A LA
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ALACAMITE , pour ATAC IMITE. V.
ce dernier mot. (Del.)
ALACTAGA. mam. — Esp. du g. Gi:n- BoiSK. V. ce mot. (I.-G. S.-H.)
ALAFIA [AUifi, nom de cet .arbre chez les Madécasses). bot. pu. — G. de la famille des Apocynacées, fondé par Du Petit Thouars, sur un arbrisseau peu commun, qu'il trouva à Madagascar et qu'il décrit comme débile, grimpant, à feuilles opposées, à fleurs pourprées, terminales, nombreuses. Voici les caractères que lui assigne cet auteur: Ca!. petit, .'j-lobé. Cor. tubuleuse , venhuc; à limhc 5-parti, contourné; à div. tantôt entières, tantôt piissécs-sinuéos. Etam.6, à filaments coiirls, nllacliés au i)isiil sous les aiillièrcs qui sont aiguës , distinctes, mais connivcntes. Ovaires 2. Style filiforme, adné aux f» filaments en appendices; sligm. capité, aciiminé, ne dépassant pas les anthères. Fruclificalion inconnue. (C. L.)
•ALAIRE ou ALARIE. A'.avm. i:«.- AiiNï. — Proi)osé d'abord par Schranrk, qui y renonça depuis en transportant dans le g. Fesliicarin , le Dislima alaliim Piud. (.//'»losiomitiii itliiiiiiii Nilzcb) pour lequel on l'avait créé, le g. Alcuia avait été rétabli par M. de Blainvillc , pour (luelques esp. de Distomescy'.indriques pourvus d'une I assez longue queue, et d'une expansion en forme d'aile de chaque côté ùi corps; type J'asciola luciniuia, du 31aimon [Appendice à In iradiicli'Jii fraiiraisc de Breinscr , p. .SIS, pl.2,Ji(i. 5.IS-yi).Mais peut-être M. de Blainville a-t-il lui-même renoncé ultérieurement à cette coupe générique; car, dans l'article Fcf.s du Dict. de^ Se. nai. ( t. lvii , p. 5S0, 1828), Içjs Distomes dont il s'agit ne figurent que comme une division du g.
Fusriolc. KDlSTOMF.. (L. D.Y.R.)
ALALITE UVAUi , nom d'une vallée dans le Piémont). mi\. — "Variété de pyroxènc Sahlite, d'un gris verdàtrc, que l'on trouve dans le val d'Ala , et qui a été prise d'abord pour une nouvelle substance appelée Diopside par Hauy. (Dkl.)
ALA LOIMGA. — Dénomination donnée par les Italiens, et entre autres citée par Cetli, pour le Germondu golPc de Gascogne, ou le Thon aux longues pectorales. Gmclin en copiant Celti a fait une faute d'impression , et a mis Alatunga ; ce qui a été copié par les compilateurs qui ont introduit ainsi
un Scomber Alatunga. /^. Gekmu^. (Val.)
* ALAMAIVIE. .^/o»)/a«îV;. bot. pu. — C'esJ un g. de la famille des Orchidées , tribu de3 Vandées , proposé par MM. La LIave et Lexarzca [Nuv. veg. 31 ), pour une plante parasite originaire du Mexique, qu'ils nomment Almnania jiuiiicea, et à laquelle ils donnent les caract. suivants : Petite plante ayant des pseudobulbcs oblongs, couverts d'écaillés scarieuses, portant chacun 2 feuilles ovales-acuminées, épaisses; une hampe terminale, de 2 pouces de longueur et colorée; des fleurs rouges et inodores. Le calice est étalé; les 2 divisions externes cl latérales sont soudées à leur base, de manière à simuler une sorte d'éperon. Le labelle , semblable aux 2 autres divisions calicinales internes, estglanduleux ou tuberculeux à sa hase. Le gynostèine est charnu , à :î pniriles ,ct .îc prolongea sa base en un éperon tubuleux. L'anthère, à4 loges, contient 4 masses polliniques pédicellées. (A. R.)
* ALAi\'DïiVA , Neck. bot. pu. — Synoa. du g. ./l/omY/'^f , Hurm. (Sp.)
* ALAÎVOIKES ou ALA\GIACÉES. bot.
Pii. — Un g. connu depuis long-temps , VA- Innijhmi , L., Lam. , avait été d'abord placé en tête de la famille des Myrlicées; mais avec quelques doutes qui résultaient de différences assez notables dans les caract. de sa végétation. Ils ont été pleinement confirmés par l'étude de sa graine ; cl, en conséquence, M. De Candollc a proposé d'en faire le type d'une petite famille nouvelle qui s'est depuis enrichie d'un second g., et qui, se rapprochant d'une part, des Myrtées par l'intermédiaire des Combrétacées, de l'autre, des Cornacées et des Hamamélidées, devrait peut-être venir se fondre dans ces dernières. Ses caract. sont les suivants: Cal. adhérent, cam panulé, 5-ïO-denlé. Pétales en nombre égal, alternes, linéaires, à préfloraison valvaire, long-temps réunis ainsi, réfléchis plus tard. Étamines en nombre égal , double ou quintuple, à filets grêles, dilatés à leur base en une sorte d'écaillé velue, et portant plus haut des anthères adnées , liné. sires, biloculaires, internes, souvent vides de pollen. Disque charnu sur le sommet de l'ovaire et contenant l'insertion du style simple, que termine un stigmate en tête. Une seule loge renfermant un seul ovule pendant de son sommet. Dri:pc cvoi;lc , rel.':\éc de côtes pcn
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Mlilaïues, couronnée par lecaiicc, contenant, îOiis une couche charnue, un noyau uniloculaire , percé , au sommet duquel pend une graine unique où l'on observe, dans le centre d'un périsperme charnu et faible, un embryon droit, à longue radicule supère, à cotylédons planes et foliacés. Le petit nombre d'espèces connues de cette famille, se compose de grands et beaux arbres originaires de l'Inde. Leurs feuilles sont alternes, sans stipules et sans points glanduleux, très entières, à nervures pennées; leurs fleurs disposées en faisceaux axillaires; les fruits de plusieurs sont bons à manger. (Ad. J.)
ALAXGILM, Lamk., Anijolam., Adans.
(.-//(/»j;(V7;,f;o/aiH, noms hindous du végétal). BOT. PII. — G. considéré par M. De Candolle comme type de la famille des Alangiées. r.eichenbach [Sysi. Nai. p. 247) , à plus juste litre peut-élre , le comprend dans les Combrétacécs. Ses caract. difTérentiels sont les suivants : Cal. à G ou 7 dents; pét. C ou 7 ; ovaire adhérent, 1-loculaire, contenant un seul ovule suspendu au sommet de la loge (Roxburgh, Flor. Ind.). Drupe monosperme. Arbres à rameaux souvent spinesccnts; fleurs grandes, odorantes. — Ce g. appartient à i'Inde. M. De Candolle en signale 3 esp. ; Roxburgh est d'avis qu'il n'y en a qu'une seule, offrant plusieurs variétés. (Sp.)
* ALAPTLS. INS.— G. de l'ordre des Hyménoptères appartenant à notre famille des Oxyuriens ; Osijures , Lat. ; Proctotrupidœ , Steph. et Weslw. ), établi par Haliday {Ent. Mag.) adopté par Westwood {Synop. nf the Brii. Gen.) et par nous [Uist. des Anim. art.); il se distingue du g. 3Iymar avec lequel il a beaucoup d'analogie, par des tarses de 6 articles et par des antennes filiformes, composées seulement de 10 articles dans les mâles et de 8 dans les femelles. — La seule esp. connue jusqu'à présent est \'A. minimus Trouvé en Angleterre. (Bl.)
"ALARÇOIVIA (Alarçon, qui aborda un «69 iiremiers enCalifornie, en 1540). bot. pu.
- G. de Composées, appartenant à la tribu de» Sénccionidées établi parM.De Candolle ?t ainsi caractérisé : Capitule mulliflore, hétérogame; fleurs du rayon ligulées, femelles, unisériées ; celles du disque tubuleuses, 6- •lentées, hermaphrodites. Involucre campanule, formé par 1-2 rangées d'écaillés \kcbe£, foliacées, égalant ou dépassant les fleurs
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du disque en longueur; les intérieures pliiî courtes, analogues aux paillettes. Réceptacu; plane, couvert de paillettes à peu [.rès ux: même longueur que les fleurs et les embrassant en partie. Les ligules sont grandes, .3dentées; les fleurs du disque ont u\\ tube court, coriace, terminé par des divii-ions légèrement velues au sommet. Les rameaux des styles, appartenant aux fleurs femelles, sont courts et glabres, tandis que ceux des fleurs hermaphrodites sont au contraire aigus, très hispides et recourbés en dehors de la corolle. Les fruits sont prismatiques, allongés, épais, terminés par une aigrette en forme de calice. — Les yîlarçonia sont des plantes herbacées, originaires de la Californie; elles ontle port de l'Aulnéeetprésentent des feuilles très entières , semi-amplcxiiaules,degrandscapitulesdefleursjaunes.(J.D.) ALAKIA [yllu, aile), bot. cr. — G. de ia famille des Phycées, créé par M. Gréville aux dépens de la section Agamm ( V. ce mot) des Laminaires, et dont les caract. sont: Fronde membraneuse, parcourue dans toute sa longueur par une nervure cartilagineuse ; slipe muni de pinnules; fructification consistant en séminules piriformes immergées dans les pinnules un peu renflées çà et là. Trois espèces, qu'on pourrait peut-être réduire à 2, composent le g. Alaria dont le Fucus esculenius L. est le type. Nous avons exposé au mot Agamm les raisons pour lesquelles nous rejetons ces genres qui doivent tout au plus, dans l'état de la science, constituer des sect. du g. Laminaire. F. ce mot. (C. M.) ALARIE. iiKLM. V. Alaire, (C. d'O.) ALASMIDES. Alasmidia. moll. — On trouve dans les Annales générales des sciences physiques de Bruxelles (t. vi, p. 287) , un travail assez considérable de M. Raflîuesque sur le g. Unio de Bruguière et de Lamarck. Il fait de ce g. très naturel , une grande famille qu'il partage en 6 s.-familleset en un très grand nombre de g. Toutes ces divisions n'étant fondées sur aucun caract. de quelque valeur, n'ont pas été adoptées. /^. Mu-
LETTt. (DeSH.)
ALASMIDONTES. Alasmidoma (od^'vç, ovTo; , dent). MOLL. — C'est à M. Say que l'on doit la création de ce g. On le trouve dans le Journal de l'Académie des sciences ae (a société de Philadelphie ( t. i , p khè)»
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Lescaract. sur lesquels il est fondé, ont paru suffisants à quelques zoologistes qui l'ont adopté. Les coquilles de ce g. ae sont autre chosi! que des Mulettes qui manquent totalement de la dent cardinale postérieure. Si l'on ne voyait qu'un petit nombre d'esp. du g. Unio, on pourrait regarder comme fort important ce caract. du g. yllasmidonie. Mais parmi le grand nombre d'esp. aujourd'hui connues, on voit une série de modifications dans laquelle la dent poster. s'afTaiblit peu à peu, et finit par disparaître complètement. Si à cette fusion des 2 g., on ajoute la ressemblance parfaite des animaux dans tous leurs caract. zoologiqucs, on sera bientôt convaincu de l'inutilité du g. yllasmidonie . et on le joindra , comme nous le faisons depuis long-temps, aux Muleues proprement .dites. (Desii.)
