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rangée d'étamines transformées, rapprochant parce caractère les Amaryllidées des genres de Monocolylédonées polyandres. Le style est simple, terminé par un stigmate très petit et à peine trilobé. L'ovaire infère est à trois loges qui contiennent chacune un nombre plus ou moins considérable d'ovules bisériés. Le fruit est une capsule à trois loges polyspermes , s'ouvrant en trois valves septifères sur le milieu de leur face interne. Rarement c'est une espèce de baie contenant seulement, et par avorlement, une à trois graines. Les graines sont tantôt globuleuses, tantôt, mais plus rarement, minces et planes. Leur embryon, souvent très petit , est cylindrique, placé dans un endosperme charnu.
Cette famille, telle que nous venons d'en tracer les caractères, est un démembrement des Narcissées de Jussieu. Elle comprend les genres réunis par cet illustre botaniste dans sa deuxième section, ceux à ovaire infère. R. Brown a partagé la famille des Narcissées de Jussieu en deux familles distinctes : 1° les Amaryllidées et les JJijpoxydées , qui ont l'ovaire infère ; 2° les HémérocalUdées , comprenant les genres à ovaire libre et supère. Nous pensons que cette dernière famille peut être réunie à celle des Liliacées, dans laquelle elle forme une simple tribu. Le même botaniste a également retiré de la famille des Narcissées le genre Bypoxis, qui, avecle Curculigo, conslituentun petitgroupe qui ne me paraît pas différent des vraies Narcissées ou Amaryllidées. Enfin, le genre Poncedera est devenu le type d'une famille nouvelle sous le nom de Pontédérées. P^. ce mot.
Le travail le plus étendu et le plus récent sur cette famille est celui deM. William Herbert. Sous le nom d'Amaryllidacées , il réunit un grand nombre de genres , dont quelques uns ne nous paraissent avoir aucun rapport avec les véritables Amaryllidées ; tels sont, par exemple, les genres Tamus et Z)io*corœa, appartenant à la famille des Diosrorées ou Asparaginées à ovaire infère. Il divise cette grande classe en cinq familles ou sous-ordres, sous les noms de : fXÉROPiiY- TÉES : Xeropliyta , Barbacenia , Fellozia ; i° HypoxydÉes : Curculigo , Hypoxis , etc. ; 3° Agavées : Agave, Fourcroya, et les genres TaTimselDioscorea; 4° Amaryllidées : Cyr-
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tanihus , Geihyllis , Pancratium , Crinum, amaryllis, etc.; 6° Narcissées : Narcissu»; 6° Galanthées : Galanlhus et Leucoium ; 1° ÏACCAcÉEs : Tacca et AiaccLa. Nous n'insisterons pas sur celle classification très peu naturelle , dans laquelle se trouvent rapprochés des genres qui ont entre eux peu d'analogie, comme V Agave et le l'amus, ou éloignés, pour former des familles distinctes des genres qu'on ne saurait séparer, sans rompre les rapports les plus naturels , par exemple : les gtmti Narcissus et Leucoium formant chacun le type d'une famille diffé- , rente des vraies Amaryllidées. Quant à la première des familles établies par M. Herbert sous le nom de Xérophyiées , elle fait partie des Broméliacées.
M. Lindley nous paraît, tout en suivant en partie le travail de son savant compatriote, avoir mieux limité la famille des Amaryllidées, en y disposant delà manière suivante les genres qu'il y rapporte :
§ \. HypoxydÉes :
Curculigo, Gaeertn. ; Hypoxis, L.; Ccdanllius, Schlecht.; Molinanihus, Herbert; Alslrœmeria , L. ; Collania , Herb. ; Sphœrine, Herb. -, Bomarea, Mirbel.
§ IL Agavéhs :
Fourcroya , Vent.; Agave L.; Doryanlhes, Correa; Bravoa, La Llave ; Ixiolirion, Fiscb. ; Tecophilea, Pœppig.
§ III. Amaryllidées :
Cyrlamlius, Ait.; Gaslronema, Herb.; Fallota, Herb. ; Sprekelia, Herb. ; Hippeaslrum , Herb.; Phycella, lÀndi.; Habranihm,UQTh.; Zephyraïuhes, Herb.; Haylockia, Herb.; Cooperia, Herb.; Spliœrolele, Presl; Pyrolirion, Herb.; Geihyllis, L. ; Siernbergia , Waldst. , et Kit.; Oporanlhus, Herb.; Lapiedra, Lag.; Corbularia , n&xy . ; Ajax , Salisb.; Quellia, Salisb.; JVurcissus, L.; Liriopc , Herb.; Clinanlhus, Herb. ; Repensa, Herb,; Carpodelus, Herb.; Coburgia, Herb.; Sleiiomesson, Herb.; Tapeinanlhus , Herb.; Pancrulium, Herh. ; Hymenocallis, Herb.; Ismcne, Ilerb.; CuUithauma^ Herb.; Caloslemma, R.Brown; Eurycles, Salisb, ; Eucrosia, Ker.; Grijjfinia, Ker.; Lycoris, Herb.; Clivia, Lindl.; Hœmari' tlius, L.; Buphane, lleTh.;Ammocliaris, Herb.; Amaryllis, L.; Cri)ium,L.; Bruiisvigia, Ker.; JVerine , Herb.; Slrumaria, Jacq. ; Itnhofia, Herb.; Hessea , Herh. ; Carpoliza , Salisb.
§ lY. Galantiiées :
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Galanthus L. ; JÎcis Salisb. ; Leucoium L.
Nous sommes loin d'adopter tous les genres dont nous venons de présenter l'énumératlon. Plusieurs sont établis sur des niodiflcalions de trop peu d'importance pour pouvoir être adoptés définitivement. Nous examinerons chacun de ces genres à sa place dans le courant de ce Dictionnaire. (A. R.)
AMARYLLIS (Nymphe chantée par les anciens), bot. ph. — G. formant le type de la famille des Amaryllidées, composé d'environ une soixantaine d'espèces, presque toutes originaires de l'Amérique méridionale , quelques unes du Cap de B.-Espérance ou de la Chine. Ce sont, en général, de belles plantes bulbeuses, remarquables par !a grandeur de leurs fleurs et l'éclat des couleurs dont elles sont peintes ; aussi un grand nombre de ces esp. font-elles l'ornement de nos serres el de nos jardins. Le g. Amaryllis peut être caractérisé de la manière suivante :
Fleurs renfermées, avant leur épanouissement, dans unespathecomposéed'uneoude £ pièces et contenant un nombre variable de fleurs entremêlées de bractées généralement très petites. Cal. adhérent par sa base à l'ovaire infère, à 6 divisions, un peu inégales , disposées sur 2 rangs et formant ainsi un calice plus ou moins infundibuliforme et irrégulier, très rarement régulier. Plus rarement les divisions sont étiilées et le calice est presque rotacé , à gorge tantôt nue, tantôt garnie d'écaillés. Élam. 6, attachées au tube du calice ; Qlets libres et ordinairement déclinés vers la partie inférieure de ?a fleur; anth. allongées et à 2 loges, attachées au filet par leur partie postérieure. Ovaire infère, à 3 loges, contenant chacune un grand nombre d'ovules disposés sur 2 rangées longitudinales, à l'angle interne de chaque loge. Style simple, ordinairement de la longueur des étamines, au milieu desquelles il est placé; il est cylindrique ou triangulaire et se termine par un stigmate trilobé ou à 3 divisions plus ou moins profondes. Capsule couronnée par 1-e limbe du calice souvent persistant, à 3 angles obtus, à 3 loges s'ouvrant, sur le milieu de leur face intc-rne , en 3 valves septifères. Les graines sont excessivement variables dans leur forme , tantôt presque globuleuses ou comprimées, planes et quelquefois minces
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et comme papyracées. Dans quelques espèces les loges sont monsspermes par avortement et les graines quelquefois enveloppées d'une espèce de pulpe charnue. Les Amaryllis ont des bulbes simples, tuniques, quelquefois très volumineux; des feuilles radicales quelquefois étroites et rubannées, d'autres fois plus ou moins larges; une hampe simple, nue, naissant du milieu de l'assemblage des feuilles. — Quoique ce g. soit assez naturel et que les esp. nombreuses qui le composent soient liées entr'elles par un ensemble de caract. ^ssez tranchés , quelques auteurs ont profité des différences qu'elles offrent, dans quelques uns de leurs organes, pour en former un très grand nombre de g., composés chacun d'un certain nombre d'espèces. Le travail le plus complet, sous ce rapport, est celui d'Herbert [Bol. mag. n° SGOfi et Amaryllideœ). Ce botaniste a disposé les esp. di' Amaryllis en 10 genres, sous les noms de Zephyranihes, Pyroliriou , Uabranlhus , Sprekelia, Hippeas- Irum , Leopoldia , Coburgia , P^allola , Lyco~ ris , et Ncrine; mais cette division n'a point été généralement adoptée, et ces g. sont considérés comme de simples sections dans le g. Amaryllis [V. pour leurs caract. chacun de ces mots). Le nombre des espèces d'Amaryllis qu'on cultive dans les jardins est très considérable, nous nous contenterons d'en citer ici quelques unes des plus remarquables.
1° \.'A. lutta L, , seule esp. qui soit originaire d'Europe; 2" VA. de Guernesey, [A. sarniensis L.); elle est originaire du Japon; mais un bâtiment qui en contenait une grande quantité, ayant fait naufrage sur les côtes sablonneuses de l'île de Guernesey, elle s'y est neutralisée, au point d'y être devenue une plante presque indigène; Z^A. Lis St-.Jacques [A.formosissima L.) , très belle esp. de l'Amérique méridionale, que l'on cultive très facilement et très abondamment à Paris , remarquable par sa grande fleur étalée, très Irrégulière el d'un rouge foncé; 4° A. regina L., originaire du Mexique, portant 4 à 5 grandes fleurs d'un rouge ponceau; b° A. Josephinœ Vent., du cap de Bonne-Espérance. C'est l'esp. la plus grande et la plus multiflore du genre. Sa hampe, longue de deux pieds et grosse en proportion, se termine par une ombelle simple, composée
Goiivcnl de 50 a GO fleurs roses, de 3 pouces de longueur. On peuJ encore citer, parmi les esp. les plus belles de ce g., les A. vittata , bellaàona, futuida, moluccann , etc. (A.. R.) * AMARYSSL'S (ci;jLap^:<7<7a), j-c brille), ins.
— G. de l'ordre des Lépidoptères diurnes , créé par Dalman et qui a pour type le papillon Machaon (A^. Papillon). (D.)
AMAS. Coiirjeries ( àiixoia> , €> , j'amasse).
— Sorte de gisement des substances minérales. On dit qu'un minéral ou une roclie est en amas, lorsqu'il constitue une matsc irrégulièrc qui semble comme enveloppée par d'autres substances. V. Tebrains et Gisement. (C. P.)
