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A. laclijluus aureus Hoff. ; A. volema» Pries : On le mange très fréquemment en Allemagne. Son suc est doux et si abondant, qu'on lui donne le nom de vache.
A. pexuosus Pers. : Commun dans l'Europe méridionale. Il a une odeur très prononcée de cannelle. Bongard dit qu'il est comestible.
A. subdulcis Bull. : C'est l'espèce la plus commune. On dit qu'elle sert d'aliment dans quelques cantons (DC).
A. lorminosus Schaeff. : Très commun dans les bois. Schaeffer, Paulet, regardent cette espèce comme très dangereuse. Bulliard, au contraire , dit qu'elle ne l'est pas; en effet, dans quelques pays on la mange aussi abondamment que possible, et jamais elle ne cause d'accidents. M. Frics [Epic.sysi.niyc.] l'a vu manger en Suède au lieu de VA. deliciosus, sans qu'il en soit résulté aucun accident. Dufrénoy l'a employée aussi dans le traitement de la phthisie tuberculeuse.
A. uecaior Bull. : Ce Champignon , dont le nom seul épouvante, passe pour très dangereux. Il parait pourtant qu'il n'en est pas ainsi , car M. Weinmann dit qu'on le mange en Russie; ce qui a engagé M. Fries à lui donner un autre nom ; mais je ne crois pas que celui de lurpis le réhabilite beaucoup dans l'opinion publique.
A. tlieiogalus Bull. : Il est très commun dans nos bois en automne. On ne sait rien sur sespropriétés. Persoon dit qu'il peut être dangereux , tandis que M. Fries le regarde comme innocent.
A. pyrogalus Bull. : Comme son nom l'indique, le suc de ce Champignon a une saveur brûlante. On le regarde généralement comme vénéneux.
A. campylus Fries : Cette espèce n'est pas très commune. Paulet la signale comme vénéneuse.
A. aspideiis Fries : Petite espèce qui croît dans les lieux humides. Suivant Pico {Mém. Soc. méd. Par., 1780, t. XII), elle aurait causé de graves accidents.
A. rufus Scop. : Ce Champignon est trèï commun , et passe pour le plus dangereux des Lactaires.
Toutes les espèces qui composent celt»
section sont assez difficiles à distinguer; de plus, les opinions sont extrêmement divisées sur leurs propriétés. On ne saurait donc
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prendre trop de précautions quand on veut j en faire usage , quoique Krapf prétende que l'ébullition dans l'eau en détruise le principe vénéneux.
RussuLA. Les espèces de cette section sont aussi difficiles à distinguer que celles de la
I écédente. Parmi les auteurs, les uns veuont que celles qui ont les lames jaunes puissent être mangées sans inconvénient , et que celles qui les ont blanches soient vénéneuses ; d'autres prétendent le contraire. On ne peut donc tirer aucun avantage de ce caractère. Les uns sont sans saveur prononcée, les autres en ont une extrêmement piquante, et doivent être rejelés.
A. lacieus Pers. : Ce Champignon n'est pas très commun; il est tout blanc et sans saveur. On le mange en Allemagne.
A. esculentus Pers. : Celle espèce , dit Persoon, est d'une dimension assez grande et d'une consistance fragile. On la trouve fréquemment en Allemagne, où elle est d'un usage peu général.
A. aureiis Pers. : Ce Champignon est remarquable par la belle couleur jaune de son chapeau. On le dit excellent.
A. virescens Pers. : Assez rare ; on le regarde comme comestible , mais il est peu recherché. M. le professeur Fries dit que l'on mange VA. depallens SchzelT., et VA. heieropinjllus, que l'on peut regarder comme une variélé de VA.furcaïus.
A. emeiicits Bull. : Cette espèce est très commune dans les environs de Paris j sa saveur est extrêmement acre.
A. rosens Bull. : ressemble beaucoup au précédent , croît à la même époque et dans Jes mêmes endroits. Les expériences de Paulet sur les animaux, et celles que Krapf a faites sur lui-même, et dont il a failli être victime, prouvent que ces deux espèces sont extrêmement dangereuses. Toutes les autres espèces sont suspectes.
Omphalia. On ne connaît dans celte section aucune espèce vénéneuse , et il n'y en a qu'un très petit nombre qui soient comestibles.
A. infundibuliformis Bull. : Très commun dans les bois, parmi les feuilles ; sa saveur est assez agréable.
A. virgineiis Pers. : Il croit cssez abondamment dans les prés, sur les pelouses. Bulliard et M. De Candolie disent qu'on le
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mange dans plusieurs contrées de la France, où il porte le nom de petite oreille.
A. Garidelli Fries : Cette espèce est dite comestible par l'auteur.
A. neapolitamts Pers. : Ce Champignon est très recherché à Naplcs , où on le cultive, comme je l'ai dit, sur du marc de café. M. Frics le regarde comme une variété de VA. pliyllopliiliis.
Il est probable que si l'on tentait quelques expériences, on augmenterait de beaucoup le nombre des espèces d'Omphalies comestibles, car dans aucune d'elles on ne trouve d'odeur ni de saveur désagréables.
Pleuropus. Cette section fournit un assez grand nombre d'espèces comestibles ; on n'en cite que deux qui soient vénéneuses.
A. ostreaius Jacq. : Croît sur les vieux arbres ; il est assez commun , et on le mange surtout en Allemagne.
A. glanduLoMs Bull. : Très belle et très rare espèce. Je ne l'ai trouvée qu'une seule fois dans l'espace de vingt ans , sur un marronnier d'Inde , et j'ai pu constater l'exactitude de la figure qu'en a donnée Bulliard. Persoon pense qu'on peut la manger sans inconvénient.
A. ulmarius Bull. ; on le trouve ordinairement sur le tronc des ormes, par groupes composés de 4à 5 individus. Son chapeau est très grand, sa chair blanche et compacte; son odeur et sa saveur sont très agréables. On le mange très fréquemment dans le département de la Nièvre. Je l'ai mangé moimême plusieurs fois avec plaisir.
A. tessellaïus Bull. : Assez rare ; croît ordinairement surles vieux pommiers. Persoon pense que l'on pourrait en faire usage sans avoir rien à craindre.
A. salignus Pers. : Assei commun. Comme il ressemble beaucoup à VA. osireaius pour le goût et la saveur, Persoon le considère comme pouvant élre mangé sans danger.
A. Eryngii DC, ou l'Oreille de chardon de Paulet : Singulier Champignon dont le pédicule est central ou excentrique, et qui croit sur les racines de VEryngium campesire. Il est fort rare dans les environs de Paris. Depuis longtemps on le cite comme un des meilleurs Champignons.
