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près à celle dite t'quiuniie. V. Prkfoliation. (C. L.)
*AMPLE\ATILE. Amplexalilis ( amplec-
lor, j'embrasse), bot. — Épithète employée
par C. Richard pour qualifier la radicule ,
quand elle s'élargit et enveloppe l'embryon.
AMPLEXE. Amplcxus [amplecior , j'embrasse). poLVP. MOLL. Foss. — G. établi par Sowerby, pour des fossiles qu'on supposait devoir être très voisins des Orthocorcs ; mais qui, mieux étudiés , s'en éloignent au contraire beaucoup. Ainsi YAmplexus coralloideus est le CijuthophiiUam flexuosum, Goldf., un des fossiles caractéristiques du terrain de transition infér. ; d'un autre côté, VAmplexus jlexuosus de Sowerbv et de C'.atuUo , paraît être une Hippurite du terrain crétacé. (Duj.)
AîMPLEXE. Amplcxus {amptecior, j'embrasse). MOLL. — Une étude plus approfondie de ce g. créé par M. Sowerby, dans son Minéral conchology , a lait reconnaître sa véritable place dans la série des êtres. Rapporté d'abord parmi les Mollusques multiloculaires, il est certain que ce g. est voisin des Cyathopliilcs, et doit entrer dans la classe des Polypiers. (Desii.)
AMPLEXICALLE. Amplexicaulis { amplecior, j'embrasse; cauUs [xau\o;], tige), bot.
— Quand les pétioles, les pédoncules, les feuilles, les bractées, s'élargissant à leur base, embrassent la tige sans l'entourer complètement, on dit ces organes Amplexica«/e.s. Ce cas est tri-s fréquent ; on en voit des exemples dans les Caiduus warianus, Inula diseiiterica , Papnver somniferum, etc. Quand ils l'entourent complètement, comme d'une sorte de gaine, on les dit engainants; comme cela se voit dans les Liliacées -.Aloë, Crimim , ylgave , etc. ( P^. Engainant. )
(CL.) *AMPLEXIFLORE. Amplexijlorus ( amplector, j'embrasse; Jlos, oris , fleur), bot.
— Épithète donnée par Cassini aux squamelles duclinanthe des Composées, ou Synanthérées. (C. L.)
•AMPLÏATIFLORE. AmpUatijlorus [umpliatiis, agrandi; ftos, oris, fleur). *ot. — Qualification donnée par Cassini à la couronne des Composées , quand elle se compose de fleurs plus développées que colles du disque. (C. L.)
•AMPLIAÏIFOUME. Ampliuiiformis ,ampliaius , agrandi ; fonna, forme), bot.— Ga.ssini donne cette épithète aux corolles des Composées, quand elles ressemblent à celles qu'il a nommées Ampliuiijlores ou Am~ plijiées. T^. ces mots. (C. L.)
* ARIPIilE. Aitipliatus ( amplio , j'agrandis). INS. — Kirby appelle Ampliés les Élytres, quand ils sont disproporlionnellement larges à leur exlr-cmitè, comme, par^ exemple, dans les T.tjcus fusciuias. (D.)
* AMPLIFIÉS. Amplijicaïus { amplifico , j'augmente , j'agrandis), dot. — Pour Cassini , quand les corolles du rayon d'un grand nombre de Composées (Centaurées), sont pins amples que celles du disque, ce sont des corolles amvlifiées. Ce mot est synon. de celui (l'AiiipliatiJlore , qn'il a également
élabli. f^. ÂMPLIATIFI.ORE. (C. L.)
AMPOI\DRE (altération d'un nom malgache). BOT. — Ce nom est donné, par quelques voyageurs, aux gaines des feuilles et aux spathes florales de certains Palmiers [Areca) qui croissent dans îes îles de Madagascar et de Mascareigne. M. Bory {Dici. cl. 1 , 300), raconte que ces sortes de gaines, dures et même ligneuses, en forme de cuvettes, glabres, polies, munies de spinules, ou couvertes d'une sorte de bourre , tombent des arbres , sur le sol des forêts , comme pour recevoir les eaux pluviales qui s'y conservent pures. Un Antipondre, selon ce voyageur, peut contenir jusqu'à 2 bouteilles de cette eau précieuse; et il en a trouvé qui en contenaient jusqu'à six. «On peut, dit-il , faire chaufl'er cette eau dans l'Ampondre même, au moyen de cailloux rougis qu'on y éteint. Nous avons souvent employé cet artifice dans nos voyages; à défaut de poterie déterre, nous faisions cuire notre riz et bouillir le café dans cette vaisselle végétale dont on peut façonner la plus fraîche en assiettes, ou en petites tasses; il suflit, pour imprimer à ces ustensiles rustiques une forme durable, de les faire sécher sur la braise, après les avoir ployés et modifiés. » — On en couvre des cases, dit encore cet auteur, en guise de tuiles , et lui-même s'est servi de cet abri. Les colons en transportent au bord de la mer et obtiennent ainsi du sel , par l'évaporation de l'eau dont ils les remplissent. (G. L.)
AMPOULAOU. BOT. PH. — Nom, dans le
UUô
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midi <1e la France , d'une variété de l'Olivier. (C. L.)
AMPOULE {ampulla, sorte de vase).
sioLL. — Nom vulgaire d'une grande csp. de Bulle, la Bulla ampulla de Linné , à laquelle on donne aussi quelquefois le nom de Vanneau ou de Muscade. J\ bulle.
(Desii.)
AMPOULES. AmpuUœ [ampulla, sorte de vase), bot. cr. — C'est le nom vulgaire de certains renflements pleins d'air qui se voient sur plusieurs espèces de Fucacées. V. vésicixes aérienives.
AMPOULETA. bot. ph. — iVom languedocien de la Mâche, Falerianelln olitoria Mœnch. (C. L.)
AMPLXEX. iNS. — G. de la famille des Fouisseurs Latr., de l'ordre des Hyméno ptères, sec*, des Porte aiguillon, établi p.ir Jurine (A'^ mclh, p. cl. les Hymen, et les Dipt.). principalement sur une espèce européenne qu'il désigne sous le nom d'^ . fasciata, et sur le Chlorion compressum Fab.
Les caract. génériques qu'il leur assigne sont ceux-ci : Ailes présentant une seule cellule radiale allongée et qu.itre cellules rnbitc'es : la première, grande, recevant la 1''* nervure récurrente ; la deuxième, petite; la troisième, plus grande, recevant la 2« nervure récurrente; la quatrième, atteignant l'extrémité de l'aile. Mandibules grandes, bidentées dans les mâles, et unidentées dans les femelles. (Bl.)
*AMPVLL\CÈRE.Ampullace, a (ampulla , sorte de vase allongé; x^^^î, corne , mot hybride, défectueux), moll.— Quoique nouvellement établi, le g. Ampullacère n'est cependant pas absolument nouveau dans la science. Il a été créé par M. Quoy pour un Mollusque dont la coquille a été figurée par Chemnitz (Coric/iy/io/., t. 5), sous la dénomination de Nerita nux avellaad. Cette coquille n'est certainement point une Nérite ; aussi Gmelin {System. Nai., 13' édit.) la mitil au nombre des Hélices, suivant en cela l'exemple de Martyns, qui, dans son magnifique ouvrage, a donné de nouveau une figure de cette esp., et l'a désignée, dans sa table, sous le nom d''Uelix crenata. Gmelin, qui ajouta à l'ouvrage de Linné les produits d'une compilation faite avec la légèreté la
plus blâmable , conserva, comme deux esp. distinctes, VHclix avellana pour la coquille de Chemnitz, et une Hélix crenata pour celle de Martyns. Bruguière sentit bien que cette coquille n'avait aucun caract. déshérites ou des Hélices. Il la transporta dans son g. Bulime , g. que l'on pourrait considérer comme une esp. de Capui morluum dans lequel l'auteur dont nous venons de parler plaçait toutes les coquilles à ouverture entière dont il ne savait que faire ; mais Bruguière eut le mérite du moins de rectifier le double emploi de Gmelin , et en cela il fut imité par Dihvin et les autres conchyliologistes. L'auteur anglais dont nous venons de rappe 1er le nom, imitateur trop servile de Gmelin, a inscrit parmi ses Hélices la coquille qui nous occupe. Enfin Lamarck, guidé par ce coup d'œil que lui donnaient une longue pratique de la science , un profond savoir, une sagacité peu commune, rangea parmi le* AmpuUaires le JVerila nux avellana de Chemnitz. A considérer la coquille seule , c'était dans ce g. qu'elle devait se trouver, jusqu'au moment oii la connaissance de l'animal qui l'habite vint déterminer définitivement ses rapports. MM. Quoy et Gaimard , pendant leur dernier voyage de circumnavigation, eurent occasion d'observer à la Nouvelle-Zélande l'animal de cette espèce. Il se trouve en très grande abondance dans les eaux saumâtres, recouvrant, de quelques pouces seulement, des plages formées d'un mélange de sable et de vase. Ce qui a surtout étonné les observateurs cités plus haut , c'est que l'animal ne porte point de tentacules sur la tète, et qu'il vient respirer l'air à la manière des Planorbes et des Limnées. Ainsi on trouve dans ce mollusque très curieux une combinaison organique toute nouvelle et très inattendue. Jusqu'à présent tous les Mollusques pulmonés aquatiques avaient pour caractère de manquer constamment d'un opercule; l'animal dont nous par Ions en présente un corné, paucispiré, et assez semblable h celui des Natices. Tous les Pulmonés aquatiques connus jusqu'alors étaient caractérisés par une paire de tentacules oculifères; ici il y a absence complète de ces appendices , et les yeux ne font aucune saillie à la surface de la tête. D'après des caractères d'une telle importance, il était nécessaire , comme on le voit , d'établir pour
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l'ilmpuHanaaue/ianacleLaniarck un g. particulier , auquel M. Quoy a jugé convenable d'appliquer le nom qui est en tète de cet article. D'après ce que nous venons de dire , il nous paraît nécessaire non seulement d'accepter le g. de MM. Quoy et Gaimard, mais encore de créer pour lui une famille distincte, qui viendra se placer, dans la Méthode, à côté de celle des Pulmonés aquatiques sans opercule. Cette famille serait pour les Pulmonés aquatiques de la même valeur que celle des Pulmonés operculés terrestres, par rapport à ceux de ces animaux dépourvus d'opercule. Outre les caractères zoologiques que l'on doit à MM. Quoy et Gaimard , ces naturalistes ont ajouté des détails anatomiques dont l'exactitude nous paraît incontestable, mais que nous n'avons pas eu jusqu'à présent l'occasion de vériGer. Caract. génér. — Ampullacera , Quoy : Animal spiral , globuleux, à pied court, quadrilatère, avec un sillon marginal antérieur. Tète large, aplatie, échancrée en deux lobes arrondis, portant 2 yeux scssiles , sans apparence de tentacules. Cavité pulmonaire assez grande, cervicale, limitée en avant par un collier ayant son ouverture au bord droit. Bouche membraneuse; les deux sexes réunis. Coquille assez épaisse, globuleuse, ventrue, profondément ombiliquée. Ouverture ovale, obronde, peu oblique vers l'axe longitudinal, ayant les bords réunis et fermés par un opercule corné , mince, flexible, paucispiré , et quelquefois terminé par un petit talon. — L'animal, d'après MM. Quoy t'I Gaimard, est très timide; il rentre dans sa coquille au moindre attouchement , et n'en sort ensuite qu'avec une extrême lenteur. Pour compléter ce qui a rapport à un g. aussi curieux , nous empruntons à l'ouvrage de MM. Quoy et Gaimard les détails anatomiques qu'ils donnent sur l'une des espèces, I Ampullacera avellana.
