‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 86 sur 129 · A.MO · texte numérisé non relu

A.MO

signalé qu'une esp. , qui croît aux environs de Mexico. (Sp.)

• AMORIA. Presl {adopta, voisinage), bot. PII. — G. ou s.-g. fondé sur 15 esp. de Trèfles, et dont le Trifolium hybridum L. peut être envisagé comme le type. Ses caract. différentiels, selon l'auteur c\lé[Syrnbol. boi.), sont les suivants: Cal. campanule; dents subulées. Cor. marcescente; étendard libre; ailes et carène adnées à l'androphore. Ovaire oblong, 3-ou4-ovulé. Slyle filiforme, oblique. Légume saillant, linéaire ou oi)long, comprime, toruleux, 2— )u 3-sperme, subdéhiscent. (Sp.)

'AMORPHA (aaopyoç , informe), ins. — Sous cette dénomination, M. Newmann [Enlom. Magaz., tom. ii, p. 379) réunit les larves d'une grande partie des Insectes hexapodes et létraptéres , qu'il divise en deux sections , Adtrmaia et Dcmmia. La V' renferme les larves des Lépidoptères et d'une grande partie des Diptères; la 2"" celles du reste des Diptères. Chacune de ces sections se subdivise en un grand nombre d'ordres qu'il serait trop long de mentionner ici. (,D.)

AMORPHA, L. (àfAop'f o;, ditlorme, à cause de l'irrégularité de la corolle), bot. ph. — G. de la famille des Légumineuses, sous-ordre des Papilionacées, tribu des Galégées, Brown. Les caract. en sont les suivants : Gai. obconique, 5-denté. Cor. sans autre pétale que l'étendard, lequel est obconique et convoluté. Élam. 10, monadelphes par la base, saillantes. Légume comprimé, tuberculeux, subfalciforme , très court , 1 ou 2-sperme. — Arbrisseaux; feuilles multifoliolées; folioles ponctuées, ordinairement slipellées. Grappes terminales, denses, spiciformes; fleurs d'un violet foncé. — Ce g. , qui se compose d'environ 10 esp., appartient à l'Amér. sept. ; plusieurs se cultivent comme arbustes d'ornement. (Sp.)

'AMORPH.« (à>op9o; , difforme). ix\s.— Aom donné par Hubner à une div. des Sphingides, qui correspond au g. ii'»iérà//je de Latreille. V. ce mot. (D.)

'AMORPHE (à priv.; fj^optpyj', forme; c'està-dire sans forme déterminable). min. — Nom spécifique, par lequel on désigne les minéraux qui se présentent en masses inégulières. (Del.)

• AMORPHOCEPHALUS (i>op<poî, difforme ; xcyaU, tète\ ISS — G. de Coléop-

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téres télramères, famille des Curculiouiles. div. des Brenlhides , établi par Schœnhcrr aux dépens du g. Arrhcncdts de Latreille, et auquel il assigne les caract. suivants ; Ant. assez courtes, moniliformes, ayant leur dernier article presque pyriforme, pointu. Tète profondément rayée dansles deuxsexes. Rostre du mâle large, inégal, avec les inandib. découvertes, fortes, arquées; celui dila femelle allongé, cylindrique, avec les mandib. petites. Thorax oblong, égalemeni arrondi de chaque coté, convexe en dessus, entier. Elylres allongées, linéaires, un peu déprimées sur le dos. — Ce g. a pour type l'ancien Brenius italiens des auteurs, qui ^e trouve à la fois en Illyrie, en Italie (Toscane) et en Nubie. Cette esp. est figurée dans 1'/con. du Règne anim. de Cuvier, par M. Guérin, IV, tab. 3C, fig. 7, a, b. (D.)

