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l.a 1" est, sans aucun doute, VAinmouiies Jhnbrialus : le Cabinet du Uoi possède les 3 fragments du racrne échantillon qui existaient dans le cabinet de Lamarck, et sur lesquels ce savant a établi le g. et l'espèce. II dit qu'on l'avait trouvé dans les grandes Indes; et, en effet, il m'a souvent répété que ce fossile dont il faisait grand cas, avait été rapporté par le secrétaire de la colonie de Ponilichéry qui l'avait donné au fils de M. le comte de BulTon, de qui il le tenait. Je ne sais pas pourquoi Lamarck a oublié lie citer cette petite anecdote, qui donne plus de valeur à ce morceau, non pas à cause de sa nature spécifique, mais parce qu'elle prouve que le lias des Indes contient la même esp. d'Ammonites que celui de noire continent. Je suis d'autant plus satisfait de l'identité fournie par l'examen de l'Ammonite possédée par Lamarck, que, parmi les Ammonites rapportées par Jacquemont, il s'y trouve aussi un fragment de Vylmmonites fiiiibriaiux. Quant à la seconde esp., VAmmonoceratites compressa , Lamarck l'a établie d'après un échantillon de la collection de M. De France, que j'ai sous les yeux, grâce à l'amitié dont m'honore ce célèbre paléontologiste. Ce corps n'offre pas de caract. suffisants pour le classer avec certitude, parce que ce n'est que le remplissage du moule creux de la coquille qui avait été détruite dans la roche. C'est un corps courbé en croissant, comprimé, atténué et mousse à une extrémité, plus gros, mais rompu à l'autre. Il est arrondi sur le côté interne comme sur le côté externe ; des côtes transversales s'élèvent du bord concave pour se joindre à celles du côté opposé sur le bord convexe. D'ailleurs on ne voit aucun indice de cloison , et cela résulte nécessairement de ce que nous examinons au moule.
La courbure du corps, la nature des côtes, et même encore l'aplatissement, donnent à ce fragment la plus grande ressemblance avec celui que l'on pourrait tirer de l'Ammoiiiies plunidiies ; mais comme les côtes s'étendent sur le côté concave, ou doit en conclure que ce fragment n'appartenait pas à une coquille enroulée sur elle-même et à borde conligus, comme dans les Ammonites. Je ne crois pas aussi qu'on puisse supposer qu'il provienne d'un Cnoceras dont les tours ne se touchent pas, parce qu'il est lui-même
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coupé carrément à l'intérieur, et que les côtes ne s'avancent pas jusqu'au milieu du côté interne et aplati. Il est plus probable que la coquille qui a donné naissance à ce moule était vraisemblablement une Hamite d'une esp. particulière , mais qui , je le répète, ne peut jias être suffisamment caracté risée par l'examen du seul échantillon que possède M. De France. Ce que l'on doit conclure de cette discussion, c'est que le g. Ammonocératcou Ammonocératite, comme on voudra le nommer, ne doit pas être conservé. (Val.) AMiV10^0CÉRATITE. moll. — F. Am-
MONOCKRATE.
• AaiMOIVOIDES ( à>,/.û)y , uvo; , ammonite [/'. Ammonées]; £tooç, apparence), fo- RAM. — Nous avons donné ce nom ( Tabl. méili. des Cépltal.) à notre .3">« section de la famille des Hélicostègues, pour les g. dont la spire est apparente des 2 côtés. Aujourd'hui nous supprimons cette coupe; les esp. qui la composent étant fondues dans nos familles des Turbinidées et desNautilidées. (A. d'O.)
AMMOPBIIL.l ^a>u.oç, sable ;yi)o'ç, ami).