« Le pied est grand, transverse, jaunâtre, séparé de la tète par un sillon. Celle - ci a la forme d'un chaperon divisé en deux lobes arrondis, dépourvus de tentacules , et portant deux très petits yeux sessiles sur un fond d'un assez beau jaune. En arrière est un collier assez bien formé par le bord du manteau, qui ne laisse au côté droit qu'un trou rond pour l'entrée de l'air, et offre, un peu plus en dehors, l'ouverture de l'anus sur un pédicule saillant, bifurque comme dans l'Au-
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ricule Midas.Ces parties, ainsi que celles que cache la coquille, sont d'un brun foncé. »
« La cavité pulmonaire est grande, et porte sur son plancher un large organe dépurateur, foUiculeux, dont on voit très bien l'ouverture sur un très court pédicule antérieur. Le cœur lui est accolé en arrière, et l'on distingue au travers du pigmentum noir, dont le plancher est recouvert, une grosse veine qui vient du collier, et côtoie le rectum. Après avoir enlevé la cloison qui sépare l'abdomen , on trouve l'œsophage recouvert de deux glandes salivaires linéaires et fixées par leurs extrémités. L'estomac ne se distin gue point, de sorte qu'il donne dans un gésier globuleux, musculeux, nacré comme celui d'un oiseau , et contenant dans son intérieur quatre petites dépressions ou fossettes. L'intestin qui sort de ce gésier, après avoir reru les canaux du foie qui l'enveloppe, se termine par le rectum, sans circonvolutions appa rentes. »
« La bouche est petite et membraneuse.
Plus en dehors, on voit l'organe excitateur s'ouvrant près de l'œil droit, au lieu où serait le tentacule du même côté. 11 y a en arrière un muscle protracteur et un long canal tortillé. INous n'avons pu nous assurer, tant ces parties sont délicates, si ce canal fait suite et se continue avec un semblable, beaucoup plus long, qui enveloppe le testicule placé près du gésier. A la droite du pénis, est l'utérus, très renfle en arrière, où il reçoit l'o viducte qui vient en serpentant de l'ovaire, lequel coupe la partie postérieure du tortillon ». — Les coquilles de ce g. sont globuleuses ; leur spire est courte et pointue. L'ouverture est ovale, oblongue; elle est peu inclinée sur l'axe longitudinal. La columelle est percée par un ombilic profond, et le bord est élargi et aplati à la base. Dans l'une des esp., l'ouverture ressemble assez à celles de certaines Paludines.Dans la plus grande, le bord droit offre une échancrure large et peu profonde qui correspond à l'angle supérieur des tours. On ne connaît jusqu'à présent que deux esp. dans ce ^.-.V Ampullacera avellana, Quoyet Gaim.; Ampullaria avellana, Lamk,; la seconde est VAmpiillacera fragilis,Q\Joy, Am puUaria fragilis Lamk. (Desh.)
AMPULLAIRE. Ampullaria (ampulla, sorte de vase allongé), moll. — Le g. Ampullaire a été créé par Laraark, qui en a
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trouvé le type parmi les Hélices lie LinriC. Mais , avant Linné , plusieurs esp. lie ce g. avaient été très bien figurées • les unes, fossiles, sont représentées dans le Mmternn me- /a<(ir)/m d'AIdrovand; les autres, vivantes, sont figurées dans les ouvrages de Lister, de Rumphius , de GuaUieri et de Dargenville. Linné le premier comprit ces coquilles dans le g. HcUt, et rafssembla presque toutes celles qu'il connut sous le seul nom spécifique d^Helix ampiiilnria. Linné trouva dans ses successeurs des imitateurs fidèles , et ce fut Lamarck qui, le premier, dès ses premiers travaux , proposa le g. AmpuUaire pour y rassembler des esp. fluviatiles que Linné confondait avec ses Hélices, comme nous venons de le voir, et Bruguière avec ses Bulimes. Peu d'années après, M. de Roissy adopla le g. AmpuUaire, lorsqu'il acheva, dans leBufTon de Sonnini, la Conchyliologie commencée par Montfort. M. de Roissy jugea, comme Lamarck, que ce g. ne devait pas être éloigné des Paludînes et des Talvées. C'est en elTet près de ces g. que Lamarck , avec sa perspicacité habituelle, avait placé celui des Ampullaires. Lorsqu'en 1809, notre célèbre zoologiste essaya pour la' première fois d'établir des familles naturelles dans le règne animal [Philosophie znolotjique), il proposa une famille des Orbacées, composée de quatre g. : Cyclostome, Paludine, Planorbe et AmpuUaire. Quelques années plus tard , Lamarck modifia cette famille d'une manière fort convenable, en utilisant les observations anatomiques faites par Cuvier sur les Pulmonés aquatiques. La famille des Limnces fut créée, et le g. Planorbe y fut transporté. La famille des Péristomiens fut également proposée, et elle ne renferma plus que des Pectinibranches d'eau douce, dont la coquille a l'ouverture entière fermée par un opercule corné, à élément concentrique. Cuvier ne comprit pas aussi bien que Lamarck les rapports du g. AmpuUaire; il l'introduisit en effet , à' titre de s.-g. de ses Conchylies , avec les Mélanies, les Phasianelles et les Janthines. Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de discuter sérieusement les rapports des quatre g. que Cuvier a ainsi rassemblés. Il sulfirail , pour réfuter celte opinion d'une manière victorieuse , de renvoyer le lecteur aux ouvrages de Cuvier luimême ; il verrait , par les observations de
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notre grand anatomiste, combien les Janthi nés et les Phasianelles diffèrent entre elles, et il suffirait de rapprocher les coquilles et les opercules de ces différents g., pour se convaincre qu'ils n'ont entre eux que des rapports fort éloignés. En publiant son dernier ouvrage , Lamarck conserva sa famille des Péristomiens, et rassembla dans le g. AmpuUaire un assez grand nombre d'esp. vivantes et fossiles. Parmi ces dernières espèces, il y en a un certain nombre qui n'ont pas exactement les caractères des Ampullaires vé- '. ritables. Plusieurs personnes sentirent bien que ces esp. fossiles devaient être éliminées du g. AmpuUaire. Lamarck avait établi pour elles un g. Ampulline , qui ne sortit point des galeries du Muséum. Il y renonça plus tard , et les coquilles fossiles dont il s'agit restèrent au nombre des Ampullaires. M. de Férussac, à l'article ÀmpulUiira du Dictionnaire classique , dit , avec raison , que les coquilles fossiles rapportées aux Ampullaires sont très probablement des Natices. Des observations plus nombreuses, faites sur ub plus grand nombre d'esp. , une appréciation plus rigoureuse des caractères des Nalices et des Ampullaires , nous ont déterminé , dan» notre ouvrage sur les Fossiles des environ* de Paris , h. porter définitivement parmi les Natices les Ampullaires fossiles de Lamarck qui ont l'omerture oblique à l'axe longitudinal , et' dont l'ombilic est simple ou circonscrit par une callosité très plate. Dans l'artl de cité de M. de Férussac, ce naturaliste cherche en vain à justifier l'arrangement de Cuvier : car, en rapportant ce qu'il connaissait de l'animal des Ampullaires, il fait voir que ce g. se rapproche beaucoup de celui des Paludînes.
