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aux animaux vertébrés de la catégorie des reptiles nus et écailleux, adoptant ainsi, dans la signiDcation que lui avait donnée Linné, le moi Am-phibia. Les différences qui distinguent les esp. à peau écailleuse ou scutifèredecellesà peau nue, tendent néanmoins à faire de ces 2 sortes d'animaux, 2 classes bien distinctes. Aussi, dans la méthode de M. de Biainville, les reptiles écailleux conservcnl-ils seuls le nom de Repiilia, dont se servait aussi Brisson (f^. Reptiles) , etles Batraciens ou Reptiles nus prennent-ils celui d'Ampfiiùia {V. Batraciens) : ces derniers étant en elTet les seuls que l'on puisse àSve, Amphibies , c'est-à-dire jouissant successivement de 2 manières différentes de vivre, puisque, sauf les Cécilies, tous sont d'abord branchifères, respirent l'air dissous dans l'eau, et n'ont les poumons développés que dans un âge plus avancé et après l'accomplissementde leur métamorphose. On sait, cependant, que plusieurs ( les Pérennibranches) n'arrivent pas à la respiration pulmonaire ; mais si ces animaux sont , parmi les Vertébrés, les seuls auxquels l'épithète A" Amphibies convienne réellement , ils ne sont pas les seuls que dansle langage vulgaire on appelle ainsi , et dans toutes les autres classes de leur type, on signale des esp. amphibies; certaines de celles-ci pouvant sortir de l'eau, leur séjour habituel, pour s'exposer quelques instants à l'air, et vice versa. On cite surtout au nombre de ces prétendus Amphibies : les Phoques et les Lamantins parmi les Mammifères, parce que, vivant habituellement dans l'eau, ils peuvent venir sur le rivage; ou bien encore les Loutres, le Cynogale ou Potamophile, le Castor, l'Hippopotame et plusieurs autres qui, terrestres, dansquclques circonstances, vont souvent à l'eau et s'y meuvent même avec plus de facilité que sur le sol. Les Cétacés zoophages, au contraire, sont regardés comme exclusivement aquatiques, parce qu'ils ne quittent jamais l'eau. Ces particularités bien remarquables, sansaucun doute, ne sauraientcependant, comme celles qui cara«*térisent principalement les Amphibiens proprement dits , être prises en considération, quand il s'agit de classer méthodiquement les êtres chez lesquels on les a constatées etjSiBlumenbachacrudevoirs'enservirpour admettre, parmi les Mammifères, un ordre
réservé aux esp. aquatiques, c'est qu'il avait plutôt en vue l'établissement d'un système que celui de la véritable méthode naturelle. Celte sorte d'état amphibiese retrouve en effet dans des g. d'ordres différents, et la disposilionparticulière desorganes locomoteurs qui le caractérisent , est une simple conséquence ou plutôt une condition harmonique, tout-à-fait dépendante descirconstances au milieu desquelles certaines esp.. appartenant à des degrés divers de la série animale doivent fonctionner. Aussi Blumenban'i que nous citons plutôt pour nous faire comprendre que pour le critiquer, admettait-il parmi les Mammifères palmipèdes ou aquatiques, des Rongeurs, des Carnassiers et des Édentés, comme il en admettait dans son groupe des Fissipèdes ou digités. L'appréciation de la valeur réelle des caractères fait aujourd'hui rapporter au même ordre ou degré de la série , des animaux aquatiques , terrestres et volatiles , quand . à part les différences, nécessitées par le séjour, la somme de complication de leur organisme se trouve être au fond la même.
11 n'est pas nécessaire d'ajouter que tous les Mammifères amphibies que nous citions plus haut, respirent, comme les autres g. de leur classe, l'air en nature, et, bien entendu au moyen de poumons. Beaucoup d'entre eux doivent la faculté de plonger, à la forme de leurs narines, et surtout à un développement spécial de certaines parties du système veineux qui, retardant une portion du sang dans des plexus considérables, permet une respiration moins fréquente. Les Oiseaux qui vivent dans l'eau et qui s'y plongent fréquemment, les reptiles écailleux ( Emides, Chélonées, Crocodiles, etc.) qui ont les mêmes habitudes, n'ont pas non plus, et à aucun âge, de branchies; mais chez les espèces de la classe des Reptiles, la circulation profondément modifiée dans quelques uns de ses organes, rend, pour ainsi dire, volou taire leur activité respiratoire
Quelques poissons, appelés pour cela même Amphibies, jouissent, comme les Phoque)et les Lamantins, de la faculté de sortir de l'eau en quelques occasions, maisrien dansleur système respiratoire et circulatoire, ne rappelle ce qui a lieu dans les vertébrés pulmonés; l'orifice extérieur des branchies de certains d'entre eux (les anguilles) ayant uu
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diamètre moins considérable que chez les autres , leur permet de conserver l'eau dans leur cavité branchiale, plus long-temps que ne peuvent le faire les carpes, par exemple, dont les ouïes sont si largement ouvertes. Dans quelques groupes, l'appareil branchial est lui-même modiGé à cette intention, et G. Cuvicr a nommé Pharyngiens-labyrinthiformes, une famille d'Acanthoptérygiens chez lesquels «lesos pharyngiens super, étant divisés en petits feuillets plus ou moins nombreux, interceptant des cellules où il peut y demeurer , l'eau qui découle sur les branchics et les humecte pendant que le poisson est à sec; ce qui permet à ces poissons (Anabas, etc.) de se rendre à terre et d'y ramper à une dislance souvent assez grande des ruisseaux et des étangs, où ils font leur séjour ordinaire».
Amphibie s'emploie donc dans 2 acceptions physiologiquementdinérentes: 1° pour des animaux qui vivent d'abord dans l'eau et respirent au moyen de l'air qu'elle renferme, et qui plus tard respirent l'air en nature; 2° pour des esp. à respiration aérienne ou aquatique, et qui peuvent échapper pendant un temps plus ou moins long à leur milieu habituel , mais sans varier dans leur mode de respiration. Les Amphibies de la 1" catégorie, lorsqu'ils ont quitté leur état aquatique pour la respiration à l'air libre, peuvent aussi être de la seconde, et vivre pour ainsi dire à volonté, dans l'air ou dans l'eau , mais en suspendant leur respiration, tant qu'ils restent plongés dans ce dernier milieu. Un fait curieux constaté par M. William Edwards est celui de la respiration cutanée accidentelle, par laquelle quelques-uns de ces derniers (ex. : les grenouilles adultes) entièrement séparés de l'atmosphère, peuvent suppléer à son défaut.