* AMORPHOCERLS (a.^j^op-^o,-, informe; xt'pa; , corne), ins. — G. de l'ordre des Coléoptères létramèies , famille des Curculionites, div. des Cossonides, établi par Schunherr, qui lui donne les caract. suivants: Ant. courtes, épaisses, insérées au milieu du rostre ; leur funicule de 7 articles : le 1" iurbiné, les autres perfoliés , resserrés presque égaux ; le dernier pressé contre la massue; massue petite, brièvement ovale , bi-articulée; le i" article corné, le dernier spongieux. Rostre peu long, peu épais, linéaire, presque cylindrique, légèrement plan, médiocrement arqué. Prolhorav oblong , tronqué à la base et au sommet , arrondi sur les côtés, plus étroit antérieurement, resserré vers le sommet, un peu convexe en dessus. Élytres allongées, linéaires, convexes, tronquées à la base, arrondies à l'extrémité, couvrant l'anus. Pattes courtes, presque comprimées; cuisses très élargiesau milieu ; tibias minces à leur base, beaucoup plus larges vers leur sommet, ou ils sont denticulés et armés, en outre, d'un grand crochet mobile; pénultième article des tarses plus long, bilobé, — Ce g. ne figure pas dans le Catalogue de M. Dejean (3'"' édii.). Schœnherr y rapporte 4 esp., dont une du Cap de Bonne-Espérance, et les trois autres de la Cafrerie. Parmi ces dernières, il en décrit une, A. seioms , (\\x(i M. Chevrolal lui a mandé avoir prise vivante dans les environs de Paris. (D.)

* AMORPHOPE. Amorvhooui (à priv.;

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uop^Y), formc;7roùç. pied: c'csl-à-dii c paltes informes). INS. — G. de la lain. des Acridiens (Acridiles, Lat.) , de l'ordre des Or- Ihopléres, établi par M. Serville [Hist. des iris. Ortli. Suites Buffon). Ce g. est très voisin des Teirix, dont il ne diffère essentiellement que par les pattes, dont les cuisses antér. et intermédiaires sont grêles à leur base, et ensuite brusquement dilatées on forme de folioles denticulées sur les bords, et les jambes très comprimées et léjjèrc-aient dilatées. La seule esp. connue de (•c g. est VA. nolabilis Serv. [Ins. Onli.], trouvée à Cayenne. (Bi..)

' AMORPHOPIIALLUS (a^^opcpoç, difforme; tpiÀÀo'ç, pitallu.')). Candarum, Reichb. Consp. 44. — Schott. Melelh. — Pyihion , Mari. I-'lor. 1831. — Arum campanidalam l'ioxb. Arum RItumphii Gaud. id. P>cyc., etc. — BOT. m. — G. de la famille des Aroidées , tribu des Thomsoniées, établi par M. Blume ( in Balav. Diario , 1825 ; Decaisne in FL Timor , 1834 , et in Rumphia , p. 138) qui en donne les caract. suivants: Spalhe roulée à sa base. Spadice nu supérieurement, lisse ou verruqueux, florifère et androgyne à sa base j pas d'organes sexuels rudimentaires. Anth. sessiles, biloculaires , s'ouvrant par deux pores à leur sommet. Ovaires libres à 2, rarement à 3 ou à 4 loges. Ovules solitaires et dressés. Slyle distinct ou nul. Sligm. capitulé, entier, émarginé ou comme bilobé. Baies distinctes, nionospermes ou oligospermes. Graines dépourvues d'endosperme. — Ce g. se compose d'environ 9 à 10 esp., toutes originaires de l'Inde, et qui ont été parfaitement illustrées par M. Blume, dans sa magnifique Rumphia. Ce sont des piaules vivaces , à racine tubéicuse et cbarnue , ayant les feuilles et les spadicos solitaires, environnés inférieurement d'écaillés imbriquées. Elles diflerent des esp. du g. Arum, dans lequel quelques unes élaientplacées auparavant, par lastructurc des anthères, cl surtout celle des ovaires. F'. ARUM. (A. R.)