ALATA-LATA ( Alalus , ailé ; laïus , large), moll. — Klein est l'auteur de ce g. [Teni. Osirac^. 100). Il l'a établi pour quelques esp.de Strombes dont le bord droit est largement étalé. Ce g. n'a jamais été adopté, à cause de l'insuffisance de ces caractères. V. Strombe. (Desh.)
ALATERIME. yîlaternus , Tourn. ; 3Iarcorella, Neck. [ A lai émus , nom de cet arbrisseau dans Pline), bot. pu. — A l'exemple de Linné, la plupart des auteurs ont réuni ce g. aux Rliumnus , dont il ne diffère que par le nombre quinaire des organes floraux. (Sp.)
ALATITE. Alatiies {alalus, ailé), moll.
— Dans son grand ouvrage sur les Pétrifications, Walch donne ce nom aux P.ostellaires , aux Ptérocères et aux Strombes fossiles. /^. ces mots. (Desh.)
ALAUDA (nom donné par Pline, à un oiseau que les modernes rapportent à l'Alouette commune). OIS. — ]\om latin de i'Aloueltc. r. ce mot. (Lafr.)
ALAUDIDÉES. Alaudidœ {d'Aluuda, alouette), ois. — Famille de l'ordre des Passereaux et de la tribu des Conirostres de Cuvier. Nous la subdivisons en 2 s.-familles, celle des Almdinées et celle des Anihusinées, renfermant les Anthusou Pipis. Quoiqu'à la rigueur et en se renfermant dans les règles de la méthode, ce g. Anihus ne dût oas figurer au milieu d'oiseaux conirostres, les rapports des esp. qui le composeol avec celles du g. Alouette sont si nom'
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breux et si ir/times , selon nous , qu'on ne pouvait les séparer, sans s'éloigner de l'ordre naturel , et qu'elles devaient au moins être groupées dans la même famille. Cet ancien nom d'Alouette de pré, donné à une des espèces les plus connues , est certainement la dénomination la plus naturelle et la plus vraie des Pipis; car en les comparant avec quelque détail, on est frappé de leur analogie avec les Alouettes. Parmi ces esp., il en est quelques unes, qui, telles que V Alouette sentinelle du Cap , VA loueite jaune du Sénégal , si voisine de la première , notre Pipirousseline , forment évidemment, d'après leur bec plus fort ou la teinte de leur plumage, le chaînon entre les 2 g., et ont été placées, par divers auteurs, tantôt avec les Alouettes , tantôt avec les Pipis. Ces dernières ont donc de commun avec les Alouettes, quant aux formes , les ongles antérieurs courts et peu arqués, le postérieur plus ou moins allongé, peu arqué ou presque droit ; quelques unes des rémiges tertiaires presqu'aussi longues que les primaires; un plumage sombre, généralement couvert de mèches plus foncées, avec les pennes latérales de la queue en partie blanches; et quant aux mœurs, l'habitude de chanter en volant et en descendant les ailes étendues , de se tenir souvent à terre, d'y nicher, d'y pondre des œufs grisâtres, tout couverts de petites taches et de petites lignes plus foncées, olivâtres ou roussâtres. Elles s'en éloignent toutefois, en ce que la plupart se perchent et se tiennent dans les prairies , les vergers , et non dans les plaines , ce qu'exprime très bien leur ancien nom d'Alouettes de pré. Les nombreux rapports que nous venons d'énumérer nous paraissant donc des rapports d'affinité bien plus que de simple analogie, nous nous sommes décidé , au risque de nous éloigner un peu des règles méthodiques , à rapprocher les 2 g. dans la même famille, et comme s.-familles , sous le nom d'Alaudinées ou Alouettes arvicolcs.et d'Anihusinées ou Alouettes praticoles.
Les caract. de la famille sont : Un bec variant singulièrement dans sa forme , ou conique et non échancré, et alors, tantôt presque droit et un peu grêle , tantôt fort élevé et arqué en dessus, tantôt allongé, mince, et arqué dans toute sa longueur, ou mince eu alêne et échancré; des pattes organisées-
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pour la marche, avec l'ongle postérieur toujours plus ou moins allongé, droit ou peu courbé , et les ongles antérieurs courts; ailes longues , moyennes ou courtes , à rémiges secondaires et tertiaires arrondies et échancrées à leur extrémité; quelques unes de ces dernières atteignant presque l'extrémité des primaires; plumage généralement sombre, roussàtre ou roux olivâtre, avec des mèches plus foncées et les rectrices latérales en partie blanches. Voyez les 2 s.-familles Alaudinécs et Anlhusinées.
(Lafr.)
* ALAUDIIVÉES, Alaudinœ. ois. — C'est, dans la classification de Swainson , une des s.-familles de sa famille Frimjillidœ. (Lafr.)
* ALAUDIMÉES. yilaudinœ ( Alauda , alouette), ois. — S.-famille faisant partie de la famille Alaudidées et ayant pour caract. : Tête assez grosse , arrondie et un peu déprimée; bec très variable dans sa forme, non échancré , à pointe mousse ou conique , presque droit et un peu grêle, ou gros, élevé , comprimé et arqué en dessus, ou très allongé , grêle et arqué dans toute sa longueur ; narines en partie recouvertes par les petites plumes serrées et couchées de leur base; pattes d'oiseaux essentiellement marcheurs, à tarses de longueur moyenne, mais assez gros; doigts peu allongés, à articulations prononcées , totalement séparés dès leur base, les latéraux courts et d'égale longueur; ongles presque droits, les antérieurs courts , les latéraux surtout qui sont égaux entre eux, le médian plus long, le postérieur souvent très allongé , droit ou presque droit; ailes aiguës ou sub-aiguës ou subobtuses, à premières rémiges souvent allongées et presque égales , ayant ou non la première penne bâtarde quelquefois de moyenne longueur ; ou courtes, à rémiges tertiaires très allongées , atteignant presque l'extrémité des primaires; queue un peu fourchue ou terminée carrément ; plumage généralement teint de roux ou de roussàtre, couvert de mèches plus foncées , avec les rectrices latérales bordées de blanc ou de roux pâle.
Les Alaudinées sont répandues sur tout le globe. On a cru long-temps que dans le Nouveau-Monde,elles étaient restreintes à l'Amérique du Nord, tandis que les .\nthusinées étaient communes dans celle du Sud ; mais
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nous avons reconnu, parmi les espèces rapportées de ce continent par M. d'Orbigny et M. Gay,2 esp. d'alouettes Axx&.-g.Shly, dont l'une est Y Alouette mineuse de Azara, et l'autre est nouvelle.
Les esp. de cette s.-famille offrent, non seulement dans la forme de leur bec, mais encore dans celle de leurs ailes , tant de modi fications graduées, qu'il nous paraît presqu* impossible d'y établir des g. basés sur de bons caractères. Les plus apparents sont ceux qui se tirent de la forme du bec et qui ont de tout temps donné lieu aux ornithologistes de signaler les 3 principales modiflcations don nous avons parlé ci-dessus; elles ont été indiquées par Vieillot, par Cuvier etpar Lesson; mais la forme des ailes varie presque autant et avec autant de gradations que celle du bec chez la plupart des espèces, en sorte qu'en rapprochant les esp. è gros bec de notre Calandre, qui l'a effectivement tel, avec les rémiges fort longues , elles en diffèrent totalement par leurs ailes beaucoup plus courtes; et, chez l'Alouette bateleuse à bec moyen, nous trouvons des ailes singulièrement courtes et arrondies. Il en est de même des esp. à bec grêle , comme notre Al. arvemis, qui présententégalemenl la plus grande disparité dans leurs ailes tantôt pourvues, tantôt dépou nues de première penne bâtarde, avec les premières rémiges ou très longues ou moyennes. N'osant donc adopter tous les g. de M. Swainson , nous nous contenterons d'abord des 3 qui répondent aux 3 modifications principales du bec et qui sont : Alouette [A. arvensis , \,\^e.) ; — Ca/ûHrfre ( Calendula ) Swainsj ou Alouette à gros bec (type, Y Alouette à rjros bec de Levaillant, noire Calandre). M. Swainson place à la suite les s.-genres Mirafre (Mirafra) , Ilcrsfi et Bracomjx , Swainson ; ce dernier s. -genre ayant pour type VAloueue bateleuse de Levaillant. Ces 2 s.genres diffèrent principalement de notre Calandre en ce qu'ils ont les rémiges très courtes et l'aile très obtuse. II nous paraît indispensable d'y joindre, comme 3°" s. -genre, le g. Dlcgalolis ou PyrrinUanda de Swains., ayant pour types le Gros bec croisé et le Gros bec oreillon blanc de Tem • minck. M. Swainson les range dans sa s.famille des Pyrrhulinœ; mais ces oiseaux, à ongle du pouce droit, à tertiaires aussi Icn- 1€
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gaes que les primaires, nous ont toujours paru, comme à M. Lichteustein (Calai.), de véritables Alouettes, se rapprochant singulièrement, pa r leurs doigts e t par leurs ongles fort courts, de VAL brachydaciy la ou Calandrelle, et le colonel Sykcs a fait connaître, dans les Proceed. 1802, p. 94, que ce Fringilla crucigera de l'Inde a l'étrange habitude de se tenir à terre sur les routes élevées, et de ne s'envoler que lorsqu'on est près de marcher sur lui ; qu'il ne se perche jamais, et que ses mœurs l'éloiguent du g. Fringilla; détails qui viennent encore à l'appui de notre sentiment.
Le 3°"^ g. est celui de Sirly, Lesson (Certhilauda., Swainson) ; type, VAlouelte Sirly de Lfrvailiant M. Swainson, qui a fait de VAloueUesentineUe^Ya'iU.^soa g. Macronyx, et du Pipi rousseline celui d'Agrodroma, les a retirés des Anthus où on les plaçait généralement, pour les mettre avec ses Alaudinœ. Tout en conservant ces 2 g., il nous semble plus naturel de les laisser dans notre s. -famille des Anlhusinœ, dont ils ont l'ensemble des caract. de forme et les mœurs, et dont ils ne diffèrent que par un bec plus fort et la couleur roussâtre de leur plumage. Nous les considérons positivement comme un petit groupe de transition qui lie les Anthusinées aux Alaudinées. V. les mots Alouette, Calandre et Sirly. — Comme nous l'avons dit plus haut, la forme des ailes varie beaucoup suivant les espèces. On peut cependant poser en thèse générale que, chez toutes nos esp. européennes, elles sont toujours longues, à rémiges primaires allongées, à penne bâtarde nulle ou très petite; les primaires dépassant toujours notablement les tertiaires à leur extrémité; tandis que, chez presque toutes les esp. africaines et indiennes, l'aile est souvent arrondie, les primaires de longueur moyenne ou courtes, les tertiaires aussi longues ou presque aussi longues qu'elles à leur extrémité, et la penne bâtarde égalant souvent la moitié de celle qui la suit. (Lafr.)