INS. — G. de notre famille des Sphégiens ou de la grande famille des Fouisseurs de Lalreille, et de sa tribu des Sphégides, ordre des Hyménoptères , établi par Kirby et adopté par tous les entomologistes. Les caract. essentiels de ce g. sont tirés: delà forme linéaire du corps ; des mandib. longues, arquées et tridentées; des mâchoires et de la languette fort longues ; et des ailes dont la S"»» cellule cubitale reçoit les 2 nervures récurrentes.—Du reste les Ammophila se rapprochent beaucoup du g. Sphex; leurs esp. sont assez nombreuses et répandues dans les diverses parties du monde. Celle que l'on en considère comme le type est l'A. sabulosu {Spliex sabulosa, L ), commune dans la plus grande partie de l'Europe. La femelle creuse dans le sable un trou assez profond , dans lequel elleapporteunechenille qu'elle blesse au moyen de son aiguillon; elle dépose ensuite un œuf dans le trou et le ferme avec des grains de sable. (Di..)
'AMMOPHILA (à^oç, sable ; ^filo;, ami).
BOT. PII. — G. de la famille des Graminées, tribu des Arundinacées, établi par Host et adopté par un grand nombre d agrostographes. Voisin du g. Dcycuxia, il offre les ca-
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ract. suivants : EpilleU bidores; fleur infér. pédicellée, barbue à sa base ; la super, avortée et réduite à un pédicelle pluraeux à son sommet. Valves de U glume membraneuses, presque coriaces, lancéolées, carénées, plus longues que la ileur; l'infér. un peu plus courte, présentant une seule nervure, tandis que la super, en offre trois; paillettes également membraneuses et un peu coriaces ; l'extér. ovale, lancéolée, carénée, à 5 nervures, bifide à son sommet qui offre , au dessous de sa bifurcation, soit une simple petite pointe, soit une arête courte; paillette interne à peine plus courte . offrant 2 nervures très saillantes. Élam. 3. Ovaire glabre, pyriforrae, surmonté de 2 stigmates terminaux , sessiles et plumeux. Paléoles lancéolées, acuminées, glabres, plus longues que l'ovaire. Caryopse glabre et non recouverte par les écailles. — Comme nous l'avons dit précédemment , ce g. est très voisin du Deijeuxia , dont il diffère surtout par sa paillette infér. mucronée au-dessous de son sommet bifide, et non aristée sur le milieu du dos. Il a pour type YAmndo arenaria L. , sous le nom A' A. anindiiiacea Host {Gram.,A, p. 2 n, t. 4 l),esp. excessivement commune sur les dunes ou les bords sablonneux de la mer, où ses rhizomes rampants s'étendent souvent à une très grande dislance. C'est sous ce rapport une plante intéressante, et qu'on sème avec avantage dans les terrains sablonneux pour en fixer la mobilité. Ce g., que Palissot de Beauvois nommait Psamma, renferme une seconde esp. peu différente de la première , et qui croit sur les bords de la mer Daltique. (A. R.)
* AMMOPIIOKE. Ammophonis (âaaoç, sable; tpo'poç, qui porte). i?(s. — G. de l'ordre des Coléoptères Hétéromères, fam. des Mélasomes, établi par M. Guérin {Mag. zool., 6 vol., 1S34) et adopté par M. Solier, qui le place dans sa tribu des Tagénites, en lui donnant pour caract. distinclifs : Dernier art. des ant. tronqué brusquement et carrément. Tibias antérieurs notablement triangulaires. Prolhorax peu sensiblement dilaté sur les côtés. — M. Solieroomprend dans ce g. 4 esp., indiquées comme étant toutes du Pérou. Nous n'en citerons qu'une, VA. pemvianus , ainsi nommée par M. Guérin , mais qui paraîtrait avoir été appelée antérieurement tagenioides par M. Petit. Elle serait
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aussi originaire du Ctiili, suivant M. Dejean {Calai. Z""= édii.) qui la rapporte au g. Seleiiotnma , Sol.) (D.)