A. aquifolii Paul. : Il croît sur le Houx; c'est une espèce assez grande, que l'on di\ délicieuse.
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A. iranslucens DC. : Les pauvres le mangent à Montpellier sous le nom de Pivoulade du saule.
A. peialoides Bull. : Cette esp., assez rare, croit en automne , à Sainl-Cloud , près de la Lanterne de Diogène. Son odeur et sa saveur sont très agréables. J'en ai mangé plusieurs fois des morceaux crus et assez considérables , sans en avoir ressenti aucun mal. Je ne serais pas étonné qu'elle fût annoncée un jour comme comestible.
A. olearitis DC. : Champignon très commun dans l'Europe méridionale. Il croit par groupes nombreux sur les racines de l'Olivier. Ses lames sont phosphorescentes pendant la nuit. M. De Candolle le regarde comme vénéneux. M. Orfila rapporte qu'à Florence un dessinateur et sa femme , ayant mangé de ce Champignon fricassé, éprouvèrent , deux heures après , de vives coliques , et furent très mal. On les traita avec succès par de l'huile et de la Ihériaque. A Smyrne, on m'a parlé de trois personnes qui étaient mortes après en avoir mangé.
A. sypiicus Bull. : Très petite esp. , qui croit en automne et en hiver sur le tronc des Chênes. Sa saveur styptique fait croire qu'elle est vénéneuse. Paulet, qui l'a fait prendre à des animaux, a remarqué qu'elle les purgeait, mais ne les tuait pas.
Je termine ici l'énumération des Agarics vénéneux et comestibles. Il m'eût été facile d'en augmenter le nombre; mais la synonymie de beaucoup d'esp. est si obscure dans les auteurs, que j'aurais craint de faire quelques citations erronées. (Léveillé.)
AGARIC des pharmaciens (à-zotptxov, Agaric, dans Dioscoride). bot. cr. et tiiérap. — Depuis longtemps on donne en Médecine et en Pharmacie le nom d'Agaric à une esp. de Champignons qui croit sur les troncs du Larix europœa. On le trouve abondamment dans les Alpes, sur les hautes montagnes du Dauphiné. Il est aussi très commun dans le Levant, d'où il nous arrivait autrefois par le commerce de Venise. On a cependant toujours attaché plus de prix à celui qui venait d'Agaria, contrée de Sarmatie, d'où il a tiré son nom. Ce Champignon est le premier que l'on ait connu sous le nom d'Agaric. Depuis que Linné a donné ce nom à un autre genre, on l'a rangé parmi les Bolets : c'est le Boletus Laricis de Jacquin, de Bulliard , le BoU-
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r(w purgans de Persoon , le Polyporua officina' lis du professeur Pries. Il forme le plus ordinairement, sur le tronc des Mélèzes, des masses charnues et irrégulières ; mais quand il esta l'état normal, il se présente sous forme decoussins semi-orbiculaires, très épais, convexes et fixés latéralement. Sa face supérieure est glabre , d'un blanc jaunâtre , marquée de zones concentriques; la peau qui le couvre est dure , friable , et se laisse difficilement pénétrer par la pluie. Sa chair est blanche, épaisse, friable, et se réduit en poudre avec la plus grande facilité quand elle est sèche. La face inférieure du chapeau est garnie de pores courts et petits, quelquefois même à peine visibles, et qui ont une légère teinte jaune. Sa saveur, douce et farineuse d'abord , devient bientôt amère et désagréable. Quand on le livre au commerce , il est ordinairement dépouillé de ses pores , de la peau qui recouvre le chapeau, et assez souvent brisé en morceaux blancs et légers. Pour le réduire en poudre, il ne faut pas le contondre dans un mortier avec un piion , mais le frotter fortement sur un tamis de crin. Braconnot en a donné l'analyse suivante en 18l2 ( Bulletin de Pharmacie , p. 304 ) : Matière résineuse particulière , 72 ; Extrait amer, 2 ; Matière fongueuse, 26.
M. Bouillon-Lagrange [Ami. de Pliys. et de Chim., vol. Li, p. 75) l'a trouvé composé d'un Acide libre indéterminé, d'Acide benzoique, de Sels ammoniacaux, d'Hydrochlorate de potasse, de différents sulfates, de matière animale, d'extractif , etc. Le grand nombre de produits que donne ce bolet, et qui ne sont pas exactement déterminés, laisse à désirer une nouvelle analyse. — C'est à la matière résineuse signalée par Braconnot qu le Bolet du Mélèze doit ses propriétés. C'est un drastique assez violent, et qui demande de la prudence dans son administration.
Fréquemment aussi il cause des vomissements.Dans les pharmacies, on ne le garantit qu'avec la plus grande difflcullé des atteintes des insectes ; mais il parait, d'après un grand nombre d'observations, que ces sortes d'altérations ne lui ôtcnt rien de son activité. On faisait autrefois un grand usage de ce médicament comme vermifuge et comme purgatif. DeHaën l'a préconisé comme ayant la propriété de modérer et d'empêcher les
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sueurs chez les Phthisiques. Pour en corriger l'âcrelé, les anciens l'unissaient aux aromatiques comme la Cannelle elle Gingembre. I.émery conseille l'hydrochlorale d'Ammoniaque comme le meilleur correctif. La torréfaction,que quelques auteurs ont indiquée pour obtenir le même effet, a l'inconvénient d'affaiblir ses propriétés en décomposant sa matière résineuse. On l'administre à la dose d'un demi-gros à un gros. La poudre du Bolet du 3Iélèze fait la base des Trochisques de Mésué ; elle entre dans la composition de la Thériaque, etc. Ce médicament est depuis longtemps généralement abandonné.
On trouve pourtant dans \e3iiscell. Tauri»., vol. III, p. 203, une observation très curieuse , où son administration a déterminé la mort d'une sangsue qui avait été imprudemment avalée. (Lév.)
