C'.HC02 + 8C1 = 5HC1 + C4HC
Al( uol ordinaire Chloral
2(Ciuiii202) + lOCl = 7HC1 + C20Hi"C13O4
Alcool amylique Cliloraraylal
L'action du potassium sur l'alcool ordinaire et sur l'alcool amylique produit deux dérivés correspondants, Véihylale et Vamylale de potasse.
C'.H602 4- K = CiHSO.KO + II
Alcool ordinaire ou Etlijlate de potasse
alcool t'tliylique
C10H12O2 + K = CIOHUO.KO -j- H
Alcool amylique Amylatc de potasse
L'alcool ordinaire, mis en contact avec l'acide sulfurique en diverses proportions et à des températures dilTércntes, donne plusieurs corps très-importants, parmi lesquels se trouvent :
L'hydrogène bicarboné . . . C-H'*
L'acide sulfoNinique C4Ii:;0,2(S03),lIO
L'ethcr C*H30
Dans les mêmes conditions, l'alcool amylique fournit :
L'amylène CiORH
L'acide sulfamyliqiic .... CHiHilO,2(S03),HO
Jusqu'à présent, on n'a pas rétissi à préjiarer Véll.er amylique par la réaction de l'acide sulfurique sur l'alcool amylique ; mais cet cther existe et se comporte, dans la plupart des caSj comme l'éther viniquc.
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Les hydracides cugendreiit avec l'alcool ordinaire ou alcool viiiique une série d'éthers qui ne renferment pas d'oxygène; ou produit la série d'éthers correspondants avec l'alcool amylique :
Éthers à hydracides dérivés de l'alcool
\inique, C4H602.
Ether éthylcldorliydrique. . . . C'HSCl
Elher clhylbroiiihydrique. . . . G^HSBr
Kth^r éthyliodhydrique C'IiH
Ether éthylfluorhydrique. . . . CHI^Fl
Ether éthylcyaiiliydriquo .... C^HSCy
Elhers à hydracides dérivés de l'alcool amylique, C10H11O2.
Ether amylchlorhydiique .... ClORUCl
Etiier amylbiomliydrique. . . . CiOIUiBr
Ether aniyliodlivdrique Cl"HUI
Ether amyllluorlivdrique .... ClOHUFl
Ether amylcyaiihydi-ique .... CiOHUCy
Enfin, la constitution des éthers à oxacides dérivés des deux alcools qui nous occupent est tout à fait comparable. Voici, eu cllet, la formule géaérale de ces éthers :
CAHSO.A CiOHiiO.A
Etliers dérivés de l'alcool ordinaire.
Etiiers dérivés de l'alcool amylique.
C'est après avoir constaté les analogies qui viennent d'être énumérécs que l'on a considéré l'huile de pomnie de terre comm? un alcool, et qu'on lui a donné le nom d'alcool amylique.
Ou se procure l'alcool amylique en distillant les eaux-de-vie de marc ou de fécule. Il passe d'abord dans le récipient quelques produits volatils, parmi lesquels se trouve de l'alcool ordinaire, puis il arrive de l'eau, et euGu uu liquide laiteux fort léger qui contient beaucoup d'alcool amylique. Ce liquide est enlevé par décantation ; ou l'agite à deux ou trois reprises dilTérentcs avec de l'eau pure, et on le rectifie sur du chlorure de calcium en recueillant seulement le produit qui bout entre 125» et 135^ Une dernière distillation à 132" donne l'alcool amylique pur.
En se combinant avec les acides acétique et valérique, l'alcool amylique, produit infect , donne naissance à deux élhcrs doués d'une odeur délicieuse. L'un de ces éthers présente le parfum de la poire de bergamote et sert en Angleterre, sous le nom de pear oil, pour aromatiser certaines eaux de senteur. L'autre éther, préparc également par les Anglais, entre comme essence de pommes, ap;Ic oil, dans la confcclioa di; quelques liqueurs de table.