• AMMOPTEXODYTES. Ammoptenody-
teS (aaue;, Sable; 7rTr,yoç, qui VOlC ; Ôvtyî; ,
plongeur), ois. — Ce nom, qu'on a écrit à tort dans les auteurs Ammapienodyles, a été donné par Piilgen à une famille d'Oiseaux comprenant les Oiseaux non voiliers, et courant dans les sables comme l'Autruche. (C. D'O.)
*A3IiHOPTILA(i>fio;,sable;Tr-aov, plume, aile). OIS.— G. établi par M. Sv* ainson [Clasa. of Birds), répondant au Plaiianus, Yieill., et au Cuisor,\\ag\. Lauleuren faitun s.-g. du g. Tachiidfomus , lui réunissant encore comme s.-g. le Glareola et le Tacliydromus. L'esp. type et la seule connue, ce nous semble, est le Pluvian du Sénégal, Pluvianus mela)wcephal-is Vieill. {Nouv. Dicl., 27-130, et Gai!., pi. 233), Cliaradrius melanocephalui Lath., Gmel.
Il est singulier qu'un ornithologiste aussi distingué que M. Swainson, tout en adoptant un g. déjà formé par un auteur français, semble prendre à tâche d'en changer le nom, sans motif apparent. C'est à nos yeux une faute grave, laquelle ne peut qu'augmenter la confusion qui règne déjà dans la nomenclature; faute qui, d'ailleurs , se rencontre trop souvent dans ses ouvrages, où il dénature à chaque instant les noms génériques ou spécifiques donnés par d'autres auteurs. (Lafr.)
AMMOTHÉE. Ammothea [nom myth.).
ARyVcns.— G. delà famille des Pycnogonides, de l'ordre des Trachéennes, établi par Leach [Zool.MisctU. XIX 1,2.), sur une seule esp. de la Caroline, qu'il a nommée A. carolinemis. Ce g., très voisin des Nymphons, en diffère par les antennes-pinces beaucoup plu» courtes que la bouche, ayant leur article basilaire fort petit, et par les palpes composés de 9 articles , tandis que ceux des Nymphons n'en ont que cinq. ( Bl. )
AMMOTIIÉE. Ammoihea (nom mylhol.) poLYP. — G. de la famille des AlcyonienSi établi par M. Savigny pour des Polypiers formés d'une masse commune, charnue, divisée en plusieurs tiges courtes, rameuses , dont les derniers rameaux ramassés, ovales, conoïdes en forme de chatons, sont partout couverts de polypes; ceux-ci sont pourvus^
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de liuit lenlacules pinnés, coinine ceux des autres Alcyoniens et sont rétracliles dans des v«rrues inermes. Ce dernier caract. les dislingue des Nephtées , dont les veri lies sont au contraire armées de spiciiles. M. Savigny avait décrit et figuré une seule esp., de la mer rouge (yJ. virescens), que M. Audouin, dans l'explication des planches de la Deacriplion de l'Éyyple, nomme JYephlea Cordierii. M. Elirenberg en a décrit une 2'"' espèce, du même lieu , Y A. lliyrsoides. M. Milne- Edwards rapporte au même g. les Alcyoniam imbricalum , ramosum , et, avec doute, VA. amicontm de MM. Quoy et Gaimard. ( Di;j. )
AMMYRSIl>iE (aa-pvpt7i'vv) , qui a l'odeur de la myrrhe), bot. pn. — G. de la famille des Ericacécs, formé par Pursh [FI. bor. Am. I. 301) , et réuni , comme synon. au g. Leiophylkirn , Pers. (G. L.)
AMMOS. Amnium (apiviov, membrane qui enveloppe le fœtus ). anat. — On a donné ce nom à une membrane particulière, formant une sorte de poche dans laquelle sont contenus le fœtus et le liquide qu'on appelle l'eau ou les eaux de l'Amnios. Tout récemment on a avancé que le fœtus ne se trouve pas en contact immédiat avec le liquide amniotique, mais bien dans une autre cavité formée également par la membrane Amnios réfléchie sur elle-même à la manière des séreuses en général. Comme il est plus facile de bien déterminer et de mieux faire comprendre la véritable disposition, la nature, elles rapports de l'Amnios à l'article OEuF, nous y renvoyons pour plus de détails. (M. S. A..)