AGARIC des chirurgiens (àyapexov, agaric), bot. CR. et THÉRAP. — On désigne sous ce nom , dans les Pharmacies , l'Amadou qui n'a pas élé trempé dans une solution d'Azotate de potasse. On le prépare avec la chair du Boleius Jomeniaritts L. , qui est un Polijporus des auteurs modernes. On en relire de plusieurs autres esp. , et particulièrement du Polyporus içjniariiis. Dans le commerce, il est impossible de les distinguer, quoique le dernier passe généralement pour être de mauvaise qualité. Le Polyporus Jomentariiis est un des Champignons qui prennent le plus grand développement ; habituellement il pèse 12 ou 15 livres, et j'en ai vu un qui en pesail 25 ; mais ce poids est dû principalement à une grande quantité d'eau de végétation ; car, quand il estsec, il diminue considérablement. On l'a nommé Agaric du Chêne, parce qu'il croît sur cet arbre ; on le rencontre aussi sur les Saules , les Peupliers, les Marronniers, les Poiriers, mais plus souvent sur les Hêtres. Il est attaché par le côté, et forme un coussin très épais, semicirculaire. Sa surface est d'un blanc gris, et marquée de zones plus prononcées vers le bord ; la peau qui le recouvre est dure, cassante, très mince, et d'un brun noir très foncé dans sa tranche. La chair est épaisse, fibreuse , d'une couleur rousse , et formée de cellules allongées qui s'anastomosent entre elles. La marge du chapeau est obtuse , arrondie , el la couche de pores qui recouvre la face intérieure du chapeau est,
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dans le jeune âge , d'un vert glauque ; elle devient rousse quand on la froisse. Les tubes qui la composent sont courts et d'un diamètre extrêmement petit. Pour préparcï cet amadou, on enlève la couche de pures cl la peau dure du chapeau avec un instrumeiil tranchant, et l'on bat la chair avec un maillet de bois, après l'avoir fait séjourner dans l'eau, pour l'aplatir. On répèle cette opération jusqu'à ce que l'on ait réduit cette substance en une lame plus ou moins épaisse, très molle et parfaitement souple ; puis on la fait sécher el on la conserve. On conseille de récolter le Boletus fomcnlarius en aoiîtouen septembre ; mais je pense que cette époque est de peu d'importance. Les plus gros sont les meilleurs, pourvu qu'ils ne soient pas mangés par les insectes. L'Agaric de chêne a élé regardé comme un des meilleurs moyens pour arrêter les hémi rrhagies, même celles qui sont la suite des anévrismes et des amputations. Vers le milieu du xviii' siècle , Brossard , chirurgien de Chartres , le présenta comme un secret. Des expériences furent faites. Les résultats parurent avantageux , et Louis XV ordonna d'en faire l'acquisition. Ce moyen se répandit bientôt, et les expériences se mulliplièrent en France , en Anglelerre , en Allemagne. Le résultat ne répondit pas toujours à l'attente deschirurgiens; il cuises apologistes et ses détracteurs , mais l'avantage est demeuré à ces derniers. Maintenant on ne l'emploie plus que comme un remède populaire pour arrêter le sang qui coule des piqûres de sangsues ou de légères coupures , concurremment avec la toile d'araignée, les cliitlons à moitié brûlés et la colophane. On pensait qu'il agis.-^ait comme astringent, comme styptiquc , tandis qu'il n'agit que comme moyen mécanique, et encore sans eflet, s'il n'est aidé de la compression. (LÉV.)
•* AGARIC minéral (à/»ptxo'v, agaric).
MLN. — Nom donné par les anciens minéralogistes à une variété de calcaire , blanche el spongieuse comme la chair d'un Champignon. On la trouve ordinairement dans les fentes de certaines roches calcaires, d'où on la retire le plus souvent humide et molle; ce qui lui a valu aussi les noms de farine fossile, de luit de lune, de tail de montagne et de moelle de pierre. (Del.)
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*AGARÏCÉS. BOT. Ch.— Foyez agahi- CISÉS. (LÉv.)
AGARICIE. ^garicia ( àyotptxov , agaric ; allusion à une sorte de ressemblance que présenleiil les Polypes su vanls avec ce genre de Champignons), polyp. — Genre de Polypes anlhozoaircs, à polypier calcaire, lamellifère , flxé , composé d'expansions aplaties, lobées, subfoliacées, ayant une seule face garnie de sillons ou de rides, et parsemée d'étoiles lamelleuses.sériales , sessiles, souvent imparfaites et peu distinctes. Les Agaricies ne diffèrent des Pavonies qu'en ce qu'elles ont des étoiles sur une seule face, tandis que les Pavonies en ont sur les deux faces; cependant on trouve quelquefois des lames d'Agaricies adossées de manière à flgurer une lame de Pavonie. — On trouve six espèces d'Agaricies fossiles , décrites et figurées dans l'ouvrage de Goldfuss sous les noms d'yigaricia lobala, boleiifortnis, siviiidemiana, granulaia, rotala, crussa. (Duj.)
•AGARICINÉS. AGARICÉS, AGAKI- COIDES, AGARICS, ^garicini, Agarici , Agaricoidei. bot. cr. — Les auteurs désignent sous ces différents noms une tribu , un ordre ou un sous-ordre de la famille des Champignons. Cette tribu comprenait, dans le Synopsis fangorum de Persoon , les genres Amaniia , Agaricus et Memlius. Plus lard, ce célèbre mycologiste, dans son Mycologia europœa , en sépara le genre Merulius pour en former un ordre particulier , et composa les Agaricinés des genres Dœdalia, Schizonia et Agaricus. Cet important ouvrage était à ce point lorsque la mort enleva son auteur.
M. Pries , dans son Stjsiema mycologicum, et les auteurs qui l'ont pris pour guide, ont formé des Agaricinés le premier ordre des JJlimenomycetes. En 1825, le Systema orbis vegelabilis présentait cet ordre sous un nouveau point de vue ; et enfin la réforme fut complète dans VEpicrisis sysi. myc, publié de 183G à 1838. Dans cet ouvrage, les Champignons sont divisés par familles, et les Agaricinés forment le premier ordre des Hymc nomyceles, qui sont à la tète des Champignons. Cet ordre se compose des genres Agaricus , Montagnites, Coprimts, Bolbtlius, Cortmarius, Paxillus, Gompliidiiis, Styloba • ics, Hygrophorus, Lactarius , liussida, Can ■ ihareUu» , Nyclalis , Marasmius, Lcndnus
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Panus , Xerola$, Trogia , Schizophyllrim el Lenzites [Voy. ces mots). Dans la classiflcation que je proposerai plus lard, les Agaricinés formeront également le premier ordre des Basidiospores , c'est-à-dire des Champignons dont les spores sont libres et supportées par des basides répandues sur la surface de l'hymenium. (LÉv.)
AGARICITE. POLYP. — Dénomination employée par d'anciens auteurs pour désigner des Polypiers fossiles plus ou moins voisins des Agaricies. Foy. ce mot. (Duj.)
AGARICOIDES (àyapixo'v , agaric ; eHoç, aspect). BOT. CR. — Ce mot devrait servir à désigner les Champignons qui ressemblent aux Agarics , comme les Memlius , les Cantharetlus , etc. ; mais on l'emploie ordinairement comme synonyme d' Agaricinés. Foy.
ce mot. (LÉv.)
AGARISTA. INS. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, tribu des Hespéri-Sphingidcs, établi par Leach [Zool. Ii'Iisc.,x\) etadopté par Latreille^£'wc. met. Eniom., t. IX, p. 802), qui y rapporte 3 espèces, dont une du Brésil , une de la Nouvelle-Hollande et une de l'Amérique septentrionale. Nous ne citerons que la première, VA. Leachii, dédiée au savant naturaliste anglais Leach par M. de Langsdorf. (D.)