Chez les animaux invertébrés, il y a aussi des Amphibies, les uns vrais ou de la première sorte; les autres apparents, c'est-àdire de la seconde Certaines larves d'insectes hexapodes sont d'abord branchifères ; elles vivent dans l'eau , et , plus tard, leur respiration devient a-érienne , et alors elle s'opère au moyen detrachées. Ex. : beaucoup de Névropléres, des Diptères, des Coléoptères hydrocanthares et palpicornes, et V/Ji/Urocampa slratioialis de l'ordre des Lépidoptères. Les esp. de la même classe et à
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respiration aérienne qui vivent dans l'eau, soit à l'étal de larve, soit à l'état adulte, soni fort nombreuses et de presque tous les ordres; mais ce ne sont plus là que des pseudoamphibies. Quelques arachnides aussi sont dans ce dernier cas, et, parmi les Crustacés, plusieurs , bien que pourvus de branchies , se tiennent à la surface du sol: c'est au moyen de l'air très-humide qu'ils respirent.
Le type des animaux mollusques, n'a de véritables Amphibiesque les Paludines ; mais toute une famille de PuImonés(les Limnées, Planorbes, Physes, etc.) vit dans l'eau à la manière des Mammifères aquatiques.
Plus l'organisalion des animaux est infér. et plus ceux-ci sont nécessairement aquatiques; aussi ne doit-on pas s'étonner de ne trouver d'espèces aériennes, ni même aniphibiennes chez les véritables animaux rayonnes.
La respiration, cutanée chez quelques formes extrêmes (ex. : les Entozoaires) inséparables de la série des animaux articulés, permet aussi un g. de vie qui pourrait faire considérer comme Amphibies, quoiqued'une autre manière, certains des êtres qui la présentent, puisqu'il en est qui peuvent également vivre dans l'eau ou dans l'intér. des autres animaux , soit dans leur canal digestif, soit dans diverses autres parties de leur organisme. C'est au moyen d'une respiration également cutanée que s'entretient la vie aquatique ou aérienne dans les lieux humides, chez quelques esp. de Planaires, animaux fort voisins par leur organisation des précédents, qui sont Amphibies par parasitisme. (P. G )
AMPHIBIOCORISES. iNS. — F. Ampiii-
BICORISES.
AMPHIBIOLITHES (àacptfftoç, amphibie; Xi'Goi; , pierre ). anIiM. foss. — Quelques auteurs ont désigné sous ce nom des fossiles qu'ils supposaient être les restes d'animaux amphibies. (L.rd.)
* AMPHIBLESTRIA (àfx<pt'/3).y!crTpûv, filet ou réseau), bot. cr. — Presl, dans sa Pieridographia , a formé , sous ce nom , un g. du Pierislaiifolia Humb. et BonpI., qui diffère des autres Pieris par ses nervures réticulées ou plutôt formant des aréoles à peu pré^ quadrilatères, dans lesquelles quelques rameaux des petites nervures se leiminent li-
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brcment , comme dans les vrais Aspiditm el \cs.Phymatodes. Les capsules forment une ligne étroite, continue ou inlerrompue, recouverte par un tégument n^arginal étroit, scarieux, s'ouvrant au dedans. — La seule esp. bien reconnue est celle citée ci-dessus, dont la fronde herbacée est trifoliée, à foliolesprofondémentpinnalilide,-;. Elle croît dans la Colombie. Prcsl rapporte avec doute au même g., une plante du Chili qu'il n'a vue que dépourvue de frucliûcation. (Ad. B.)
^AMPHIBOLE. Amphibola {à'j.-f:Ëolr,, enveloppe , niet). MOLL. — M. Schumacher [J\'ouv. Sys!. des Kers lestacéa) propose sous ce nom un g. particulier pour la Nerita mix avellana de Chnilz. Ce g. a été reproduit un peu plus tard par MM. Ouoy et Gaimard sous le nom d'Ampullacère, qui a été plus généralement adopté, f^. ampullacère.
(Desr.) AMPHIBOLE ( A'(i<f.iÇao;; ambigu, à cause des analogies que les substances ainsi nommées ont avec d'autres minéraux , et notamment avec les Pyroxcnes, les Épidotes et les Tourmalines). i\ii\. — Hauy a donné le nom d'Amphibole à une esp. qu'il avait établie en réunissant les minéraux appelés précédemment Trémoliie ou Crammaiiie , StialiUieiu ou Aclinoie , et ïlonibleudc. C'est un fait fort remarquable, que les flucluaiionsd'opinionsauxquellescessubstancesont donné lieu parmi les minéralogistes. Rapprochées d'abord dans un même groupe avec beaucoup d'autres minéraux , sous le nom commun de Scliorl, d'après quelques rapports assez insigniOants, elles avaient été ensuite séparées par Werncr, sur la foi de certains caracl. extérieurs et fort peu décisifs. I/examen de leurs formes et de leur structure conduisit Haiiy à les identifier sous le nom d'Amphibole. Plus tard, la découverte de l'isomorphisme est venue établir clairement la nécessité de considérer ce groupe non comme une véritable esp., mais comme un g. d'esp. isomorphes, c'est-à-dire d'esp. analogues et très rapprochées les unes des autres, tant par leurs formes que par leur composition atomique. On se trouvait ainsi ramené, en quelque sorte, au point de vue de l'École allemande, lorsque, peu de temps après , un crislallographe allemand, G. Piose, essaya de nous reporter encore à une manière de voir plus ancienne, en cherchant à
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démontrer l'identité des Amp-hiboles avec les Sclioris volcaniques ou les Pyroxènes. Aujourd'hui , la plupart des minéralogistes maintiennent la séparation des deux groupes, en considérant leurs esp. respectives, non comme isomorphes, dans l'acception rigoureuse du mot, mais simplement comme Plésiomorphes entre elles ( f^. Plésiomorpiiisme). Nous nous conformerons à cette opinion , en ayant soin de faire remarquer les analogies nombreuses et les rapports intimes qui existent entre toutes ce> substances, el en insistant sur la valeur des 2 seuls caract. qui militent encore en faveur de la spécification généralement adoptée.
Nous allons indiquer d'abord les caract. qui distinguent le groupe des Amphiboles, considéré comme g. minéralogiqiie; après quoi nous ferons connaître les différences qui nécessitent le partage de ce groupe en plu. sieurs espèces. — Les Amphiboles sont composés généralement d'un atome de irisilicate calcaire (C « Si 3) et de 3 atomes de bisilicate de magnébie (3 M g Si =\ la chaux et surtout la magnésie pouvant être, en tout ou en par- • tic, remplacées, équivalent pour équivalent, par le proloxyde de fer ou le protoxyde de manganèse. Un atome d'Amphibole est donc formé de 4 atomes de base monoxyde, et de 9 atomes de silice; si l'on admet avec M. Dumas, que la silice soit composée d'un atome d'oxygène et d'un atome de silicium. Nous adoptons cette dernière supposition, qui nous parait plus probable que celle qui est généralement reçue parmi les minéralogistes, nous réservant de donner les raisons qui la justifient, dans l'article où nous traiterons des Silicates en général. Les Pyroxènes sont composés des mêmes principes dans des proportions peu différentes : ils résultent de la combinaison de 4 atomes de base monoxyde, et de 8 atomes de silice, au lieu de 9; d'où il suit que par la perle d'un atome de silice, une molécule d'Amphibole se changerait en une molécule pyroxénique. Les Amphiboles fondent assez facilement au chalumeau en un émail diversement coloré; si l'on expose une masse d'Amphibole cristallisée au feu des hauts-fourneaux, de manière à la fondre complètement, et si on la fait cristalliser de nouveau par refroidissement, les cristaux que l'on obtient ne ressemblent olus aux cristaux primitifs, mais
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ils offrent tous les caract. des cristaux de Pjroxénes.