L'animal des Ampullaires resta très longtemps inconnu. Le père Feuillée, dans ses voyages, avait eu occasion de voir en abondance une esp. de ce g. Il en paTlt- dans la relation de son voyage; mais ce qu'il eu dit prouve qu'il n'était guère versé dans l'observation des animaux. Aussi on peut dire que «'esta M. Caillaud d'abord, et ensuite à MM. Qiioy et Caimard, que l'on doit la connaissance exacte des formes extérieures de ces animaux. Priidaut le premier voyagi^ qu'il fit (i.iiis la Haute-Egypte, M. Caillaud rencontra, dans les eaux douces d'uiieoasis, VAmpullaria ovala. Il en mit quelques exemplaires
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àans Talcool, et les envoya à M. de Férussac; mais ce naturaliste n'utilisa guère, pour le moment, ces utiles matériaux anatomiques, car il prétend, dans un article que nous avons déjà cité, que les animaux des Ampullaircs se rapprochent de ceux des IVérites. M. Caillaud , ayant conservé des relations avcc le pays qu'il avait si utilement parcouru, pria, lorsqu'il fut définitivement de re- Jour en France, qu'on lui envoyât les divers mollusques d'une île: et la personne qui se chargea de ce soin, après une pèche assez abondante, mit sans précaution tous les animaux qu'elle avait recueillis dans une caisse qui fut remplie de sciure de bois. Cette caisse, confiée à un bâtiment de commerce, resta plus de quatre mois en route ; et lorsque M. Caillaud la reçut, il la trouva infectée par la pourriture de la plupart des animaux, qu'on n'avait pas eu la précaution de retirer de leurs coquilles. Aussi M. Caillaud s'empressa-t-ii de jeter dans un baquet d'eau tous les objets que renfermait cette caisse, afin de pouvoir les nettoyer; mais il ne fut pas peu surpris, lorsque, en examinant le lendemain matin le contenu du baquet , il y vit presque toutes les AmpuUaires marchant et ayant l'apparence de la force et de la santé. Ce naturaliste, plein de zèle, s'empressa de nous apporter plusieurs Ampullaires vivantes, et nous pûmes les observer pendant long-temps. Ces animaux sont loin de ressembler aux Nérites, comme l'a supposé M. de Férussac ; ils ne ressemblent pas non plus aux Phasianelles, comme l'a supposé Cuvier; ils ont, au contraire, la plus grande analogie avec les Paludines , et cependant ils en diffèrent d'une manière assez notable pour constituer avec elles un bon g. dans la même famille. Ce que nous venons de rapporter sur ces AmpuUaires, qui ont vécu si long-temps hors de l'élément qui leur est nécessaire, devait exciter l'attention des naturalistes et leur faire rechercher l'explication naturelle d'un phénomène , en apparence si extraordinaire. On sait que tous les Pectinibranches aquatiques périssent très vite lorsqu'ils sont hors de l'eau, et l'excep lion à cette règle générale, que présentent les AmpuUaires, devait faire supposer dans leur organisation quelque particularité qui n'existe pas dans les autres mollusques du même ordre. Quelques personnes se hâtèrent
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de supposer que très probablement les AmpuUaires avaient à la fois deux organes de la respiration, l'un aérien et l'autre aquatique. Nous apprîmes par plusieurs voyageurs que les AmpuUaires habitent quelquefois en très grande quantité des étangs ou des marais, produits chaque année par les pluies abondantes qui tombent en automne dans les pays chauds. Pendant l'été, ces marais sont desséchés, et à peine y trouve -t- on quelques traces d'humidité. Les AmpuUaires, ainsi que d'autres Mollusques acéphales, s'enfoncent assez profondément dans la vase, et passent ainsi, sans périr, toute la saison de la chaleur. Il est évident que la nature a préparé ces animaux à vivre sans eau pendant un temps assez considérable. Nous cherchâmes, sur les individus mis en notre possession par M. Caillaud , s'il existait dans les organes de la respiration une modification quelconque qui rendît compte du phénomène dont nous parlons. Nos soins furent inutiles à cet égard , car nous trouvâmes dans la cavité cervicale un peigne branchial assez considérable , la glande muqueuse qui l'accompagne, et rien qui annonçât, dans la distribution des vaisseaux, que les parois de cette cavité dussent remplacer la branchie et en remplir les fonctions. Ainsi les AmpuUaires sont de véritables Pectinibranches, dont l'organisation ne diffère pas sensiblement , à l'égard des organes de la respiration, des Paludines et autres g. voisins. Mais, en examinant la paroi supérieure de la cavité branchiale, nous avons vu qu'eUe est formée de deux parois réunies en avant , et formant un grand sac ouvert tout à fait en arrière , immédiatement au dessus de la base de la branchie. Nous nous aperçûmes que cette poche était toujours rempUe d'eau, lorsque l'animal s'enfermait dans sa coquUle au moyen de son opercule; nous nous aperçûmes également que cet opercule ferme l'ouverture dans une telle perfection , que rien ne peut s'échapper de l'intérieur sans que l'animal le veuille. Toutes ces observations nous ont permis d'expliquer d'une manière naturelle cette propriété dont jouissent les AmpuUaires de vivre long-temps sans eau. Il leur suffit en effet de conserver pleine de liquide ambiant leur poche cervicale pour en verser le c&nienu sur la branchie , à mesure du besoin, et l'on conçoit que cette eau préserve aussi l'a-
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Dininl du dessèchement , son évaporation étanl. empêchée par une coquille dure et compacte, et par un opercule qui la ferme avec une rare perfection.
Dans un Mémoire publié dans le tome 5 du Zooioi/iccd Journnl, H. Guilding a fait connaître les animaux de deux espèces curieuses d'Ampullaires. Déjà, avant lui, s'était répandu dans les collections le Planorhis cornu nr/r/is des auteurs, mais pourvu d'un opercule; ce qui était resté inconnu aux anciensconchyliologistes. L'examen de cetopercule nous donna la preuve irrécusable que celle esp. est une véritable Ampullaire, comme le prouvent d'ailleurs la description et les figures du savant Anglais dont nous venons de parler. Nous connaissons actuellement les animaux de quatre esp, d'Ampullaires. Tous rampent sur un pied subquadrangulaire fort large , très aminci sur les bords, et portant en arrière un opercule corné ou calcaire, presque entièrement caché par la coquille lorsque l'animal marche. La tête est petite et fort singulière; elle est terminée antérieurement par deux tentacules coniques et très pointus, qui donnent à celte tète la forme d'un croissant à cornes très allongées. En arrière de ces appendices naissent les tentacules véritables; ils sont extrêmement allongés , pointus au sommet et au côté externe de la base. Ils portent de très courts pédicules , dont le sommet tronqué est occupé par l'organe de la vue. L'opercule est semblable, pour sa constitution, à celui des Paludines, étant composé d'éléments concentriques, et présentant au centre, du côté interne , une surface rugueuse par laquelle il adhère au pied de l'animal. Les coquilles du g. Ampullaire sont presque toutes globuleuses , à spire presque toujours courte et obtuse au sommet. Cependant, à prendre le genre dans son ensemble, on \oit les formes changer par nuances insensibles, depuis la discoïde du cornM-a»(et(s jusqu'à la forme acuniinée de VAmpullaria ()uincic(i. Toutes les esp. ont le lest mince, d'une structure compacte cl solide , toujours revêtu d'une épiderme verdâtre ou brunâtre. La coloration est peu variée; elle consiste toujours en zones transverses , ordinairement d'un brun rougeàtrc sur un fond d'une même nuance moins foncée, ou sur un fond jaunâtre. Le plus grand
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nombre des espèces est ombiliqaé; niafi toutes sont caractérisées par une ouverture ovale-oblongue, toujours plus haute que large, droite, c'est-à-dire coïncidant avec l'axe longitudinal. Celle position de l'ouverture est très propre à faire distinguer les coquilles de ce g. de celles des Natices , qui peuvent quelquefois s'en rapprocher beaucoup. Caract. génér. — Animal discoïde, globuleux, ayant un pied mince et subquadrangulairc ; une tôle petite , portant deux paires de tentacules inégaux , dont les plus grands sont pédicules à la base , et oculés au sommet de ces pédicules. Cavité cervicale très grande, ayant la paroi supérieure dédoublée en forme de sac. Opercule corné ou calcaire, non spire, à sommet subcenlral et formé d'éléments concentriques. Coquille discoïde ou globuleuse, mince, à ouverture entière, longitudinale, et ayant son plan parallèle à l'axe longitudinal. Surface extérieure lisse , toujours revêtue d'un épiderme tenace.
Les Ampullaires habitent les eaux douce ? des pays chauds. Olivier, néanmoins, dans son voyage au Levant, prétend en avoir trouvé une esp. vivante dans le lac Maréotis, dont les eaux saumâlres sont également peuplées de coquilles marines. Elles vivent à lamanière de nos Paludines, et paraissent avoir les mêmes mœurs. Il y en a quelques unes de fossiles; mais presque toutes celles que l'on a citées doivent actuellement faire parlie du g. Natice. (Dksii.)
AMPULLIKE. AmpuUina (diminut.
d'ampulla , sorte de vase allongé ). moll. — Dans ses premiers travaux sur les Fossiles des environs de Paris , Lamarck avait pensé qu'il serait utile de séparer, en un g» particulier, certaines coquilles qui avoisinent les Natices et les Ampullaires. Il proposa pour elles le g. Amimllina, auquel il renonça plus lard, en mettant la plupart de ces esp. parmi les Ampullaires. Elles n'ont pas les caracl. de ce g., et présentent ceui des Natices ( Y. ce mot. ). M. de Blainville [Allas (lu Dut. des Se. nal.) a repris le nom du g. de Lamarck , pour l'appliquer à un démembrement inutile des Hélicines, L'auteur sentit lui-même l'inutilité de son g. Ampulline , et. dans son Traité de Malacologie , il le réunit aux Uelicines comme sect. du g. V. HÉi,ici?iE. (DEsn.)
* AMPUSA. INS. - r. EMPKSA. (Bi..>
MU
* AMSINKIA (nom propre?), cot. pii.
— G. de la famille des Aspérifoliées, L. ( Borraginacées. Juss. ), établi par Lchmann {Ccaal. Son. Hovt.UambASZi), et distingué principalement par ses 4 cotylédons; mais dont l'auteur ne paraît pas avoir encore publié les caractères. (C. L,)
AMSOiVÏA ( nom propre ). bot. ph. — G. de la famille des Apocynacées , s.-ordre des Euapocynées, tribu des Plumiériées, for- »né par Walther [Flor. Carol. 98), et adopté par les botanistes modernes. En voici les caract. essentiels : Cal. 5-fide. Cor. hypogine, infundibuliforme , à tube cylindrique, à gorge très barbue ; les 5 lobes du limbe subobliques. Etam. 5, incluses, insérées sur le milieu du tube de la corolle. Anth. ovales, obtuses. Ovaires 2; ovules nombreux le long d'une suture ventrale. Style simple ; stigm. pelté. Follicules cylindriques , dressés. Graines nombreuses , subcylindriques , tronquées aux deux extrémités , à ombilic
ventral. Embryon — Ce g. ne contient
qu'une esp. encore peu connue, retirée par l'auteur du g. Tabernœmontana, et indigène dans l'Amérique boréale : c'est l'i. angusiifolia, plante herbacée, vivace, à feuilles opposées, ovales-lancéolées ou linéaires, veinées, glabres ou pubescentes ; à fleurs disposées en corymbes terminaux. Quelques auteurs rapportent encore à ce g. deux autres esp. : les ^. salicifolia Pursh, et lalifolia Michx. Ces trois plantes ont besoin d'être étudiées de nouveau. (C. L.)
AMUSÎUM [Ammium, girouette; basse lat.), MOLL. — G. proposé par M. Megerle {Maq. des Ctir. de la .Vat., Berlin, 18H),et adopté par M. Schumacker dans son Fssai d'un srjHlemc de Conchyliolofjie. Ce g. ne peut être admis dans une méthode, où les coupes sont fondées sur des caractères zoologiques d'une égale valeur. En effet, il est destiné à rassembler ceux des Peignes qui sont lisses en dehors, comme les Pccten pleurotiectes et japonicus , etc. Déjà des auteurs anciens tels que Petiver , Rumphius et Klein , avaient employé ce mot latin soit pour désigner des esp., soit comme titre de groupes, pour réunir ces espèces. Linné a rapporté tout cela à la section de ses Ostreœ acerinœ dont Lamarck a fait depuis le g. Peigne. V. ce mot, (Desh.)
* AMUSSES. Âmussœ. arachn. -
AMY
Nom employé par M. Walckenaer pour désigner une petite division dans le g. Clichiona. ^ (H. L.)
