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pointu. Palpes courts, presque égaux. Mandib. petites, courtes. Tête courte, petite. Élytres allongées, allant un peu en s'élargissant vers l'extrémité; celle-ci arrondie; angle terminal un peu saillant. Écusson petit, triangulaire, pointu. Pattes de longueur moyenne; cuisses allongées. Faciès d'une Callidie. — Ce g., d'après M. Dejean {Catal., 3"" édit.) , ne renferme que 2 esp. , l'une nommée par lui ^. Hopfneri; l'autre qui est le Cerambyx quadridens de Fabricius , ou anali^ d'Olivier. Celle-ci est du Cap de lionne-Espérance, et la 1" des environs de Mexico. (D.)
AMPHIDETE. Ainplddctus ( à^cp^tTo; , lié des 2 côtés), echinod. — G. établi par M. Agassiz aux dépens du g Spatangue, dont il comprend 2 esp. vivantes [A. Sebœ et^. pusillus) , et une esp. fossile, VA. Goldfussi. {Spatangus avenarius Marcel de Serres). Il correspond à la section A des Spatangues de M. de Blainville, caractérisée par des ambulacres non pétaloïdes, formant presque 2 lignes simples , et par un sillon antérieur assez profond. M. Agassiz y ajoute un caract. fort remarquable fourni par les piquants : les plus grands étant arqués et spatliuliformes à leur extrémité, les autres étant petits et ras. (Duj.) AMPHIDIUM {àix<fiSùv, lier autour), bot.
CR. — M. Nées d'Esenbeck a établi sous ce nom {Slimn. Fl. Germ. ylblh. u.Hifl. 17) un g. de Mousses auquel il attribue les caract. suivants: Fleur terminale, dioique. Péristome double: l'extér.composédeliuit dents réflexibles ; l'intér. de huit cils. Coiffe conique , glabre, fendue de côté.
Le nom de Zygodon donné par M. Hooker au même g., étant non seulement généralement adopté, mais méritant encore la préférence à cause de sa priorité, nous y renvoyons le lecteur. (C. M.)
• AMPIHDOIVAX (ci,atpi, autour de [voisin]; (îo'vaï, roseau ; g. Donnx). bot. pu. — G. de la famille des Graminées, tribu des Arundinacces , Ivunth, formé par Nées ab Esenbeck {in Lindl. Nat. S'ysi. ofBol.ed.u.) pour une Graminéc indigène au Bengale, qui se distingue par des feuilles d'abord étroites, puis repliées sur elles-mêmes et su bulées ; par une panicule rameuse, diffuse. Endlicher [Gen. Pi. 825) en résume ainsi les caract. donnés fort au long nar l'auteur
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dans l'ouvrage cité:Epillels bi-tri-flores, géminés, polygames- monoïques par avortement; fleurs subsessiles. Glumcs 2 , carénées, aiguës; la super, plus grande. Paillettes 2, velues à la base; l'infér. acuminéesubulée ; la super, obtuse. Squaniules 2, bilobées. Élam.3. Ovaire sessile. Styles 2, terminaux, allongés; stigm. aspergilliformc.
Caryopse libre. (C. L.)
*AMPHIDOl\TA(à.u«pi', autour de; ôd^u,-, o'vToç , dent). MOLL. — G. proposé par M. Fischer pour des coquilles qui ne dînèrent en rien des Gryphées de Lamarck. Nous regardons ce g. comme un double emploi des huîtres. Depuis long-temps nous avons proposé de le supprimer de la méthode, pensant que ses caractères ne peuvent supporter un examen sérieux. Nous nous proposons, en traitant le g. Huître, d'examiner la valeur des différents g. qu'on a voulu récemment en séparer. (Desh.)
•AMPHIDORE. Amphidora [k■J-^,ièop<:,Zy écorché tout autour), ins. — G. de Coléoptères Hétéromères, famille des Mélasomes, établi par Eschscholtz et adopté par M. Dejean, [Calai. 3"" édit.) ainsi que par M. Solier qui le place dans sa tribu des Blapsiles. Eschscholtz le caractérise ainsi : Anl. de 11 articles; le dernier comprimé et plus grand que les précédents. Palpes sécuriformes.
Lèvre petite, presque ronde. Tarses garnis en dessous de poils très serrés. Thorax étroitement uni par sa base aux élytres. Ce g. est fondé sur une seule esp., du Chili, nommée par l'auteur A. liiioralis. (D.)
'AMPHIDOXA (àuyi'jojo;, controversé).
BOT. PII. — Ce nom fait allusion aux affinités douteuses et multiples de ce g. avec quelques autres qui l'entourent et auxquels il emprunte pour ainsi dire ses caract. ; ainsi VAmpliidoxa a le port d'un Helichrymm , mais ses fleurs femelles sont multisériécs et dépourvues d'aigrelte; il ressemble à un Gnaplialium , mais les fruits du rayon sont nus; enfin il présente également quelques uns descaract. Acslftoga, mais son réceptacle est plan et dépourvu de paillettes. M. Da Candolle quiacrééce g. lui as^igne pour caract. : Capitules mulliflorcs hétérogames, à fleurs tubuleuses ; celles du rayon femelles, plurisériées, très ténues ; celles du disque 5-dcntées, hermaphrodites (peut-être stériles par avortement). Béccut. plan , nu. In-
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AIMl-
vol. imbriqué, campanule, àsquammescxtér.
roussâtres-hyalines; les intér. terminées en un appendice blanc, ovale, obtus, presque rayonnant. Fruits oblongs; ceux du rayon dépourvus d'aigrette; tandis que ceux du disque en possèdent une, formée par 5-6 soies, très caduques, barbelluiées et renflées au sommet. — L'Amphidoxa, originaire du Cap, appartient à la famille des Composées, tribu des Sénécionidées. (J, D.)
•AMPfflGAMES ( o:u.<fi, préposition de doute; yayoç, mariage), bot. cr. — Quelques auteurs appliquent ce nom à la 4"" classe du règne végétal , comprenant les Lichem , les Champignons et les Phycées (Algues). C'est le synonyme de Cellulaires [F. ce mot.). (C. L.)
• AHIPIIIGASTRES. Amphigastria {iii.f{, autour de; yoi.<jTnp, ventre), bot. cr. — C'est ainsi qu'on nomme aujourd'hui le 3"" rang de feuilles, qui , dans un grand nombre de Jongermanniées, recouvre la partie Infér. ou le ventre de la tige. On leur donnait autrefois le nom de stipules {^ipulœ). Ces feuilles , ordinairement plus petites que les feuilles latérales, ont aussi une tout autre forme. Quand elles sont les unes et les autres divisées, leur mode de division n'est pas le même. Souvent les feuilles sont entières et les Amphigastres bifldes. La position de ceux-ci les rapproche davantage de la tige; et, lorsqu'ils s'en écartent, ce n'est jamais d'une manière aussi marquée. Leur texture est aussi plus délicate que celle des autres feuilles.
Les Amphigastres sont entiers ou bi-multifides à leur sommet, libres ou adhérents avec les 2 feuilles latérales, immédiatement au-dessus et au-dessous d'eux. Dans ce dernier cas, on les dit connés. Selon qu'ils sont placés à des distances plus ou moins grandes l'un de l'autre , ils sont dits espacés , rapprochés, imbriqués, etc. Dans les esp. rampantes, c'est quelquefois de leur centre que part le faisceau de radicelles qui sert à fixer la plante.
Enfln les Amphigastres, dont la forme et la position varient infiniment dans les diverses esp. de Jongermanniées, fournissent d'assez bons caract. diagnostiques pour la distinction spécifique de ces plantes.
