AIN
taui de fer oxydulé , est souvent bien plus puissant que le magnétisme polaire de ces grandes masses de for oxydulé, qui forment des couches dans les montagnes primitives, et qui ne sont point en contact avec l'atmosphère ou rapprochées de la surface du globe.
M. de Humboldt a trouvé près de Voisaco, entre Almageur et Pasto, à 1045 toises de hauteur au-dessus de la mer, une roche de porphyre trachytique qui offrait en petit presque les mêmes phénomènes que la montagne magnétique de Franconie. Sur la pente orientale du Chimborazo , MM. de Humboldt et Bonpland ont trouvé aussi un groupe de porphyre trachytique, en colonnes pentagones , dont le magnétisme polaire agit à 3 pieds de distance.
Enfin , pour dernier exemple , je citerai le globe terrestre, qui est lui-même un aimant, dont les pôles sont situer, à peu de distance des pôles terrestres. (BitcnuEREt..)
* AIMOPHILA ( «Tuo? , buisson , haie ; v>i;o;, y), ami), ois.— C'est, dans la classification de Swainson, un s.-g. de son g. Pijrgita, Cuv. (Moineau) et dont les caract. sont : Bec assez allongé, conique, comprimé; mandib. super, élevée à sa base entre les plumes du front, légèrement échancrée à la pointe et plus épaisse à sa base que l'infér. ; commissure sinueuse; le dessus du bec légèrement courbé depuis la base. Ailes arrondies, à rémiges courtes; les 2 premières pennes étagées. Queue médiocre, arrondie; lesreclrices assez étroites. Pieds forts, les doigis latéraux presque égaux; ongles légèrement courbés (chez les esp. d'Amérique seulement). L'auteur cite les A. rnfescens et siiperciliosa , de la 6™' partie de sa classification , qui n'est pas encore publiée. Nous soupçonnons fortement que son A. rufescens est le même oiseau que celui qu'il avait déjà décrit {Synops. of ihe Birds of Mexico ) sous le nom de Pipilo rufescens , mais comme esp. de transition. (Lafr.)
• AIIVSLIvKA ( Jf^hitelaw Ainslie , auteur d'un ouvrage sur la matière médic. de l'Inde.) BOT. PII.— M. De Candolle établit ce g. sur 2 plantes du Népaul , réunies antérieurement par M. Don aux Liairi^. Il le caractériseainsi : Capit. 3-flore, homogame; récepl. nu, étroit; invol. cylindracé, à folioles imbriquées, lancéolées, acuminées; les extér. courtes; les intér. allongées, cependant moins
AIP
longues que le disque. Les corolles sont tubuleuses à la base, bilabiées ; la lèvre eitér. Irifide, l'inlér. 2-fide , et chacune de ces divisions, allongée , aiguë , souvent révolutée. Les anthères, terminées par des appendices oblongs, obtus, présentent à leur base de longs appendices barbus. Le style , égal à la base, est terminé par 2 stigmates très courts, presque glabres, souvent inégaux par avortement, et même quelquefois totalement avortés. Le fruit, cylindrique, à peine atténué aux extrémités, couvert de poils, se trouve couronné par une aigrette 1-sériée, dont I les soies sont plumeuses. — Ce g. renferme j 2 esp. originaires des montagnes de l'Inde. L'une et l'autre sont vivaces, présentent le port des Liairis ou des Lobelia , sont munies de feuilles radicales, longuement pétiolées, cordiformes ou ovales, et de hampes simples, terminées ordinairement par un seul capitule. (J. D.)