*AMYCTÈRE. Âmycterus (cJ/zi/wv»
sans nez; ici sans trompe), ms. —G. de Coléoptères tétramères, famille des Curcuiionides, divis. des Cyclomides, établi par Dalman , et adopté par Schoenherr qui lui' donne les caract. suivants : Antennes médiocres, minces, dont le scape, sensiblement épais, est presque de la longueur du pro-, thorax. Les deux i"' articles du funicule subobconiques, les 4 suivants courts, lenticulaires; le 7« long, cyathiforme, embrassant la massue; celle-ci turbinée, acuminée. Rostre très court, très épais, défléchi, inégal, ayant l'ouverture de la bouche très grande ; mandibules très larges, fortement convexes, droites au bord interne. Yeux placés sur les côtés, ronds, petits, enfoncés. Prothorax presque rond, tronqué à la base, sublobe derrière les yeux, largement échancré en dessous après la bouche. Écusson petit, triangulaire , enfoncé , peu visible. Élytres grandes, oblongues, presque elliptiques, largement échancrées à la base et arrondies à leur extrémité, ayant les angles huméraux saillants par devant, et chacune d'elles étant surchargée souvent d'un petit tubercule. —Ce g. figure dans le Catal. deM. Dejean(3^cd(7.), qui y rapporte 12 esp., toutes de la N'ouvelle- Ilollande. Nous ne citerons que celle qui lui sert de type, le Curcuiio mirahiUs , décrit et figuré par Rirby dans les Transactions de la vSociété Linnéenne de Londres (T'ow. XII p. 469, no 21,/. 23, /;.'/. 9). (I>.)
AMYDA (nom emprunté de Galien) REPT. — C'est ainsi que Schweiger , chélonographe distingué , avait d'abord désigné un genre de Tortues fluviales, dans un travail manuscrit qu'il présenta à l'Institut, en 1809 ; mais il substitua ensuite à cette dénomination celle de Trionyx , proposée par M. E. Geoffroy pour le même genre , dont celui-ci fit paraître une monographie avant l'impression du Mémoire de Schweiger, inti* tulé : Prodronius Monographies Cheloniorum. V. TRIOIVTX. (G. B.)
* AMYDETES. ms.— G. de Coléoptè res pentamères, famille des Sternoxes, établi par Hoffmansegg, et adopté par M. Dejean , qui y rapporte 3 esp., toutes du Brésil, dont 2 nommées par lui A. pusilla et prœusla, et
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la 3', plumicornis par Latreille. Ce dernier auteur, dans ses familles naturelles, place le g. dont il s'agit dans la tribu des Lampyrides, entre les Phengodes et les Lampyres. F. ces mots. (I>.)
* AMYGDALAIRE Amyydnlarius ( à/j.uyà'àl-/i , amande ). géol. — Se dit de la structure des roches qui présentent dans leur intérieur des parties minérales, en forme d'amandes plus ou moins grosses. Ces sortes d'amandes se sont quelquefois formées postérieurement à la masse, par suite d'infiltrations dans des cavités. (C. d'O.)
AMYGDALE. Amygdalum {amygdala, amande), moll. — Megerle , dans le Magasin des Curieux de la nature ( Berlin, 1811), a proposé ce g. pour une coquille curieuse, que Lamarck range parmi ses Modioles. Comme le g. Modiole a été institué long- temps avant celui de Megerle, il en résulte que le g. Amygdalum est un double emploi qui doit être supprimé. ^. modiole. (Desh.)
* AMYGDALÉES. bot. ph. — L. de Jussieu, en établissant la famille des Rosacées, l'avait subdivisée en plusieurs groupes naturels, dont l'un, contenant la plupart de nos arbres fruitiers à fruit libre, simple, et à noyau monosperme, avait reçu le nom d'.4mygdalées. Ces divers groupes ont été élevés au rang de familles distinctes par les auteurs qui ont suivi. Tout en les admettant avec eux, nous exposerons les caract. de ces familles diverses à l'article général Rosacées ( V. ce mot ), pour mieux faire comprendre leurs rapports intimes , et la valeur de certains caract. , dont on peut suivre là «toutes lesniodifications graduelles, et en déterminer ainsi l'importance pour la classification des végétaux. (Ad. J.)
* AMYGDALIIVE. Amygdalinus ( «- /iv/^x/^i , amande ). géol. — M. Brongniart donne cette épilhète aux roches composées de parties ovoïdes serrées les unes contre les autres , et comme liées par un réseau. (Ex. • le marbre de Campan.) (C. d'O.)
AMYGDALOIDE. AmygdaUndcs (àiuvyS'ci.l-f, , amande ; e-l^oi , ressemblance ). GÉOL. — Syn. d'Amygdalaire. Autrefois , on donnait aussi ce nom spécifique à certaines roches dans lesquelles on voit des sortes de noyaux plus ou moins arrondis, telle que la Variolite de la Durance, et mê-
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me à certains Poudingues. V. ces mots. (C. D'O.)
* AMYGDALOPHORA, Neck. (^yvy- (Taicv, amande; ç>o/5os , porteur ). bot. ph. — Syn. du g. Amygdulus, Tourn., de la famille des Rosacées. (Sp.)
*AMYGDALUS, Tourn. {i/jLx>yfoù.oi, amandier). bot. ph. ~ Nom latin du g.
.*mandier, de la famille des Rosacées. (Sp.)
AMYMOiVE. Amymona (nom myth.
d'«At'J/iiwv, parfait). CRtiST. — F. cïclope.
* AMYIVTHI A ( nom mythologique ).
ms. — G. de Lépidoptères diurnes , tr. des Piérides, établi par M. Swainson [Entomological lllustratiot^, etc.) pour y placer une esp. nouvelle de Coliade , nommée par M. Leach Swainsonia. — Ce g. correspond au g. Rhodocère de M. Boisduval. V. ce mot.
*AMYRIDACEESouAMYUIDEES.
bot. PII. — Plusieurs g., rapportés d'abord aux Térébinthacées , en ont été séparés plus tard, pour former celte famille , qui semble se rapprocher plutôt des Hespéridées. M. Rob. Brown , qui le premier en établit une sous ce nom, lui assignait des fimites assez étendues, puisqu'il y confondait les groupes des Spondiacées et des Burséracées, qu'on distingue généralement aujourd'hui. M.
Runth, à qui l'on doit cette distinction , restreignit sa famille des Amyridées presqu'au seul g. Amyris, et la caractérisa de la manière suivante : Cal. petit, régulier, à quatre divisions, persistant. Pétales à nombre égal , à préfloraison imbriquée. Étamines en nombre double, libres, à insertion hypogynique. Ovaire libre , porté sur un réceptacle renflé en disque, surmonté d'un stigmate sessile en tête, renfermant, dans une loge unique, deux ovules suspendus. Fruit charnu, indéhiscent, l-sperme. Graine dépourvue de périsperme, à tégument membraneux, à cotylédons épais et charnus, à radicule courte etsupère. — Les plantes de cette famille se trouvent dans l'Amérique inter-tropicale. Ce sont des arbres ou arbrisseaux, à suc résineux, à feuilles opposées, ternées ou pennées avec impaire , à panicules axillaires ou terminales. Des utricules gonflés d'une huile aromatique abondent dans le tissu du fruit et des feuilles, qui se trouvent ainsi couvertes d'une foule de points transparents. Tels sont les caract et
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la patrie des Amj ridées réduites au g. yhnijris , plus rigoureusement circonscrit lui-même qu'il ne Tétait dans le principe. Plus récemment, M. Lindley a proposé d'en rapprocher plusieurs g., les uns encore avec doute, comme le Tapiria Aubl., et le Spalhelia L. ( qui semblent plutôt devoir être mis à la suite des Zanthoxylées); les autres, comme le .%fijrospeimum Jacq. , et le Copaïfera L., placés jusqu'ici parmi les Légumineuses, dont ils ont le fruit; enfin le Sabia, Coolebr., qui, d'après sa description , ne s'accorde pas avec les caract. généraux de la famille.
(Ad. J.) .WIYRIS, Linn. (a//.u.^/05, non parfumé; ici, par trope , non sans parfums), bot. PII. — G. considéré comme type de la famille des Amyridécs. Linné et les botanistes de son école le caractérisaient d'une manière très vague, et y comprenaient beaucoup d'esp. appartenant à d'autres g. Dans les limites que lui assigne M. Runth ( Tereb., p. 21 ) , ce g. offre pour caract. distinctifs : Fleurs hermaphrodites. Cal. 4-denté, persistant. Pétales i, hypogynes, onguiculés, imbriqués en préfloraison. Étam. 8, plus courtes que les pétales. Ovaire l-loculaire , porté sur un disque plane. Stigm. sessile. Drupe à noyau chartacé, 1-sperme. — Arbres ou arbrisseaux résinifères. Feuilles imparipennées , ponctuées. Inflorescences paniculées. Fleurs blanches. Drupes abondant en huile essentielle. — Ce g. appartient à l'Amérique inter-tropicale et sub-tropicalc. Suivant M. de Candolle {l'rodr. 2, p. 81), on n'y peut rapporter avec certitude que 7 esp. Au témoignage de MM. Wight et Arnott (Prodr. Flor. Penins. Ind. 1, p. 167), toutes les esp. décrites par Roxburgh ( Flor. Tnd. ) comme des 4rr?2/ns doivent être exclues de la famille des Amyridées. (Sp.)
* AMYTIS. Amylis (nom mythologique).
OIS. — G, formé par Lesson {Tr. d'Oniith., pi. 455) sur deux oiseaux de la Nouvelle- Hollande, décrits et figurés comme Mérions, dans le voyage de l'Uranie. Ses caract. sont, d'après cet auteur : Bec moyen ( relativement au corps de l'oiseau), peu élevé , comprimé sur les côtés; à arête convexe peu marquée; à pointe de la mandibule supérieure aiguë , recourbée , dépassant légèrement l'inférieure ; commissure ample ; bords légèrement recourbés. Narines nues per-
cées en fente dans une membrane recouvrant les fosses nasales, qui sont larges et profondes. Ailes courtes. Queue très longue, à pennes étagées. Tarses longs, robustes, scutellés. — Ce g. nous paraît avoir des rapports avec le Spheiwsloma de Gould { Procced. 1857, p. 149; et Synopsis o( Ihe Birds of Auslrdlia , part. 4). L'auteur ajoute que ces oiseaux représentent dans l'Australie les Colious d'Afrique, et que leurs plumes sont rigides, étroites, barbulées. Il en décrit deux esp. : l'Amytis natté, Ainy lis texlilis {yiévion natté, Maiurus te.vliUs Quoy et Gaim., Zool. de l'Uranie, pi. 25, f. 1, et pi. 107), à plumage gris-roux; chaque plume striée de blanc dans le sens de sa longueur; de la Baie des chiens marins; et l'iimytis bleu et blanc, Am. levcoplerus (Maiurus leucoptcrus Quoy et Gaim. , Zool. de l'C/ranic, pi. 25, f. 2, p. 108), de la même localité. (Lafr.)
AMYTIS ( nom mythol. ). aîmxélid. — G. de la famille des Néréides, établi avec doute par M. Savigny pour une annélide imparfaitement étudiée par Fabricius , et qui n'a point été observée depuis. (Duj.)
