GS
le fe'Ijcol donne la
CiHGQV
ALC
iqueur des Hollandais
- 2PhC15
Glycol
Égale en ciret à
-2PliC1302 -f 2IIC1
Pcrrlilorurt" de lihospliorc
Liqintir d-'s Hollandais, élher chlorliydiiquedu glycol.
A en résulte que la liqueur des Hollandais peut être tffL'Ctivemeat l'éther chlorhydiiqiie du glycol.
Le brome et l'iode forment avec l'hydrogène bicarboné des combinaisons analogues à la liqueur des Hollandais.
L'hydrogène bicarboné prend naissance pendant la distillation de la plupart des substances organiques : la houille en fournil des quantités considérables, qui sont employées pour éclairer les villes (voyez Houille) ; mais pour obtenir l'hydrogène bicarboné à l'état de pureté, il faut chauffer dans un ballon, muni dun tube abducteur se rendant sous une éprouvctte, un mélange formé de :
Alcool 1 partie.
Acide sulfuriquc 4 parties.
La réaction commence difficiloment, mais une fois établie, elle a lieu a^cc une telle rapidité qu'il fiiut, pour éviter les accidents, supprimer l'action de la chiilour. Vers la fin de l'opération, il se dégage toujours de l'acide sulfureux qui vient souiller le produit ; aussi, pour ésiter la présence de ce gaz, est-on ordinairement forcé d'interposer entre le ballon et l'éprouvette un flacon laveur, contenant une dissolution de potasse : l'acide sulfureux est retenu par cette base. Acide su] fov inique, CH^O.aSOî.HO.
L'acide sulfoviuique est liquide, fortement acide et très-peu stable. Une faible chaleur le di'compuse en régénérant de l'alcool, de l'éther, de l'acide sulfurique et parfois aussi un liquide oléagineux qu'on a nommé huile de vin.
Ou prépare l'acide sulfovinique en chauffant doucement pendant vingt-quatre heures euviron de l'alcool dans lequel ou aajouté peu à peu un poids égal d'acide sulfurique. La masse brunit légèrement et il se forme de l'acidesulfo\ inique, qui reste mélangé à un excès d'acide sulfurique. On sépare ces deux corps en saturant le tout par le carliouaîe île ha
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ryte ; il se produit du sulfate de baryte insoluble et du sulfovinate de baryte, qui reste en dissolution. On tiltre après a^oir étendu d'eau, puis ou fait cristalliser le sulfo\inate de baryte. Ce sel ainsi purifié est repris par l'eau ; on additionne la liqueur d'acide sulfurique qui précipite la baryte, puis on évapore doucement à consistance sirupeuse, après avoir filtré.
Les sulfovinates cristallisent facilement ; ils sont tous solubles dans l'eau ; leur solution aqueuse se décompose par lébullition, dégage de l'alcool, de l'éther et retient un sulfate. Les sulfovinates de potasse, de baryte, de chaux, de plomb, d'argent, sont les mieux connus. Voici leurs formules :
Sulfovinate de potasse. . . . KO,C'*H30,2SO"
— de baryte .... B,iO,GiHiO,2SO«
— de plomb .... PbO,C4H50,2S03
— d'argent AçO.C'H-iO.aSOî
Chloral, C'.HC1302.
Le chloral est huileux, d'une odeur irritante, d'une saveur caustique; sa densité égale l,r)0; il entre en ébullition vers 94 degrés et distille intégralement. L'eau, l'alcool , l'éther, le dissolvent en grande quantité. Il est attaqué par l'aride azotique monohydraté qui le convertit en acide trichloracétique. Le chlore le transforme, par substitution, en plusieurs dérivés ciilorés.
On connaît deux hydrates de chloral qui ont pour formules C^HCL^O-,110 et (;'*H(:l302,2H0 sous l'influence des alcalis, le premier de ces deux corps se décompose en chloroforme et en formiate alcalin.
Le chloral, abandonné à lui-même, subit une modification isomérique et se solidifie; mais il suffit de le chaulTer pour le ramener à son premier état.
On prépare le chloral eu faisant passer longtemps du chlore dans de l'alcool humide. 11 se produit d'abord de l'aldéhyde, de r.icélal et plusieurs dérivés chlorés, mais bientôt ces dilTércnts corps disparaissent pour faire place au chloral.
Si l'alcool est très-hydraté, il se forme d'autres dérivés chlorés volatils qui se dégagent , tandis que le résidu retient de l'acide chlorhydrique et de l'acide glycolique.
ALCOOL ALLYLIQUE, CGH602 L'.ikoul alivlique est liquide, incolore.
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mobile, moins lourd que l'oau, lrùs-so!uble dans l'alcool et dans i'élhcr. Cet alcool entre en ébiillition à la température de 106 degrés; il prend feu au contact des corps en ignition et brûle avec une flamme éclairante. L'acide sulfuriquc le change en un acide double, Vacide sulfallyligue, C6H50(SO'^)5, HO, qui correspond à l'acide sulfovinique, C<H50(<03)2,HO.