"AMASIA {amasius, a, galtant, e). ins. — G. de Coléoptères tétramères, famille des Chrysomélines, établi par M. Dejean [CaiaL, 3"" cdit.), qui n'en a pas publié les caractères. II y rapporte une seule esp. de Java , nommée par lui spinipes , vurians par de Haan et !'o/««H« par M. Buquet. (D.)
AMASIS (Nom propre), ins. — G. de la fam. des Tenthrédiniens (Porte-scie, Lat.), de l'ordre des Hyménoptères , section des Térébrans, établi par Leach , sur quelques esp. confondues parFabricius, Latreille, etc., avec le g. Cimbcx, et qui s'en distingue, surtout, par des ant. multi-articulées , rennées en massue, et n'ayant que leurs 4 ]"' art. distincts, les autres étant réunis par des mandib. bidentées et par des ailes dont les 2 l"-' cellules cubitales reçoivent chacune une nervure récurrente. On connaît une dizaine d'esp. de ce g. , dont la plupart sont indigènes. Les plus répandues en Europe sont Vy4. Jurinœ {Cimbex JitrinœLep.) et VA. lœia (Cimbex lœla Fab. etc). (Bl.)
7VMAS0IVIA(Th. Amason , voyageur en Amer.), bot. pu. — G. de la famille des Verbénacées, tribu des Egipbilées (Verbénées, Bartl.) proposé par Linné fils [SuppL, 294) pourremplacerleg. 7'a%«/ertd'Aublet.Cette substitution n'est pas généralemeni adoptée. Ijndley [Introd.) les regarde tous 2 comme distincts, mais probablement par erreur. V. Taligalea. (C. L.)
AMASPERME. Amasperma (aya, ensemble; air/pfiia, graine). BOT. CR. — G. de la famille des Algues, formé par Piafinesque, et si incomplètement décrit par cet auteur, que tous les écrivains systématiques l'ont passé sous silence. (C. L. )
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AMASTOZOAIRES. Amasictnaria [k priv. ; na.7To'ç, mamelle ;Çùov, animal) zool. — Dans sa classification zoologique , M. de Blainvillc a donné ce nom à un groupe du règne animal, comprenant les animaux vertébrés qui sont dépourvus de mamelles.
(C. D'O.) AMATA(nom myth.). ins.— G. de l'ordre des Lépidoptères, famille des Crépusculaires, établi parFabricius, et qui répond à celui qu'Illiger avait nommé antérieurement iV/zntomis. [y. ce mot.) (D.)
•AMATHIE. Amaihia (nom d'une Néréide). CRUST.— G. de l'ordre des Décapodes, famille des Oxyrliinques, établi par Pioux, qui l'a ainsi caractérisé : Carapace ayant la forme d'un triangle allongé et à base arrondie; rostre terminé par deux grandes pointes en cornes divergentes. Yeux petits, non rétractiles, toujours saillants. Epistome grand , presque aussi long que large. Troisième article des pattes -mâchoires externes dilaté en dehors et tronqué à ses deux angles internes. Pattes de la première paire plus courtes que les suivantes, filiformes chez les femelles, renflées chez les mâles; pattes suivantes longues et filiformes, avec leur article terminal long et aigu. Abdomen composé de sept segments dans les deux sexes. — La seule esp. connue est Y Amaihin rissoana PiOUX, qui se trouve dans la rade de Toulon. (H. L.)
•AMATHIE. Amathia (nom d'une Néréide). INS. — G. de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Phalénites, établi par nous [Hisl. nal. Lépidupi. de France), aux dépens du g. Acidolis de Treitschke, et dont les caract. sont: Ant. simples dans les 2 sexes. Bord terminal des ailes simple ou entier. Ailes super, seules, traversées par un grand nombre de lignes parallèles, ondulées ou séparées par bandes. Palpes très courts. Trompe longue. Ailes infér. des mâles ayant vers leur naissance et du côté interne, 2 petits appendices formantcommeune 3""' paire d'ailes. Chenilles lisses, à tête plate, échancrée ou bifide dans sa partie supérieure, et avec deux pointes au-dessus de l'anus. Chrysalide nue dans la terre. — Ce g. ne renferme que 4 esp. , qui se distinguent de toutes les autres Phalénites par les 2 appendices alaires dont nous avons parlé plus haut. Ces appendices ne sont qu'un
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prolongement du bord super, et interne des secondes ailes, replié sur lui-même, et qui ne se développe que dans le vol. Il est petit, de forme ovale, et bordé d'une frange de poils comme le reste des ailes , dont il fait partie. Nous citerons pour type de ce g. la Phalène à 6 ailes de Degeer {tom. ii , Mém. \i, pag. il9, pi. 9, fig.G-d). (D.)
AMATHIE. Amaihia ( une des 50 Néréides). POLYP. — Nom donné par Lamouroux aux Polypiers sertulariens, dont Lamarck a fait son g. Sérialaire [V. ce mot). (DuJ.)
• AMATHITIS (àyocOrTi;, qui se plaît sur le sable), ins. — G. de l'ordre des Coléoptères pentaméres , famille des Carabiques , tribu des Amaroides , élabli par Zimmermann aux dépens du g. Amara de Bonelli, et auquel il donne pour caract. essentiels: Dent simple au milieu du menton ; thorax en cœur. — Ce g., non adopté par M. Dejean, est fondé sur une seule esp., \ A. œgypiia de Kiug. Elle est ailée et habile l'Egypte. (D.)
* AMATHUS (âaa9o;, poussièrc). ins. — G. de la famille des Phryganiens, établi par Stephens, pour quelques esp. indigènes, Toisines des Hydropsyche , Piolet, dont Curlis avait déjà formé son g. Polyceniropas.
(Bl.) AMATHUSIE. Amalhusia (surnom de Vénus). INS. — G. de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, établi par Fabricius, qui lui donne pour caract. : Deux palpes longs, velus, à 3 articles, le 2'"' plus long que les autres , courbé ; le 3'"^ court et comprimé. Ant. filiformes. Pattes antér. en palatine. Type : Papilio pbidippiis de Java. (D.) •AMATODES. Amatodes. ins. — G. de l'ordre des Coléoptères hétéromères , famille des Mélasomes, tribu des Molurites, fondé par M. Dejean [Calai., 3'"' édit.), et par M. Solier, qui le caractérise ainsi, dans son Hssai sur les Collapténdes : Menton très petit, fortement évasé antérieurement en trapèze;bord antér. avec une échancrure profonde. Palpes maxillaires courts, épais, terminés par un article transverse, comprimé et notablement sécuriformc. Labre saillant, transverse, élargi et tronqué antérieurement. Ant. filiformes ou grossissant légèrement de la base à l'extrémité; 3'"« article presque aussi long que les 2 suivants réunis ; les 3 derniers moniliformes. Prolborax transverse, à tergum subdéprimé, anguleux sur les côtés, et for-
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manl un hexagone plus ou moins marqué.
Base tronquée carrément ou à peu près , el s'appliquant exactement contre celle des élytres. Corps court, peu ou point convexe, et couvert d'un duvet serré ou d'un enduit pulvérulent. — Ce g. a pour type la Pimelia gemmata de Fabricius , qui se trouve en Guinée , et à laquelle M. Dejean réunit 2 autres esp. du Sénégal, nommées par lui, l'une A. Petitii et l'autre A. hùsulula. (D.)
" AMAUROîMIA (àt^Lwpoç, obscur), ins. — G. de l'ordre des Coléoptères pentaméres, famille des Serricornes, tribu des Mélyrides , fondé par M. Westwood sur une seule esp. nommée par lui A. subœnea, et trouvée dans l'île de Corfou par M. Templeton. Ce g. se rapproche , à plusieurs égards , des Dasytes aides 3'Ielyris , mais plus particulièrement du g. Pelecophora Dej. Les caract. en sont figurés et décrits dans le 2"" vol. des Trans. de la Soc. eniom. de Londres, p. 175,pl. xiv, fig. 10. (D.)
* AMAURUS (àfAaupoç, sombre), ins. — G. de la famille dss Scutellériens, de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroptères ; établi par le docteur Burmeister ( Hand. der Euiom ). Ce g. s'éloigne sensiblement de ses congénères par l'aspect général et par les formes des parties des esp. qu'il renferme. Le corps est assez aplati. La tête presque carrée est divisée au milieu , en 2 parties. Les Ant. ont 4 articles, dont les 3 derniers offrent de chaque côté une expansion linéaire. Le sternum est sans carène; l'abd. est dépourvu d'épines à la base, les pattes sont courtes et robustes. Nous ne connaissons qu'une dizaine d'esp. de ce g. , propres à l'Afrique et à l'Asie australe; les plus répandues sont VA. déniants Burm. {Megymenum deniaiiim Guér.) de la Nouvelle-Hollande, et Y A. spinosus Burm., assez connus aux Indes Orientales. (Bl.)
*AMAUSITE. min.— Gerhard a décrit sous ce nom un minéral composé ou une roche qui paraît n'être qu'une variété de Leptinite, et qui, d'après Breithaupt, serait formée par l'esp. de Feldspath qu'il nomme OUgoclase. On la trouve aux environs de Namiest en Moravie, dans l'Erzgebirge en Silésie, etc. (Del.)
AMAZO\E. OIS. — Nom donné par Linné à une esp. de Bruant {Ewberiza amazona L.)-^ et parBuffon, aux esp. de Perroquets du nou- 24*
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veau continent, dont le fouet de Taile est garni de plumes rouges ou jaunes. (C. d'O.) AMBAIBA. Adam. bot. pn. — Synon. , selon Marcgraff et Pison , du Cecropia palmala. (C. L.)
AMBASSE. Arnbassis. — G. de Poissons de la famille des Percoides, à 2 dorsales distinctes, mais rapprochées, avec une pointe couchée en avant du 1" rayon épineux de la 1" nageoire du dos, des dents en velours aux 2 mâchoires et au palais; le bord infér. du préopercule a une double dentelure , le sousorbitaire est dentelé. — Commerson avait désigné sous ce nom un poisson de peu de valeur, à cause de son abondance dans l'étang salé de l'île Bourbon, nommé Lugol. On y prépare ce poisson comme nous le faisons des Anchois sur les bords de la Méditerranée, et on l'y emploie aux mêmes usages. Les autres esp. du g. sont également recherchées sur les côtes de l'Inde qu'elles habitent. Ainsi M. Leschenault nous a appris que l'on pêche avec profit l'esp. que nourrit la rivière d'Ariancoupang qui se jette dans la mer près de Pondichéry. M. de Lacépède a reproduit trois fois lai" esp., que nous avons nommée Ambasiis Commersoni:
une 1" fois sous le nom de Csniropome atnbasse, d'après la description de Gommerson; une 2'"= fois d'après le dessin tiré des manuscrits de cet infatigable observateur, sous le nom de Lutjan gymnocéphale , et une 3°"= fois d'après Forskal ; car on ne peut pas douter que le Sciœna safgha du naturaliste danois ne soit encore le même. Hamilton Buchanan,dans son histoire des Poissons du Gange, a réuni plusieurs esp. d'Ambasses sous le nom de Qianda; mais comme il avait joint sous cette dénomination des esp. de Scombcroïdes, et que d'ailleurs il n'avait point désigné les véritables caract. dti g. dont nous parlons ici, nous avons cru devoir, dans Y Histoire naturelle des Poissons [i. 11, p. 175), établir ce g. sous le nom d'Ambasse , afin d'éviter toute confusion. Nous ne connaissons encore que il à 12 €sp. de ce g., toutes des Indes, et se tenant dans les eaux saumâtrcs , soit de l'embouchure des rivières, soit des étangs salés. Ce sont des petits Poissons qui ne dépassent pas un décimètre de.long, et qui le plus souvent restent dans des dimensions plus petites. - (Val.)