'AMIV'IOS (â'utvtov , membrane qui enveloppe le fa'tus). BOT. PII. — Malpighi nomma ainsi, par analogie , la liqueur gélatineuse ou émulsive , dans laquelle nage et se nourrit l'embryon, et qui n'est visible qu'après la fécondation. La liqueur ou lait de l'amande du cocotier en offre un exemple remarquable. Celte liqueur, en se concrétant, donne naissance au périsperme. — On appelle aussi Amnios, la membrane (la :î^) interne qui contient immédiatement l'ovule; selon d'autres encore, celte membrane est le sac de l'Amnios. V. Chorion. (C. L.)
*AiM!V"ISCLS(dimin.d'à,u.vt';, petitagnenu).
INS.— G. de Coléoptères tétramères, famille
des Longicornes, établi par M. Dcjean, mais
dont il n'a pas publié les caractères. D'après
la place qu'il occupe dans son Catalogue (3"" édii.) , il appartiendrait à la tribu des Lamiaires de M. Serville. Il y rapporte 3t esp., toutes de l'Amérique, à l'exception de 3 dont la pairie n'est pas connue. La plupart de ces esp. ont été nommées par M. De- Jean lui-même. Nous n'en citerons qu'une, comme type du g., VA. perplexus, de l'Amérique septentrionale. (D.)
AMiXILM. ANAT. — iK. Amni-:s.
•AMCMEIÎA (àtAoïÇv,' , changen.ent). inf. — Dénomination substituée par M. Ehrenberg à celle d'Amibe. {F. ce mot.) (DuJ.)
* AMOEIÎÉES ou AMOEBIEIVS. Amoebœœ (àuLocS/)', changement), infus. — Famille d'Infusoires établie par M. Ehrenberg pour le seul g. Amibe ou Amueba. Elle est caractérisée par des prolongements variables, rameux, et par l'absence d'un test; elle fait partie de l'ordre des Polygastriqucs anenlérés. (Duj.)
AIMOMEES. Amomeœ ( aam^o-i , avio~ miim, plante odoriférante de l'Inde, qu'on croit être VAmomon des modernes), bot.
PII. — La famille de plantes monocolylédonées à ovaire infère, qu'on appelle ainsi, a porté beaucoup d'autres noms. On l'a nommée successivement Cannées, Drywyrrhizces , Scilaminées , Zingibéracées , Alpiuiacées , etc. C'est un groupe excessivement anomal et dont nous allons donner une description assez détaillée pour en faire bien comprendre la structure. Cal. adhérent par sa base avec l'ovaire infère, à limbe double; l'extér. pins court et à 3 lobes, àdiv. égales et régulières, rarement fendu d'un seul côté et inégulier(G/oZ»Z'((); l'intér. plus ou moins tubuleux, à 3 divisions de forme variée, mais ordinairement semblables entre elles. En dedans de ce calice intcr. sont des appendices pétaloides en nombre variable :
ordinairement 3, dont 1 , plus souventd'une forme irrégulière assez semblable au labelle des Orchidées, simple ou plus ou moins profondément hi- ou tri -parti. Comme nous venons de le dire , le nombre dv ces appendices est variable; ils se soudent plus ou moins intimement avec le cal. inlér. et forment un seul et même luèe avec lui. Une seule élamine; filet attaché au tube du cal. inlér., ordinairement ttès irrégulier; le plus souvent plus ou moins dilaté surtout vers sa partie super, qui est péla-