AMPHIGEI\E (àu<pî, de 2 côtés; yîyoç,
origine; qui a une double origine, à cause de ses 2 formes de clivage), mln. — Synon. Leucite; Leucolilhc; grenat blanc. Silicate d'alumine et de potasse, de la formule Al' K'Si», dans laquelle Al, K, Si, représentent les atomes de l'alumine, de la potasse et de la silice, et où l'on suppose cette der~ nière composée d'un atome de silicium et d'un atome d'oxygène. Dans la même hypothèse, le feldspath orthose, qui résulte de la combinaison des mêmes éléments, aurait pour formule Al' K' Si'\ L'Amphigène est une substance vitreuse, translucide , le plus souvent incolore, qui cristallise dans le système cubique, et presque uniquement sous la forme du trapézoèdre ordinaire, celui que produit la troncature tJingente des arêtes du rhombododécaèdre, et dont les angles sont de 131° 49' et 146« 27'. Ces cristaux sont susceptibles de se cliver parallèlement aux faces d'un cube, et à celles d'un rhombododécaèdre ; mais ces modes de clivage ne sont sensibles qu'à une vive lumière. Leur surface est rude, leur intérieur comme crevassé. Leur pesanteur spécifique est de 2,6; leur dureté de 5,5. Ils sont infusibles et ne donnent point d'eau par calcinalion ; ce qui les distingue des cristaux de Grenat et d'Analcime, avec lesquels on pourrait les confondre. Les cristaux d'Amphigène se réduisent souvent à la forme de grains arrondis , qui restent isolés, ou se réunissent pour constituer de petites masses granulaires. Ils sont sujets, tout en conservant leur forme extérieure, à une altération qui rappelle tout-à-fail celle qu'éprouve le feldspath orthose; ils deviennent blancs et friables, et passent à une sorte de Kaolin. Ils sont quelquefois colorés de teintes grises, jaunes, ou rougeâlres. Sur 100 parties, ils contiennent 5G,4 de silice; 22,5 d'alumine, et 21,1 de potasse.
L'Amphigène ne se trouve qu'en cristaux ou en grains disséminés dans les laves anciennes, savoir à la Somma et à Pompéi près de Naples , dans presque tous les volcans éteints des États romains (Borghetto, Albano, Frascati , Tivoli, Capo di Love, Acquapendente,ctc.), et non seulement dans les laves, mais aussi dans les pouzzolanes et les tufs volcaniques ; sur les bords du Rhin à Piieten près du lac de Laach; dans lesDoléritcsdu Kayserstahl cnBrisgau, etc. Dans
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les laves qui composent le cône actuel du Vésuve , et celles du Stromboli et de l'Etna , l'Amphigène n'existe pas ; il paraît avoir été remplacé par du feldspath à base de soude et de chaux. Les cristaux de forme trapézoïdale, que l'on trouve sur l'Etna, appartiennent à l'Analcime. (Del.)
•AMPHIGÉIVITE fdimin. A' Amphigene ; y. ce mol). GÉOL. — Ce nom a été établi par M. Cordier pour désigner les Basaltes et Basaniles, dans lesquels le Feldspath est, en grande partie, remplacé par de l'Amphigène. L'Amphigénile se trouve principalement à la Somma. (C d'O.)
* AMPIIIGLOSSA (V^iy^aitrTo;, équivoque ). BOT. PU.— G. de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées; il a pour caractères: Capitule muUiflore3-12 homo-ou hétérogame ; fleurs ligulées en petit nombre; femelles très ténues, ne dépassant pas souvent celles du disque , qui sont hermaphrodites, tubuleuses, 5denlées. Récept. nu. Invol. cylindrique , imbriqué. Fruit glabre, sans rostre ni pédicule. Aigrette du rayon et du disque 1-sériée, caduque, composée de soies qui, de la base au sommet, deviennent graduellement et longuement plumeuses, et se trouvent entourées inférieuremcnt d'un rebord à peine visible. — Les AmphUjlossa sont des s.-arbrisseaux très rameux, droits ou décombants , quelquefois spinescents , ayant l'aspect des Seriplihim et originaires comme eux du Cap de Bonne-Espér. Leurs feuilles sont éparses, coriaces, très glabres et lisses en dessus; presque concaves et couvertes d'un duvet blanc-tomenteux en dessous; les capitules sont solitaires et terminent les rameaux sessilcs. (J. D.)
'AMPHIGLOTTIS (â.acpf, doublement; ï^uTTi'ç, languette), bot. pir. — Salisbury a proposé d'établir sous ce nom un g. pour YEpidendrum eloiujutum Jacq., l'une des Orchidées américaines les plus communes dans nos serres; mais celte esp. appartient bien réellement au genre Epidendre. /-'. ce mot. (A. R.)
♦AMPHIGOMJS [ip.'pt, des 2 côtés [double] ; ycovoi;,angle).MAM. — Synon-d' Ainpliilherium, Blainv. , proposé par M. Agassiz, et comprenant les g. Thijlucoiherium , Val. et Pitasco- ÎOlherium ,Oyi(iï\. (f*- C.)
• AMPIIIGY\Ai\THÉES. yiwohigynayi-
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thœ (à(xtpi', autour; ^uvvî, femelle; âvOoç, fleur). BOT. PH. — Dénomination appliquée par L. Reichenbach, à l'un des groupes qu'il a formés dans la famille des Synanthérées. (CL.)
"AMPHILASIA (àptpt, autour de; Xoédioç, velu). BOT. PH. — Section du g. Pelalacia, de la famille des Composées , caractérisée par les squames cxtér. de l'invol. élargies à la base, et les soies de l'aigrette, renflées en massue à l'extrémité libre. (J. D.)
"AMPHILEPTL'S (àacpc'.de 2 côtés; Ittz- To'î, grêle, mince), infus.— G. d'Infusoires , établi parM.Ehrenberg pour les Fibrioamer et cygmis deMûller, le Kolpoda meleagris du même, et quelques autres esp. voisines. Il fait partie de la famille des Kolpodées du même auteur, renfermant les Infusoires polygastriques, nus, pourvus d'un intestin, avec 2 orifices distincts qui ne sont point terminaux. 11 se distingue des autres g. de cette famille, parce qu'il n'a point d'yeux, ni de langue ou valvule mobile à la bouche, et que son front se prolonge en manière de trompe, en même temps que son corps se termine par une queue courte et conique. Nous dirons à l'article Kolpodées ce qu'il faut penser de l'organisation de ces Infusoires; pour le moment, nous nous bornerons à dire que l'esp. la plus commune d'.-Jmpliileptits ( yi. miser) est quelquefois si abondante dans l'eau des fossés et des ornières, qu'elle en colore le limon en brun. Sa longueur de 1/4 à 1/3 mill. permet de la distinguer à l'œil nu, comme un point blanc qui se meut lentement dans, l'eau; sa forme en fuseau très allongé en avant, la mobilité de sa partie antér. qui ressemble à une trompe, sa conlraclililé extrême, qui la fait continuellement changer de forme, et enfin la position de sa bouche à la base du prolongement en forme de trompe, lu feront aisément reconnaître. (Duj.)
* AMPilILOCIILA , Martius ; yJrjardhia , Spreng. non Cabr. («-■<?''. des 2 côtés; >o- X^a, enfantement). BOT. m.— G. de la famille desVochysiacées. Marlius [j\'ov.Gen.eiSpcc.) en donne les earact. suivants : Cal. inadhérent, 5-parti ; segment siipér. très grand, courtement éperonné; pour cor. un seul pétale obcordiforme; une seule étam. fertile, insérée à côlé du pétale. Étam. rudiraentaires en général nulles. Ovaire à lo<:os pauci-
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ovuléps. Slylc indivisé; sligm. capltellé. Capsule ligneuse, 3-locuIaire, scpticide-3valve; loges 1 ou 2 -spermes. — Arbres,feuilles opposées, pétiolées, coriaces ; fleurs en épis terminaux. Ce g., propre au Brésil . ne renferme que 2 esp. (Sr.)