* AGARISTA (corrupt. d'àxapt(TTo«, désagréable). BOT. PU. — D'après M. De Candolle, ce genre s'éloigne de presque toutes les Hélianthées par son aigrette formée d'écailles scarieuses, comme dans les Helenium, au lieu d'être aristées comme celles de la tribu à laquelle il rapporte son nouveau g. VAgarisia est une herbe annuelle de la Californie , qui a le port des Calliopsis ou des Coreopsis. (J. D.)
AGAROX, MOLL. — Genre proposé par Adanson pour une espèce d'Olive, Oliva hialula. Voyez oïlVE. (Desh.)
AGARLM. BOT. CR. — Link avait proposé ce nom pour un genre de la sous-famille des Fioridées, dont le Sphœrococcus rubens Ag. est le type. Nous ne considérons le genre Agarum que comme une bonne section du genre Laminaire. Voyez ce mot, alaria et
COSTARIA. (C. M.)
"AGASILLIS , Spr. bot. ph. — Synonyme de Bubon, L.
'AGASSIZIA, Chav. (Agassii, savant zoologiste suisse), bot. pii. — Suivant M. Ben-
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tham , ce genre est le même que le Gulvezia, Juss. (Sp.)
AGASTACIIYS ( conlraclion d'àyacro;, admirable : (TTa'xu?, épi), bot. ph. — Genre de la famille des Proléncées , tribu des Persooniées, créé par R. Brown [Linn. Traits., X. 158, tiProdr., 371, iSwpp/. II). Ce genre, qui a besoin d'un plus mûr examen , a été formé pour un seul arbrisseau trouvé sur la terre de Diémen ; il est très glabre, couvert de feuilles éparses, très entières, planes, munies de glandules sur la face inférieure. Ses fleurs sont jaunes, alternes, sessiles , unibractées , disposées en épis nombreux, terminaux; style plus court que lesétamines,à bractées persistantes, en forme de capuchon. (C. L.)
AGASYLLIS , Hoffm., Koch ( àyaavWt'ç , fiom, chez les Grecs, d'un arbrisseau indét.). BOT. PH. —Genre de la famille des Ombellifères, très voisin du Siler, dont il ne diffère essentiellement que par des méricarpes à côtes secondaires , en partie oblitérées, et par un plus grand nombre de bandelettes. Au surplus , V^gasyllis n'est fondé que sur une seule espèce. (Sp.)
*AGATE et non AGATHE ( corruption d'âxa'T/,; , Agate). MIN. — C'cst le nom que l'on donne à toutes les variétés de Quartz qui n'ont pas l'aspect vitreux, qui sont compactes, demi-transparentes, ont la cassure semblable à celle de la cire , et se distinguent des Silex ordinaires par la finesse de leur pâte, le brillant de leur poli et la vivacité de leurs couleurs. Ce nom leur vient, si l'on en croit Théophraste et Pline , de celui du fleuve Achates en Sicile, aujourd'hui Drillo, sur les bords duquel les premières Agates auraient été trouvées. Ces pierres sont un peu moins dures que le cristal de roche et le Silex; néanmoins elles font feu avec le Briquet. Elles ne se présentent jamais dans u naturequesous la forme de rognonsovoides, de stalactites, de masses mamelonnées, assez souvent encroûtées extérieurement d'une terre verte. Elles ont été formées généralement par couches successives, qui se sont déposées dans les cavités de cer- \ tains tufs volcaniques ou d'anciennes ro- | ches d'origine ignée , décomposées et remaniées par le travail des eaux. Un des gisements d'Agates les plus célèbres est celui d'Oberstein sur les bords du Rhin , où se
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trouvent de grands ateliers pour la taille el le polissage de ces pierres. Étant susceplibleâ d'un beau poli, elles sont très recherchées pour l'ornement dans la bijouterie et pour la gravure sur pierre.
Les .\gatcs prennent des noms différents, suivant les variations de couleur, de transparence et les jeux de lumière qu'elles présentent. Lorsqu'elles sont d'un blanc laiteux légèrement bleuâtre, on les nomme Calcédoines-, on appelle Cornalines celles qui sont d'un beau rouge cerise; iS'ardoi/ies, celles qui sont d'un beau jaune fauve ou orange ; on nomme Chrysoprases les Agates vertpomme, et Héliotropes celles d'un vert obscur, qui sont le plus souvent ponctuées de rouge. La coloration en rouge des Cornalines et de certaines parties des Héliotropes paraît due à une matière organique. La Chrysoprase doit sa couleur à quelques centièmes d'oxyde de nickel ; cette belle variété se trouve à Kosemûtz en Silésie, au milieu de roches magnésiennes. — Les Agates sont souvent composées de couches de différentes couleurs. Si elles ont été taillées de manière à oITrir une série de bandes droites , à bords nettement tranchés , on leur donne le nom d'^g. rubanées ; quand les bandes sont circulaires et concentriques , ce sont des Agates Onyx; celles-ci étaient très recherchées par les anciens pour la gravure en camée. On a trouvé àChampigny, près Paris, sur les bords de la Marne , des Agates rubanées et de véritables Onyx à 3 couches, 2 brunes et l'autre bleuâtre; mais le gîte en est maintenant épuisé. — Quelques Agates montrent dans l'intérieur de leur masse des dessins noirs ou rouges, qui simulent de petits arbrisseaux dépouillés de feuilles; ce sont les^^g. arborisées. Ces arborisations sont dues à des particules métalliques qui ont pénétré dans l'Agate à une époque où elle n'était pas encore entièrement consolidée, et qui se sont disposées à la file les unes des autres , en se ramifiant en divers sens. Celte formation rappelle parfaitement ces cristallisations que forme l'humidité de l'air pendant l'hiver, en se congelant à la surface des vitres : seulement , ces dernières arborisations ne sont que superficielles, tandis que les premières s'étendent dans la profondeur de la pierre. On donne le nom d'^v. mousseuses à des Agates communément vcrU'j
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ou jaunâtres qui , vues par transparence , montrent intérieurement des apparences de Mousses , ou plutôt de Conferves et autres plantes aquatiques, que quelques naturalistes prennent pour des réalités. Il est certaines Agates qui renferment des cavités en partie remplies d'eau; ce sont les Enhydres An Vicenlin, qui ont ordinairement la forme de petites amandes. — On distinguait autrefois les .\gates en orientales et occidenialts, d'après la persuasion où l'on était que les plus belles ne se trouvaient que dans "Inde; aujourd'hui ces épithctes ne servent plus qu'à désigner dans le commerce les Agates de première et de seconde qualité, quels que soient les lieux d'où elles proviennent. Les Agates, en perdant de leur transparence, passent insensiblement à ces variétés de Quartz plus grossières , qu'on nomme Silex et Jaspes. V. ces mots. (Del.)
