'autres parties de l'Afrique. (D.)
ACREH10I\IIJM , Mnk. ( àxp/^^cov , sommité). BOT. CR. — Genre de Byssoïdcs, dont les filaments principaux sont étalés, rameux, cloisonnés et transparents. D'espace en espace, ils émettent des rameaux simples, courts et disposés en verticilles, au sommet de chacun desquels est fixée une spore ovale ou globuleuse. — On en connaît jusqu'à ce jour C espèces qui naissent sur les feuilles décomposées ou les bois pourris. (LÉv.)
ACRIDIE. Acridiiaii (àxpt'ç, tVJo;, sauterelle), i.NS. — Ce nom, dans Fabricius [Eni. sy<:i.), répond à celui de Teirix de Latreille.
f^oyez CRIQUET etTETRlX. (Bl.)
ACRIDIEIVS. ^cridii ioixp[ç, t'cîo;, sauterelle). INS. —Famille de l'ordre des Orthoptères établie par Latreille ( Ce«. Cmsi. et /«*.;, ayant pour caractères: !■' Antennes filiformes ou prismatiques, n'ayant jamais plus de longueur que la tête et le thorax réunis ; 2" tarses de 3 articles; 3° cuisses renflées et propres au saut; 4° abdomen ne présentant jamais de tarière apparente chez les femelles. — Cette famille renferme aujourd'hui un assez grand nombre de genres. Latreille {Fam. nat. du Rhjne aiiim.) n'en avait distingué que 5 et autant de sous-genres. M. Serville [Rev. méih. des Orihopt.) porta leur nombre à 23. M. BruUé [Hisi. nai. des Ins.) le réduisit à 1 1 ; dans deux ouvrages qui ont paru tout récemment (Burmeister, Handb. der Enlom.), l'on en compte 18; tandis que dans YHist. des Ins. Orllïopi., suites à Bnffon , nouvel ouvrage.de M. Serville, le nombr* des g. ne s'élève pas à moins de 30.
Les Acridiens sont répandus dans toutes les parties du monde, et dans presque toutes entrés grand nombre. Plusieurs espèces se multiplient quelquefois en si prodigieuse quantité, qu'elles ravagent des champs entiers, et réduisent ainsi des campagnes à la dernière misère, surtout dans les parties méridionales du globe. Quelques insectes de cpHp f.imillc , propres aux contrées équalo-
AGR
: riales, ont de très grandes dimensions ; mais les espèces qui se trouvent dans le nord I de l'Erope sont presque toutes de taille j moyenne.
I Les Acridiens ne parviennent à leur état I parfait que vers l'automne. Au printemps et pendant lété, on les trouve à l'état de larve I ou de nymphe, c'est-à-dire dépourvus d'ailes I ou n'en ayant que des rudiments; mais à la I fin de la belle saison , ils subissent leur dernière mue et deviennent aptes à la reproduction. Tous alors ont la faculté , au moins les mâles, de faire entendre un son aigu qui retentit au loin et sert à prévenir les femelles de leur présence.
Beaucoup d'insectes de l'ordre des Orthoptères produisent des sons; mais ceux-ci ne sont pas tous produits par les mêmes organes. La plupart des Acridiens exéculent leur chant parle frotlemcntdes pattes postérieures contre les élytres. Ces dernières présentent des nervures très saillantes et très épaisses ; les patles, au côté interne, sont munies de dentelures et de carènes très rudes et très serrées, qui, venant à passer contre les élytres, produisent une stridulation plus ou moins pénétrante. Dans un g. de cette famille { Piienmom) , on trouve des mâles qui ont également la faculté de faire entendre un .chant ; mais chez eux les élytres sont de très faible consistance et ne pourraient être sounu'ses à aucun frottement: aussi un autre organe est-il disposé pour les remplacer avantageusement. L'abdomen est vésiculeux et offre entièrement l'aspect d'un tambour, ce qui fait retentir davantage le son et le rend plus perçant. Ses côtés sont munis de petites plaques de stries élevée», contre lesquelles frottent les patles que l'on peut comparer à l'archet d'un violon. Les insectes de ce dernier genre [Pncumora] sont tous exotiques ; ceux que l'on trouve dans notre pays, et que l'on entend dans les campagnes pendant les belles soirées d'automne, exécutent leur chant par le frottement de leurs patles contre leurs élytres.