• AMPniLOCHUS (nom mythologique).
INS. — G. de Coléoptères tétramères, famille les Chrysomélines , établi par M. Dcjean (Calai,, S™* édii.) , mais dont il n'a pas publié les caractères. Ce g. est fondé sur une seule esp. du Brésil , nommée par lui ^. Klugii, et A. laiicollis par M. Chevrolat. (D.) •AMPHILOIMA (à,(JL!?t', autour, et iù,aa, bord). BOT. pji. — C'est le nom qu'Acharius avait imposé, dans sa Liclienographia wiiversalis-, à une section de son g. Urceolaria, caractérisée par des apothécies munies d'un double bord , l'un fourni par le thalle et l'autre parle disque ou la lame proligère. Il n'est fait nulle mention de cette div. dans le Synopsis Lichenum, qu'a publié plus tard cet auteur. La plupart desUrcéolaires ellesmêmes forment maintenant une tribu du g. Parmélie. Toutefois, le nom d'Awphiloma a été, dès 1825, employé par Pries pour dé- .signer une section tout entière du g. Parmélie, de la famille des Lichens. Dans sa Lichenograpliia europœa , il s'en sert pour caractériser la -S-n^ tribu de ce nombreux genre. Celte tribu se compose des esp. dont le thalle est foliacé, presque monophylle par confluence et soudure , arrondi, formant le plus souvent, avec le temps, une croûte compacte vers le centre, appliquée sur un hypothalle laineux, très épais. Les apothécies sortent de l'intér. du thalle, et sont accompagnées d'un rebord accessoire; quelquefois aussi ce rebord thallodique manque tout-àfait. Le disque, de consistance de cire, est assez épais et nu , c'est-à-dire qu'il n'est jamais recouvert de poussière blanche(pr«ma). (C. M.) • AMPniLOPIIIUM (V<!»', autour de; >o<p!>î. «Tète). EOT. PII. — G. de la famille des Bignoniacées, tribu des Eubignoniées,Endl., formé par Runth {in Humb. et Bonp. Aov. Gen. m. 1 49 , t. 219), sur le Birjnonia paniculata de Linné , et dont voici les caract. essentiels : Cal. campanule, à limbe double; l'extér. ample, niembranacé, ondulé-crispé, étalé : l'iotér. bilabié. à lobes entiers ou in-
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cisés. Cor. hypogyne, à tube court; à gorge ample, ventrue; à limbe bilabié; lèvre super, plus grande , galéiforme, bidenlée;l'infér. dressée, tridentée.Étam. insérées au tube de la corolle, incluses , 4 didynames, avec le rudiment d'une 5""; anthères biloculaires, à logettesmuliqueSjdivariquées-élalces.Ovairc biloculaire; ovules horizontaux .anatropes, nombreux, attachés aux 2 bords de la cloison. Style simple; sligm. bilamellé. Caps, ovale, comprimée, ligneuse, biloculaire, bivalve; valves parallèles à la cloison séminifère de chaque côté sur ses bords. Graines nombreuses, Iransverses, comprimées, ceintes d'une aile membraneuse. Embryon exalbumineux, orthotrope; radicule centrifuge. — Ce g. ne renferme qu'un très petit nombre d'espèces, grimpantes au moyen de cirrhes, et propres à l'Amérique tropicale. On les distingue à leurs feuilles opposées, conjuguées, à leurs panicules, très roses, ou légèrement pourprées. (C. L.)
* AMPIIIIII.ILLON (àfx.pi>aX).oî , laineux des deux côtés ). ins. — G. de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides phyllophages , designé par Latreille dans ses familles naturelles, mais sans indication de caract. D'après MM. Serville et Le Peletier de St-Fargeau dans VEnajclopédie, ce g. ne difl'ère esseniiellemenl des autres g. du même groupe, savoir: Popilia,Euehlora, Dasyiiscl Plcctris, que parce qu'il a les crochets de tous les tarses égaux et unidentés à leur base. Ces auteurs y rapportent les Meloloniha solsiiiialis, pagana , pini et atra Fâbr., que M. Dcjean comprend dans le g. Rhizoïhrogus. Ces quatre esp. se trouvent en France. (D.)
AMPHIIVOUIE. Amphinoma ( à.^iwpivufxù; , j'agite en rondl. annél.- G. établi par Bruguière,et qui est devenu le type de la famille li-s Amphinomiens. M. Savigny en a d'abord séparé quelques esp. sous le nom générique de Chloeia{eJi. : VA. capillala Brug.), et il a donné aux esp.regardées comme de vraies Amphinomes, celui de Pleione adopté par Cuvier, AudouinetMilne Edwards, à l'exemple de M. de Blainville, lui préfèrent celui d'Amphinome. Les caract. sont: Anlennesaunombre de 6 ; une caroncule à l'extrémité antérieure du corps; pieds biramés , et portant seulement 2 cirrhes ; branchies en forme de houDues touffues qui recouvrent la base des
rames supér.— La plupart des Amphinomées connues habitent les régions tropicales, ou les mers voisines; une seule \'y4. errante, Pleione vagnm, Sav., est donnée pomme des mers d'Europe et provient en effe t des côtes d'Angletorre. (^'- G.)
AMPUIXOMES (àucptvtoaù, j'agite en rond). ANNÉL.— M. Savigny appelle Amphinomes {Amphmomœ), M. de Blainviile Amphinomées [Amphinomeœ), et MM. Audouin et Milne-Edwards nommenlAmphinomiens, la famille d'Aimélidcs seligères ou vers chétopodes, qui a pour type le g. ^wphenonia ou Pleione, et qui comprend en outre ceux de Chloeia, Eupliroshie, Aristcniu et Hipponoa. Leurs caract. sont : Branchies en forme de feuilles très compliquées, de houppes ou d'arbuscules très rameux, toujours grandes et très apparentes, existant ainsi que les cirrhes supér., sans interruptions à tous les pieds ; point d'acicules; point de mâchoires; point d'élylres. (P. G.)
•AMPIIINOMIA {rj.p.(fi, adverbe de doute; vofjtôç, allusion à l'incertitude de la classiGcation du g.) bot. pu. — G. que M. De Candolle rapporte avec doute à la famille des Légumineuses [Inceriœ scdiSy Prodrom. 2, p. 522) et auquel il assigne les caract. suivants: Cal, ovoïde , ventru , persistant , 5fide, à lanières étalées. Pétales 5, onguiculés, spatules. Étamines 10 , monadelphcs. Ovaire ovoïde. Style latéral, filiforme, simple, obtus. Légume subglobuleux, muriqué, 1-loculaire, 2-valve, paravortement Isperme ; graine réniforme-orbiculaire. — Herbe ; feuilles S-foliolécs; pédoncules axillaires et terminaux , -S-S-flores. Ce g. ne se fonde que sur une seule esp. , indigène du cap de B.- Espérance. (Sp.)