'AIOLOTHECA (acoloç, bigarré ; Ô^'xïi , boîte, capsule), bot. pn. — M. De Candolle décritsous ce nom générique, une herbe du Jlexique qui présente le port du Parihenium incanum; il la caractérise de la manière suivante : Capit. monoïque, inultiflore; fleurs du rayon au nombre de 5-6, ligulées, femelles; celles du disque, mâles, tubuleuses, à 5 dents. L'invol. bi-sérié, à 8-10 folioles extér. oblongues, dressées, plus courtes que le disque; les intér. simulant des paillettes et embrassant à moitié les fruits des fleurs du rayon. Récept. petit et convexe, couvert d'écaillés membraneuses, tronquées, dentées ou aiguës au sommet, entourant les fruits. Ligules courtes, obtuses, 3-dentées. Les fruits du rayon velus , presque triangulaires, dépourvus d'aigrettes,mais surmontés de poils, sont renfermés entre les écailles intér. de l'involucre et les paillettes extér. du réceptacle ; ceux du disque sont grêles, très glabres et dépourvus d'aigrettes.— Ce g., de la tribu des Sénécionidées, famille des Composées, ne renferme qu'une espèce. (J. D. AIPHAIVES (à£c<pav:^'ç, toujours apparent). BOT. PH. — Genre de la famille des Palmiers, établi par Willdenow { Mém. de l'Acad. de Berlin, ISOl) pour une plante de l'Amérique mérid. , qu'il a nommée A. aculeata. Kuntb y a ajouté une 2"" esp. sous le nom d'A. prega. C'est un petit Palmier grêle, à feuilles pinnées, des environs de Caripe,
AIR
dans l'état de Venezuela. Lesauteurscilésplus haut caractérisent ainsi ce g. : Fleurs hermaphrodites; cal. double ; l'un et l'autre triparti. Étam.6,libres.0vairetriloculaire. Style épais, triflde. Drupe globuleuse , charnue, monosperme. Fronde pinnée. Spadice rameux; spathe monophylie. — Ce g., dont il n'est plus question dans la partie déjà publiée de l'ouvrage de Marlius sur les Palmiers, ni dans le Gênera d'Endlicher , paraît à peine difirérerpar sescaract. deVOreodoxa, auquel ii doit peut-être se réunir. (Ad. B.)
AIPYSURE (acTTi;;, haut, élevé; o'jpx , queue), rept. — Lacépède a proposé sous ce nom , l'établissement d'un g. d'Ophidiens, renfermant 2 esp. qu'on a réunies depuis aux Hydrophides de Daudin. (G. B.)
AIR. Aer (à^'o, air, atmosphère), pnvs. et cniM.-L'air est invisible; mais cette propriété tient à sa transparence et à sa grande division ; car il faut croire que l'air est bleu par réfraction, et qu'il donne lieu à la couleur bleue que nous présente le ciel , lorsqu'il n'y a pas de nuages ; tandis qu'il paraît rouge par réflexion , quand les astres sont dans le voisinage de l'horizon. L'air est extrêmement élastique; on peut, sans qu'il perde pour cela son élasticité ni sa forme de gaz, le comprimer à tel point que les instruments les plus forts n'aient plus la puissance de le retenir.
L'air est composé de gaz azote, de gaz oxygène, de gaz acide carbonique et de vapeur d'eau. Ces matières s'y trouvent, non dans un véritable état de combinaison , mais à l'état de simple mélange , et dans des proportions qui ne sont pas absolument fixes, du moins à l'égard de l'acide carbonique et de la vapeur d'eau. L'azote et l'oxygène y existent toujours à peu près dans le rapport de 0,79 à 0,21 ou de 4 volumes d'azote et de 1 volume d'oxygène , proportions qu'on rencontre à la surface de la terre aussi bien qu'aux élévations les plus considérables que l'homme ait atteintes, et dans les contrées les plus chaudes comme dans les plus froides. Néanmoins, l'oxygène de l'air étant absorbé par la combustion et la respiration , on sent que la proportion énoncée ci-dessus doit se trouver modifiée dans les lieux où ces phénomènes se sont exercés sans que l'air ait eu le temps de se reaouveler; mais il faut qu'il jr ait dans la
AÎK
nature une tendance à rétablir la composition normale de l'air; car, malgré cette absorption de loxygène, et malgré les émanations de gaz étrangers qui se répandent continuellement dans l'atmosphère, la proportion d'azote et d'oxygène citée plus haut se rétablit toujours; ce qui annonce qu'on peut considérer ces 2 corps comme formant les éléments essentiels de l'air. D'un autre côté , les variations qu'éprouvent les proportions d'acide carbonique et de vapeur d'eau, indiquent que ces 2 matières doivent être regardées comme principes accidentels. Du reste , à la surface de la terre et à la température de lO^centig. , l'air est ordinairement composé en poids de 0,756 d'azote , de 0,233 d'oxygène, de 0,010 de vapeur d'eau et de 0,001 d'acide carbonique. La quantité de ce dernier corps est quelquefois plus considérable dans les lieux bas et resserrés, mais elle diminue promptement à mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère; enfin, elle paraît être plus grande en été qu'en hiver.