Ils attaquent de préférence les Légumineuses, et font quelquefois beaucoup de tort aux Luzernes.
Nous avons figuré dans notre Atlas ( Ins. orthopt., pi. 4, fig. 2), pour représentant de la famille, VAcridium mœstum Serv., cspcce nouvellement décrite et qui n'avait pas en-
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core été figurée; les détails sont pris dans V^cridium diix, l'une des plus grandes esp. et l'une des plus communes. (Cl.)
* ACRIDIODEA (âxptç , «ôo; , sauterelle ; U'ioi, forme), ins. — Cette dénomination, appliquée par Burmcislcr, répond à celle ù' Acridiens de Latreille , ainsi que le nom il'^-icridiles de Scrville. (lii-)
ACRIDILM. i.N'S. — Syn. latin d'Acridie.
*ACKlDOCAllPlJS(àxp.'ç, Wo-„ sauterelle; xapiTo;, fruit). BOT. PH. — Gcurc de la famille «les Malpighiacées , établi par MM. Guillcmin et Perrotet dans la Flore de Sénégambie ( 1 , 123 , t. 29 ) , et le même que G. Don a nommé Anomalopieris. Ses caractères sont les suivants : Calice profondément 5-Qde, offrant à la base d'une ou de deux de ses divisions deux impressions glanduleuses. Pétales plus longs que le calice, onguiculés, presque entiers, inégaux. Etamines 10, toutes anlhérifères, à filets courts, raides et libres ; à anllicres grandes, lancéolées en cœur, légèrement recourbées , glabres. Stigmates 2 , divergents, très longs, flexueux , filiformes et un peu aplatis, aigus au sommet, roulés en crosse dans la préfloraison ; de plus , le rudiment d'un 3"". Style à peine visible; 3 ovaires amincis en ailes à leur sommet , velus , soudés entre eux par leurs faces internes. Fruit, parl'avorlementde 1 ou 2 ovaires , réduit à 1 ou 2 samares qui sont surmontés d'une longue aile droite ou oblique, dont le bord supérieur est épais. Dans le cas de 2 samares à ailes obliques , le fruit oITre une sorte de ressemblance avec certains insectes, d'où l'on a tiré son nom. — Ce g. comprend G espèces, toutes originaires de l'Afrique tropicale, depuis la côte occidentale jusqu'à Madagascar (le sont des arbres ou des arbrisseaux quelquefois grimpants, à feuilles ordinairement alternes (caractère exceplioncl dans la famille) , entières , obovales, glabres ou plus rarement velues, avec des impressions glanduleuses à la surface inférieure, portées sur de courts pétioles et dépourvues de stipules. Les fleurs jaunes sont disposées en grappes terminales ou latérales que l'avortement des dernières feuilles fait ordinairement paraître composées. Leur pédicelles, plus ou moins grêles, sont réfléchis au sommet, et offrent à la base une bractée extérieure avec deux bractéoles latérales plus intérieurement. (Ad. J.)
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ACKIDOTIlÈr.E. Acridoinerus {ù%o-:z , ioo;, sauterelle; G/ioxco, je chasse), ois. — Genre de Vieillot, synonyme du g. Gracuïa de Cuvier et du g. Pu.stor de Temminck. M. Swainson, dans sa nouvelle classification, l'a adopté et restreint aux seules espèces de jMarlins qui ont la tète nue et garnie de membranes charnues, /'oy. MARTIN. (LaTR.)