AMPHIODOIV (â/utfpc, autour de; ô^ov? , 3VTo;, dent), poiss. — G. de poissons établi par RaGnesque, sur une des esp. de l'Ohio, que les pêcheurs américains y confondent avec d'autres, sous le nom àaShad, dénomination anglaise et vulgaire de l'Alose d'Europe; et que, dans l'origine de leurs établissements, lesAnglo-i^méricainsont transporté aux poissons de leur pays qui ressemblentà notre Alose. M. RaQnesque caractérise ce g. de Clupéoïdes par la diagnose suivante : Corps lancéolé; mâchoires infér. plus longues; dorsale commençant à l'opposé de la base de l'anale. Le nom indique
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qu'il y a des dents partout ; et il ajoute que les mâchoires ont de grandes dents coniques et pointues, semblables à celles de la langue.
Il n'en cite qu'une esp. A. alosoides; poisson long de 14 à IS pouces, dont la hauteur fait le 1/4 de la longueur, à corps argenté, à. dos bleu ; il est bon à manger. (Val.)
*AMPIIION ( a^tpiov, manteau, et nom mythol.). CRUST.— G. de l'ordre des Stomapodes, famille des Bicuirassés, établi par 31. Milne-Edwards qui lui assigne pour caractère : Bouclier céphalique très développé, entièrement lamelleux, s'étendant jusqu'à l'origine de l'abdomen et cachant la base des pattes. Rostre nul. Yeux gros, ayant la lige qui les supporte extrêmement courte. Antennes au nombre de 4, s'insérant sur la même ligne, immédiatement au-dessous et en arrière des pédoncules oculaires. Premier article des antennes externes peu distinct, donnant insertion à une tige cylindrique, et en dehors à un grand appendice lamelleux, ovalaire, et dépassant de beaucoup le niveau de la portion basilaire des antennes internes. Bouche très éloignée des antennes et formant vers le tiers antér. du bouclier céphalique , un petit tubercule arrondi , de la partie postérieure de laquelle naît le thorax. Thorax aplati, étroit, complètement caché sous la carapace. Pattes au nombre de 6 paires , grêles, cylindriques, présentant à l'extrémité de leur 2™' article un appendice palpiforme, composé d'un article cylindrique, terminé par une soie mulli-articulée et ciliée. Pattes de la 1" et de la G""^ paire beaucoup plus courtes que les autres. Abdomen presque aussi long que la portion céphalique du corps , composé de 7 segments , se terminant par une nageoire en éventail dont la pièce médiane lancéolée et les latérales ovalaires. La seule esp. connue est V^. Reijnaudii, Milne-Edw. , quia été recueillie en haute mer dans l'Océan indien. (H. L.)
• AMPIIIOIV (nom mythologique), ins.— G. de Coléopt. tétramères, famille des Longicornes, tribu des Lamiaircs, proposé par M. Reiche et dont il a donné les caract. (t. 8, des Ann. de la Soc. Enlom. de France, p. 5G4). Ce g., fondé sur une seule esp. qu'il nomme À. viitaium, et qui a pour patrie Santa-Fé de Bogota en Colombie, participe à la fois des g. Hippopsis, Serville, et Gnoma,
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FabriciuSj il licnl de celui-ci par la forme des mandibules el les slries transversales du corselet; mais il en dilTère essentiellement parla forme du dernier article des palpes, la longueur relative du l"^"^ article des antennes, l'absence de protubérance sternale, et les pattes antérieures du mâle. Il se rapproche du 1" par l'inclinaison de la face anlér. de la tête, la forme des palpes et des antennes , et s'en éloigne par les rides iransversaies du corselet, et l'extrémité tronquée et mutiqiie des élytres. L'auteur pense que , dans l'ordre naturel , son g. Jlmphion doit être placé entre les g. Coloboihea et Hippopns de M. Scrville. (D.)
• AMPHIONICHA (àu.<pc, des 2 côtés [double]; ovvÇ, u;i(oç, ongle), ins. — G. de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi par M. Dejean [Caial. 3™' édii.) qui n'en a pas donné les caract.; on voit seulement par sa synonymie que ce g se compose des g. Pyroboliis el Dadoijchus de M. Chevrolat, et Hemilopltus de M. Serville. L'auteur y rapporte 4l osp. toutes exotiques, dont 26 du Brésil, 3 du Mexique, 5 de Cayenne, 1 des environs de Carthagène, 2 de Cuba, 2 de Sl-Domingue , une dont la pairie est inconnue, el une de l'Amérique du Nord. Nous citerons seulement ces 2 dernières, dont l'une est la Saperda viarginata de Fabr. , et l'autre la S. melanura de Lalreille. (D.)
•AMPHIPÉPLÉE. Arnphipeplea {ày.ipî, autour; 7r£7r/,oç, manteau), moll. — M. Van Beneden a proposé {Se A^ai.) de former sous ce nom un g. particulier pour le Limnœa (jUainosa. Il s'est attaché à démontrer l'ulilitc de son g. en donnant sur l'animal des détails analomiques du plus grand intérêt; mais nous pensons qu'avant de l'admettre, il serait utile de le comparer avec les différentes esp. de Limnées. (Desh.)
AMPHIPODES. ^mphipoda {ày.^fi , des 2 côtés; «où;, TToôo';, pied). CRiisT. — Ordrc do la classe des Crustacés, (f. ce mot.) (Duj.)
AMPKIPOGOiV. BOT. pn. — C'est un g.
Cjo la famille des Graminées, tribu des Pup- \iopltorées , Kunth , qui a élé établi par R. iirown {Piodr. IVov. Boll. 1 p. 175) et que Palissotde Bcauvois a désigné plus tard sous le nom d'jEgopogon-, mais le premier de ces 2 noms doit être préféré comme plus ancien.
Les esp. d'^Jmphipogou, au nombre de S, .sont toutes originaires de la N.-Hollandc. Ce sont des plantes ordinairement vivaces, à souche rampante et à tiges fasciculées . ayant les fleurs disposées en épis denses el quelquefois presque globuleux. Les épillets sont uniflores; la fleur estsessileou pédonculée, plus longue que la lépiccne. Celle-ci se compose de 2 valves membraneuses, concaves et muliques. Les 2 paillettes de la glume, également membraneuses, sont : l'infér. trifide el la super, bifide au sommet; chaque division étant lancéolée el terminée en arête à son sommet. Les paléoles de la glumelle sont entières et glabres.— Ce g. est très voisin du Pappophonim , dont il diffère surtout par ses épillets uniflores el parles valves de la glume terminées seulement par 2 ou 3 arêtes. (A. R.)
'AMPHIPORINA làfiyf, des 2 côtés [double]; TTopoî, ouverture), helm. — Section des Tarbellaria rhabdocœlu { Ehrenb. Symb.
Phys.,Polyp.) où les 2 oriflces du canal intestinal sont terminaux. Ex. Prosioma, Gyralrix, Ampinporus. (P. G.)
•AHIPHIPORUS (àa<pt', des2 côlés [double]; TTopoç, ouverture). ANNÉL. — G. de la famille des Gyratriciens , section des Tnrbullaria amphiporiua , proposé par M. Ehrenberg {Synib. phys.) et caractérisé par la présence , sur la partie anlér. ou frontale , de 4 bandes longitudinales convergentes d'ocelles. Le corps est filiforme , grêle, molasse, visiblement annelé, sans cils. Ex.: A. albicam Ehr. ( Pi. iv. f. 2. ) ; de la Mer Rouge, près Tor. (P- G.)
