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• AMMODROMUS (â>po;, sable ; 3pou.ivc, coureur; courant sur les sables), ois. — G. de l'ordre des Passereaux conirostics, Cuv., formé par Swainson pour deux ou 3 esp. de Fringilles marcheurs de l'Amérique du nord, et dont les caract. sont : Bec conique, formant à sa base une petite arête anguleuse, inlranlc dans les plumes du front, à commissure sinueuse, à pointe légèrement fléchie. Ailes obtuses, à rémiges très courtes, n'atteignantque le quart ou le tiers au plus de la queue; les cinq 1"' rémiges à peu près d'égale longueur. Queue de longueur médiocre , grêle et étagée, à rectrices étroites, lancéolées et un peu rigides àla pointe. Pieds grêles ; tarses longs ; doigts latéraux égaux; le médian allongé,pouce allongé, presque aussi long, avec son ongle, que le tarse; ongles très minces et peu courbés; les antérieurs très courts et très déliés; le poster, allongé. — Quoique M. Swainson n'ait fait des esp. de ce petit groupe qu'un s.-g. de son g. Frincjilla, elles devraient , selon nous , former un g. distinct, d'après leurs formes, et surtout d'après leurs mœurs tout-à-fait anomales dans la famille des Fringillidées. En efl^et, on trouve chez elles un pouce allongé, une queue élagée à pennes pointues et un peu rigides, comme chez la plupart de nos oi-
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seaux arundinicoles (lels que les Fauvettes (les roseaux. les Thrioi/tores , Troglodyics, SniKilliixes, clc.) , et en même temps les doigts et les ongles anlér. courts des oiseaux marcheurs, comme dans nos Alouettes et nos Traquets. Aussi , Wilson , en décrivant son Friugilla mariiima, type du g., nous apprendil que ces oiseaux se tiennent liabitucllement .dans les îlots bas et couverts de roseaux, qui 'bordent les côtes de la mer Atlantique, et ,que, lorsqu'un ouragan du nord-est les a poussés au rivage, ils se tiennent sur la grève, courant avec la légèreté et la rapidité des petits Bécasseaux ou Chevaliers les plus ingambes. Dans ces circonstances, ils restent la nuit sur le sol sans se percher, et parcourent la plage en courant, même après le crépuscule. Leur nourriture est toute marine; car Wilson assure qu'après en avoir ouvert un grand nombre d'individus, il n'a jamais trouvé dans leur gésier que des débris de chevrettes ou thalitres, de petits mollusques et de petits crabes; et que leur chair, comme on doit s'y attendre, a un goût prononcé de poisson et de marécage. Au milieu de leurs retraites marécageuses, habituellement arrosées par les eaux de la mer, ils choisissent, dit cet auteur, les endroits les plus fourrés des joncs et des plantes marines , et grimpent le long de leurs tiges avec autant d'agilité qu'ils courent sur le sol. Celte circonstance est tout-à-fait remarquable; car presque tous nos oiseaux grimpeurs ne marchent que peu ou assez maladroitement.
Audubon, qui a figuré cet oiseau et son nid [Ois. de l'Am. du nord), nous apprend que ce nid est placé si près du sol, qu'il semble y être creusé ; que les jeunes s'établissent près des fossés et des écluses qui séparent les marais dcau salée, où ils trouvent une nourriture abondante, en visitant les trous des crabes, et en s'in troduisant dans les crevasses de la vase sèche, à la manière des Troglodytes.— Nous ne sommes entré dans ces détails que pour prouver à quel point ces oiseaux méritaient, d'après leur mode de nourriture et leurs mœurs, si étranges chez des Fringillidécs, de constituer un g. distinct. Il estcertain que des Fringillescoureurs et ingambes comme nos Alouettes de mer, grimpeurs comme nos Calamoherpes les plus agiles, fixés habituellement .'■ur les rivages
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maritimes, et, par suite, uniquement cnistacivores et molluscivores, sont des oiseaux tout-à-fait anomaux dans leur famille.Swainson, après avoir décrit et figuré le Fritigilla mariiiitia [ Americ. Ormi.,\A. Z'ijig. 2), donne la description et la figure d'une 2""^ espèce ( pi. 34, fig. -3 ) sous le nom de F. caudacula Lath., qui habite les mêmes lieux que la précédente, s'y nourrit de la même manière, et offre enfin les mêmes caract. de formes et de mœurs. Elle n'en diffère, selon lui, que par une course moins rapide; nous «ijouterons: un peu par les couleurs du plumage, et surtout par un bec plus allongé et plus grêle. — Audubon a figuré, sous le nom d' Ammoàromus Hensloii'i, une 3= esp., très voisine, par les couleurs, del'^. mariiimus , mais plus petite et à rectrices plus étroites et plus aiguës. Ces 3 esp., les seules du g. connues jusqu'ici, ont un plumage assez sombre, mais remarquable par une bande longitudinale plus claire sur la tète et par la couleur pâle de leurs pattes et de leurs ongles. Nous les possédons toutes les trois. Yieillot décrit les deuxi"' {IVouv Dict. d'Hist. jiat.) sous les noms de Passerine maritime et à queue pointue. Ne faisant que traduire les descriptions de Wilson, il est étonnant qu'il ait omis tout ce que cet auteur a dit d'intéressant sur les mœurs de ces deux espèces. (Lafr.)