*ALAUS. Alaus (ilxii, aveugle), ins. — G. de Tordre des Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes, tribu des Élatérides, établi par Eschscholtz qui lui donne pour caract.: Tarses dépourvus de pelotes, fortement soyeux ou velus en dessous ; ongles simples; front défléchi, le plus souvent plan ou concave; carène frontale très fine.
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Lames pectorales lancéolées, non subitement dilatées en dessous; thorax entier en dessous, avec l'écusson oblong. Ce g. figure dans le dernier catal, de M. Dejean, qui y rapporte 1 1 esp. : 10 exotiques, et 1 de la Russie méridionale; nous citerons seulement comme type, VElater oculalus de Fabricius. (D.)
*ALAUSTEIN. MIN.— F. Alunite. (Del.)
ALB ACORE A. poiss — Corruption du mot Albacoretta, sous lequel Pison a représenté un Thon (Thynnus balleatus, au vol. Poiss., viii, p. 136), et qui a été ensuite appliqué par les Anglais à plusieurs esp. de Scombéroïdes. On lit dans quelques auteurs Albicorre au lieu d'Albacore; mais c'est évidemment une faute d'impression. (Val.)
ALBATRE calcaire (àXaoaorpc; , albâtre). MIN. — Ce que Pline dit de V Alabastrite {V. ce mot) paraît se rapporter plus spécialement à la substance que l'on nomme an'ioard'hai albâtre calcaire ou albâtre oriental. C'est une variété de calcaire, d'une belle demi-transparence, et formée de couches successives, ondulées, qui se dessinent en veines à la surface. Sa cassure est imparfaitement cristalline et comme striée; sa couleur est le blanc laiteux, un peu roux, ou jaune de miel. On le distingue de Valbâtre gypseux,en ce qu'il est assez dur pour rayer le marbre blanc, et que, par l'action d'un acide puissant, il se décompose en faisant une vive effervescence, tandis que l'albâtre gypseux, beaucoup plus tendre, se laisse rayer par longle et n'est point attaqué par les acides. Ou donne le nom à' A. oriental à l'albâtre calcaire dont les couleurs sont vives, la traoslucidité parfaite, et qui est susceptible d'un beau poli. Tel est celui que les anciens tiraient de l'Egypte, sous le nom de marbre onyx, et dont est faite la statue égyptienne que possède le Musée royal de Paris. On a trouvé à Montmartre, près de cette capitale, un albâtre d'un beau jaune de miel, tirant sur le brun, dont on a pu faire quelques coupes d'un assez bel effet, mais il y est rare, et toujours en masses peu volumineuses. (Del.)
ALBATRE gypseux. min. — Cet albâtre appartient à l'espèce minérale qu'on nomme Gypse (sulfate de chaux hydraté).
11 perd promptementsa transparence, quand on le soumet au feu, et se change en plâtre. Il est beaucoup plus tendre que l'albâtre cal-
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cairc; ce qui fait que le moindre frottement suffit pour lui enlever son poli et son éclat. 11 offre souvent la blancheur la plus parfaite, quoique cette qualité ne lui soit point essentielle ; et c'est à cette variété que se rapporte l'expression proverbiale blanc comme l'albâtre. Celui que l'on trouve à Volterra , en Toscane, et que l'on travaille à Florence, est remarquable par la finesse de son grain , son blanc de lait et sa douce translucidité ; on en fait des vases, des lampes, des pendules, €t de petites statues. A Lagny-sur-Marne , près de Paris, sont des carrières d'un albâtre veiné, de couleur grise ou blanc-jaunâtre, qui s'exploitent avec avantage; on en fait des pendules , des socles et des revêlements de cheminée. (Del.)
ALBATROS. Z)/o)??(crfea , L. (corruption û'albatus , vêtu de blanc), ois. — G. de l'ordre des Palmipèdes , de la famille des Longipennes ou Grands-A'oiliers de Cuvier, et de celle des Siphorins de Yieillot. Ce g., réuni au genre Pétrel, nous paraît former un groupe ou une s. -famille des plus naturelles , tant d'après la grande analogie de leurs formes et surtout de leur bec, que d'après la conformité de leurs mœurs. Nous donnerons donc à cette s. -famille le nom de Siphoiinées {Siphorinœ. V. ce mot). Les caract. du g. sont : Bec très long, très robuste, suturé, assez élevé, droit, comprimé; mandibule super, à arête arrondie, sillonnée de chaque côté dans presque toute sa longueur, fléchie vers lesdeux tiers, puis relevée, enfin fortement recourbée et crochue à la pointe; mandib. infér. droite , un peu dilatée verticalement à son extrémité, et tronquée de manière à s'emboîter dans le crochet puissant de la super.; leurs bords internes coupants, iiurtout vers l'extrémité, et s'emboîtantlesuns dans les autres au moyen de rainures internes assez profondes; narines tubuleuses, en forme de rouleaux courts, couchées dans le sillon latéral du bec et couvertes en partie antérieurement à l'orifice de ces tubes , et en partie latéralement sous un repli qui leur est contigu , environ au quart de la distance du front à l'extrémité. Pieds courts; tarses réticulés; point de pouce; les 3 doigts antér. réunis par de larges membranes entières ; les latéraux bordés d'un rudiment de peau en forme de bande ; cette peau réticulée , ainsi que le dessus des doigts en majeure
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partie scuiellés; d'ailleurs, ongles faibles et presque droits. Ailes sur-aiguës , très longues par suite du très grand développement de Xhumerus et de l'avant-bras , à rémiges primaires et secondaires courtes , ce qui les rend fort étroites. Queue courte, ne dépas-» sant pas ou dépassant peu la pointe des ailes.
Les Albatros sont les géants des Palmipèdes. Malgré leurs énormes proportions, qui les ont fait nommer par les navigateurs Moutons du Cap, Kaisseanx de guerre , ils sont doués du vol le plus facile et le plus vigoureux en même temps. C'est ainsi qu'on les voit, tantôt se balancer avec grâce au-dessus des vagues, ou les effleurer ep suivant leurs ondulations pour y saisir les petits animaux qu'elles amènent à leur surface, tantôt voler, dans les tempêtes, contre le vent !e plus violent, sans effort et sans que leur vol en paraisse ralenti. Dans toutes ces circonstances , ils semblent ne faire que planer, et l'on ne s'aperçoit pas qu'ils impriment le moindre battement à leurs ailes. Ce sont de tous les Oiseaux pélagiens ceux qui, sans nulle comparaison, s'éloignent le plus des côtes, et on les rencontre à des distances immenses de toute terre. Ils n'habitent que les vastes mers du Pôle austral, en dehors du Tropique du Capricorne , ou les mers de l'Océan pacifique septentrional, dans les parages de la Chine et du Japon.
Buffon et Vieillot d'après lui , avaient annoncé que, malgré leur énorme taille, ces Palmipèdes ne se nourrissaient que de petits animaux marins et de Zoophytes mucilagineux. On a dit depuis qu'ils enlevaient une grande quantité de poissons, en rasant les flots , et qu'ils faisaient surtout une grande consommation de poissons volants, qu'ils saisissaient hors de l'eau ; mais M. Gaimard a remarqué que, dans des parages où le bâtiment qu'il montait était entouré de ces poissons, ainsi que de Méduses, de Biphores, de Physaleset d'autres mollusques, ou n'avait jamais trouvé dans l'estomac des Al balros qu'on y avait tués, aucuns débris dt poissons ni de mollusques, mais bien de Céphalopodes , tels que des Sèches et des Calmars.
M. Temminck, dans son intéressant article sur les Albatros [PL col.), cite les passages de plusieurs voyageurs qui les ont rencontrés par bandes sur des cadavres de Cétacés, de
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Phoques et autres grands animaux marins, les dépeçant et se gorgeant de leur chair déjà corrompue. On pourrait conclure de ces divers récits, que les Albatros ne sont point piscivoresj que les seuls animaux vivants qui font partie de leur nourriture sont des Céphalopodes, et qu'en général, le fond de leur nourriture est la chair déjà corrompue des grands animaux marins.
La forme de leurs ailes dont l'humérus et l'avant-bras sont si prolongés, celle de leur bec assez analogue à celui des Vautours, surtout des Caiharies et des Pei-cnoplères , l'habitude de se gorger de nourriture, comme ces oiseaux, au point de ne pouvoir ni prendre leuressor ni fuir en nageant lorsqu'on les approche (et dans ce cas , leur seule ressource consiste à rejeter avec effort leurs aliments), tous ces rapports nous font envisager les Albatros et même les Pétrels comme de véritables Vautours de l'Océan, destinés à purger les mers des animaux morts et plus ou moins putréfiés qui flottent à leur surface. Par suite de l'immense faculté de vol qui leur permet de les parcourir dans tous les sens , et à des distances énormes de toute terre , ils rencontrent aisément ces cadavres flottants, qu'ils ont probablement la faculté de sentir de très loin. En effet, l'ouverture de leurs narines , que protègent un tube et un repli latéral , tendrait à faire croire que chez eux, le sens de l'odorat est doué d'une grande perfection, comme chez les Vautours, parmi lesquels les Cathartes nous offrent une ouverture de narines sous une arcade commune , un peu analogue à ce qu'on voit chez les Pétrels.
C'est surtout au-delà du Tropique du Capricorne, vers le 35™^ degré de latitude Sud que l'on commence à rencontrer les Albatros, et c'est vers le 40°" qu'ils sont le plus nombreux. Ils paraissent ne se rapprocher des terres qu'à l'époque de leur reproduction. L'île Tristan d'Acunha , située au 35">' degré, est un des points qu'ils choisissent de préférence, et où le voyageur Dougal-Carmichael a pu les observer à loisir. Il en reconnut 3 esp. distinctes, Vexnlans, le chlororhynchos et \e fuliginosa , cou- Tant dans cette île. Cette dernière esp. s'y trouvait surtout en grand nombre ; les nids, très rapprochés les uns des autres , pouvaient être évalués à plus de 100 dans un
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espace d'un acre environ. Ces nids étaient construits avec de la boue, et élevés de terre de 5 à6 pouces seulement. Ceux du chlororhynchos, pyramidaux et plus élevés de 10 à 1 2 pouces environ, étaient plus isolés dans les ravins des montagnes. L'exulans ne se donne aucune peine pour construire le sien; ce n'est le plus souvent qu'un endroit sec, un peu concave pour que l'œuf n'y roule pas. Toutes ces esp. ne pondent jamais qu'un seul œuf, blanc, très gros, singulièrement oblong et d'égale grosseur aux 2 bouts. Les petits sont nourris très long-temps par la mère et se tiennent chacun sur leur petit monticule delà manière la plus grotesque, ne paraissant nullement effrayés de l'approche des hommes , retournant incontinent se poster sur leurs nids si on les en tire , et ne se défendant pas autrement qu'en lançant de leur estomac un déluge d'huile fétide. Dans l'usage de dégorger les aliments à leurs petits et dans l'obligation de courir l'espace de 20 à 30 toises avant de pouvoir prendre leur essor, ces oiseaux ont encore avec lesVulturidées, de nouveaux rapports qui nous confirment de plus en plus dans l'idée que notre s.-famille des Siphonnées est sur l'Océan le représentant de l'autre sur les continents , et constitue un groupe voisin seulement de celui des Larinéts , mais bien distinct de tous les autres Palmipèdes. L'esp. la plus forte comme la plus^ généralement connue , est V Albatros commun, \\e\l\. { Diomœdea exula7is , L.) , que M. Temminck propose de nommer Ali?, mouion , à cause de cette dénomination vulgaire de Mouton du Cap , adoptée depuis long-temps par les navigateurs , parce que ce n'est guère qu'à la latitude du Cap de Bonne-Espérance que l'on commence à l'apercevoir. Quatre autres esp. sont avec celleci tout ce qu'on en connaît jusqu'à ce jour, d'après Temminck qui les indique et en a figuré quelques unes {PL col.). (Lafr.)