A^lPIlîPRIOIV [àix-ft, des 2 côlés [double]; ■izrjitiv, scie), poiss. — Nom générique de poissons imaginé par Bloch, sous lequel il comprenait, dans sa méthode arliliciclle , des Percoides el des Sciénoïdes très différents les uns des autres. M. Cuvier a réduit le g. Amphiprion de Bloch , en retirant les Holocenlrum , les Anabas , les Polyprions , les Trachychihes; el, après ces retranchements, il en a formé un g. naturel, qui comprend de peliles esp. à corps ovale, aune seule dorsale, à tète obtuse , à mâchoires garnies de dcnis sur une seule rangée; à palais lisse et sans dents ; à h rayons aux viscères , armés de dentelures aux 4 pièces de l'appareil opcrculairc ; el enfin à ligne latérale unissant sous le dernier rayon de la dorsale.
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Leur canal intestinal est en cul-de-sac arrondi , avec 2 appendices eœcaies au pylore. Il ne fait ensuite que 'i replis avant de se rendre à l'anus. 11 y a une vessie natatoire, à parois minces, assez grande, et remplissant .toute la partie super, de la cavité abdominale. Les Amphiprions se nourrissent d'Iierbes marines. Ils viennent tous des Indes et surtout de son Archi|)el. Ils ne dépassent guère un décimètre de longueur. Nous en corinaissons aujourd'hui 12 ou 15 espèces. M. Cuvier les a laissées dans la grande famille des Sciénoidcs; mais je crois qu'il vaudrait mieux en l'aire le type d'une petite famille particulière dont il conviendrait de rapprocher les Chromis.qui ne sont pas des Labroides, et qui ne doivent pas être considérés comme des Sciénoides, pas plus que les Amphiprions dont la tête ne présente pas cet ethmoide saillant et plus ou moins caverneux qui donne à tous les Sciénoides un caract. si particulier et si facile à saisir. ^ (Val.) * AMPHIPYRE. Ampliipyra ( âacpiTcup^; , entouré de feu; pour l'auteur du g. : aainur du feu ). uns. — G. de l'ordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes , tribu des Noctuélites, établi par Ochsenheimer aux dépens du g. Noclua de Fabricius et adopté par M. Treitschke, son continuateur, qui le caractérise de la manière suivante: Antennes longues, crénelées, sétacées. Corselet presque uni. Abd. aplati avec des petites touffes de poils sur les côles, chez le mâle seulement. Ailes supérieures obtuses se croisant à moitié l'une sur l'autre dans l'état de repos , peu inclinées, à reflets métalliques sans taches bien distinctes. Les chenilles sont glabres ou n'ont que quelques poils très fins; quelques unes ont une bosse pyramidale sur le II'"' anneau; elles se transforment dans des coques de diverses malièresagglutinées. M. Treitschke, dans son supplément, rapporte à ce g. 18 esp. qui sont toutes assez disparates entre elles; aussi M. Guénée {Essai mi- mie nouv. class. des iVocïué/.) réduit-il ce même g. à la seule Noclua speclnim de Fabricius, en répartissant les autres dans ses g. Syiuomopus et Philopijra dont il forme, avec ceux d'Amphipijra et ûc Mania, sa tribu des Amphipyrides; mais nous pensons qu'il faut joindre à YA. specfrum la IVoctua cataphanes de
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Hubner qui n'en diffère guère que par ea taille beaucoup plus petite. Ces 2 esp. ne se trouvent que dans les parties méridionales de l'Europe; la 1" est très commune en Italie et dans le midi de la France; sa chenille très belle, comme on peut le voir dans notre Iconographie des Chenilles , vit sur le genêt d'Espagne [Genisia Juncea), et se métamorphose, entre les branches de ce arbuste , dans une coque soyeuse d'un grisjaunâtre. L'autre esp., dont les premiers états ne sont pas connus, n'a encore été Irouvée qu'en Dalmatie.
La réduction que M. Guénée a fait subir au g. AmphipDia a dû nécessairement en modifier les caract. Voici ceux qu'il lui assigne : Chenilles à IG pattes, rases, cylindriques, atténuées aux extrémités, sans éminences,de couleurs vives, avec les lignes bien marquées. Elles vivent complètement à découvert sur les sous-arbrisseaux, et se tiennent à l'extrémité de leurs branches. Chrysalides renfermées dans des coques de soie ovoides, filées entre les branches ou les feuilles. Insecte parfait : Antennes longues , subciliées dans les mâles. Palpes dépassantde beaucoup la tête, très ascendants, recourbés, comprimés latéralement; le 2"" article large et arrondi; le 3"'« long et uniforme. Thorax velu, sub-carré, lisse. Abdomen atteignant les ailes infér., aplati. Pattes et ergots très longs. Ailes larges, luisantes, sub-denlées; les super, épaisses, nébuleuses, ayant les lignes très distinctes et les 2 taches super, assez visibles; les infér. bien développées, très velues à la base et au bord abdominal. Depuis le travail de M. Guénée, M. Boisduval a fait paraître un ouvrage intitulé: Gênera et Iiid. viciliod. Europœorum Lepidopierorum, dans lequel il nomma 5>iHtherops le g. Ampliipyra dont il est question dans cet article, et range sous cette dernière dénomination générique \ti, Noci. effusa, cinnamomea , pyramidea et perflua qui sont des Syniûiiiopus pour M. Guénée. Nous ne voyons pas l'utilité de ces changements continuels dans sa nomenclature. (D.)
* AMPHIPYRIDES ( d'AMPiiiPYRA. r. ce mot.). INS.— Tribu de Lépidoptères nocturnes, établie par M. Guénée aux dépens de celle des Noctuélites de Latreille, et qu'il compose des g. Mania, Amphipyra, Synto^ fiopm et Philopyra ( K. CCS mots). Les curacU
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qu'il assigne à cette tribu sont les suivants : Chenilles a IG pattes, rases, charnues, non luisantes, ayant souvent le 11 "«anneau relevé pvramiclalemenl comme les Noiodonia; d'autres fois, les points trapézoïdaux verruqueux, ou une arête saillante sur le même anneau. Elles vivent sur les arbres ou les plantes basses , tantôt à découvert , tantôt abritées sous les feuilles. Chrysalides cylindrico-coniques, presque toujours renfermées dans des coques filées , assez solides, placées entre les feuilles ou les mousses, parfois enterrées comme celles du g. Aoctun. Insecte par/ail. Ant. simples et subciliécs. Talpes bien développés. Spiritrompe de longueur moyenne. Thorax convexe, velu, lisse. Abd. plus ou moins déprimé en dessus. Ailes ayant un rellet luisant et comme métallique; l<^s inférieures assez développées; au repos les super, couvrent les infér., s'avancent même parfois l'une sur l'autre et sont disposées en toit écrasé. Dans son ouvrage intitulé: Gênera et iiid. melliod. Enropœonnn Lepidopierorum , qui a paru récemment; M. Boisduval adopte également la tribu des .\mphipyrides qu'il compose desg. GonopUra , SpiniUerops , yltnphipijra , Scolo~ phila , Mania et Iliisina. De ces G g., le 1"' et le dernier ne nous paraissent pas heureusement rattachés à celle tribu : il n'en est pas de même des quatre autres; mais pourquoi M. Bûisduval a-t il substitué le nom de Scolopliilu à celui de Plnlopyru donné au même g. par M. Giiénée? Pourquoi également appelle-t-il Spi)illierops le g. ^mphipijra du même auteur, et transportc-t-il ce dernier nom aux esp. de son g. Sijniomopus? Il nous paraît dilTicile de justifier tous ces changements qui ne font qu'embrouiller la synonymie. (D.)