'AMUIODROMUS [à^ixoç, sable; <îpo,a£v,-, coureur), iss. — G. de la famille des Mutilliens (Hétérogynes, Lat.), établi parM.tîuérin [Voyage de la Coquille) , sur 4 esp. dont les femelles seules sont connues, si toutefois elles n'appartiennent pas à quelques mâles formant d'antres g. Il en a tiré leurs principaux caractères génériques : 1° du corps allongé et aptère; 2° des mandibules grandes, arquées et terminées en pointe aigué . 3° des antennes courtes, contournées , composées de 12 articles; 4° des palpes maxillaires de G articles et des labiaux de 4 , b° du thorax divisé en 3 segments nodiformcs ; et G° des pattes courtes , épaisses et épineuses.— Les 4 esp. connues sont les A. fronlalis, ruftceps , scoliœformis, varias Guér. [Mymccoda varia, Perty); toutes sont de l'Amer, méridionale. (Bl.)
AMMODYTE (à,a.aoo^TY);, qui se lient dans le sable}, rept.— Nom spécifique d'un Oohidien du g. Vipère. V. ce mot. (G. B^*
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AMMODYTE. Jmmod\nes (amoç, sable ; Wtyiî, plongeur). l'oiss. — Nom que les anciens donnaient à un Ophidien s'enfonçant dans le sable en Lybie.
Concolor cxii^tis ntqnc imUscrelus arcnis,
Ammodijles, etc. Lucanus , lib. iJ.
Gesner l'employa pour désigner le poisson commun sur nos côles sablonneuses, que les Anglais nomment Soudtlz, les Allemands Saiideel, expressions qui se rapportent à la manière de vivre de cet apode. Artcdi en a fait le nom générique que tous les ichthyologistes postérieurs ont adoi)té. Son caractère consiste en ce que le corps est allongé, cylindrique, à nageoire dorsale simple et longue, à anale également assez étendue; la caudale est distincte et fourchue ; ils ont de petites pectorales, mais ils manquent de ventrales.
Ces Poissons, sans vessie natatoire, vivent, uendant l'hiver, presque constamment sous le sable; mais quand la mer est haute, et à certaines époques, ils se tiennent à la mer et y vivent en troupes, de manière qu'on en fait la pèche aux filets, et qu'on en prend en assez grande abondance pour rendre cette pêche profitable, à cause de la délicatesse du poisson. En tout temps, à marée basse, ils se tiennent cachés sous le sable où les riverains vont les prendre en soulevant le sable avec une sorte de bêche ou de hoyau. Il faut avoir une grande prestesse pour retourner le sable et saisir le poisson des qu'on l'aperçoit, car il s'y enfonce avec une facilité et une promptitude vraiment surprenantes. Il me parait probable, toutefois, qu'il s'y enfonce quand les grains sont encore soulevés et remués par l'eau de la mer, et avant que le sable ne soii foulé et tassé par le mouvement des vagues. J'ai laissé souvent sur la plage unie des Ammodytes qui ne chercha.\cnt pas même à se cacher ou à s'enfoncer sur cette surface unie qui leur paraissait vraisemblablement trop dure; mais dès qu'on les mettait sur du sable remué et par conséquent plus meuble, ils y pénétraient presque avec la rapidité d'un dard; aussi sur quelques unes de nos côtes on l'appelait Lançon. Le premier mouvement cache près de la moitié du corps, et le reste est enfoncé après 2 ou 3 ondulations de la queue. Je ne connais pas encore bien le mécanisme que le poisson emploie pour cheminer si vite sous le sable, il s'y
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tient souvent enroulé sur lui-même, et quoiqu'on dise qu'il y cherche les vers dont i! fait sa nourriture, je n'ai jamais rien observé qui justifiât cette assertion. Que devient la respiration de ce poisson, quelli' modification éprouve-t-elle dans cette période régulière, où, pendant 3 ou 4 heures au moins, à chaque marée, les Ammodytes restent enfoncées sous un sable souvent peu humide?