AGATE D'ISLANDE, min. — Syn. d'Obsidienne. (Del.)
AGATE AOIRE. min. — Syn. de Jayel.
(Del.)
AGATHE. MIN. — Voij. agate. (Del.)
AGATHEA (à/aôeoç, divin ). bot. ph. — Cassini a formé ce g. aux dépens du Cmerarja amelloides L. , petit arbrisseau du Cap, que l'on cultive fréquemmentcomme plante d'ornement, à cause du nombre considérable de jolies fleurs bleues qu'il produit toute l'année. Ce genre fait partie de la tribu des Astéroidées parmi les Composées; il renferme aujourd'hui environ 20 espèces, qui toutes sont originaires du Cap et portent des capitules à fleurons bleus et à disque jaune. (J. D.)
'AGATHELEPIS et non AGATHELPIS
(àyaSo; , -n , bon ; >£7rc'ç, écaille). BOT. PH. —
Genredelafamilledes Sélaginacées, créé par iM. Choisy {Mém. Soc. H. nat. Genèv., II, 95, 1. 1, f. 3, etc. ), aux dépens du g. Eranthemum, L. Il renferme quelques sous-arbrisseaux du Cap , à feuilles alternes , linéaires • filiformes, à fleurs en épis terminaux, bractées. (C. L.)
AGATIIIDIUM (àyaet'ç. r<îo,-, petite pelote). INS. — Genre de Coléoptères tétraniéres, établi parllliger aux dépens des Anisoslomes de Fabricius et adopté par Latrcille (Fam. naiur. ) qui le place dans la famille îles Clavipalpes, tribu des Erotylènes. Les Asalhidies sont de petits insectes de forme
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hémisphérique , qu'on trouve dans les bciî , sous les écorces , et dans les Champignoni. Au moindre danger, ils courbent leur abdomen vers la poitrine, et contrefont les morts, en conservant une immobilité parfaite. M. Dejean [Caial., S-"» édil.) en mentionne 19 espèces , toutes du nord ou du centre de l'Europe , et dont 3 se trouvent aux environs de Paris. Nous citerons parmi ces dernières : \'y4. globus ou Sphœridium id. Fabr. (D.)
AGATfllS (àyaôc'ç, faisceau ; disposition des anthères), bot. pu. — Créé par Salisburg {Linn. Tram.) et adopté par L. C. Richard dans son beau travail sur les Conifères, ce g. a pour type le Dammara alba de Rumphius. C'est un grand arbre originaire de l'Inde, portant des feuilles éparses, oblongues , lancéolées , épaisses , coriaces, très entières, à nervures longitudinales et parallèles. (A.R.)
AGATHIS (àyaôt-r, peloton de fil ; par allusion à la forme des antennes), ins. — Genre de la famille des Ichneumoniens, de l'ordre des Hyménoptères, dont l'établissement est dû à Latreille {Geti. Crust. et his.). Ce g. est confondu par certains auteurs avec les Bracons , et par d'autres avec les Ichneumons. Le type est \'^. Malvaceanan Lat. [Hisi. des Crusl. et des Ins., t. XIII), Bracon purgaior Fab., espèce répandue dans la plus grande partie de l'Europe. (Bl.)
* AGATHISA\THES , Blume (àyaO.'?
faisceau; av0o;, fleur), bot. ph. — Genre de la famille des Combrétacées , tribu des Terminaliées , De Cand. Ce g., qui , suivant M. Blume, tient le milieu entre les g. Bucida et Ceraiostackys, n'est fondé que sur une seule espèce indigène de Java. (Sp.)
*ACATHISTÈGUE(à)'a6t';, peloton ■,<TTim, chambre), foramin. — Nous avons donné ce nom à notre G°'' ordre des Foraminifères , comprenant toutes les Coquilles dont les loges sont pelotonnées sur 2, 3, 4 ou 5 faces, et sur un axe commun ; faisant chacune , dans leur enroulement, la longueur totale de la coquille , ou la moitié de sa circonférence. Par ce moyen , l'ouverture , presque toujours munie d'un appendice, se trouve alternativement à une extrémité ou à l'autre. {f^oy. notie ouvrage sur les Foraminifères de Cuba.)
Ainsi, toutes les espèces de Coquilles de cet ordre ont un mode d'accroissement tout-
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à-fait particulier, mode qui est bien réellement un pelotonncmenl, et qui les dislingue nettement de toutes les autres divisions. Ces espèces , extrêmement nombreuses cl toutes microscopiques , peuvent être divisées en deux familles. L'une, sous le nom de Miliotidées, à coquille équilatérale, comprend nos genres UnilocuUna , Bilocnlina , Fabularia , Spiroculiiia ; l'autre, sous la dénomination de Mulliloculidées, à coquille inéquilatérale, dont le pelotonnement a lieu sur 3 , 4 ou 5 faces , renferme les genres Triloculina, Ariiculina,Spheroidvia, Qidnquelocttlina , Adelosina. Nous avons observé 186 espèces de cet ordre, savoir: 130 vivantes el6G à l'état fossile.
Les espèces vivantes sont ainsi réparties : 39 des Antilles, 18 de la Méditerranée, IG de l'Inde, 14 de l'Adriatique, 11 des Canaries, C des côtes de l'Océan sur le littoral de la France, 6 de l'ile de Sainte-Hélène, 6 de la Patagonie, 5 de Rawack dans la mer du Sud, 4 de la mer Rouge , 4 du Pérou; les autres sont de l'Ile de France, du cap de Bonne- Espérance , de Madagascar et des îles Sand- -wich.
Pour les espèces fossiles , elles sont toutes des terrains tertiaires, et aucune ne se voit dans les couches inférieures. Nous les avons trouvées ainsi réparties : 25 du bassin de Paris, 8 de Dax, 8 des terrains subapennins de l'Italie, dont le plus grand nombre ont leurs analogues encore vivantes , ;> des environs de Bordeaux , et 6 du Crag anglais de SufiTolk.
C'est Plancus (en 1739) qui , le premier, figura une espèce de cet ordre , sous le nom àe Concfiida minima. Linné (12"" édition, Syst. liât.) en fit une Serpula , de même que Gmelin. Lamarck, sans parler de celte espèce, en décrivit 4 fossiles, et en forma le g. Miliola. Si , maintenant, on ajoute quelques figures données par Soldani , on aura tout ce qu'on connaissait sur ces coquilles, lorsqu'en 1825 nous présenlâmes à l'Académie des sciences notre premier travail sur les Foraminifères. Nous créâmes alors, pour les différentes modifications, la famille des Agaslhistègues, dont nous faisons aujourd'hui un ordre distinct , considérant les Foraminifères comme une classe séparée des Mollusques , el par conséquent des Céphalopodes, parmi lesquels nous les classions
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de même que Cuvier, Lamarck et M. de Blainville. (A. d'O.)
