CL
ANACTIL^^NA ( « priv. ; v euph.
«xr/î , rayon ; ).xi-jx , enveloppe ). bot. piw. — Sect. du g. Cassinia, caractérisée par un involucre connivent, formé de squammes coriaces-scarieuses,et par une aigrette caduque, (j. D.)
AlVACTIS ( à priv. ; v euph. ; «xri,-, rayon), bot. ph. — Cassini avait établi ce g. pour deux plantes faisant partie du g, Acarna , auquel M. De Candolle les réunit de nouveau comme section, en conservant le nom proposé par Cassini. (J. D.)
ANACYCLUS ( d priv. ; v euph. ; x.x>oî, cercle, rayon ; capitule bordé de plusieurs rangs d'ovaires sans fleurons ). bot. PH. — Vaillant institua ce g. ( Mim. Acad. Sc.,i1i9)sous\euomd''Ananihocychis, dont le mot Atiacyclus est l'abrégé. Persoon d'abord, et M. De Candolle ensuite, lui ont donné pour caract. : Capitules multiflores, hétérogames. F.«îurs du rayon femelles, stéiiles, ligulées ou subligulées, très rarement tubuleuses ; celles du disque hermaphrodites, 5dentées. Récept. conique ou convexe, paléacé. Invol. campanule, plus court que le disque, et formé par un petit nombre de folioles. Cor. à tube obcomprimé, bi-ailé, dépourvu d'appendices, amsi que les rameaux des styles. Fruit plano-obcomprimé , bordé d'ailes larges et entières, couronné au côté interne par une aigrette courte , irrégulière, denticulee, et presque continue avec les ailes du fruit.— Les Aimcyclus, qui font partie de la tribu des Sénécionidécs, dans la famille des Composées , appartiennent toutes à la région méditerranéenne. Ce sont, pour la plupart, de petites herbes annuelles , à feuilles pinnatilobées, à pédoncules terminés en général par un seul capitule , presque toujours dépourvu de rayons. (J. D.)
* ANACYSTIS ( «v=-u, sans; xjç<5, vessie, vésicule. Il aurait fallu écrire Aneucijstis). bot. ck. —G. de la tribu des >oslo-
AN A cinées, famille des Phycées. M. Meneghini , qui l'a institué , lui assigne les caract. suivants Fronde muqueuse remplie de granules devenant libres plus tard, et constituant alors de nouvelles frondes. — Ce g,, établi aux dépens des Palmella deLyngby et d'Agardh, se distingue du g. Microcystis de M, Rutzing , qui en est très voisin , par l'absence de vésicules au milieu desquelles naissent les granules reproducteurs. Le g. Ànacystis renferme trois ou quatre espèces présentant une croûte ordinairement verte , se développant dans les lieux humides et ombragés, sur les pierres, le vieux bois, et même dans l'eau. Le Palmella botryoides Ag. , que M. Meneghini place au nombre de ses Anacystis, nous a semblé s'en distinguer par des caract. assez tranchés pour nous déterminer à le considérer comme le type d'un nouveau g., auquel nous avons donné le nom de Botrydina. V. ce mot.
(De Bréb.)
AlVADARA. MOLL. — Nom donné par Adanson à une espèce d'arche que les auteurs , depuis Linné , rapportent à VArca anlvquata. V. arche. (Desh.)
♦ANADiENUS ( àv«J'«tu., j'incendie ).
OIS.— G. formé par M. Swainson {Class. of Birds), dans sa famille des Cuculidœ , et répondant à celui de Boubou, établi antérieurement par Lesson dans son Traité. V.
BOUBOU. (LaFR.)
ANADENIA ( « priv. ; v euph. ; d'J',,v, svoî, glande ). bot. ph. — G. de la famille des Protéacées, tr. des Hakéées, Endl., formé par R. Brown {Linn., Trans. X, 165; Prodr. ) pour quelques plantes propres à la Nouv.-Hollande australe. En voici les caract. essentiels : Périgone tétraphylle , à segments subspatulés, peu étalés. Anth. 4, cachées au sommet des segments concaves du périgone. Point de glandes hypogynes. Ovaire stipité , aniloculaire, bi-ovulé. Style décliné ; stigm. conique. Follicule coriace, monosperme par avortement. Graine aptère. Arbrisseaux glabres ou pubescents vers leur partie moyenne , à feuilles pennatifldes ou lobées , cunéiformes dans leur contour, munies en dessous de glandules cutanées, à épis terminaux ou latéraux , garnis de fleurs petites, géminées. 1 1-bractéées; celles du sommet s'épanouissant souvent les premières.— On en connaît5ou6 esp., dont les deux plus communes, et qu'on
AN A
cultive dans les serres d'Europe, sont les Â. pulchella et Manfjlesii, (C, 1- )
AIVADYOMÈJVE. Ânndyomma (surnom de Vénus; i-j«t?ùo]u.xt, je sors de l'eau ), POLYP. BOT. — G. de Polypiers flexibles , établi par Lamouroux dans l'ordre des Gorgoniées, sur une algue qu'il ne put étudier que très imparfaitement parmi les diverses productions qu'on trouve desséchées dans les pharmacies, sous le nom de Mousse de Corse. Ce sont des expansions vertes, flabelliformes, sillonnées de nervures symétriques et articulées, semblables à une broderie élégante et très régulière. La seule esp. décrite , VA. (labellata, vit dans la Méditerranée.
(DCJ.)
* AXiEDUS (ivatJ-is, impudent), ms.- G. de Coléoptères hétéromères, famille des Ténébrionites, établi par M. Dejean [Catal., ô« édii.), mais dont il n'a pas publié les caractères. Ce g. a pour type VHelops punctatissimus de son précédent catalogue, esp. du Brésil, à laquelle il en réunit 3 nouvelles, nommées par lui A. œquinoctialis , de Carthagène; corvinus, du Brésil, et minutus^de l'Amérique septentrionale. (D.)
* AN^MERUS ( «vi/ze^^oî , d'an aspect farouche ). evs. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionites , division des Brachydérides , établi par Schoenherr , qui lui donne les caract. suivants : Antonnes courtes, assez robustes, dont le scapus claviforme atteint à peine les yeux; 1"^ article du funicule un peu plus long que les suivants; le dernier serré contre la massue ; tous un peu turbines ; massue en ovale oblong, acuminé. Rostre court, large, plat en dessus , canaliculé. Front assez large, avancé en forme de paupière au dessus des yeux, Yeu\ presque oblongs, placés longitudinalement , très proéminents. Thorax oblong, presque linéaire, légèrement bisinué à la base, anguleux, presque tronqué au sommet , déprimé en dessus. Élytres allongées, armées d'une petite pointe à l'extrémité. Tarses allongés , étroits, non spongieux en dessous.— Ofesen.'. Corps allongé , dur , ailé , de grandeur moyenne. — M. Dejean, qui a adopté ce genre ( Catal. , 3= édit.) , y rapporte ■* esp. dont nous ne citerons que celle qui a servi de type à SchuL-nherr pour l'établir : c'est le Curculio fuscus d'Olivier {Ent. V, 83. p.
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322, n" 360; tab. 8, fig. 95). Celte espèce est du Sénégal. (D.)
* AX/ERETES(«vK£/!â7ïis , destructeur).
i]\s. - G. de Coléoptères pentamères , famille des Lamellicornes, établi par M. Dejean , qui n'en a pas publié les caract. Il le place dans son dernier catal. (5-= edif.) immédiatement avant le g. Macrudactylus de Laîreille, de sorte qu'il appartiendrait à la tribu des Scarabéides phyilophages de ce dernier. Il n'y rapporte que 2 esp. : l'une nommée par lui A. Hiiijiosa, et l'autre, par Say, ^.eJo/((7(:(<a.Toutesdeux sont de l'Amérique septentrionale. (D.)
* A]V.'î:STHET!S (àva;.Ôv;rc5, hébété).
INS. — G. de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes, établi par H. Dejean , qui n'en a pas publié les caract. D'après la place qu'il occupe dans le dernier catal. de cet auteur (5^('(/(7.),il appartiendrait à la tribu des Lamiaires de M. Serville. Il n'y rapporte qu'une seule espèce, VA. testacca ou Saperda id. Fabr., qui se trouve en France. (D.)
* AlV/ETIA (OTKirtK, innocence), uns.
— G. de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes, établi par M. Dejean, qui n'en a pas publié les caract. Il lui donrie pour type la Saperda prœusta Fabr., qui se trouve aus environs de Paris, et à laquelle il associe 2 autres esp. : l'une d Autriche, qu'il nommée. Muhljcdn; et l'autre de la Russie méridionale , nommée A. gilvipss par Stevcn. (D.)
* ANAGALLIDÉES. bot. pii. - ).
PRIMULACÉES. (C. L.)
ANAGALLIDIAS TRUM (ana^o</«,
ùiis, mouron des champs; (Js^rum , astre ; plante qui s'étale en étoile?), bot. ph. — Ce g., de Micheli, est synon. du Cenlnncul'ia de Linné. V. ce mot. (C. L.)
* AIVAGALLIDIUM ( dimin. d\n,a gaUis , idis ,■ àvy.yxA.U , mouron rouge ou bleu. y. AIVAGALLIS ). BOT. PII. — G. de
la famille des Gentianacées Lindl. , tr. des Genlianées, s.-tr. des Chironiées, formé par Griesebacb {Ob^erv. 52) sur le Sioeriia di-
rliolDina de Pallas [FI. lioss. II, t. 91). L'auteur en circonscrit ainsi les caract. : Cal.4 partite.Cor. hypogync.rotacée, 4-ride; anneau coronal de la gorge très ténu , frau-
de la corolle; filaments inégaux à la base. Anthères immutées. Ovaire uniloculaire. Ovules nombreux le long des sutures. Style terminal, court; stigm. échancré , bilobe. Capsule uniloculaire , bivalve. Graines nombreuses, comprimées, marginées. — Ce g. ne renferme que l'esp. précitée, propre à l'Asie médiane ; c'est une herbe vivace , à t ge dichotome, très rameuse, garnie de feuilles opposées, ovales, obtuses; les radicales longuement pétiolées, les caulinaires subsessiles, les pédoncules uniflores. (C. L.) AIVAGALLlS(.4na(7a;hs,Pline;àv«v«V /['î, d'<ivo<yE/zw , j'éclate de rire. Les anciens prétendaient que cette plante excitait la gaîté, et l'employaient contre les obstructions du foie. Les lexicographes dérivent à tort ce mot d'àvz, prép. , et àya))i',-, nom d'une plante bulbeuse , aujourd'hui indéterminée. ). BOT. PU. — G. de la famille des Primulacées , type de la tribu des Anagallidées , Endl., formé par Linné, et adopté par tous les botanistes postérieurs. En voici les caract. essentiels : Cal. 5-partile. Cor. hypogyne, 3-parlite , subinfundibuliforme ou rotacée. Étam. 5, insérées à la base du tube de la corolle, opposées aux segments de celle-ci, cl exsertes ou incluses; filaments filiformes, velus , libres ou connés à l'extrême base. Anth. ovales, biloculaires, longitudina lement déhiscentes. Ovaire uniloculaire; placenta basilaire , globuleux. Ovules nombreux, peltés-amphilropcs. Style simple; stigm. obtus. Capsule globuleuse , uniloculaire, s'ouvrant par la valve supérieure, en forme d'opercule. Graines nombreuses, planes dorsalement , ombiliquées à la partie ventrale conico-convexe. Kmbryon parallèle à l'ombilic , dressé dans l'axe d'un albumen charnu.— Ce g. renferme une vingtaine d'esp. environ, indigènes dans rEurojJe etl'/tsie médianes; quelques unes dans l'Afrique méditerranéenne. Ce sont des herbes vivaces , dressées ou étalées, à feuilles opposées, très entières; à pédoncules axillaires opposés, uni flores, ébractéés; à corolles rouges ou bleues.