ALBEN {Albus , blanc), min. — Nom donné par Petzl à un tuf calcaire incrustant et de formation récente, dont il existe des couches considérables près d'Erding, en Bavière. (Del.)
ALBEUGAME DE MER. zoom. — Nom donné par Rondelet à une production marine qu'on doit supposer être un Alcyon ou une Lobulaire • (Duj.)
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ALBERGE. bot. pji. — Nom d'une variété de l'Abricotier. (Sp.)
" iVLBEUTA. Alberto, E. Meyer ( Dédié â Albertus Magnus, ancien naturaliste), bot. PII. — G. de la famille des Rubiacées , tribu des Gardéniécs. Suivant M. E. Meyer [Linnaea , 1838, vol. 12 , p. 25S) , ce g. a beaucoup de rapports avec les 3Imscenda , mais il eu diffère : 1° par le cal., dont les 2 lanières latérales sont plus grandes que les trois autres ; 2° par une cor. à gorge nue , et à limbe court, dressé; 3° par un péricarpe sec, couronné de toutes les lanières califcinales et ne renfermant que 4 à 6 graines. —Ce g. n'est fondé que sur une seule esp. , découverte en Caffrerie par 31. Drège. (Sp.)
'ALBERTIA (Nom propre....), syst.
— G. de Systolidcs établi par nous , pour un ver parasite des Lombrics et des Limaces, et voisin des Rotifères. Il est vermiforme, contractile, nu^ pourvu d'un appareil mandibulaire articulé, et présente en avant une pièce frontale, tantôt saillante en forme de capuchon , tantôt rétractée et laissant voir la bouche ciliée. Il est aminci en arrière et terminéparune queue courte, conique. — La seule esp. connue {A. venniculus) est longue d'un 1/2 millimètre environ; elle est vivipare et renferme ordinairement 2 ou 3 œufs ou fœtus, plus ou moins développés {F". Ann. se. nat. t. IX sei}t. 1 838). (Duj.)
ALBERTIIVIA (nom d'homme), bot. pu.
— Ce g., de la tribu des Vernoniées, de la famille des Composées, a été établi par Sprengel, et a pourcaract.: Des capitules composés d'I ou de 3 fleurs ; capitules qui sont réunis en glomérules globuleux, souvent entourés à la base d'un involucre commun, formé par un grand nombre de petites folioles soudées entre elles inférieuremcnt. L'involucre partiel qui entoure les fleurs, est formé d'écaillés droites, fortement pressées les unes contre les autres et quelquefois même soudées aussi entre elles dans une grande partie de leur longueur, de manière à constituer de petites alvéoles au centre desquelles se trouvent les fleurs ; celles-ci sont tubuleuses, régulières, à divisions souvent assez longues, réfléchies. L'aigrette qui surmon te le fruit est bi ou pluri-sériéc, composée de poils filiformes, légèrement denliculés, prenant probablement parla dessiccation une couleur jaunâtre ou rougeàtre. — Les AlberUnia sont
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des arbrisseaux brésiliens , munis de feuilles alternes, pétiolées, elliptiques, atténuées aux deux extrémités, glabres ou blanchâtres en dessous. (j. D.)
ALBERTIIMËES. bot. pn.— Sous-division de la tribu des Vernoniées, appartenant à la famille des Composées, et caractérisée pac ses capitules pauciflores, réunis en glomérules arrondis. L'inflorescence des Albertiniées offre un caractère particulier; celle des Composées a été considérée comme un épi déprimé où les pédicelles de chacune des fleurs, probablement disposés en corymbe tendant à l'épi ou à l'ombrelle dans certains cas, seraient intimement soudés, de manière à constituer un réceptacle plane, quand ils atteignent tous le même niveau (Reine-Marguerite, Soleil), un réceptacle convexe ou allongé, quand ceux du centre se prolongent au-delà de ceux du bord [ Rudbeckia) , et, ce qui est beaucoup plus rare , un réceptacle concave, quand le cas contraire se présente. Dans tons ces exemples , les fleurs s'épanouissent de la circonférence au centre; dans les Albertiniées, au contraire, cet ordre est en partie interverti ; on voit des fleurs s'épanouir en même temps au centre et à la circonférence. On a considéré ces cas anormaux comme une inflorescence en grappes, dans laquelle la soudure primitive des pédicelles serait à un moindre degré, et où chacun pourrait se développer dans un ordre moins dépendant de l'ensemble. Les Albertiniées présentent donc, pour inflorescence, de petites têtes globuleuses, formées elles-mêmes de plusieurs petits groupes secondaires, composés de une ou trois fleurs , qui toutes sont , en partie , indépendantes des groupes voisins. (J. D.)
* jILBIKIA. bot. pn. — Le g. décrit sous ce nom par Presl [famille des Cypéracées ) , est le même que l'Hijpoelyimm de Richard. /^. Hypoelytrum. (A. R.)
ALBIN ou ALBINE { Albtts , blanc), mîx.
— Variété d'Apophyllite, d'une belle couleur blanche , que l'on trouve à Marienberg, près d'Aussig , en Bohême , dans les cavités d'un phonolite, et quia été prise d'abord pour une esp. particulière, puiS' pour une variété de m^^sotype. P^. Ai'opiiyllite. (Del.)
• ALBEXIE. Àlbiuia [Albin , naturaliste anglais), ins.— G. de l'ordre des Diptères, établi par M. Robineau-Desvoidy , dans sa
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tribu des Entomobies, famille des Myodaires, et auquel il donne les caract. suivants : Ant. ne descendant pas lout-à-fait jusqu'à répistome; le 2""' art. un peu plus épais que le S""», qui est double en longueur et prismatique. Front carré; périslome développé; épislome saillant, en carré transverse; optiques ciligères. Corps cylindriforme , noir avec des nuances cendrées; cellule 7 C ouverte avant le sommet de l'aile. — Ce g. est fondé sur une seule esp. nommée par l'auteur A. buccalis , sans indication de pairie , et dédié à la mémoire de l'entomologiste anglais Albin. (D.)
ALBIIVISME ( Albus, blanc), térat. — M. Isid. Geoffroy-St-Hilaire divise les Anomalies simples ou Hémitéries en cinq classes : 1" CLASSE : Anomalies relatives au volume des parties; 2"", à la forme; S"", à la structure; 4""=, à la disposition; 5™= , au nombre et à l'existence. Dans la 3"" classe, celle à laquelle se rapporte cet article, il établit deux sections : les Anomalies de couleur et celles de structure proprement dite; celle-là comprend trois ordres , dont le premier est relatif à la diminution de la matière colorante : c'est 1' Albinisme.
0 L'Albinos.... est une espèce de singe, de couleur blafarde , qui a la taille du Lapon, la peau des lépreux et les yeux du bibou. Condamné , par la structure de son organe optique, à fuir la lumière, il regarde avec horreur le soleil et le spectacle de la nature, s'endort le jour, dispute la^nuit quelques vils aliments aux bêtes féroces, qu'il n'égale ni en adresse ni en courage, et termine à 30 ans sa malheureuse carrière sans avoir vécu.
» Rien n'égale la stupidité de l'Albinos : tout ce qui n'est pas renfermé dans le cercle étroit de ses besoins, échappe à son intelligence; on n'a jamais pu lui faire expliquer de quelle couleur il voit les objets, ou seulement s'il a deux axes de vision. Le Nègre, que nous ne regardons qu'avec l'œil du dédain, est à l'égard de l'Albinos ce que serait à côté de lui-même un Newton ou un Montesquieu. »
Tels sont les termes dans lesquels l'un des philosophes du xviii"" siècle, l'auteur du volumineux Recueil de la Philosophie de la IVaiure , traite de l'histoire de l'Albinos.
Nous avons pris cette description presque
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au hasard ; nous aurioni pu choisir dans vingt autres fables non moins absurdes auxquelles l'anomalie qui nous occupe a donné lieu dans le siècle dernier.
Appelée à donner une description de l'Albinos, la science actuelle sera sans doute moins miraculeuse que la philosophie dont nous invoquions tout-à-l'heureleslumiéres; mais en échange elle acquerra en précision et en exactitude autant qu'elle perdra en merveilleux.
L'Albinos, en effet, n'a presque aucun des traits étranges que des imaginations rivales de Telliamed se sont plu à lui prêter, et dont le grossier charlatanisme des foires et des places publiques perpétue le récit, parmi des esprits ignorants et superstiiieux. Il n'est aucun des traits de la description ou plutôt du tableau qui précède, qui ne puisse être réfuté, ou qui du moins n'ait besoin d'être profondément redressé. Dans ces êtres, dont l'amour du merveilleux se plut à faire des miracles ou des jeux de la nature , la science ne reconnaît que de légères modifications anatomiques, qui, quelle que soit d'ailleurs leur influence sur l'économie et le genre de vie de ceux qui les présentent, n'en sont pas moins fort simples en elles-mêmes et parfaitement appréciables.
Ainsi que l'indique la place que nous avons dit appartenir à l'Albinisme dans la série tératologique, les êtres qui présentent ce genre d'anomalies sont caractérisés par une structure particulière de la peau, consistant dans l'absence ou la diminution du pigmentum ou matière colorante.
Quelques mots pour bien faire comprendre ceci.
La peau est, comme on sait, formée de deux feuillets , l'un externe , Vépiderme ; l'autre interne, formant presque toute son épaisseur, le derme. Sa trame est formée par des fibres lamineuses , très résistantes. Elle contient des vaisseaux artériels et veineux, exhalants et absorbants ; des nerfs qui s'épanouissent à sa surface en forme de papilles, et dans lesquels réside sa sensibilité.
C'està Malpighi que l'on doit la notion de la superposition et de la relation de ces différentes parties. Suivant ce grand anatomiste, le second feuillet de la peau, le derme, est formé de trois couches superposées; la plus interne , qui forme la partie la
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plus solide du derme, est constituée par des fibres denses, comme feutrées, criblées d'une infinité de trous qui livrent passage aux vaisseaux et aux nerfs. Celte première • couche est le chorion.
Les vaisseaux et les nerfs qui traversent le chorion forment au-dessus de celui-ci, en se réunissant en espèces de pinceaux au >ein d'un tissu spongieux, érectile, une seronde couche à laquelle il donne le nom de :iorps papillaire.