"AMBATE. Ambales (àaÇaTv);, qui monte).
INS.— G. de l'ordre des Coléoptères télramères, fam. des Curculioniles, div. desErirhlnides, établi par M. Schœnherr, qui lui donne les caract. suivants : Ant. médiocres, minces; les 4 premiers articles du funicule graduellement plus courts, les 3 suivants onduleux ; la massue oblongue, ovale. Rostre allongé, un peu mince, linéaire, arqué.
Prothorax oblong, subconique, beaucoup plus étroit par devant, resserré au-dessous du sommet, bi-sinué à la base.Écusson large; arrondi au sommet. Élytres subconiques, se rétrécissant sensiblement des épaules à l'extrémité, arrondies à la base, un peu planes en dessus, calleuses à l'extrémité. Pieds assez longs, surtout les antérieurs; cuisses dentées. 51. Dejean [Calai., 3"" édit.) adopte ce g. et y rapporte 12 esp. , toutes des parties intertropicales de l'Amérique. Nous ne citerons que celle qu'il nomme -r^. picius , et qui appartenait au g. Baris , avant que M. Schœnherr eût établi celui dont il est question dans cet article- (D.)
AMBELAMA. Willughbeia, Schreb. non Roxb. (nom de cet arbre chez les Galibis). BOT. PH. — G. de la famille des Apocynacées, tribu des Carissées, fondé par Aublel(Gui/a«. 1,297, t. 105), adopté par Jussieu(Gew., PL, 148), et dont voici les caract. : Cal. 5-fide. Cor. hypogyne, hypocratérimorphe, à tube cylindrique, rétréci supérieurement; à gorge nue; à limbe 5-parti, dont les segments sont obliques et ondulés. Étam.5, incluses, insérées à la base du tube; anth. sagittées, subsessiles. Ovaire biloculaire. Ovules nombreux, fixés de chaque côté à la cloison... Style tétragone, dont le sommet arrondi porte un stigm. ové, bi-cuspidé au sommet, Le fruit est une baie coriace, ovoïde, biloculaire, renfermant des semences nombreuses, élargies-comprimées, rudes. — Ce g. ne se compose que d'un très petit arbre (s'élevan au plus à 2,65) encore peu connu, trouvé par Aublet à la Guyane. Les feuilles en sont opposées, le plus souvent inégales ; les pédoncules axillaires ou terminaux, 3-4-flores, et uni-bractées. (C.L.)
AMBEBBOA [Amberboi ou Emberboi ^ nom persan), bot. ph. — Isnard a donné ce nom à un g. de plantes que Linné a réuni aux Centaurées, et qui, depuis, a été rétabli de nouveau, en pren.mt pour caract.
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son aigrette paléacée. Ce g. porte en français le nom d'Ambrette, à cause de la légère odeur d'ambre qu'exhalent ses fleurs. Ses caract, sont : Invol. composé d'écaillés de formes diverses , très rarement spinescentes; cor. du rayon dilatées, stériles. Étam. à filets pubescents ou papilleux. Fruit compriméou lurbiné-tétragone, muni d'une aréole latérale ou basilaire. Aigrette formée d'écaillés oblongues ou obovales rétrécies à la base , semblables entre elles, très rarement petite ou nulle. — Le g. Amberboa dans le prodrome de M. De Candolle, se compose de 17 esp. qui se divisent en plusieurs sections de valeur égale à celles des Centaurées. (J. D.)
AMBETTI. BOT. PH.— Nom indou de diverses plantes dont certaines parties se mangent ; ce sont les : Bégonia malabarica, Lmk., Hibiscus suraleiisis L. , Sonneratia acidu L. (C. D'O.)
AMBIGÈNE. Ambigenus {ambigenus, de deux natures), bot. ph. — Dénomination employée par M. Mirbel pour caractériser le cal., lorsqu'il tient , à l'extérieur , de sa propre nature , quant à la coloration , et de celle de la cor. à l'intérieur. Ex. : les g. Grewia, Oniilliogalum , Passijlora, etc. (C. L.) 'AMBIGU. Ambiguus. bot. ph. — Épithète employée pour désigner les organes d'une forme indéterminable, d'une insertion douteuse, etc. C'est ainsi que M. Mirbel dit : les cloisons ambiguës, quand, tenant au centre et à la paroi d'un péricarpe qui ne s'ouvre pas, elles n'ont point d'origine certaine {Citrus) ; — le hile ambigu , quand cet organe correspond à la fois aux deux bouts réunis d'une graine recourbée ou repliée. — Cassini a dit : les corolles ambiguës dans les Synanthérées, quand elles sont intermédiaires entre deux formes déterminées; etc. (C. L.)
* AMBIGUËS. Ambiguœ. arachn. — Nom employé par M. Walckenaer pour désigner une petite division dans le g. Ciene- V. ce mot. (H. L.)
AMBINUX (^mèœ , deux; nux , noix).
bot. ph. — G. ainsi nommé par Commerson à cause des 2 gros noyaux qui se trouvent dans l'intér. de son fruit. 11 est synonyme d'Aleurites. V. ce mot. ( Ad. J.)
AMBIR. poiss. — Nom de l'esp. de Poissons, suivant Forskal, qu'il a décrite sous le nom de Malins aurijlamma , qui est une
esp. du g. Upœneus, de la 4"" subdiv. générique de ce groupe; celles dont les esp. onl les mâchoires armées de dents distinctes sur un seul rang et le palais lisse. Il faut faire attention que le MulUis auriflamma de Forskal est d'une esp. distincte du Mullus auriflamma de Lacépède. Nous signalons ici ce mot, parce qu'il a été appliqué mal à propos dans le dictionnaire«,classique d'histoire naturelle au Mullus vittaïus. ("Val.)
*AMBLACHAE1\IUM (àu^vç, obtus; achœnium, akène, d'à prir. ; xa'V" , je m'ouvre). BOT. PH. — C'est le nom d'une section du g. Aclujrophorus,csLtaiClér\sée par ses fruits obtus ou très brièvement rostres. Les plantés qui composent cette sect. sont toutes originaires de l'Amérique , à l'exception d'une esp. de la Dahourie à laquelle le nom dAmblachœnium a été spécialement appliqué. ^ (J. D.)
AMBLÊME. Amblema{p\\H6lEmblema, d'laÇA/j,u.a, greffe; ouvrage de divers morceaux). wOLL. — C'est ainsi que M. Rafinesque nomme un nouveau g. formé aux dépens des Unio de Bruguière. Ce g. , dont les caract. sont insuffisants, a été inséré pour la V fois dans le Mémoire publié par l'auteur dans les Annales des Sciences pliysiques de Bruxelles (18:;iO). Il n'a point été adopté, r.
MULETTE. (DeSH.)
AMBLÉMIDES {r. amblema). moll. — M. Rafinesque [Mém. sur les Unio, Ann.
Se. plnjs., Brux., 1820) a établi celte famille aux dépens du g. Unio de Bruguière. Comme elle n'a pas de caract. suffisants, elle rentre parfaitement dans le g. Unio. (/"'. ce mot.) (Desh.) * AMBLESTIS {à{j.Sl^ç, obtus), ins.— G.
de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes, établi par M. Dejean {Calai., 3"' édii.), qui n'en a pas publié les caract. Ce g. qui, d'après la place qu'il occupe, parait appartenir à la tribu des Lamiaires de M. Serviile, est fondé sur une seule esp. du Cap de Bonne-Espérance, nommée par l'auteur A. alulaceus. (D.)
AMBLIRIOIV (Contraction pour Amblylirion; àfxÇiviç, obtus ; >£cptov. Lis), bot. ph. — G. de la famille des Liliacêes, tribu des Tulipacées,DC., proposé par Rafinesque (7o«rn. de Pliys. 89) , non* adopte et réuni en synonymie au g. Lilium, L., comme une de ses divisions, caractérisée principalement par les
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folioles du périgone, sessiles, conniventes, par un sillon nectarifère obsolète. (C. I..^
AMBLODOIV (àjutÇ/vç, émoussé ; bSo-ô; , dent), poiss. — M. Rafinesque a désigné, sous ce nom générique, un Poisson de l'Ohio qu'il a mulheureusement fait connaître si imparfaitement que MjM. Cuvier et Vaienciennes n'ont pu en déterminer l'espèce dans leur Histoire naturelle des Poissons. ♦
L'auteur donne à ce g. la caractéristique suivante : « Corps elliptique , com- » primé, écailleux, ainsi que la tête et les » opercules ; mâchoires pourvues de petites » dents en cardes ; gorge avec un os triangu- » laire en bas (le pharyngien infér.) couvert «> de dents larges, arrondies , creuses et ob- » tuses ; opercule de deux pièces ; l'oper- » cule sans épines ni dentelures; le préo- » percule linement dentelé à la base ; mem- » brane branchiale à six rayons; 2 dorsales; » 1" épineuse; 2' partiellement épineuse et » écailieuse le long de la base; les ventrales » reculées.» — On voit que le poisson qui réunit ces caract. est évidemment du g. des Sciènes. Les différences signalées par M. Rafinesque prouvent qu'il ne connaissait pas, en écrivant son Mémoire sur les Poissons de robio, les caract. de ce g. de Poissons. 11 ne connaît, dit-il, qu'une seule esp. de ce g. qu'il nommeA.grognant(^/.f/;««)i!tHs). 11 la donne comme argentée, brunâtre sur le dos, olivâtre sur les côtés de la tète; à lèvre super, plus longue ; à museau arrondi et écailleux ; à ligne latérale convexe à sa naissance , concave au milieu , et droite jusqu'à sa terminaison; à caudale échancrée; à 9 rayons à la 1" dorsale, et à zb ix la 2'; le l" étant court et épineux. Ces nombres, en ajoutant ceux des autres nageoires , donnent la formule suivante que nous écrivons de cette manière: D % — 1/34, ^ 3/6 , C 22 P 18. Ils montrent que la Sciène dont il sagit ici est voisine du Sciœna oscula de Lesueur, que nous croyons toutefois en différer; mais les caract. indiqués par M. Raflnesque sont encore trop incertains pour établir, d'après eux, une espèce définitive. Les naturalistes des Etats-Unis nous feront un jour mieux connaître ce poisson qui mord bien à l'hameçon , donne aux pêcheurs un véritable plaisir dépêche, fraie au printemps et pond une grande quantité d'œufs. M. Rafinesque en a indiqué la plupart des noms triviaux,
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et qui sont fTliite perdi , JVhite-pearch , Buffaloe-perch , Grunning-perch , Bubbliuifperch , Bubbler et Musch-eaier. Les premiers noms rappellent la couleur argentée du poisson , les autres se rapportent au bruit ou sorte de grognement ou de bouillonnement que les Sciénoïdes font entendre. Le dernier prouve que cette Sciène se nourrit de roulettes [unio] dont elle peut briser la coquille avec sesdents pharyngiennes. Elle les trouvedans le sable ou la vase. Le nom de Buffaloe-perch (Perche Bison), qui lui a été aussi donnépour rappeler les sortes de mugissements qu'elle pousse, l'a fait confondre quelquefois avec les Catostomes qui s'appellent Buffaloe-fiih (Poisson Bison), erreur signalée par M. Rafinesque, et qui a donné lieu cependant à l'article très singulier que le rédacteur du Dictionnaire classique d'Histoire naturelle a inséré dans cet ouvrage, pourfaire connaître aux lecteurs le mol que nous traitons ici. (Val.)