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loïrte. Anth. à 2 loges quelquefois séparées l'une de l'autre et comme appliquées sur le milieu de la face interne du filet pétaloidc, quise prolonge au-dessus d'elles, en formant un appendice ordinairement bifide. Plus rarement, filet de l'étaminc cylindrique et semblable à celui de toutes les autres plantes. Anth. à 2 loges, non surmontée d'un appendice pélaloïde , uniioculaire dans le g. Canna [F". Damsier et Y Atlas de ce Dict. Sitb. Canna liaeajîg. h, 2; c, 1). Ovaire infère, à 3 loges contenant chacune un grand nombre d'ovules attachés sur 2 rangs, à l'angle interne de chaque loge. Sljle ordinairement gréle , parfaitement distinct des autres parties de la fleur, naissant du sommet de l'ovaire et d'une longueur proportionnée à celle du tube calicinal. A sa partie super, il passe en général au devant de l'anlhcre et se place souvent entre ses 2 loges, qui offrent presque toujours uncsorlc dcgouttière dans laquelle il est reçu. FI porte à son sommet un stigmate dilaté, concave, en forme de coupe dont l'inlér. est glanduleux, et le contour garni de poils. Sur le sommet de l'ovaire, en avant du point d'insertion du style, on voit un petit corps glandulaire, simple ou bilobé ; une sorte de disque épigyne , dont nous expliquerons plus lard l'origine et la nature physiologique. Ce petit corps manque fréquemment. Le fruit est communément une capsule à 3 loges polyspermes, s'ouvrant à sa maturité en 3 valves. Plus rarement, le péricarpe est légèrement charnu ou même presque bacciforme, pouvant, paravorlement, ne plus être <iu'à une seule loge et contenir un très petit nombre de graines ou même une seule. Celles-ci ordinairement arrondies et presque globuleuses ; quelquefois accompagnées â leur base d'un arille charnu etcupiiliforme, contenant un endosperme farineux dans le centre duquel est un embryon presque cylindrique , nu ou plus souvent contenu dans une sorte de poche charnue nommée vilellus par Gartner. Piadicule tournée vers le bile avec lequel elle est en contact.
Nous nous sommes borné jusqu'à présent à décrire la structure florale des Amomées, sans nous expliquer sur les nombreuses anomalies qu'elle présente, quand on la compare à celles des autres familles de plantes monocolylédonées. En effet, nous trou-
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vons ici des fleurs qui, au premier abord, s'éloignent beaucoup du type propre au plus grand nombre des végétaux pourvus d'un seul îotylédon. Ainsi, indépendamment du calice formé de 6 sépales plus ou moins soudés ensemble et disposés sur 2 rangs, nous observons 3 ou 4 autres div. pétaloides placées en dedans de la rangée la plus inlcr. des sépales, et que quelques auteurs ont désignées sous les noms de corolles cl de nectaires. De plus, au lieu de trouver 3 ou C étamines, comme dans la plupart des autres Monocotylédonées , nous n'en voyons qu'une seule, rarement portée sur un filet cylindrique, plus souvent appliquée sur une lanière pétaloïde, qui se prolonge et se bifurque au-des&us de l'anthère. Il y a donc évidemment ici, déviation du type régulier des Monocotylédonées ; aussi rien n'esl-il plus étrange et plus disparate que les noms donnés aux diverses parties de ces fleurs par les difl^érenls botanistes qui en ont parlé , et la manière dont ils ont tracé les caract. des g. de celle famille.