L'air est également très raréfiable ; et, à la température de 0°, il pèse 13 décigrammes pour chaque décimètre cube , c'est-àdire 770 fois moins que l'eau distillée. Or, sous nos latitudes moyennes , l'atmosphère, au niveau de la mer, faisant équilibre à une colonne de mercure de 762 millimètres , et l'air pesant 10440 fois moins que le mercure, on pourrait en conclure que la hauteur de l'atmosphère serait de 7,955 mètres, si sa densité était toujours la même. Mais lair étant un corps soumis, commeles autres, aux lois de la pesanteur, sa densité diminue à mesure qu'on s'éloigne de la surface de la terre, en sorte que l'atmosphère s'étend à une hauteur bien plus grande. On n'a pas, jusqu'à présent, de moyens pour caiculer d'une manière exacte l'étendue de l'atmosphère; cependant, l'étude des réfractions du soleil a fait connaître que cet astre devient visible le matin , ou qu'il cesse d'être visible le soir, lorsqu'il est à 18° audessous de l'horizon , ce qui semblerait annoncer que la hauteur de l'atmosphère est de 7 à 9 myriamètres; d'autres considéralions portent à admettre une épaisseur moins considérable. Quoiqu'il en soit, il parait que l'atmosphère, au lieu de finir Insensiblement, s'arrête d'une manière tranchée i sa partie supérieure.
AIR
L'air jouit de la propriété d'entretenir la combustion et la respiration; mais seulement dans la proportion de l'oxygène qu'il renferme , ces propriétés cessant après l'absorption de celui-ci. Il paraît être insipide; néanmoins il est probable qu'il ne nous semble tel, que parce que nos organes y sontcontinuellement plongés; caries cris des nouveaux-nés et les douleurs occasionnées par les plaies ouvertes, semblent annoncer que l'air exerce une action très vive sur les organes qui ne sont pas habitués à son contact. L'air manifeste surtout sa présence quand il est en mouvement, ou, lorsqu'étant en repos, c'est notre corps ou tout autre objet qui se meut avec vitesse; dans l'un et l'autre cas, l'air résiste, mais bien moins que les liquides et les solides.
La quantité de vapeur d'eau varie davantage et dilTère selon la température, les saisons et la situation plus ou moins humide des lieux. Dans les zones tempérées , elle est souvent de 0,055 à 0,017 en été; tandis que, en hiver, elle n'est habituellement que de 0,005 à 0,007. Dans la Zone torride, elle forme fréquemment plus des 0,030 de l'air; elle diminue à mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère.
L'air en mouvement évident porte en général le nom de vent. V. ce mot.
Non seulement l'air est indispensable à l'existence des êtres organisés, mais encore l'homme met à profit sa force impulsive pour faire mouvoir les machines, pour naviguer, pour griller les métaux, etc.
Pour quelques détails sur l'origine de l'air, V. les mots Atmosphère et Géogéxie; enfin nous renverrons aux mots Moufettes , Grisou. Oxygène, Acide carbonique. Hydrogène , Azote, relativement aux mots Air déphlogisliqué , Air vital, Air Jixe , Air méphitique, Air inflammable , Air phlofjisliqiié , Air vicié, etc. (R.)
AIRA (otTpx, ivraie), bot. pif. — G. de la famille des Graminées , de la tribu des Avénacées, adopté par tous les Agrostographcs, mais dont la circonscription et lescaract. ont été successivement modifiés. Aicsi Palissot deBeauvois [Agrostog. p. 89, t. 18, f. 4) dit que ce g. est un des moins naturels de toute la famille des Graminées. Il ne se distingue du g. Avenu que par son arête insérée près de la base de la paillette. Aussi, le même auteur
AIR
a-t-ll réuni au g. Triseinm , toi les le. esp d'Aira dont la paillette super, se termine pai 2 soies, et un grand nombre d'autres au g. ^ffHa. Il a , de plus, proposé plusieurs g. nouveaux pour un certain nombre des esp. d'abord réunies dans ce g., et qui en dînèrent par des caract. assez tranchés. Ainsi, les Aira caiiescens el articulata forment le g. Corynephorus [V. ce mot) ; les Aira cœspitosa , juiicea , etc., le g. Desclunnpsia {V. ce mot). Trinius, dans son Agrosiographie , a à peu près adopté l'opinion du botaniste français, mais mon savant ami le professeur Kunth la modifiée , en caractérisant le g. Aira de la manière suivante : Épillels à 2 fleurs presque égales, hermaphrodites et fertiles; glumes membraneuses, carénées, aussi grandes ou même plus grandes que les fleurs; paillettes herbacées; l'infér. bifide à son sommet, portant une arête dorsale el tordue à sa base, qui manque très rarement; paillette super, bicarénée. Étam. au nombre de 3; ovaire glabre, surmonté de 2 sligm. plumeux , terminaux et presque sessiles. Glumelle composée de 2 paléoles aiguës et glabres. Caryopse glabre.