quelquefois blanches. La plus commune est VA. arveiists, connue sous le nom vulgaire de Mouron des champf. ( et non Mouron des oùenux , plante fort différente. V. AL-
gé ; segments munis à la base de fossettes ' siîvk ). Elle croît partout , dans les champs, géminées-glanduleuses, couvertes d écailles | les moissons , etc., et varie sous le rapport Don frangées. Etam. 4, insérées à la gorge de la couleur des fleurs , qui sont tantôt
d'un rouge-pourpre, tantôt d'un bleu d'azur. Cette plante a été long-temps préconisée contre la rage ; malheureusement l'expérience n'a pas constaté cette propriété. (C. L.) ANAGÉIVITE ( «v«, ici prépos. duplicative ; yévoî, naissance ; c'est-à-dire régénération ), GÉOL. — Ce nom , établi par Haiiy , et adopté depuis par M. Brongniart ( C/as>. des Roches), désigne, dans la classiflcation de M. Cordier , une espèce de la famille des Roches talqueuses. Suivant ce dernier géologue, l'Anagénite est composée d'une pâte phylladienne , avec fragments plus ou moins gros de Feldspath, de Quartz et de Protogyne, réunis par un ciment mêlé de quelques parties de Feldspath et de Quartz. Cette association présente souvent l'aspect et la contexture de la Protogyne, et il est quelquefois difficile d'en distinguer l'Anagénite. Les fragments sont ou anguleux ou arrondis; en sorte que l'Anagénite est tantôt à l'état de brèche, tantôt à l'état de poudingue. Les teintes les plus ordinaires sont le verdâtre plus ou moins foncé , le rougeâtre ou le noirâtre. Elle est assez dure, et généralement susceptible d'être polie; ce qui lui donne le plus souvent un aspect bigarré , résultant des diverses couleurs et du mélange des fragments. L'Anagénite à gros fragments n'est schistoïde qu'en grand , tandis que celle à petits grains l'est en feuillets assez minces, comme les Phyllades. Cette dernière variété est quelquefois calcarifère, et alors il peut arriver qu'elle contienne quelques rares débris organiques marins, tels que des Spirifères, des Térébratulcs , des Productus et des Enlroques. On trouve , en outre, des débris de végétaux terrestres peu conservés dans une variété d'Anagénite noirâtre, à petits grains, et chargée de parties charbonneuses, qu'on rencontre près des couches d'Anthracite renfermant les Anagénites.
L'Anagénite appartient généralement aux lerrains de transition ; cependant on en trouve aussi dans certains terrains problématiques des Alpes, qu'une partie des géologues rapportent soit aux terrains houillers, soit à l'étage des grès bigarrés, et que d'autres regardent comme étant contemporains de l'étage du Lias, (C. d'O.)
* ANAGLYPHA ( âvàylvfot , littéralement : ciselé en relief; ici , «v«, de nouveau ; yiiiyùj, je ciselle, je polis; c'est-à-dire g. à
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étudier de nouveau ? ). bot, ph. — M. De Candolle a fondé ce genre sur un sous-arbrisseau originaire du Cap , dont les rameaux , couverts surtout au sommet d'un duvet court , glanduleux-velouté , portent des feuilles linéaires , striées-sillonnées sur les deux faces , et rendues très âpres par la présence des cils raides qu'elles portent sur leurs bords et vers l'extrémité des nervures. Les capitules terminaux, solitaires, sont garnis de fleurs jaunes , 1-sériées. ligulées, femelles à la circonférence; celles du disque tubuleuses, 5-dentées , hermaphrodites , légèrement velues. Involucre 2-sérié, composé d'écaillés de longueur égale, un peu plus longues que le disque et très acuminées. Réceptacle plan, alvéolé. Fruit obové , subpubescent, dépourvu d'aigrette. Les anthères ainsi que les styles de VAnaglypha n'étant pas connus , ce n'est que par sa ressemblance avec d'autres Composées du même pays que M. De Candolle l'aura classé dans la tribu des Astéroïdées, de la famille des Composées. (J. D.)
^ANAGLYPTUS {i-^ày'^vKzoi , relevé en bosse), nvs. — G. de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes, établi par M. Mulsant, dans son histoire naturelle des Coléoptères de France, aux dépens du g. Cly lus de Fabricius, et auquel il rapporte deux espèces seulement, qui sont le C. gibbosus et le C. mysticur, de cet auteur. Les caract. qu'il assigne à ce g. sont les suivants : Antennes subsétacées, presque aussi longues que le corps dans les mâles. Palpes à dernier article en triangle renversé. Yeux médiocrement échancrés. Prothorax oblong, un peu plus étroit postérieurement. Élytres chargées d'une bosse à la base, le long de la suture, soit tronquées au sommet, soit arrondies à l'angle suturai. Cuisses postérieures rétrécies à la base, et renflées en massue vers l'extrémité. Premier article des tarses postérieurs moins long , ou à peine aussi long que les suivants pris ensemble, (D,) ANAGRUS. Evs. — G, de la famille des Oxyuriens ( Oxyuri Lat. , Proctotrupidœ Steph. ) , de l'ordre des Hyménoptères , établi par M. Haliday {Ent. Mag.). Il ne diffère essentiellement du g. Mymar de cet auteur que par l'abdomen sessile et de forme conique ; les antennes sont de même composées de 13 articles dans les mâles, et de 9 seule SO
um
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ment dans les femelles. — On connaît quelques esp. indigènes de ce g., toutes d'une taille des plus exiguës ; celle que l'on doit en considérer comme le type est VA. niomus {Ichneumon atamus L.).
AlVAGYRIS Tourn.,L. {dviyvjioi, nom, lîhez les Grecs , d'une plante indéterminée). BOT. PII. — G. de la famille des Légumineuses, s.-ordre des Papiiionacées, tribu des Sophorées. Ses caract. distinctifs sont : Calice campanule, 5-denté, 2-labié. Carène à pétaes distincts, plus longs que les ailes ; étendard plus court que les ailes. Légume courtenient slipité, comprimé, bosselé, irrégulièrement septulé , 2-valve , pléiosperme. — Arbrisseaux à feuilles 3-foliolées; folioles tiès entières. Stipules solitaires, oppositifoliées. Fleurs en courtes grappes axillaires. Corolle jaunâtre. Ce g. paraît être limité à une seule esp. (plusieurs auteurs en ont établi 2 autres sur des variétés de l'ancienne) ; c'est l'.l. fœtida , commun dans toute la région méditerranéenne , et qui se retrouve à Ténériffe. Cet arbuste fleurit en février ou dès la fin de janvier. Toutes ses parties ont une odeur désagréable. Suivant les expériences du docteur Loiseleur-Deslongchamps, les feuilles sont purgatives et émétiques.
(Sp.) *ANAïTE..4Ma!7îs (nom myth.). ins.— G. de l'ordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes , tribu des Phalénites , établi par nous ( Ilist. nat. des Lépid. de France ) aux dépens des Ltuentics et des Aspilalcs de M. Treistchke, et auquel nous assignons les caract. suivants : Ant. simples dans les deux sexes. Bord terminal des ailes simple et uni ; ailes supérieures seules, traversées par un grand nombre de lignes parallèles, anguleuses ou ondées , et séparées trois par trois. Chaperon très proéminent et dépassé néanmoins par les palpes. Trompe longue. Chenilles lisses , sans tubercules, et de forme un peu aplatie. Chrysalide avec le fourreau de la trompe trèsallongé. — Ce g. ne se compose que de quatre esp., dont une, qui peut en être considérée comme le type, est très commune aux environs de Paris. C'est l'Anaïte triple raie, Plialœnn pUujiutn de Linné, ou d'.ipHcala de Fabr., ou la ilayurc à trois lignes de GeolTroy. Les trois autres, prrr formata coarclala cl boisùavaliala. ne se
ANA
trouvent que dans les montagnes dune certaine élévation. Toutes quatre sont figurées dans l'ouvrage précité, t. VIII, p/. i05, firj. l-4,<;</)/. 210, ^ff. 6. (D.)
-^ AIVAITE (nom myth.). bot. pu.— M.
De Candolle a établi ce g. sur un sous-arbrisseau du Mexique à rameaux divariqués, couverts inférieurement de feuilles opposées , oblongues, entières, atténuées à la base. Ces rameaux, terminés par des sortes de pédoncules dépourvus de feuilles , portent chacun un capitule multiflore , ligule , à ligules femelles, multisériées, presque persistantes; les fleurs du rayon hermaphrodites, tubuleuses. Invol. campanule, composé de 2-0 séries d'écaillés imbriquées, obtuses. Récept. convexe, couvert de paillettes caduques, terminées par une sorte d'appendice calleux. Styles du rayon à peine saillants; ceux du disque Fruits du disque trigones, glabres,
couverts çà et là de très petits tubercules, et dépourvus d'aigrette; ceux du rayon pianocomprimés , presque ailés, échancrés ou bidentés au sommet. — Ce g. fait partie de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées. (J.-D.)
* ANALAMPÎS. r\s. — Genre d'Insectes de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes , établi par M, Dejean aux dépens du genre F.hiter Fabr., converti depuis en tribu sous le nom d'Flatéridus. Ce genre , dont il n'a pas publié les caractères, ne renferme que trois espèces, toutes du Brésil, et nommées par lui A. concolnr, wetiridosa elinurnala. (D.)
ANALCîME ( à priv.; v euph. ; «/z(«oî, fort ; corps sans vigueur , à cause de sa faible vertu électrique), iwiîv. — Synon. : Cubicitc, Sarcolithc, Zcolithc dure. Silicate d'alumine et de soude hydraté , de la formule AlKnSi'"Aq-; la silice étant représentée par SiO. On voit que cette substance peut être considérée comme un Amphigène hydraté, dans lequel la potasse serait remplacée par la soude ("/'. amphigèxï;.). L'Analcîme a les plus grands rapports avec l'An phigène par sa cristallisation, qui se rapporte au système cubique. Comme ce dernier minéral , il affecte plus particulièrement In forme trapézoïdale; mais il se clive en cube, et se présente aussi sous cette dernière forme avec (le petites facettes sur les angles , uui établissent le passage à l'octaèdre et au
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îrapézoèdre. De plus, il cït fusible sans ûoursouflement , en un verre transparent. Sa pesanteur spécifique est de 2,2; sa dureté 5,5. Il est soluble dans les acides ; sa solution, traitée par le carbonate d'ammoniaque et fillrée, laisse, après l'évaporation et la calcination, un résidu alcalin qui ne précipite pas par l'hydrochlorate de platine. C'est une substance vitreuse , transparente , souvent incolore , mais oQ'rant quelquefois des teintes de grisâtre, de rosâtre pâle, de blanc mat ou de rouge plus ou moins foncé. Dans ces derniers cas , il devient tout à fait opaque. L'Analcime est composé , sur 100 parties ; de 55,9 de silice; 22,3 d'alumine; 14 de soude, et 7,8 d'eau. — M. Brewster a observé dans les cristaux trapézoïdaux d'Analcime des propriétés optiques fort curieuses , qui semblent annoncer que ces cristaux peuvent varier de structure ou de composition dans leurs diverses parties. En effet, toutes les lignes contenues dans les trois sections rectangulaires qui passent par les axes principaux du trapézoèdre sont dépourvues du pouvoir bi-réfringent et polarisant , tandis que ce pouvoir se manifeste arec plus ou moins d'intensité dans les directions qui ne sont pas comprises dans ces trois plans.
Les cristaux d'Analcime remplissent les fentes et les boursouflures des roches basaitiques et amygdalaires dans un grand nombre de lieux, à l'Etna, dans les îlesCyclopes, au mont vSomma, à Montecchio-Maggiore dans le Vicentin, dans la vallée de Fassa en Tyrol, à Dumbarton en Ecosse, à Aussig en Bohême , aux îles Hébrides et aux Feroë. On a cité aussi la même substance dans les gîtes métallifères de Laurvig et d'Arendal en Norvvége. (Del.)