Le premier botaniste qui ait cherché à reconnaître la nature physiologique des diverses parties constituantes de la fleur de celte singulière famille, est M.Lestiboudois, professeur de botanique à Lille. Dans 3 mémoires successifs ayant pour objet : le 1" le Canna indlca ; le 2""^ YHedijchiiim angustifoUiim; et le 3""' le Globba nitians , cet ingénieux botaniste s'est efl'orcé de ramener l'organisation des Amom'ées au type général propre à la plupart des familles des plantes Monocotylédonées. Pour lui tous les g. de celte famille doivent être considérés comme ayant un calice double à G sépales et 6 étamines. De ces 6 étamines une seule est fertile et développée, les autres sont transformées en appendifcs pélaloïdcs. Nous adoptons complètement celte manière d'envisager l'organisation florale des Amomées, et nous la croyons conforme à la nalure. Seulement nous nous éloignons de notre savant ami , dans l'explication qu'il donne de cette organisation et dans la dénomination des parties constituantes de la fleur; ainsi par exemple, dans le g. Canna [V. Y Allas de ce Dict.), on trouve, en dedans ducal, intér. : 1° 3 div. pétaloides , dont 2 dressées et semblables, el une infér. réfléchie, disposée à
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peu près de la mènie manière que le labcllc des Orchidées. En dedans de ces 3 div. on en voit 2 autres , l'une , portant sur l'un de SCS côtés l'antlière, dont le Gict se manifeste aussi par un certain épaississcmcnt linéaire du côté de l'appendice auquel elle est attachée ; et une autre, confondue à sa base avec la précédente, qui se termine latéralement par l'aréole stigmatique. Selon M. Lestiboudois , la division anthérifère doit compter comme 2 étamines, l'une fertile, l'autre stérile, dont l'anthère acomplclement avorté et s'est prolongée en languette au-dessus de l'étamine fertile; la '^"" étamine est représentée par la division pctaloide révolutée; de plus, l'auteur admet encore 3 div. pélaloïdes dressées, tandis qu'il n'en existe réellement que 2, ainsi qu'il le montre dans sa figure 2, d. d. Ces 3 divisions représenteraient les 3 autres étamines. Ce n'est pas ici le lieu de réfuter ce que celte opinion a d'inexact sur ce point. Nous aurons occasion d'y revenir (n traitant successivement des dif- I férentsg. delà famille, et en particulier des g. Canna {V. Dalisier), Hcdijcldnm et Globba ou Renealmic, sur lesquels M. Lesliboudois s'est particulièrement appuyé pour établir son opinion sur la structure florale des Amomées. Pour le moment nous nous bornerons à énoncer ici en peu de mots notre manière d'envisager la structure primitive des Amomées, et d'en expliquer l'état anormal.
Les Amomées ont : 1 " Un calice double, formé de 3 divisions extérieures plus courtes ; de 3 div. intér. plus longues et soudées en 1 tube ; 2^ G étam. dont 2 ordinairement à anthère uniloculaire, développées, fertiles, et soudées ensemble, de manière à imiter une anthère biloculairc, dont les loges seraient plus ou moins écartées l'une de l'autre. Rarement une seule est développée et anthérifère [Canna). Les étamines stériles sont, sous la forme d'appendices pctaloides, souvent confondues et soudées 2 ou 3 ensemble, et plus rarement l'une d'elles sous la forme d'un petit mamelon glanduleux ( disque épigyne) est placée sur le sommet de l'ovaire infère.
Ce qui distingue notre manière d'envisager la structure florale des Amomées, de celle des autres botanistes, c'est déconsidérer l'étamine fertile : 1° comme composée
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de 2 étamines uniloculaire» ; 2° comme une étamine avortée , le petit mamelon glanduleux que , dans un certain nombre de g., on observe sur le sommet de l'ovaire.
La nature même des parties constituantes de la fleur nous paraît confirmer pleinement notre opinion; ainsi, l'anthère est bien certainement uniloculaire dans le g. Canna, quoique quelques botanistes l'aient à torl décrite comme à 2 loges. Les 2 loges de l'anthère des autres g., sont plus ou moins écartées l'une de l'autre, et l'espace qu'elles laissent entre elles forme une gouttière souvent très profonde dans laquelle la partie super, du style est reçue. Il nous semble donc rationnel, l'anthère étant bien réellement uniloculaire dans le g. Canna, de considérer les 2 anthères uniloculaircs et plus ou moins écartées des autres g., comme représentant
2 étamines soudées en une seule; ce qui nous parait encore appuyer cette opinion , c'est que l'appendice pétaloïdequi surmonte ces 2 anthères uniloculaircs, est toujours plus ou moins profondément partagé en 2 lobes à son sommet.