Les Amphiboles, comme les Pyroxcncs, cristallisent dans le système Klino-rliombique : leur forme fondamentale est un prisme oblique, à base rhombojdale , inclinée sur l'axe de 105 à 106°; mais les pans du prisme, tels que le clivage les donne, font sur l'arâle antérieure H un angle obtus d'environ 124° i dans les Amphiboles, et un angle aigu de 87° à peu près dans les Pyroxèncs. En admettant que la base ait la même inclinaison dans les 2 prismes, si l'on cherche à faire dériver l'un de ces prismes de l'autre, savoir le prisme de l'Amphibole de celui du Pyroxène, on trouve que l'angle du premier s'accorde à très peu près avec celui que donne le calcul, dans l'hypothèse où le prisme de l'Amphibole proviendrait de la inoditication 3fP. Il faut, pour mettre les 2 prismes en rapport de position, supposer la coïncidence des bases et des sections diagonales respectives, en sorte que l'angle de 87° dans le Pyroxène corresponde à l'angle de 12io dans l'Amphibole. De ce rapprochement, on peut conclure qu'il existe entre ces minéraux, sinon une identité complète de formes , du moins une analogie très grande et tout-à-fait comparable à c«lle qui s'observe ordinairement entre les substances dites isomorphes.
La pesanteur spécifique des Amphiboles varie de 2,9 à 3,5. Celle des Pyroxènes ne descend pas tout-à-fait aussi bas, mais elle s'élève jusqu'à 3,6.
Les Amphiboles fondent plus facilement que les Pyroxènes; ils passent en conséquence moins vite , ou par un refroidissement beaucoup plus lent, de l'état de fusion à l'état cristallin. On trouve souvent la Hornblende et le Pyroxène augite composant ensemble des macles ou réunions régulières de cristaux, dans lesquelles les parties composantes d'espèces différentes sont entre elles dans le rapport de position indiquée plus haut; dans ce cas, c'est toujours le Pyroxène qui constitue le noyau ou le centre de la macle, et la Hornblende lui forme comme une sorte d'enveloppe extérieure. De tels groupements s'observent non seulement dans les cristaux disséminés (Diorites des monts Ourals), mais aussi dans les cristaux implantés (Sahlites d'Arendai). Les Amphiboles el les Pyroxè-
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nés ne se distinguent pas seulement p.ir leurs faces de clivage; mais leurs formes extérieures, quoique susceptibles d'être ramenées les unes aux autres, sont le plus souvent différentes. Ainsi l'on n'a point encore observé les Pyroxènes sous les formes ordinaires de l'Amphibole; mais il existe dans les diorites de l'Oural des cristaux d'Amphibole qui se montrent sous l'une des formes les plus communes du Pyroxène ; ce sont ces cristaux que G. Rose a décrits sous le nom à'Ourcitiie; ils renferment souvent un noyau de véritable Pyroxène. Celte observalion semble indiquer que la différence des formes extérieures pourra disparaître un jour d'une manière plus complète. II ne restera donc plus d'autre caract. distinctif, que la diversité des clivages, laquelle paraît dépendre d'une légère différence dans la composition chimique, savoir d'une |)etite quantité de silice en excès dans les Amphiboles. Si l'on regarde, avec la plupart des minéralogistes, cet excès de silice comme essentiel, par la raison qu'il est toujours en proportion simple et définie, il y a nécessité de maintenir la séparation des 2 groupes d'espèces. 11 faudrait, au contraire, les réunir en un seul et même genre, si l'on considérai t, avec G. Rose, celte différence de composition comme accidentelle, et comme provenant uniquement de celle des circonstances qui ont accompagné la formation des cristaux d'Amphibole et de Pyroxène. Selon cet habile cristallographe, les Pyroxènes auraient cristallisé par un refroidissement très rapide d'une certaine masse en fusion, et les Amphiboles par un refroidissement beaucoup plus lent de la même masse fondue. /^. Pyroxène.
Nous rapporterons toutes les variétés d'Amphiboles à 3 esp., dont une, la Trémollle, comprendra les variétés à bases terreuses, qui sont généralement sans couleur ; une autre, Y^-Impliibole proprement dit, se composera de toutes les variétés à bases terreuses et métalliques, dans lesquelles le protoxyde de fer ou de manganèse entrera en quantité notable avec la chaux et la magnésie, et qui par suite présenteront une couleur verte plus ou moins foncée. Cette dernière se subdivisera en 2 s.-espèces : YActinoie et la Hornblende. La 3°" esp. comprendra les variétés à bases de fer et de magnésie.
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sans chaux, que l'on désigne sous le nom ù'Anihophyllite.
I" jEspèce.— TRÉiMOLlTE. Synon. Grammutite; composée d'un alôme de trisilicale de chaux (C Si ^), et d'un alôme de bisilicale de magnésie (MgSi^"). Cristaux blancs, blanc-jaunâtres ou gris- cendres, ayant quelquefois une teinte verdàtre, et souvent un éclat qui lire sur le nacré; clivables parallèlement aux pans d'un prisme rhomboidal oblique, dont le grand angle latéral est de 124°, 37', et dont la base est inclinée à l'axe de 103° environ. Ces cristaux sont généralement vitreux et translucides; ils fondent avec assez de facilité en un verre blanc et bulleux. Densité, 2, 9; Dureté, 5, 6. Analyse: Silice G0,50; chaux 12,43; magnésie 27,07. — La forme la plus ordinaire des cristaux de Trémolile est le prisme fondamental de ]24«, dont la base est remplacée par un sommet dièdre de 148°; l'arête du biseau terminal est inclinée à l'axe, comme la base qu'elle remplace , et qui en serait la troncature tangente. Quelquefois cette troncature existe en même temps que celle des arêtes longitudinales obtuses. I.aTrémolite se rencontre rarement en cristaux complets; elle est le plus souvent en longues baguettes prismatiques, terminées irrégulièrement, comme si elles avaient été fracturées. Dans celle esp. de cassure transversale, on aperçoit souvent une ligne colorée dans la direction de la grande diagonale; c'est ce caractère qui avait fait donner d'abord à l'esp. le nom de Grammalile. Elle se présente aussi en aiguilles divergentes, ou en masses composées de fibres déliées d'un aspect soyeux. Parfois elle offre des teintes d'un blanc rougeâtre, d'un vert d'asperge, ou d'un bleu-violet pâle. Elle est le plus ordinairement disséminée dans les Dolomies ou les calcaires saccharoïdes des terrains micaschisteux, et c'est ainsi qu'on la trouve à Campo-T.ongo au Saint-Golhard, à Pfilsch cnTyrol, à Gulisjo et Acker en Suède , à Dognatzka dans le Bannal, et dans une mulliiude de localités en Saxe, en Bohême, en Ecosse , e« Amérique.