•AMBLyA( àMi3)iv;, obtus), bot. cr.— Presl désigne sous ce nom, un des nombreux g. qu'il a formés aux dépens des Polypodes de Swartz et qui se distingue surtout par le mode de distribution des nervures. Dar s celui-ci, qui ne renferme que \e Polypodium juglandifolium Humb. et Bonpl. , les nervures latérales, pinnées, obliques, s'anastomosent en arcs arrondis et sont accompagnées d'autres nervures qui s'en séparent latéralement et portent les groupes de capsules, vers le milieu de leur étendue. — Ce g. , dont les caract. sont peu tranchés, se dislingue cependant des autres g. séparé des Polypodes et qui ont leurs nervures anastomosées, tels que les Campyloueurum elles Mar(jinaria, par la disposition moins régulière des nervures et par la position des capsules sur le milieu et non à l'extrémité des dernières nervures. La seule esp. rapportée à ce g. a la fronde pinnée, à pinnulcs péliolées, ovales-lancéolées, dentelées, mais non lobées. Elle croît dans l'Amér.-équatoriale. (Ad.B.)
*AMBLYCARPl']M(àaSXv:, obtus; xc<p,roç.
fruît).i.0T. pn. — G. de la famille des Synanthérées-Sénécionidées, div. des Relhaniécs, Less., formé par Fischer et Meyen (/jid. Sem. Uon. Petrop. III, 1837), qui le caractérisent ainsi : Capitule multifiore, hétérogame. Fleurs du rayon unisériées, ligulées, femel-
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les; celles du disque tubuleuses, hermaphrodites. Inv. imbriquées; squames 2-.3-sériées; les extér. foliacées. Récept. hémisphérique, nu, ponctué. Cor. du rayon iigulées; ligule linéaire. Cor. du disque tubulées, .5-dentées. Anlh. caudées stigm. Akènes subfusiformes, 5-angulaires, érostrés, obtus. Aigrette nulle. — Ce g. ne renferme qu'une esp. : c'est une herbe annuelle ou bisannuelle, glabre, trouvée sur les bords de la mer Caspienne, rappelant le port du Pulicaria vulgaris. Les feuilles en sontéparses; les capitules solitaires et terminaux; les fleurs jaunes.
(CL.) 'AmBLYGÉPHM.E.Amblyccphalns.P.EPT.
(àfjiSWç, large, obtus; xtcfxln, tête). — G. d'Ophidiens nommé ainsi par Boié , et que Wagler a appelé Pareus. T^. ce mot. (G. C.) • AMBLYCEPHALUS (à,xS)i^î , émoussé ; xtifolri, tête). INS. — M, Curtis [Eniom. Magaz. 1.) applique cette dénomination à un g. ayant pour type la CUada vtridis L, , qui est le g. TeiUgonia pour Latrellle, Germar, et la plupart des autres entomologistes./^. Tettigonia. (Bl.) *AIMBLYCERUS(à,tx5'.v;, obtus; xt'paç, cori»e). INS. — G. de l'ordre des Coléoptères té- Iramères, famille des Curculionites, division des Anthribides, établi par Thunberg, mais non adopté par M. Schœnberr, qui en place les esp. dans le g. Anihribe. V. ce mot. (D.) •AlVIBLYCIBEILA(>iaS),u;)(a)i-oç, quia les bords [lèvres] obtus], ins. — G. de Coléolércs pentaméres, famille des Carabiquesj tribu des Cicindélètes, établi par M. Say, et voisin du g. Omus d'Eschschollz , dont il se distingue, 1° par la brièveté des 2 premiers art. du palpe labial et la longueur du 4""'; 2° par la courbure anlér. de la marge du labre, qui est droit dans les 0//u«;3°par les dentelures médianes du labre; 4° par l'acuité du lobe intermédiaire du menton ; apparia plus grande longueur des pattes; 6° enfin par la largeur des épipleures. Ce g. a pour type \'A. cylindrifonuis, Say. M. Reiche (Ami. Soc. enl. de France , t. 8 , p. 560 , pi. 19), en décrit et figure une seconde esp. de la Nouvelle -Californie, qu'il nomme d'après M. Dupont, A. Picolounnii. (D.) •AMBLYCUDS (à^SAvç, obtus), iivs. — G, de l'ordre des Coléoptères pentaméres , famille des Carabiques, établi par Gillenhal et non adopté par M.Dcjean, qui en place
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les esp. dans le g. liadiscer, y. ce mot. (D.)
*AlMBLYGL0TTIS(<kfx6;ivî, ObtUS; y^lirra,
langue), bot. pn.— Le g. d'Orchidées, ainsi nommé par Cliinic(5îjd?-., 370), est le même que le Ccdanlhe de Rob. Brown [in Bot. Iteg., 578). F. calanthk. (A. R.)
• AMBLYGMATHUS (àfxSill»;, émoussé; yvâôo;, mâchoire), ins. — G. de Coléoptères pentamèfes, famille des Carabiques, tribu des Harpaliens, établi par M. Dejean, qui [Species général) lui assigne les caractères suivants: Les quatre l^^art. des 4 tarses antér. très légèrement dilatés et triangulaires ou cordiformes. Dernier art. des palpes assez allongé, légèrement ovalaire, presque terminé en pointe, mais cependant tronqué à l'extrémité. Anl. filiformes. Chaperon légèrement échancré en arc de cercle. Lèvre super, en carré moins long que large. Mandib. assez fortes, arquées, obtuses, et presque entièrement cachées par la lèvre super. Menton échancré en arc de cercle ; point de dent au milieu de son échancrure. Corps oblong et peu convexe. Tète assez grande , arrondie, coupée presque carrément par devant , et rétrécie postérieurement. Yeux nullement saillants. Corselet plus ou moins carré ou rétréci postérieurement. Elytres légèrementovales et presque parallèles. — Les insectes, en petit nombre, qui composent ce g., sont tous de Cayenne. Ils sont de moyenne taille, de couleur noire ou métallique, et, par leur faciès, se rapprochent beaucoup des Harpalcs. Dans son dernier Catalogue, M. Dejean en mentionne 5 esp,, toutes nommées par lui , et dont nous ne citerons que VA. cephnlods, qui forme le type du genre. (D.)
AMBLYGOIMITE (àfxff^lvç, émoussé; ytoïîa, angle), min. — Substance vitreuse, verte ou blanc-verdàtre, transparente, en petites masses cristallines ou en petits cristaux disséminés, qui sont des prismes rhombiqucs droits, de 100° 10', clivables parallèlement à leurs pans. Sa dureté est comparable à celle de l'Orthose; sa pesanteur spécifique est de 3,04. IJle est fusible sur le charbon en un verre clair, qui devient opaque par le refroidissement. Elle donne la réaction de la lithinc, lorsqu'on la traite avec la soude sur la feuille de platine. D'après l'analyse de licrzélius, elle est composée d'acide phosphorique (4. P- O^}, d'alu-
mine (4. AL^ 0"^) et dembineC2. LO), avec quelques traces d'Acide fluorique ; c'est par conséquent un Phosphate d'Alumine et de Lithine. Elle a été trouvée par M. Breitliaupt dans le granité de Chusdorf, près de Pessig, en Saxe, où elle e^t associée à la topaze verte, à la tourmaline, au grenat etau Pyroxéne. On la cite encore à Arendal en Norvège. (IDel.)
•AMBLYGONUM, Meisn. [sub Polyyono); Reichb.,Zo<7H»îea, Lour. (àp.6>vç, obtus ; ySvoç, angle), bot. ph. — G. de la famille des Polygonées, fondé sur plusieurs esp. confondues parles auteurs avec les Polyrjonum. Meisner [Monogr. Polygon.) lui assigne les caract. suivants : Périgone coloré, profondément 5fide. Étam. 5 à 7. Style plus court que les étamines , divi*é , à partir du milieu , en 2 branches divariquées; stigmates capitellés. Akène lenticulaire , comprimé , obtus aux bords , acuminé , recouvert par le périgone. Embryon unilatéral. Cotyl. incombants, linéaires. Périspcrmc farineux. — Herbes annuelles; racine fibreuse; feuilles très entières, munies de gaines stipulaircs- foliacées; épis linéaires, cîlindriques, denses; bractées turbinées, foliacées. (Sp.)
•AMBLILEPIS (àu-Ç^vç, obtus; IcrAq, écaille). BOT. PII. — Ce g. a été établi par M. De Candollesur une plante du Mexique appartenant à la famille des Composées, tribu des Sénécionidées. Elle a pour caract. : Invol. 2-sérié; écailles exlér, au nombre de 6-7, ovales aiguës, foliacées, égales au disque; celles du rang interne obovales-arrondies, très obtuses et dépourvues de nervures. Capitules multiflores radiés; fleurs du rayon femelles, 1-sériées, ligulées, trifldes au sommet; celles du disque hermaphrodites, à tube court, à gorge large et divisée en 5 lobes lancéolés, épaissisetapicul^s à l'extrémité ; anlh. terminées par de larges appendices aigus. P«ameaux des styles dépourvus d'appendices. Fruits turbines velus; aigrette formée par 5 paillettes unisériées , très obtuses, sans nervures et de même longueur que le tube de la cor, — La seule esp. â'Amblijlepis que l'on connaisse est une plante annuelle à tige simple, couverte çà et là, ainsi que les feuilles et les écailles de l'involucre, de quelques longs poils déliés; les feuilles sont alternes, semiamplexicaules, non décurrentes, ovales-
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lancéolées, très entières; les capitules terminaux solitaires, à fleurs jaunes, sont comparables, par leur grandeur et leur aspect, à ceux du Pyrellimm Myconis. (J. D.) •AMBLIIIERUS (àf^iSiûç, émoussé ; fx-zipoç, cuisse ). INS. — G. de la famille des Chalcidiens (Tribu des Chalcidites, Lat.), de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, établi par Walker (il/onoy. Clialc. in Eni. Mag.) qui le dislingue des g. voisins, principalement par la forme du corps large et courte, par un thorax convexe, et lar des ant. composées de 13 articles, dont les ;]""%4"«et S""' extrêmement petits. Walker décrit 27 espèces de ce g. , trouvées en Angleterre ; celle que l'on en considère comme le type est VA. amœmis Walk. ( Bl. )
AMBLYOCARPUM. bot. ph, — ^. Am-
BLYCARPUM. (C, L.)
