‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 76 sur 129 · AL · texte numérisé non relu

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M.Desvaiiï [Joum. de lioi., m, p. 120) en a donné les caracl. suivants: Cal. campanule, persistant, 5-fide; lanières inégales, pointues. Cor. papilionacée. Élam. diadelphes 'i9ell). Légume comprimé ou subcylindrique, moniliforme , se désunissant Onalemenl en quantité d'articles monospermes, indéhiscents. — Herbes. Stipules et bractées scarieuses ; feuillessimples, indivisées ; grappes oppositifoliées ou terminales, lâches; fleurs géminées ou solitaires ; corolle blanche ourougeâtre, à peine plus longue que le calice. — Ce g., propre aux régions intertropicales de l'ancien continent, renferme 19 espèces. (Sp.)

ALYSIDIUM (à).u(7'^iov , petite chaîne ; formedesfilaments). bot. cr. — G. de Champignons créé par Kunze [Mijcol. Heft., 1, p. u, t. 1, f. 6) , caractérisé par des filaments rapprochés, droits, simples, transparents et articulés ; les articles en sont ovales et se séparent les uns des autres sous la forme de spores. On n'en connaît encore que VA. fulviim, trouvé sur le bois pourri des saules , dans la Lusace. Persoon [Myc. Enrop.) réunit ce g. àVAcrosporium, et M. Fries au g. Oidiiim. (Liîv.)

*AL1'SIE. Alysium (a)jTiov, petite chaîne). BOT. CR. — G. monotype de la famille des Phycées, créé par Agardh sur une Algue brésilienne que Merlens plaçait parmi les Ulves. Comme on n'en a pas encore vu la fructification, sa véritable place est incertaine dans le système. Son organisation remarquable nous fait penser qu'elle pourrait bien se rapprocher des Corallines.el n'être qu'une esp. non encroûtée de ce g. ou d'un g. voisin. La plupart des zoologistes qui ont fait une étude spéciale des Polypiers sont maintenant convaincus que lesCorallines sont de vraies Phycées. Nous-mèmc, nous avons observé chez une espèce de Cuba, non encore recouverte de calcaire, que la structure était évidemment cellulaire, et se rapprochait beaucoup, la forme des mailles du réseau exceptée, de celle qu'Agardh attribue au genre dont il s'agit. Pour revenir au g. Alysium, en voici les caract. diagnostiques essentiels : Fronde articulée (comme dans le Otoîidria articulata), tubuleuse, dichotome, à articles ovales, longs de2 à 3 lignes, séparés par un rétrécissement en forme de col. Les rameaux partent du sommet des articles. La

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couleur de cette plante est verte , et sa consistance membraneuse. A la loupe, on la trouve composée de fibres hyalines formant des aréoles pentagones réunies par une mem brane. Nous avons déjà dit qu'elle croît sur les côtes du Brésil. Nous ne pensons pas qu'elle ait été trouvée ailleurs. (C. M.)

ALYSOIV. INS. — G. de la famille des Crabroniens, de l'ordre des Hyménoptères , s . des Porte-aiguillon, établi par Jurine, adopté par Latreille et tous les autres entomologistes, et confondu d'abord avec les Pompilus par Fabricius. Il se distingue facilement des Crabio et des g. voisins par des ant. filiformes; des mandib. tridenlées; un mctathorax muni d'une épine à son extrémité postérieure , et surtout par des ailes pourvues de 3 cellules cubitales (les 2 premières recevant chacune une nervure récurrente) , et (les pattes grêles avec le 1" art. des tarses fort long , et les cuisses poster, armées d'une pointe vers leur extrémité. — On ne connaît que quelques esp. de ce g. dont le type est l'A. lanicomis Latr. ( Pompilus lunicornis Fab.), répandu dans une grande partie de l'Europe. (Bl.)

* ALYSPHiERIA (contraction d'a^ucjiî , chaîne; <rtpa?pz, sphère), bot.cr. — M.Turpin, dans un travail sur l'Organographie végétale {Mém. du 3/uséum. 1827 , , a donné ce nom à un groupe de plantes qui ont été classées par la plupart des auteurs, parmi les Lichens, dans le g. Lepra ou Lepraria, et que l'on peut regarder comme des états primordiaux de Lichens qui n'ont pas encore été trouvés pourvus d'apothèces permettant de savoir exactement quelle place ils doivent occuper. Le g. Alysphœna présente des globules entremêlés de fibres ou filaments. Il a été rapproche des Nostocinées par M. Kutzing, et M. Meneghini le rapporte, avec doute, aux Leptomitées. Les globules de ces végétaux peuvent , d'après M. Turpin , être considérés comme les apothèccs d'un thalle fibreux, légèrement aplati, ou cora'.loïde, dont ils émanent directement. Ce micrographe a figuré G esp. de ce g., qu'il désigne comme le 2""^ degré de l'organisation végétale dont le g. Globuline forme le I".

(Bréb.)

ALYSSIIV'ÉES. BOT. pn. — Tribu établie par M. De Candolle dans la famille des Crucifères, r^. ce mot. (Ad. J.)

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•ALYSSOIDE. Alys'ioicles, DC. (acÀucrorov, alysson ; tïSoz, forme), bot. ph. — M. De Candolle donne ce nom à un s.-g. de ses resicaria ; mais les 2 esp. sur lesquelles il le fonde sont de vrais Alysson. (Sp.)