* ArV'ALCil'US (kv«).«,-, impuissant; n-oûî, pied ). OIS.— G. de M. Swainson(C7rt.'!.f. of Hirds), répondant à celui à''Aitami(i d'Isidore Geoff. S.-Hilaire, et démembré des Langrayens(Oxj/p<er»s')deCuvier. F. arta-
MIE. (LAFR.)
* AIVALCIS (avK)„<(5, impotent), ms. — G. de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionites, div. des Cryptorynchides, établi par Schoenherr, qui lui donne les caract. suivants : Ant. courtes, un peu minces; leur funicule composé de six arti <les : les deux premiers allongés, obconiqucs; les autres presque lenticulaires;
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massue ovale , acuminée. Rostre un peu court , cylindrique , arqué , épais. Corselet oblong, un peu plus étroit antérieurement, présentant une saillie arrondie au milieu du sommet , légèrement lobé derrière les yeux ; canal inférieur terminé distinctement avant les parties antérieures, Elytres en ovale allongé, convexes, un peu acuminées à leur extrémité. Tibias médiocres , presque droits; tarses un peu larges. Ce g., adopté par M. Dejean ( Cat., 5= édii. ), a été créé aux dépens du g, IJagcns de Germar, Il renferme douze esp. , toutes exotiques, et a pour type VA. œreus du premier de ces deux auteurs, esp. de l'Amérique septentrionale. (D.) ANALE [anus, fondement, rectum).
poiss. — On donne ce nom à la nageoire que les poissons portent ordinairement sous le tronçon de la queue , immédiatement après l'ouverture de l'anus. Elle varie beaucoup dans sa forme, dans le nombre, dans la composition des rayons qui la soutiennent; elle est quelquefois étendue sous tout le corps du poisson , et aussi longue que le poisson lui-même, ainsi que cela a lieu dans les Turbots, les Barbues, les Limandes, les Soles, et autres Pleuronectes. Quelquefois elle est réduite à un ou deux rayons, ou même elle disparaît tout h fait. On compte aussi quelquefois plusieurs anales sous la queue du poisson. 11 y en a trois dans quelques Gades. En général , elle est plus courte que la dorsale; mais «aussi le contraire a lieu. Sa forme varie trop pour prétendre ici en signaler les variations. Quant à la nature de ses rayons, ils sont généralement composés d'épines et de rayons articulés chez les Acanthoptérygicns , et seulement de ces derniers dans les Malacoptérygiens. Il est à remarquer que presque tous les Acanthoptérygiens, je dirai plus de 1,500 espèces, n'ont que trois rayons épineux à l'anale; un petit nombre n'en a qu'un seul; d'autres en ont deux, surtout parmi les Sciénoïdes; puis on en connaît à quatre, à cinq, à six, à sept, et même à quatorze ou à quinze rayons épineux, et souvent dans ce cas le nombre des épines dorsales diminue. L'étude de cette nageoire est donc imporiante en ichthyologie, sans que cependant elle fournisse des caractères de haute valeur.
(VAL
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ANALOGUE ou ANALOGUES.
Analogus , i {àvi'yoyoi , analogue), géol. — Les géologues ont consacré ce terme pour désigner les corps organisés fossiles, qui , n'étant point identiques aux êtres qui vivent actuellement , ont cependant avec eux plus ou moins de ressemblance. On reconnaît plusieurs sortes d'analogies : des analogies d'espèce , des analogies de genre, des analogies d'ordre et des analogies de classe. Certaines espèces perdues, qui appartiennent à des genres actuellement existants, sont des Analogues d'espèce : tel est l'éléphant fossile. D'un autre côté, l'Anoplotherium, qui vient se placer entre le sanglier, l'hippopotame , etc. , sans pouvoir entrer dans aucun de ces genres , est un Analogue de genre dans l'ordre des Pachydermes. On n'a jusqu'à présent trouvé qu'un très petit nombre d'espèces fossiles identiques aux êtres vivants , et le nombre des Analogues d'espèce est d'autant moins grand que l'on étudie des couches plus anciennes. F. les mots FOSSILES et terraiiv. (C. P.)
* ANALOPONOTE. Ânaloponotus ( i priv.; V euph. ; a>oicoî, couvert d'écaillés; vûro?, dos). REPT. — Nous avons désigné ainsi, dans notre Erpétologie générale, un g. d'Iguaniens pleurodontes, dont la peau du dessus du corps est eflectivement tout à fait dépourvue d'écailles; particularité encore unique dans l'ordre entier des Sauriens. Les autres marques distinctives de ce g. sont d'avoir le palais denté , les dents des mâchoires trilobées au sommet , un double rang de pores fémoraux , un petit fanon sans dentelure , une crête dorsale et une caudale fort basses , la queue comprimée et entourée de verticilles de grandes écailles carénées. La tête est revêtue de très petites plaques polygones , aplaties , égales entre elles ; le dessous du cou offre de petites écailles ovales, enchâssées dans la peau, et entourées de granules comme chez les Varans. La face supérieure des membres est protégée par de grandes squammes, enchâssées aussi, rhomboïdales et carénées , tandis que leur face inférieure en présente de lisses et un peu imbriquées. La squammure du ventre se compose de petites pièces carrées , unies. Des scutclles hexagones, très élargies, entuilées , défendent le dessus des doigts ; de grandes squammes tricarénées et dilatées
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trans\ersalemenl en garnissent la face mfé. rieure. La paume des mains et la plante des pieds sont comme hérissées d'épines produites par les carènes très prononcées des squammes qui les garnissent. — La seule esp. qui appartienne encore à ce g. est l'Analoponole de Ricord , grand Saurien originaire de Saint-Domingue, ayant le port et la taille d'un Iguane. II est décrit et représenta dans notre Frpét. gén. (t. 4, p. 19, pi. 3T J (G. B.)
* ANALOTES (àv«>wT/;î, qui consomme), ms. — G. de Coléoptères tétramères , famille des Curculionites, div. des Anthribides, établi par M. Schoenherr , qui le caractérise ainsi : Ant. longues, grêles; les deux !"• articles courts, épais au sommet , 3-8, fort allongés, presque filiformes, 9-H, à peine plus épais, peu distants, formant une massue allongée. Rostre peu long, peu large, courbé , déprimé en dessus , légèrement échancré au sommet. Prothorax subconique, offrant de chaque côté , bien avant la base , un sillon élevé, subtransverse , fléchi par devant. Élytres presque linéaires , aplatie» sur le milieu du dos. Pygidium courbe presque carré , échancré des deux côtés, tronqué au sommet. — Ce g. , qui se rapproche du g. Gymnognalhus, a pour type et unique espèce VA. discoideus Rlug., du Brésil. (D.)
ANAMENIA, Vent, (nom arabe d'une espèce de renoncule.) bot. ph. — Syn. du g. Rnowltonia , Salisb. , famille des Renonculacées. (Sp.)
* ANAMIRTAjColebrooke.BOT.pH.— G. de la famille des Ménispermacées, auquel MM. Wight et Arnott {Prodr. Flor. Fenins. Ind. I, p. 446) assignent les caract. sui vants : Fleurs dioïques. Cal. 6-sépale, 2 bractéolé ; sépales 2-sériés. Cor. nulle. — Fleurs mâles .Étamines soudées en colonne centrale dilatée au sommet. Anthères nombreuses, adnées, couvrant tout le sommet globuleux de l'androphore. — Fleurs femelles, incon nues. Péricarpe de 1 à 3 drupes distincts, 1loculaires, 1-spermes. Graine subglobuleusc, profondément échancrée au hile. Périspcrme charnu, comme 2-loculaire, à cotylédons très minces, linéaires-oblongs, distants, occupant chacun l'une des loges du périsperme. Arbuste volubile, à écorce subéreuse. Feuilles plus ^u n^oins profondément cordi~
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formes à la base ; panicules racémiformes , latérales. Les auteurs de ce genre n'y rapportent que le Menispermum coccuhcs , h. ( Gaertn. Fruct. , tab. 10, fig.i), esp. à laquelle ils rapportent comme syn. les Cocculus suberosus, orbiculatus, flavescens et lacunosus DC. ( Prodr. ), ainsi que VAnumirta paniciilala Colebr. ( Trans. of Ihe Linn. Soc, XIII, p. 52 et 66), le Menispermum heteroclitum et le Menispermum monadelphum Roxb. {Flor. Tnd.). C'est de cette plante que provient le fruit connu sous le nom de Coque du Levant, et qui, comme tout le monde le sait, exerce une action si délétère sur les poissons. D'après les expériences de M. Goupil , le principe vénéneux de ce fruit réside essentiellement dans l'amande de la graine, tandis que la partie charnue du drupe est seulement émétique. iSp.)
* ANAMORPHOSE. Anamorplwsis (cJv«^o>î!&o7(;, nouvelle forme), bot. cr. — On entend par ce mot , tout récemment introduit dans la science, la dégénérescence morbide ou atypique qui fait qu un Lichen ou toute autre Agame devient méconnaissable. Les changements qu'il éprouve sont en effet tels , que la même esp. a pu être et a été placée dans trois ou quatre genres différents, selon que le thalle et les apothécies ont subi séparément ou simultanément les altérations singulières qui en ont causé l'état anomal. Nous en parlerons plus au long au mot lichen. V. ce mot. (C. M.) * ANAMPSÈS (altération d'àvaxa/A^ts , courbure à rebours ). poiss. — Genre de Labroïdes, voisin des Girelles, auxquelles ils ressemblent par leur tête nue et sans écailles , leur ligne latérale non interrompue , mais qui s'en distinguent , ainsi que de tous les autres poissons , par la singularité de leurs dents. Elles sont au nombre de quatre, deux à chaque mâchoire; ces dents sont comprimées, tranchantes, couchées en avant, et recourbées comme j les cils qui bordent nos paupières, de façon que quand la bouche est fermée elles se touchent par le dos de leur convexité. Il est difficile de concevoir l'usage que des poissons peuvent faire de pareils organes; d'ailleurs, ils ont des dents pharyngiennes de Labroïdes ordinaires , avec lesquelles ils peuvent très bien broyer la carapace dure des Crustacés qu'ils avaleraient ,
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et même briser le test des Mollusques s'ils les attaquaient. Les Anampsès sont de fort jolis poissons de la mer des Indes; on n'en connaît encore qu'un petit nombre d'espèces. La découverte en est due àPéron; mais, depuis lui, presque tous les navigateurs ou collecteurs dans la mer Rouge et l'Océan Indien en ont rapporté. (Val.)
AlVANAS. Anunassn Lindl., Ananas Tourn. (nom vernaculaire). bot. vn. — G. de la famille desBroméliacées, type de la tr des Ananassées (Nob. inmsc), formé par Lindley ( Bot. Rei;., 1068 t. 1081 ), et dont les caract. sont ainsi exposés (m Endl. G en., PI.) : Périgone supère, sexpartite. Segments extérieurs calicinaux, dressés ; les intérieurs pétaloïdes, dressés, ligules, munis intérieurement à la base de deux squammes tubulées. Étam. 6, épigynes, opposées aux divis. internes du périgone. Filaments enserrés parmi les squammes. Anlh. linéaires, dressées. Ovaire infère, triloculaire ; ovules renfermés dans un placenta palmatifide, et pendants du sommet en saillie de l'angle central de chaque loge. Style filiforme. Stigmates 3, un peu charnus, dressés, frangés. Baies soudées entre elles et avec les bractées en une sorte de syncarpe , dont les loges , très rarement bi-tri-loculaires, sont le plus souvent aspermes par avortement.