* AM0RPH0PL5 (âpiop<p9ç, difforme; w6Vî,pied). INS. — Schœnherr avait d'abord donné ce nom à un g. de Coléoptères de la famille des Curculionites, dîv. desBrenthides, qu'il a remplacé par celui de Calodroniu'!, imposé au même g. par M. Guérin. (D.)

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•AHIORPIIOSOME. Amorphosoma (a.aopcpo;, informe; crùpta , corps), ins. — G. de l'ordre des Coléoptères pentamcres, famille des Slernoxes, tribu des Bupreslides, établi par 31^1. Gory et Delaporte aux dépens du g. Agrilus de Mégerle, et auquel ils assignent les caract. suivants: Palpes maxillaires de 3 articles visibles ; le 1^" plus long, un peu arqué; le 2"'" conique; le 3""^ ovalaire ; palpes labiaux de 3 articles un peu allongés; les deux l'-^ en cône; le dernier en ovale long. Labre arrondi en avant; menton asse/. grand, arrondi en avant, un peu sinueux. Languette un peu arrondie. Mâchoires à lobe externe grand et ovalaire ; l'interne un peu arqué et pointu à l'extrémité. Mandibules fortes, aiguës, un peu échancrée> au côté interne. Anl. courtes de 1 1 articles ; le 1'^'^ gros; les 3 suivants à peu près égaux ; tous les autres dilatés extérieurement en dents de peigne. Tarses aux quatre 1'" articles à peu prés égaux ; le 1" mutique; le 2"" muni d'une pelote à peine visible; les 2 suivants portant des membranes assez fortes; le dernier allongé; crochets très petits et unidentés. Corps un peu déprimé, tuberculeux. — Ce g., qui ne figure pas dans le dernier Catalogue de M. Dejean (3"" édit.), a pour type VA. exasperaium ou Agriliu exa^iicratus de Schœnherr, esp. du Cap de Bonne-Espérance. (D.)

*AMORPHOZOAIRES. Amorphozoa (à>of.cpo;, informe; Çùov, animal), zoom. — 2"" type des Actinozoaires vrais de M. de Blainville. Ce groupe, renfermant les Éponges et les Tétbyes, est caractérisé ainsi par cet auteur [Man. d'Aciin., p. 527) : « Corps organisés; animaux informes ou sans forme déterminée; percés d'oscules et de pores nombreux, mais sans bouches; ou animaux particuliers, distincts, constamment adhérents et composés d'une substance fibrosogélatineuse, entremêlée ou non d'acicules calcaires ou siliceux avec des gemmules intérieurs non localisés. (Duj )

* AMOSA, Neck. [Amosa, par allusion à l'affinité que présentent ces végétaux avec les Mimosa), bot. pji. — Synon. du g. Inga , Plum., de la famille des Légumineuses-Mimosées. (Sp.)

AMOURETTE, bot. ph.— Nom vulgaire de diverses plantes des champs qui se font remarquer par un port gracieux. Ainsi oc

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appelle Amourette tremblante. iC Briza média, L. ; grande Amourette, le Bi-iza maxima, L. ; petite Amourette , le Pna Eiagrosti, L.; Amourette dès prés, le Liclmis flox cttculi , L., etc., etc. (C. d'O.)

AMOURÏE. DOT. pn. — Nom vulgaire que les habitanis de quelques cantons de la France méridionale donnent au mûrier et aux ronces des haies qui portent les mitres sauvages. [C. d'O.)

AMOlIROCîîE. BOT. PU.— Nom vulgaire, dans quelques cantons français, du Maruta {^iitlicmis) couda Cass. (C. L.)

AMOURS, ^-/mores. zool. — /^. Rut, Accouplement et Génération. (C. d'O.)

AMPAC. Ampaciis. bot. pu. — Rumphius avait donné ce nom génériqiîe , tiré de la langue malaise, à 2 arbres des Moluques qui doivent rentrer dans le g. Zauiliojcylon. V. ce mot. (Ad. J.)

