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AKIS (ax;;, pointe), ins. — G. de Go!éc ptères hélcromèrcs, créé par Herbst et adopt<5 par tous les auties entomologistes. M. Duméril le place dans sa famille des Lucifuges; Latreille, dans celle des Mélasomes , tribu des Piméliaires; et M. .Solier, qui dans ces derniers temps s'est occupé dune manière spéciale des Hétéromères, le range dans sa famille des Collaptérides , tribu des Akisiles, en lui assignant pour principaux caract. • Épistome échancré antérieurement; menton plan, rétréci à sa base et cordiforme; base du prolhorax ne s'appliquant pas contre les élytres; jambes antér. minces ou peu épaisses; prolhorax médiocrement Iransverse , à bords latéraux dilatés, relevés en dessus et à base tronquée, avec les angles postérieurs prolongés en arrière. M. Solier décrit 24 esp. d'^/a'*, qu'il partage en 2 div.; savoir: div. ^. :Esp.à élytres sans côtes dorsales sensibles, ayant seulement quelquefois des rangées de tubercules; type A. piuictaia Thunb. , commune dans le midi de la France. — Div. ^ : Esp. ayant au moins une côte dorsale plus ou moins marquée, soit longue, soit courte et postérieure. — Subdiv. a : côte dorsale plus ou moins tuberculeuse ; type, A. algcriatiaHupont, de Barbarie. — Subdiv. ù: côte dorsale entière ou peu sensiblement tuberculeuse ; type , A. nitida So!., de Barbarie.
M.Dejean, dans son dernier Catalogue, ne mentionne que 17 espèces d'Akis, dont 7 sont différentes de celles de M. Solier, du moins nominativement. Ainsi le nombre total serait de 31 , dont une seule se trouve en France. Les autres appartiennent à l'Espagne , au Portugal, à la Sicile, à la Sardaigne , au nord de l'Africiue, à la Turquie asiatique, à la Perse occidentale et à la Russie méridionale.
Les espèces de ce g. semblent se plaire parmi les ruines et les décombres, et, comme la plupart de celles de la même famille, elles vivent de matières en décomposition , soit végétales, soit animales, et même d'excréments.C'estainsi quej'ai trouvé en quantité VA.iiiilica dans leColysée de Rome et VA. pimciaia dans les Arènes d'Arles. (D.)
*AKISITES(axcç, pointe). INS. — TribK de Coléoptères hétéromères, établie par M. Solier dans sa famille des Collaptérides, démembrement de celle des Mélasomes de Latreille, Il la compose de 6 g. qu'il partage eu
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2 divisions, I" : les g. Cacicus cl Elenophoms, îiyanl le prolhorax subglobulcux , tronqué ou sublronquc antérieurement et à la base , et l'épislomo trilobé avec le lobe iiUermé- •liaire très large, rectangulaire, sublronqué; 5° les g. iMoricn, yikis , Ciiphoijenia et Citjpioglossa , ayant le prothorax non globuleux , plus ou moins écliancrc antérieure- | ment pour recevoir !a tête qui peut s'y enfoncer jusqu'au-delà des yeux, etl'épistome écliancrc ou arrondi. Du reste les principaux caract. de cette tribu sont : Partie antérieure de la tête dilatée et couvrant, en grande partie, es mandibules qui sont bidentées; labre peu saillant et pouvant se retirer, dans quelques espèces, sousl'épistome qui est très développé. Ecusson formant une saillie assez prononcée, subtriangulaire, légèrement arrondie. Faites longues, peu rugueuses et généralement minces. Les Akisiics sont des Insectes très lents dans leurs mouvements. Ils fuient la lumière et habitent le plus souvent les ruines et les décombres. Ils se nourrissent de matières en décomposition et même d'excréments. La plupart des espèces connues sont du midi de l'Europe et du nord de l'Afrique. (D.)