Graines solitaires dans les loges, au sommet desquelles elles sont appendues, ovoïdes, un peu comprimées , à test membranacé , roux, strié. Raphé rubaniforme, blanc, réunissant l'ombilic basilaire au sommet d'une chalaze tuberculiforme. Embryon très petit, dressé à la base d'un albumen farinacé , à extrémité radiculaire supère , atteignant l'ombilic—Ce g., séparé avec raison par le savant auteur anglais (loc. c)7.)dug. BromnUa, dont il diffère notamment par la présence de glandes nectarifères (squammes) à la base des divisions du périgone, renferme environ 5 à 6 esp., dont la patrie originaire n'est pas connue , et qu'on présume généralement être l'Amérique. Quoi qu'il en soit, l'espèce type est , de nos jours , répandue dans les parties intertropicales des deux continents ( Asie et Amer. ), où on la trouve soit cultivée , soit môme à l'état sauvage. Ce sont toutes des herbes à feuilles longues, rigides, linéaires, dentées -épineuses en hameçon sur les bords, ou très entières, toutes radi-
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. .-des , poudrées , glauques , et disposées en rosette. L'inflorescence consiste en un épi dense, puis charnu, conné , et souvent terminé par une couronne de feuilles. En Europe, r,-i/irt;(«.ss(isf;<(Urt, quoique d'une culture (limcile et dispendieuse, est l'objet d'un commerce très étendu et très productif, en raison de l'excellence de son fruit, à lort ou à raison réputé le meilleur des fruits connus. Cette plante, grâce aux soins des horticulteurs , et sous les diverses influences climatériques , a produit un grand nombre de variétés , toutes cultivées avec soin, et dont les meilleures sont VAnanas roiniitun, le Violet de la Jamaïque, le Cayenne sans épines, le Cayenne épineux, le fVF.nvUe, la Providence, etc. Les fruits de quelques unes de ces variétés diiïèrent , pour le poids, de 1 et demi à 2, et même à 3 kilog.,el valent, selon la qualité et le poids, de G fr. à 50 et au delà. Faute de graines , (iiril ne produit que très rarement, l'Ananas se multiplie soit par les œilletons qu'il produit à sa base, soit par la couronne de feuilles qui surmonte son fruit. Il demande (le grands soins, une vive lumière, une chaleur très intense (25 à 40° R. ), surtout au moment de la production du fruit, pour en assurer la parfaite maturation. On le tient , il cet cflet , dans des serres basses , où ses longues feuilles doivent être à quelques centimètres seulement du verre. Là , élevé en pleine terre et chaullé à l'eau bouillante, ou mieux en pot plongé dans une tannée tenue lonstamment très chaude, un œilleton soigné convenablement parcourra toute sa période de végétation, et jusqu'à la maturité du fruit , en 2 ou 5 ans au plus. On dislingue, outre VA. saliva, type de tant de lariétés, les A. lucida, debiiis, bracleata , ioniserrata, Lindl., etc. V. bromelia.
ANANAS DE MER. — Nom vulgaid'une sorte d'Aslrée , Astrea ananas.
(Duj.)
ANANAS DES BOIS. bot. ph. — Synon. vulgaire, dans les Antilles françaises, de diverses esp. de Tillandsia , de Bromelia, etc. (C. L.)
ANANAS FOSSILE. — Nom donné par Davila à un fossile très remarquable que Pesmarest a supposé devoir être une tète d'Encrine. 'Dvs.^
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* ANANCHïTES.^nrtnc/iïfes ( <ipilT.; V euph. ; fcyxw, j'étrangle, je serre ) Eciii?iOD. — G. d'Echinodermes fossiles voisin des Spatangues , étabU par Lamarck, qui lui assigna les caract. suivants : Corps irrégulier, ovale ou conoïde, garni de tubercules spinifères. Ambulacres partant d'un sommet simple ou double, et s'étendant sans interruption, soit jusqu'au bord, soit jusqu'à la bouche, qui est labiée, subtransverse située près du bord , à l'opposite de l'anus. C'est surtout cette continuité des ambulacres qui distingue les Ananchitcs des Spatangues. Mais ce g. a été encore réduit par MM. de Blainville, Desmoulins et Agassiz, qui en ont séparé les Collyrites ou Disnsier, et l'ont caractérisé plus rigoureusement , en tenant compte de l'absence du sillon dorsal qu'on observe chez les Spatangues, et de Tégalilé des aires. Les Ananchitcs se trouvent presque exclusivement fossiles dans les terrains crétacés, et l'une d'elles, AnancJiites ovain, est regardée avec raison comme tout à fait caractéristique de ces terrains. {Dvi.)
* ANANCYLUS ( «priv.; àyzu/o,-, crochet ). lAS.— G. de Coléoptères tétramères, famille des Longicornes , établi par M. Dejean, qui n'en a pas publié les caract. D'après ia place qu'il occupe dans son Catalogue (5« édit.) , il appartiendrait à la tribu des Lamiaiies de M. Serville. L'auteur y rapporte seulement deux csp. de .lava, nommées, l'une A. umbriffr par M. Bruguière , et l'autre A. calccalus par M. de Haan. (D.)
* ANANDRAIRE. Aiui^nirarius U priv. ; V euph. ; à-j'f.p. ô'r.à;, homme ; étam. en bot. ). BOT. PH. — Dénomination appliquée aux fleurs dont les étamines manquent complètement ou se sont transformées en pétales. Tel est le cas des fleurs dites vulgaire» ment fleurs doubles ou (leurs pleini'<:.
* ANANDRE. Anandrlus. bot. pu. —
Y. ANANDUAIRE. (C. L.)
ANANDRIA (à priv.; v euph.; à^>hp, à^^ c/'/jc,-, mâle; fleur dépourvue d'organe mâle). BOT. PII. — G. de la famille des Composées, tr. des Mutisiacées. Ses caract. sont : Capitules multiflores, hétérogames, presque constamment dépourvus de rayons. Involucre composé d'écaillés pluriscriées, allongées, lancéolées, appliquées les unes contre les autres, couvertes d'un duvet blanc plus tu
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moins fugace , colorées au sommet , cv dépassant souvent les (leurs. Kéceptaclc nu, légèrement concave, fovcolé. Fleurs du disque liermaphroiiitc*; celles du rayon femelles, sans indices d'étamines. Corolles glabres , bilabiées, cylindracées, courtes, à lèvre extérieure 3- et l'intérieure 2-dentéc; celles du rayon à tube long, à lèvre exlér. en forme de languette, Tinter, bipartite et très petite. Anth. des fleurs du disque terminées inféricurenient par des appendices glabres , aigus. Style bilobé au sommet , à rameaux obtus et rapprochés. Le fruit, oblong , atténué aux deux extrémités, se termine au sommet en une sorte de petit cône hispide, qui supporte une aigrette multisériéc, à soies très ténues, filiformes, presque lisses.— L'-i>i'widria ( TussiUifio Anundria L. ) est une herbe vivace , originaire de la Sibérie. Cette plante , cultivée depuis long-temps au Muséum , ne m'a jamais offert de rayons comme clic semble en avoir quelquefois à l'état sauvage. (J. D.)
* Ai\AiVDRII\E. Anaudhitus. bot.
PH. — - Synon. (l''Anandrairc. ' . ce mot.
* ANANDRIQUE. Anandricus. bot.
PH. — V. ANANDRAIRE. (C. L.)
AIVAIVTIIERÏX ( â priv. ; v euph. ; àvdàfli^, épi ). BOT. PH. — G. de la famille des Asclépiadacées, tribu des Euasclépiadôes, formé parNuttal, et si incomplètement déterminé, que, parmi les auteurs systématiques, les uns le réunissent au Gamphocarpus de R. Brown, les autres au Poilosligma, EUiot, etc. Le type de ce g. était VAsclepias urnchs Vult., qui fait partie du premier des g. cités. (C. L.)
*ANAIVTHOCYCLUS(. à priv.; i>.-^ec; , fleur; x'J//o; , rayon , cercle ; fleur dépourvue de rayon), bot. ph. —Ce g., établi par Vaillant [Act. Acad. Par. 1719) , est réuni aujourd'hui au g. Coiula. (J. D.)
* ANANTilOPUS ( « priv. ; v euph. ; u-j6oi, fleur; iro3î, pied ). bot. piî. — G. de la famille des Commélinacées, formé par Rafinesque {FL. ludo. 21 ), et synon. du g. Cornmeiina Dillen. (C. L.)
* AIV AP AUSI A (àvi-irau-i , je repose, je délasse). BOT. CR. — IVom d'une sect. du g. Gynmopleris, de la famille des Fougères, élabli par Presl, et dans laquelle il range VÀcroslichum nicotianifolium et Quclaues
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autres espèces, r. gïmnopteris. (Ad. B.]
* AIVAPERE. An(iper(\ (Kvàtrïi/joî, mutilé), i^s. — G. de l'ordre des Diptères , div. des îîrachocères, subdiv. des Dichaetes, famille des l'upipares , Ir. des Coriaces , dont le nom , substitué par Mcigen à cehii (ï'o.ryptcrwu employé par Leach, a été adopté par M. Macquart, qui assigne à ce g. k-.-» caract. suivants : Tète insérée tlans une échancrurc du thorax, munie, de chaque côté, d'une toulTe de poils. Palpes velus, presque cylindriques. Ant. valviformes, ciliées; point d'oreilles. Pieds velus; cuisses antérieures et intermédiaires fort épaisses; ongles des tarses tridentcs. Ailes assez étroites, courtes, en pointe obtuse. Côte ciliée. INervure mé- (Hastinc simple, marginale et sous-marginale soudées ensemble; basilaires de longueur inégale; anale distincte. — Ce g. se compose lie deux esp. ,VA. pullida et VA. hirhyana. Ces Insectes vivent sur les hirondelles, auxquelles ils se cramponnent au moyen de leurs ongles tridentcs. Le nom générique fait allusion à leurs ailes , qui sont pour ainsi dire mutilées. (D.)
ANAPÏIALIS (nom métonymique par lequel on désigne une herbe voisine des Gna- /)7i')?/i/m ou Immortelles), bot. PH. — Les Anajilidlis sont des herbes vivaces, originaires des montagnes les plus élevées de l'Inde; elles ont le port des Antouiana ou Lconlapodiiim des Alpes d'Europe. Les tiges simples ne portent souvent qu'un seul capitule contenant un nombre considérable de fleurs tubuleuses, hétérogames. Celles du rayon, pluri- ou pauci-sériées, femelles et très ténues , sont pourvues d'un long style bifide; celles du disque , hermaphroiiitcs et stériles , portent des anthères qui dépassent un peu la gorge de la corolle. Le style est indivis et obtus. L'involucre est formé par des écailles lancéolées, rayonnantes, blanches, scarieuses;lcs extérieures sessiles;les moyerî nés plus longues, presque stipitées , et marquées d'un onglet brun à la base. Les intérieures , étroites, très courtes, paiéacées, reposent sur un réceptacle légèrement convexe, alvéolé. Les fruits, glabres, comprimés, sessiîes, tronques au sommet, sont couronnés par une aigrette 1-sériée , à soies lilifornics , scabres de la base au sommet. (J. D.)
* ANAPilES(«v5:p..î, impalpable, d'une petitesse extrême), ins. — G. de la lamilSe
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des Oiyuriens (Oxyuri Lat.), de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Haliday ( Eut. ^fag. ), qui le place dans la sous-famille des Amymarides, et près de son §. Amymar , dont il diffère surtout par l'abdomen ovoïde et presque sessile ; il se distingue aussi du g. Ânagrus par les antennes , n'ayant que 12 articles dans les mâles. On ne connaît que quelques esp. indigènes de ce g. , toutes d'une extrême ténuité : l'une d'elles est 1'^. fuscipemns Halid. (Bl.) AIVAPIIIA ( « priv. ; àipii, tact, à cause de l'absence de palpes; il eîit fallu écrire anhaphia ). ARACH. — G. de la famille des Pycnogonides , Latr. , de l'ordre des Arachnides trachéennes , établi par Say {Journ. of Scienc. ofAcad. ofPhil., t. 2, p. 59), qui en énonce ainsi les caract. : Corps très grêle, composé de quatre segments {les quatre segments thoraciques ) supportant les pattes, et un petit prolongement caudal, subovalaire (l'abdomen). Tête proéminente, presque imperceptible, formée par un petit prolongement du premier segment thoracique. Yeux au nombre de quatre , insérés sur un tubercule commun à la partie antérieure de la tête. Mandibules robustes , didactyles, insérées à l'extrémité de la tête , avancées , parallèles , et composées de deux articles. Rostre avancé, cylindrique, tronqué à l'extrémité, et plus court que le corps. Palpes nuls. Pattes au nombre de huit, filiformes, longues et grêles. Les hanches de trois articles ; les jambes de deux ; les tarses également de deux articles , dont le premier très court ; les crochets simples et arqués. Ce g. ressemble aux Phoxichilus , dont il paraît voisin par l'absence des palpes ; mais il s'en distingue par les mandibules didactyles et les croi4iets des tarses simples. Il se rapproche aussi des Nymphon et des Ammothea, dont il diffère essentiellement par l'absence des palpes. Le type de ce g. est VAnaphiapallida Say {Journ. of Scienc. of the Acad. ofPh., t. 2 , pi. s, fig. 7) , dont l'auteur dit avoir trouvé deux individus sur les branches d'une Gorgonia virgulata , dans la baie de Charlestown (Caroline du Sud). (Bl.)