• ACRIOl'SIDE. Acriopsis ( âxpe'- , sommet : o|, i;, forme), bot. pu. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées, établi par .M. Diurne [Bijdr. ?j'(j,iub. 71), et qui ne se compose encore que d'une seule espèce [VA. Juvanica Bl.), croissant en parasite sur les arbres dans les forets montueuses de la région occidentale de Java. — C'est une plante dont les feuilles naissent de faux bulbes. Elles sont linéaires-lancéolées, obtuses ; les fleurs forment une panicule naissant de la racine. Leur calice est étalé , à peu près égal; le labelle forme une sorte de tube avec la base du gynostème. Celui-ci est droit, terminé supérieurement par 2 cornes glanduleuses au sommet. L'anthère, à 2 loges, est cachée dans une excavation du clinandre. Elle contient deux masses polliniques fusiformes, dont la caudicule se termine a une glande petite et arrondie. (A. P>.)
'ACRIPESA (àxpi'ç, sauterelle; tts^-.;, piéton ). ii\s. — Genre de la famille des Locustaires, de l'ordre des Orthoptères, créé par M. Guérin [Voy. de Duperr.) , adopté par M. Lrullé [Hisi. des Ins., t. IX) , et qui ofi're la plus grande dissemblance dans les deux sexes. Les mâles ont une forme allongée et des ailes fort grandes comme dans les Lociisia; le seul caractère générique propre à les distinguer des g. voisins est tiré des pattes postérieures, qui ne sont pas renflées; leurs jambes présentent aussi une cavité fermée par une membrane très mince. Les femelles, au contraire, offrent les plus grandes ditrérences avec tous les autresg. de la même famille : leur corps est ramassé ; les élytres, larges et courtes, sont cintrées de manière à envelopper l'abdomen; les ailes entièrement nulles ; la tarière est si courte qu'on l'aperçoit dilTicilemcnt. — La seule espèce connue est \'yi. reiicidaia Guér. (Voy. Dup. eiBrull., Hist. Jus , t. IX, pi. 14, fig. 2 et 3), propre à la Nouvelle-Hollande. (Bl.)
'ACniTES. ^crïia («xpcroç, confus), zoor.. — Nom donné par Mac-Leay à une divi-
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sion du règne animal, comprenant les InTusoires , les Polypes , et une partie des Inlcslinaui. (C. d'O.)
'ACROBRYA (axpoç, au sommet; 6pv<a, je bourgeonne), bot. pu. — M. Mohl, dans la J''lore du Brésil deM. Martius, a créé ce nom, admis par M. Endlicher [Gen. Plant.), pour caractériser un groupe de végétaux dont l'accroissement a lieu uniquement par le sommet de la plante. Voici comment il le définit : Accroissement de la tige par son sommet, la partie inférieure n'éprouvant <iuc peu ou point de changement et n'étant chargée que de transmettre les sucs nourriciers; vaisseaux nuls parmi les plantes inférieures de ce groupe, plus ou moins parfaits dans les supérieures; feuilles à peine séparées et distinctes [discreta] des liges dans les plus inférieures. Organes de la propagation environnés de feuilles plus ou moins transformées, disposées en cercle ou soudées ensemble; les mâles susceptibles de répandre une humeur fécondante; nuls dans les plantes vasculaires du groupe en question. Spores dépourvues de test et d'embryon, renfermées dans des sporanges des cellules pariétales intérieures desquelles elles proviennent, ets'allongeanl parla germination, soit en filaments confervoides, soit en lames membraneuses.
Ce groupe comprend : 1" les Hépatiques et les Mousses , végétaux purement cellulaires, mais dont pourtant les organes mâles sont assez manifestes; 2" les Équisétacées, remarquables tout à la fois par une organisation plus parfaite et par l'absence de l'un des sexes. M. Endlicher y réunit, sous forme d'appendice , les Cycadées , famille tout-àfait anomale, et les Rhizanthées, que leur végétation terminale rattache bien à celte section , mais que la structure plus compliquée des organes de la fructification place sur la limite d'une nouvelle période de la vie végétale, quoique, quant au mode d'accroissement et à tous les autres phénomènes vitaux, elles aient la plus grande analogie avec les Thallophytes hystérophytes.
Nous nous sommes chargé de cet article, qu'une plume plus habile et plus exercée traitera sans doute plus au long, quant à ce qui touche les acolylédonées vasculaires , parce que, nous étant spécialement engagé à foire connaître, dans ce dictionnaire, les
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Mousses et les Hépatiques qui font partie du même groupe, nous ne devions pas omettre de nous en occuper un instant. (C. M.)