Traité par un corps fortement avide d'humidiié, comme lest, par exemple, l'acide phospliorique anhydre, l'alcool allyliquc donne un gaz inflammable encore peu connu. Ce composé gazeux occupe probablement dans la série des dérivés de l'alcool allylique la place qui correspond à l'hydrogène bicarboné dans la série des composés de l'alcool ordinaire.
Sous l'action combinée de l'oxygène el du noir de platine, ou mieux encore sous celle d'un mélange d'acide sulfurique et de bichrom.ite de potasse, l'alcool .illylique se convertit violemment en un corps nouveau, Vacrolrine.
L'acroléine doit être considérée comme l'aldéhyde de l'alcool allylique, sa formation a lieu dans les mômes conditions que celle de l'aldéhyde ordinaire : elle résulte d'une deshydrogénation et d'une oxydation simultanée.
Les équations suivantes font nettement
ressortir les analogies qui existent entre le
mode de production de l'iildéhyde et celui
de l'acroléine.
Production de l'aldéhyde au moyen de l'alcool ordinaire.
Alcool ordinaire
Aldéhyde viiiique
Production de l'acroléine au moyen de l'alcool
allylique.
C6H602 + 20 = 2H0 -f oeH^O^
Alcool allylique Acroléino
Ordinairemerii, la formation de l'acroléine est accompagnée de celle d'une certaine quantité d'acide acrylique C.^\\*0^, qui dérive de l'acroléine comme l'acide acétique dérive de l'aldéhyde. En elTet :
C'.H'.Oî 4- 02 zz: C/.H'.0'.
Aldéhyde vinique
Acroloine Acide acrylique
Le potassium attaque l'aicool allylique et
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j donne naissance à Valcool al'yl.que potasse, composé analogue à Véthylate de potasse ou alcool imique pola>sc. L'alcool allylique potassé, traité à son tour par l'éther allyliodhydriquc, se change en élher allylique. Ce dernier éther s'obtient encore lorsqu'on fait agir l'oxyde de me.curcsur l'éther allyliodhydrique.
Vrlhcr alluUgnea pour formule C'^MtooZ; c'est un liquide léger, mobile, dont l'odeur rappelle celle du raifort, et qui entre eu ébulliiion vers 87 degrés. L'iodure de phosphore le convertit en élher allyliodhydrique.
Les élhers à oxacides que fournit l'alcool allyliqtie sont à peine connus : on a préparé les éthers qui dérivent des acides chlorhydrique, bromhydrique et iodhydrique, en traitant l'alcool allylique par les chlorures, bromures, iodures de phosphore.
Le sulfure d'allyle, C^H^S, ou clher alhjlsul [hydrique est identique avec l'essence qu'on retire des gousses d'ail {AlUum salivum). Cet éther présente l'aspect d'un liquide incolore el fluide; son odeur est insujjport.ible. Il se dissout dans l'alcool et l'éther. Les alcalis et la plupart des acide? ne lui font subir aucune aliciaùon. Il se combine avec les sulfures d'or, d'argent et de palladium. On prépare ordioairemenl le sulfure d'allyle en distillant des gousses d'ail avec de l'eau : il passe dans le récipient une huile fétide qu'on rectifie sur de la potasse. Le sulfure d'allyle s'obtient artificiellement en faisant réagir le sulfure de potassium sur l'essence de moutarde.
MM. Calîours et Hoffmann, à qui l'on doit l'élude des principaux dérivés de l'allyle, sont parvenus à combiner indirectement l'hydrogène sulfuré avec le sulfure d'allyle, et à produire ainsi le mercaptav aUyliquc i.^W'SMS, qui correspond au mercaplan de l'alcool ordinaire.
Parmi les combinaisons les plus importantes qui se rattachent h l'alcool allylique nous citerons encore \esulfocyaniire d'allyle, C'H^AzS'-, qui u'cst autre chose que l'essence de moutarde.
Le sulfocyanurc d'allyle est huileux et incolore; son odeur irrite vivement les yeux; sa densité est représentée par le nombre 1,010; il bout à 148 degrés et répand des vapeurs dont la densité correspond au nom-
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bre 3,50. Le sulfocyanurc d'allyle est attaqué par la potasse, qui le convertit en acide sinapisique. Il se combine avec l'iimmoniaque et donne une base organique sulfurée, la tliiosinamine, C^Il^Az-S^. L'oxyde de plomb lui enlève sou soufre et le change en un nouvel alcaloïde, la sinapoUne, qui a pour formule C'<H'2Az202.
L'cthyliaque, la méthyliaque et l'amyliaque réagissent vivement sur le sulfocyanure d'allyle et produisent trois alcalis particuliers, dont voici les noms et les formules :
Amyltliiosinamine ClSHi^Az^S^
Elh>ll!iiosinamine Cl2Hl2Az2S2
Méliiylthiosinamine . . . . ClOHloAz2S2
Il en est de même de la naphtylamine et de l'aniline, qui fournissent :
La naphlyllhiosinamine. . . CiSRl^Az^S^ La phén/Uhiosinamine . . . C^OHlâAz^S^
Le sulfocyanurc d'allyle ou essence de moutarde se préparc en distillant la graine de moutarde noire avec de l'eau.