AIA'S^ON. Alyssiim , L. (ex parte). ; ^dtj~ selon, Scopol.; Meniocus , Desv. ; Aurinia et Odonlarrheua , C. A. Meyer. ; Alyssoides, D.C. {sub l^esicaria). [alvutyov , nom grec d'une plante que l'on rapporte à la Passerage ; à priv.; ÀvCTcra, rage), bot. pu. — G. de la famille des Crucifères, tribu des Siliculeuses. Nous lui avons assigné les caract. suivants [Suites à Biiff. , Plant, plian. , G, p. 476) : Sépales ascendants ou dressés, naviculaires, égaux. Pétales indivisés ou bifldes, onguiculés. Glandules4, dentiformes ou séliformes, opposées aux sépales latéraux. Étam. 6 ; filets anisomètres , ascendants , arqués, appendiculés (du moins les impairs; par exception tous inappendiculés , mais marginés) ou 1-dentés à leur base; anth, profondément cordiformes à la base. Ovaire comprimé, 2-loculaire; loges 1-2-4-ou Covulées. Style filiforme ou subulé. Stigm. pelté, subhémisphérique. Silicule comprimée ou aplatie (parallèlement au diaphragme), courte , 2-loculaire, 2-valve, apiculée ou cuspidée; loges 1-6-spermcs; valves planes ou convexes, écarénées, immarginées, innervées; nervures placenlairiennes, filiformes, incluses. Graines ailées ou marginées, lenticulaires, suspendues, lisses, solitaires, ou collatérales, ou bisériées. Cotyl. reclilignes, presque planes, accombants. — Herbes quelquefois sulTrutescentes, en général cotonneuses(pubescenceétoilée) ; feuilles très entières ou rarement sinnées-dentées; grappes terminales (soit solitaires, soit en cyme),ou tcrminalesetoppositifoliées, nues, multidores; pédicclles filiformes: ceux des fleurs épanouies en général sublasligiés; fleurs petites, jaunes, —Ce g. est propre aux régions extra-tropicales du nord de l'ancien continent. Le nombre des esp. (en excluant les doubles emplois et les esp. qui constituent le g. /s^oH/Vya, Adans.) est d'environ 12; plusieurs se cultivent comme plantes d'ornement. (Sp.)

•ALVTES (à)ÛT-/i;, au propre, licteur, et signifiant, ici, qui lie, qui attache, pour faire allusion à la manière dont le mâle, chez la icule esp. qui constitue ce g., dispose au-

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tour de ses cuisses les œufs de sa femelle, au fureta mesure qu'ils sortentdu cloaque). REPT. — G. de Batraciens anoures , de la famille des Raniformes, dont la mâchoire supérieure est garnie de dents, et dont l'extré- i mité des doigts n'est point dilatée en disque, , comme cela s'observe chez les Rainettes. Ses caract. sont les suivants : Langue circulaire, épaisse, entière, adhérente, creusée de quelques sillons longitudinaux; dents vomériennes, formant, en arrière des narines internes, une longue rangée transversale, à peine interrompue au milieu; tympan dis- . tinct; trompesd'Eustachi tréspetites;4 doigts libres; 5 orteils réunis en partie par une ; membrane épaisse ; saillie du premier os , cunéiforme, peu développée, non tranchante. — C'est à Wagler qu'on doit l'établissement du g. Alylea; jusqu'à lui, l'èsp. qui en est le type avait été rangée avec les Crapauds, quoiqu'elle ai l des dents à la mâchoire super, et au palais, et que ceux-ci en soient complètement dépourvus. L'A. accoucheur {.4.

ofoïe<>'tca»!.'i), car c'est ainsi qu'on le nomme, se trouve assez communément en France, en Suisse, en Allemagne. Sa voix, qu'il fait souvent entendre dans les belles soirées d'été, ressemble au son d'une clochette de verre» Les deux sexes se recherchent et s'accouplent sur la fin de mars et vers le commencement d'avril; la femelle pond 50 à (10 œufs d'un jaune pâle, gros comme des grains de chénevis; elle est aidée dans ce travail parle mâle qui , à leur sortie, saisit ces œufs disposés en chapelet, elles tourneautour de ses cuisses; puis, ainsi chargé , il se retire dans des trous souterrains, à deux ou trois pieds de profondeur, où il demeure complètement enfermé jusqu'à la parfaite maturité des œufs, qu'il transporte alors dans l'eau, où s'opère l'éclosion. (G. B.)

ALYTOSPORIUM [Slvzaz, indissoluble ; a-Koni, emence). bot. cr. — G. de Champignons créé par le professeur Link pour placer quelques esp. de Sporoirichutn dont les filaments sont colorés. Il est caractérisé par des filaments ramcux, cloisonnés, auxquels adhèrent des spores simples, rondes ou ovales, très petites. M. Fries considère les esp. qu'il renferme comme le Mycélium de quelques Cham[)ignons. L\4. croceuin, Link, que l'on trouve sous un grand nombre de noms dans les auteurs, est le Tlielepkora sulfurea

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Fr„ et V^i. rosenm Elirenb. , est le Cladobotryon varium Nées. Ce g. doit être effacé delà Mycologie, quoiqu'il ait été conservé dans la 2"" édition du St/siema der Pilze. (LÉv.) ALlTtlA , Banks et Sol., Cynopogon, Forst.(à').v^î, tristesse : allusion au sombre feuillage de ces plantes ). bot. pu. — G. de la famille des Apocynacées, tribu des Ophioxylées, créé par Banks et Solander { Ex R. Bro. Prod. ) et dont les caract. distinclifs sont: Cal. 5-fide. Cor. hypogyne , hypocratérimorphe , à gorge nue ou barbue, à 5 lobes obliques. Étam. 5, incluses, insérées à la gorge de la corolle; anlh. ovales , jBubsessiles.Ovaires 2; ovules superposés, peu nombreux, insérés sur la suture ventrale introfléchie. Sty.les presque coudés; stigm. obtus, nu ou rarement barbu. Drupes 2, (l'un avortant quelquefois), pédicules, simples, monospermes ou composés-lomentiformes; cloison coquillée,semi-bi-loculaire, naissant d'une suture un peu saillante.

Grainesbiparties.insérées dans un sillon ventral, àla commissure de la cloison. Embryon diessé ou courbe , dans l'axe solide d'un albumen corné, replié-lobuiéjcotyl. oblongs, obtus, à radicule infère. Les Aluxia sont des arbrisseaux glabres, lactescents, à feuilles verticillées ou rarement opposées, coriaces, toujours vertes , à fleurs axillaires ou terminales, quelquefois disposées en épis, blanches, d'une odeur agréable. Ils habitent les parties chaudes de l'Australasie et de l'Asielropicale.On en connaît unequinzaine, dont VA. daphnoides est souvent cultivée dans les jardins. (C. L.)