Les esp. de ce g. forment en général des touffes plus ou moins épaisses, à feuilles étroites et à bords souvent roulés en dessous, à panicule étalée ou quelquefois spiclforme. M. Runth [Synops. 1, p. 2S9) rapporte à ce g. 32 esp. ; mais 1 1 seulement avec certitude; les 21 autres avec doute. Ainsi caractérisé, ce g. dili'ère à peine du g. Trisetum , qui a ses épillets composés de 3 à 4 fleurs, et non biflores comme ceux de VAira.
Presque toutes les esp. qui font réellement partie du g. Aira sont originaires des diverses parties de l'Europe ; telles sont les Aira prœcox L. {Sp. 97. Fl. dan., t. 383), Aira canjophyllea L. (i5'p. 97), l'une desesp. les plus généralement répandues, puisqu'on la trouve en Europe, en Asie, au Chili, et aux îles '!Aa\o\iine?, ; Aira flexuosa h. [Sp. d6. Eosl. gram., 2, t. 43) , si commune dans tous nos bois, etc., eto. Aucune de ces esp. n'oflre d'utilité. (A. II.)
AIRAIiV. ciuM. F. Bronze. (C. d'O.)
AIRE. OIS. — Nom que l'on donne aux nids des grandes espèces d'oiseaux de proie, telles que les Vautours, les Aigles, et autres peut-être d'après leur forme aplatie et trè?
AIR
arge que l'on aura comparée à une aire de grange ou de plancher. Il serait difficile qu'un nid à bords relevés et formant la roupe ne s'affaissât pas promptement sous .e poids énorme de ces grandes espèces de Rapaces, qui emploient à la construction du ieur, suivant leur force, des branches plus ou moins grosses et résistantes. Les Vautours, les Gypaètes, les Aigles de mer, les placent sur des rochers, à une grande hauteur et au-dessus de précipices , soit entre 2 roches rapprochées , soit dans leurs crevasses; mais les Aigles proprement dits les construisent plus ordinairement sur les arbres élevés des forêts de montagnes. On voit par là que ce sont les espèces les plus marcheuses, et qui en cela offrent quelque analogie avec lesGallinacés, qui, comme eux aussi , construisent leurs nids à plat, soit sur des roches ou des buissons peu élevés, soit sur le sol même, tandis que les espèces pluspercheuses, comme les Aigles proprement dits , les Aigles-autours , les placent sur des arbres. Le même nid sert très long-temps au même couple qui, chaque année, le restaure et l'augmente de volume. C'est ce qui explique la forme singulière et la grande hauteur de ce nid de Pygargue décrit et figuré dans l'atlas historique du voyage de Freycinet [Pi. 13). M. Quoy y raconte que dans l'île de Dirckhaiichs, baie des Chiens marins, à la Nouvelle-Hollande , il aperçut sur un rocher isolé, peu élevé du côté de la terre, mais dominant la mer du côté opposé, de 150 à 200 pieds, un vaste nid en forme de tourelle, de 6 pieds de haut, construit en branches mortes de Mimosas entrelacées régulièrement , plein jusqu'à sa partie super., et dont l'aire était peu profonde. L'oiseau qui s'en échappa était, dit-il, un Aigle ou un Autour à ventre blanc et à dos gris. Une infinité de têtes de kaiiguroos-rats , des débris d'oiseaux, de serpents, de lézards, de crustacés, de poissons même couvraient le sel au bas de l'aire. Il est facile de reconnaître au genre de nourriture en partie marine de cet oiseau , qu'il devait être un Pygargue et non un Autour, et nous sommes étonné , que M. Quoy, l'ayant vu voler à plusieurs reprises au-dessus de sa tête , ait pu avoir à cet égard la moindre incertitude. Ce qu'il dit de la couleur de son plumage ne nous laisse d'ailleurs aucun doute QU; ce ne fût Y Aigle océanique [Falco leu~
AIR
coyasler ïemm. Col. 49, le Blagre de Le p^aillam ) le seul de ce plumage à la Nouvelle-Hollande. Quant à l'élévation de ce nid, il est facile de s'en rendre compte. Elle indique tout simplement, que jusqu'à l'époque où quelques personnes de l'expédition Freycinet débarquèrent dans celte île, un couple d'Aigles océaniques avaient joui paisiblement et depuis longues années de cette demeure aérienne, résultat de leurs premières amours. Pour qu'elle eût atteint cette hauteur de 6 pieds , elle avait dû être restaurée et augmentée successivement pendant bien des années , et fournissait sur cette petite île sauvage une preuve des plus étonnantes de la constance en amour de ce bel Aigle, au plumage moitié blanc moitié gris-satin. Cook, dans son premier voyago. en 1 770, trouva aussi à la Nouvelle-Hollande, mais sur la côte opposée et orientale, sur une île basse et sablonneuse, un nid énorme, construit à terre avec des morceaux de bois et n'ayant pas moins, suivant ce célèbre voyageur, de 26 pieds de circonférence sur 2 pieds 8 pouces de haut. Nous tenons de M. le capitaine Duperrey même, que pendant son séjour à la presqu'île Péron et dans le voisinage de la pointe des Hauts- Fonds , il avait remarqué et dessiné un nid d'Aigle d'une énorme proportion , construit sur les rochers de la côte, dans une position presque inaccessible, et que d'après cela il avait donné à cette baie le nom de Baie de l'Aigle. Cook nomma également Eagle Island, île de l'Aigle , celle où il avait trouvé cet énorme nid.