Vient enfin, en troisième lieu, la couche externe du derme. C'est un mucus sécrété par les papilles que forme la couche précédente, une sorte de vernis gras et mou, destiné à abriter la seconde couche et à lui conserver sa souplesse; c'est le corps muqueux de Malpighi.
Nous devons dire que, sur l'organisation de cette troisième couche, il y a dissentiment parmi les anatomistes. Ce qui reste établi, c'est qu'elle est le siège de la matière colorante de la peau : matière diverse suivant les races, puisque c'est à elle que celles-ci doivent leur diversité de couleurs. — Bichat lui-même, qui n'a pas vu le mucus dont parle Malpighi, et pour lequel cette couche (corps muqueux) est un réseau de vaisseaux artériels, veineux, exhalants et absorbants, la regarde toutefois, comme étant, en même temps que le siège de l'exhalation et de l'absorption, celui de la matière colorante, ou dupigmentum, suivant l'expression généralement adoptée par les anatomistes.
Ce pigmentum, sous-jacent à l'épiderme, est répandu partout; la peau, sans lui d'un blanc fade, mat et blafard^ lui doit sa couleur; les poils et toutes les dépendances de la peau seraient sans lui d'un :blancde lait; il tapisse les membranes muqueuses , et la bouche et les lèvres, par exemple, lui doivent leur teinte rosée. Il recouvre également la face postérieure de l'iris et de la choroïde, et ce point a une grande valeur dans l'histoire de l'Albinisme.
L'œil, qui n'est autre chose qu'un véritable instrument de dioptrique (et cette comparaison est presque triviale à force d'être vraie), l'oeil, considéré sous ce rapport, se montre, comme on sait, formé de membranes qui en constituent la charpente, de parties faisant office de ce qu'on appelle en physique corps réfringents, enfin d'un
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diaphragme oppelé iris, percé en son centre d'un trou qui est la pupille, destinée à livrer passage aux rayons lumineux, dont la direction s'est déjà modifiée en traversant la cornée et l'humeur aqueuse. L'iris, tapissé à sa face postérieure par le pigmentum, remplis<ant dans toute son étenduej'offics d'un corps opaque, réfléchit les rayons qui viennent frapper sa grande circonférence, et ne laisse arriver jusqu'au cristallin, à travers lequel ils se réfractent, que les rayons qui ont traversé l'espace étroit que leur livre l'ouverture pupillaire. Si au contraire le pigmentum manque, alors l'iris, de corps opaque qu'il était, devient transparent; et passant de l'état de diaphragme aux conditions de corps réfringent, tel que la cornée, l'humeur aqueuse, le cristallin et l'humeur vitrée, admet dans la dernière chambre de l'œil, les rayons qu'il réfléchissait, et qui maintenant y arrivant comme à travers l'ouverture pupillaire, subissent seulement une réfraction de plus, et blessent alors infailliblement, par leur nombre et leur intensité, les nerfs optiques qu'aucun corps opaque ne protège plus. Supposons qu'il existe un tel être, et nous devons comprendre qu'en même temps que sa peau et toutes les parties qui en dépendent seront décolorées, sa vue sera d'une susceptibilité extrême; qu'une intensité de lumière, aisément supportée par un être bien conformé, le blessera; que le malaise qu'il éprouvera, imprimera à toute sa physionomie, lorsqu'il sera exposé à un trop vif éclat, des mouvements convulsifs ; que, dès lors, il fuira la lumière, et qu'il ne jouira enfin de toutes ses facultés qu'à l'ombre ou dans l'obscurité. Or, telles sont les conditions de l'Albi nos.
La valeur réelle de cette anomalie étant appréciée, quelle est maintenant la cause de la décoloration de la peau?
Le siècle dernier, qui a vu généralement dans les Albinos, une race ou nation à part, inférieure au nègre, n'a guère soulevé cette question. D'ailleurs Waffer assurait qu'au Darien l'Albinisme était héréditaire (fait qui au reste serait en rapport avec la persistance des races blanches dans les espèces d'une autre couleur). Foutenelle donnait l'histoire d'un Albinos de Surinam, fils d'un nègre blanc, et l'auteur de la Philos, de la
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Nat., disait tenir des ofTicicrs de la Compagnie française des Indes, qu'il existait au centre de Madagascar une grande peuplade d'Albinos qui , se regardant comme supérieurs au reste des habitants de l'île , refusaient de contracter des alliances avec eux. Bufifon lui-même, retraçant l'histoire des races humaines, adopta cette idée erronée, sur la foi de Ribciro , quand il en vint à parler des habitants de l'île de Ceylan (dans son î!!'"^ vol.) , et chercha à expliquer cette exis- Jance anomale d'une peuplade blanche , au îiilieu d'hommes basanés , en supposant qu'ils provenaient originairement d'Européens qu'un naufrage avait jetés sur la côte. Ce n'est que long- temps après qu'il pencha à admettre ( sans toutefois se décider positivement à ce sujet) que l'Albinisme pourrait bien n'être qu'une variété accidentelle. Quelques philosophes cependant , et, entre autres, l'auteur des Recherches phîlosopliiques , le considérèrent comme une dégénérescence du Nègre j mais cette opinion parut insoutenable, lorsque Banks et Solander eurent vu des Albinos dans la mer du Sud, et en Amérique, au Darien. Maintenant, il n'est pi us guère de contrée' du globe où on n'ait observé des Albinos. Suivant le relevé fait' par M. Isidore-Geoffroy St-Hilaire, les voyageurs en ont rencontre à la Nouv.- Guinée, aux îles des Amis et à celles de la Société, à l'isthme de Panama, aux Antilles, dans la Guyane, au Brésil, au Mexique, en Virginie et à la Louisiane, au Cap de Bonne-Espérance , au Congo , et dans différentes autres parties de l'Afrique, à Madagascar, à l'île de France à Ceylan , à Amboine, à Manille, à Java , au Malabar, etc. La variété des noms qu'on leur a imposés [Bèdas ou Bedos à Ceylan; Chacrelas , Kakrelas ou Kakcrlaques à Java; Dondos en Afrique ; Albinos dans l'isthme de Panama ; sans parler des- synonymes tels que Kakerlaquisme , Leiicœthiopic , Leucopathie , Leucose, que plusieurs auteurs leur ont donnés), cette variété , dis-je , témoigne suffisamment de leur peu de rareté. Maupertuis, de son côté, regarda l'Albinisme comme provenant d'une maladie héréditaire. Blumenbach , Winterbottom , Sprengel, Otto, etc., le considèrent comme le résultat d'une maladie particulière. Halle, Jcfferson , Béclard, rejetant cette opinion, l'attribuent
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à une modiGcalion de la peau : sentiment qu'adopte Mansfeld , et auquel il donne une haute importance en l'expliquant par la théorie de l'arrêt de développement ; application à laquelle Meckel avait déjà songé antérieurement.
Ainsi que le remarque l'auteur du Traité de Tératologie , le dissentiment de ces savants célèbres provient probablement de la différence des cas qu'il leur fut donné d'observer. Nul doute, en effet, que danscer-, taines circonstances, la peau et les cheveux ne soient susceptibles de perdre leur cou-i leur, soit sous l'influence de causes morbides, soit par suite (et nous pouvons citer l'exemple historique et célèbre du comte de St-Vallier) d'une trop vive impression morale. Partant de ces vues, M. Isid. Geoffroy divise l'.Vlbinisme , sous le rapport des causes qui le font naître, en deux sections: l'une dépendant d'une maladie , et c'est à celle-ci qu'il faut rapporter le résultat des expériences dans lesquelles il a pu produire i' Albinisme d'une façon plus ou moins complète à l'aide de causes débilitantes ; l'autre constituant une véritable anomalie, et qui s'explique par l'absence plus ou moins complète du pigmentum, c.-à-d. par l'arrêt du développement de celui-ci , explications que vient encore corroborer la persistance momentanée de la membrane pupillaire et l'existence permanente du duvet qui couvre le fœtus pendant la seconde moitié de la vie intra-utérine et qu'on remarque fréquemment chez les Albinos , particulièrement chez ceux de l'isthme de Panama. Quant à la cause même de cet arrêt, c'est un point resté jusqu'à ce jour sans solution.
On le voit, réduit à n'être plus qu'un simple cas d'analomie, l'Albinisme perd tout son prestige , et n'a plus même, on peut le dire, d'autre titre à l'attention du vulgaire que la singularité d'habitudes et d'aspect qu'il ira- , prime nécessairement à ceux qui s'en trou- ^ vent atteints et qui leur a fait donner, en particulier par Buzzi , le nom d' Héliophobes qui rappelle l'aversion que leur inspire ia lumière.
L'Albinisme ne constitue donc pas, comme on l'a cru long-temps, une race à part, mais une simple variété individuelle et accidentelle. Alors tombent d'elles-mêmes toutes les théories que les philosophes , les
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naturalistes et les voyageurs du xviu'"' siècle avaient forgées sur les prétendues peuplades d'Albinos; alors s'écroulent ces opinions absurdes enTantées par des imaginations déréglées, comme celle qui , dans V Encyclopédie , fait de l'Albinos un métis de l'Orang-outang et de la femme; celle de l'auteur des liechcrches philosophiques , qui consacre un article entier à démontrer qu'il existe dans la semence des Africains un principe vé:)éneux qui , en agissant sur le (luidc nerveux , altère l'organisation du fœtus; celle puisée parle voyageur Waffer, chez les Sauvages de Panama, qui lui assurèrent que les Albinos naissaient de femmes qui, pendant leur grossesse, avaient regardé la pleine lunc; et enfin cette autre opinion vraiment délirante, suivant laquelle la nature aurait posé dans l'Albinos une intelligence qui, long-temps latente, se fera jour à lieure marquée, et lui assurera l'empire du monde, après la destruction, préalable de tout le reste du genre humain , sur les ruines duquel il fondera enfin la meilleure des républiques.
Toutefois, l'opinion qui, dans l'absence -ies certitudes de la science et de données positives de la part des voyageurs, consistait à considérer les Albinos comme constituant une race à part, n'était pas absolument dépourvue de raison. On conçoit, en effet , que ries malheureux, maltraités et proscrits par eurs semblables, aient mis, en quelque sorte, leur infortune en commun, et que la réunion de plusieurs d'entre eux sur un même point, ait pu induire les voyageurs en erreur. Mais il est remarquable que, par un singulier contraste, tandis que dans certaines régions de l'Afrique, les Albinos étaient, à ce qu'il parait , méprisés et hais , le roi de Bantam , si r'on en croit le voyageur Bruyn, en avait plusieurs en grand honneur à sa cour, parmi ses femmes; qu'à Loango, ils avaient pour fonction spéciale de faire la prière en pré sence du roi ; et enfin que Montézuma en entretenait plusieurs dans son palais.