* AIVAByEIVA {â.-Jo,£y.i-j'ji, monter), bot. PII. — G. de la famille des Euphorbiacées, ainsi nommé à cause de sa tige grimpante. Ses fleurs , monoïques , présentent dans les deux sexes un calice quinquéparti ; danj les mâles, dix filets accompagnés à leur origme par quatre écailles, soudés entre eux inférieurement , portant chacun une anthère quadrilobée, et entourant un filet central stérile , qui se termine par une petite tète hérissée, et peut être considéré comme un rudiment de style et de stigmate ; dans les femelles , un ovaire à trois loges 3-ovulées , surmonté d'un style oblong, épais, que termine un stigmate à trois lobes, sur l'extérieur de chacun desquels est imprimé un petit écusson glanduleux. Le fruit est composé de trois coques unies entre elles par leurs faces internes, renfermées dans un sarcocarpe mince qui se sépare à la maturité en six valves , contenant chacune une graine osseuse. — On ne connaît encore de ce genre qu'une espèce unique : c'est un arbrisseau du Brésil , à feuilles alternes longuement pé« tiolées, à grappes axillaires, portant inférieurement une seule fleur femelle longuement pédonculée ; supérieurement, plusieurs mâle*
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articalées sur de courts pédoncules qu'accom pagnenl autant de bractées. »'. Ad. Juss., Euphorb.. p. 4G , tab. 15, n" 48. (Ad. J.) ANABAINE. Anubaina ( «v-xJa'voo , je monte), bot. or. — G. de la tribu des Nostocinées, famille des Phycées, établi par M. Bory do St. -Vincent, et dont nous croyons pouvoir exprimer ainsi les caract. : Filaments simples , muqueux , moniliformes , formés d'articles plus ou moins globuleux, dont quelques uns , et, le plus souvent, les terminaux, sont plus gros, oblongs-cylindriques, remplis de granules propagateurs; accroissement par duplication des articles. Ce g. est très voisin des Nostocs, qui ont également des fllaments moniliformes; mais dans ceux-ci on ne retrouve pas d'articles cylindriques. Ils sont, en outre, toujours contournés, comme crispés, et complètement plongés dans un mucus plus déterminé. Les filaments des Anabaines sont droits ou simplement flexueux ; quelquefois ils sont libres dans leur partie supérieure, et seulement engagés par leur base dans la masse muqueuse qui les réunit. Leur accroissement est conforme à celui de la plupart des autres >"ostocinées. Les articles des filaments s'allongent d'abord ; puis, s'étranglant de plus en plus vers leur milieu, ils finissent par former deux globules distincts. On remarque çà et là, dans la longueur des filaments adultes, et principalement à leur sommet, des articles plus gros, allongés, cylindriques, remplis de granules ou propagules de couleur foncée. Quand plusieurs articles de cette nature se suivent , ils sont presque toujours séparés par un globule assez gros, et plus diaphane que ceux qui constituent les articles ordinaires. Si les articles cylindriques et renflés sont au sommet des filaments, ils précèdent toujours un globule qui forme l'article terminal. M. Bory de St.-Vincent, considérant les filaments moniliformes comme renfermés dans un tube muqueux continu, avait rapproché ce g. des Oscillaires. Plusieurs auteurs ont partagé cette manière de voir ; mais nous croyons , avec M. Desmazières, qui a fait une étude toute particulière de ce g., que la couche de mucus qui entoure les articles ou segments des filaments, comme cela arrive dans les jNostocinées et dans d'autres tribus voisines, ne peut être regardée comme un tube. Jamais dans un
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cas de solution , nous n'avons aperçu d'extrémités de tubes vides, et des portions de filaments séparées, même récemment, nous ont toujours présenté, à de très forts grossissements du microscope , un mucus arrondi autour des segments terminaux, et non une partie tronquée et tubulée comme dans les Oscillaires. On ne reconnaît pas de mouvement oscillatoire dans les Anabaines, mais un mouvement de progression naturel à tous ces végétaux, et qui tend à les faire rayonner autour de leur centre d'agglomération.
Le g. Sphœrozyga , ayant été institué exactement pour les mêmes productions pat Agardh , postérieurement au g. Anabaina de M. Bory de St.-Vincent, ne doit donc point être adopté.
On connaît à peu près une vingtaine d'esp. d'Anabaines, qui , presque toutes, habitent les eaux douces et thermales de l'Europe. Une esp., VA. licheniformis Bory, croît sur la terre humide, et a l'aspect d'un Nostoc en dissolution. Nous en avons aussi découvert une autre, 1'^. warina Bréb., à Granville, sur les sables marins un peu vaseux, qui ne restent à sec que peu de temps à chaque marée. Les esp. qui croissent au fond des eaux tendent à s'élever à la surface le long des végétaux submergés : de là l'étymologie (àvaSaivw). Quelques unes sont nageantes, et forment des masses muqueuses ou gélatineuses qui constituent presque entièrement les substances prétendues nouvelles, auxquelles on s'est empressé de donner les noms de Barugina, de Plombiérine, etc.
Leur couleur est, en général, d'un vert plus ou moins bleuâtre, ainsi que colle de beaucoup d 'Oscillaires. (De Bréb.)
* ANABAINELLA(dimin. A\inabaina; àvagat'vjj, je mOnte). BOT. CR. -- G. de
la famille des Algues ou Phycées, proposé par M. Gaillon pour remplacer le mol Anabaina, afin de donner une terminaison uniforme aux noms des genres de ce groupe d'Algues. Ces changements n'ont pas été adoptés. (De Bréb.) ANABAS{à-joc£'Av'.,, ie monte), poiss.
— Nom imaginé par M. Cuviei pour désigner le g. créé par lui , et destiné à recevoir la seule esp. connue d'un poisson de l'Inde qui, selon le rapport de Daldorfif, monte aux arbres pour trouver dans l'aisselle des feuilles l'eau nécessaire à sa respi-
ANA ration pendant les sécheresses, ou s'accroche aux branches qui pendent sur l'eau, pour éviter d'être emporté lors des grandes inondations. Quelque peu prouvées, et j'ajouterai même, quelque peu probables que soient ces deux assertions, le poisson auquel on les a rapportées n'en constitue pas moins un g. fort remarquable , et tout à fait particulier. Son caractère consiste dans la forme courte et arrondie du corps à la région des pectorales. Vers la queue il est un peu comprimé. La tète est arrondie, et couverte partout d'écaillés fortes, dentelées , semblables à celles du corps, laissant à peine voir les pièces operculaires. Le sous-orbitaire antérieur est fortement dentelé; les bords de l'opercule, du sous-opercule et de l'interopercule, sont également dentelés; mais celui du préopercule est lisse et sans dentelures. Des dents en velours garnissent les mâchoires, le devant du chevron du vomer , et la base de cet os sous l'arrière du crâne. C'est une disposition unique dans les poissons. La membrane branchiostège a G rayons. La ligne latérale , d'abord voisine du dos , s'interrompt pour recommencer sous le milieu du tronçon de la queue, et venir se terminer à la caudale.
A ces caract. extérieurs il faut ajouter que les 2^ et 5<= pharyngiens supérieurs s'étalent en une lame très mince, plus ou moins contournée , et forment ainsi une sorte de fraise cachée sous les os élargis du crâne, qui constitue de chaque côté de la tête, 'an peu au dessus des branchies ordinaires, cet appareil appelé autrefois branchies supplémentaires , que M. Cuvier a nommé pharyngines labyrinthiformes, et qui est devenu le caract. et la dénomination de la famille dans laquelle M. Cuvier classe le poisson, avec l'Osphromène, le Colisa, et autres espèces voisines. Il faut encore ajouter que les Anabas ont une seule dorsale et un£ longue anale, armée chacune d'un très grand nombre de rayons épineux; les ventrales petites et thoraciques. Le foie est petit, l'estomac médiocre; le nombre des appendices cœcaux n'est pas considérable. La vessie natatoire a ses parois très minces; elle est bifurquée en arrière, et chaque corne pénètre le long des apophyses inférieures des vertèbres caudales, dans les muscles de la queue. Ce que ces poissons
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présentent de plus extraordinaire dans leur organisation est leur appareil labyrinthiformc. On l'a généralement regardé comme devant aider ou même suppléer l'appareil respiratoire; mais il me reste encore bien des doutes sur les fonctions de cet organe. M. Cuvier se demandait si les vaisseaux qui rampent sur la surface des lames pharyngiennes viennent d'une branche de l'artère branchiale ou de l'artère dorsale , c'est-à-dire de l'aorte des poissons ; mais , dans ce cas , ces lames recevraient du sang artériel venant d'être hématose dans la branchie ordinaire , laquelle ne doit plus avoir besoin de respirer de nouveau. Mais , dira-t-on , quand le poisson n'est plus dans l'eau, sa branchie ne sert plus à la respiration. Cette objection serait contraire à ce que nous savons de la respiration des poissons, et, si l'eau est retenue entre les lames de l'appareil pharyngien , il est impossible qu'elle ne donne pas assez d'humidité à la branchie pour que celle-ci puisse respirer. D'ailleurs, combien de poissons restent des jours entiers hors de l'eau sans continuer de respirer! et l'anguille de nos eaux douces, et les doras d'Amérique, qui vont, par terre, chercher une autre flaque d'eau, quand celle où ils se tenaient vient à se dessécher !
J'ignore l'usage de ces organes; mais je crois qu'ils ont une toute autre fonction que celle qu'on leur attribue.
Les Anabas vivent très long - temps hors -, de l'eau; aussi les jongleurs indiens ont- ils ? toujours de ces poissons avec eux pour en '■ amuser le peuple.
On ne connaît qu'une seule esp. d'Anabas, répandue dans toute l'Inde, et dans les îles de son archipel. C'est un petit poisson, qui ne dépasse guère 0'",1G0. Sa couleur est verte, sombre, quelquefois rayée en travers par des bandes plus foncées. On le mange à cause des vertus médicinales qu'on lui attribue, car sa chair est fade, sent la vase , et est remplie d'arêtes. Daldorlf, lieutenant au service de la Compagnie des Indes, l'a publié en 1797, et l'a nommé Perça scatidetts, affirmant avoir pris un de ces poissons, en no vcmbre 1791 , dans la fente de l'écorce d'un palmier de l'espèce du IJorassus llabellifortnis; que le poisson, déjà à 1 "",70 au dessus de l'eau , s'efforçait de monter encore, en s'.ai tachant à l'écorce par les épines de
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T'opercuie,el en fléchissant sa queue pour se cramponner par les épines de son anale; qu'alors il détachait sa tète, allongeait le corps , et parvenait, par ces divers mouvements, à cheminer le long de Tarbre. Le missionnaire John fit un récit semblable à Bloch; mais j'ai tout lieu de penser que c'est la même histoire racontée par deux auteurs à la fois. En effet, John était Danois comme Daldord", tous deux à Trinqucbar, et s'y occupant des sciences naturelles. Cependant M. Reinwardt, qui a vu ces poissons à Java, m'a assuré n'avoir rien entendu dire qui puisse confirmer ce fait. Ruhl et Van Hafelt, Boié et Mucklot, n'en ont jamais parlé, et M. Leschenault, qui savait l'histoire de DaldorlT, nie cette habitude de l'Anabas , et regarde le fait observé par le naturaliste danois comme un fait isolé. M. Dussumier, qui a vu des myriades de ces poissons à Bombay, (lù tous les enfants vont les chercher dans les mares, n'a rien observé ni rien entendu raconter de semblable. Il serait bien étonnant (pi'une habitude aussi merveilleuse eût échappé à tant d'observateurs habiles et actifs, si elle était constante chez ce poisson. r. l'Atlas, pi. 12 des Poissons. (Val.)