Linné, qui avait observé un grand nombre de ces Poissons , jugea qu'il pouvait en existera esp. sur nos côtes; toutefois il n'en caractérisa qu'une seule, celle que , suivant lui , les pêcheurs des côtes septentrionales de l'Europe nomment Tobis , ou Tobiœn selon Schonevelde, nom que cet auteur arait latinisé en celui de Tobianus lyoWk comment l'esp. a été nommée par lAnwè, Ammodytex lobianus.M. Le Sauvage, médecin distingué de Caen, a désigné la 2' espèce sous le nom à'Amm. lancea , mais en transposant la citation des figures des auteurs anciens , et notamment celle de Ray.
La chair de ce poisson est très estimée ; quand ils sont trop petits , les pêcheurs s'en servent pour amorcer les lignes, surtout pour la pêche des maquereaux qui en sont très friands. (Val.)
'AMMODYTES (à^oç, sable ; ^-jt-zj;, qui plonge). BOT. rn.— Épithète peu usitée, désignant les plantes qui croissent dans le sable. (C. L.) •AMMOGETON (i>poç, sable ; yet-ruv, voisin; qui croît dans les sables), bot. pu. — G. de la famille des Composées , tribu des Chicoracées , ayant pour caract. : Capitule multiflore. Involucre formé de 3-i séries d'écaillés imbriquées. Réceptacle chargé de paillettes linéaires-lancéolées, acuminées, placées entre les fleurs. Fruits obcomprimés, glabres, lisses; ceux du disque, seulement, pourvus d'un bec court et épais. Aigrette composée de plusieurs rangées de soies blanches et légèrement scabres. — VAnimogelon scorzonerœfolinm , seule esp. du g. , est une plante vivace de l'Amer, boréale; elle manque de tige et porte des feuilles radicales , linéaires, lancéolées, atténuées aux 2 extrémités, très entières, parcourues par une nervure moyenne, comprimée, présentant 3 veines plus saillantes; les hampes nues égalent les feuilles en Ion
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gueur; l'involucre, couvert principalement à la base d'un duvet lanugineux et blanc, renferme des fleurs jaunes. (J. D.)
AMMOIDES ( a;;.fxt , plante ombcliifèrc?
tTiîo; , forme), bot. ru. — G. d'Adanson {Fatn. 11. 96.) , rapporté comme synon. au g. Ptychoiis de Koch, delà famille des Ombellifères. (C. L.)
AMMOIV. Mm. — f^. Mouton.
* AMMONACÉES. Atumonaccœ ( ajjiuicov , «ovoç, Jupiter-Ammonj ici Ammonite), moll. cÉPH. — Sous ce nom de famille , M. de Blain- Ville {Traité de Malacologie) a placé , parmi les Céphalopodes mulliloculaires, lesg. Discorbite, Scaphile, Ammonite, Siniplegadc, Ammonie, Planulite, Ellipsolitc. Lel"de ces g. est un Foraminifére; les autres appartiennent à la famille des Ammonées de Lamarck, moins l'Ammonie, qui est un Nautile. (A. d'O.)
"AMMONALUIV, Beudant. min.— Synon.
d'Alun ammoniacal. V. Alun. (Del.)
• AMMONÉEIVS (â>fjio;, sable), giîol. — Nom donné quelquefois aux terrains secondaires, et particulièrement à ceux qui sont compris entre la craie et le lias inclusivement, parce qu'ils renferment un très grand nombre d'esp. ù' Ammonites. V. ce mot et