"ACROC ARPES {ôixpo:, au sommet ; xap- TTo; , fruit). BOT. CR. — Nom donné à une subdivision de la famille des Mousses, dans laquelle le pédoncule qui supporte la capsule, ou celle-ci, quand elle est sessile, termine la lige ou les rameaux. C'est ce qu'on exprime encore par les mots capsule terminale. Il arrive quelquefois que de nouvellci pousses ou rejets, nés dans ou sous le bourgeon terminal , en imposent au point de faire penser que le fruit est latéral , tandis qu'il est réellement terminal. Dans ce cas , on dit la capsule pseudo-latérale. On évitera l'erreur en examinant bien le lieu précis d'où partent les rejets qui continuent la tige ou les rameaux, f^oy. pleurocarpes. (C. M.)
ACROCENTROIV («xpoç, qui estau sommet; xt'vTpov , pointe). BOT. pit. — Ce g. a pour type , d'après Cassini , qui l'a établi , le Centaiirea coltina , et diffère du Loplioloma du même auteur par le sommet des appendices des squames intermédiaires de l'involucre. formant une véritable épine bien manifeste et très dilTérente des lanières latérales. M. De Candolle le considère comme section du g. Ceniaurea , en y comprenant une trentaine d'espèces, parmi lesquelles nous citerons les C. collina, diffusa, ceniauroides, orienialis, que l'on cultive fréquemment dans les jardins de botanique. (J. D.)
•ACROCEPIIALLS,Baum. ois.— Synonyme de Sylvia lurdoides Mey.
* ACROCEPIIALUS (âxpoç, au sommet ; x£<pa>y), tête). BOT. PH. — Genre de la famille des Labialées de Bentham, tribu des Ocimoidées , sous-tribu des Mochosmées du même, proposé par cet auteur pour quelques espèces du g. Ocimum de Linné. — LesAcrocéphales sont des plantes herbacées à liges et à feuilles hérissées-velues ou presque glabres, à fleurs petites, serrées, imbriquées en capitules terminaux, subglobuleux. Elles appartiennent à l'Inde et à Madagascar. (C. L.)
ACROCÈRE. Acrocera (âxpoç, qui est au sommet ; x/paç, corne), ins. — Genre de l'ordre des Diptères , division des Brachoccres, subdivision des Télrachœles , famille des Tanystomes , tribu des Vésiculeux. Ce g. établi par Meigen, aux dépens du g. Henops de Fabricius et Fallcn, a été adopté par U- T
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treille, ainsi que par M. Macquart, qui lui assigne les caractères suivants : Point de trompe apparente. Antennes insérées sur le haut du front, de 2 articles distincts ; le dernier fusiformc, terminé par un style. Yeux nus. Abdomen sphérique et plus large que le thorax. Ordinairement point de cellule discoidale aux ailes ; 2 sous-marginales ; 3 postérieures imparfaites. — Le nom d'^oocerafait allusion à l'insertion des antennes sur le sommet de la tête. Ces Diptères sont petits et habitent les lieux aquatiques. M. Macquart en décrit trois espèces, dont nous ne citerons qu'une, qui peut être considérée comme le type du g. : r^. globulus Latr. { Sijrphus globulus Panz-, Faun. germ.)
* ACROCÉRIDES. Acroceridœ. ins. — Nom d'une famille établie par Leach dans l'ordre des Diptères , mais non adopté par M. Macquart. Elle ne comprend que les g. Henops , Illig., et Acrocera , Meig. Foy. ces mots. (D.)
•ACROCH/ETA ( axpo?, au sommet ; x»'- TY), crin). INS. — Genre de l'ordre des Diptères, division des Brachocères, subdivision des Tétrachœtes , famille des Nolacanthes , tribu des Stratyomides, établi par Wiedinann et adopté par M. ftlacquart. Il a pour type VA.fasciaia, qui se rencontre au Brésil. Ses caractères sont : Antennes longues ; l'r article allongé, cylindrique ; 2"= peu allongé, conique ; 3' un peu plus long que le 1", renflé à la base et un peu à l'extrémité. Style terminal , assez épais , pubescent , subulé. Écusson mutique. Abdomen rétréci à sa base. (D.)