*AGATUODES (contraction d'àyaSotd^'ç, qui est bon en apparence), bot. rn. — Genre de la famille des Gentianacées , tribu des Chironiées, fondé parGriesebach [Obs., 32). — Une seule espèce, le Swenia angustifoUa deVallich {Pl.asiat. rar., t. 204), compose ce g. C'est une plante herbacée de l'Inde, à tige 4-gone, à feuilles opposées, linéaireslancéolées, tri-nervces, à fleurs paniculécs. (G. L.) AGATHOMERIS (àyaGo;, bon; i^ip!i , morceau), bot. m. — Genre de la famille des Composées, proposé par Delaune ( Bon Jard., 1S05) , et qui , n'ayant pas été adopté, est réuni au genre Humea de Smith, f^oyez ce mot. (C. L.)
AGATIIOPniLLUM (àyccÔ.ç , bon ; <pv)i- >ov , feuille). BOT. pu. — Genre de la famille des Lauracées , tribu des Cryptocaryées , Nées, créé par de Jussieu {Gen. PL, 431) , adopté par Nées Von Esenbcck {Pron., 12 ; Law., 231). Il ne renferme encore qu'un seul arbre {^4. aromaiicum Lam.) à feuilles alternes, serrées; à bourgeons slipités , bivalves ; à fleurs très petites, disposées en panicules terminales, contractées. Il croit a Madagascar, où les naturels le nomment l'uiveiisara , et se servent de ses feuilles comme condiment culinaire. Son fruit est aromatique, et renferme une amande d'une saveur àcrc cl caustique. C'est VEvodia Rat't'îiiara de Gaerlner, le Rav. aromaiica de Sonnerai, etc. (C. L.)
•AGATHOPHYTllM, Moq. Tand. bot.
PII. — Synonyme de Bliiiim.
AGATIIOSMA (à/aOo'5, bon ; ô^/xvî, odeur;. BOT. PU. — L'odeur forte et le plus ordinairement agréable qui a donné son nom à ce genre est un attribut des iJiosmées du Cap , parmi lesquelles il prend place. C'est aussi le liacco de Wendland. — On a décrit plus de 30 espèces de ce genre, toutes originaires du cap de Botme-Espéranoe, et plusieurs d'entre elles sont cultivées dans nos orangeries. Ce sont des arbrisseaux a feuilles alternes, petites, courtes, et d'autant plus étroites , que les bords de leur limbe , ordinairement roulés en dessous, diminuent leur largeur en augmentant leur épaisseur, d'autres fois planes, entières ou bordées de petites dents glanduleuses, le plus souvenî
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criblées de points transparents. F.eurs fleurs, de couleur rougeàlre, lilas ou plus souvent encore blanches , sont rapprochées en tètes ou en ombelles à l'extrémité des rameaux. Leurs pédoncules 1-flores sont accompagnés à la base de bractées écaillcuses, et offrent souvent en outre vers leur milieu 2 bracléoles alternes, très petites, sétacées.
(Ad. J.)
• AGATHYRSE. Agalhyrsus («yaSoç, bon; Oûpuoç, thyrse). bot. ph. — Genre de la famille des Composées, proposé par Don [Edinb. N. Pliil. Joinn., VI), adopté et réuni au genre Muigedium de Cassini. yoij. ce mot. (C. L.)
AGATHYRSE , Mont. moll. — Foy. vkr- MF.r. (Desh.)
*AGATI ou AGATY, Rheed., Adans. (nom hmdou , usité sur la côte de 31alabar pour désigner l'une des espèces du genre), bot. pu. — Genre de la famille des Légumineuses, sous-ordre des Papilionacées , tribu des Lotées , sous-tribu des Galégées , DC. Arbres à feuilles abrupti - pennées, multi-foliolées. Stipules lancéolées. Grappes paucidores, subsessiles. Fleurs très grandes. Les 2 espèces qui constituent ce genre habitent l'Asie équaloriale. Parmi toutes les Papilionacées connues, il n'en existe aucune qui puisse rivaliser avec Yyiyaii grandiflora quant à l'ampleur des fleurs; la corolle de cette espèce a 4 à 5 pouces de long sur 2 à 3 pouces de large ; blanche au moment de l'épanouissement , elle passe successivement du jaune au rose et au pourpre. La dimension de la gousse est proportionnée à celle de la fleur ; quoique à peine large d'un demi-pouce, elle atteint de 1 pied et demi à 2 pieds de long. Les fleurs de VAgaii coccinea sont moins grandes que celles de son congénère , mais d'une écarlate brillante. Les graines de l'une et de l'autre espèce sont comestibles et se rapprochent des haricots par leursaveur.(Sp.)
AGATÏ. BOT. PU. — Synonyme du genre Eichynomene. (C. L.)
AGATL\E et non AGATOINE. Achaùna {âx<^-cr,i, agate), moll.— C'est à Lamarck que l'on doit la création du genre Agatine; admis dans presque toutes les méthodes, il a été placé dans le voisinage des Bulimes. Ayant eu occasion de faire à son sujet un assez grand nombre d'observations , nous pensons à présent que ce genre peut être
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supprimé sans inconvénient et rentrer dana Je genre Bulime. (Desh.)
AGATIRSE. MOLL. — f^oy. agathïrse.
* AGATOIDE. MIN. — Epithéte qu'on ajoute au nom de certaines pierres qui ont quelque ressemblance d'aspect avec l'Agate, quoiqu'elles en din"èrent par leur nature chimique : tel est, entre autres, l'AdinoIe ou Pétrosilex rouge de Sahlberg en Suède. (Del.) AGAVE. Agave (àyauo;, magnifique), bot.
PH. — Genre de la famille des Amaryllidées, où il forme une petite tribu établie par Herbert {App. to ihe Boi. inag., 182 1 ), sous le nom (i'Ayaveœ. Ce genre oITre les caractères suivants : Ovaire infère. Calice coloré , pétaloïde, à C divisions, infundibuliforme, portant G étamines saillantes, attachées à la partie supérieure du tube. Le fruit est une capsule obovoide, oblongue , couronnée par le limbe calicinal , à 3 loges contenant chacune un grand nombre de graines planes , disposées sur 2 rangs. — Les espèces de ce genre , au nombre d'environ 15 , sont toutes originaires de l'Amérique méridionale. Ce sont de grandes plantes vivaces, à racine fibreuse , ayant le port des espèces du genre Aloës, c'est-à-dire présentant des feuilles allongées , aiguës , très épaisses et succulentes, réunies en rosette, et généralement une tige extrêmement courte. C'est du centre de ces feuilles que part une hampe florifère et dépourvue de feuilles.