Quant au mamelon surmontant l'ovaL et que nous croyons représenter une des éi.j mines avoilées, nous dirons qu'il manque, loulcs les fois que les div. pélaloïdes placées en dedans du calice, sont en nombre suffisant pour représenter les étamines avortées et compléter ainsi le système staminal hexandrique; et qu'il existe, toutes les fois au contraire qu'il manque une div. pétaloide pour parfaire le nombre normal des étamines. Appuyons ce fait de quelques exemples : 1° Dans le g. Kœm])feria, les div. pélaloïdes, aunombrede4, sonl soudées ensemble et forment un tube ; 2 de ces div. sont dressées et 2 sont réfléchies. Avec les 2 étamines fertiles (soudées en une seule) voilà le nombreficomplété, et iln'y aaucune trace de mamelon sur l'ovaire. 2» Dans le g. Hedijchium , en dedans du calice intér. , on n'observe que 3 div. pélaloïdes distinctes; et le mamelon glanduleux , qu'on aperçoit sur le sommet de l'ovaire, complète les 4 étamines stériles. 3" Dans le Globba nutans , qui doit être transporté dans le g. ^Ipinia, en dedans du calice intér., on trouve
3 div. pélaloïdes, dont 2 latérales excessivement petites confondues en une seule, ici encore, un mamelon, s'élevant de To-
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vaire, porte à 4 les élamines avortées et complémentaires.
^'ous venons de décrire le groupe des Amomées ou Cannées tel qu'il a été admis par Jussieu , qui considérait les g. assez peu nombreux qui le forment, comme ne constituant qu'une seule famille. M. Robert Brown, le premier, a proposé de subdiviser ces g. en 2 familles: 1° les Cannées ou Cannacées, comprenant les g. Canna, Marania , Thalia, Phrynium et Myrosma; 2° les Scitaminées , dans lesquelles viennent se ranger les autres g. non mentionnés ici. Cette div. a été adoptée par la plupart des botanistes. Seulement quelques uns, M. Lindley entre autres, ont cru devoir changer le nom de Cannées en celui de Marantacées. Les caractères qui distinguent essentiellement le groupe des Marantacées consistent : 1° dans la position de l'étamine fertile toujours opposée à la div. pétaloide révolutée; tandis que, dans les Amomées ou Scitaminées, l'étamine fertile (qui pour nous se compose de 2 étamines soudées en une seule) correspond à une des div. latérales j 2" et surtout dans l'absence du vltellus, qui recouvre complètement l'embryon dans tous les g. des vraies Amomées.
Malgré l'importance des caract. donnés pourséparerces2 groupes, comme 2 familles distinctes, l'afTinité qui existe entre les g. qui les composent, est si grande que nous avons cru pouvoir les considérer seulement comme 2 tribus d'un même ordre naturel.
M. Lesliboudois est encore allé beaucoup plus loin que nous, dans la concentration des g. de cette famille, puisqu'il pense qu'on devrait les réunir avec ceux qui constituent la famille des3Iusacées, pour en former une famille unique. Suivant ce botaniste, les Musacées représentent le type normal et régulier des Amomées, dont la différence ne provient que de la transformation de 5 étamines en appendices pétaloides. Sans doute il existe une très grande afTmité entre ces 2 familles, et c'est pour cela que dans toutes les classifications possibles on les place l'une à côté de l'autre; mais les caract. qui leur appartiennent sont trop constants pour qu'on puisse les réunir et les confondre; autrement il faudrait presque ne faire qu'une seule famille de tous les g. monocotylédonés à ovaire infère , dont le type primitif est |