On rapporte à la Trémolile une partie de ces substances lilamenteuses, connues vulgairement sous les noms A' A^nianleOMû'A.'iheue. f^. ces mots.
ri"" Espèce. — AMPHIBOLE. Composée
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d'un alôme de trisilicale de chaux (CSP) . et d'un alôme de bisilicale de fer (F Si»), cette esp. est souvent mélangée avec la précédente , surtout dans les variétés dites aclinotes. Ses couleurs sont le vert tendre , le vert plus ou moins foncé, et le noir brunâtre. Elle cristallise en longs prismes, ou en cristaux courts et bien terminés, clivables parallèlement aux pans d'un prisme klinorhombiquedel24° 30'. La base de ce prisme est inclinée sur les pans de 103° l'. Indépendamment des 2 clivages, que nous venons d'indiquer et qui sont les plus nets, l'Amphibole en offre d'autres qui sont beaucoup moins sensibles dans la direction de5 diagonales. La fusion au chalumeau donne un verre brunâtre ou noir. Densité, 3 à 3,4; Dureté, 5,5.
'[" Soiis-Esplce. — ACTiNOTE. Synonyme Sirabhieiri; mélange de Trémolile et de Hornblende. Cristaux translucides, en longs prismes, ou en longues aiguilles rayonnées, d'un vert clair ou d'un vert foncé, disséminés dans des roches talqueuses.; formant aussi des masses à structurelamellaire. Analyse de l'Actinole du Zillerthal : Silice 53,1, chaux 11,4; magnésie 7,8; proloxyde de fer 55,8. — On peut rapporter à l'actinote la substance appelée Kalamiie, de Brallforsgrufva, en Wermeliinde; la Byssolite du Dauphiné. On pourrait aussi placer ici , d'après le résultat de leurs analyses , la plus grande partie des variétés d'Amphibole, dites Pargasiics; mais leurs caract. extér. les rapprochent davantage de la Hornblende. On trouve l'Actinole disséminée dans des roches talqueuses, au Sl-Gothard et dans le pays des Grisons en Suisse, et à Greiner dans le Zillerthal en Tyrol. Elle se rencontre aussi dans les lits déminerais ferrugineux des terrains schisteux cristallins , à Ehrenfriedersdorf en Saxe, à Arendal en Norwège, etc.
2""' Sous-Esp'ece. — hornble?<de. Cristaux verts, vert-noirâtre ou d'un noir-brunâtre, ordinairement courts et complets , ayant souvent leurs arêtes et leurs angles arrondis , comme s'ils avaient été fondus; présentant des clivages latéraux ^rès nets, et un éclat vitreux très prononcé. Leur forme la plus ordinaire est celle de la Var. Dodécaldre, H., qui offre l'aspect d'un prisme hexaèdre terminé par des sommets trièdres à faces
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rhombes. Celle variélc est soumise à im groupement par hémilropic, qui lui donne souvent l'apparence de ces cristaux simples à sommets diiïérenls, qui sont si fréquents dans le groupe des Tourmalines. L'axe de révolution est IiorizontaU et perpendiculaire au plan des grandes diagonales. On voit quelquefois, à la jonction des 2 cristaux, uneesp. de sillon qui annonce l'tiémitropie ; mais par l'extension que prennent certaines faces aux dépens de celles qui composent l'angle rentrant, celui-ci disparaît d'ordinaire, et l'un des sommets présente 4 faces , tandis que l'autre en a 2 seulement. Ce qui dislingue cescristauxde ceux des Tourmalines, c'est qu'aucune des faces qui existent sur un sommet ne se retrouvent surl'autre. Les Hornblendes sont composées comme les Aclinotes, de silice, de chaux, de magnésie et de protoxyde de fer; mais les variétés d'un noir foncé renferment plus de fer; et elles présentent, en outre, des traces d'acide fluorique, et une quantité d'alumine, qui va quelquefois jusqu'à 13 p. 0/0, et dont la présence est encore tout-à-fait inexplicable.
La Hornblende se rencontre en masses laminaires ou lamellaires, formant des roches auxquelles on donne le nom A'AmphiboUles. A l'état de grains cristallins ou de lamelles, elle entre dans la composition de beaucoup de roches mélangées ( Syénile , Diorite, Aphanile, etc.); elle y est ordinairement disséminée, soit en lamelles ou aiguilles reconnaissables à leurs clivages éclatants, faisant entre eux un angle très ouvert, soit en cristaux nets et courts, d'un vert ou d'un noir foncé. On doit rapporter à cette esp. : la Pargasite , Amphibole granuliforme, disséminée dans un calcaire lamellaire à Pargas , en Finlande; la Karinthine, du Sau-Alpe en Carinthie; Y Arfwedsoniie , ouHornblendenoire du Groenland; \aHurnblende basaltique, des terrains de basalte et de laves de la Bohême, de l'Auvergne , du Vésuve, de l'Etna , du cap de Gates en Espagne, etc. Cette dernière variété est d'un noir foncé et à poussière brune; elle est susceptible d'une altération qui l'a fait passer à l'état terreux, et les écailles qu'on en détache, vues par transparence, paraissent souvent d'un beau rouge.
On peut aussi rapporter à la Hornblende: T. 1.
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rOMra/j7e deO. Rose, variété d'Amphibole qui se présente sous la forme ordinaire du Tyroxène, etqui est abondamment répandue dans les diorites de l'Oural ; et la Smarafjdite (anciennement Diallage verte) , qui, selon M. Hcidinger, est un mélange ou groupement régulier de lamelles d'Amphibole et de Pyroxéne, offrant des faces de composition parallèles à la grande diagonale du prisme de 124°. La Smaragdile d'un vert loncé de Norwège n'est presque que de l'Amphibole pur. Elle fait, avec le Labrador on la Sausmriie, partie de la roche nommée Eupliotidc.
ni"'» jfiîpècc. — ANTIIOPHYLLITE. Subsance lamellaire, brunâtre, d'un éclat métalloïde , divisible en prismes rhomboïdaux de 121° 3l', et aussi dans la direction de la petite diagonale. Sa couleur est le gris jaunâtre et le brun de girofle, quelquefois avec des reflets bleus. Son éclat est vitreux, ou perlé , et se rapproche un peu de l'éclat métalloïde.