AMPIIIRHAPIS {àfx^fl, autour; paTri'ç,
verge , baguette ; à cause de son affinité avec les verges d'or ). bot. pn. — Ce g., éubli par M. De Candolle, se compose de quelques plantes de l'Inde, qui ont une très grande ressemblance avec nos Solidago , ou verges d'or. Elles ont pour caractères : Capitules multifiores, munis de 10-20 rayons étroits, les fleurs du disque tubuleuses , 5-dentées , hermaphrodites. L'involucre se compose d'unpelilnombred'écailles dépourvues d'appendices; le réceptacle est alvéolé. Les anthères et les styles semblables à ceux des As-
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lérées. Les fruits linéaires oblongs, légèrement comprimés , velus ou pubescents présentent souvent, à la base de l'aigrette, des poils qui simulent un calicule poilu. — Les Amphirhapis, originaires de l'Inde, sont des plantes vivaces, intermédiaires entre les g, A.sier et Solidago; elles diiïèrent du premier par !a couleur uniforme des fleurons du rayon et du disque, du second par la forme allongée des fruits au lieu d'être comprimés. (J. D.)
AMPnmOÉ. Amphiroa (nymphe de l'Océan). poLVP. alg. — G. établi parLamouroux dans l'ordre des Corallinées, qu'il regardait comme des Polypiers; mais aujourd'hui on est généralement d'accord pour reporter dans le règne végétal ces productions marines. Les Amphiroés ne dilTèrenl des Corallines que par la présence de petits disques nus, cornés, séparant les articulations encroûtées de calcaire, dont se composent les tiges et les rameaux nombreux, dichotomcs ou verticiilés de ces végétaux. 11 faut remarquer pourtant que ce caract. n'a été vérifié que sur des échantillons desséchés provenant des mers intertropicales, et que, dans nos Corallines mêmes, dont la croissance est moins rapide, on aperçoit souvent des intervalles également nus et cornés entre les articles. Lamouroux a décrit 13 esp. de ce genre encore imparfaitement connu. ( Duj. ) •AMPHIRRIIOGE. Reichb. Amplnnfiox, Spreng. (iy.:p:ppw;, tôyo; , crcvassé dc tous côtés). BOT. PII. — Synon. du g. Spaihidarîa, Aug. Saint-Hil., de la famille des Violacées. (Sp.) AMPIIISBÈXE. Amphisbœna ( <i,u<pi'!jffatva, marchant dans les 2 sens; nom de ce serpent chez les Grecs), rept. — G. de la s.-famille des Amphisbéniens pleurodontes, ou à dents appliquées contre le bord interne des mâchoires. Ces dents sont coniques, un peu courbées, simples, pointues, inégales distinctes les unes des autres, en nombre impair dans l'os intermaxiilaire. Les narines sont latérales, petites, percées chacune dans une plaque unique, la naso-rostrale. Pas de membres du tout, mais des pores sur la marge antér. du cloaque. A ces caract essentiels du g. Amphisbcne, on peut ajouter que la tête est protégée par un plus ou moins grand nombre de plaques de forme
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\ariable, et que les comparlimenis delà peau se ressemblent presque partout. La queue, ordinairement arrondie et aussi grosse que la tête, prend quelquefois une forme allongée et conique. Ce g., établi par Linné, faisait partie des Amphibii serpentes de cet auteur; nous y avons réuni les g. Blanus , Wagl. et Anops, Bell., qu'on en avait séparés, parce que l'un a la queue conique, et l'autre la tète comprimée. La plupart des Amphisbènes sont d'Amérique, car une seule paraît propre à l'Afrique et une seconde est commune à cette partie du monde et à l'Europe. Celles dont on connaît les mœurs se tiennent dans les nids de Termites, des larves desquelles elles se nourrissent presque exclusivement. L'Amphisbène blanche, et l'Amphlsbène enfumée, toutes deux du Brésil et de Cayenne , sont les plus communes; l'Amphlsbène de King, fort remarquable par la forme comprimée et fortement arquée de la partie antér. de sa tête, se trouve à Buenos-Ayres ; l'Amphlsbène à queue blanche vient de la côte de Guinée , et celle appelée cendrée , la seule dont la queue soit conique, habite l'Espagne, le Portugal elles côtes barbaresques. (G. B.)
• AMPHISBÉNIEKS.REPT.— Il existe parmi les Reptiles proprement dits, ou ceux de la V^ s.-classe, des esp. complètement dépourvues d'écaillés et dont la peau est divisée à sa surface, par petits compartiments quadrilatères plus ou moins réguliers , disposés en anneaux autour du corps, depuis une extrémité j usqu'à l'autre : ces esp. sont les Amphisbènes, et quelques g. analogues qu'on a classés, tantôt avec les Sauriens, tan tôt avec les Ophidiens, parce qu'en effet ils tiennent des uns et des autres sous certains rapports; mais ils en diffèrent tellement à plusieurs égards , que nous croyons plus convenable de les isoler tout-à-fait, ou d'en former un ordre particulier que nous propo- ^ons d'appeler Amphisbéniens, du nom du g. le plus connu de ceux qui en font partie. Cetordre, réellement intermédiaire aux lézards et aux serpents, lie naturellement ceux-ci à ceux-là, au moyen des derniers Chalcidiens , tels que les Ophisaures et les Pseudopes, et des premiers Ophidiens; si toutefois on doit considérer comme de vrais serpents, les Typhlops dont la structure de la tête conserve encore quelque chose de
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celle des Sauriens. Les Amphisbéniens ont dans la nudité de leur peau, et les lignes enfoncées qui la divisent circulairemcnt par petits carrés assez semblables à des tubercules aplatis , ou mieux aux petites pièces qui composent une mosaïque, un caract. qui leur est propre entre tous les P.eptilcs non Batraciens. Leur tête seule est enveloppée de plaques pareilles à celles des lézards et des serpents. On n'y distingue, pas plus que chez ces derniers, de trous auditifs externes. Leur corps allongé, cylindrique, et presque de même diamètre dans toute son étendue , se termine par une queue très courte, obtuse ou conique; il est dépourvu de pattes, excepté chez les Chirotes, qui, au reste, n'en offrent qu'une seule paire en devant. Le jrs yeux, comme ceux des Typhlops, sont ixcessivement petits, et recouverts par la peau, au travers de laquelle on les aperçoit assez fénéralement comme de simples points noirs autour desquels on ne dislingue pas d'iris. La plupart ont une série de pores en travers du bord antérieur de la fente anale, un sillon longitudinal de chaque côté du corps, et quelquefois un troisième sur la ligne médiane du dos.
Leursquelette n'a d'autre ressemblance avec celui des serpents, que par le grand nombre de pièces qui constituent la colonne vertébrale; tandis qu'il tient de celui des lézards en ce qu'on y retrouve un sternum , même chez les esp. Apodes ; en ce que les os de la face sont solidement articulés entre eux et avec ceux de la boite cérébrale; et aussi en ce que les branches sous-maxillaires qui, en arrière, sont plus courtes que le crâne, se trouvent intimement soudées l'une à l'autre en avant. Il résulte de là que la bouche de ces Reptiles n'est nullement dilatable, ce qui les pproche des Sauriens et les éloigne au contraire des Ophidiens; mais, de même que ces derniers, ils ont un de leurs deux poumons excessivement court, tandis que l'autre est très étendu en longueur. La langue est plate, élargie, ovalaire, échancrée en V en arrière , et assez brusquement rélrécie à son extrémité antér. en 2 petits filets minces et lisses. Le reste de sa surface est revêtue de papilles squammiformes , unies, imbriquées et arrondies à leur bord libre, qui est celui qui regarde le fond de la gorge. Cet organe, qui est médiocre-
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raent exserlile el entièrement dépourvu de gaine a sa base, emplit presque toute la concavité que laissent entre elles les 2 branches de la mâchoire inférieure.