ACROCnORDE. Acrochordus (àxpoxopôwv, verrue ). rept. — Genre d'Ophidiens non venimeux, dont toutes les parties du corps sont effectivement revêtues d'écaillés ayant tout-à-fait l'apparence de verrues ; CCS écailles ou mieux ces tubercules squameux sont petits, nombreux, rhomboïdaux, juxtaposés et surmontés d'une petite corne ou seulement d'une petite pointe plus ou moins aiguë. Voici les caractères essentiels du g. Acrochorde, le seul qu'on puisse encore rapporter aujourd'hui à la famille des Enhydrophides : Dents intermaxillaires nulles ; dents maxillaires courtes, égales ; narines tubuleuses, simples , libres, situées fort près l'une de l'autre sur le dessus du bout du museau; yeux verticaux: pas de
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plaque sur la tête , sous le ventre , ni sous la queue; pas de fossettes aux lèvres ; corps comprimé et caréné à sa partie inférieure. Queue pointue, préhensible, aplatie latéralement ; pas de crochets à l'anus. — Les Acrochordes ont le corps fort gros au milieu, aminci aux deux bords ; le dos arrondi, le venlre tranchant et parcouru dans tonte sa longueur par une carène denticulée ; la têle petite , aplatie; le museau court, large , arrondi; les yeux très petits, à pupille circulaire ; la queue courte, assez fortement comprimée, carénée en dessus et enroulante en dessous, à la manière de celle des Boas. La bouche de ces Ophidiens est médiocrement fendue; les bords latéraux en sont droits. En avant, la lèvre supérieure offre, comme chez les autres Serpents , une petite gouttière par laquelle ces Reptiles poussent leur langue hors de la bouche, sans que celle-ci ait besoin d'être ouverte; mais ici, cette petite gouttière se trouve naturellement remplie par une protubérance correspondante, mobile à la volonté de l'animal, laquelle existe à la partie médiane de l'extrémité antérieure de la mandibule, en sorte que, d'autre part la lèvre inférieure ayant son bord rentré en dedans, la bouche peut, pour ainsi dire, se fermer hermétiquement. Cette disposition, évidemment propre à empêcher l'eau de s'introduire dans la cavité buccale, est parfaitement en rapport avec plusieurs autres points de l'organisation des Acrochordes, qui sont tout-à-fait conformés pour vivre dans les eaux. Mais ce sont seulement les eaux douces qu'habitent ces Reptiles enhydrophides, bien diflérents en cela des espèces de Serpenlsénoliophides,qui ont pour demeure la vaste étendue des mers. C'est à tort que quelques voyageurs ont signalé les Acrochordes comme des Serpents dont la morsure pourrait occasionner la mort; car il est bien constaté aujourd'hui que parmi les dents de ces Ophidiens , il n'en est aucune venimeuse. On ne connaît encore que deux espèces d'Acrochordes ; l'une, qu'on appelle A. de java (figurée dans l'atlas de ce Dictionnaire , Repaies , pi. 11 , fig. 1 ) habite les rivières de cette île ; l'autre, A. a bandes, y existe également; on l'a trouvée aussi dans des rivières et de» étangs à Pondichéry , à la Nouvelle-Guinée , à Tinwr et à Sumatra. (G. B.)