AIVABASIS Linn. Urachylcpis, G. A.
Meycr («vàJ«c(;, action de monter), bot. l'ii. — G. de la famille des Chénopodées, tribu des Salsolées , Moq. , auquel M. Mo- (juin-Tandon {'Yvitv. Amialcs des Se. nat., t. IV, p. 210,) assigne pour caract. : Fleurs hermaphrodites, 2-bractéolées. Calice h 5 sépales garnis (après la floraison) d'un appendice dorsal transverse (ou quelquefois les 2 sépales opposés aux bractéoles sont dépourvus d'appendice ). Etamines 5 , insérées au réceptacle (devant les sépales). Anthères mutiques. Cinq squamules hypogynes, alternes avec les etamines. Ovaire comprimé. Styles très courts , divariqués. Péricarpe succulent ou subchartacé , recouvert par le caUce devenu plus ou moins charnu. Graine apérispermée, verticale, suborbiculaire; test membranacé. Embryon roulé en forme d'écuellc. Radicule dorsale. — Arbrisseaux DU sous-arbrisseaux. Tiges et rameaux articulés, aphylles ou à feuilles squamuliformes, connées par la base, sessiles, opposées ou lernées. Squamules hypogynes, velues ou ciliées, n'adhérant point aux etamines. Calice j comprimé, tantôt presque droit et fort, tanà appendices presque dressés. On en connaît | tôt un peu courbé et plus grêle. Ailes obtu-
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5 espèces. Ces plantes habitent les steppes salines de la Russie et de la Sibérie méridionales. (Sp.)
* ANABASITTA {d'Ânabates et Sitla). OIS. — G. formé par M. d'Orbigny et nous {P'o>j. en Àm.\ pour2esp. d'oiseaux de ce pays, et que nous avons changé en Ànabazenops, comme exprimant mieux sa double alTmité. A^. Anabazenops. (Lafr.;
* AIVABASITTINE. Anabazenops { Anahdtes , Anabate ; Zenops, Sittine ). OIS. — G. que nous avons cru devoir former pour un oiseau décrit par Temminck [PI. col. ), sous le nom àeSitline anabatoïde , quoiqu'il n'ait point les pieds conformés comme les vraies Sittines, mais plutôt comme ceux des Sittelles et des Anabates, n'ayant des Sittines que le bec rc- ' troussé en dessous. Ce g. fait partie de notre s. -famille des Anabatinées. Ses caract. sont: Bec droit , très comprimé, à mandibule supérieure presque rectiligne en dessus, l'inférieure retroussée en dessous. Ailes obtuses et SU; obtuses, à rémiges courtes. Queue longue, très étagéc, à rectrices terminées en pointe obtuse et un peu rigides. Pieds robustes, à tarses courts; doigts longs , le médian et le pouce surtout, réunis seulement à leur base; ongles forts, allongés; celui du pouce aussi long que lui, comme dans les Sittelles. Esp. types : Sittelle brune, Sitta fusca Vieill. ( N. D. , ôl-ôôl ); Sittine anabatoïde Tem. {Col. i^0-''2); Anabazenops fuscus Nob. ; Zenops riifo-superciliatus Nob. {Mag.de Giiérin, pi. 7); Anabnzenops srqierciiiahts Nob. Il est évident que ces deux esp., à pattes de Passereaux grimpeurs très prononcées, et à bec retroussé en dessous, forment le passage des Sittines aux Anabates. Elles sont de l'Amérique méridionale , comme tous les g. qui composent notre s.-famille des Anabatinées. (Lafr.)
■^ ANABATE. Anabates {àvo^iuzM, étalon). OIS. — G. de l'ordre des Passereaux et des Ténuirostres de Cuvier, de notre famille des Certhidées, et de notre s.-famille des Anabatinées. Ce g., formé par Teniminck , mais auquel nous croyons devoir faire quelques modifications , ofl're les caract. suivants : Bec de forme un peu variable, mais toujours assez allongé, entier, très
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ses ou sar-obtuses, à rémiges courtes ou médiocres, indiquant un vol plus ou moins faible. Queue ou médiocre et arrondie, ou longue et très étagcc, à reclriccs larges, lui donnant une forme ample et élolTée. Pieds forts; doigts robustes, peu allongés, avec les ongles larges et arqués, ou allongés avec les ongles peu arqués. — En réunissant les détails de mœurs donnés par Azara à ceux que nous a fournis M. d'Orbigny , et comparant un très grand nombre d'esp. que nous sommes parvenu à rassembler , nous avons cru pouvoir établir dans le g. Anabate les sections ou s.-g. suivants :
S.-G" ANABATE. Anahntes. — Bec allongé , presque droit ou très peu arqué. Queue allongée, à reclriccs rigides et terminées en pointes. Ailes h rémiges de longueur médiocre. Tarses et doigts peu allongés , mais forts et robustes; les latéraux presque égaux. Ongles élevés, très arqués. — Esp. I types : l'A. huppé (Spix., PI. 84); les Sijhœniira sulphiirasccns, sHi)ercili(iiis, imhjc(]pliala (Licht. Catal.); les A. moucheté et Oreillon brun ( Tem., Col. 238, \ et 2 ) ; les A. guituraUsy unintfus . d'Orb. et de Lafr. {Synop<:. Mai], du Guérin). Toutes les esp. de ce groupe doivent, d'après la rigidité de leur queue et la forme de leurs ongles, se tenir cramponnées sur l'écorce des arbres; néanmoins elles se tiennent souvent sur les buissons, selon M. d'Orbigny.
S.-G. a?<abacert»ie. Anahnccrthia , Nob. — r>ec un peu plus grêle et plus arqué. Tarsespluslongs, ainsi que les doigts, soudés, qui sont plus allongés à leur base, et les ongles moins arqués, surtout celui du pouce. Ailes à rémiges plus courtes, et queue plus rigide. Une esp. inédite de notre collection compose ce s.-g. Un peu moins forte que le Wauvis, elle est d'un brun-roux un peu olivâtre en dessus, avec le dessus de la tête et la queue d'un brun-cannelle, le dessous et une bande derrière l'œil cendrés; la gorge et le haut du cou blancs, striés en travers, sur les côtés et eu de-sous, de peliles bandes irrégulicres, noirâtres. C'est notre Anabacerthie à cou strié A. striaticollis Lafr. Cet oiseau, dans la forme de ses pieds à tarses assez éicvés, à doigts très- longs et grêles, soudés à leur base, à ongle du pouce allongé et peu arqué, a les plus grands rupporls avec le g. Oxypyga deMénétriésdansla famille des Fonrrnili'.'rs
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établi sur le Fourmillera long bec deCuvier. Mais, avant de l'y réunir, il faudrait avoir quelques notions sur ses mœurs. Il mène également aux Dendrocolaptes et au\ Grinipereaux.
S.-G. ANîSi'MBi. Annumbius Nob. — Bec à peu près de même forme que celui de certains Anabates, médiocre, légèrement arqué, très comprimé. Queue allongée, extrêmement étagée , à rectrices souvent élargies et très étoffées , rarement rigides et lancéolées à leurs pointes. Pieds semblables à ceux des Anabates, mais à ongles moins arqués. Ailes à rémiges très courtes; plumes frontales acuminées, rigides. Esp. types : l'^. Azara (N» 222) , rnrnari'is annumbi Vieillot (A^. D. 12- H7), VA. anthoïdes'Tiob. {Synopsis, Mag.
de Guérin), l'A. rouge Azara (N" 220), Furnarius rubcr Vieill. ( iV. D. 12-118), l'A. rouge Nob. {Synops. id.ibid.), Anabates rufifrons Spix {IH.%h-\), Sphœmirafronlalis Licht., 42; Malurus yarrulus Swains. Zool. i7i., pi. 138 ), où son nid en fagot est représenté placé obliquement sur un arbuste; les A. strindceps , striaticollis Nob. [Synops. id. ibid.). Le g. tout particulier de nidification propre à ces esp., et qui consiste en un énorme nid composé de rameaux épineux à l'extérieur et en forme de fagot, à plusieurs entrées et galeries intérieures destinées à être parcourues par les jeunes, avant leur sortie de ce nid, nous a fourni un caract. de mœurs qui, joint aux différences dans les formes, nous a paru sufTisant pour établir ce s.-g., que nous avons encore indiqué comme des Anabates fagotteurs, 4 «n6nfe5 /'asci-Tiidi- /icntorii, dans notre f'^ssaide classification S.-G. FOiRMEK. Furnariiis. — Bec grê le, allongé, légèrement courbé et très comprimé. Ailes à rémiges primaires de longueur médiocre; les tertiaires aussi longues ou presque aussi longues qu'elles. Queue médiocre, simplement arrondie à son extrémité, à rectrices molles et rondes à la pointe. Tarses élevés, à doigts robustes, à ongles courts et peu arqués. Esp. types : le Kournier Azara (N° 221). Merops rufas Gmel.; le Fournier Bun'. {Enl. 739; Vieill., Gai., pi. 182), le F. à sourcils, Furnarius superciHaris Lesson (7V. , p. 307).
Outre les caract. de forme et surtout de plumage qui rapprochent les Foumiers des Anabates en général, on retrouve dans leurs — 29*
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moeurs, semblables à celles des Anabates, selon Azara et M. d'Orhigny, et dans la forme (leleurnid qui, quoique en terre, est énorme, avec une galerie circulaire comme dans le leur, une véritable analogie entre ces oiseaux. Les Fourniers ne sont que des Anabates marcheurs; or quelques Annumbisont été décrits comme des Anabates, et ils sont tels cffeclivement, sauf la non-rigidité de la queue. Les Annumbis sont donc le chaînon entre les Fourniers et les Anabates , de m<?me que ceux-ci se lient aux Sittines par nos Anabasittines, et aux Dendrocolaptes par nos Anabacerthies. (Lafr.)
AXABATES (:zvaf«iV.j, je monte), bot.