ALC
Dérivés de l'alcool amylique.
Les analogies que nous avons fait ressortir entre l'alcool ordinaire et l'alcool amjlique se retrouvent dans leurs dérivés :
A l'aldéhyde viuique correspond un aldéhyde amylique ayant sensiblement les mêmes caractères.
A côté de l'acide acétique , dérivé de l'alcool , vient se placer l'acide vaiérique, produit de l'oxydation de l'huile de pomme de terre.
L'alcool amylique donne enfin :
Un éiher,
Un hydrocarbure (l'amylcne), Un acide, vinique (l'acide sulfamylique), Etc.
qui correspondent
A réther viniiiup,
A l'hydrogène bicarboiic (olhylène), A l'acide suUovinique, Etc.
L'éther amylique étant décrit au chapitre Kthers, nous ferons connaître ici Vamylène, Vacide sulfamylique et le valéral.
Amylène, COH'».
L'amylène est liquide, incolore, trèsfluide; il bout à 39" et répand des vapeurs dont la densité égale 2>i5.
Comme l'hydrogène bicarboné, l'amylène se décompose sous l'influence de la chaleur en deux hydrocarbures nouveaux, qui ont été nommés paramylène et métamylène. Ce <lédoublcment est représenté par l'équation suivante :
r,(CiOHio) = C201IiO + C'.iiH''0 Amylène Paramylène Métamylène
Le paramylène est un liquide qui entre eu ébullition à 160"; sa densité est double de celle de l'amylène, ce qui a conduit les chimistes à écrire sa formule C^oil-O,
Le métamylène bout vers 300"; on ne le connaît pas eucorc assez pour savoir s'il a été obtenu dans un élat de complète pureté.
On produit l'amylène en enlevant deux équivalents d'eau à l'alcool amylique :
C10II12O2 — illO = CiOHio
-Vlcool amylique Amjlèiie
Tous les corps fortement avides d'humidité déterminent cette transformation : l'acide sulfurique, lacide phosphorique, et
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surtout le chlorure de zinc opèrent la décomposition la pius nette. En général, c'est ce dernier sel qu'on emploie pour obtenir l'amylène pur. Dans ce but, on introduit dans un appareil dislillatoire un mélange formé d'huile de pomme de terre et de chlorure de zinc fondu, puis on chaulTe lentement la masse jusqu'à l'ébullition. Le liquide qui passe dans le récipient est mis ensuite dans une cornue de verre à laquelle s'adapte un récipient convenablement refroidi; on chaufle peu à peu au bain marie, en ayant soin de ne pas dépasser 60", et l'amylène presque pur distille.
On achève de purifier cet hydrocarbure eu l'agitant avec de l'acide sulfurique, et en le soumettant enfin à une dernière rectification.
Quoique modérée par la manière dont l'opération est conduite, l'action du chlorure de zinc sur l'alcool amylique donne toujours naissance à de petites quantités de paramylène et de métamylène, qu'on peut extraire des dernières portions du liquide à distiller. Mais il est préférable, lorsqu'on veut obtenir ces hydrocarbures, de distiller spécialement, à deux ou trois reprises successives, l'alcool amylique sur du chlorure de zinc. Le produit obtenu finalement est presque exclusivement formé par ces deux dérivés de l'amylène.
Acide valérianique, C1UH''0:J,HÛ.
L'acide valérianique est liquide et incolore; son odeur nauséabonde rappelle celle de la valériane ; sa saveur est à la fois amère et piquante ; il produit, comme l'eau oxygénée, des taches blanches sur la langue ; on peut l'enflammer : il brûle alors avec une flamme éclairante et en répandant de la fuméi".
La densité de l'acide valérianique liquide correspond au nombre 0,937 ; celle de sa vapeur est représentée par 3,57.
L'eau dissout fort peu l'acide valérianique et le transforme en un hydrate à trois équivalents d'eau. L'alcool et l'éther dissolvent au contraire de grandes quantités de cet acide.