Ce rapprochement d'observations à peu près semblables, par 3 célèbres navigateurs , n'est pas sans intérêt, et prouve que les nids d'Aigles, lorsqu'ils ne sont pas détruits et que leurs premiers constructeurs ne sont point inquiétés ni tués , finissent par acquérir une dimension vraiment étonnante. Parmi ces nids ou aires les plus remarquables, on peut encore citer celui du Messager ou Secrétaire, que cet oiseau construit en Afrique dans les vastes plaines et sur quelques buissons isolés et peu élevés ; il est d'abord très plat, mais d'un diamètre énorme; il acquiert bientôt de l'épaisseur, car leSecrétaira y revient chaque année au moment de la reproduction, et l'augmente en hauteur, en rebâtissant toujours sur l'ancienne conslmc-
AIR
tion. Si ces nids n'étaient pas détruits ou endommagés par les Ilottcntots et les voyageurs, ils présenteraient, sans nul doute, au bout d'un certain nombre d'années, la même singularité que ceux du Pygargue australien dont nous venons de parler. Nous tenons de M. J. Verreaux, qui a long-temps habité le Cai) de Bonne-Espérance , que le Vautour Oricou est également dans l'usage de pondre chaque année dans le même nid, qu'il augmente successivement en hauteur par des couches de branches nouvelles. Ce voyageur en a trouvé dont les différentes couches, très distinctes, indiquaient bien une vingtaine d'années d'existence. (Lafr. )
AIRELLE. BOT. PII. — Dénomination vulgaire du g. F'acciiiium,elen particulier du /'. iiluriiUu': L. — r. VACciNiuM. (C. L.)
*AIROCHLOA («Tpa, ivraie; x>'=vj, herbe verte, verdure}, bot. pu. — Le professeur Link {Hori. bcrol. s. p. 127) a nommé ainsi un g. de la famille des Graminées, qui a pour type \'ylira crislala L., et qui fait partie du g. KœLria de Persoon, dans lequel il constitue une section à part, caractérisée surtout par l'absence de l'arête, r. Roeleria. (A. P».)
AIROPSIS («rpa, ivraie; ov|/iç, apparence). BOT. PII. — G. de la famille des Graminées , établi par Desvaux {.loum. bol. 1 , p. 200) pour une petite plante décrite et figurée par Cavanillcs {Icon. :i , p. 299, t. 274 , f. 1 ) , sous le nom de dJilitan icnellam. Ce g., adopté par tous les agrostographes , peut être caractérisé de la manière suivante : Chaque épillet contient 2 fleurs fertiles ; les glumes, membraneuses, mutiques et plus longues que les fleurs, sont égales et naviculaircs. Les paillettes membraneuses et presque transparentes, à peu près égales entre elles, sont privées d'arêtes; l'infér. est large, concave, velue et comme à 3 lobes ; la super, est plane et bicarénée. L'ovaire est glabre, piriforme, surmonté de 2stigm.sessilesct plumeux.La caryopse est orbiculaire, convexe d'un côté, plane de l'autre, glabre elluisante— L'espèce type de ce g. , V^. globosa Desv. , est une très petite plante annuelle, à feuilles su bulées et roulées , et à panicule serrée. Elle croît dans le midi de la France et en Espagne. La 2« esp., \A. agioslidea DC. ( Suppl. Fl. fr. p. 169) ou Poa agroslidea DC. , Icon. l. 0 est vivace et croit dans les mares, en France, en Espagne et en Italie. Je suis le