AlMBLYODON(àf;.6)v;, obtus; oàûv,-, dent). BOT. CF.. — Palissot de Beauvois avait créé ce nom pour un g. de Mousses qui n'est autre que le 3/eesia d'Hedwig , avec la seule différence que le bryologisle français y avait fait entrer le g. Cindidimn de Swarlz, devenu tout récemment un Mnium. F. MeksiA. (C. M.)
AMBLYOLEPIS. bot. ph, /^. Amblylipis.
AMBLYOPE. Amblycpus, Kob. (àueXviroç, qui a la vue faible), poiss. — G. de Poissons de la famille des Gobioides, à corp» allongé, à ventrales jointts en uneseulesous la gorge, dont les 3 nageoires verticales sont réunies, La bouche est fendue verticalement, armée de dents en crochets et découvertes ; les yeux ne peuvent se voir que par la dissection , tant ils sont petits et recouverts par la peau. Ce dernier caractère nous a suggéré le nom imposé à ce genre. M. de Lacépède avait indiqué un poisson de ce g., d'après une copie d'une figure chinoise gravée dans son ouvrage (toin. iv, pi, 14, fig, !)• La copie est inexacte; aussi les caract. de M. de Lacépède sont-ils beaucoup plus fautifs que l'examen d'une bonne figure ne devrait en fournir; et ce qui est fautif dans la rédaction de M. de Lacépède, c'est que pour la parer des charmes de son style, il paraît donner une description d'après nature; ce qui n'est pas exact. Il s'était fait une idée fausse du poisson en lecomparant à une Cépole; aussi avait-il fondé ce
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genre d'après celte copie mensongère et sur des caractères inexacts sous le nom de Tœnioidc. Voilà pourquoi nous n'avons pas cru devoir le conserver. Shaw et Bioch ont suivi les erreurs de Lacèpcdc, et donnent ce poisson sous le nom de Cépole aveugle ( Cœpola cœcula , ou Cœp. hcrmanniana). L'inné avait (onnu une esp. de ce g., et l'avait placée, .suivant ses affinités naturelles, dans le g. des Gobies, sous le nom de Gobius anguUlaris. Nous ne connaissons que 5 espèces de ces Gobioides , toutes originaires de l'Inde, vi se tenant enfermées dans la vase des étangs salés j on les mange à Pondicliéry. (Val.)
• AMBLYOPHIS(àfAff)iuç, obtus ; oyi;, serpent). INF. — G. établi par M. Ehrenberg j pour un infusoire vert, très voisin de ses Euglena, dont il ne se dislingue que par l'extrémité postérieure obtuse de son corps, il a été placé par cet auteur dans la famille des Astasiées, comprenant, suivant lui, des animaux polygaslriques , sans intestin, nus, changeant incessamment de formes, et paraissant tantôt avec, tantôt sans queue; enfin, I ])Ourvus d'une seule ouverture. L'Amblyoplm présente en avant, comme la plupart des g. voisins , un ou plusieurs points rouges qu'on a pris mal à propos pour des yeux. Il n'a d'aulreorganelocomoleur, pour la natation, qu'un filament flagelliforme très fin, partant d'une échancrure antérieure etfaussement nommée trompe. On n'a pu observer encore chez cet animalcule, non plus que ,-hez les g. voisins , aucune intromission d'aliments ou de substances colorées dans l'inîérieur; de sorte qu'on n'a absolument aucun motif pour nommer estomac telle ou telle partie de son corps. La seule esp. connue {A.viridisWav.) est longue de 7 mill. environ. Elle vit isolément au fond des marais ou dans les infusions d'herbes aquatiques conservées long-temps. (Duj.)
AMBLYOPOGON. bot. ph. — r. Am-
ELYTOGON. (C. L.)
AMBLYOPUS. INS.— A^. Amblypus. (D.) 'AMBLYPOGOIV (à,agXv';, obtus; ««ytov, barbe), bot. ph. — Ce genre, considéré par M. De Candolle comme section de \'Am~ berboa, se caractérise par son involucre a squames ovales , courtes, imbriquées , terminées au sommet en un appendice large , carieux, ovale-lancéolé, cilié-pectip'^iîiir
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les bords; cor. du rayon ne dépassant pas celles du disque. Anih. presque mutiques à la base. Aigrette simple, formée de paillettes élargies et denticulées au sommet.— Celle plante, qui a le port d'un Psephellum ou d'un Heterolophm , est originaire delà Perse.
(J. D.) AMBLYPTÈRE. AmbUiplerus , Ag. ( âfx- 5).ùç, émoussé ; tttepov , nageoire), poiss. — G. de Poissons fossiles de la famille des Lépidoïdes, de l'ordre des Ganoides. Ils ont par conséquent des dents en brosse, des écailles plates et rhomboïdales, le corps allongé et fusiforme.Lcs nageoires sont largeset composées de nombreux rayons; les pectorales très grandes; la dorsale opposée à l'intervalic qui sépare les ventrales et l'anale ; point de petits rayons sur le bord des nageoires ; le lobe super, de la queue est plus long que l'infcrieur, et soutenu par des vertèbres. Comme tous les Hétérocerques de celte famille, les Amblyptères n'ont aucun représentant dans la nature vivante, et ils appartiennent tous aux formations inférieures des dépôts jurassiques. Des 5 esp. citées par M. Agassiz, quatre, les A. macroplents , eup ■ lerygius, laleralin, lattis, viennent des houilles de Saarbruk, de Lebach ou de Bœrscheweiler. La 5-^ que M. Agassiz a nommée A. Olfersii, est une esp. de Ceara, au Brésil, sur laquelle M. Agassiz conserve encore quelques doutes, mais dont les écailles sont cependant plus étroites que dans celles d'Europe.
(VAL
AMBLYPTERUS (à,uS!tvg, émoussé, arrondi; TTTspov , aile). OIS. — G. formé par M.Gould {Proceed. Zool. li'oc, Ifi37,p.l05) dans la famille desCaprimulgidées, et ayant pourcaract. : Bec faible et allongé, muni à son ouverture de poils rigides qui le dépassent en longueur; narines élevées et arrondies. Ailes tronquées; les six 1^" rémiges égales entre elles et falciformes; les 1"", 3me Qi 4m<! échancrces sur leur côté externe; les 7""=, 8™' et 9"" allongées et rétrécies verleur extrémité ; la 10"" brusquement raccourcie; les secondaires très courtes, arrondies et recouvertes par les tertiaires, qui sont très longues. Queue très courte et terminée carrément. Pieds propres à la marche; tarses allongés, grêles, couverts devant et derrière de rangées d'écaillés à peine distinctes; doigt médian très long et grêle; les
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latéraux courts et égaux; le poster, petit, faible et libre ; ongles allongés , le médian pectine. — L'auteur décrit, à la suite , sous le nom à: A. anomalus, un individu de cette espèce, de la collection du Musée britannique, qu'il croit être unique, et qui , d'après M. J.-E, Gray, sérail originaire de Démérary ou du Brésil.
M. Gould s'occupe, depuis quelque temps, d'une Monographie des Caprimulgidés. Avant son départ pour la terre de Van-Diemen, ce travail comprenait déjà un grand nombre de g., et près de l50 esp., parmi lesquelles on remarque les formes les plus hétéroclites. Son voyage à Yan-Diemen et à la Nouvelle- Hollande lui fournira sans doute de nouveaux matériaux, et lui permettra de les déterminer plus sûrement dans l'intérêt de la science. (Lafr.)
• AMBLYPTERl'X { àu.S\-ù<; , émoussé; TTTEpv^, aile). INS. — M. Stephens ( CalnL), nomme ainsi un g. de la famille des Phrygeniens, ordre des Névroptères, établi précédemment par M. Curtis, sous le nom de Molanna. ( F. ce mot.) (Bl.J
"AMBLYPUS (à,«S>vç, obtus; «ovî, pied).
liNS. — G. de Coléoptères tétramères, famille desChrysomélines, établi par M. Chevrolat, aux dépens du g. 7>î>/aa; d'Olivier, et adopté par M. Dejean.qui y rapporte 2 esp. des Indes orientales, l'une qu'il nomme A. cinctipennis , et l'autre qui est le Triplax vit- /'jîMs d'Olivier. Les caracl. de ce g. n'ont pas été publiés. (D.)
AMBLYRAMPHE. Amblyramphu.s (àaSXu';, émoussé; p/pfo;, bec), ois. — G. que Leacha formé [Miscellmu, t. i, p. 82) sur un oiseau de la famille des Tioupiales, décrit depuis long-temps par Azara, sous le nom de Troupiale 7ioir à tête rowje , et en dernier lieu sous celui A' A. bicolor (pi. 36 des Mi>,cell.) par l'auteur anglais. Ce g. est-il ou non basé sur des caract. assez importants pour être conservé? Celte question , ainsi que beaucoup d'autres du même g., ne pourra être résolue d'une manière satisfaisante que lorsqu'on aura obtenu des notions précises et détaillées sur les mœurs de l'esp. dont il est formé. Nous allons faire connaître , à ce sujet, les opinions de plusieurs auteurs, ainsi que la nôtre, basée sur quelques détails de mœurs puisés d;ins Azara, et sur quelques particularités de formes que nous avons re-
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I marquées. Vieillot, croyant, comme Leach, I celte espèce nouvelle, adopta son g. sous la j mêmedénominalion génériqueet spécifique, dans le nouv. Dici. d'Hht. nai. (t. i, p. 411). Plus tard, dans le vol. M, p. 5.').3, du même ouvrage, il décrit, sons le nom de Troupiale rouge [Agelains ruber , Qriolus ruher Lath. et Sonn., f^oy. à la N.-Gitiii. , pi. 68) un oiseau qui ne paraît autre quecelui-ci. Enfin, dàn&VEncyclop. uiàili., il le décrit encore et le place dans son g. Siumclla sons le nom de S. rubra (p. 635). Cuvier [Reg. anim.) en fait un Elourneau. Lichtenstein, dans ses Doubles du Mus. fie Berlin, suit la même opinion, et le décrit sous le nom de Siunius prirrhocephalws. Wagler [S y :it. A vinm) a.Aoç\fi ce dernier nom, en faisant toutefois observer qu'il le regarde comme une espèce de transition des Etourneaux aux Cassiques , et que ses pattes, garnies en-dessous de rugosités verruqueuses , indiquent, sans nul doute, un g. de vie différent de celui des autres esp. Swainson, dans sa Classification, citant toutefois la pi. 3G des Zoo/, nn'sce/., où il porte le nom spécifique de bicolor, le met dans son g. Leistes, sous le nom nouveau de L. erythrocephalus . Azara , le décrivant sous le nom de Troupiale noir à tête rouge, dit que, malgré ses rapports avec les Troupiales, il en diffère cependant par la forme de son bec, des plumes de sa tête, et en ce qu'au lieu de vivre en troupes, il ne vit que par paires. Il augure de la forme de son bec et de sa langue, qu'il doit se nourrirnon de graines, mais d'insectes, d'œufs de poissons et de limaçons; considérations qui l'ont engagé à le présenter comme une esp. particulière.