ALZATEA (nom d'homme), bot. pr. — G. de la famille des Célastrinées, tribu des Évonymées, créé par Ruiz et Pavon [FI. yer. Prod.) qui lui donnent pour caract. :Cal. 5fide,5-gone, persistant. Pélalesnuls. Étam. 5, hypogynes? Style 1. Caps, obcordiforme , biloculaire, loculicide-bivalve. Graines nombreuses, superposées, ceintes d'une membrane.-Ceg., encore incomplètement connu, necontientqu'uneesp.,r.^.i;e)-aci7/«Ja; c'est un arbre à feuilles obovées, échancrées , à fleurs disposées en corymbe , et qui a été trouvé dans les forêts du Pérou , près du lieu appelé le Messapata. Ce g. rentrerait probablement dans le g. Mayienus , si ses fleurs n'étaient point apétales. ^C. L.)

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• AHIACARUS (à priv. ; i^axap, a'poç, humeur). INS. — G. de Coléoptères tétramcres, famille des Hélopiens, tribu des Cislélides, établi par M. Dejean dans son dernier Catalogue, où il le place entre les g. Myceiocharis de Latreille , et Omophlus de Mégerle. Ce g., dont il n'a pas publié les caract. , est fondé sur une seule esp. du Brésil nommée l>ar lui, A. ■singosui. (D.)

AMADEA, Adam. bot. ph. — Synon.

d'Andrnsace. V. ce mot. (C. L.)

•AMADIXA (5/xa, ensemble; (îivoç, n', tournoyant; lisez Hamadina). ois. — G. de l'ordre des Passereaux et des Conirostres de Cuvier, formé par Swainson, et faisant partie de sa s.-famille des Coccoihraustinœ, dans sa famille des FringilUdœ. Les caract. en sont, d'après cet auteur (Oasx. of Birds.) : Taille très petite; bec très court, conique; ailes pointues, à penne bâtarde, petite; pattes médiocres ou petites. Ce groupe répond à celui des Bengalis des auteurs français.

Toutes les esp. de ce g. habitent les régions tropicales de l'ancien monde. L'auteur les subdivise en 5 s.-g., qui sont :

1° EsTRELDA, Sw. : Bcc petit, médiocre; queue allongée, étagée ou arrondie ; pieds médiocres; tarse plus long que le pouce. — Espèce-type, Friiigilla Beiigalus L.,Vieill.; Bengali mariposa Buff.; Elit., 115-1; Eslrelda Pliœnicolis Swains. ( Birds of Jf^est. Afr., I, 192, pi. 14.).

2° Amadina , Sw. : Taille plus forte ; bec court, très épais et large à sa base; queue courte, arrondie ou carrée; tarse plus long que le pouce. Esp.-typcs, Loxia fusciata, Fringilla nilens (ou Cambasou).

"3° Spermestes, Svt'. : Bec court, épais; pieds à doigts très allongés, le médiansurtout;ongles également fort longs et grêles, l'intermédiaire et le poster, surtout; queue courte, carrée ou étagée (chez les esp. de l'Inde, particulièrement). Esp. -types : £oaria 7>/a/occa, ou Gros-Bec-Jacobin;Zoj/a/7HMC«//a»'ia,ouGroS' Becdcs Moluques; Eid., 139-1.— M. Swainson leur réunit une esp. africaine, son Spermestes cucullala [IVesl.Afr. 1, 201), comme esp. de transition entre les esp. à doigts courts du groupe précédent elles esp. à longs doigts du groupe actuel, lesquelles appartiennentàl'Inde.Nous croyons reconnaître cet oiseau dans le Loxia prasipteron (Lesson , fi^vuezooL, 1839, p. JO-l).

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Celte petite div., remarquable par la grosseur du bec, la longueur des doigts et des ongles, nous paraît assez naturelle, en ce qu'elle renferme des espèces qui, d'après M. Swainson, se nourriraient principalement des graines de grandes graminées ou de certaines espèces de roseaux. La force de leur bec, ainsi que la longueur de leurs doigts et de leurs ongles, leur serviraient admirablement pour concasser lesgraines et setenircrampoiinées sur les liges glissantes deces grandes plantes exotiques. On retrouve ces mêmes caract. joints aux mêmes mœurs chez le Pinson de riz d'Amérique.

4oERTTnoRA, Sw. : Rec gros, conique, allongé; queue fort longue, étagêe et finissant en pointe. — Esp.-type, FriurjUla qaadricolor Gmt\. [Enl., 101-2), on Friwjilla syhœnura, Gros-Bec longicône,Tem. {Col., 96-1,2,3) ou Eryihura viridis Sy/.{Clasf. of Birds., ii, p. 280.) Nous ne concevons pas pourquoi M. Swainson a donné ce 3""^ nom spécifique à un oiseau qui en avait déjà deux. Il eût été plus conséquent de lui rendre son nom primitif de quadncolor Gmel., queTemmink avait déjà eu tort de changer en celui de sphœmira.

5° Pytelia, Sw. : Bec mince, conique, allongé; ailes à rémiges courtes, dont la 1'^"' est rétrécie ou échancrée au côté interne près de la pointe; queue arrondie ou étagée; pieds très petits , à doigts latéraux , égaux et fort courts.

Esp.-types : Frhigilla elegans Gmel., ou le Beau-Marquet [Enl. ,20^-\ ); Pytelia PhœnicopleraS'<f}.{Wesl. Aff., 1,203, pi. 16); toutes deux du Sénégal.