•AMPEDUS (àa-TTE^rov, d'àvâ, sur ; ttïcÎcov, tarsc\ INS. — G. de Coléoptères pcntamères , famille des Sternoxes, établi par Mégerle, et correspondant a celui d'Elaier, tel qu'il a été restreint par Eschscholtz, dans sa Ctassif. des Elalérides. V . le mot Taufin, synon, français du mot lalin Elaier. (D.)

* AMPELID.C [Amfelis, nom latin du g.

Coiinga). ois. — ("est, dans Swainson (C/aw. of Birds), le nom d'une famille de son 2'"* ordre Tnsessores et de sa tribu des Dentirostres. (Lafr.)

"AMPÉLIDÉES. yM]}clideœ. bot. pu.— La famille fondée par A. L. Jussieu, sous le nom de Peignes {files), nommée plus tard par lui Finiferes, et récemment par M. I.iiidley Fiiacées, avait aussi reçu de Venlcnat celui de Sarmeniacées, à cause de ses tiges, ordinairement sarmenteuses, et, cu- Gn, de Kunlh celui û'Ainpél idées, em\)ra\iié au nom grec de la vigne (dc'fXTT£).oç), et que nous adopterons ici, pour éviter la confusion qui pourrait résulter de la ressemblance des premiers avec les Vilicées ou Galiliers. Elle appartient au\ plantes dicotylédones polypétales-hypogynes. Voici ses caract. : Cal. petit, entier ou muni de i-5 petites dents à son bord. Pétales en nombre égal, alternant avec ces dents, à prélloraison valvaire, et se séparant, sOit dt haut en bas, soit de bas en haut, de manière à rester unis à leur sommet. Autant d'élam. oppcsces

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aux pétales, à filets libres ou monadclphes^ anth. biloculaires , oscillantes . avortant quelquefois. Ovaire libre, entouré à sa base ou à une plus grande hauteur, d'un disque qui porte les pétales et les élamines insérés sur son contour; surmonté d'un stigmate simple, tantôt sessile, tantôt porté sur un style court; à deux loges, dont chacune renferme 2 ovules dressés; plus rarement 5-1-ovulées. Il devient une baie dans laquelle les graines se trouvent quelquefois en même nombre que les ovules, mais avortant souvent en partie, de sortie qu'on trouve un fruit uniloculaire et t-spcrme. Ces graines sont osseuses et présentent, à la base d'un périsperme dur et presque corné qui forme presque toute leur masse, un petit embryon plus court de moitié, dont la radicule cylindrique se dirige en bas, c'est-àdire vers le bile. — Les plantes de cette famille sont des arbrisseaux sarmcnteux et grimpants, dont les feuilles , composées ou simples, mais alors ordinairement lobées, accompagnées de stipules, sont opposées entre elles d'ans le bas; dans le haut, aux inflorescences, qui avortent souvent, et se changent alors en vrilles. Ces inflorescences sont connues vulgairement sous le nom de grappes, mais ne répondent pas le plus souvent à la définition botanique de ce nom; ce sont des tliyrses, ou fréquemment des cymes chargées de fleurs verdàtres ou plus rarement colorées. Ces fleurs, généralement hermapbrodiles,sont, dans un g., polygames et accomi)agnces d'involucres foliacés, à lobes en forme d'ailes. — Les esp. sont disséminées dans les régions tempérées, ei surtout tropical'es des 2 hémisphères , au nombre de plus de 120. Ce n'est pas ici le lieu de s'étendre sur les propriétés du suc de leur fruit, qui donnent au g. f'iiis une si grande importance. C'est en effet à ce seul g. de la famine , et de plus dans une partie fort limitée de notre zone tempérée, que parait être réservée la culture avantageuse de la vigne et la fabrication de ses produits.