Les recherches précises de MM. Bussy, Boutron et Fremy ont démontré que cette huile essentielle ne préexiste pas dans la graine de moutarde, mais qu'elle s'y forme à la suite du contact de l'eau avec deux principes solides que contient la moutarde, et qui ont été nommés myrosine et acide rmjrosique. (Voyez Febmentation svnapisiqce.)
Préparation de l'alcool allyîique.
On obtient l'alcool allyîique par deux procédés différents :
Le premier procédé consiste à décomposer Félher allylbenzoïque par la potasse; le second procédé consiste à traiter l'éther allyiiodhydrique par l'oxalate d'argent. Il se produit de l'iodure d'argent et de l'éther aliyloxalique. Ce dernier éther, étant soumis à l'action de l'ammoniaque, fournit de l'oxamideet de Falcool allyîique.
Le tableau suivant, qui présente en regard les formules des principaux dérivés de l'alcool allyîique et celles des dérivés de l'alcool ordinaire fait clairement ressortir les analogies qui existent entre ces deux alcools.
Liste des principaux dérivés de l'alcool allyîique.
Alcool allyîique C.f>WOi
Acroléinc (aldéhvde allyîique). . . CSH'tQ- Elher allyîique ." C12HIOO2
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Acuic suliallvlique C6H30,(S03)2,HO
Chlorure d'allyte C6H3C1
Bromure d'allyle C6H3Br
lodure d'allyle C6H3I
Sulfure d'allyle (essence d'ail). . . C6H6S
Mercaplaii allyîique C6HTS2
Sulfocyanure d'allyle {essence de
moutarde) CGH3S.C2AzS
Acetale d'allyle C6H30,CiH303
Oulvratc d'aflyle C6H50,C8H"03
Beiizoate d'allyle C6H30.C14H303
Carbonate d'allyle C6H30,C02
Oxalate d'allyle G6H50,C203
Liste des principaux dérivés de l'alcool ordinaire.
Alcool ordinaire C^HGO^
Aldéhyde ClH'-02
Elher C'>H30
Acide sulfovinique C^H30,(S03)2,H0
Elher clilorhydrique C^HSCl
Elher hromhydiique C'^W'Er
Ether ioHhvdriqiie , . C4H5I
Elher sullhydrique C-H^S
Mercnptan elhylique C4HGS2
Elher sulfocyauliydrique »
Ethdr acélique C^H30,CVH303
Ether butyrique Cm50,C8H'703
Ether benzoïquc Cm30,CliH303
Elher carbonique C4H3G,C02
Elher oxalique C''H30,C203
ALCOOL AMYLIQUE, CIOH1202.
L'eau-de-vie de marc ou les résidus des distilleries de fécule contiennent un liquide particulier, nommé dans le commerce huile de pomme de terre, et qui est un véritable alcool.
Cet alcool, dont les travaux successifs de MM. Dumas, Cahours et lîalard ont fait connaître la véritable nature, est celui que nous avons signalé précédemment sous le nom d'«/coo/ amylique.
L'alcool amylique est un liquide incolore et mobile, d'une odeur désagréable et d'une saveur brûlante. Sa densité égale 0,812; i! entre on ébullition à 132° et répand des vapeurs blanches, dont la densité est représentée par le nombre 3,1 i7. Os vapeurs sont inflamm.ables et brûlent avec éclat.
Soumis à un refroidissement progressif, l'alcool amylique se prend vers 20° au-dessous de zéro en une masse cristalline composée de lamelles brillantes.
L'alcool amylique tache momenlanément le papier; il est à peine soluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool, dans l'éther et dans les huiles essentielles. Il dissout le soufre, le phosphore et l'iode. Il forme avec le bichlorure d'étain un composé solide, qui se détruit au contact de l'eau. Le protochlorure de phosphore le convertit en phosphile d'amylène.
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Si l'on compare l'alcool amyliquc à l'alcool ordinaire, type auquel on a rapporté tous les composés de cette espèce, découverts jusqu'à nos jours, on trouve de nombreux points de rapprochement. Ainsi :
L'oxydation directe au contact de l'air avec ou sans l'intermédiaire de la mousse de plalioe convertit les deux alcools en acides monobasiques :
C'.H602 + 0- = C4HV0'* + 2H0
Alnool ordinaire ou Acide acétique
alcoul éthylique C10H12O2 + 0'* = CiOHioo'* -f 2H0
Alcool antjlique Acide valcrianiquc
Le chlore attaque l'alcool araylique et le change en un composé analogue au chloraL Ce composé a reçu le nom de chloramylal. Voici le mode de formation du chloral et du chloramylal :