PH. — Sous ce nom, M. Pe Candolle formait une section du g. Jconite ( Sijst. Vrgetal., t. , p. 177) , comprenant 5 esp. volubiles , à fleurs bleues ou blanches, à sépale supérieur convexe , propres à Thémisphère boréal. Il n'est plus question de cette division générique dans son Prodrome , dans lequel le g. Aconit a été rédigé par M. Seringe. V. aco- ?iiT. ^ (C. L.)
* ANABATINÉES. Anahatwœ [Anabates^ un des principaux g. de cette s. -famille). OIS. — S.-famille de notre famille des Certhidées, de l'ordre des Passereaux et de la famille des Ténuirostres de Cuvier.
Les explorations récentes du continent américain , et principalement celles de la partie méridionale, y ont fait découvrir une infinité d'espèces d'oiseaux à plumage obscur , qu'on avait négligées ou ignorées jusqu'alors. On trouve parmi elles une nombreuse série tout à fait remarquable par la conformité de leur plumage, toujours roux ou roux-olive, souvent parsemé de mèches noirâtres, avec la queue d'un brun-roux ou brun-cannelle vif et uniforme. Tous ces oiseaux , qui font partie de notre famille des Certhidées, possèdent plus ou moins la faculté de grimper aux troncs d'arbres comme nos Grimpereaux et nos Sittelles , ou de s'y cramponner comme nos Mésanges , ou d'escalader les tiges de roseaux comme nos Fauvettes de roseaux. Ce sont d'abord les Picucules de Buffon, les Siitines d'illiger, les Queues-aiguës (le Azara, nommées depuis Synallaxes par Vieillot; les Anabates de Tcmminck, les Anumbis et les Fourniers de Azara, puis nos Anabasittines et nos Anabacerthies, et, en dernier lieu, les Limor-
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nis et les Pendrodromus de Gonld {BeagWi: Voyaqp). Parmi tous ces genres, les Picucules , d'après la forme toute particulière de leurs pattes et celle de leur queue épineuse, offrent un double caractère générique bien tranché, qui les place naturellement près du g. Grimpereau, dans la s.-famille des Certhinées, tandis que les Sittines , également bien caractérisées par des pieds syndactyles et un bec rectiligne en dessus, retroussé en dessous , et qui semble un bec de Sittelle porté à son maximum de forme typique, s'éloignent de ces dernières par leurs pattes et leur coloration , qui les rapprochent , au contraire, des Anabates , avec lesquels elles se lient évidemment par des espèces de transition. Telle est l'espèce appelée par Temminck Sittine anabatoïde, qui n'a des Sittines que le bec , et qui n'en a nullement les pieds ; ce qui nous a engagé à en former un s.-g. de transition des Sittines aux Anabates, sous le nom d'Anabasittine. Sous celui d'Anabacerthie, et comme s.-g. d'Anabate , nous avons désigné une esp. de notre collection, à queue rigide, à bec un peu arqué, et à pieds de Passereaux-Grimpeurs.
Notre s.-famille renfermera des genres et des s.-genres, différant quelquefois un peu de forme et de mœurs, mais offrant toujours le même genre de coloration , des pattes de Passereaux anisodactyles grimpeurs , et se liant presque tous par des espèces de transition. Ainsi les Synnallaxes, qui, d'après leur bec ordinairement grêle , droit et pointu, et leurs habitudes marécageuses, avaient paru à Temminck comme à nous les représentants, en Amérique , de nos fauvettes de roseaux, se lient aux Anabates d'une manière incontestable par quelques unes de leurs espèces, ayant, outre l'entière conformité du plumage, un bec un peu plus épais , comprimé , et légèrement arqué en dessus comme ces derniers. Pe plus, les uns et les autres renferment des esp. marcheuses et buissonnières , et d'autres grimpeusesarundinicoles ou sylvaines. Si les Anabates se lient aux Sittines par nos Anabasittines , les Sittines se lient aux Picucules par une esp. tout à fait anomale et mixte, le g. Pendrodromus de Gould {Beagle's Voy.), qui à un bec de Sittine réunit une queue épineas« de Picucule etdespaftes de Sittelle. LesAnabates enfin se lientauxSynnallaies de roscaoz
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par les Limnornis de Gould ( même Voy.) , comme eux habitants exclusifs des roseaux.
Lescaract. de celle s.-famille, très difficiles, d'après cela, à déterminer d'une manière précise, sont : Bec de forme très variable, mais toujours comprimé; tantôt de longueur médiocre, droit, pointu et grêle, tantôt assez épais , et légèrement arqué en dessus , quelquefois très comprimé, rectiligne en dessus , retroussé en dessous, ou allongé et arqué. Pattes le plus souvent conformées pour grimper ou se cramponner aux branches ou aux tiges des roseaux, et plus ou moins syndactyles ou propres à la station sur les branches, quelquefois à la marche. Ailes toujours obtuses ou surobtuses et à rémiges courtes. Queue moyenne ou allongée, ou très longue, plus ou moins étagée, à rectrices souvent rélrécies et acuminées à l'extrémité , quelquefois rigides et même épineuses dans cette partie. Fond du plumage toujours roussàlre, plus ou moins teinté d'olive , souvent parsemé de mèches plus foncées, et toujours d'un brun-roux ou brun-cannelle uniforme sur la queue.
Les genres qui font partie de cette nombreuse s.-famille soal: Geobale (S\v.),— Sy nallaxe,— Limnornis,— Anabale , avec ses s.g. Fournier ,— Annumbi et Anabacerlhie ,— Anabasilline , — Sittine et Dendrodromus (Gould). Ces trois derniers genres forment le passage à la famille des Sittinées et à celle desCerthinées. F. ces différents noms de genres, qui comprendront leurs divers s.-genres. (Lafr.)
* ANABÉIVOSAURIEIVS ( à.aJatvo., je monte; nmp-'i, lézard ). rept. — Rllgen désigne ainsi »es Sauriens de la famille des Caméléoniens de Cuvier. (G. B)
AiVABICE. Anabir ( àvi /2(Si, revivre ). BOT. CR. — Necker donnait es nom, et Willdenow celui de Cormus, à la partie épigée des cryptogames, en en exceptant la fructification. Necker appliquait encore la même dénomination , dans son sens étymologique, aux Cryptogames privées d'organes reproducteurs , et se propageant , selon lui, au moyen de parties qui se détacheraient de la plante-mère, et qu'il nommait béswience. (C. L.)
AlVABLEPS («vxf)iffcj, je lève les yeux). POiss. — Artedi a composé ce nom spécifique pour un poisson fort singulier des
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eaux de la Guyane, qu'il rangeait parm/ les Loches sous le nom de Ccbitis anablcps. Bloch prit ce nom spécifique pour faire celui du genre distinct dans lequel il classait ce curieux poisson ; g. qui a été, depuis lui, adopté par tous les Ichthyologistes.
Ces Anableps sont des Malacoptérygiens à corps couvert d'écaillés solides , dont le tronc est cylindrique, et la queue peu comprimée; la tête aplatie ou comme creusée , à cause de la saillie des yeux. Le museau est tronqué , aminci ; la bouche est fendue en travers et au bout du museau; ses dents sont en velours. Les rayons de la membrane branchiostège sont au nombre de cinq. La vessie aérienne est très grande ; la dorsale est petite et reculée sur le dos de la queue , beaucoup au delà de l'anale. A tous ces caractères ichlhyologiques , qui n'offrent que des particularités peu notables, ces poissons joignent une conformation d'yeux unique parmi les vertébrés , et qui le» rend tout à fait dignes d'intérêt. Ces yeux sont très saillants, et enchâssés dans une orbite dont la voûte osseuse est formée par le redressement du frontal. La cornée , très bombée, est partagée en deux par une bande transversale , de façon que la portion supérieure de la cornée est dans un plan différent de celui de la portion inférieure , et que ces deux courbes n'appartiennent pas à une même portion d'une même sphère. L'iris est de même partagé en deux par une bande transverse analogue, en sorte qu'ils ont deux pupilles ; d'où il résulte que ces poissons ont deux chambres antérieures de l'œil , quoiqu'ils n'aient qu'une seule chambre postérieure, un seul cristallin, une seule vitrée, une seule rétine. Il paraît donc que la nature a organisé leur œil de manière à ce qu'ils puissent voir dans l'air en même, temps qu'ils voient bien dans l'eau. #
Ces poissons sont vivipares, et il y a lieu de croire à une sorte d'accouplement chez eux : car les organes de la génération du mâle et sa vessie urinaire donnent dans une sorte de verge écailleuse , attachée le long des rayons de l'anale, qui paraît n'avoir que trois rayons dans le mâle , tandis que celle de la femelle en a neuf. On ne connaît de ce g. qu'une seule esp., que BInch a nommée Anableps te(rophthalmus.— Ces poissons sont longs de 0'»,20 à O^.Si. (Val.)
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AXABOLIA {àvxÇo'^.i,, action de creusor el de fouiller la terre , à cause des habitudes de la larve), ixs. — G. de la famille des Phryganiens ( Pliripennes Lat.), établi par M. Stephens, aux dépens du g. Liinncplulus de Lea , en lui assignant comme caract. principaux ceux tirés 1" des ailes , qui sont allongées, avec leur extrémité arrondie ; 1° du corps, un peu déprimé , el 3" du dernier article des palpes maxillaires, épais et subelliptique. L'auteur donne comme type de son g. VA. nervosa {Limnephilus nervosus Lea) dT.urope. (Bl.)
AXACALYPTA («va/a).:trrw , je me dévoile ). bot. cr. — Rœhling, ayant remarqué qu'une Mousse, rapportée par Hedw'ig au g. Euciilijplii [IC. lanceolala) , avait sa coille fendue sur le côté au lieu d'être entière, la sépara, et en ût le type d'un nouveau g. qu'il publia sous le nom en question, dans son Histoire des Mousses d'Allemagne. Ce g., adopté depuis et modiflé légèrement par M. Bruch dans la I>njolo;iia ijennanica , a été formé aux dépens de plusieurs autres, et se compose, en conséquence, d'esp. de port un peu différent, quoique toutes remarquables par un périslomc identique ou semblable , consistant en seize dents percées de trous , nées de la couche interne de la capsule , et réunies à leur base par une membrane. Nous ignorons si M. Bruch persiste à conserver ce g. ; mais, dans tous les cas, le nom de Coscinodon (V. ce mol), qui lui a été donné antérieurement par Bndel, devra être adopté de préférence. (G. M.)
AÎVACAAIPSEROS Tourn. ( d-jxy.ia-
•i^e/i-Mi , Sedinn ). -aoT. l'ii. — Synon. du g.
Seduin Linn. ( famille des Crassulacées ).
(Sp.)