Pesant. spécif.=3,5; Dur.=5,5. L'Anthophyllile est aux autres esp. d'Amphibole ce que l'Hypersthène est aux Pyroxènes ordinaires. Elle est composée d'un atome de trisilicate de fer et de 3 atomes de bisilicatede magnésie; c'est donc une Trémolite dont la chaux a été remplacée entièrementparlefer. L'analyse de l'A. de Kongsberg par Vopelius a fourni : Silice, 56,74; magnésie, 24,35, oxydule de fer, 13,94; oxydule de manganèse, 2,3S; eau, 1,G7. Elle se trouve en couches dans le Micaschiste, à Kongsberg en Norwège , à Helsingfors en Finlande , et à Ikertoak en Groenland. (Del.)
AMPHIBOLES. Amphiboli iàij.^î, autour; So}-n [SaÀÀto], action de lancer), ois. — Nom donné par Goldfuss et Illiger à une famille , et par Savi à une tribu, de l'ordre des Passereaux, renfermant des oiseaux munis de 2 doigts en avant , de 2 en arrière , et dont le postérieur interne est versatile. (C. d'O.)
'AMPIIIBOLmS. Amphibolini (àpL-p.', autour; Sol-n \S:i)loi] , action de lancer), ois.— Ce nom , donné par C. Bonaparte à une famille d'oiseaux de l'ordre des Passereaux , est synonyme à' Amphiboles. ( f^. ce mot.) (C. D'O.)
AMPHIBOLIQUE. Amphibolicus{r. Amphibole). GÉoL. — Les géologues donnent cette épithète aux roches dans lesquelles l'Am- 27*
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phibole entre comme parlie consliluante essentielle (ex.: Amphibolitc, Diorite). Les Jiocliet aiiiphiboliques forment un groupe distinct dans les classifications de MM. Cordier, Brongniart , d'Omalius d'Halloy et de Honnard. (C. d'O.)
AMPIIIIÎOLIQUES [Roches] [A' amphibole; r. ce mot . crcoL. — Les géologues donnent cette é|)illiétc aux roches dans lesquelles l'Amphibole entre comme partie constituante essentielle. F, es Hoches ampliiboliques formenl un groupe dans lesclassificationsde MM.de Donnard, d'Omalius et Drongniart.
M. Cordier en forme une famille comprenant les esp. Amphibolite Kersanton, Diorite, Porphyre diorilique et Grès diorilique. Les Roches miiphiboliqncs sont généralement cristallines; les couleurs dominantes sont le noir et le vert plus ou moins foncé. Ces roches se présentent, soii en couches subordonnées, dans les terrains primordiaux, soit en filons ou en amas transversaux, résultant d'épanchement dans les terrains anciens. (C. d'O.)
•AMPIIIBOLIS {^u.'/i^olo-„ ambigu), bot.
CR. — Il faut rayer ce g. du catalogue des Thalassiophytes. [,e type sur lequel il a été fondé est le Ruppia aniarctica Labill., qui est conséquemment une plante vasculaire. (C. M.)
AMPHIBOLITE (dimin. â' Amphibole ; y. ce mot). Giioi.. — On donne ce nom aux roches composées essentiellement et presque exclusivement d'Amphibole a l'état cristallin. Plusieurs éléments accessoires se trouvent quelquefois dans cette esp. de roche ; ce sont, suivant M. Cordier, du Feldspath en ()etite quantité; du Quartz disséminé dans la masse en grains isolés ou en , veinesqui y forment de petits li(s;du Grenat qui se présente en abondance sur certains points isolés ; du Pyroxène ; du Mica; de la Diallage; de l'Épidote; du Fer oxydulé; de la Pyrite ordinaire et de la Pyrite cuivreuse. L'Amphibolile présente une textufe grenue ou lamellaire; elle a beaucoup de ténacité , ce qui la rend dilTicile à casser. Sa couleur est le noir ou le vert foncé. Cette roche appartient aux terrains primordiaux ; elle se trouve dans les gneiss en couches subordonnées qui se répètent souvent dans le même massif. La variété quartzilère api)artieut aux terrains micacés. (G. d'O.)
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• AMPIIIBOLOCARPÉES. Amphibolocarpœ {à!J.:piSo).o<;, équivoque; xapnoç, fruit). BOT. pir. — Dénomination appliquée par P>ei- Chenbach [Humlb. naiarl. Ppaiiz.) à l'un des 3 groupes qu'il forme dans la famille des Fougères, dont il change le nom en celui de Ptéroïdées. (G. L.)
'AMPHffiOLOlVARZOIV (aavcÇo:io;, douteux ; narzo7i..,. ? ). INS. — Nom donné par Porro à un g. de Coléoptères létramères , famille des Xylophagcs, que Villa a nommé, de son côté , Calyptobium. J^. ce dernier nom, qui a prévalu. (D.)
•AIVIPHIBOLURE. Amphihohmis [ku.uf',^,,- ^o;, ambigu; ovp«, queue), rept. — Dénomination donnée par Wiegmann à un g.
d'Iguaniens acrodontes que Kaup avait déjà fait connaître sous un autre nom. V. Gram-
MATOPnORE. (G. B.)
' AMPHIBOLUS (ày.9r§oXo;, ambigu), ins.
— G. de Coléoptères pentamères , famille des Hélophorides, Mac-Leay, établi par Waterhouse et adopté par Westwood {S\m- Geiu Ins. Aurjl.) qui en formule ainsi les caract. : Palpes maxillaires plus courts que le corselet; dernier article court. Élytres aussi larges que l'abdomen. — Il est fondé sur une seule esp., nommée A. atricapillus par Waterbouse. (D.)
AMPHIBULIME. Amphibulima {ku.<f'i, auprès de; biilima , sorte de coquille; mot hybride), moll. — Lamarck [Ami. du Mus.) a établi ce g. pour une coquille terrestre singulière qu'il a rangée depuis dans le g. AmbrettedeDraparnaud. /^.ambrette. (Desh.)
AMPHICARPA , Elliol.— Amvhicarpœa, DC. — Savia, Rafin. — Falcata, Gmel. Sijst. {oi.ii.tfi, autourde; xoep-Troç, fruit). BOT. PU. — G. de la famille des Légumineuses , sous-ordre des Papilionacées , tribu des Phaséolées, Brown. M. de Candolle [Proilr.,y. ii, p. 583) en donne les caract. suivants : Cal. campanule, 4-denté, ébractéolé ; dents égales, subobluses. Cor. papilionacée; pétales oblongs; étendard large, incombant, à peine onguiculé. Étarn. diadelphes. Style filiforme; stigm. capitellé. Ovaire à slipe engaîné par un petit disque tubuleux. Légume comprimé, stipité, l-4-spcrme. — Tiges herbacées, volubiles; feuilles pennées-trifoliolées; grappes axillaires; Heurs souvent apétales: les caulinaires stériles ou produisant des fruits non conformes aux fruits inférieurs ; les ra-
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dicales le plus souvent fertiles. — Ce g., propre à l'Amer, septentrionale, ne renferme que 2 esD. (Sp.)