* ANAPLECTA ( i^i , en arrière ; ic>sxT05, plié ; à cause d'un repli des ailes ). INS. — Genre de la famille des Blattiens, de l'ordre des Orthoptères, établi par le
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docteur Bnrmeisler {H andb. der Fntom.
sur quelques petites esp. américaines, dont le caractère générique le plus important est la grande longueur des secondes ailes, qui dépassent d'environ un tiers la longueur des premières, ou élytres,et se replient sous celles-ci, dans le sens transversal, de manière à être entièrement abritées. Les Anaple.cia ont des élytres semblables à celles des Blattes proprement dites , des antennes un peu plus courtes que le corps, et une pelote entre les crochets des tarses. M. Burmeister décrit quatre espèces de ce g. : ce sont les A. minulissima {Blatta minutissimn de Geer.) , de Surinam; laleralis, unicolor , de Colonvbie, et dor salis de Porto-Rico. ( Bt. ) ANAPODOPHYLLUM ( àvà., sur; îro3s, ro'îài, pied; (pù'Xlov , feuille. Dans ce g., la feuille unique, d'une forme peltée, est portée par un long pétiole), bot. ph. — Dénomination d'un g. établi par Tournefort , que Linné a contractée en celle dePodophyltum, généralement adoptée, v. ce mot.
(G. L.) *ANAPOREES.4naport'ff(^v«, à travers ; Ko/ioi , pore ; allusion au mode de déhiscence des anthères), bot. pu. — Tribu formée par Schott {Melcth.) dans sa famille des Aracées(Aroïdées, Juss.), et qu'il subdivise en deux s,-tr. : les Spathicarpées : g. Spathicarpa Hook , Dieffenbachia Sch. , Atherurus Bl. ; les Richardiées :g. Aglaonetna Sch., Homalonema Sch., Richardia Runth. ( F. ces mots. ) Voici les caract. que l'auteur assigne à cette tr.: Spadice libre ou adné à la spathe , androgyne , ou organes génitaux rudimentaires le plus souvent mêlés aux fleurs femelles , rarement terminés par un appendice stérile. Anth. libres, ou le plus souvent connées, cachées par un connectif épais, déhiscentes par des pores Ovaires nombreux, libres, uni- ou pauciloculaires. Ovules nombreux ou solitaires, orthotropes. Graines albumineuses. Embryon antitrope. — Cette section renferme des plantes à rhizomes articulés, acaules ou caulescentes ; à gaînes pétiolaires allongées , à gaines stipulaires nulles.
* AXARÈTE ( (îpriv.; v euph.; à/ierii ,
force , vertu? ). ms. — G. de l'ordre des
Diptères , div. des Némocères , famille dei
Tipulaires, tr. des Tipulaires-Gallicoles, éta-
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bli par Haliday, et adopté par M. Macquart, qui lui assigne les caract. suivants : Ant. courtes, de 9 articles; les deux l"' plus grands que les autres. Yeux échancrés.
Trois ocelles. Pieds fort allongés chez le mâle; jambes sans pointes. Ailes couchées ; une cellule marginale divisée par une nervure transversale, quatre postérieures, deuxième non pétioiée, élargie à sa base. — Ce g. est voisin des Lectrémies, dont il ne diffère que par les antennes, et ne renferme jusqu'à présent qu'une seule esp. qui vit sur les pins, et n'est peut-être, d'après M. Macquart, que la Cccidomyia Fini de Meigen ( Tipula Fini de De Geer. (D.)
*AIVARGYRUM,DC. ( « priv.; v euph.;
K/iyj/iOi, argent), bot. pu. — S.-g. ainsi
nommé par opposition à Fanargyrum, dont
il est regardé comme une section. Y. ce mot.
*ANARIIYi\QUE. Anarhynchus {à-,ù, en dessus; /i-Jyxoi, bec), ois. — G. formé par M3I. Quoy et Gaimard, dans la Zoologie de V Astrolabe, vol. 1<^% p. 252, sur une espèce de petit Echassier, voisin, selon ces auteurs , des Sanderlinqs , par le port, la longueur des pieds et la couleur, mais en différant par la forme retroussée du bec et la demipalmure de la base des doigts. Ils lui assignent pour caract. : Bec assez long , recouvert de plumes à sa base jusque près des narines, qui sont petites, linéaires, et ouvertes dans une gouttière prolongée de chaque côté jusqu'au delà de la première moitié du bec. Mandibules très aiguës, dirigées en haut , déviées d'un côté à leur pointe. Jambes et tarses médiocres; pouce nul; doigts assez longs; les premières phalanges unies par une membrane se prolongeant en forme de rebord jusqu'à leur extrémité.
Ailes dépassant la queue et très aiguës ; la première rémige la plus longue de toutes.
Une seule esp. compose ce g. Elle fut recueillie à la Nouvelle-Zélande lors de l'expédition de VAstrolabc ; elle y habite les oords vaseux de la mer, et vit en troupes dans les canaux d'eau salée qui entourent la baie Clwuraki. C'est VAnarbynque à front blanc {Anarhynchus frontalis), Quoy et Gaim., Astrol., pi. 31, Og. 2. Plusieurs individus furent tués; tous avaient le bec recourbé en haut et dévié à droite , les pieds noirs, tout le dessus d'un cendré clair, avec
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une bande blanche sur le front; les rémiges primaires brunes , et le dessous d'un blanc assez pur; le cendré des épaules s'avançant un peu vers la poitrine ; ce qui semblait indiquer que cette partie peut prendre une teinte différente , selon l'âge et les saisons. Leur longueur totale était de 6 pouces 2 lignes. D'après la Cg. de la planche citée, le bec de cet oiseau , vu de profil , ne forme pas , en se recourbant, un arc comme chez l'Avocette, mais un angle ouvert à peu près comm chez VyîEdicneiyus recurvirostris ( Cuv. ) et ses pieds , plus robustes et moins grêles que ceux des Sanderllngsct des Bécasseaux, demi- palmés comme ceux des Avocettes, nous semblent le rapprocher davantage de ces derniers , et surtout des Pluviers.
(Lafr.)
AjVARIVAK. Anarnacus. mam. — V.
DAUPiirv. (is. G. St-H.)
AIVARRIIIIMJM {à-jù.ppw-j^ nom, chez 'es Grecs, d'une plante aujourd'hui indéterminée. Ce mot fait opposition à celui d'^ntirrhinum). BOT. PII. — G. de la famille de» Scrophularinées,tr. des Antirrhinées,Chav., formé par Desfontaines {FI. AU. , 11, 51, t. 141, 142), et dont les caract. sont ainsi déterminés : Cal. profondément 5-fide, Cor. hypogyne; tube un peu recourbé, uni à la base ou courtement éperonnc; gorge ouverte ( principal caract. qui distingue ce g. de VAnlirrhinitm), libre; limbe bilabié; lobes de la lèvre supérieure dressés, puis réfléchis; ceux de l'inférieure étalés; tous presque égaux, plus ou moins échancrés.
Elamines insérées sur le tube de la corolle, incluses, dont 4 fertiles, presque égales; une 5= stérile, très courte; anth. rcniformes, uniloculaires. Ovaire biloculaire; placentas adnés à la cloison, multi-ovulés.
Style simple, renflé au sommet; sligm. obtus. Capsule chartacée, sphérique-compri^ mée, biloculaire ; logettes égales, déhiscentes près du sommet par un pore oblong, univalvulé. Graines nombreuses , ovales , très petites, à test tubercule ou submuriquc — Ce g. renferme 5 ou 6 esp. environ, appartenant au bassin méditerranéen, et qui sont des herbes bisannuelles ou vivaces, à feuilles radicales souvent disposées en rosace, les caulinaires opposées, palmaliparties ou dentées au sommet; les supérieures très entières; à fleurs petites, nutantes, disposées
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en grappe spiciforme , allongée cl penchée. L'espèce la plus commune dt g. est 1'^. belHdifolium , qui croît dans If midi de la France, Il a pour synonymes le Cardiotheva, Ehrenb. , Msc. , et le Simbnleta de Forskal , qu'on lui rapporte avec doute. (C. L.) AIVARUIIIQUE. Anarrhicas ( iv:.iôîy^fixt, grimper).poiss.— Cenom fut imaginé par Gessncr pour désigner un poisson, dont il recevait la description de Tun de ses correspondants , riverain de l'Océan germanique, sous la dénomination de KUppfisch , ainsi nommé, disait-il, soit parce que ce poisson monte sur les rochers, soit parce qu'il se cache parmi les rochers sous-marins. Quoique cette habitude soit plus vraisemblable que la première, dont aucun auteur moderne ne parle, Gessner a préféré la première version, et a composé dans cet esprit le nom d'Anarrhicas, resté depuis à notre poisson. — Il est jusqu'à présent unique dans son genre, caractérisé par un corps long et comprimé, une tète grosse, à joues saillantes, à cause de l'énormité des muscles massetcrs. La gueule est armée de fortes dents coniques et pointues sur le devant des mâchoires; celles des côtés, ainsi que celles du palais, sont de gros tubercules hémisphériques portés sur des espèces d'épiphyses osseuses, coniques, qui tiennent aux os par une sorte de suture. La mâchoire supérieure a une rangée de quatre grosses dents coniques avec de plus petites au milieu, et une rangée intérieure de douze petites. A la mâchoire inférieure, il y en a une rangée extérieure de six grosses, puis une rangée intérieure de quatre plus petites. Ensuite viennent de chaque côté deux rangs de gros tubercules ronds portant des petites dents plates, au nombre de cinq à six sur chaque rang; et plus en arrière , trois ou quatre de ces tubercules, mais sur un seul rang. A ces dernières rangées de la mâchoire inférieure répondent les deux rangées adhérentes aux palatins. Le vomer est aussi garni de gros tubercules, et les pharyngiens portent aussi des dents coniques, mais beaucoup plus petites. A ce caractère de la dentition si forte et si remarquable de TAnarrhique il faut ajouter encore qu'il n'y a pas de ventrales ; que la dorsale et l'anale sont très étendues, et vont toucher, sans se confondre avec elle , a une petite nageoire caudale. Tous lesravons
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sont moux et flexibles. Ce poisson manque de vessie natatoire. vSa couleur est d'un brun foncé tirant plus ou moins à Tolivâtre, quelquefois moucheté de noir ou rayé en travers de larges bandes noires plus ou moins nuageuses. L'Anarrhique habite l'Océan du .^ord , et se porte très haut vers le pôle, car on le trouve jusque sur les côtes du Groenland. Il est très abondant sur les côtes d'Angleterre, mais il devient rare sur nos côtes de la Manche, et nous ne croyons pas qu'il dépasse cette mer vers le sud , car nous n'en avons jamais vu venir du golfe de Gascogne. Il se trouve aussi sur les côtes d'Amérique ; nous en avons reçu qui avaient été pùchés sur le banc de Terre->'euve. Il nage avec lenteur par des mouvements d'ondulation, et comme en se traînant sur le sable. Il vil long-temps hors de l'eau, mord avec force les corps qu'on lui présente quand il est sur le pont d'un navire. Steller rapporte qu'il a vu un de ces Anarrhiques briser entre ses dents la lame d'un fort couteau. Il ne dépasse guère 1™ à l'n,55. On en fait dans le Nord des pèches assez abondantes pour donner lieu à des salaisons de ce poisson, estimé par les uns et tout à fait méprisé par les autres. Les auteurs s'accordent tous à dire que sa chair est bonne quand elle a été bouillie. Dans le Nord on emploie sa peau à divers usages , soit pour en faire de la colle-forte , soit pour en faire des lanières assez solides , soit enûn comme d'une sorte de chagrin. (Val.)