Il est facile de reconnaître que, sous le nom générique d'Amadiim, g. subdivisé en 5 s.-g. ou petites sections, M. Swainson a réuni la plupart de nos anciens Scnégalis et Bengalis (n'y ajoutant toutefois aucune esp. analogue du nouveau Monde) qui différent de toutes celles de l'ancien , en ce qu'ellcsn'onljamais de penne bàlardecourte, et que leur 1" penne, au contraire, n'est qu'un peu moins longue que la seconde. C'est ce caractère, lire de la forme des ailes, et établissant une distinction géographique entre tous ces petils Fringilles de l'ancien et du nouveau Monde, qui nous a paru donner le plus de valeur à l'établissement du g. Amadinn de Swainson . et de ses

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subdivisions, que nous adoptons. (Lafr.) AM.IDIS ou AMIRAL AMADIS (nom

d'homme). MOLL. — Nom d'une belle esp. de? Cône , Conu^ Amadis {P^. cône). (Desh.).^ AMADOU. Iijiiiariitm, Pline. — Ce mot,' qui appartient à la langue française, sertàj désigner une substance préparée pour prendre et conserver le feu. Parmi les substances qui jouissent de cette propriété, on dislingue un grand nombre de végétaux dontt. les tiges et les feuilles sont couvertes de poils longs, épais et soyeux, comme les Armoises, les Morines, etc. L'Amadou de Panama est formé avec le duvet de la face infér. des feuilles du Melastoma sericea h., des fleurs de beaucoup de composées : en raison des poils de l'involucre, des aigrettes, des graines et des soies du réceptacle , dans le Gnaplialium ilalicnm W., Y Echinops slrigosus L. ,l'Atractylii gummiftira L., VAndromacltia igiiiaria Humb. etc. A l'Ile-de-Frante on en obtient une esp. particulière du liber de l'Afoulh ou Ficus terebraia W. , et dans beaucoup d'endroits, on se sertde chiffons à moitié brûlés. Le véritable Amadou provient de quelques Champignons qui appartiennent au genre Polyporus. Le Polyporiis igiiiariits et le /'. fomenlarins sont les deux esp. les plus avantageuses pour cette fabrication , à cause de leur fréquence et de leur volume. On pourrait en retirer du Polyporus liibis Pries , londosus Pers. , pinicola Pries, laccaïusVçvs., etc., mais ils n'ont pas assez d'épaisseur. Pour préparer l'Amadou, on enlève la partie super, du chapeau, qui est dure, comme ligneuse, et la couche de pores qui garnit la face infér. ; on coupe le tissu par tranches que l'on fait macérer dans l'eau pour les ramollir, et on lesbatensuite avec un marteau de bois sur un billot, pour les étendre. Cette opération renouvelée trois ou quatre fois, on obtient de chaque tranche une lame d'Amadou, qu'il suffit de tremper dans une solution de nitrate de potasse. Quelques personnes se contentent de le frotter avec de la poudre à canon; mais celte préparation le rend noir. C'est ainsi que nous le recevions autrefois d'Allemagne, sous forme de mèches. Persoon {Champ, com. p. 92) dit que les bûcherons des Vosges enterrent le Bolet coupe par tranches, et l'arrosent ensuite avec de l'urine. L'Amadou préparé avec le maillet ne

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diffère (le l'Agaric des chirurgiens (f. ce mot) qu'en ce qu'il n'est pas salpêtre. On en obtient quelquefois des lames d'une très grande étendue , et qui , molles, souples, très légères , ressemblent à un feutre. Glcdilsch {M éih.Fuiifj.) dit avoir ^u en Franconie des paysans vêtus d'habits confectionnés avec cette singulière étoffe.

Les Polypores ne sont pas les seuls Champignons avec lesquels on puisse préparer de l'Amadou. L'Agaric labyrin lii • forme , Dœdalea qucrcinu Pcrs. , préparé comme je viens de le dire, en donne de très bon. La base des grandes espèces de Lycoperdon , comme les L. cœlaium Bull., gignuieim Balsch, trempée dans une solution de nitrate de potasse, remplace très bien l'Amadou ordinairc.Dans quelques contrées de France, en Hongrie, en Moldavie, j'ai vu employer le bois pourri ; mais, en examinant attentivement, on s'aperçoit facilement que la substance ligneuse a été détruite et remplacée à mesure par le mycélium de quelques Champignons. On appelle Amadou blanc, celui que l'on relire des Xylosuoma et des Racodium qui ont cette couleur. J'ai reçu de feu Simonnet un morceau de Xyloslroma giganteitm Tode, qui prenait feu avec la plus grande facilité, et qui dégageait, en brûlant, une odeur d'encens très agréable. (Liiv.)

AMADOLVIER; Dolet, Agaric amadou- \ieT;Bole.ius igiiiarius L.; Polyporus igniarius Fr. BOT. CR — Espèce de Champignons d'où l'on tire l'Amadou (/^. Amadou). On pourrait donner ce nom à toutes les espèces de Polypores, tels que les P. fomcniarhis Fr., HiOls Fr. , dryadeiis P. , pinicola Fr. , laccaïus Pers. ; mais il désigne particulièrement le P. igniarius , quoiqu'il fournisse un Amadou infér. en qualité à celui qu'on relire du P. fomemarius. Pauletafait le g. Pyreium de ces Champignons et de quelques autres, qui, comme \esHimantia et les Xyloslroma, ont la propriété de prendre feu facilement. (Lév.)

AM.EBA. INF. — P\ Amoeba. (Duj.) AMiEBÉES. INF. P". Amoebées. (Duj.) * AMAGIUS. BOT. PII. — VArundo arena fia de Linné a été placé successivement dans un grand nombre de g. , tels que Calamayivsiis, Psaiiima, Ammophila et Amagris. Celui qui a prévalu est r^mmop/jiïa deHost,

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dont YAmagris de Presl n'est qu'un synonyme. F. AMMOPHILA. (A. R.) AMAIOUA , AMAIOA ou AHIAJOVA ,

Aubl.; IJexaclina, Willd. — Elirenbergia, Spr. (Nom de ces -arbres chez les Indiens). EOT. PII. — G. de la famille des Rubiacées, tribu des Gardéniées, fondé par Aublet {Guyaii. Suppl. 13, t. 375), etdonl voici les caract. : Ciil. ovaletubulé, conné avec rovaire,àlimbesupère, cylindrique, G denté, tardivement décidu. Cor. supère, hypocralcrimorphe, à tube cylindrique, dépassant le limbe calicinal, partagée en G lobes oblongs, étalés. Anth. G, linéaires, fossiles entre la gorge de la corolle. Ovaire infér., bitri-loculaire. Ovules nombreux , bisériés , horizontaux, anatropes. Style simple ; stigm. indivis, en massue. Baie obovale-oblongue, 2-3-loculaire, aréolée au sommet, munie d'une écorce. Graines déprimées - planes, suborbiculaires, distinctes des cloisons membranacées et horizontales. Embryon... — Ce g., imparfaitement connu, renferme des arbres ou des arbrisseaux indigènes dans l'Amérique tropicale, à feuilles opposées ou ternées, courtement pétiolées, nervées, glabres, munies de stipules oblongues , décidues. Les fleurs sont subsessiles cl disposées en corymbes au sommet des rameaux.