Les dents présentent 2 modes d'implantation; ainsi, ou elles sont fixées sur le sommet même des os, auxquels elles adhérent si fortement qu'elles ne semblent f.iire qu'un avec eux, ou bien elles sont appliquées contre la face interne des maxillaires dans une sorte de rainure qui y est pratiquée. On peut, en se fondant surcesdiU'érences, partager les Amphisbénicns en esp. Acrodontes et en esp. Pleurodontes, ou en •2 familles qui comprennent ensemble les g. Trogonophide, Chirote, Amphisbène et Lépidoslerne. G. Cuvier avait rangé les deux derniers parmi les serpents dont ils composaient, avec les Typhlops, sa seconde famille ou celle des Double-Marcheurs, tandis qu'il avait placé le second à la fin des Sauriens, près des Seps et des Chalcides. M. aiiillcr fait des Amphisbénicns la l" famille de l'ordre des Ophidiens. Nous-mènic, avant de les avoir isolés comme nous le faisons maintenant, les rangions parmi les Sauriens, à la suite de la f.unille des Chalcidicns. Réunis aux Chalcides, ils sont pour Wagler l'ordre des AncjacsGi pour ie P. Ch. Bonaparte, celui des Saurophidiens (G. B.) •AMMIISBÉIVOIDES (à.acpicrÇacva, sorlc de serpent; i'iSoi, forme), rept. — Nom employé par plusieurs naturalistes, et notamment parM.MulIcr, pour désigner le groupe des Reptiles que nous appelons Amphisbénicns. (G. B.) MMPIIISCEPS ( àa-^.', autour ; c-x/tt/, , enveloppe), ixs. — G. de la famille des Siiidulaniia, Burni. ou Cicadaires , Latr.de l'ordre des Hémiptères, section des Homopléres, indique par M. Germar, dans son tableau des g. de la famille des Cigales ( Rev. Eni. de Silberm. t. 1, p. 174 ) , comme devant se placer près du g. Issus, dont il réunit la plupart fl(s caracl., et dont il diffère surtout, par les élytrcs non voûtés, mais infléchis perpendiculairement. L'auteur rapporte à ce g. 2 espèces qu'il ne décrit pas; ce sont les ^. nodipennis el mulina Germ. (Br..) • AMPIIISCOPIA (àatf>c, autour; axoTTiâ, action d'observer), bot. pu. — G. de la famille des Acanlhacées, tribu des Diclipté-
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rées, Nées, formé par Nées {in Watl. Pi. As. rar. ni, 112), pour un petit arbuste du Brésil, encore peu connu, se redressant lout-à-coup dès la base, muni de feuilles opposées, oblongues, acuminées aux 2 extrémités; à fleurs unilatérales, bractéées, disposées en épis terminaux composés; à' bradées florales simples, cornées, avec un pédicelle très court; les opposées très courtes , à bractéoles petites. Voici les caract. que donne l'auteur à ce g. : Cal. 5-parti, égal. Cor. hypogyne, ringenlc, à lèvre super, bifide; l'infér. trifide. Étam. 2, insérées au tube de la corolle; anth. biloculaires, à logeltes mutiques, et terminant les rameaux d'un connectif allongé, dont l'un regarde l'autre en dessus. Ovaire biloculaire, à loges bi-ovulées. Style simple,' sligui. indivis. Capsule onguiculée, biloculaire, tétrasperme... Graines sous-tendues par des rétinaclcs larges, tronqués. (C. L.)
• AMPIIISE. Amphisa. ins. — G. de l'ordre des Lépido|)tères , famille des Nocturnes, établi par Curtis, et adopté par Slcphens qui le place dans sa tribu des Tortricides. Il n'est fondé que sur une seule esp. , la Pyrala gerimigana de Fabricius, figurée par Hubner {Tab. n^fig. 108), sous le nom de peciinana. Cette esp., pour nous, fait partie du g. Toririj. V. ce mot. (D.)
AMPIIISILE. poiss.— G. de Poissons voisins des Centrisques, qui en dilTèrent par leur dos cuirassé de larges pièces écai!- Icuses et par l'épine antérieure de la dorsale qui, au lieu d'être relevée sur la ligne dorsale, est couchée horizontalement, et semble être une continuation des boucliers dorsaux. On n'en connaît que 2 esp. : l'une tellement cuirassée, elà épine dorsale telkmcnt grande, que la seconde dorsale et l.j queue ont l'air d'être rejetées en dessous el confondues avec l'anale. C'est le Cemriscus scuialu-i de Linné {A. saiiulus Nob.), L'autre esp. A. vclUaris [Cent, velilaris Pall.) n'a de boucliers que surla moitié du corps, M.Dussumier a vu une fois, en traversant le détroit de Malacca, la mer couverte de poissons de cette espèce, morts et surnageant â la surface , sur un espace de plus d'une lieue de longueur. Quelle action sous -marine avait pu agir sur une masse aussi considérable de Poissons de celte seule espèce» (Val.)
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AIÎPIirSOREV. MAM. — F. Musaraigne.
'AiMPHISPORIUM (Vf" . deux ; criropa,
spores ). BOT. cr. — G. de Champignons appartenant à la famille des Casieromyceles de Nées, et caractérisé par un snorangc globuleux, déprimé, renfv--,ant, sans aucun mélange de filaments, des spores de 2 sortes dont les unes sont fusiformes et les autres globuleuses. Ce g., adopté par des autieurs et rejeté par d'autres, demande à être étudié de nouveau, quoique les caractères erronées soient suffisants pour le fâ\Tf rrioiinnitre. (!.ét.)
'AMPIIISTAURLIS 1-ns. — 7^. Ampiiisto-
lOS.
"ÏMPHISTÉGI\'E , AmphUlegina, d'O.
(àacpi', autour de; (jxîyn, chambre). foram. — G. de l'ordre des Entomostégues , famille des Astérigérinidées, que nous avoiis étahne en 182.5 {Tab. tnéih. des Cépltal.) pour des coquilles discoïdales, libres , spirales, incquilatcrales, plus bombées d'un riMc que de l'autre; ayant la spire embrnssunte, composéte en dessus de loges uniques, formée en dessous, sur la moitié de sa largeur, par la continuité des loges super, et par d'autres loges constituant une rosace. Leurs loges sont de 2 sortes : les loges ordinaires, embrassantes , super. ; les loges infér., médianes, servant à former une rosace centrale; les 2 se succèdent par alternance , dans l'accroissement de l'ensemble. Ouverture infér.
Ce g. , distingué des Asterigerina, par les tours de spire embrassants de chaque côté, comprends esp. que nous avons rencontrées dans les sables des mers , et dans les couches terrestres. Six sont vivantes des îles des diverses parties du monde, des Antilles, des Iles Sandwich, de l'Ile-de-France, de Madagascar, etc. Les esp. fossiles appartiennent au bassin tertiaire de la Gironde, et à la craie sup. des environs de Maëstricht. (A. d'O.)
AMPHISTEPHIUM (àfA<(>.', des 2 côtés; ar/cpo;, couronnc , bandelette), «ot. pu. — — Section du g. Diplosiaphium , Cass. P^. ce niot. (C. L.)