De ces divers sentiments, et de nos propres observations, nous avons cru pouvoir inférer : i" Que cet oiseau américain, d'après ses caractères, ne peut être réuni aux Etourneaux qui , habitant l'ancien monde, vivent en troupes , sont remarquables par des ailes sur-aiguës, à longues rémiges, par une queue courte , et par des narines recouvertes d'une membrane voûtée ; 2» qu'il ne peut être ré uni aux Stournelles de Vieillot, qui vivent en troupes et ont les narines desÉtourneaux, et dont il diffère encore par le pouce beaucoup plus court et les ongles plus arqués; ce qui indique qu'il est moins marcheur; 3° enfin, que c'est avec les Leisies de Swain-
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■ion (Troupialc dragon, leGuira/iurod'Azara, Ole.) que cet oiseau offre le plus de rapports ntérieurs, quoiqu'il en diffère par ses ailes plus obtuses, son bec plus déprimé et plus arrondi à son extrémité, et p;ir ses ongles, lesquels , bien que longs et grêles comme chez la plupart des Troupiales graminicoles et vivant en troupes, sont néanmoins plus arqués, celui dupouce surtout, comme chez les Fauvettes de roseaux , les Donacobhis ou Merles de roseaux.
En rapprochant ce dernier caract. de ceux de la plante des pieds verruqueuse, observée par Wagler, d'ailes très obtuses, à rémiges courtes, du bec singulièrement déprimé et arrondi à la pointe (qui indique une nourriture molle et facile à saisir, probablement sur le bord de l'eau ou dans les marécages), nous serions porté à croire que cet oiseau, beaucoup moins marcheur et moins bon voilier que les Étourneaux, les Stournelles et même les Lciste.i, est peutêtre un habitant des roseaux , qu'il escalade à la manière des Calamohcrpcs et des Donacobius , et qu'il se nourrit d'insectes et de larves aquatiques. Dans cette supposition, nous pensons que le g. doit être conservé, soit comme g. propre, soit comme s. -g. du g. Leisies, et nous en établissons ainsi les caract. -.
Bec parfaitement droit, en cône allongé; mandib. super, prolongée à sa base en forme d'angle aigu entre les plumes frontales, déprimée, surtout vers la pointe qui est arrondie, spatuliforme; mandib. infér. terminée de même. Ailes obtuses, à rémiges fort courtes, atteignant à peine le tiers de la queue; la 1'' un peu moins longue que la 2"", qui est presque égale à la Z""-' ; celle-ci , ainsi que la4"" etla 6"'^, d'égale longueur et les plus longues de l'aile. Queue assez longue, arrondie. Tarses et doigts robustes , mais de longueur médiocre. Dessous des doigts verruqueux; ongles longs, grêles et arqués, surtout ceux du pouce et du doigt médian. Comme nous l'avons déjà dit, la seule esp. de ce g. est 1'.-^. bicolor de Leach [Loc. cit. el Sijnon.). (Lafr.^
'AMBLYRIIIiVUS(à^SXv;, obtus; prv,voç, nez). INS. — G. de Coléoptères tétramères, famille des Curculionites, division desPhyllobides, établi par Si hœnherr, qui lui donne ics caract. suivants : Ant. peu longues, min-
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ces ; scape atteignant le milieu du thorax, peu fort, légèrement arqué, s'épaississant un peu vers l'extrémité; l'^'' art. du funicule peu long, obconique; les autres plus courts, presque égaux , très brièvement obconiques; massue ovale, petite. Rostre très court, plan en-dessus, rétréci vers le sommet; fossette oblongue, peu large, profonde. Yeux latéraux, ronds, un peu déprimés, assez grands. Thorax presque transverse, profondément bi-sinué àla base , droit sur les côlés, sensiblement plus étroit dans sa partie antérieure, obconique. Elytres oblongues, presque ovales, ayant leur base arrondie vers l'écusson et les angles huméraux obtus , réunies en pointe à leur extrémité, légèrement convexes en dessus. Le corpsestoblong, peu convexe, squamuleux, de grandeur moyenne. — Ce g., qui figure dans le Catalogue de M. Dejean (S-"» édit.) , ne renferme que 2 esp. , l'une nommée par lui ^. brevirosiris, et l'autre par Schœnherr A. poricollis; toutes deux des Indes orientales. (D.)
AMBLYRHYNQUE (àag),vç, obtus; p'-zx"?, museau, groin), rept. — Bell a désigné par ce nom un g. d'Iguaniens pleurodontes dont voici les caract. : Des dents palatines; celles des mâchoires trilobées; gorge dilatable, mais sans fanon ; une rangée de pores sous chaque cuisse ; une crête dentelée sur le dos et sur la queue: celle-ci comprimée vers son extrémité et revêtue de grandes écailles disposées en verlicilles; museau court, arrondi; tête couverte de tubercules inégaux, à base polygonale. A ce g. se rapportent 3 esp., originaires de la Californie. (G. B.)
*AMBLYS (V^/vç, obtus), ms. — G. de l'ordre des Coléoptères penlamères, famille des Sternoxes , tribu des Buprestides , établi par GistI, et qui répond au g. Cfirysoboilms d'Eschscholtz. f^. ce mot. (D.)
AMBLYS (a>S:\vç, émoussé). ins. — G. de la famille des aiellifères, de l'ordre des Hyménoptères, établi par le docteur Klug, et réuni parLatreille au g. Osmia (/^. ce mot). (BL.)
AMBLYSPERlMA(àp.5Xv'ç, obtus ; a-Tr/ppia,
graine), bot. prr. — G. de la famille des Synanthérées-Labiatiflores, s. tribu des Mutisiées,Less.,div. des Eumutisiées.DC, formé parBentham {Eiium. Pl.Hug.) sur une seule plante trouvée dans la partie S,-0. de la
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Nouvelle-Hollande, à feuilles loutes radicales, péliolées , oblongues , sinuées-dentées , scapigèrc , d'environ 50 cent, de haut. , laineuse au sommet, à capitule ample, unique, terminal. Voici les caract. que lui assigne l'auteur: Capit. mullinore, hétérogame. Fleurs du rayon femelles; celles du disque hermaphrodites. Invol. campanule, à squames plurisériées, imbriquées, lancéolées; les întér. plus longues. Récept. plan , subalvéolé. Cor. glabres; celles du disque tubu- Jeuscs , à limbe 5-fide ; les 2 segments infér. connés presque jusqu'au sommet. Cor. du disque ligulées-bilabiées; lèvre exlér. ample, oblonguc-linéaire, courlement 3-fide au sommet; l'intér. courte, subulée, profondément bifide. Filaments desétam. distincts, lisses, plans, appendices des anth. glabres; ailes courtes. Style pubérule supérieurement.
Akènes turbines, papilleux, très obtus. Aigrette mullisérice, paléacée-soyeuse, un peu scabre, longue, presque égale, etc. (C. L.) •AMBLYTERUS {ài^-Sl^ripo,;, comparatif, d'û(>Ç/vç, obtus). INS. —G. de l'ordre des Coléoptères pentaméres , famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides-Phyllophages, établi par Mac-Leay cl adopté par M. Dejean {Caial., Z'^édit.). Le premier lui assigne les caract. suiv. : Anl. de 10 articles; J-^- article garni do poils raides; les 2""-, 3'»% i"" et 5"« globuleux; les G-'^ et 7""" courts et palériformcs. Labre coriace, velu , saillant. Mandib. cornées , courtes , fortes , presque triangulaires, planes en dessus, arquées en dehors , velues , à peine échancrées , avec le bord interne presque bidenté. Mâchoires coriaces, presque cylindriques, obtuses au sommet, poilues et garnies de dents extrêmement petites. Palpes maxillaires grêles , avec le 2"" et le a™» ar icles coniques; le dernier lancéolé, plus long que tous les autres réunis, et terminé en pointe obtuse. l)ernier article des palpes labiaux épais et ovalaire. Mentor, presque carré , fortement hérissé de poils, convexe, avec sa partie médiane avancée, déprimée et tronquée. Tète presque carrée , traversée par une suture ; chaperon arrondi antérieurement , avec le bord un peu relevé. Corps ovale, non couvert postérieurement par les élytres; écus- 8on grand et triangulaire. Sternum non prolongé. Pattes peu fortes; tibias antérieurs tridenlés extérieurement. — Ce g. est fondé
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j sur une seule esp. de la Nouvelle-Hollande, nommée par Mac-Leay et par M. Dejean y4. geminalim. (D.)
AMBLYl'RES. Ambbiurus, Ag. [k^Sli-,, obtus ; oùpcc, queue), poiss. — G. de Poissons fossiles de la famille des Lépidoïdes, de l'ordre desGanoïdes, et qui, suivantM. Agasiez , a pour diagnose les caract suivants : Une longue dorsale, commençant vis-à-vis des ventrales; une petite anale étroite; une large caudale tronquée ; corps large et aplati ; gueule très fendue ; os maxillaires étroits et très allongés; 1" rayon branchioslège large, plat et avancé horizontalement entre les deux branches de la mâchoire infér. ; hs suivants courts et très étroits, os du crâwe et pièces operculaires finement striés en lignes ondulées et sculptés par une grosse granulation ; rayons peu profondément fourchus , et articulations plus larges que hautes ; écailles assez grandes ; celles des flancs et du ventre plus que celles des autres parties du corps. — Les onglets et les fossettes articulaires de ces écailles n'ont pu être vues par M. Agasiez. Ce savant ichthyologistc regarde ce g. comme intermédiaire entre les Telragouolepis et les Sémionolées. Il n'en connaît qu'une seule esp., VA. marrostomns , qui provient des Lias du Lyma Picgis , et qu'il a observée dans la collection de miss Philpot. (Val.)