Loin de n'exister que dans l'espèce humaine, l'Albinisme s'observe, au contraire, et très fréquemment, chez un grand nombre d'animaux. Il n'est personne qui n'ait vu des lapins blancs ; il n'est personne qui ne connaisse historiquement les célèbres éléphants blancs si vénérés dans certaines contrées de
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l'Orient. Ce sont là de véritables variétés albines. Ajoutons qu'il est même plusieurs espèces chez lesquelles, comme chez le daim, la couleur blanche parait remplacer constamment la couleur normale. On trouvera dans le Traité de Tératologie, Y tnnxnévAiÀon des espèces dans lesquelles l'Albinisme a été observé.Nousciterons,toutefois, comme étant les plus remarquables: parmi les Mammifères , la Taupe et la Barbastelle ; parmi les Oiseaux, chez lesquels il se présente plus fréquemment encore , le Merle, etc. , etc.
L'auteur de l'ouvrage cité, divise le genre d'anomalie qui nous occupe en :
1° ^-flbitiisme complet, caractérisé par la décoloration générale et complète delà peau. C'est à ce genre que se rapporte plus spécialement tout ce qui précède.
2° albinisme partiel , où certaines parties seulement de la peau sont décolorées; section à laquelle doivent être rapportés les hommes ou enfants pies.
3° yllbinisme imparfait, qui consiste simplement dans une diminution de la matière colorante.
On trouvera dans l'ouvrage déjà cité l'histoire de chacun de ces genres. Nous terminerons en mentionnant les cas suivants et nouveaux d'Albinisme, dont nous devons la communication à l'obligeance de M. Isidore Geoffroy :
I 1" Une anguille frappée d'Albinisme imparfait sur tout le corps , sauf l'extrémité du nez et de la queue, qui étaient noirs. Tout le corps était d'un jaune tirant sur le nankin. Ce cas est , comme on le voit , tout à la fois, un exemple d'Albinisme imparfait et d'Albinisme partiel. Ce poisson avait été pris aux environs de Paris, et envoyé vivant au Muséum d'histoire naturelle par mademoiselle Taglioni.
2°Uncécrevisse, frappée également d'Albinisme imparfait. Elle était d'un beau bleu.
3" Enfin, plusieurs cas d'Albinisme complet, observés dans l'homme, et qui, extraits d'une lettre de M. Rclzi us à M. Lvid. Geoffroy, ne présentent toutefois rien de bien remarquable. Deux d'entre eux étaient frères et nés à un an de distance. Un troisième, actuellement vivant, est un homme dcôOans»
et jouit d'une bonne santé. l'V. Meuniei.) ALBIJVOS. TER AT. -/^. Albinisme. (C. d'O.) 16*
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*ALÉITE {yllbidus, blancbâtrej.MiN.-Nom donné au Feldspath à base de soude, l'ancien Schori blanc du Dauphiné, et dont les premières variétés connues étaient toutes d'un blanc mat ou laiteux; il en existe aujourd'hui de plusieurs couleurs. V. Feldspath. (Del.)
ALBOIJR ou AUBOUR. bot. ph.— Noms vulgaires du Cyiisus Laburnum L. (Sp.)
ALBRAIV'D ou HALEBRAND. ois. — C'est, en terme de chasse , le nom des jeunes canards sauvages de l'année, qui n'ont pas encore quitté le plumage du nid. V. Ca-
îi\KD, (LAFR.)
* ALBRAIVDIA (Nom d'homme), bot. ph.
—Ce g. de la famille des Moréées, Endi. (Urticacées, Lindl.), établi par M Gaudichaud ( Koyage de V Uranie ) , a été réuni par Endlicher à V Epicarpiiris de Blume. Lindley [Syst.], toutefois, l'adopte comme distinct, et le place dans la tribu des Broussonétiées.
ALBVCAi^llius, blanc), bot. pn. — G.
de la fam. des Asphodélées, composé d'une vingtaine d'espèces, toutes originaires du Cap de Bonne-Espér. , une seule [^4. abyssinica Dryander) croissant en Âbyssinie. Ce sont des plantes à bulbe tunique et presque solide, donnant naissance à des feuilles, tantôt étroites, tantôt plusou moins élargies. Leur lige ou hampe est nue, d'une longueur très variable suivant les espèces. Les fleurs, très variées en couleur, sont tantôt disposées en épis simples, tantôt en grappes ou en panicules plus ou moins ramifiées. Calice pétaloïde , formé de 6 sépales plus ou moins profondément soudés entre eux; les 3 extér. révolutés dans leur partie super., les 3 intér. dressés, rapprochés entre eux vers leur sommet épaissi et concave. Étam. 6 , attachées à la face interne des sépales; filets plus ou moins planes et élargis à leur base, tantôt tous anthérifères, tantôt 3 seulement portant une anthère allongée; ceux des filets fertiles , en général plus épais que ceux qui sont dépourvus d'anthère. Style triangulaire, insensiblement épaissi vers sa partie super, qui porte un stigm. triangulaire, glanduleux et velu; rarement il paraît comme simple. Le fruit est une capsule globuleuse ou à 3 angles , à 3 loges , s'ou- Tranl en 3 valves , et contenant des graines planes et ailées. — Les Albuca ont de grands
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rapports avec les g. Orniihogalum et Anthericum. Ils diffèrent du 1" par les divisions intér. de leur cal. , qui sont dressées , épaissies et concaves à leur sommet, et par leur style triangulaire. Quant au g. Anihericum, sa racine fibreuse et non bulbifére le distingue suffisamment. On cultive dans les jardins d'amateurs, plusieurs esp. A' Albuca; telles sont les A. alba , luiea et minor. Elles doivent être placées en terre légère, dans des pots, et soigneusement garanties du froid pendant l'hiver. (A. R.)
ALBULE {Albulus, tirant sur le blanc).
poiss. — Nom donné à plusieurs poissons à reflets argentés qui les font paraître tout blancs. C'est dans le même sens que les mots Albèle , Albelen, Albulen et Alburne, ont été employés par divers auteurs. (Val.)
ALBUMEIV {albumen , blanc d'œuf). bot.
pn. — Plusieurs Botanistes désignent sous ce nom , cette partie de l'amande de certaines graines qui accompagne l'embryon et qu'on appelle plus généralement Périsperrae ou Endosperme. P^. Endosperme. (A. R.)
ALBUMIIVE ( Albumen , blanc d'œuf ).
CHiM. — C'est, de toutes les substances azotées, la plus répandue dans l'économie animale; le blanc d'œuf et le sérum du sang la renferment en très grande quantité; il n'est peut-être pas de liquide sécrété par le corps humain qui n'en contienne plus ou moins. On la trouve dans la liqueur du péricarde, dans celle des hydropiques, des ventricules du cerveau, enfin, dans l'humeur des vésicatoires, de la brûlure, des hydatides, etc.
Elle se présente sous trois états particuliers, et affecte des propriétés différentes, suivant qu'elle est liquide, desséchée à une douce chaleur, ou coagulée par le feu, ou par l'alcool.
L'Albumine liquide est transparente, inO' dore et insipide, elle présente une réaction alcaline due à la présence d'un peu de carbonate de soude. Conservée en vase clos», elle éprouve assez rapidement la décomposition putride, et répand une odeur d'acide sulfhydriquc, qui paraît due à la présence d'une faible proportion de soufre. Les Acides, à l'exception toutefois des Acides phosphorique et acétique , troublent la dissolution d'Albumine. Elle forme avec certains sels métalliques , par exemple le bi-chlorure
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de mercure, des composés insolubles ; aussi l'a-t-on proposée comme contre-poison de ces substances.
Tm dissolution d'albumine évaporée sponianéinent se concentre et se prend peu à peu en une masse solide, jaune et transparente. Cette masse est soluble dans l'eau j sa dissolution jouit de toutes les propriétés de l'Albumine liquide. Elle possède, comme elle, la propriété de se coaguler par l'acool , ou par le feu, à la température de 74 degrés centigrades.
UAlbumine coagulée est insoluble dans l'eau et ne peut, dans aucune circonstance, reprendre son premier état.
On a mis à profit, pour clarifier les sirops, la propriété qu'a l'Albumine liquide d'être coagulée par la chaleur; elle forme , en s'agglomérant ainsi, un réseau capable d'envelopper toutes les substances tenues en suspension dans le liquide. La clarification des vins repose sur un autre principe. L'opération se fait à froid; aussi l'Albumine n'est- elle pas coagulée; elle est précipitée par le tannin du vin; du reste le résultat est le même.
L'albumine végétale présente toutes les propriétés de l'Albumine animale; elle est presque toujours accompagnée de substances étrangères diverses , et parliculiércment de gluten. On la rencontre en grande quantité dans les amandes et les graines qui, broyées avec l'eau, produisent des émulsions, ainsi qne dans les sucs végétaux que la chaleur coagule.
M. Denys a fait l'observation que la fibrine, particulife'^ement celle qu'on extrait du sang, par l'agitulion et le lavage à l'eau distillée, se dissout peu à peu dans l'eau nitrée, et qu'elle présente alors toutes les propriétés de l'Albumine. Ce physiologiste croit que, dans ce cas, la fibrine se transforme réellement en Albumine. (Pel.)
ALBUIV'ÉE. Albunea (Nom mythol.).
CRusT. — G. de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Hippides, établi par Fabricius et adopté par tous les Carcinologistes , avec ces caractères : Carapace droite d'avant en arrière, terminée antérieurement par un bord presque droit; ovalaire postérieurement et échancrée pour l'insertion de l'abdomen. Pédoncules oculaires larges et lamelleux ; yeux extrème-
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ment petits, situés sur leur bord externe. Ant. internes très grandes , terminées par un seul filet multi-articulé; ant. externes larges, courtes, terminées par une tigellc composée de T à 8 articles. Pattes-mâchoires externes plus ou moins pédiformes. Pattes courtes; la 1" paire terminée par une main subchéliforme ; les suivantes de même forme, mais se terminant par un article falciforme. Abdomen composé de 7 articles dont le 1" est reçu dans une échancrure de la carapace, et le 7"'= pourvu d'une paire de fausses pattes. On n'en connaît encore que 2 esp.; la 1", Y A. sijmnista Fabr., habile les mers d'Asie, et la 2""«, dont on ne connaît pas la patrie, est 1'-^. scutellata Desm. (H. L.)
* ALBURXOIDES , DC. {Alburmm , ancien nom du Cyiise auoours ). bot. ph. — M. De Candolle [Piodr. 2, p. 153) donne ce nom à un s.-genre des Cytises, qu'il caractérise ainsi : Cal. campanule ; légume 1-i- sperme, à suture super, non dilatée.— Arbustes presque aphylles ; rameaux inermes; fleurs blanches. (Sp.)
ALBURI\l]M. BOT. Pir. — Nom latin de l'aubier ou faux-bois. (A. Pi.)
ALCA, OIS. — r. Pingouin. (C. d'O.)