•AMPIIICARP;EA, DC. {àu.<f'i, autour de; xaoTro';, fruit). BOT. PII.— Syn.du g. ^mphicarpa, Eli., delà famille des Légumineuses. (Sp.)
•AMPHICARPUM {àacp(, autour de; xap- TTo';, fruit). DOT. pir. — G. de la famille des Graminées, établi par le professeur Runth [EiiiKii. plant. \ , p. 571 pour une csp. de Millet décrite et figurée parPursh (/'/. ylm. 1, p. 62, t, 2), sous le nom de Milium ampliicarpum.Yoià Icscaract. de ce g. : Epillets bi flores comme ceux du g. Milium; mais les uns composés de fleurs mâles, les autres de fleurs femelles sur le même pied. Dans les fleurs mâles : Lépicène unipaléacée, membraneuse, concave et niutique; écailles de la glume à peu près égales, minces e' concaves sans arête. Étam. au nombre de 3 , et les 2 paléoles charnues, glabres, tronquées et presque bilobées. Dans les fleurs femelles : Lépicène également unipaléacée, membraneuse, concave et multinervée; écailles de la glume coriaces , aiguës , l'infér. embrassant la super. Les 2 stigm. presque sessiles, plumcux. Fruit allongé , cylindrique , glabre, nu, seulement recouvert parles écailles de la glume. — ].'Amphicarpum Purshii Kunth {Gram. 1, p. 28; Eiium. 1, p. 67) est nne plante originaire de l'Amer. Septcnt.; ses feuilles sont planes et velues; sa panicule à rameaux simples; ses épilicls monoïques et pédicellés. Ce g. dilTèrc surtout du Milium par ses fleurs unisexuées et monoïques ; par ses stigm. simples et les 2 paléoles de sa glumelle qui sont simples et non bilobées. (A. R.)
• AMPÎUCÉI^IAIVTHÉES. Arnphicenian-
llice {à.p.'fî, autour; x/vo;, -n , vide; av6oç,
fleur). BOT. pu. — L. Reichenbach [Handb. Nat. Pflaiiz.), partageant en 3 grandes divisions la famille des Synanthénes , divise chacune d'elles en divers groupes, à l'un desquels il applique cette dénomination. (G. L.)
'AMPHICHORDA {à;j.<p!, autour dc; xopôy,', corde), bot. pu. — G. formé par M. Pries {Stjst. ()rb. vecjet. p 1 70). pour placer Vl.snria felina Chev. Ce champignon croît dans les caves , dans les lieux humides, sur les excréments du chat. II est caractérisé par des réceptacles
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allongés, filiformes, simples, rarement rameux et blancs, dont toute la surface est recouverte de spores transparentes, rondes , d'une ténuité extrême. Le réceptacle est formé de cellules allongées, transparentes, sans cloisons, placées parallèlementlesunes à côté des autres. Je ne connais pas de Champignons qui renferment un plus grand nombre de spores. Petiver paraît être le premier auteur qui l'ait observé. M. De Candolle l'a rangé dans les Clavaires, Persoon dans le g. l'ibrilluria, elM. Chevalier [Jour, de Phys. fév.J822) le rapporte aug./srtWa dans lequel on aurait dû le maintenir, car il ne dilTère pas, sous le rapport de l'organisation , dc quelques esp. qu'on rencontre sur les Insectes, les larves d'Insectes et les Araignées. (Lkt.) AMPIIICOME. Amphicoma (V-i"'. autour de ; xopyj, chevelure). i\s. — G. de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéidcs, établi par Latreillc aux dépens du g. Meloloniha, Fabr., et auquel il assigne les caract. suivants : Palpes filiformes, terminés par un artiile cylindrique ; languette bifide, prolongée en avant du menton ; extrémité des mâchoires membraneuse, allongée, presque liné.iire; labre saillant; mandib. coriaces, sans dents, arrondies à leur extrémité. — Indépendamment des caract. ci-dessus, les Amphicomes se distinguent au premier coup d'œil des Hannetons, Anoplies, Iloplies cl des au très g. voisins, d'abord par les poils plus ou moins longs dont leur prothorax et les côtés de leur abdomen sont hérissés (ce qui leur a valu leur nom générique); ensuite par l'écarlement de leurs élytres, qui sont comme béantes à l'extrémité de la suture. Sous ce double rapport , elles ressemblent beaucoup auxGlaphyres etaux Anisonyx; mais elles s'éloignentdes premiers par l'absence de dents à leurs mandibules, et des seconds par leur labre découvert et leur mandibule de consistance cornée dans toute leur étendue. — Ces Insectes vivent sur les fleurs et sont propres aux pays à la fois méridionaux et orientaux de l'Europe, ainsi qu'à l'Egypte, à la Syrie, à la Perse occidentale et ù la Barbarie. On n'en a pas encore trouvé ni en Espagne ni dans le midi de la France. M. Dejean [Caial., S™* édii.) en mentionne 13 esp., parmi lesquelles nous citerons Y A. vulpcsVùhT., VA. psiloiri-
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cliins Parreis, et Y A. Lasserei idem. Ces deux dernières sont très communes en Moice, où elles se montrent dès la fin de mars. (D.)
* AMPHICOME (âf/ipc'xopo;, entouré d'un épais feuillage), hot.pii. — M. Rob. Brown, dans les Illustrations de la botanique de l'Inde du D. P.oyle, avait donné ce nom à une subdivision du g. Incarvillea ; mais il avait ex[)rcssément insisté pour qu'on n'en conslilucit point un g. distinct. Néanmoins la plante a été figurée par le docteur Royle (Z. c. taùl. 72 , Jig. i .) , sous le nom </'-</. arguta, et M. Lindicy, dans le Botaiiicalrccjister pour 1838 {l'ab. i9), en a publié une 2™» esp., considérant le g. Ampliicome , comme suiïlsanimcnt établi. Celle opinion a été réfutée par M. R. Brovvn , dans son Mémoire sur les Cyrtandrées, où ce botaniste a proové qu'excepté quelques différences dans les graines et le calice, il n'y a pas de caractères qui puissent justifier celte séparation. V. Incarvillea. (On.)