(C. L.) *AMALACTE. Amutacius (à«â/iaxTo;, lourd) INS. — G. de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionites , div. des Érirhinides, établi par Schœnherr, qui lui donne les caract. suivants : Anl. médiocres, peu fortes, insérées vers le sommet du rostre; funicule de 7 articles; le 1" court, obconique, le S'"' presque en massue ; les autres plus courts, tronqués au sommet, s'épaississant graduellement; massue ovale, dont les articles ne peuvent être distingués. Roslre allongé, robuste, cylindrique, grossissant un peu vers l'extrémité, à peine courbé- Yeux oblongs, déprimés. Thorax presque carré, tronqué anlé-ricurcmcut , légèrement bi-sinué à la base, un peu convexe en-dessus. Écusson petit, triangulaire. Élylrcs allongées, presque linéaires, non calleuses a l'extrémité, avec le;^ angles terminaux obtus. — Ce g. figure uans le dernier Catalogue de M. Dejean, qui y rapporte 3 esp., dont 1 de Cayenne et 2 du Sénégal. Nous ne citerons que là l", nommée par lui A.

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nigritus. et que, dans son précédent Catalogue, il avait placée dans le g. Rliynchœnus.

•AIHALE. Amalus (âaaiô;, mou), ins.

— G. de Coléoptères létrarnères, famille des Curculionites, div. des Erirliinides, établi par Schœnherr, qui lui donne les caract. suivants : Ant. peu longues, minces; funicule de 6 articles , les trois 1"* assez longs , coniques; le 1" épais, les autres courts, noueux; massue oblongue, ovale. Rostre allongé, presque mince, cylindrique, défléchi, arqué. Yeux latéraux, arrondis, peu saillants. Prothorax légèrement bi-sinué à sa base , un peu arrondi sur les côtés, plus étroit antérieurement, tronqué au sommet. Écusson très petit, à peine visible. Élytres brièvement subovales, légèrement convexes en-dessus , arrondies à l'extrémité , plus courtes que l'abdomen. Épaules obtusément anguleuses. Pattes médiocres , entièrement niutiques. Le corps, de grandeur médiocre, est brièvement ovale, sculpté, ailé, parsemé de quelques poils de grandeur médiocre. — Ce g. . adopté par M. Dejean {Catal., Z"" édii.), ne renferme qu'une seule esp., qui se trouve en France : c'est \tCurcHtio sconillum de Herbst ( Col. vi, p. 418 , n° 402, t. 92, fig. 13). Cette esp. appartenait auparavant au g. Falciyer de Mégerle, qui a été supprimé. (D.)

AMALGAME (aaa, ensemble ;X, expl.,>.auw, je marie), min. — Syn. de Mercure argental. ( f'^. Mercure.) (Diîl.)

AMALGAMES (aaa, ensemble; )., explétif; yamô), je marie), ciim. — C'est le nom qu'on donne aux combinaisons du mercure avec les autres métaux. Ces sortes d'alliages sont en général blancs, quelquefois susceptibles de cristalliser, presque tous décomposables à une température rouge.

Les principaux amalgames sont: 1° celui d'Étain, qui sert à étamer les glaces et à les mettre au tain; 2» celui de Bismuth, qu'on emploie pour étamer intérieurement les globes de verre ; 3° ceux d'Argent et d'Or, dont on se sert pour argenter ou dorer quelques métaux ou alliages, particulièrement le cuivre rouge, le laiton et le bronze. L'amalgame des argenteurs est formé de:

mercure, 85 parties, argent, 15 p.; celui des doreurs de: mercure, 90 et or, 10.— L'amalgame destiné à frotter les coussins des ma-

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chines électriques est formé de 50 p. de mercure, 25 p. d'étain et 25 p. de zinc. (Pel.)

•AMALLOCERUS (à priv.; u.ry.llii, duvet; xî'paç , corne), ins. — G. de Coléoptères tctramères, famille des Longicornes, établi par M. Dejean {Catat, 3"" édit.], qui le place immédiatement avant le g. Lophonocerus , Latr., appartenant à la tribu des Céramby cins de M. Serville. Ce g., dont il n'a pas pu blié les caract,, est fondé sur une seule es[i, du Brésil, qu'il nomme A. aculeaiu/!. (D.)

*AMALLOPODE. Amallopodus (à priv. ; ,ua).).o;, duvet; 7ro3; , ttoiÎoç , pied). INS. —G.

de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par M. Lequien, dans le Magasin zoologique de M. Guérin, 1833, 3'"' année. Ce g., qui ne figure pas dans le Catalogue de M. Dejean, appartient à la 1" subdiv. des Prioniens, et vient se placer entre les g. Tiiamis et Cienoscelis de M. Serville , dont il se distingue principalement par la forme de son corselet, armé latéralement d'une seule épine, par ses tarses sans brosses en-dessous, dont les articles sont cylindriques, et le 4"'« nullement bilobé. Il est fondé sur une seule esp., figurée, dans l'ouvrage précité, sous le nom A' A. scabrosus , qui lui a été donné par M. Dupont. (D.)

AMALOUASSE. ois. — Nom vulgaire de la Pie-Gricche. (C.d'O.)

AMALOUASSE-GARE. ois. —Syn. vulgaire du Gros-Bec dans quelques cantons de la France. (C. d'O.)