*ALCADÉES [Alca, pingouin), ois. — Famille de l'ordre des Nageurs ou Palmipèdes de Cuvier et faisant partie de sa famille des Brachyptères, qui devient alors pour nous une tribu ; ses caract. sont : Bec comprimé, dont l'arête est plus ou moins élevée et tranchante , arquée et recourbée à son extrémité qui est quelquefois échancrée. Pieds implantés très en arrière, entièrement palmés, sans pouce; les ongles non déprimés , arqués et pointus. Ailes courtes, sur-aiguës, parfois impropres au vol, à premières rémiges de longueur moyenne, décroissant rapidement ; les secondaires fort courtes. Celle famille se compose des g. Pingouin, Guillemot, Mergule,Vieill., ou Ctp/i/w, Cuv., Macareux, Cérorhynque, Bonap. ou Cliimerhina, Escholtz, et Starique, Tem. {F. ces différents mots). Tous ces g. ainsi réunis forment un groupe des plus naturels, différant un peu parla forme du bec, mais ayant les ailes et le» pattes entièrement conformées de même tandis que les Plongeons, qu'on leur a quelquefois réunis, en différent par les pattes, et par d'autres caract. assez marquants , et ne
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peuvenlêlresC'paicsdes Grèbes, aveclesquels ils ont des rapports manifestes dans tout le squclclle.Onduit séparer, au contraire, de ces derniers les Héiiorncs et les Giébifoiiiques , qui ne peuvent être placés naturellement que près des Anhingas, avec lesquels Gme- )in les avait classés. Ils sont le passage des Foulquesaux Anhingas. Le grébifoulque d'Amérique est d'ailleurs bien positivement lolipaimé. (Lafr.)
ALCALIS. ciiiM. —On appelait autrefois alcalis les oxydes du Potassium , du Sodium, du Lithium, et lenes alcalhtes les oxydes de Barium, de Strontium , de Calcium et de Magnésium. Aujourd'hui, on a réuni sous le nom à'. alcalis, les Protoxydcs des métaux de la 1" section, savoir: le Potassium, le Sodium , le Lithium, le Barium , le Strontium et le Calcium , qui absorbent l'Oxygène à la température la plus élevée, et décomposent l'eau à la température ordinaire. Ces oxydes ont tous la propriété de ramener au bleu le papier de tournesol rougi par un acide; de verdir le sirop de violettes et la teinture de choux rouges; enfin, de colorer en rouge-brun l'infusion jaune du Curcuma, du Pastel, du bois jaune, etc.
C'est cette propriété qu'on désigne sous le nom de réaction alcaline. Les Alcalis ne sont pas les seuls corps qui la possèdent. On la retrouve dans certains carbonates des métaux alcalins, et même dans les Sulfures et les Cyanures simples de ces mêmes métaux, ainsi que dans quelques autres oxyd.es métalliques.
On appelle Alcali volatil le Gaz Ammoniac, qui se rapproche des Alcalis par son «Icalinité, et en diffère par son étal. Toutes les autres propriétés communes des Alcalis sont partagées par loutes les bases salifiables. [f^. Ammoniaque.) — Certaines substances végétales ont la propriété de neutraliser les \cides pour former des sels bien définis, et ramènent au bleu la teinture de tournesol rougie par un Acide. On les a réunis sous les noms & Alcali'; végétaux. A' Alcaloïdes.
Les Alcaloïdes sont éliminés de leurs sels par tous les Alcalis, et même parla Magnésie; mais ils se substituent à leur tour aux autres oxydes.
Les Alcaloïdes les plus importants sont : Cinchonine. Véralrine.
Qaiaine. Narcélne.
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.\ricine. Narcotine.
Sabadilline. Atropine.
Delphine. Solanine.
Strychnine. Émétine.
Codéine. Mélamine.
Brucine. .Vmméline.
Morphine.
Toutes ces substances sont formées d'Oxy gène, d'Hydrogène, d'Azote et de Carbone excepté la Mêlamin-e, qui n'est pas oxygénée. Toutes sont peu solubles. Quelques uns de leurs sels se dissolvent facilement ; tels sont les Sulfates , Azotates , Acétates ; d'autres comme les Tarirates , Gallates, Oxalates neutres sont peu solubles. Toutes se décomposent par l'action de la chaleur et produisent de l'Ammoniaque; toutes en dégagent sous l'influence de la chaux. -C'est en l80i que fut découverte la Morphine, par M. Sertuerner d'une part elSéguin de l'autre. Ce futen 1816 seulement que M. Sertuerner vit qu'elle possédait toutes les propriétés des Alcalis, et en fit le type d'une nouvelle classe de corps. Les Alcalis se préparent tous au moyen de la décomposition d'un sel par un autre Alcali, plus énergique dans les circonstances de l'opération. C'est ainsi que tous les Alcaloïdes sont séparés de leur Acide par l'Ammoniaque Les procédés de préparation des Alcalis inorganiques sont très divers. Ils seront décrits, dans les articles spéciaux sur chacune de ces substances. (/^. Ammoniaque, Chaux , Baryte , Sïrontia.ne , Potassb , Soude, Alumini; et Magnésie. (Pel.)
ALCALI VOLATIL. ciiiM. — V. Ammoniaque. (C. d'O.)
ALCAROIV (Nom arabe), aeachn. — Syn.
du Scorpion africain , Buthus ufer, L. (H. L.)
ALCE (àixo, élan), mam. — Syn. d'ALCES.
(I. G.-S.-H.) ALCÉE. Alcœa, L. [alxti, sorte de mauve;. BOT. PII. —G. ou s.-genre de la famille des Malvacées, réuni par la plupart des auteurs aux Alihœa, dont il ne diffère que par un péricarpe à coqiws mnrginées; l'espèce qui le constitue est la plante d'ornement connue sous le nom de Rose-irémière. (Sp.)
•ALCÉDIDÉES. Alcedidœ {Alcedo, nom, chez les anciens, d'un oiseau que l'on disait nicher sur la mer; aujourd'hui le Mardn-pêclieur]. ois. -- Famille de l'ordre des Passereaux, faisant partie de celle des Pelmatodes de Vieillot , ou des Alcyons de
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Temminck et des Syiidaclyles deCuvier. Ses caracl. sont: Bec fort, allongé, droit, prcsquequailrangulaire,ou très droit, comprimé, |K)inlu, à commissure parfaitement droite, on enfin conique, assez renflé et légèrement fléchi à la pointe avec la commissure plus ou moins sinueuse vers cette partie; bas de la jambe dégarni de plumes. Pieds à larses très courts, complètement syndacly- Ics , sans squamelles apparentes, ou revêtus, ainsi que les doigts, de squamelles très faibles et très petites; le doigt externe presque aussi long que le médian et soudé avec lui jusqu'aux .2 tiers de sa longueur; Tinlerne beaucoup plus court et soudé seulement jusqu'à moitié ; pouce court, mais large à sa base; ce qui, joint à la soudure des doigis antérieurs, forme en dessous une sorte de plante prolongée; son ongle sensiblement plus petit que celui du doigt médian. Ailes de longueur moyenne, sub-aigucs ou sub-obtuscs, à rémiges primaires ou courtes ou moyennes Queue courte en g; néral ou de longueur moyenne et arrondie, rarement allongée et é(agée, etc. — Celte famille comprend les g. Murtin-pêclieui- , y/lccdo, L.; Ispida, S\V. ou Cerijle, Bonap. ; CVv.r, Lacép.; Alcyone , Sw.; Dacelo, Leach; HulcijQn, S\v.; Clioucalcijon, LSiS; Sijum , Less. ; Toiliramphus , Less. ; Taurjsiptera, \'\g.; .ficlidura , Less.; F", ces mots. (Lafr.)
ALCELAPIIE (à:ix/)', élan ; ")a-:>oç, cerf), MAM. — Nom donné par M. de Blaînville à une section du groupe des Antiloths.
• ALCÉMÉROPE. Alcemei-opm [yllcedo, Martin-pêcheur, merops, g épier), ois. — G. formé par M. Is. GeolT.-St Hil^iire, auxdépens du g. Guêpier, répondant au I\'vciiornis,S\y., et ayant pour type le Giiêiiii-r-à-frane , 3/erops mnictus, Tem. (col. 310). Sescaracl. sont: Bec allongé, courbé dans toute sa longueur, presque quadrangulaire , avec l'arête super, légèrement et longitudinalement canaliculée. Pieds complètement syndactyles, à tarses très courts, à doigt externe presque aussi long que le médian et lui étant réuni jusqu'aux 2 tiers; l'interne beaucoup plus court etsoudé seulement jusqu'à moitié; unesorte de plante allongée et épatée; l'ongle du pouce, le plus petit de tous. Ailes sub-'>btuses, à rémiges primaires courtes, dépassant à peine l'extré-
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mité des secondaires. Queue allongée , coupée carrément à l'extrémité. — Ce g. est tellement voisin du g. Guêpier par ses formes extér. , que M. Temminck l'avait confondu avec lui. Ses caract. différentiels ne consistent cITeclivement que dans cette légère rainure super-rostrale, car celui tirédela forme des ailes un peu plus courtes et un peu plus arrondies, nous parait insignifiant, vu que, dans les vrais Guêpiers, nous trouvons 2 modifications de ce g , bien prononcées et plus distinctes, aiguëi ou même sur-aigucs, avec la 1" rémige presque nulle dans les esp. à queue à filets, sub-obluscs dans celles à queue coupée carrément ou échancrce, d'où il résulte une différence d'ailes bien plus marquée entTC les 1"» et les secondes, qu'entre celles-ci et les Alcémcropes. Mais des habitudes nocturnes ou crépusculaires analogues à celles des Engoulevents et distinctes de celles des Guêpiers, autoriseiU , à plus juste titre, .selon nous, la séparation générique des Alcéméropes. M.Swainsop. en a formé son g. Nycliornis , mot qui exprime bien leur caiacl. de mœurs. A l'esp. type, le Guêiner-à- fraise, vient s'enjoindre une seconde, remarquable comme elle par la rainure super-rostrale cl la fraise gutturale, mais qui en dilTère surtout par la couleur de cette fraise et par celle du front, qui sont d'un bleu glauque et non rouge vermillon et rose violacé comme chez la première. C'est le Merops yîilierloni , Will. Jard. oa Nijciiornis cœruleus, Sw. (///. Ont 2 . pi. 58). Le 1" habite Sumatra, le second l'intér. du continent de l'Inde. (Lafr.)
ALCES (à),x-o', élan\ mam. — W. Ogilby a cru devoir faire de l'élan [Cemm y4lnes des auteurs) un g. particulier, qu'il place dans sa famille des Cervidées, ordre des Ruminants. Voici les caractères qu'il lui attribue [Proceed. Zool. Soc. Lond., 1.S3G): Cornes palmées, caduques, existant dans le mâle seul. Trompe nulle. Interdigitales grandes. Follicules inguinaux nuls. Mamelles 4. — Le type de ce g. serait VAlces machlis [Cervus Alces). Le nom de Machtis , que Pline donne à l'Élan, n'est probablement qu'une altération latine de son nom celtique Elk. F. Cerf. (C d'O.
ALCHANDES. poiss. — 51ot probablement d'origine arabe , et que Bonnclerre a écrit , par une faute de copie , Alcacdes, or-
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thographe abusivement reproduite depuis dans tous les Dictionnaires. On le trouve dans Cuba [Horius .saniiaiis, 98). 11 est cité avec celui û'Aùremon pour un poisson très soigneux de ses petits, qui s'attache aux navires et les rend immobiles. Ces deux dernières particularités ont fait rapporter celte dénomination à VEchenets, et quoique rien ne soit moins certain, les naturalistes ont suivi l'auteur de l'Encyclopédie. (Val.)