* AlV ARRIIIZÉES. Anarrhizeœ (à pr.- V euph. ; ap , redoubl.; /î(Ç«, racine ). bot. PH. — Dénomination appliquée par L. C. Richard aux plantes acotylédones qui, suivant cet auteur, étant privées de graines, manquent de radicules , et, conséquemment , de racines. (C. L.)
* AlVARTA (nom d'une coquille de mer suivant Pline), ms.— G. de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes , établi par Ochsenhcimer aux dépens du g. Noctua de Fabricius, et adopté par M. Boisduval, qui le place dans sa tribu des Héliothides [Index method., p. 94). Treischke, continuateur de l'ouvrage d'Ochsenheimer , lui donne les caract. suivants, qui sont extrêmement vagues : Papillons très petits, dont le corps est gros et laineux ; avec les antennes crénelées, les ailes supérieures marbrées , et les infé.
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rieures terminées par une large bordure noire. Il les divise en trois petites familles : Famille A, Pap. ayant les ailes supérieures étroites et arrondies ; famille B, Pap. ayant les ailes mêlées de blanc et de noir, et les supérieures larges et arrondies ; famille C, Pap. ayant les ailes supérieures colorées en bandes, avec l'angle apical aigu. Les chenilles de ces Lépidoptères ont été très peu observées ; on ne connaît encore que celles de deux espè-ces. Elles sont chargées de petits points verruqueux sur un fond barriolé; elles ont 16 pattes , et vivent sur les plantes basses. Leur métamorphose a lieu dans un tissu léger, revêtu des débris de leur nourriture.— Le g. Aiiarla renferme 9 esp. , toutes d'Europe. Ce sont des Noctuélites de moyenne taille, d'un vol très rapide, et qui a lieu en plein jour, par un soleil ardent, bien qu'elles appartiennent à la famille des Nocturnes. Quelques unes sont ornées de couleurs vives et variées. Nous citerons comme la plus remarquable sous ce rapport 1'^. MyrtUU Linn., qui paraît deux fois, en juin et en août; elle est très commune dans \&s clairières des bois où abonde la bruyère commune {Erica vulgaris), sur laquelle vit sa chenille. Toutes les Â7iarta connues sont flgurées dans Hubner et dans notre llist. nul. des Lépiil. de France. (D.)
ANARTHUIA («priv.; veuph.; àpâpo-j , articulation ). bot. pji. — G. de la famille des Restiacées, formé par R. Brown (Prodr.), qui lui assigne les caract. suivants : Fleurs dioïques, à périgone 6-glumé, presque égal. Dans les mâles : 5étam. à filaments libres, à anthères biloculaires, bifides aux deux extrémités. Dans les femelles: Ovaire triloculaire; 5 styles, à stigm. simples; capsule o-loculaire, trilobée, trisperme. — Les^wart/irmsont des herbes vivaces, indigènes sur les côtes méridionales de la Nouv.-Hoilande. Leur chaume est comprimé , simple ou rarement ramifié-prolifère, inarticulé, évaginé, garni de feuilles distiques, verticales, équilantes, et terminé par des épis composés, bractées (bractée spathacée, caduque ) ou simples, à fleurs solitaires. On en connaît 5 ou 6 espèces, dont la capsule, chez quelques unes, est nucamentacée et à peine déhiscente.
♦ ANARTHROSYNE , E. Meyer (di-
minutif d'ava/îS^îo;, inarticulé), bot. ph. — G. de la famille des Légumineuses, voisin des Desmodium , dont il ne diffère que par un fruit moniliforme, mais non septulé ni ruptile. Meyer [Comtn. , p. 124) n'en signale qu'une esp., laquelle croît au cap de Bonne- Espérance. (Sp.)
AlVAS. OIS. — Syn. latin de Canard.
ANASPE. Ânaspis ( à priv, ; v euph. ; ccTirtç, bouclier; ici écusson). evs.— G. de Coléoptères hétéromères, créé par Geoffroy, et adopté par MM. Duméril et Latreille, qui le placent, le premier dans la famille des Angustipennes ouSténoptères, et le second dans celle desTrachélides, tribu des Mordellones. Les caract. de ce g., suivant Geoffroy, sont : Ant. filiformes, qui vont en grossissant vers le bout. Écusson imperceptible. Corselet plat, uni et sans rebords. — Fabricius et Olivier ont réuni les Anaapes aux Mor délies, parce qu'ils n'en diffèrent, selon eux, que par l'organisation de la bouche; mais ils s'en distinguent encore par le pénultième article de leurs quatre tarses antérieurs, qui est bilobé ; leurs ant. simples, et non en scie ; et enfin par la presque nullité de leur écusson, qui est h peine visible. Ce sont des Insectes très petits et très agiles, qu'on rencontre ordinairement sur les fleurs, et quelquefois sur les arbres. Ils glissent facilement entre les doigts de celui qui veut les prendre. M. Dcjean , dans son Calai. {Z^ édii.) , en mentionne 24 esp., dont 5 d'Amérique, 1 du cap de Bonne-Espérance, et les autres d'Europe. Nous citerons parmi ces dernières les A. frontalis, (lava, latéral is, Ihoracica et ruficolUs, qui se trouvent toutes aux environs de Paris. Ce sont des Mordelles pour Fabricius et Olivier, qui les ont décrites les premiers. (D.)
AMASSER ou ANASSERA (nom vulgaire à Timor ). bot. pu. — Rumphius ( Ilerb. Amboin. , vol. 7 , t. 7 ) a décrit et figuré sous le nom d'^l/iasser une plante que M. R. Brown a reconnue comme congénère du Pitiosporuni. Ce dernier auteur a , en outre, signalé l'identilé du g. Anasscr , fondé par A. L. de Jussieu , avec le Geniostoma de Forster. Le nom à'Anasser ou d'Anassera , que Lamarck a ainsi modifié , doit donc être rayé de la botanique. F. gk-
INIOSTOMJ. et PITTOSPOUUM. (G... W.j
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AN A
AlVASTATICAjLinn. (àvaîTXTtzd?, qui excite), bot. ph. — G. de la famille des Crucifères (Siliculeuses), offrant pour caract. : Cal. de 4 sépales égaux , ascendants , divergents. Cor. de 4 pétales courtemcnt onguiculés. Glandules 4 (opposées 2 à 2 aux 2 sépales latéraux), dentiformes , trigones, alternes avec les 2 étamines impaires. Étam. 6, subisomètres. Filets Cliformes, trigones, ascendants, arqués. Anthères sagittiformeselliptiques, rétuses. Ovaire 2-loculaire ; loges 2-ovulées. Style filiforme, accrescent. Stigmate peltc, disciforme. Silicule rostrée(par le style), subglobuleusc, comprimée en sens contraire du diaphragme, diptère au sommet, 2-loculaire, 2-valve, 2-4-sperme; valves cymbiformes, innervées, marginées, appendiculées postérieurement au dessous du sommet; diaphragme suborbiculaire, épais , subcoriace; nervures placentairiennes planes, très larges, superficielles; bec coniquesubulé, persistant. Graines tantôt solitaires et suspendues, tantôt géminées et subhorizontales, suborbiculaires , comprimées, immarginécs. Cotylédons rectilignes, plans, tantôt accombants , tantôt obliquement incombants. (Spach, Uist. des Plantes Plian. VI, p. 527.) — Ce g., très caractérisé, mais d'ailleurs assez voisin des f'ella , ne renferme qu'une seule esp. ( A. hierochuntica L. ), plante connue sous le nom vulgaire de Bose de Jéricho, et qui habite les déserts de l'Egypte, ainsi que ceux de l'Arabie et de la Syrie. C'est une herbe annuelle très rameuse, couverte d'une pubescence étoilée. Les rameaux sont dichotomes; les feuilles spatulées, péliolécs, peu ou point dentées. Les fleurs, subsessiles, très petites et de couleur blanche, forment des grappes dichotoméaires et terminales, sessiles, ébractéolées, pauciflores. Lorsque la plante est morte sur pied et desséchée, ses branches et ses rameaux se contractent, et forment une sorte de pelote presque globuleuse , tandis qu'elles s'écartent dès que ce squelette végétal est humecté. C'est probablement à cette propriété hygrométrique , qui paraissait jadis une merveille, qu'est dû le nom vulgaire de VAnastalica. (Sp.)
* ANASTATICÉES. Annstaliceœ.
ROI. PII.— Tribu établie par M. De CandoUe dans les Crucifères ( F. ce mot), et ayant pour type le g. Anastatica. (Ad. J.)
AN A
ANASTOME (=?vicrTo/;toî . ouvert.) ois.
— C'est, dans la méthode de Vieillot, le synonyme du g. Bec-ouvert de Cuvier. V. ce mot. (Lafr.)
* AIVASTOME,et non AIVOSÏOME.
Anastoma (à-jà.azo/xoi; àvà,sur; cro'/z.a , bouche). MOLL. — Une coquille très singulière a été figurée autrefois par Lister et plusieurs autres auteurs , et rapportée par Linné à son g. Hélix, sous le nom d'Uelix ringens. Cette coquille présente un caract. des plus singuliers. La spire, après s'être enroulée de la manière habituelle , parvenue au dernier moment de son accroissement, se renverse subitement à la base, parcourt cette base transversalement , et l'ouverture vient se placer sur le bord extérieur, se dirigeant vers la spire , qui se trouve renversée dans une position diamétralement opposée à celle qui existe dans toutes les autres esp. d'Hélices. C'est avec cet IJelix ri7igens que Lamarck a fait son g. Anastome. Depuis Linné, une 2' esp. plus petite et plus globuleuse a été découverte, et Lamarck les a comprises toutes deux dans son genre. Si ce caract. se trouve confirmé plus tard par des modifications notables dans l'organisation des animaux , il sera nécessaire de conserver le g. Anastome; mais si, au contraire, comme cela est très probable, l'animal ne difiere pas des autres Hélices, il suffira dès lors, comme l'a d'ailleurs proposé M. de Férussac, de former dans les Hélices un petit groupe à part pour les deux esp. dont nous venons de parler. F. HÉLICES. (Desii.)
ANASTOMOSE, anastomoses ( àvaaro- ,«'^7(5, embranchement des vaisseaux [abouchement, communication qui existe naturellement entre deux vaisseaux ] ). anat.
— On a donné ce nom aux communications nerveuses, bien qu'il soit difficile d'y constater les conduits du fluide nerveux. Le nombre des Anastomoses est d'autant plus grand que les vaisseaux sont plus petits. Leur but principal semble être de multiplier les voies de communication, et de suppléer ainsi aux obstacles que les liquides peuvent éprouver dans leur cours. En effet, si on lie l'artère principale d'un membre, la circulation se rétablit bientôt entre la partie supérieure et la partie inférieure de la ligature. Dans ce cas, les petits vaisseaux de communication se développent d'une manière extraordinaire.
ANA et prennent un volume en rapport avec leurs nouvelles fonctions.