AMALTHÉ. Amalllieus (àu.âl9aa, chèvre, nourrice de Jupiter;par extension, ici, corne d'abondance), moll. — G. de Céphalopodes établi parMonlfort (Conchyl. Sysi. p. 90) sur une esp. d'Ammonite dont il place mal à propos le siphon contre le retour de la spire. (A.d'O.j

AMALTHÉE. Avmlihea (àfAx'ÀQîca, la chèvre Amalthée, nourrice de Jupiter), bot. pu. — Dénomination proposée par M. Desvaux pour désigner une forme particulière de fruits dans plusieurs Rosacées, dont le cal. ne devient point charnu après la floraison. L'auteur cite le fruit de l'Aigremoine comme type de cette esp. de fruits, dont la distinction n'a pas été adoptée. Lindiey le confond avec l'Étairion de M. Mirbel. f^. Étaieion'. (C. L.)

• AMALTIIOCÈRE. Amalihocera [dyjiâi-

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9«ca, chèifre, nourrice de Jupiter; x/p«ç, corne), ins. — G. de Lépidoptères, famille des Crépusculaires, créé par M. Boisduval, qui n'en a pas encore publié les caractères. Ce g., qu'il place dans sa tribu des jEgocérides, est fondé sur une seule esp. (du Sénégal) , nommée par lui A. tiphys, et représentée pi. 14, fig. 8, de son Species général des Lépidoptères , faisant suite au Buffon de Rorct. (D.)

AMAIVDE. Niicleiu (àfxu;ialY) , amande).

BOT. PII. — C'est toute la partie de la graine mûre placée sous l'épisperme ou tégument propre. Elle peut offrir, dans sa composition, deux modifications différentes. Tantôt, en effet, l'amande est formée par l'embrjon tout seul, c'est-à-dire par la partie de la graine qui, à l'époque de la germination, se développe en un nouveau végétal, comme dans le prunier, le haricot, le marronnier d'Inde, etc.; tantôt, outre l'embryon, elle contient un autre corps de nature variée , qu'on nomme endosperme , et qui , à l'époque de la germination, diminue, se détruit insensiblement , et finit même par disparaître presque complètement (/^. graine). (A. R.)

AMAIVDE. BOT. PH. — Fruit de l'Amandier. K. ce mot. (A. R.)

AMAIVDE [amandala, basse lat.; corruption d'umyrjdula, aiJ.-jySdi.l-n). moll. — Nom vulgaire de plusieurs coquilles. Ce nom s'applique : 1" à la Fenus peciinala Lin. [Cyilierea pecthiaia Lamk.) ; 2° à l'Arca barbalaou à VArca lacerata de Linné , Amande à cils; 3"àr^rca/";t,scûradeBruguière, Amande rôtie; 4° EnQn Plancus donne le nom d'Amande de mer à l'animal du Bullœa aperia. (Desii.) *AMA\DE amère. bot. cr. — Nom sous lequel Paulet {Traité des Champ., lom. n, p. 299, pi. cxi.in,fig. 1) a décrit une esp. d'Agaric dont la saveur et l'odeur rappellent exactement celles de l'Amande amère. Il croit en automne dans les environs de Paris. Il ne parait pas vénéneux, puisque les expériences faites sur les animaux ne les ont point incommodés. (LÉv.)

AMAIVDÏER. Aimjgdalus, Tourn. ( àavy- Saùrt, amandier), bot. pn. — G. ou s.-g. de la famille des Amygdalacécs ou Drupacées. Ce g., tout-à-fait conventionnel, ne diffère essentiellement des Prunus, auxquels l'avait

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réuni Linné, que par son drupe à mésocarpe non succulent, finalement presque coriace et irrégulièrement bivalve. La conformation du noyau, très variée suivant les espèces , ou même variable dans plusieurs, ne peut offrir aucun caractère générique. Le caract. distinctif que quelques auteurs ont cru trouver dans la vernalion des feuilles est tout-à-fait imaginaire. On en connaît .'> ou 6 esprl'une croît au Mexique; les autres croissent dans les régions extra-tropicales de l'ancien continent. Tout le monde sait que V Amandier commun ( A. communis , L. ) , se cultive comme arbre fruitier. Plusieurs autres esp. se plantent dans les bosquets d'ornements. (Sp.)

AMAIVITE. Amanita ( àfxavi'Tvjç, sorte de champignon; d'.'Luavoç, montagne de la Cilicie, sur laquelle on trouvait beaucoup de ces Champignons), bot. cr. — Galien , Paul d'Égine etquelques auteurs des 15"" et 16"^ siècles, comme Tragus.Sterbeeck, ont désigné sous ce nom les Cèpes ou Bolets proprement dits, tandis que Dillen , Haller, Adanson et d'autres, l'ont donné aux Champignons garnis de lames dont Linné a fait le g. Agaricm. Persoon et les auteurs modernes, pour faciliter l'élude de ce genre , le plus nombreux de tous en esp., l'ont divisé en plusieurs s.-genres. Les Amanites , qui composent le 1", peuvent être considérées comme des Champignonsdont l'organisation est portée au plus haut degré. Ce sont des Agarics dont le pédicule est nu ou muni d'un anneau, et qui, dansleur jeune âge, sont renfermées dans une volve , ce qui les a fait aç^%\e.T Agarics àbourse. M. Pries, en établissant les principales divisions du g. Agaric , sur la couleur des spores, s'est vu d.ms la nécessité de former 2 s.-genres des Amanites. Le 1", qui conserve le nom à'Ammiiia, a les spores blanches; le 2'"% qui les a rouges ou rosées, prend celui de ^o/raiia. C'est avec regret qu'on voit, dans le i.Vj/5fema myco/ogicum et dans VEpicrisis sijsiematis mijcologid du célèbre professeur de Lnnd. un groupe (dont les caractères naturels sont parfaitement distincts) partagé en deux sections si éloignées l'une de l'autre, qu'elles paraissent n'avoir aucun rapport entre elles. Les Amanites renferment à la fois les Champignons les plus recherchés pour la table el les plus vénéneux. F. Agaric. (Lkv.)