•AMPIIISTEREA (âuyf, de 2 côtés ; artf;oç, at, solide). HELM. — M. Ehrenberg {Sijmb. Phjs. Polyp.) appelle ainsi une section de son ordre des Hhabdocola dont- le principal g, est celui de Derosioim,, Dugès. Le canal intestinal de ces animaux est complet,
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mais SCS ouvertures ne sont terminales ni l'une ni l'autre. (p. g.i
AMPHISTOMES. Amphimma, Rud.^inphimornum, dcs aut. ( àa^i'o-TOfjioç , qui a 2 bouches), iielm. — Rudolphi fonda ce g. [ Etiioznorum. Ilist. Nat. 1809) pour les Tiématodes à double ventouse terminale. La caractéristique qu'il en donne est celleci : Corpus molle , teretiusmlum ; parus anlicus et poslicus terminales , solilarh ( t. 2 , p. 340). Il y comprenait 9 esp. certaines et 2 douteuses, et partageait le g. en 2 groupes; l'un pour les esp. dont le renflement céphaloide est séparé du reste du corps» par un étranglement; l'autre pour celles où ces 2 parties sont continues entre elles. Dans le Synopsis M819), le nombre total des esp. se trouve porté à 21. M. Nitzch en \m{)[Encijclop. de Ei~sch et Gruher; \. 3) a proposé le nom de fl'olosiomum , p'uir la 1 ■'" de ces 2 div. et pour plusieurs Dislomes caractérisés , parce que la partie antér. du corps , très concave, sert, pliLs ou moins tout entière, de ventouse. Celte div. est, en outre, partagée par lui en 2 sous-g. , Holosiomum, proprement dit, et Crypiostomum. Nous citerons comme appartenant aux /^o/owomftm, en général, les A. macroccphalum , striatum , cornu , etc. Rud. et les Disioma alaium , spaChaceum, etc., Rud.
M. Diesing, en 1835 {Ann. du Muséum de Vienne, t. 1, p. 237) a donné une belle monographie du g. Amphistome , proprement dit, dont il a décrit et figuré 14 esp. nou- • velles. Il en détache, sous le nom de Diplo' discus , les ^. suhclavatum et unguiculalum Rud., caractérisés parla perforation delà ventouse poster., par le centre de laquelle sort? le pore génital. Acetabulum suctorium , terminale uni hi'erale , vaginans aperturnm geniialem disciformcm , protraclilem. Ce caract. nous parait excellent.
Jusqu'à ces 1 0 dernières années l'anatomie des Amphistomes n'était pas connue; mai» depuis le beau travail deM. Laurer(Z>îsqMwit. anal. deAmph. conico, Gryphiae 1830) et l'anatomie de ï'A.giganienm, par M. Diesing (loc. cil.), ces animaux sont peut-être les mieux connus des vers intestinaux. Nous entrerons, à leur égard, dans tous les détails nécessaires, lors de l'étude générale que nous ferons de tous les Fasciolaires (P^. ce mot.).
M. Leblond, que la science a eu le malheur 28*
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de perdre il y a 2 ans, a décrit, sous le nom d'Ji rhopaloidcs, l'esp. d'enveloppe muqueuse dans laquelle est enferme un petit Floriceps, très commun chez les poissons. Les mouvements de celte enveloppe qu'il avait observés le premier, l'avaient conduit à la regarder comme un animal distinct de celui que la compression en fait sortir, et qui, d'après sa manière de voir, était un parasite du premier. Nous avons parfaitement vu , après lui , les mouvements dont il s'agit ; mais ils nous ont conduit à penser que l'enveloppe muqueuse n'est que la partie postérieure du corps de l'animal , qui a la faculté d'y rentrer tout entier. /^. Floriceps. (L. D.y.r.)
* AMPHISTOROS et mieux AMPHïS- TAIJKUS (àp-yt, des deux côtés; aravpo'ç , pieu ; fourchu ! selon les auteurs du g.). INS. — G. de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes , tribu des Scarabéides mélitophiles, établi par MM. Percheron et Gory, aux dépens du g. Cétoine des auteurs , et auquel ils donnent pour caract. essentiels : Sternum aigu, avancé; tête cunéiforme; mâchoire terminée par un onglet corné. Palpes grêles ; lèvre 2 fois plus haute que large. Ce g., adopté par Al. Dejean {Cat. 3' édii.) , ne renferme jusqu'à présent que 3 esp. , dont nous citerons seulement celle qui lui a servi de type , et qui est VA. iriviitatiim de Swederus, ou la Ceionia elala de Fabricius. Cette esp. est du Sénégal. (D.)
AMPHITANE, Pline, min.— Pierre que les anciens disaient se trouver dans les mines d'or de l'Inde, et cire de couleur jaune comme ce métal. Ils lui attribuaient en outre les propriétés de l'aimant, ce qui porte a croire que c'était une Pyrite magnétique. (Del.)
*AIMPIIITHALEA. Eckl. et Zeyh.—Cryphiantha, id. — Iiigenhou-^sia , E. Meycr. — Priestleyœ sp. DC. {à.wtpSx'k-nc, qui ficurit tout autour), bot. rn. — G. de la famille des Légumineuses, sous -ordre des Papilionacées, tribu des Lotées , sous-tribù des Génistées. Ecklon et Zeyher { Plant, Cap.i, p. 167) lui assignent les caract. suiv. : Cal. 5-lobé, subbilabié, rétréci à la base; étendard onguiculé, obovale, réfléchi aux bords, profondément échancré ; ailes subfalciformes, obtuses; carène dicéphale, subrecliligne.Étam.diadelphes (9 et 1). Style filiforme:
AMP
stigm. simple ou capitellé. Légume ventru, obliquement ovoïde, 1-2-sperme. — Arbuscules; feuilles simples, très entières , non stipulées; fleurs nombreuses, terminales, disposées en épis ou fasciculées, 1-bractéolées. — Ce g., voisin des Priestleya, et doni ICi, ûi,.'purs ont fait connaître 10 esp. (Walper», Lcifum. Cap.; Linnœa , 13, p. 470), est propre à l'Afrique australe. (Sp.)
•AMPHITIIEllIUM (ây<f', préposition de doute; Qvjpi'ov , animal), mam. — M. deBlainville { Comptes rendus , Acad. Se., 1838, 2">"' série) nomme ainsi le g. qui devra renfermer le fossile de StoneGeld, regardé par quelques auteurs comme une esp. de didelphe , par quelques autres, comme un mammifère monadelphe, et par plusieurs enfin, comme un ovipare voisin des Sauriens ou de certains poissons. Les opinions sont donc, comme on le voit, bien loin d'être arrêtées à l'égard de l'esp. de ce fossile, et c'est ce que M. de Blainville a voulu indiquer par le nom ci-dessus. 11 est probable d'ailleurs que les diverses pièces étiquetées dans les collections comme Didelphes du calcaire oolithique, ne sont pas d'animaux de même esp., et probablement pas davantage de même g. Le morceau le mieux caractérisé paraît être celui qu'à décrit M.Broderip [Didelphis Bucidaiidi), et, d'après M. de Blainville, il ne serait pas sans analogie avec les Phoques par ses molaires; quoique le mode d'implantation des dents qu'on peut considérer comme incisives et canines, rappelle en même temps ce qui a lieu chez certaines esp. de la famille des Kerissons. Le Didelphis Prevoslii, Cuvier, n'a plus les mêmes caract.; aussi M.Owena-t-il accepté un g. pour chacun des animaux représentés par ces débris. Il emploie les noms de Phascololherium et Thylacotherium dont le second est de M. Vaienciennes. M. Agassiz, dans la traduction allemande de la Géologie de M. Buckland, avait de son côté proposé celui A' Amphiijonus , S'jjnon. d'Amphitlierium ovi Keierotherium, Blainv. F'. Didelphes. (P. G.)
AMPHITHOE, Amphilhoa (nom mythol.).
CBUST. — G. de Crustacés amphipodes, établi par Leach pour de petites esp. de crevettes, différant seulement des crevettes proprement dites, par les antennes supérieures dépourvues de soies à la base du 4"" article.