L'importance physiologique des Anastomoses est bien plus grande encore si Ton observe ce qui se passe du côté de la circulation du sang chez les têtards de certains batraciens à métamorphoses. Chez ces êtres remarquables sous plusieurs rapports , la respiration aquifcre ne peut se changer en respiration aérienne qu'autant que des Anastomoses vasculaires , d'abord imperceptibles , finissent , en se développant, par détourner 'e sang d'un appareil respiratoire au bénéflce de l'autre.
La circulation du sang chez les Crocodiles se trouve également modifiée o^une manière toute particulière par une Anastomose qui fait communiquer le sang artériel avec le sang veineux. V., pour plus de détails, Tarticle CIRCULATION. (M. s. A.)
ANASTOMOSE. Anaslomosis ( de àvK7To>.o'aj , je resserre ). bot. — Se dit , en botanique, de la réunion de diverses parties rameuses les unes avec les autres. (C. d'O.) ANASTRAPUIA, et mieux ANA- STREPllIA (àv»:7r,î£V£s-, aor. pass. d'â-^x- «Tfié^'jj , je recourbe; à cause de la courbure du limbe des (leurons). bot. pu.— 3L Don a donné ce nom à une plante de la famille des Composées , tr. des Mulisiacces. Ses caract. sont : Involucre ovale, campanule, composé d'écaillés lancéolées, acuminées, multisériées; les extérieures plus courtes. Réceptacle nu. Fleurs hermaphrodites. Cor. glabres, pourpres, régul. , 5-nervées. Tube coriace, divisé en 5 lobes linéaires , révolutes. Étam. à filets capillaires glabres, dépassant la gorge de la corolle. Anth. blanchâtres, longues, dures, munies de deux soies à la base. Style cylindrique, glabre, échancré au sommet, et légèrement papilleux. Fruit tronqué, comprimé , linéaire, couvert de poils soyeux, couronné par une aigrette persistante , formée de soies capillaires , denliculées , presque égales entre elles. — VAnaslraphia csl un arbrisseau couvert de feuilles alternes , épineuses en leurs bords , et assez semblables , par leurs formes , à celles du chêne veuse. Il est originaire de l'île de Cuba.
ANATASE (àvàT«(7(5, élévation), miiv. ' — Espèce du g. titane, f^. ce mot.
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ANATEES. - V. AKATIDÉES.
ANATHÈRE. Anatherum (cJpriv.; v euph.; àS',/!, éfloi, barbe d'épi), bot. ph.— Le g. ainsi nommé parPalissot de Beauvois, dans la famille desGraminées, pour quelques esp. d''Andropogon, a été réuni de nouveau il ce dernier g. par le profeseur Runth. r.
ANBROPOGON. (A. R.)
* ANATimOTUS ( «va9^'.W/co . je saute), ins.— G. de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Sternoxes , tr. des Elatérides, établi par Stéphens, qui lui donne pour caract. : Tarses dilatés ; 4'" article menu. Ongles simples.— Ce g. correspond à celui d'Athoiis d'Kschscholtz. V. ce mot. (D.)
* ANATIDÉES. Anaiidœ {du mot lalin anas, tis , canard), ois. — Famille de l'ordre des Palmipèdes de Cuvier, répondant à celle des Lamellirostres de cet auteur. Ses caract. sont : Bec large, le plus souvent déprimé et arrondi à son extrémité, quelquefois conique et rétréci vers cette partie, revêtu d'une peau molle plutôt que d'une véritable corne, souvent renflé en dessus de sa base , terminé par une plaque ou onglet arrondi, plus ou moins incliné et saillant; ses bords garnis de lamelles transversales en forme de petites dents , souvent apparentes sur les côtés. Langue épaisse, charnue, dentelée sur ses bords. Fosses nasales amples et ovalaires; narines en fente et médianes. Tarses en général courts, robustes, comprimés , déjelés en arrière chez la plupart; bas de la jambe nu; doigts antérieurs palmés; pouce petit, souvent pinné. Ailes en général de longueur médiocre, de forme étroite, et souvent munies d'un ou deux tu hercules osseux au poignet. Queue courte, souvent conique ou simplement arrondie.
Sternum très grand , prolongé en arrière en forme de bateau.
Cette famille se compose de toutes les espèces que Linné comprenait dans son grand genre Anas , groupe des plus naturels , et que la seule inspection du bec fait reconnaître au premier abord. Ce bec , cependant, présente dans sa structure plusieurs modifications qui, jointes à celles d'autres parties extérieures , ont fait diviser ces nombreuses esp. en Cygnes, Oies , Céreopsis et Canards. Swainson, dans sa classification , n'admettant pour caract. génër. de sa famille Anaiidœ que celui tiré de. la
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forme du bec , y fait entrer , comme sousfamilie, sous le nom de Phœnicoplinœ , le g. Phœnicoptère. Nous avouons qu'en n'ayant égard qu'au bec déprimé et lamelleux et aux doigts palmés du Phœnicoptère , ce serait effectivement dans cette famille qu'il devrait être rangé; mais, si l'on considère l'énorme longueur de ses pattes , la brièveté de son tronc , et ses habitudes riveraines et non nageuses , c'est évidemment à l'ordre des Échassiers qu'il appartient. Nous soupçonnons fortement aussi que la forme de son sternum et de tout son squelette l'y place également. Du reste, il n'est pas douteux que ce soit un oiseau de transition , faisant le passage des Échassiers aux Nageurs ou Palmipèdes, comme il s'en rencontre d'intermédiaires entre presque tous les ordres.
La tâche que nous nous sommes imposée de rechercher soigneusement et de reconnaître, autant que possible , dans toutes les familles , les différences de mœurs presque toujours jointes à celles des formes, comme base de nos divisions , nous a fait reconnaître, dans les nombreuses csp. qui composent celle-ci, trois ou quatre types de forme bien distincte , et en rapport avec diverses facultés prédominantes qui en sont la conséquence. Telles sont la marche et même la course chez les uns , la natation et l'immersion chez d'autres , un mélange de ces deux facultés chez ceux-ci , et enfin un vol plus facile , joint à la faculté de se percher , chez ceux-là.
Parmi les esp. marcheuses et racme coureuses , et peu nageuses par conséquent , qui se font remarquer par des jambes et des tarses élevés , placés sur le tronc , à l'équilibre du corps, nous avons cru devoir établir deux sous-familles. L'une , que nous nommons Ansérinces , renferme les Oies et es Bernaches,reconnaissablesù leur bec conique, rétréci vers la pointe, et qui, parleur palmure entière, la forme allongée du tronc et la forme étroite des ailes, leur queue courte et conique , rappellent entièrement les Canards proprement dits; l'autre, que nous appellerons AnaiigralUnées, à cause de ses rapports avec les Echassiers , se compose d'esp. à jambes et à tarses encore plus élevés, à palmure échancrée, quelquefois rudimentaire, dont les ailes dIus développées en
ANA
largeur , et la queue plus longue et tombante , rendent le vol moins précipité et plus facile , en laissant même à quelques unes la faculté de se percher, et même de nicher sur les arbres. Leur bec non conique , large et déprimé vers le bout, comme chez les Canards, les distingue encore des Ansérinces.
Nous nommerons Cygnidées la 3« sous-famille, renfermant les Cygnes, qui, quoique les représentants des vrais Canards sur une plus grande échelle, par l'ensemble de leurs formes et par leurs habitudes , en diffèrent néanmoins par une taille beaucoup plus forte , par un cou fort allongé , et quelquefois par un caractère anatomique des plus saillants , et qui consiste dans un repli de la trachée -artère, pénétrant dans une cavité de la quille du sternum. Celte sous -famille ne renfermera que le g. Cygne.
Nous avons laissé le nom à'Anatinées à la 4= sous-famille, renfermant les Canards proprement dits, c'est-à-dire les esp. qui, beaucoup moins élevées sur pattes que celles des deux premières sous-familles, moins marcheuses par conséquent , et plus nageuses , font cependant quelquefois usage de la marche sans éprouver de difficulté réelle.
Notre 5'= sous-famille, celle des Fuligulinéex ou Milouins , se compose pour nous , comme pour Cuvier et la plupart des auteurs, de ces Canards tout à fait pélagiens, nageurs et plongeurs par excellence , ne se servant qu'avec difficulté de leurs pattes pour la marche, tant elles sont déjetées en arrière, en dehors de l'équilibre du corps, et se rapprochant singulièrement par là, com me par tout leur ensemble , de la famille des Alcadées ou Pingouins.
Enfin, sous le nom de Merginécs , nous désignerons la 6' sous-famille, se composant des esp. du g. Harle {}lergus), remarquable par une forme de bec toute particulière^ et différente de celle des esp. des quatre sousfamilles précédentes. V. les mots aivséri-
NÉES, ANATIGRALLrVÉES , CïGNIDF.ES, ANATINÉES , FULIGULEVÉES et MERGI- IVÉES. (LAFR.)
AN ATIFE. Anatifa[anas, rf'.v, canard; fero, je porte, je produis. Dans le nord de l'Europe, on croit que ces animaux donnent naissance aux canards sauvages), cirrii. — On désigne sous ce nom une famille de l'or-
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dre des Cirrhopodes , ayant pour type le g. Anatifa.Ce g. présente les caract. suivants: Coquille composée de 5 valves, deux de chaque côté ; la cinquième sur le bord dorsal. Ces valves , rapprochées en forme de cône aplati par une membrane qui les borde et les maintient , sont soutenues sur un pédicule tubuleux, à parois musculaires et membraneuses , susceptible de s'allonger et de se contracter. Le pédicule des Anatifes est toujours fixé sur des corps marins , spécialement sur la cale des navires ; ce qui fait présumer qu'on peut rencontrer dans toutes les mers les diverses esp. qui constituent le g. Anatife. Ces esp. sont , d'après Lamarck , au nombre de 6, dont voici les noms : Anatife lisse, velue, denlelée, striée et vitrée.
Quant h ce qui regarde l'organisation des Anatifes, et la place que ces animaux doivent occuper dans les divisions zoologiques , il en sera question à Tarticle cirrhipèdes.
ANATIFÈRE. Anatiferus ( anas , canard ; [ero , je porte. F. ANATIFE ). CIRRH. — La conque anatifère, Lepas analifera , doit cette cpithcle à une croyance absurde de quelques habitants du nord de l'Europe , qui pensent encore que les Anatifes, en général, donnent naissance aux Canards sauvages quelques jours après qu'on les a retirés de l'eau. Leur crédulité à cet égard n'est point démentie par l'expérience; bien au contraire, ils pensent que, s'ils ne voient pas les Canards sortir de la coquille , c'est que ceux-ci se sont envolés pendant la nuit. La preuve en est , disent-ils , qu'on ne retrouve plus l'Anatife dans son enveloppe. Le fait est que ces animaux , une fois retirés de l'eau , se dessèchent promptement , et à tel point qu'il faut y regarder avec attention pour découvrir au fond de la coquille les restes de l'animal racorni au dessus de toute expression. (M. S.-A.)
* ANATIFÉRIDES. Anatiferidœ ( F.
ANATDFE ). CIRRH. — Nom donné par Ciray à une famille de la classe des Cirrhipèdes, qui a pour type le g. Anatife.
ANATIFES. Anatifœ (F. an^tipe).
«"IRRH. — Férussac désigne sous ce nom une famille de l'ordre des Cirrhipèdes , ayant pour type le g. Anatife. (M. S.-A.)