GENRES

l"="rr.iBt;. SarmaKacées ou finiferes. Pétales distincts à la base; filets ordinairement libres; ovaire à 2 loges bi-ovu"lécs. Plante? t;rimpantcs, à pédoncules souvent changes en vrilles. — Chiav, \..[Swan{hus, Forsk.,;

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^Pierisanthes, B\\im.;—yimpelopns, Mich.;

— ntis, L.

2""= Tribu. Aquiliciées ou Lééacées. Pétales soudés a la base. Tube staminal à 5 lobes stériles, alternant avec les 5 filets anthériféres (qui sont opposés aux divisions de la cor.). Ovaire à 5 loges 1-ovulées. Pas de tiges sarmenteuses ni de vrilles. — Leea, L. {Aquilicia, L.; (JllilU, Gœrtn.).

On en a rapproché encore le Geruma, Forsk., mais avec beaucoup de doute; car, si beaucoup de ses caractères indiquent des rapports avec les Ampélidées, on ignore la situation de ses élamines relativement aux pétales, et le fruit est une capsule à 4 loges et à 4 valves. Il est vrai qu'une monstruosité curieuse, observée par M. de Schlechtendal, a reproduit précisément celte structure du fruit dans la vigne commune. (Ad. J.)

•AMPÉLIIVÉES [Ampelis, nom d'un des genres de celte sous-famille). — C'est pour nous le nom d'une sous-famille de notre famille des Baccivores {Baccivorœ) , dans nos Dentirostres à bec déprimé , et dont les caract. sont: Bec court, déprimé, large à sa base, et très fendu jusqu'au-dessous des yeux; narines rapprochées de la pointe du bec, souvent à demi cachées par de petites plumes serrées. Ailes à rémiges assez longues, dont quelques unes des 1"^" sont souvent rétrécies , ensiformes. Tarses et doigts courts; le doigt externe notablement plus long que l'interne, et soudé assez loin avec le médian ; ongles élevés , courts et très arqués. Queue courte (carrée dans un seul cas), longue et fourchue. — Tous les g. qui appartiennent à cette famille, sont essentiellement percheurs et frugivores, comme l'indique la conformation de leurs pattes et de leur bec; ce sont les g. Cotinga, Averano, Piauhau , Tersine, Phibalure et Jaseur. (/^. ïes mots.) Ils sont tous des contrées tropicales du Nouveau Monde , excepté le g. Jaseur, commun à l'Amérique septentrionale t't à l'ancien continent. (Lafr.)

AMPELIS [àfxnîl'q, nom grec d'un oiseau indéterminé), ois. — Nom latin du g. Cotinga. f^. ce mot. (Lafr.)

AMPÉLITE {a.i>.Ttlo<7, vigne), min. et géol.

— Les anciens donnaient le nom d'Ampélite a un schiste argileux, noir, (ju'ils croyaient propre à servir d'amendement pour les terles à vigne, et à détruire les Insectes qui

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rongent cet arbuste. M, Cordier a conservé le nom spécifique d'Ampélite pour cette même roche qu'il classe dans la famille des Roches anthraciteuses. C'est un mélange d'anthracite et de matières phylladiennes schisteuses, fortement chargé de pyrites blanches. Ces pyrites, se décomposant, pénètrent les masses de sulfate de fer. Lorsqu'il abonde et que la présence de l'air favorise la réaction de ce sulfate de fer sur le charbon, il en résulte souvent une combustion spontanée. APoligny, près Ptcnnes, des combustions de ce g. ont formé des Tripolis résultant de la combustion superficielle des ampelites. On a trouvé dans les Ampélites, divers corps organisés marins, tels que des Spiriféres, des Fucus, etc. M. Cordier forme une espèce distincte du Graphite {V. ce mot) que M. Brongniart a décrit comme une simple variété d'Ampélite ( Ampélite grophiquc ). (C. d'O.)