*AMPHICO!\IUM (àacpi', autour de ; xoviç , poussière), bot. cr. — M. Nées d'Esenbeck {Syst. cler Pilze p. C9, en note), avait établi ce g. dans la famille des Thycées. Les caract. en sont : Filaments simples ou rameux, articulés, dont les extrémités se renflent en conceptacles ou en sporidies qui se détachent et sont susceptibles de reproduire l'espèce. C'est là, comme on voit, une reproduction tomipare, analogue à celle du g. Oidium , parmi les Champignons; aussi, l'une des esp. du g. de M. Nées a-t-elle été inscrite parmi ce dernier genre. Adopté par Sprengel qui y réunissait deux autres plantes , Y Amphiconium , dans l'origine, ne se composait que de 2 esp. confervoïdes, dont l'une appartient au g. Chroolepiis et l'autre au g. Trentepohlia, Ag. Le g. Amphiconium n'ayant pas été adopté, ces 2 esp. ont été réunies , avec plusieurs nulrcs plantes analogues , aux Chroolepus d'Agardh , par MM. Hooker clHarvey dans le t. v. p. i. p. 380 de YEn- (jlish Floya [Lond. 1833). ^.Chroolepus.
*AMPinCORE. Ampfiicora (àutpi'xopoç, qui semble tenir le milieu). anni':l.-G. établi par M. Ehrenberg pour une petite Annélide très volsinedesAmphitri tes, mais qui s'en dislingue parla présence, aux 2 extrémités, de certains points noirs pris pour des yeux par cet auteur qui en conclut une duplicité de tous les
organes essentiels chez ces animaux. (Duj.)
•AMPHICRAIVIA (àytpcxp«voç, qui a deux têtes ; crâne bifurqué , selon l'auteur du g.). INS. — G. de Coléoptères penlamères, famille des Lamellicornes, établi par M. Dejean , qui n'en a pas publié les caractères. D'après la place qu'il occupe dans son Catalogue (3"" cdii.) , il appartiendrait à la tribu des Scarabéidcs-Phyllophages de Lalreille. Il ne renferme qu'une esp. , nommée par M. Dejean A. ùideniaia , et A. paipalis par Eschscholtz; elle est du Chili. (D.) 'AMPHÏCUAl\US(àp.9c'xpavoç , qui a2 lêtcs ; tête bifurquée). im. — G. deColéoplèrestétramères, famille des Xylophagcs , tribu des Scolytitcs, établi par Erichson , qui lui donne les caract. suivants : Corps presque cylindrique. Ant. à funicule bi-arliculé; le !'='• article assez épais; le 2'"* petit. Labre triangulaire. Palpes maxillaires ayant leurs2 1»" articles très courts ; le 3""' cylindrique , épais; le 4"'= petit, pointu; les palpes labiaux ayant leurs deux f" articles grands, et le 3"" allongé et pointu. Jambes étroites, peu denticulées. Tarses ayant leur l" article plus long que les suivants. Ce g., non adopté par M. Dejean, a pour type 1'^. ilioracicus Erichs., du Brésil; il est décrit dans les Archives de Wicgmann (183G, pag. 04). (D.)
AMPHICTEWE (àf/.cpt , des 2 côtés [double]; xt/cç, xtîvo';, peigne), annél.— G. d'Amphitrites ou de Sabulaires, proposé par M. Savigny ; il est synon. du g. Pectinaria, Lamk, r. ce mot. (P. G.)
*AMPHIC10]\I (àayi', près de [voisinj ; xucov, chien), mam. foss. — Dénomination générique attribuée par M. Lartet à un Carnassier fossile de la taille du Lion, trouvé dans les terrains tertiaires lacustres du département du Gers, et dont le système dentaire ressemble beaucoup à celui du Chien, landis que le reste de son osléologie accuse une tendance manifeste vers les Carnassiers plantigrades. C'est à une esp. de ce g. que doivent être rapportées les dents recueillies à Avaray, près de Beaugency, et que Cuvier a décrites comme appartenant à un animal du g. Canif, mais d'une taille gigantesque. M. de Blainville pense que ces animaux doivent être placés entre les Ours et les Chiens. (L. D.)
• AMPHICYRTA (àayixupToç, convexe dea
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2 cùlés). iNs, — G. de Coléoptères tétramères . famille des Chrysoméiines , établi par Esciischoitz el adopté par M. Dejean , qui le place dans son Catal. (,3">^ édit.), entre les g. Helodes et Coluspis de Fabriciiis. Ce g., dont les caract. n'ont pas été publiés, est fondé sur une seule esp. de la Californie, nommée par Eschscholtz yl. deiitipes. (D.)
• AMPIIÎDASIS et mieux AMPHIDA- SYS {ôij.^îSaic!V(;, velu dcs deux cùlés). INS. G. de l'ordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes, tribu des Phalénitcs, établi par Treitschke aux dépens du g. Geomeira de Linné, ou du g. Phalœna de Fabricius, Latreille, etc., et que nous avons adopté [Contin. de VHisl. mit. des Lépid. de France, par Godart) , en le fondant sur les caract. suivants: Ant. pectinées dans les mâles, simples dans les femelles. Bord terminal des ailes simple ou entier. Cors, large et laineux. Ailes épaisses et petites relativement au corps. Tète enfoncée sous le corselet. Abd. gros et conique. Palpes velus et ne dépassant pas le chaperon. Trompe nulle ou presque nulle. Femelles ailées. Chenilles longues, cylindriques, garnies de tubercules en forme de bourgeons, et ayant la tête plate et plus ou moins échancréedans sa partie super. Chrysalide nue dans la terre. — Ceg., qui renfermeSesp. selonM. Treitschke, a été restreint par nous à 3 , qui sont les A. betularia , prodromaria et hirlaria; et nous avons réparti les autres dans deux nouveaux g. que nous avons créés sous les noms de Nijma et de Phicjalia. Les -3 esp. précitées ont la plus grande ressemblance avec les Bombyx , et se montrent à l'état parfait depuis le commencement de mars jusqu'à la fin d'avril. Leurs chenilles ne vivent que sur les arbres, au pied desquels elles s'enterrent pour se chrysalider sans former de coques. (D.)
AMPHIDASYS. ins. — /^. Ampiiidasis.
-AMPHÏDEKRïnS, R. Br. (à.a^r, autour de; êîppii, peau, cuir), bot. vu. — Division ou s.-g. du g. Oriies, R. Br. {Snppl. 3?. — Oriiina, id. inLinn. Trans. x, 22-i. — A. Rich. Sert. Asirol. t. 25, 2.), caractérisée par des Anthères enveloppées entre les lamelles des folioles périgoniales; par des semences ailées des 2 côtés; par des feuilles cylindriques, sillonnées supérieurement et glandulifères sur les 2 faces. (C. L.'»
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AMPniDERRIS. BOT. — V. Amimiibf.r- Riiis. (C. L.)