AKODOIM. MAM.— Nouveau g. de Rongeurs, établi parMeyen danslafam. des Muriens. L'esp. qui s'y rapporte [A.bolivieme) , a beaucoup d'analogie avec notre souris domestique ; la formule dentaire est la même; mais la disposition des replis internes de l'émail est un peu différente, et les oreilles, très courtes, sont presque cachées sous les poils. Cette esp. est longue de ;> pouces, y compris la queue qui forme un peu plus du tiers ; «ouverte de poils gris-jaunâtres, que dépassent d'autres poils noirs; la queue, revêtue d'une peau écailleuse et annelée, est garnie de poils fins; les oreilles sont velues en dedans et la plante des pieds est noire. Cet animal habite le Haut-Pérou. (C. d'O.)
*AKYSTIQL'ES (à priv.; xu'<7Ttç, vessie), poiss. — Nom donné parLatreille à la 2<" seclion du G"- ordre des Poissons Acanthoptérygiens. Les g. de celle sect. devraient cire composés d'esp. privées de vessie aérienne; or, du propre aveu de l'habile entomologiste qui a occupé les derniers loisirs de sa vie à coordonner en familles très peu naturelles tout le Règne animal , d'après l'ouvrage de Cavier, plusieurs g. de ce groupe des Altys-
ALA
tiques ont une vessie natatoire. Latreille aurait dû remarquer que la sccl. qu'il a nommée Kyslophores, comprend un très grand nombre de Poissons qui n'ont point de vessie aérienne. Cet organe, en effet, si considérable et si variable dans les Poissons , et celui sur lequel on devait le moins fonder de divisions, manque souvent dans les esp. les plus voisines. (Val.)
ALABAIVDI\E et ALMAMDTOE [Alabandu , ville de l'Asie mineure), min. — Nom donné par les anciens à une pierre précieuse dure, d'un rouge foncé, qu'on tirait des mines d'Alabanda, et qui parait être une variété de Grenat. — M. licudant a aussi donné le nom d'AIabandine au Manganèse sulfuré. P^. Manganèse. (C. d'O.)
ALABASTRE. Alabasirhe [ d'àÀa'Çotd- Toov ). MIN.— Les Grecs nommaient^/a/^asirou, une sorte de vase sans anse, que l'on avait souvent delà diffîcultéà saisir, quand ils étaient polis. Ils donnaient le nom d'^laùasirite aux pierres avec lesquelles on les fabriquait , et que nous connaissons sous les dénominations d'Albâire calcaire et û' Albâtre gypseux. (Del.)
ALABEou AEABES(à),aÇv);, qu'on ne peut saisir), poiss. — Nom d'un poisson du Nil cité par Strabon {fJb.wn, 823-1 173), et que l'on trouve une seule fois dans Athénée, mais écnlnlloiîhç 'JJb. VII, c. ]l,p. 313, A), d'après Archcslratc qui l'indique comme un poisson du Nil avec le Phragre, l'Oxyîhynque, le Silure, etc. Il est probable que Pline a fait du mot grec le nom (ï.-/labcta [Lib. v, cap. 10, 5), poisson qu'il place avec les Coracins et les Silures dans un lac d'Ethiopie appelé iV^wfrfeï. il estdilTicilc de reconnaître dans ces deux seuls passages le Hannouili ou Siliirus anguillaris, comme l'a supposé M. GeonVoy , et comme on l'a répété après lui. Aussi, Cuvier, regardant ce nom comme un des mots indéterminables laissés parles anciens , l'a appliqué à un g. de Poissons de la famille des Anguilliformes, et voisin des Synbranches de Bloch. — Ce g. est caractérisé par une seule ouverture pratiquée sous la gorge pour les 2 branchies, la présence de petites pectorales, unpetitopercule, sous lequel on voit 3 rayons branchiostéges. — ^ On ne connaît encore qu'une seule esp. do ce g., rapportée par Péron, lors du voyage du capitaine Baudin aux terres australes. (Vai.)