Le chlore attaque l'acide valérianique et donne naissance à deux dérivés chlorés dont voici les noms et les formules :
Acidiî rlilorovalèrisiqne. . . . C10Hi5C13Ol,HO Acido clilvrovalé.-osiiiue. . . . Ci"H3CliOi,ilO
ALC
L'acide \aléiiauiqiic se combine avec l'alcool, l'esprit-de-bois, l'huile de pomme de terre, et produit les trois cthers suivants :
Vak'riaiiate d'cthyle ou éiher va-
lcna„i,|uc C4H50,C10H903
\'ali;ii:inalcdeiii(;liiyle ou élher valOiianique de l'e»['ril de bois C2H3O,C10H9O3
Valùii.inate d'amyle ou éll;er valet iaiiiquo di; l'imile do pomme do teiro CiOHiiO,CiOH905
Le valériauatc d'éthylo, traité à son tour par l'ammoniaque, se convertit en valératnide, C'0H"AzO2; l'acide pbosphoriqiie anhydre le change en valéranilrile, C'^H^Az.
Lucide vaiérianique se forme pendant la décomposition spontanée de presque toutes les matières animales ou végétales : le fromage, les farines avariées en renferment toujours de petites quantités L'indigo, l'essence de camomille, les matières proléiqucs, le lycopode, l'alcool amylique, chauffés en présence des solutions alcalines, dégagent de l'acide vaiérianique. Les corps gras, Iraités par l'acide azotique, s'oxydent et fournissent plusieurs produits, parmi lesquels se rencontre l'acide vaiérianique.
Eu général, on prépare l'acide vaiérianique en chauffant pendant quelques heures à 200° un ballon qui contient un mélange formé de :
Huile de pomme de terre. . . 1 partie Chaux potassée 10 parties.
II se dégage bientôt de l'hydrogène pur, de l'hydrogène carbone , puis ces deux gaz cessent de se former et l'action s'arrête. A ce moment on bouche le ballon et on le laisse refroidir ainsi fermé. Dès qu'il est bien froid, il faut l'ouvrir sous l'eau pour éviter l'inflammation de la niasse, et eu secouant, délayer cette masse dans l'eau. La liqueur est ensuite additionnée d'un excès d'acide sulfurique et soumise enOn à la distillation. Il passe de l'acide vaiérianique à peu prè^ pur dans le récipient.
On achève l;i purification de l'acide vaiérianique en l'unissant à la soude, puis en distillant sur de l'acide phosphorique le va- \érianate de soude obtenu.
L'acide vaiérianique peut être facilement extrait de la racine de valériane : il suffit, en cfiet, de laisser digérer cette rncine pendant vingt-quatre heures dans de Peau qui contient un peu d'acide sullurique et de bichromate de potasse. La liqueur soumise T. I.
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ensuite à te distillation donne de l'acide vaiérianique.
Valérianates. — Excepté les valériunates d'argent et de protoxyde de mercure, tous les sels formés par l'acide vaiérianique sont solubles dans l'eau.
Les valérianates à l'état sec sont inodores, mais ils répandent une odeur caractéristique de valériane dès qu'ils absorbent de l'humidité.
Sous l'influence d'un courant électrique, le valérianate de potasse donne un mélange de bulène C^ti» et de bulyle CSH».
Soumis à la distillation sèche, le valérianate de chaux se convertit en valérone. Dans les mêmes conditions, le valérianate de baryte fournit le valcral.
En médecine, on emploie comme calmants les valérianates de zinc, d'ammoniaque et de quinine.
Acide mlfamylique. Cioiino,-2S03,HO.
Cet acide est cristallisable et soluble dans l'eau; comme tous les acides viuiques, il se décompose, au contact de l'eau bouillante, en acide sulfurique et en alcool amylique :
Ci0HiiO,2SOJ,HO + 2H0
Acide sulfamyliqn
Égale :