.\3iA\0A. DOT. m. — G. érabli par Aublet et ainsi appelé du nom d'Amanoua que les indigènes de la Guyane donnent à l'arbre qui lui a servi de lype. Il appartient !! !a famille des Euphorbiacées, et présente les caracl. suivants: Fleurs monoïques ou (îioiqiies, à cal. 4-5-parti , avec les divisions (liKjuel allernent quelquefois autant d'appendices pélaloïdcs. Dans les mâles:

5 étam. alternant avec autant de glandes ou avec les lobes d'un disque glanduleux, et insérées sous un rudiment de pistil simple ou trilobé. Dans les femelles : 3 sligm. tout-à- Tait ou presquesessiles et légèrement bilobcs, surmontant un ovaire porté sur un disque glanduleux, et creusé de 3 loges bi-ovulées. Le fruit est une caps, à péricarpe épais, s'ouvrant en 3 loges bivalves. Ce g., dans lequel vient se confondre le likhcvia de Yahl, comprend 3 esp. originaires de la Guyane ou des Antilles. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes, entières, glabres, épaisses; à fleurs réunies, sur des épis axillaires et terminaux, en petits pelotons mêlés de bractées écaillcuses , et dans lesquels une seule est femelle, lorsque toutes ne sont pas mâles. (Ad. J. )

AMATVSIE. Amamia (nom d'hommc).BOT.

CR. — Genre de la sous-famillc des Floridées (Phycées), fondé par Lamouroux, qui le dédia à son compatriote St-Amans , auteur de la F/ore agénaise. Lamouroux n'envisageait que la seule structure des espèces de ce genre, quand il lui assignait une place parmi ses Dictyotées; car, de son aveu même, il en connaissait à peine la fruclificalion. Il avait aussi complètement négligé de mentionner îa couleur; ce qui a droit d'étonner d'autant plus, qu'il est l'auteur d'uneclassification des Thalassiopliytcs,oùcccaract. jouelel"rôle.

Au reste , comme il le dit encore lui-même, il n'avait vu que des échantillons desséchés, et ne pouvait juger de leur couleur à l'élat de vie. Quoi qu'il en soit, voici dans quels termes il le définit : Mailles du réseau formant un hexagone régulier et allongé , avec les sommets aigus. Cette déflnition nous montre que cet habile phycologue savait mieux deviner les genres naturels que les bien définir.

M. Agardh , qui admet ce g. , en expose ainsi les caractères naturels : Racine sculiîorme. Fronde i lane. munie d'une côte qui

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se prolonge en se ramiilant (juelquefois en dessous , striée transversalement , pinnaii- Cdc ou prolifère, à segments linéaires, doru les sommets sont souvent roulés en volute. Fructification consistant en sporophylles agrégés , dans lesquels se voient des séminules réunies 4 par 4; couleur pourpre ou rose. Substance membraneuse. Structure aréoléc, c'est-à-dire composée de mailles régulières, hexagones, étroites, parallèlement et transversalement disposées, formant, par leurs sommets , des lignes plus obscures que le reste de la fronde , et , par leur condensation au milieu de celle-ci, donnant naissance à la côte qui la traverse.

Récemment, le genre qui nous occupe a été encore autrement circonscrit par M. Gréville, lequel y réunit des esp. qui ne nous semblent y tenir que par un rapprochement forcé. Selon ce phycologue, le Illnjiiphlœa oblusiloba Ag., et les Thamnopliora Scaforlhii et iriangidaris Ag., doivent rentrer dans le g. Amansie, qu'il caractérise ainsi : Fronde plane ou comprimée, membraneuse, obscurément parcourue par une côlc ou nervure, et souvent enroulée au sommet. Fructification : 1° capsules; 2° granules ternes. D'un autre côté, et sans plus de raisons de le faire, ou, pour mieux dire, contre toutes les lois de l'analogie , le même savant a distrait du genre qui nous occupe, pour la porter dans les Délesserics, VAmunsia fraxinifolia, que la structure aréolée de sa fronde et sa fructification sporophyllaire auraient dû mettre à l'abri d'une semblable réunion. Nous ne pouvons donner ici les motifs qui nous font avoir une opinion différente da célèbre cryptogamiste écossais. Nous les avons exposés dans notre travail sur les plantes cellulaires de Cuba, et nous y reviendrons au mot THAMNOPHORA.Le genre Amunxia est fort voisin du Claudea , si remarquable par l'élégance et par l'originalité de ses formes. Les Amansies vivent, en général, plus d'une année. Elles ne sont pas nombreuses en espèces. On en connaît sept, pour la plupart originaires des mers australes ou de l'Inde. Une seule, V Amansia jungermanmoides, a été trouvée dernièrement dans la mer Rouge. Depuis l'impression de cet article, M. Decaisne a céparé cette dernière esp. de ses congénères, pour en former le nouveau g. Leveillea, dont nous donnerons en ion 2i

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lieu les caract., en même temps que les motifs sur lesquels se fonde notre savant ami pour une telle séparation. (C. M.)

AMARA (àaapot, sillon), ins. - G. de Coléoptères penlamères, famille des Carabiques, tribu des Féroniens, établi par Bonelli et adopté par tous les entomologistes. M. Dejean, dans son Species général , le caractérise ainsi : Les trois premiers art. des tarses antérieurs dilatés dans les mâles , moins longs que larges, et fortement cordiformes. Dernier article des palpes allongé, légèrement ovalaire et tronqué à l'extrémité. Antennes filiformes et peu allongées. Lèvre supérieure en carré moins long que large, coupée carrément ou légèrement échancrée antérieurement. Mandibules peu avancées, plus ou moins arquées et peu aiguës. Une dent bifide au milieu de l'échancrure du menton. Corselet transversal , le plus souvent trapézoïde, quelquefois carré ou rétréci postérieurement et presque cordiforme. Élytres légèrement convexes , ordiiaairenient peu allongées, presque parallèles ou très légèrement ovalaires et arrondies à l'extrémité.

Les Amara sont des Carabiques de taille moyenne pour la plupart, presque tous ailés, de couleur métallique ou brune, rarement noire, souvent très agiles, quelquefois assez lourds. Ils se tiennent ordinairement sous les pierres, dans les champs, el de préférence dans les endroits secs et arides. M. Dejean , dans son dernier Catalogue , en mentionne 84 espèces, dont 30 seulement n'appartiennent pas à l'Europe et sont de la Sibérie ou du nord de l'Amérique. Nous citerons comme type du g. YAmara eurynola de Kugellann, qui se trouve partout en France. (D.)