* ANACA]\IPSIS («v«.^y..|t;, action de f ecourb«r). ins. — G. de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes , établi par Curtis , et placé par Slephens dans sa tribu des Yponomeutides. En l'adoptant, nous l'avons rangé dans notre tribu des Tinéites, et lui avons assigné les caract. suivants : Palpes inférieurs arqués et relevés au dessus delà tête; les 2 premiers articles velus et aplatis latéralement; leô--,nu et subuliforme. Trompe nulle. Antennes longues et Gliformes dans les deux sexes. Tète courte etsessile. Corselet presque carré. Abdomen plat, terminé par un bouquet de poils dans les mâ-
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[ les, et en pointe dans les femelles. Pattes postérieures longues et velues. Ailes supérieures étroites, presque d'égale largeur dans toute leur longueur, avec le bord terminal presque droit ou légèrement arrondi , et brièvement frangé; ailes inférieures presque aussi longues, et largement frangées. Chenilles munies d'un écusson corné sur le 1"" anneau, vivant entre des feuilles roulées ou réunies par des fils , et s'y métamorphosant dans un tissu soyeux, à la manière desTordeuses. Chrysalide allongée et cylindrico-conique. — Les esp. que nous rapportons à ce g. ont été retranchées par nous du g. Lit a de Treitschke, dont elles dilfèrent principalement par la forme aplatie de leur abdomen, et la brièveté des franges de leurs ailes supérieures. A l'état de repos , les Anacampsis portent leurs ailes en toit plat, et croisées l'une sur l'autre, comme certaines Noctuelles. Elles sont généralement d'un gris brun qui se confond avec la couleur des écorces, dans les fentes desquelles elles se tiennent cachées. Elles s'éloignent peu de l'arbre qui les a vues naître, et font autant usage de leurs jambes que de leurs ailes pour échapper à leurs ennemis. Nous ne citerons qu'une esp. , la 7"!nea populella Linn. , figurée par Ilubner sous le nom de Blallariella. Elle varie beaucoup. (D.)
ANACAMPTIDE. Anacamptis {iy-xy.xy.itT'ji , je recourbe), bot. vh. — G. de la famille des Orchidées, tr. des Ophrydées, établi parle professeur L. C. Richard, dans son travail sur les Orchidées d'Europe , et qui a pour type VOrchis pyramidalis de Linné. Ce g., très voisin du ; Orchis , en diffère surtout par ses deux masses polliniques attachées sur un rétinacle ou glande unique. Par ce dernier caract. , il se rapproche du g. Aceras de R. Brown, mais en diffère par son labelle longuement éperonné. h''Anaca7r(pl{s pyramidalis Rich. est une plante qui croît dans les pelouses de la forêt de Fontainebleau et ailleurs. M. Lindley place dans ce g. deux autres esp., savoir : VOrchis quadr punciata de Tenore , et VOrchis Branciforlii de Bivona. Le g. Anacamptis est donc composé de trois esp., toutes trois originaires d'Europe. (A. R.)
AIVACAMPTODOX ( àv«/à,aTrto , je courbe; ôo'ous, ovtcs , dent ). bot. cr. — Le caractère sur lequel. Bridel a établi
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ce g. de Mousses nous semble d'une faible importance. Il consiste en clïcl dans la courbure opposée des deux pcrislomcs, dont l'externe se réfléchit en dehors, tandis que les dents de l'interne se recourbent en dedans, de manière à fermer prescjne complcte- 'ment l'oriHce de la capsule. Par leur organisation, leur forme, et la place qu'elles occupent, ces dents ne dilTéranl pas de celles du péristome du g. Ncvkera, le genre Anacamplodoii peut-il en être séparé sur ce seul caract.îM. Arnott penche pour cette séparation, qu'il croit sullisamment autorisée parle port.
INous devons toutefois convenir que ce port, très remarquable, pourrait bien être lié à des caract. inaperçus, propres à justifier l'opinion de Bridel et de M. Arnott.
En tout, ce g. est fort distinct du Cryphœa de Bridel {Dallonia Hook.) par sa coille en capuchon ou fendue sur les côtés , et c'est à tort qu'on les a réunis dans le Dictionnaire classique. /'. necrera. (C. M.)
AIVACAMPYLA (âvi, sur; za/^iru/d;,
courbe ; d'àvayà/xtrrtj , je COUrbc). BOT. CR. —
Hedwig donnait ce nom aux écailles étalées et recourbées au sommet , qui se trouvent sur quelques plantes agames, Agaricus croceus, Labaiia s<iuamiiiosa,iilc. (C. L.)
ANACANDEF. rept. —C'est, suivant Flacourt , le nom qu'on donne , dans l'île de Madagascar , à un petit serpent qui aurait la faculté de s'introduire dans le corps des animaux pour leur percer les entrailles. (G. B.)
AIXACANTîaE. Anacanlhus ( i priv. ; veuph. ; axKv^o,-, épine; àvàzx-Jcs ). l'oiss. — G. de Poissons de la famille des Raies, et de la tribu que le prince Charles Bonaparte nomme Aiiacanihini. Cette troisième sous-famille comprend les Haies à tête entourée de larges pectorales , et à queue grêle , sans aiguillons ni nageoires dorsales. Les dents sont en petites mosaïques, disposées en quinconce. M. Ehreiiberg a distingué dans cette famille le g. Anacanthe, dont les esp. manquent , en outre , de nageoire caudale. Le prince Charles Bonaparte rapporte avec doute à ce g. le liaia orbiciilaris de Schnceidcr. M. Ehrenberg en a une belle esp. nouvelle de la mer Kouge, que l'on trouve aussi aux Séchelles (Val.)
* /IXACAMTIIUS («vixav9cs, sans é-
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pine). i^s. — G. de Coléoptères létramèrcs, famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par W. Serville, et adopté par M. Dejean (( aial., 3= édit.).Il ne renferme qu'une seule esp. , VA. cosinlus , ainsi nommée par ce dernier auteur; elle est du Brésil. M. Serville range le g. dont il s'agit dans sa subdiv. des Prioniens qui ont le corselet mutique latéralement. Ce qui le distingue des autres g. de la même subdiv. , c'est d'avoir le corselet aussi long que large , presque orbiculaire, ou en carré à angles très arrondis. (D.)
Ai\ACARDE DES BOUTIQUES.
— Nom vulgaire du fruit du Sernecarpus Anacardium. (Sr.)
*ANACAUDI ACÉES, anacardiées, Andcardtaccœ , Anacardicœ. bot. pii. — La famille des Térébinthacées de Jussieu a été partagée en plusieurs autres : les unes portées à une autre place dans la série naturelle; les autres continuant à rester rapprochées en un groupe qui a continué à porter le nom de Térébinthacées. C'est à ce mot que ces diverses familles (dont l'une a reçu le nom d'Anacardiées) seront exposées pour mieux faire sentir leurs rapports et leurs différences. (Ai>. J.)
ANACARDIER, bot. ph. — r^om vulgaire de VAnacardium occidentale L., et du Semecarpux Anticardiuin L. (Si'.)
ANACIIARIS («va, en comp. marque l'augm. ; x^/^'S' grâce), bot. pu. — G. de la famille des ïlydrocharidées, établi par L. C. Richard dans son travail sur cette famille {Mcm. liislilul, 1811), et offrant pour caract. essentiels des fleurs unisexuées ; les mâles , les seules qu'on connaisse jusqu'à présent , sont solitaires dans une spathe sessile, tubuleuse , élargie et bifide à son sommet. Chaque spathe ne contient qu'une fleur pédonculée, avant un calice à six divisions réfléchies ; les extérieures plus larges et plus courtes que les intérieures. Neuf étamines dont les anthères sont sessiles, oblongues, attachées à une sorte d'axe ou de columelle centrale. Quoiqu'on ne connaisse ni les fleurs femelles ni le fruit de cette plante [Anachuris callitrichoides, Rich. i. c,t.2), cependant elle constitue , par la forme et la disposition de ses étamines, un g. dilTérent de tous les autres g. de la même famille. L'esp. unique qu'il renferme a été trouvée
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par Commerson aux environs de Montevideo. (A. R.) AIVACHARIS (àvâ, prép. augm.; x«/"5, grâce ; très gracieux), dis. — G. de notre famille des Cyniphiens ou Gallicoles, Lat., de Tordre des Hyménoptères , établi par Dalman {Analect. entom.), et adopté par nous {Hist, des An. art., t. 4). Les Auachai i:> ont de grands rapports avec les Cynips, et de plus grands encore avec les Figites ; ils s'en distinguent principalement par leurs antennes amincies à l'extrémité; par la seconde cellule cubitale des ailes antérieures oblitérée; et par le pédicule de l'abdomen plus long. On ne connaît que cinq ou six esp. européennes de ce g. ; la plupart sont encore inédites. La plus connue, et celle qui doit servir de type, est 1'^. euclutridioides d'Europe Daim.
( An. eut., 95 ) et Blanch. {IHst. des An. «rf., t. 4, p. 249). (Bl.)
* ANACIS. BOT. FH. — Synon. du g. Clirysostemma. V. ce mot. (J. D.)
* AIXACOLE. Anacolus (àv«, sur; xo').o«, estropié; allusion à un des caractères du g.). ms. — G. de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes , établi par Latreille, et adopté par M.Dejean, ainsi queparM.Serville, qui le place dans la tribu des Prioniens, et lui donne les principaux caract. suivants : Antennes de 11 articles. Corselet uni-épineux latéralement. Dernier article des antennes dépourvu de dent latérale. Élytres plus courtes que l'abdomen, béantes à leur suture, et laissant une partie des ailes à découvert.
Ce g. a été formé par Latreille pour y placer les Prioniens du Brésil, à élytres triangulaires, rétrécies en pointe. M. Dejean, dans son dernier catalogue , en mentionne 5 esp., toutes de cette partie de l'Amérique et nommées par lui. Nous citerons VA. niger comme type du genre. (D).
ANACOLUPPA (nom malabare). bot.
Ph. — Rheede a flguré sous ce nom une plante rampante que l'on rapporte au Za- '/janùt nodillora Lamk. ( f erhena L. ). '11 raconte que le suc de cette plante mêlé au poivre réduit en poudre guérit l'êpilepsie, et est le seul remède connu contre la morsure d'un serpent du g. Naja ( Cobra di capello des Portugais). (C. L.)
ANACONDO (nom vernaculaire).REPT.
•— >'om par lequel plusieurs erpétologistes |
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ont désigné une espèce d'ophidien du g. Eunecte. Y. ce mot. (G. fi.)
* ANACTIDEA (dimin. A'Anactis. V.
ce mot ). BOT. PH. — Une des divisions du g. Matricarui, formée par M. De Candolle . et qui ne renferme jusqu'ici que la seule M. discoidca. Elle est ainsi caractérisée : Capitules discoïdes. Corolles 4- dentées. Aigrette nulle ou à peine entière, marginiforme.