*AMPELODESMOS (âVTteÀoî, vignes Sti- ^ôi , lien). BOT. PH. — Le professeur Link a nommé ainsi un g. de la famille des Graminées, tribu des Arundinacées, qui comprend 2 esp. primitivement placées dansleg.^)-«ndo, sous les noms à! A. lenax Wahl, et A' A. bicolor Desf. Ce g. a été adopté par le professeur Kunth, dans son excellente yigrostographie , et peut être caractérisé de la manière suivante : Épillets contenant de 2 à 4 fleurs disposées sur un axe articulé et tout couvert de poils. Valves de la glume ou de la lépicènc ovales , lancéolées , subulées , en gouttière , membraneuses et plus courtes que lesfleurs. Pailletlesau nombre de 2, membraneuses ; l'infér. aiguë , toute couverte de poils à sa base , canaliculée et enveloppant la paillette super., qui est un peu plus courte et bicarénée. Étam. au nombre de 3. Ovaire pyriforme, velu au sommet, portant 2 styles très courts , terminés chacun par un stigm. plumeux. Les 2 paléoles lancéolées, plus longues que l'ovaire , et ciliées supérieurement. Fruit presque linéaire, cylindrique, marqué d'un sillon longitudinal et non recouvert par les écailles. — Les 2 esp. que nous avons citées précédemment composent à elles seules ce g. Ce sont des graminées très élevées, ayant le port des Arundo, et croissant dans les régions méditerranéennes de l'Europe et de l'Afrique, Le g. Ampelodesmos diffère surtout de Vyirundo par ses

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écailles enliéres au sommet et drpourvues d'arclc. (A. R.)

AMPELOPSIS, Michx. ( àV-nraoç , vigne ; év|/i; , ressemblance), bot. ni. — G. de la famille des Sarmentacécs (Vitacées , Lindl., Ampélidécs, DC), offrant les caract. siiiv.: Cal. non denté, subcupuliforme. Pétales 5, caducs, libres, réflécliis, Étam. .S. Ovaire non enfoncé dans le disque, 2-4-ovulé; style court; stigm. capitellé. lîaic 2-4-sperme.— Feuilles simples ou composées; fleurs rougeàtrcs ou jaunâtres ou verdàlres, pani culées oi: cv cymes.— On connaît lOesp. de ce g.; la plupart habitent la zone équatoriale. L'-<^. Iiederacea, nommée vulgairement Vigne-vierge , se cultive comme arbuste d'ornement , pour couvrir les murs et les tonnelles. (Sp.)

AMPEREA. BOT. PII. — G. delà famille des Euphorbiacées, dédié à l'illustre et savant Ampère, et caractérisé de la manière suivante: Fleurs monoïques ou dioïques : MALES : Cal. campanule, 4-5-fide, à préfloraison valvaire. Étamin. 8, saillantes, à filets à peu près libres, alternativement 4 extér., et plus courtes; anth. à loges distinctes et ovoïdes, pendant des 2 côtés d'un conneetif graniforme, jaunes avec une ligne brune longitudinale, suivant laquelle elles s'ouvrent. Femelles : Cal. persistant, à 5 divisions profondes et rondes. Ovaire à .1 loges 1-ovulécs, surmonté de 3 stigm. sessiles, bifides. Cap. ovoïde, à péricarpe mince, se séparant en 3 coques biva'.ves. — Les esp., au nombre de 3, sont de petits arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande , d'un port particulier et comparable à celui de notre genêt commun. Leurs rameaux, comprimés cl dresfsés, sont chargés de petites feuilles rares, éloignées , linéaires et aiguës. Les fleurs axillaires sont solitaires ou groupées au nombre de 2 ou de plus, en petits fascicues, qui réunissent quelquefois les sexes, accompagnées de bractées raides et aiguës. On peut en voir une esp. [^-4. .■ipanioides) figurée dans l'atlas du voy. de l'Astrolabe {Serlum Aslrolabii, lab. 20), et dans celui du voy. de la Coquille (^o(., p/. 49.) (Ad. J.)