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ACROCIIVE. y^crocimts (âxpev , pointe; xtvïu , je meus), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères télraméres, établi par Illiger et adopté par M. Dejean ( Catal., 3' édit.), ainsi que par M. Serviile {IVouv. classif. des longic. ]. Ce dernier le range dans sa tribu des Larniaires, sous-tribu des Déprimées, et lui donne pour caractères essentiels : Corselet armé d'une épine latérale posée sur un mamelon mobile (dans l'insecte vivant). Angles huméraux des ély très uni-épineux. — Ce g. ne renferme qu'une esp. , le Cerambyx loiigimanus Fab. {Priomis longimatiusOVïV. , Lamia longimana Latr.), vulgairement appelée le grand Arlequin de Cayenne. Cet insecte , de grande taille , est surtout remarquable par les couleurs agréablement bariolées de ses élytres et par la longueur de ses deux pattes antérieures. Voici ce qu'en dit M. Lacordaire , qui a eu occasion de l'observer sur les lieux : Il se trouve toujours sur le tronc des arbres ou auprès d'eux, rarement sous les écorces ; sa démarche est très lourde, et il se traîne plutôt qu'il ne marche. Son vol, qu'il prend quelquefois à l'entrée de la nuit, est bruyant, peu rapide, et l'insecte ne paraît pas toujours maître de le diriger à son gré, car il se heurte souvent contre les arbres, et tombe alors à terre. Le bruit qu'il produit avec le corselet s'entend d'assez loin ; la mobilité des mamelons latéraux de cette partie est indépendante de la volonté de l'insecte et ne lui est d'aucun usage. J'ai observé cependant que, dans l'accouplement, le mâle appuie ses longues pattes antérieures sur ces organes, et peut-être est-ce un moyen que la nature lui a donné pour assujettir et exciter sa femelle. Chez celle-ci, en effet, ces parties sont un peu plus mobiles que dans le mâle. {Mém. sur les habitudes des Coléopt. de l'Amer. mérid. Ann. des sciences natur. t. XX.) (D.)
ACROCOMIA ( axpov , sommet ; xôfjiri , chevelure), bot. pu. — Ce genre de Palmiers a été ainsi nommé par M. Marlius i,Palm., p. CG, t. 66 et 57 ) à cause de l'élé- •gante masse de feuilles qui couronne sa tige ; il ne comprend qu'une seule esp. qui croît depuis la Guyane jusqu'à Rio-Janeiro. Elle avait été désignée par Aublet sous le nom de Palmier mocaija ,<décrite par Jacquin sous celui de Cocos aculeaia , et par Willdenow sous celui de Cocos fusiformis. Martius la
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nomn\eAcrocomia sclerocarpa. Ce g. appartient à la tribu des Cocoinées et est ainsi caractérisé : Fleurs monoïques sur le même spadice, renfermées dans une spalhe simple, dure et presque ligneuse ; les mâles formant des épis serrés sur les parties supérieures des rameaux du spadice. Calice court, trisépale. Corolle cylindrique à 3 pétales oblongs-lancéolés. ÉlaminesC, incluses; filaments comprimés ; anthères linéaires, oblongues, presque sagittées ; un rudiment d'ovaire au centre. Les fleurs femelles sont sessiles, en petit nombre, et assez espacées à la base des rameaux du spadice. Le calice a 3 sépales ovales - arrondis. La corolle a 3 pétales ovales-imbriqués ; un disque annulaire, en forme de capsule à 6 dents, entoure l'ovaire, qui est velu, ovale, à 3 loges. Style court; stigmates 3 , lancéolés, recourbés. Le fruit est un drupe monosperme, à mésocarpe fibro-mucilagineux, et dont le noyau épais, lenticulaire, est percé sur les côtés de 3 trous, dont un seul pénètre dans la cavité. Le périsperme est uniforme et dur; l'embryon correspond au trou latéral. — Ce Palmier croît dans les terrains secs et découverts, rarement dans les bois. Sa tige s'élève à 20 ou 30 pieds , sur 1 de diamètre; elle est souvent renflée vers son milieu. Ses feuilles nombreuses ont 10 à 15 pieds de long , et sont garnies d'un grand nombre de folioles (70 à 80 de chaque côté) étroites, longues etflexueuses. Le pétiole et la base des folioles sont hérissés de longues épines noires. Les jeunes feuilles cuites de ce Palmier passent pour fournir un des meilleurs Choux-palmistes. On fait avec son péricarpe et avec l'amande une cmulsion qui passe au Brésil pour avantageuse dans les affcclions catarrhales. (Ad. B.)
ACRODACTYLA ( axpoç, à l'extrémité ; !ÎaxTu;ioç , doigt). INS. — Genre de la famille des Ichneumoniens, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Haliday pour 2 esp. indigènes, dont l'une est VA. degeiierUiWd.