Parmi les espèces de ce genre, nous citerons particulièrement I'Agave D'AMÉRiQUE(^5foie americaiia L.), originaire de l'Amérique méridionale , mais aujourd'hui naturalisée et devenue presque indigène de toute la région méditerranéenne. Elle y croît sur les rochers maritimes dans les endroits exposés au midi. On la cultive aussi pour en faire des haies de clôture autour des champs ou des vignes dans les régions méridionales de l'Europe, en Espagne , en Portugal, dans le royaume de Naples , et surtout en Sicile. Ses larges feuilles épineuses sur les bords , poussant par touffes très serrées, et ayant quelquefois 7 à 8 pieds de longueur, forment des clôtures presque impénétrables. C'est du milieu de ces groupes de feuilles qu'on voit s'élever avec une étonnante rapidité une hampe gigantesque qui, dans l'espace quelquefois d'une quinzaine de jours, acquiert jusqu'à 20 ou 25 pieds
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d'élévation. Les fleurs, 1res nombreuses, sont d'un jaune sale. La floraison épuise tellement !a plante , qu'elle périt toujours après avoir développé sa hampe. — On retire des feuilles de celte plante, que l'on connaît sous les noms vulgaires de Pitie ou à'Aloës, des filaments soyeux très solides , avec lesquels on fabrique des cordes et des étoffes. — Unedeuxiémeespécedecegenrenon moins intéressante, c'est le Maguey des Mexicains, Agave cuùeiisisj àcq. [Ani., p. 100), qui croit au Mexique et dans l'ile de Cuba. Elle ressemble beaucoup à la précédente , quoique plus petite dans toutes ses parties. Ses fleurs, d'un blanc jaunâtre , sont disposées en une sorte de panicule lâche, et répandent une odeur très suave. Ses feuilles fournissent aussi des fibres très résistantes avec lesquelles on fait des cordes et des tissus. Les Mexicains retirent de cette plante une liqueur sucrée qui fermente facilement , et dont la saveur rappelle un peu celle du cidre. Pour f'obtenir, on enlève les feuilles intérieures de la touffe, et par la cicatrice qui en résulte s'écoule un liquide transparent , d'une saveur douce qui , abandonnée à elle-même , fermente , mais qui , réduite par l'action du feu , fournit une grande quantité de sucre.
(A. P..) "AGAVÉES. Agaveœ (âyavôç, ri, magnifique ). bot. PU. — Tribu de la famille des Amaryllidacées (anomales) , renfermant les seuls genres Agave, L. et Fourcroya, Vent.
•AGCYLOPUS {à.y».vloz, crochu; -rrov';,
pied. Il aurait fallu écrire Ancylopus). kns. — Genre de Coléoptères trimères , établi par M. Chevrolat et adopté par M. Dejean , qui , dans son dernier Catalogue, n'y rapporte qu'une espèce : VEndomicas melanocephalus Oliv., de Sicile. Les caractères de ce genre n'ont pas encore été publiés. (D.)
AGDESTIS , Moç. et Sess., DC. (nom myth. ). BOT. PH. — Genre incomplètement connu , que M. De CandoUe rapporte , avec doute, à la famille des Ménispermées. — L'unique esp. sur laquelle se fonde ce genre est un arbuste indigène de la Nouvelle-Espagne, à fleurs roussàtres et semblables à celles de la Clématite Flammule. (Sp.)
AGE relatif des montagnes, géol. — /^.
MONTAGNES. (C. u'O.)
AGELAIA ( àyùaToq, a, qui vit en troupe;
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allusion à ia maniè^rede vivre de ces insectes). iNS.—Genrede la famille des Polyslidcfi, St-Farg., ou Guèpiaircs,Lat., de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Lepelletierde Saint-Fargcau { Hisi. des Hym., Suites à Buff.), qui en a tiré les principaux caractères : l"Des ailes, dont la cellule radicale s'avance beaucoup plus près de l'extrémité que la troisième cellule cubitale, dont la deuxième cellule cubitale est peu dilatée vers le disque, et la troisième presque carrée; 2" de l'abdomen pédicule. Ce pédicule est formé par le premier segment tout entier, qui est uni-tuberculé latéralement. — On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce ( Agelaia fascicomis Lep. St- Farg. ) dont on ignore la patrie. (Dl.)
•AGÉLAINÉES. Agelaineœ. ois.— C'est, dans la classification de Swainson, le nom d'une des sous-familles de sa famille des Sturnideœ. (Lafr.)
•AGÉLAIIVÉES. Agelaineœ («ydatoç, qui vit en troupe), ois. — C'est une des sous-familles de notre famille des Sturnidées. C'est en grande partie à M. Swainson que nous empruntons la formation de cette sous-famille, que nous adoptons d'autant plus volontiers, qu'elle est fondée sur l'observation des mœurs et sur la forme des pattes. Ses caractères de forme sont : Bec assez allongé, épais à la base, entier, conique, quelquefois déprimé et arrondi à son extrémité ; l'aréle supérieure assez mousse et aplatie à sa base; pieds longs, grêles et disposés pour la marche, les ongles étant longs, minces et peu courbés. — Cette sous-famille renferme le» g. Siouriiellc , Vieill. ; Troupiale , Vieill. ; iJolichonyx, Swains. ; Leïsies , Vig., et Moloihrus, Swains. /^. ces mots. (Lafr.)
AGELAILS ( àytloXoi;,, qui vit en troupe,. OIS. — C'est, dans la Méthode de Vieillot, un g. appartenant à sa 1 5"" famille, celle des Tisserands , et répondant au g. Carouge [Xanihornus] de Cuvicr. C'est pour nous le nom latin de notre g. Troupiale , faisant partie de notre sous-famille des Agélainées. f^oy. TROUPIALE. (Lafr.)
•AGELASTICA ( ày/^aaTixoç , qui vit en troupe ). INS. — Genre de Coléoptères tétraméres, famille des Chrysomélines, établi par M. Chevrolat et adoplé par M. Dejean {Calai., 3- é(/i(.), qui y rapporte 3 espèces, dont une d'Europe ( Galeruca Alni Fabr.),
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et 2 d'Amérique. Les caractères dece g. n'ont pas encore été publiés. (D.)