AMBORA, Juss. ; Tambourissa , Sonn. ; Miihridaiea, Comm. (nom d'un de ces arbres chez les Madécasses). bot. pu. — G. de la famille des Monimiacées, Lindl, tr. des Moniniiées, Pi. B. , fondé par de Jussieu (Gen., pi. 41, et Ami. Mus., xiv), et dont voici la diagnostique: Fleurs monoïques. Dans les mâles, un périgoneovaie-subglobuleux, puis fendu et étalé en 4 parties. Étam. nombreuses , insérées sur le périgone de manière à l'en revêtir entièrement; filaments trèi courts, nus; anth. biloculaires, basifixes, à loges subopposées, longiludinalcment déhiscentes. Dans les femelles, un périgone tubulé- subglobuleux, ombiliquc ouvert au sommet, à gorge nue. Ovaires nombreux, uniloculaires, fixés de toutes parts à la paroi interne du périgone. Ovule unique, pendant, anatrope. Style terminal, court, filiforme; sligm. simple. Drupes nombreux, monospermes, enveloppés par le périgone devenu bacriforme. Graine inverse, iim-
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bryon droit dans ra\c d'un albumen charnuoléagineux. Colyl. plans, elliptiques; radie. Supère. — Les -hnbora sont des arbres indigènes dans les Iles de France et de Madagascar, à feuilles subopposées, très entières, persistantes, revêtues en dessous d'une pubescencc cloilée, à inflorescence en grappes, à fleurs rarement solitaires, et naissant sur le tronc et à la base des branches; les femelles plus rares, et entremêlées avec les mâles. (CL.)
AMBHARIA, Crus.; non Heist. [ambar, ris, ambre gris), bot. ph. — G. ou s -g. de la famille des Rubiacées. D'après .M. A. Richard [Mém. de la Soc. il'Hist. mil. de Paris , t. v, p. 139), il ne diffère des yJiitUospcrnuirn que par la conformation de la commissure des méricarpes, laquelle est concave de manière à former une loge vide au centre du fruit. (Sp.) AMBRE JALIVE. min.-F.Succin. (Del.) AMBRE GRIS {^mbar ou Ambarum chez les Latins), zool. — Cette substance , qu'on trouve flottante à la surface de la mer, ou rejetée sur les côtes de Madagascar, des Mo- Inques, du Japon, etc., se présente en masses opaques et légères, plus ou moins volumineuses, irrégulières, arrondies, formées par couches et entremêlées quelquefois (découverte assez récente) de débris de poissons et de becs de Seiche-, d'un gris nuancé de noir et de jaune, se ramollissant facilement à la chaleur de la main, se liquéGant dans l'eau bouillante et à l'humidité prolongée; d'une cassure écaillcuse; brûlant avec une vive clarté, en répandant une odeur pénétrante qui rappelle celle du musc.
Il est peu de substances dont la nature et l'origine aient donné lieu à plus d'hypothèses différentes. On l'a considérée comme formée d'excréments d'oiseaux, ou comme des masses de résine végétale, modifiée par l'action combinée de l'eau salée, de l'air et du soleil ; puis on l'a regardée comme un produit bitumineux élaboré au fond des mers. Ensuite on a généralement adopté l'opinion de Swediaur, qui en faisait des excréments résultant d'aliments mal digérés de l'espèce de Cachalot, nommée Phijseler macrocephaius. [Mus lard, MM. Pelletier et Caventou, qui ont publié un travail intéressant sur i'Ambre gris, pensent qu'il pourrait bien être un produit de la matière biliaire, qui en
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constituerait des calculs chez certains cétacés. Enfin, M. de Blainvillc considère aujourd'hui cette substance comme le résultat d'une sécrétion analogue au musc et au castoréum.
L'Ambre gris est fréquemment emploje en parfumerie comme cosmétique, et très rarement comme remède; mais la propriété excitante très prononcée dont il paraît jouir, le faisait entrer autrefois dans une foule de préparations pharmaceutiques. (C. n'O.)
AMBRÉE ou AMPHIBIE {ambar, ris, ambre gris). MOLi.. — Geoffroy, le premier, dans son excellent petit Traiié des Coquillesdes environs de Paris , a désigné sous ce nom un mollusque qui vit au bord de nos rivières, et qui est devenu pour Draparnaud le type de son g. Ambrette [Succinea). V. ce mot. (Desii.)
AMBRETTE. i5'((ccnîea [ambar, ris, ambre gris). MOLL. — G. de Gastéropodes pulmobranches, institué par Draparnaud pour un mollusque terrestre signalé pour la première fois par Lister dans son Traité des Animaux d'Angleterre. Guallieri, Swammerdam et Geoffroy ont également mentionné l'Ambrette, avant que Linné l'eût placée dans son g. Melix. C'est principalement ù Geoffroy qu'on doit la connaissance plus exacte de l'Ambrette. Il en donne une fort bonne description dans son excellent petit traité des Coquilles des environs de Paris. Linné, comme le savent les naturalistes, n'a établi aucune distinction entre les Mollusques terrestres; il les comprenait tous dans son grand g. Hélice, dans lequel on trouve aussi des coquilles d'eau douce et même quelques coquilles marines. Les auteurs qui , les premiers, voulurent porter la réforme dans la classification linnéenne ne la firent pas complète ; mais ils eurent le mérite de la préparer. C'est ainsi que Bruguière transporta les Ambrettes des Hélices dans son g. Dulime ; g. qui n'est guère préférable à celui de Linné; mais qui a l'avantage de mettre les espèces dans d'autres rapports. Draparnaud, natura liste judicieux, fut un des premiers qui sentirent l'importance des changemenls que Bruguière, Cuvicr et Lamarck proposaient dans la classification de Linné. Il s'associa à ces réformateurs en ce qui concerne les Mollusques terrestres et fluviatiles de France, et créa pour eux plusieurs genres utiles.
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parmi lesquels nous comptons celui qui nous occupe. M. de Roissy, dans le BufTon de Sonnini, fut l'un des premiers qui adoptèrent le g. de Draparnaud. Lamarck sentit aussi la nécessité de séparer les Ambrettes des Bulimes; et ayant vu une grande espèce des Antilles fort singulière par la grandeur et la forme de l'ouverture de la coquille , il proposa pour elle , dans le tome yi des Annales du Muséum, un genre particulier, auquel il donna, jusqu'à la publication de son dernier ouvrage , le nom d'Amphibulime.
Lamarck maintint dans ses divers travaux son g. Amphibulime; mais il reconnut enfin qu'il faisait un double emploi avec celui de Draparnaud, et finit par admettre le g. Ambrette dans son histoire des Animaux sans vertèbres. On trouve ce g. dans la famille des Colimacées, à la fin des Colimacées à 4 tubercules. M. de Férussac, en cherchant à rendre au g. Hélice toute l'étendue que lui avait donnée Linné, se trouva dans l'obligation de sous-diviser le g. unique qu'il admettait pour les coquilles terrestres, en un grand nombre de s,-g. auxquels il iir. pose des noms particuliers, ayant tous dcu^ des racines communes. Pour lui le g. Ambrette devient son sous-genre Cochlohydre, placé comme groupe transitoire entre la section des Hélicoïdes et celle des Cochloides; mais au commencement de ces dernières.
Cet arrangement de M. de Férussac ne pouvait être admis ; il entraînait de trop grands changements dans la classification; et M. de Blainville, dans son Traité de Malacologie, aussi bien que 3L Cuvier, dans la 2"'« édit. du Règne animal , ont conservé le g. Ambrette de Draparnaud.
M. de Férussac avait un motif assez légitime en apparence pour justifier l'adjonction des Ambrettes aux Hélices. L'animal des Ambrettes a les mêmes caractères extérieurs que les Hélices; il respire l'air en nature; il a une coquille spirale allongée; il porte sur sa tète 4 tentacules dont les 2 plus grands sont oculés au sommet. H fallait savoir si, à l'intérieur, l'organisation entière était conforme à celle des Hélices ; c'était le seul moyen de décider enfin si le g. qui nous occupe devait être maintenu dans une bonne méthode, ou s'il devait rentrer, soildans les Hélices, soit dans les Bulimes. Pour arriver à la solution de la question, nous avons fait
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l'anatomie de l'espèce qui vit sur les bords de la Seine, et voici ce que nous avons observé :
Les organes de la digestion , sont constitués comme dans les Hélices. Lorsque nous traiterons de ce dernier g. , nous donneronsdes détails étendus sur sa structure organique ; ici nous voulons seulement signaler les différences. Dans la bouche de l'Ambreltc , on trouve une plaque dentaire qui n'est point pectinée comme celle des Hélices. Son bord libre, coupé en croissant, cstsimple et tranchant. Un œsophage assez long pénètre dans un estomac fusi forme, ridé, ne se terminant pas comme dans les Hélices, en un cul-de-sac considérable, mais se tenninant, au contraire, d'une manière insensible en un inlesiin grêle dont les circonvolutions peu nombreuses se développent dans le foie et dans l'ovaire. Cet intestin remonte ensuite, et se dirige le long du bord supérieur de la cavité respiralrice, pour se terminer à droite danà l'angle supérieur du manteau. Dans la bouche aboutissent les canaux salivaires. Les glandes qui donnent naissance à ces canaux ne sont point aplaties et, en quelque sorte, disséminées à la partie de l'estomac , comme cela a lieu dans les Hélices. Elles constituent chez l'animal qui nous occupe, de petites glandes allongées et situées de chaque côté de l'estomac. Le foie est con^idé!■able ; il se partage en 2 lobes principaux de chacun desquels naît un vaisseau biliaire principal qui vient pénétrer dans l'estomac avant la naissance de l'intestin.— Si l'on compare ce qui précède avec ce qui est connu des Hélices, on verra que, sous le rapport des organes de la digestion, les Ambrettes en diffèrent très peu ; il en est de même à l'égard des organes de la circulation et de la respiration. Il en est de même encore do l'appareil nerveux, quant à sa distribulion. Le> principales diflerences entre les Ambrettes et les Hélices se manifestent principalement dans les organes de la génération. On sait, depuis le travail de Cuvier, combien ces organes sont compliqué.*; dans les Hélices. Dans les Ambrettes, ils sont beaucoup plus simples; leurs diverses parties sont aussi très nettement distinguées, de sorte que l'on reconnaît facilement celles qui appartiennent à l'un et l'autre sexe. les organes mâles consistent en un testiciili'
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complètement détaché de la masse commune. Ce testicule est une glande oblongue, du sommet de laquelle naît un canal déférent, très grêle, qui descend jusque vers la base delà gaine de la verge, remonte jusqu'à son sommet , pour pénétrer dans cette gaine; il e;t fortement tortillé sur lui-même, et va directement aboutir au sommet de la verge qui est courte, conique, et diffère entièrement de ce long appendice que l'on observe d«ns les Hélices et dans les Bulimes. Les organes femelles consistent en un cvaire situé dans les derniers tours de la sphère de la coquille. De cet ovaire part un premier oviducte mince et fortement contourné sur lui-même. Cet oviducte se rend à l'extrémité inférieure d'une matrice irrégulièrement bcursouflée, et remplie d'une abondante mucodié. Cette matrice se termine en un col étroit , recourbé sur luimême et qui vient s'implanter sur la partie latérale et supérieure d'un canal auquel les anatoraistes donnent le nom de vagin. Ce vagin est allongé, cylindrique; ses parois sont assez épaisses et son extrémité postérieure se prolonge en un long col qui se termine par une petite vésicule arrondie. La gaine de la verge et l'extrémité du vagin se réunissent à leur extrémité inférieure, et se terminent, au-dessous du tentacule droit, en une ouverture divisée en deux par un éperun. Comme on le voit, les organes de la génération dans les Ambrettcs sont réduits à une grande simplicité qui permet une explication facile de l'usage de chacune de leurs parties. Dans un Mémoire que nous avons publié en 1S31, dans les Annales des Se. Nai., nous avons insisté sur l'usage présumé de cette vésicule singulière, à laquelle nous avons proposé de donner le nom dB vésicule copulairice. Il est évident que tette vésicule appartient aux organes femelles; et, trouvant la longueur de son col en proportion avec celle de la verge , nous avons pensé qu'elle avait pour usage de recevoir la liqueur fécondante, et de la conserver jusqu'au moment où les œufs, passant devant son entrée, recevaient leur fécondation. Cette explication nous parait aujourd'hui plus spécieuse que juste ; car les œufs des mollusques, lorsqu'ils arrivent à ce point de l'ovaire où s'insère le col de cette vésicule, sont revêtus d'une enveloppe tes-
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tacée , quelquefois très dure, et probablement imperméable. Ce mode de fécondation ne pourrait d'ailleurs s'appliquera ceux des Mollusques terrestres ctfluvialiles qui sont vivipares, et dans l'ovaire desquels les petits ont déjà un assez grand développement.Ils étaient donc fécondés avant de passer devant l'ouverture de la vésicule. On ne peut mettre en doute, actuellement, l'usage de la glande à laquelle Cuvier a donné, dans les Hélices, lenom de testicule; car, dans les Ambrettes, le canal qui en sort, au lieu de se lier intimement à la matrice, en reste constamment séparé, et va se rendre directeteraent au sommet de la verge.