*AMARACARPrS (àaa'pa, sillon; xotpiTOç,

fruit). noT. pii. — G. delà famille des Rubiacées , tribu des Cofféacées-Psychotriées, formé par Blume [Bijdr. 954 ) , et ainsi défini: Cal. ovale-tubulé, connéavec l'ovaire, à limbe supère 4-fide, inégal. Cor. supère, infundibuHforme , à gorge velue, à limbe profondément 4-Cde. Étam. 4, insérées à la gorge de la corolle? Ovaire infère... Style simple ; stigm. bilobé. Drupe bacciforme, bi-nuculé, couronné par le limbe du calice ; iiucules osseux, monospermes, sillonnés.

Graines... — Ce g. peu connu et incomplèle-

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ment établi ne renferme qu'une espice. C'esî un arbrisseau japonnais, petit, à rameaux nombreux, pubescents, garnis de feuilles opposées, courtement pétiolées , lancéolées, glabres en dessus, plus pâles en dessous et pubescentes le long des nervures; à stipules décidues, bifides au sommet, connées à la base. Les fleurs en sont petites, sessiles, solitaires dans l'aisselle des feuilles, rarement terminales , et bractéées à la base. (CL.)

•AMARACUS, Mœnch (àf^apaxo;, marjolaine). BOT. pH.— G.de la famille des Labiées, tribu des Saturéinées de Bentham [Labial. , p. 333), qui lui assigne les caract. suivants : Cal. ovale-campanulé, 13-nervé à la base» bi-labié; lèvre super, allongée, entière, dressée; lèvre infér. tronquée ou presque nulle, ou très courtement bidentée ; gorge nue. Cor. à tube saillant; limbe bi-labié; lèvre super, dressée, échancrée, presque plane; lèvre infér. fendue en 3 lanières entières , presque égales. Étam. 4, dressées, ascendantes; les inférieures un peu plus longues; filets glabres; antennes à 2 bourses distinctes , divergentes ou divariquées.

Style terminé en 2 branches, dont la super, plus courte; stigmates terminaux, petits. Fruit inconnu. — Sous -arbrisseaux glabres ou laineux. Feuilles très entières; fleurs agrégées en épillets oblongs; bractées orbiculaires, membranacées, colorées, lâchement imbriquées , beaucoup plus longues que le calice.

Bentham signale 2 esp. de ce g. L'une et l'autre croissent dans l'île de Candie. (Sp.)

AMARAIVTACÉES. Amaranlaceœ. bot, rn. — Famille de plantes dicotylédones apétales , à étamines hypogynes, offrant les caract. suiv. : Cal. scarieux, persistant, ordinairement à 5 ( rarement à 3 ) folioles. Étam. égales en nombre, opposées, à filets membraneux, le plus souvent élargis et monadelphes, tantôt simples, tantôt partagés chacun à leur sommet, en plusieurs lanières, dont la moyenne porte l'anthère, et dont les latérales se soudent quelquefois avec celles du filet voisin , d'où résulte un tube à iO dents alternativement anthérifères et stériles ; anthères à 1 ou à 2 loges ; sur les cinq , 2 manquent dans quelques g. Ovaire simple, libre, contenant, dans une loge unique, plusieurs ovules, ou plus souvent un seul, sus-

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pendus à autant de funicules qui se dressent du bas et du milieu de la loge. Stigni. simple ou compose, tantôt sessile, tantôt terminant un style. Le fruit est un utricule membraneux; les graines lenticulaires renferment, sous un test crustacé, un embryon iontournc autour d'un pcrisperme farineux et dirigeant sa radicule vers le hile. — Les plantes de cette famille sont des herbes ou des arbrisseaux à feuilles simples, opposées ou alternes, dépourvuesde stipules; à fleurs disposées en lèîes ou en épis, ordinairement hermaphrodites, quoique dans quelques cas rares les sexes soient séparés. Ces fleurs, vertes quelquefois, mais plus souvent colorées, sont fréquemment environnées et comme enveloppées de bractées scarieuses, colorées également, et en général accompagnées à leur base de 2 bracléoles, que M. Marlius a considérées comme un cal. tandis que notre calice est pour lui une corolle.— On doit à ce savant botaniste une monographie de cette famille , qu'il a aussi illustrée par un beau travail inséré dans le 2""' volume de ses iVoc. Gen.Pl. BranL, et c'est à lui que nous emprunterons la classification suivante des g., ainsi que les considérations sur la distribution géographique des Amarantacées. Des esp. connues, qui sont au nombre de 230 à peu près, les 3/4 se tiennent sous les tropiques, 1/4 seulement dans les climats tempérés. L'Amérique en fournit plus de la moitié, l'Asie plus d'1/3, la Nouvelle-Hollande y est pour 1/8, l'Afrique pour iz , et l'Europe pour ,'- seulement. Quoique l'économie domestique emploie quelques esp., à cause du mucilage abondant dans leurs feuilles, et quoique au Brésil des vertus extraordinaires soient attribuées à quelques Gowphrena, en général cette famille n'offre pas de propriétés bien remarquables.

GENRES

/. Toutei les (leurs développées.

k. Stigmate composé.

Digéra , Forsk. — Deei-ingia , R. Br. — Chamissoa, Kunth. — Charpentier a, Gaud.

— Allmannia, R Br. — Amaranlus, L. — jErua,F0Tsk.—Beyzelia, Mart. (non Brongn.) — ?Polychroa, Lour. — Celosia, L. — Cladottachys. Bon.— Lestibitdesia, Du Petit-Th.

— Oplpûteca, Nutt. — Gomphrena, L. —

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Uebanlhe, Mart. — Philoxerus, R. Br. — -ff»neu, Mart. — Iresmc, W. — Trommsdorffia, Mart.

B. Stigmate indivis.

Sertunem, Mart. — Pfaffla, Mart. — Mogiphanes, Mart. — Brandesia, Mart. — Bucliolzia, Mart. (non Lhérit.) — Aliernanlliera, Forsk. — Tricliinium, R. Br. — Psilothricum, Blum. — Plilolus , R. Br. — JVyssanthes, R. Br. — Achyranthes , L. — Leiospermitm, Wall. — Centroslachys, Wall.

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