AGELEIVA (àyt'ÀY), troupe), arach. — Genre de l'ordre des Aranéidcs , établi par M.Walckenaer. — Ces Aranéides sont sédentaires , formant sur les buissons et les plantes une toile grande, horizontale, à tissu serré, à la partie supérieure de laquelle est un tube où elles se tiennent immobiles. Ce g. renferme 3 esp., dont la plus connue est V^. labyrinthica L., qui se trouve assez communément aux environs de Paris. (H. L.) 'AGEXE. Agenes (à, priv.; yt'voç , race ). TiÎRAT. — Syn. d'Agénosorae. {[. G. St-H.) AGÉiVÉIOSE (â>£ytto;, sans barbe), poiss. — Genre établi par Lacépède, pour des Siluroides voisins des Pimélodes, qui n'ont pas de barbillons sous la mâchoire inférieure, et dont le maxillaire, suivant Cloch , ne se prolongerait pas en filet comme dans la plupart des Siluroides. Or, il faut remarquer que le filet maxillaire existe dans l'csp. que Bloch a désignée sous le wom ûe^ à Uurus inermis (pi. 36.3) ; je l'ai vu moi-même sur l'individu conservé dons le cabinet de Berlin. Pour le Silurus milituris Bl. (pi. 302), le maxillaire denté se redresse en une sorte de corne sur la bouche, condition qui rentre dans celle des autres Siluroides. Ce g. a donc peu de valeur. Les deux esp. connues par Lacépède viennent des eaux douces d'Amérique.
(Val.) "AGÈNES. Ageni (à, priv.; yî'vo; , postérité). BOT. CR. — Nom proposé par M. Lcstiboudois pour désigner les végétaux cellulaires, à l'instar des épithètes d'Endogènes et d'Exogènes, créées par M. DeCandoUe pour remplacer celles de Monocntylédones cl de Dicotylédones. Celte dénomination n'a pas été adoptée , parce qu'elle exprime une idée complètement fausse; en effet, bien que l'acte de la fécondation dans les végétaux cellulaires soit encore un mystère pour les botanistes , il n'en est pas moins certain que ces végétaux émettent de véritables graines (spores) capables de reproduire les mêmes individus. (C. L.)
AGÉNÉSIE (à, priv.;y£V£(7i;, génération).
TKRAT. — Synon. de ftlonstruosité par défaut. (L G. St-H.)
'AGENIUS (âyt'ïtioç, sans barbe ). ins. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabcides
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division des Mélitophiles , établi dans l'Encyclopédie par MM. LepelletierdeSaint-Fargeauet Serville, au dépens du g. Trichius , Fabr. — Ce g., le même que le g. Campulipus, Kirh., a pour type la i>-/e/o/0Hr/îa limbata 0\i\., ou Tricliius limbulus Schoenh., auquel se réunissent 2 autres espèces, savoir : VA. erytliropterusDey, ou rufipeniîis Gory et Perch., et \e Jlavipeiuiis de ces derniers auteurs, esp. que M. Dejean rapporte au g. Stripsifer. Ces 3 esp. sont du cap de Bonne- Espérance. (D.)
'AGÉNOR (Agénor, roi des Phéniciens ; Myth.; àynvùtq. Vaillant ). crust. — M. Audouin et moi , avons désigné sous ce nom un g. de Crustacés qui appartient à l'ordre des Décapodes, famille des Oxyrhynques, et dont les caractères, encore inédits, doivent paraître incessamment dans l'ouvrage que publie M. Alcided'Orbigny, sur les animaux qu'il a recueillis pendant son voyage dans l'Amérique méridionale. (H. L.)
'AGENORA (Agénor, Myth.; ày^va); , brave , fier), bot. pji. — Genre de la famille des Composées-Chicoracées , proposé par Don [Edinb. phit. Journ., 1829), non adopté et réuni au genre Seriola , L. f^oyez ce mot. (CL.)
•AGEXORIA (Agénor. roy. la Myth.; àynvojc , fier, brave), bot. ph. — Selon Lindley {I\'at. Sysl. Bol., édit. ii , app.), ce g., de la familledesAsclépiadacées,proposéparM.De Candolle , doit être réuni au g. Apieranihes de Mikan {N. A. N. C. XVII, 544 , t. 41). (C. L.)
"AGÉIVOSOME. Agenomosa (à priv. ; yevo? , race, sexe; awp-a , corps), tkrat. — Genre de Monstres unitaires , appartenant à la famille des Célosomiens. (I. G. S.-H.)
•AGÉRATÉES. Ageraleœ. bot. ph. — Une des divisions de la tribu des Eupatoriées , de la famille des Composées, caractérisée par des fruits surmontés d'une aigrette paléacée , formée de squamelles membraneuses ou rigides , distinctes , ou plus ou moins soudées entre elles, t^oyez a.gv.k\tum. (J. D.)
AGERATLM ( ây/i'occToç , qui ne vieillit pas), bot, ph. — Ce nom , qui semble avoir été donné, dans le principe, par Dioscoridc, à une esp. d'Immortelle , fut appliqué par Linné à des plantes originaires de l'Amérique, et appartenant à la tribu desEupato-
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iées de la famille des Composées. — On compte dans ce g. environ 10 esp. , toutes d'orîginc américaine ; l'une d'elles , l'^. conyzoïdes. se rencontie néanmoins dans presque toutes les parlies équinoxiales des deux continents. On cultive depuis peu d'années, comme plante annuelle d'ornement, VA.
cœruleum ou mexicanum. (J. D.)
AGERIA, Adans. (àyr;pu;, qui ne vieillit pas ). BOT. PU. — Synonyme du g. Prinos, L. M. De Candolle donne ce nom à une secl. des Prinos, caractérisée par des corolles G-fldes, €t des feuilles non persistantes. (Sp.)
•AGESTRATA (àyî<irpo,Toi, général d'armée ). INS. — Genre de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides Mélitophiles , sous-tribu des Gymnétides, établi par Eschscholtz et adopté par xM. Dejean (Crt/a/., 3' édit.), ainsi que par MM. Gory et Percheron ( Mouogr. des Cet. ). — Ils en décrivent et figurent 3 espèces, dont 2 de Java et une de la Chine. Nous citerons seulement cette dernière , qui est la Ceioniu chinensis Oiiv. , ou itigriia Fabr. ; elle est , comme les 2 autres, d'un vert cuivreux très brillant, mais avec les pattes et le chaperon d'un rouge cuivreux. (D.)
AGGLOMÉIIAT ou CONGLOMÉRAT u4gcjlomeraiio. géoi.. — Expression générale qui sert à désigner toute roche visiblement composée de débris d'inégales dimensions et de diverses textures, accumulés sans ordre ; les Poudiiigues, les Brèches, les Pépérino sont des Agglomérats. On peut égalemen t donner ce nom à beaucoup de Calcaires coquiUiers grossiers , aux /a/uHi solides, etc. Lorsque les débris de roches et de fossiles ont été finement triturés , et qu'ils ont été distribués en raison de leur volume, de manière à composer des masses homogènes plus ou moins terreuses et grenues , cellesci prennent les noms de Grès et de Séditnents proprement dits. f^oy. ces mots et