AMPHACAiV'TIIE. Amphacanlhus {àacpi , des 2 côtés; axavOa, épine), poiss. — G. de Poissons de la famille des Tcuthies, très voisin des Scombéroïdes , établi par Bloch,

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dans son système posthume, sous ce nom qui exprime bien le caract. singulier et unique, que présentent ces poissons dans le groupe des Acanthoplérygiens et qui consiste en ce que le rayon interne de la ventrale est épineux comme l'externe. Cette nageoire est donc épineuse des 2 côtés; d'ailleurs les Amphacanthcs ont une seule dorsale à plusieurs rayons épineux, et une épine horizontale dont la pointe est dirigée en avant au pied du 1" rayon. L'anale est longue et aussi armée en avant de 7 épines ; tandis que ce nombre n'est généralement que de 3 dans le plus grand nombre des poissons à rayons osseux. La bouche est très peu fendue; les 2 mâchoires '"orment un arc demi-circulaire, garni de pi :i tes dents serrées et échancrées sur le bord.

Les ouïes sont peu fendues, la membrane branchioslège porte 5 rayons. Les écailles sont très petites, très minces, sans dentelures , et comme perdues dans la peau. La ligne latérale est (racée parallèlement au dos. L'anus est caché entre les ventrales. 11 est ainsi avancé, parce que le canal intestinal est roulé en spirale sur lui-même et fait 5 à G tours dans la cavité abdominale qui est haute, mais peu étendue en arrière. Le pylore est entouré de 4 ou G cœcums , selon les espèces. Le foie est large et aplati, et subdivisé en plusieurs lobules; la vésicule du fiel est globuleuse et suspendue à un long canal cholédoque.LcsAmphacanthesont une vessie natatoire assez grande. La particularité la plus notable de leur squelette consiste dans l'allongement des 2 os styloïdes de l'épaule, qui sont arqués et arrondis, viennent se toucher sous le ventre, el former une sorte de bassin avancé et entourant les viscères abdominaux, lisse nourrissent presv que tous de matières végétales.

La singularité des ventrales à double épine a fait remarquer ces poissons par tous les naturalistes; mais comme plusieurs ont essayé de placer les esp. observées par eux dans les g. déjà établis par Linné ou par ses élèves, il en est résulté que leur synonymie a été pendant long-temps des plus confuses. Linné lui-même en avait placé une dans son g. Teulhis, et l'autre dans ses Spares. Bloch, qui a cependant établi le g. Amphacanlhus, en a placé parmi les Chœtodons. Forskal en avait donné la description sous le

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nom de Scarus Sitjamis, et cependant on voit qu'il avait eu l'idée d'en faire un g. distinct sous le nom de Siganus. Houtluyn avait créé pour eux le g. Cenlrogaster, auquel M. Gmelin a ajouté tant d'esp. disparates, qu'il a fallu laisser de côté, jusqu'au nom du voyageur Hollandais.

Commerson , en les décrivant sur les marchés de l'île de France et de Madagascar, a laissé pour eux, dans ses manuscrits, la dénomination générique de Biiro qui a été reprise et publiée par Lacépède; ce qui n'a pas empêché cet excellent homme de reproduire dans son Ichthyologie toutes les esp. nominales, le Buro brun , le Cenlrogaster brunâtre, le Scare sidjan , le Scare étoile, le Chétodon cannelé, le Chétodon tacheté, le Spare éperonné, et qui toutes ou presque toutes désignent le même poisson.

Les esp. de ce g. abondent dans la Mer- Rouge et dans le grand Océan indien. On n'en connaît aucune dans l'Atlantique ni dans nos mers d'Europe. Avant la monographie que nous en avons donnée , les auteurs n'en avaient indiqué que 2 ou 3; nous en avons décrit 27 dans l'Histoire naturelle des poissons. (Val.)