AMPHIDESMA (à/j.tpc, doublement; §t<s' it.iç,, lien). MOLL. — G. de Mollusques acéphales, de la famille des Mactracés de Lamarck. Avant que cet auteur eût proposé ce g. [H'n^l. Nat. des ylnim. sans vertèbres), le petit nombre d'esp. connues à cette époque était compris dans les Tellines de Linné. La création du g. Amphidesma était cependant nécessaire, fondé qu'il était sur des caract. très didérents de ceux des Tellines et des Mactres. Cependant Cuvier, dans la inédit, du Règne animal, soit à dessein, soit par oubli , n'a pas mentionné ce g., tandis queFérussac , Latreille , et M. de Blainville le com • prennent dans leurs méthodes. Latreille, exagérant peut-être la valeur des caract., fait du g. Amphidesma, le type d'une famille à laquelle il donne le nom d'Amphidesmites. M. de Blainville au contraire amoindrit beaucoup trop la valeur des caract. de ce g. et le réduit aune simple section des Lucines. Cuvier (2'^ édit. du Règne anim.) parle des Amphidesmes dans une note, d'jiprès laquelle il sem'ûlerait croire que le g. n'est pas suffisamment connu pour être admis dans une bonne méthode. Nous pensons que Cuvier a été dans l'erreur, et que ce grand zoologiste, détourné par d'autres travaux, n'aura pas minutieusement examiné le g. de Lamarck et n'aura pas senti la valeur de ses caract. Depuis les ouvrages que nous venons de mcnlnonncr, M. Sowerby a proposé sous le nom de Cumingia un petit g. qui ne nous paraît pas suffisamment distingué des Amphidesmes de Lamarck. Nous proposons, en conséquence, la réunion de ces 2 g. Il nous suffira de discuter les caractères de ce dernier pour en démontrer le peu d'importance.
L'animal des Amphidesmes n'est pointcncore connu; mais on a déjà rassemblé un assez grand nombre d'esp. de coquilles, d'après lesquelles les caract. du g. peuvent être exposés de la manière suivante :
Coquille bivalve régulière, équivalve, le plus souvent inéquilatérale , aplatie latéralement, tantôt transversc, tantôt obronde, ayant les crochets petits, rapprochés, et les bords simples; le postérieur un peu baillant. Charnière offrant, dans le milieu, un petit cuilleron plus ou moins oblique, pour l'in-
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scriion du ligament, accompagné d'une ou de 2 dents cardinales. Une dent latérale comprimée de chaque côté de la charnière; impression paliéalc profondément sinueuse du côté postérieur.
Il est à présumer que l'animal des Amphidesmes a une très grande ressemblance avec celui des Tellines ; mais, comme dans un mollusque, l'animal n'est pas la seule chose à considérer, la coquille doit entrer aussi pour quelque chose dans les caract. génériques. Dans les Amphidesmes, ces caract. sont faciles à reconnaître; ce sont des coquilles généralement aplaties, minces, arrondies ou transverscs, ayant le port des Tellines et oll'rant quelquefois, dans un développement assez considérable, le pli poster, que l'on a pendant long-temps considéré comme tout-à-fait particulier aux Tellines. Dans ce g., le ligament est toujours inlir. ; mais, dans quelques esp., surtout dans celles dont le cuilleron est le plus oblique, une portion de ce ligament paraît au dehors; ce qui a fait croire à Lamarck qu'il y a 2 ligaments dans ces Amphidesmes ; d'où le nom qu'il a donné à son g. A côté de ce cuilleron, on remarque, selon les esp., une ou 2 petites dents cardinales généralement peu saillantes, mais assez constantes dans certaines espèces ; dans d'autres , elles ont une tendance à avorter et à disparaître. Dans ces esp. , le cuilleron est moins oblique; c'est avec elles que M. Sowerby a fait son genre Cumiugia. Nous pensons qu'il y a bien peu de valeur zoologique dans le caract. allégué par l'auteur anglais, pour le g. que nous venons de mentionner; mais pour le reste des caract., il présente une ressemblance parfaite. Outre le cuilleron et les dents cardinales, les Amphidesmes offrentconslamment2denlslatérales, également écartées du centre de la charnière, et assez semblables, parleur position et par leur forme , à celles des Tellines. Ce qui distingue encore les Amphidesmes des autres g. voisins et surtout des Lucinc^ dont M. de Blainville les a rapprochées, c'est le profond sinus postérieur de leur impression palléale. Ce sinus, comme on le verra en consultant l'article Lucine, n'existe jamais dans ce dernier g., tandis qu'on le remarque toujours dans tous ceux des Mollusques acéphales, terminés postérieurement par des siphons grêles (f séparés dans une grande
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partie de leur longueur. Quelques personnes ont pensé (lu'on devait attribuer aux Amphidesmes la Culimielle d'Adanson; mais nous pensons que celte coquille ne peut pas être très éloignée des f.iirœa de Lamarck, parce que sa charnière est toujours pourvue de dénis latérales.
On connaît actuellement un assez grand nombre d'esp. d'Amphidesmes; elles sont distribuées dans presque toutes les mers; mais surtout dans celles des climats chauds. Nous n'en connaisi-ons jusqu'à présent que 4 esp. fossiles, répandues dans l'étage super, des terrains tertiaires. (Diîsii.)
* AMPHIDESMITES ( àacpc', autour de; -ÎEcraoç, lien).M0LL. — Famille de Mollusques acéphales, proposée par Latreille pour le g. Amphidesme de Lamarck. Cette famille ne peut être adoptée, parce que ie g. qui la constitue se lie , par ses caract. les plus importants, soit aux Mactracés, soit aux Tellinides. Si l'on admet , comme nous l'avons proposé, <les embranchements latéraux dans la classification des Mollusques, le g. Amphidesme devra servir de liaison entre les familles des Madrés et des Tellines, au moyen des Mésodermes , des Crassatelles et des i:ricines. T^. Amphidesmk. (Desii.)
•AMPIIIDESMIUM (àpcp-!, autour de; (îîarfxoç, lien). BOT. CR. — G. fondé par Scholl pour le Polijpodiiim Parkeri d'Hooker et Gréville {Filic. i. 232) , ne différant peutêtre passudisammentdug. DJciaxia dePresl, qui lui-même mérite à peine d'être disting«é du l'richopierh du même auteur. La plante sur laquelle il a été établi aurait besoin d'être examinée de nouveau pour fixer ses rapports avec les g. que nous venons de nommer. (Ad. B.)
» AMPIilDESMUS (àu-yc, autour de; Szgixii , lieu). INS. — G. de Coléoptères tétramêres, famille des Longicornes , établi par Eschschollz et adopté par M. Dejcan, ainsi que par M. Serville, qui le place dans sa tribu des Cérambycins, et lui assigne les caract. suivants : Cors. arrondi latéralement, court, déprimé et inégal en dessus, muni de chaque côté de 2 tubercules ; le poster, plus gros que l'autre. Anl. simples, glabres , plus longues que le corps dans les mâles, plus courtes que lui dans les femelles ; de il articles cylindriques; le 2""' court, les 3"" et à""' à Dcu nrès égaux le terminal allongé,