ALCHIMrE {alchemia ; étym. arabe, tirée de xn'^f'». chimie).— Cette science, qui nous est venue par les Arabes , lesquels l'avaient eux-mêmes empruntée aux Grecs comme loutes leurs connaissances , comprenait d'abord l'ensemble de toutes les connaissanceschimiqueset physiques; tandis qu'aujourd'hui ce nom ne s'applique plus qu'à une science qu'on regarde comme illusoire, et dont on ne peut s'occuper sans ridicule. Le but de notre article est de prouver que ce préjugé, comme tant d'autres, n'est fondé que sur l'ignorance.
Nous considérons l'Alchimie sous trois points de vue : 1. son histoire, 2. ses procédés, 3, l'opinion qu'on doit s'en former, et l'état actuel de la science.
1. Histoire. Chercher à fixer le lieu et l'époque où l'Alchimie a pris naissance, serait un travail au;si fastidieux qu'inutile. Toutes les probabilités se réunissent pour indiquer l'Egypte comme le berceau de cette science et de beaucoup d'autres ; et Hermès a reçu , dans ce pays , les honneurs divins, pour s'être présenté comme possédant la science qui donne la richesse et a santé , seuls éléments de bonheur pour la plupart des hommes.
Les livres attribués à Hermès sont nom- Dreux : St.-CIément d'Alexandrie [Sirom,, l. G) dit que de son temps on en connaissait encore 42. Si les deux ouvrages attribués à Hermès et qui sont parvenus jusqu'à nous [Pymandre et la J'able d' Emeraude), ne sont pas textuellement de cet auteur, ils contiennent au moins la doctrine qui lui était attribuée en Egypte, au commencement de notre ère. Cinq cents ans avant cette époque , au rapport de Sénèque {Ub. xiv, Épisi. 19), Démocrite d'Abdère cultivait l'alchimie. Les prêtres égyptiens conservèrent long-temps le dépôt de ces connaissances ; mais Dioclétien , fc'imaginant que les fréquentes révoltes de
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l'Egypte ne se renouvelaient qu'à l'aide de l'argent que fabriquaient ces prêtres, ne trouva rien de mieux que de faire brûler les livres et détruire les collèges. V. Paul Diacre [in p^ita Diocleliani, , Orose [ch. xvi, /. 7), et Suidas (au mot Cliemia).
Parmi le grand nombre de manuscrits que possède la Bibliothèque royale sur celle matière, on en trouve un de Synésrus (évêque de Plolémais en 4i()) , qui contient une exposition de la doctrine et un commentaire, adressés à Dioscorus, prêtre de Sérapis. L'origine toute sacerdotale et sacrée de la philosophie hermétique, est démontrée par le serment qu'on exigeait des adeptes, de ne rien révéler au vulgaire , ainsi qu'on le voit dans les Épitres de Synésius, et notamment dans la 142'"«, où il réprimande sévèrement Herculianus d'avoir parlé trop clairement des secrets de la philosophie qu'il lui avait révélés.
Tous les philosophes grecs, et entre autres Zozime au v™« siècle, continuèrent leurs travaux jusqu'à la prise d'Alexandrie par les Arabes en 640. Alors les arts et les sciences disparurent devant ces féroces envahisseurs ; et ce n'est que dans le xi"" siècle qu'on retrouve des traces de la science chez les Grecs et les Arabes eux-mêmes.
De tous les Alchimistes arabes, le plus ancien est inconlestabKment Geber ou Giaber; car tous les auteurs le citent et il n'en cite aucun. De ses nombreux ouvrages, trois seulement sont parvenus jusqu'à nous; un autre est resté en manuscrit à la Bibliothèque royale. Si ces livres ne révèlent pas le secret hermétique ;ce qu'au demeurant aucun livre ne fait), au moins ils nous prouvent que la Chimie était très cultivée à cette époque. Dans son ouvrage intitulé : de Invesii- (jalione perfectionis meluUorum , on trouve trente-trois préparations chimiques, dont le détail est fort Intéressant. Un autre de ses ouvrages, son Tesiameni , contient dix-huit préparations de l'or et des métaux , pour les approprier à l'œuvre. Ces préparations différent peu de celles qu'on fait subir aujourd'hui à ce métal pour l'épurer ou l'oxyder. 11 est l'auteur de la découverte de l'acide sulfurique, ou , comme on l'appelait , Xliuile de vilriol.
Le X"' siècle nous fournit Al-Faraby, savant homme , dont les ouvrages manuscrilî
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■ont à la Bibliothèque de Leyde. Cent ans plus tard, parut Avicennes , qui , dans son Traité de Congelaiione et Conglutimtlione Lapidum , parle du fer météorique, avec lequel on a fait des épées, et donne une théorie des soulèvements comme cause essentielle de la formation des montagnes [Theatr. chimie, tom. lY, p. 884).
Ce ne fut qn'au xiii"'' siècle, que la science hermétique pénétra dans l'Occident avec le retour des croisés. Vers cette époque , nous trouvons Roger Bacon en Angleterre, Ar~ nauld de F'illeneiive , Christophe de Paris et Hupescissa en France; Albert- le- Grand en Allemagne; saint Thomas d' A qui n en Italie; et enfin en Espagne, le fameux Ba>imond Liille qui vint en France pour étudier sous Arnauld et Roger Bacon. Le premier ouvrage que l'on trouve vers cette époque n'appartient cependant à aucun de ces philosophes : c'est le Traité A'Arthéphius , plus ancien que Roger Bacon , puisque celui-ci le cite, mais postérieur à Morien, qu'il cite à son tour. Nous n'en parlons que parce qu'il est le seul entre tous les écrivains regardés pomme adeptes, qui se soit prononcé sur la longévité que peut procurer la médecine hermétique. Il annonce qu'il écrit ayant plus de mille ans {sed cum per mille aiitios aul circiter , qui jam tramierunt super me a nativitate mea, gratia solins Dei omnipotentis, et usu hujus mirabilis quintœ essentiœ). Tous les autres auteurs affirment que la médecine peut mener un homme jusqu'au terme le plus éloigné que sa constitution comporte en l'affranchissant de toutes les infirmités qui sont le cortège de la vieillesse; mais aucun ne suppose que ce terme puisse être dépassé , plusieurs même assurent le contraire ; et Roger Bacon déclare très explicitement à ce sujet qu'il n'y a ni remède ni régime contre l'antique corruption de nos parents que nous apportons en naissant.
Ce même Bacon est un des Alchimistes les plus remarquables. îsé en 1214 en Angleterre, il a fait plusieurs découvertes de la plus haute importance. Son Traité [de Speculis) fait connaître la nature des verres à surface courbe, à l'aide desquels il brûlait des matières à distance. Son travail sur la perspective prouve des connaissances en optique. 11 parle de la réfraction et de la réflexion de la lumière, et décrit la chambre
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obscure et la théorie des télescopes ; mais S3 découverte la plus populaire est celle de la poudre à canon qu'il décrit ainsi : Sed famen salis petrœ luru mope can ubke et sulphuris ; et sic faciès tonitru et corruscationem , si scis arti/icitim (Bacon, de Secretis operibus, cap. xi). Les mots : luru mope can ubre sont l'anagramme de carbonum pulvere.
Après les hommes dont nous venons de parler, parait en France le plus populaire de tous, Nicolas Flamel. En i:;57, il était écrivain public. Un vieux livre d'Alchimie, qui avait appartenu à des juifs, lui tomba entre les mains. Il fit le voyage d'Espagne pour avoir l'explication de ce livre; et, de retour en France, il se mit à l'ouvrage, et fit sa première transmutation le 17 janvier 1382. C'est un des philosophes les plus naïfs : il raconte que sa femme Pernelle l'aidai t daus ses travaux. Les peintures qui , jusqu'à la fin du dernier siècle, décoraient les vitraux du charnier des Innocents, contenaient la description hiéroglyphique de l'œuvre. Flamcl en a donné la description avec commentaire.
Le xv"^ siècle fut . ncore plus fécond que le xiv""^ en philosophes hermétiques; les plus illustres sont Basile Valenlin, Isaac Hollandais, Georges Ripley et Trévisan. Les artistes deviennent si nombreux dans les xV" et xYi""^ siècles, qu'il est difficile de faire un choix. Il y en a cependant un qui les domine tous et dont nous devons parler : c'est Paracelse. Cet homme, né prés de Zurich, en 1493, se livra de bonne heure à la pratique de la médecine; on lui doit l'emploi de l'opium et du mercure, et en général des préparations chimiques.
Vers le milieu du xyii">« siècle , l'Angleterre produisit l'homme que l'on peut regarder comme le dernier des adeptes de l'ancienne école; c'est lui qui ferme la longue série d'hommes étranges dont nous avons cité les principaux .- nous voulons parler d'Irénée Philalèthe. Son nom, sa personne, sa vie, ses ouvrages, tout est chez lui «ne énigme indéchiffrable. On croit que c'était le même que Thomas Waughan, que Starkey avaitconnuen Amérique, où Philalèthe avait été de bonne heure.
Beccher, le maître deStahl, et Glauber, sont, parmi les Allemands, les deux derniers chimistes qui aient osé avouer publiquement leurs travaux sur l'Alchimie. Glauber
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a beaucoup écrit, et on lui doit un sel qui porte son nom : c'est le sulfaïc de soude , fort employé dans les aris et en médecine. A compter de ces deux hommes, la médecine et rAlchimic se séparèrent. Condamnée à l'obscurité , celte dcrniùre n'en a pas moins continué sa carrière, et, de temps en temps, quelques adeptes dévoués n'ont pas craint de se livrer au ridicule en venant proclamer l'existence perpétuée d'une science que l'on regarde généralement comme perdue avec tani d'autres. Le dernier de ces adeptes est le docteur James Price, membre de la Société royale de Londres et chimiste distingué, qui a publié, sous le titre de: Relation de plusieurs expériences faites sur le mercure, l'or et l'argent, à Cuilfort, en mai llHi, dans le laboratoire du docteur James Price, une sorte de procès-verbal, constatant, qu'en présence des magistrats et des personnes notables de la ville, entre autres de lord Palmerston , on a fait une série d'expériences dans lesquelles on a converti du mercure en or et en argent, selon la nature de la poudre que l'on employait. Dans une de ces expériences, 12 grains de poudre blanche ont produit COO grains d'argent, et deux grains de poudre rouge ont produit 1 20 grains d'or. Cette relation est imprimée tout au long dans le Mercure de France (février 1783).
Nous n'irons pas plus loin dans l'exposition des faits; ce qui précède doitsuflirepour prouver que tous les hommes dont nous venons de parler n'élaienl pas des insensés ou des fourbes: ce sont simplementdes honmies persévérants , opiniâtres , si l'on veut, qui, étant convaincus soit par les faits , soit par leurs lectures de la réalité de la science, ont consacré leur vie à son étude, dans l'espoir, souvent déçu il est vrai , d'arriver à la possession des deux plus grands biens : la richesse et la santé.
.Mais quelles matières employèrent-ils.'' quelles préparations leur faisaient-ils subir? et le travail terminé, comment employaientils d'une manière utile le résultat obtenu? C'est ce que nous allons tâcher de faire comprendre dans le paragraphe suivant.