*AMPnAl\TE. Amphanlium (â^utpt; autour; «vQoç, fleur). BOT. pu. — Link [Handb. dsr Bot.) applique ce nom aux réceptacles dilatés qui contiennent ou enveloppent les fleurs. Ex. : Ficus, Dorstenia , etc. (C. L.)

* AMPHASIA («atpf, autour de ; «cr:; , eoç, limon; par extension, marais), ins. — G. de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille desCarabiques, tribu des Féroniens, établi par M. Newmann , et qu'il place près du g. Masorem. Il a pour type une esp. de l'Amérique du nord, qu'il nomme ^. fulvicolUs. Ce g. ne figure pas dans le dernier Catalogue de M.Dcjean (S""" édii.). (D.)

AMPHEREPHIS (àa<p?, autour de; Èp/cpu, je couronne), bot. va. — G. de la famille des Composées , synon. du g. Centmtherum.

• AMPniACnYRIS (àayf, autour, voisin de; oc'xvpov, paillette), bot. ph. — Une des 2 sections, ou sous-g., donnée par M. De Candolle, dans le g.Bmchtiris de Nuttal, de la famille des Synanthérées-Astéroidées, et qu'il caractérise ainsi : Akènes du rayon presque nus ou munis d'une couronne très

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courte; fleurs du disque plus nombreuses que les ligules. (C. L.)

* AMPHIBICORISES ou mieux AMPHI- BIOCORISES (âp:(prStoç, qui vit dans deux éléments; xo'ptç , punaise), iks. — Nom créé par M. Léon Dufour et adopté par M. Spinola [Es<:ai sur les Ins. Hémipt.), pour désigner une tribu de la section des Hétéroptères, de l'ordre des Hémiptères, correspondant à la famille des Véliens de r.rullé ou Hydrodromici de Burmeister. Les principaux caract. que présente cette tribu ou plutôt cette famille, sont tirés : l°de la conformation des antennes , assez longues et composées de 4 articles cylindriques; 2° des pattes antér. grêles, plus courtes que les autres et dépourvues d'épines propres à retenir leur proie; 3° de l'écusson presque entièrement caché; et 4° des tarses pourvus de crochefs situés en dehors et insérés dans une échancrure du dernier article.

Les Insectes qui composent celte petite famille vivent de proie vivante ; ils sont tous aquatiques et cependant ils ne s'enfoncent jamais dans l'eau, à moins que ce ne soit accidentellement; mais ils courent à sa surface avec beaucoup d'agilité et aussi facilement que les Insectes vivant à terre. Tout le dessous de leur corps est garni de petits poils très courts et excessivement serrés, qui leur permettent de glisser sur l'eau sans se mouiller.

Cette famille, confondue d'abord parLatreilleavec tous 1=5 Hémiptères Géocorises, renferme aujourd'hui, telle qu'elle a été restreinte par les entomologistes modernes, les C g. suivants : f^elia, Microvelia , Hebrus , Halobnles , Gerris , Hijdromelra. (Bl.)

AMPHIBIE (àf/(p'Çioç, qui vit dans deux éléments), moll. — Nom sous lequel Geoffroy [Concltijl. des environs de Paris) décrit le Mollusque dont Draparnaud a fait depuis son g. Ambrette. F", ce mol. (Desh.)

AMPIIIBIENS (âp^tpt'Çcoç, qui vit dans 2 éléments), rept. — C'est ainsi queM.de Clainville désigne les reptiles batraciens, dont il fait la 4"»= classe de ses Ostéozoaires , première grande divis. ou, comme il l'appelle, le type 1 du Règne animal. ^. Batraciehs. (G. B.)

AMPHIBIES, ^mphibia {àyxp'Sioi;, qui vit dans 2 éléments), zool.— Les Allemands réservent encore assez généralement ce nom

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