H résulte des faits anatomiques que nous venons d'exposer, que le g. Arnbrette se distingue nettement de celui des Hélices par la disposition des organes de la génération. Nous verrons plus tard qu'il diffère aussi sous ce rapport des Bulimes et des Maillots.
C'est ainsi que se trouve justiflé, par nos recherches anatomiques, un genre créé depuis long-temps par Draparnaud , et dont on avait plus d'une fois contesté la valeur zoologique.
Caractères génériques : — Animal gastéropode pulmobranche, ovale allongé, paucispiré, portant sur la tète deux paires de tentacules; les infér. très courts; les supérieurs oculés au sommet; pied large, abords minces; organes de la génération sans vésicule multifide, et le canal déférent aboutissant au sommet de la verge. Dent linguale simple, taillée en croissant. (Les autres caractères organiques comme dans les Hélices.)
Coquille ovale, oblongue, très mince, transparente, à spire courte , ayant l'ouverture très grande , entière et ovalaire. Columelle simple , très mince , arquée dans sa longueur; bord droit, mince et tranchant, non réfléchi en dehors.
On ne connaît jusqu'à présent qu'un petit nombre d'espèces de ce genre. Toutes vivent dans les lieux humides, au bord des ruisseaux ou des rivières, sur les plantes aquatiques dont elles se nourrissent; elles ne peuvent, comme les Hélices, vivre dansleslieax secs. L'animal ressemble beaucoup à celui des Hélices, et il a des mœurs analogues. Comme on le trouve toujours au bord de l'eau, ona pensé qu'il pouvait vivre aussi dans
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l'eau , d'où le nom d'Amphibie , sous lequel il a d'abord été connu. L'animal contracté remplit ordinairement sa coquille, mais il ne peut s'y enfoncer profondément comme le font la plupart des Hélices. Les espèces se distribuent aussi bien dans les climats chauds que dans ceux qui sont tempérés. Parmi celles des pays chauds, on remarque particulièrement la plus grande du genre, dont la forme singulière a déterminé Lamarck à proposer pour elle le g. Ampltihulbne , qu'il a depuis abandonné. M. de Férussac, dans son Histoire des iMoUusques lerrcsires, croit que notre csp., commune dans pres- (juc toute l'F.urope, se trouve de même en Afrique et dans presque toutes les îles de la Polynésie ; mais nous pensons que cette opinion a besoin d'un nouvel examen.
Les Ambrettcs, connues aujourd'hui à l'étal fossile , ne se rencontrent que dans les terrains les plus modernes, connus des géologues sous le nom de travertins. On en rencontre aussi dans les dépôts sableux des bords du Rhin , auxquels les géologues allemands ont donné le nom de Zoè'ç. Ces espèces fossiles sont analogues à celles qui vivent encore en Europe. (Desii.)
'AMBRINA, Spach.; Roiibieva, Moq. [arnbar , ris, ambre gris; allusion à l'odeur de ces végétaux). BOT. ni. — G. delà famille des Chénopodées, voisin des Bliium , et offrant les caract. suivants (Spach, Suites à Buffon, Plant, ■plian., t. v, p. SOf)) : Fleurs polygames-monoïques, non bractéolées. Cal, .S-parli; segments carénés, non appendiculés après la floraison. Étam. 5, insérées au réceptacle; anth. didymes. Style nul ou 1res court; stigmates 3 ou 4. Péricarpe membranacé, indéhiscent, un peu comprimé, oboyalc, recouvert par le calice devenu pentagone et crnstacé; graine inadhérente, verticale, subréniforme , périspermée ; test cruslacé ; embryon périphérique, à radicule descendante. — Herbes annuelles ou vivaces, puhescentes, parsemées de points résineux; feuilles sessiles ou subsessilcs , alternes, pennalifides ou sinuées, Heurs glomérulées; glomérules sessiles aux aisselles , ou agrégés en épis soit aphyllcs, soii feuilles. — Ce g. est fondé sur le Oieno- \)odiiiin ambrosioides L. (vulgairement Thé ou jimbrosie du Mexique) et quelques csp. voisines, toutes indigènes d'Amérique. Ces
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plantes sont aromatiques, toniques et stimulantes. (Sp.)
AMBIIOSIA (àn?pô(jtoç, immortel; qui donne l'immortalité), bot. ph. — Tournefort a appliqué ce nom à des plantes dont les feuilles répandent, quand on les froisse, une odeur forte et agréable. Elles ont pour caract. déporter, sur le même individu, des capitules femelles placés à la base des épis composés de fleurs mâles; ceux-ci sont pluriflores, à involucre formé d'une seule série d'écaillés presque toutes réunies en une sorte de cupule; le réceptacle manque de paillettes; le tube de la corolle, qui est court, porte des élamines qui ne lui ailhèrenl point. Les capitules femelles sont 1-flores, agrégés , entourés par un involucre commun et munis de bractéoles ; la corolle est nulle ; les rameaux du style allongés dépassent le col de l'involucclle. Le fruit ovale s'accroît dans cet involucelle qui persiste, s'enroule en dedans et se termine souvent par des sortes de dents ou de cornes résistantes. — Les Ambrosia , herbes ou sous-arbrisseaux que l'on rencontre dans les 2 continents , sont munis de feuilles constamment op|)osées à la base et alternes vers le sommet, pinnatifides , lobées ou entières. J. D. >
AMBROSIACÉES. bot. pn. — Petite famille, proposée par Piichard père, pour renfermer les g. yinibrosia , -Yai/lhium , Franseria et Iva , qu'il regardait comme devant cire séparés des Synanthérécs.Mais Cassiui, sous le même nom, et M. De Candolle, sous celui d'Ambrosiées, en font une tribu de celte grande famille, en en séparant toutefois le g. Iva, devenu le type d'une autre tribu. (CL)
AMBROSIE DU MEXIQUE, bot. tk. — Nom vulgaire de V Ambrina ambrosioides ou C/icnopodium atnbrosi(;iiles. (Sp.)
AMBROSIÉES (àagpoVtoç, immortel).
BOT. PII. — Les Ambrosices sont des planiez appartenant à la famille des Composées; elles ont le caract. remarquable , pour la classe à laquelle elles aiipartiennent, d'offrir des fleurs constamment uni-sexuées ; les mâles ou les femelles portées sur des individus distincts (dioiques), ou, sur un même pied, des capitules renfermant des fleurs de sexes différents (Hétérocéphales), ou bien en core des capitules composés seulement de fleurs des 2 sexes. L'aigrette que surmonte !o
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fruil n'esl jamais formée de soies. L. C. Richard, en établissant sa faniii!* des Ambiosiacces, y comprenait les g. Ambrosiu, XantlniiKi, Frontieria et Iva , (in'il avait cru devoir séparer des Corymbifères jjoiir en former une famille distincte , réunie depuis par la généralité des botanistes et seulement comme tribu , à la famille d'où Richard l'avait relirée. (J. D.)
AMBUOSIiVIE. ylnihros'tnia [Ambroshin-^, frères, botanistes bolonais du xvii""' siècle). BOT. PII. — G. très singulier de la famille des AroïJées, établi en 17G3 par liassl , directeur du jardin botanique de Bologne, et adopté par tous îcs autres botanistes. Ce g. forme, avec le Cnjptocoryne de Fischer, une petite tribu, celle des Ambrosiniées. En voici les caract. : Fleurs unisexuées et nues, réunies dans une petite spathe roulée , presque close . terminée par une longue pointe à son sommet. Celtespatheest comme partagée en deux loges par le spadice , qui est plane et sous la forme d'une cloison membraneuse, adhérente des deux côtés avec la face interne de la spathe. L'une de ces loges , plus grande, contient, à sa base, une seule fleur femelle, qui est sessile, composée d'un ovaire globuleux et déprimé, à une seule loge contenant un très grand nombre d'ovules dressés, appliqués sur un large trophosperme saillant, occupant tout le fond de la loge. Le style est court, terminé par un stigmate discoide, épais, un peu déprimé à son centre. Les étamines ou fleurs mâles sont placées dans l'autre compartiment. F.lles sont au nombre de huit, disposées sur .'icux rangées longitudinales, appliquées sur un renflement particulier de la cloison. Chacune d'elles se compose d'une anthère à deux loges placées transversalement. Ces deux loges, qui s'ouvrent par un sillon transversal, à cause de la position des anthères, mais réellement longitudinales, sont un peu écartées à leur base, mais confluentes et confondues à leur sommet. Le fruit est sec, et contient un grand nombre de graines striées. Ce g. se compose d'une seule esp., VAmbrosinia Bassii, qui croît en Calabre et en Sicile,où j'ai eu occasion del'observer vivante. C'est une petite plante vivacc, à racine tubéieusc et charnue, de laquelle s'élèvent ordinairement deux feuilles longuement pétiolées. ovales et ondulées, entre lesquelles
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I naît la hamiie, (lui se termine p;ir la spa- I the. (A. R.)
! 'ylMBnOSïMÉES. bot. pu. — L'une des Iribiis établies par M. Scliotl [Mehnlivmatti, 19) dans la famille des Aroidécs, et qui se compose des deux g. Ambiotbiiit et Cnipincnnjne. V. AKOÏdÉes. (A. R.)
'AMBULACRES. A<nbid,urn ( Ambutucniiii, allée d'arbres, galerie), zool. — Dénomination imposée aux mamelons mullisériés, d'où sortent, chez les oursins, les tentacules ou piquants qui leur servent d'organes préhenseurs ou locomoteurs. /^. Ouk-