» ANATIGRALLE. Anatigralla (a-
ANA
nos, ?/s, canard; gralla, échassier). oi9. — G. de Tordre des Palmipèdes , de notre famille des Anatidées et de notre s.-famille des Anatigrallinées. En août 1854, nous publiâmes ce g. dans le Jllag. de Zool., et nous le formâmes alors sur foie de Gambie ( Anas gambensis ), dont nous possédions une paire vivante, et dont le port, la démarche, et les mœurs enfin, nous parurent différer entièrement non seulement de ceux des Cygnes , avec lesquels Cuvier les rangeait, mais aussi de ceux des Canards et des Oies. Ses caract. sont : Corps peu allongé. Jambes et tarses robustes et élevés , placés sur le tronc, à l'équilibre du corps; doigts allongés , surtout le médian , et dépassant les membranes interdigitales; le pouce assez long , grêle , lisse et sans pinnule , pouvant s'appliquer sur le sol à son extrémité ; ongles comprimés, allongés, pointus, légèrement arqués. Membranes interdigitales plus ou moins échancrées, quelquefois seulement rudimentaires. Bec semblable à celui des Canards , allongé , à peu près d'égale largeur dans son étendue, déprimé, ayant sa base souvent tuberculeuse et charnue. Ailes amples, larges, atteignant souvent l'extrémité de la queue; à rémiges tertiaires prolongées jusqu'à la pointe des primaires, armées souvent au poignet de deux forts tubercules , ou même de deux longs éperons osseux. Queue assez longue , presque carrée ou arrondie et tombante; ce qui, joint à l'élévation de la partie antérieure du dos , donne à quelques esp. un port de Cigogne. D'après le développement de leurs ailes et même de leur queue , ces oiseaux ont un vol plus facile , plus léger , à battements moins précipites que .les Canards, et plusieurs d'entre eux se perchent et nichent dans les arbres. La plupart ont dans leur plumage et sur le miroir de l'aile une nuance d'un beau vert à reflets. — Ce g. a pour synohymes en partie les Canaroies {Anseranas) de Lesson , et le g. Pleclroplerus de Leach.
A notre Oie de Gambie nous réunissons, comme type du genre , le Canard-pie semipalmé de la Nouvelle-Hollande, Anas semipaimata , type du g. Canaroie de Lesson ; — VAnser jubalus ( Spix ) d'Amérique; — UAnas jubala(haiham) de la Nouvelle- Hollande: — L'Oie bronzée de Coroman-
/iSO
aNA
del ; celle d'Egypte, et même les Tadornes , qui marchent et courent avec facilité. Le Canard musqué , malgré la brièveté de ses patics , nous paraît devoir leur être réuni , vu la conformité de toutes ses autres parties, son vol facile et ses mœurs percheuses. Aous le présentons seulement comme s.-g. de notre g. Analigralla , sous le nom de Mdschatus, Less. Kous agirons de même pour le g. Dendrocyijna de Swainson , renfermant les plus petites esp. de nos Analigralles , celles qui se perchent et nichent dans jCS arbres, telles que les Anas arborea, auturnn<ilis,viduala, d'Amérique; arcuata,de rinde, et autres. iNotre g. Analigralla a donc pour s.-g. les g. Moschalus , Less.; Dendrocygna, S\v.; et Tadorna , Leach. Le s.-g. Moschatus , Less. ne diffère réellement du g. Analigralla que par des tarses et des jambes beaucoup plus courts. Ses pieds, ses ailes et son bec , ont absolument la même conformation. La seule esp. qui le compose est le Canard musqué d'Amérique (^'(as moschata) , qui se perche et niche dans les arbres; on pourrait peut-être lui associer l'Oie bronzée [AtiO'i melancitos), remarquable par sa crête charnue et frontale.
Le s.-g. Dendrocyjna, Sw. retrace en petit les formes du g. Analigralla; les caract. tirés de la longueur des doigts et des ongles y sont seulement plus développés. Quoique le nom de Demlrocygna de M.
Swainson ne convienne guère pour des esp. à peine plus fortes que nos Sarcelles, nous aimons mieux l'employer que d'augmenter encore la nombreuse synonymie des noms génériques déjà existants.
Le s.-g. Tadorna fait la transition des Anatigralles aux Canards proprement dits. Les esp. qui le composent tiennent aux premiers par leurs pattes élevées et leur marche facile; par leur bec retroussé, surmonte d'un tubercule au front; ils s'en éloignent par leur palmure entière et leurs doigts de longueur médiocre, comme chez les Canards. Les esp. qui le composent sont : VAnas Tadorna ou Canard Tadorne; — WAn. rutila ou Canard Kasarka; — L\inai liadjali, Less. et Garnot {Co lutlle , pi. 49), — et VAnas tadornoïdes des auteurs anglais. (Lafr.) * ANATIGRALLIXLES. Anutigrallince { anas , tis, canard; grallina.
diminutif de graila, échassier ). ois. — Sous -famille de notre famille Anatidées, ayant pour caract. : Corps peu allongé. Jambes et tarses robustes et élevés , placés sur le tronc , à l'équilibre du corps; doigts allongés , surtout le médian et le pouce ; ce dernier lisse, sans pinnule, et touchant à terre par son extrémité; ongles comprimés, allongés, arqués et pointus. Membranes inlerdigilales plus ou moins échancrées, ou même rudimentaires. Bec semblable à celui des Canards proprement dits, c'est-à-dire élargi , allongé , à extrémité de même largeur et arrondie , déprimé , et parfois légèrement concave, avec sa base souvent tuberculeuse et charnue, conique et rétréci vers sa pointe dans un seul cas. Ailes amples, larges, atteignant souvent l'extrémité de la queue; les tertiaires étant aussi longues ou presque aussi longues que les primaires ; ces ailes souvent munies au poignet de deux tubercules, quelquefois même de deux forts éperons osseux. Queue médiocre , arrondie et tombante. De cette forme d'ailes et de pattes il résuite chez ces oiseaux un vol facile et léger, à battements lents, et souvent la faculté de se percher et de nicher dans les arbres. La plupart des esp. se font remarquer par une belle nuance verte à reflets dans l'ensemble de leur plumage et sur le miroir de leurs ailes. Leurs habitudes sont marcheuses et marécageuses, et la longueur de leurs jambes leur rend la natation moins facile. Cette s. -famille renferme d'abord le g. Anatigralle {Anati(jr alla, VGb.), avec ses s.-g. , et le g. Cereopsis de Latham. V. ces deux mots. (Lafr.)
AIXATIjVE. Anatina{anatinus [nnas , canard], qui a la forme du bec d'un canard). MOLL.— On doit la création du g. Anatine à ; Lamarck. Il l'a proposé dès 1809 dans les ,' tableaux de classiGcalion de la philosophie zoologique. C'est dans cet ouvrage , remarquable à plus d'un titre, que notre grand naturaliste a institué des familles naturelle» dans le règne animal. Celle des Myaires, outre le g. Anatine, contient encore les Myes et les Panopécs. Reproduits nominalement à la même place dans l'extrait du cours, les caract. du g. Anatine n'ont été réellement bien connus que du moment où Lamarck en a démontré la composition dans son IJist. nat. des animaux sans vertèbres. En
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18H, M. Megerle publia, dans \e Magasin de Berlin, une classification des coquilles bivalves, dans laquelle se trouve un g. Auriscalphtm, qui correspond exactement à celui des Anatines de Lamarck; mais ce genre de l'auteur allemand , quoique adopté par M. Schmach, ne peut l'être cependant, puisque celui de Lamarck est de beaucoup antérieur. Cuvier , dans la première édition du Règne animal , comprit le g. Anatine parmi les s.-g. des Myes , et il le place entre les Myes proprement dites et les Glycimères. Il est évident que les rapports de ce g. n'ont pas été suffisamment compris par le savant auteur du Régne animal. M. de Fcrussac , dans ses tableaux systématiques , adopta la famille des Myaires de Lamarck en la modifiant, et plaça les Anatines entre les Lutraires et les Myes , en introduisant le g. dont nous nous occupons dans sa famille des Py loridées. M. de Blainville désigna des rapports beaucoup plus naturels. On le trouve entre les Pandores et les Thracies. Il nous a semblé qu'avant de décider de la place que le g. Anatine doit occuper dans la méthode , il était convenable d'en étudier toutes les esp., et de juger d'après l'ensemble de leurs caractères, et non pas seulement d'après ceux de la charnière, comme l'ont fait Lamarck , et, après lui, la plupart des conchyliologistes. Cet examen des espèces du g. Anatine de Lamarck nous conduisit à plusieurs découvertes. Nous observâmes d'abord dans VAnatina truncala, sur l'individu de la propre collection de Lamarck , que la charnière était consolidée par un osselet tricuspidé, entièrement détaché du reste du test , et fixé au moyen d'une portion du ligament.
Bientôt après , nous reconnûmes que d'autres esp. avaient à la charnière un osselet courbé en demi-cercle, et nous nous aperçûmes en même temps que ces esp. appartenaient à un g. oublié de M. Leach, g. qu n'était connu que par la correspondance de ce naturaliste. Dans d'autres esp. , la charnière , offrant sur chaque valve une rigole décurrente , contient dans l'épaisseur du lifgament une plaque osseuse quadrangulaire.
Le Mya soleniaUs de Lamarck et quelques unes de ses Anatines présentent dans leur charnière cette dernière modification. En continuant à examiner les esp. , nous en
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trouvâmes plusieurs qui devaient passer à d'autres g. ; ainsi le Tugon d'Adanson est une vraie Mye; l'Analine rupicole est une corbule perforante; et l'Anatine traphoïde devient le type du g. Périploon de M. Schumacher. Ce g. avoisine les Anatines propre ment dites par les cuillerons de sa charnière et l'osselet cunéiforme qui s'y trouve attaché. On comprendra facilement qu'après toutes ces observations , une réforme devait paraître nécessaire dans le g. Anatine de Lamarck. Nous avons proposé de créer une famille des Ostéodermes ( V. ce mot ) , dans laquelle nous avons rassemblé ce g. Anatine, considérablement réduit , le g. Thracie de M. Leach , le g. nommé Périploon par M. Schumacher, et, enfin, un quatrième g. auquel nous avons donné le nom d'Osteoderma. Pour nous, le g. Anatine dut se réduire aux trois premières esp. de Lamarck, dans lesquelles la charnière porte un osselet tricuspidé. Les animaux du g. ainsi réduit ne sont point connus. Les coquilles sont excessivement minces et des plus fragiles; leur test est subnacré. Ces coquilles sont transverses, ovalaires , bâillantes aux deux extrémités, mais surtout à la postérieure, par laquelle l'animal peut faire sortir des siphons assez volumineux, à en juger par Técartement des valves. La charnière est presque centrale ; ce qui rend la coquille presque équilatérale. Cette charnière consiste sur chaque valve en un cuilleron qui s'avance horizontalement , et qui est soutenu en dessous par un véritable arc-boutant oblique et fort mince , divisant en deux la cavité du crochet. Le bord postérieur de ce cuilleron est subtronqué , et, lorsque la charnière est complète , on voit s'appuyer sur cette troncature une branche horizontale d'un osselet à trois pointes, fortement retenu en place par une portion du ligament qui s'insère sur sa tige horizontale. Les deux autres tiges de cet osselet s'enfoncent dans la cavité des crochets , et viennent s'appuyer sur le test lui-même ; mais , par une singularité dont nous ne trouvons aucun autre exemple, Tinsertion de ces extrémités de l'osselet sur le test occasionne dans celui-ci une véritable solution de continuité et une fente naturelle, longitudinale, fermée pendant la vie de l'animal au moyen d'une petite expansion écidermique. Cette fente continue jusqu'au
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AN A
bord cardinal, dont la solution est complète, de sorte que l'on peut faire jouer les deux parties du test en profitant avec précaution de Pélasticité de celui-ci. Il est toujours dilTicile, dans des coquilles aussi minces que celles du g. Anatine, d'apercevoir les impressions intérieures ; néanmoins, dans les individus un peu ternes , et surtout en faisant miroiter la lumière, nous sommes parvenu à apercevoir les deux impressions musculaires ainsi que l'impression palléale. L'impression musculaire antérieure est très allongée; elle est très voisine du bord, et descend dans presque toute sa longueur en suivant son contour. L'impression musculaire postérieure , vers l'autre extrémité de la coquille, est arrondie, subsémilunaire. L'impression palléale offre, du côté postérieur, une sinuosité large et assez profonde, dont l'extrémité remonte presque au niveau de la charnière. Les Analines ne sont pas parfaitement équivalves ; la valve gauche est ordinairement un peu plus grande que la droite.
Caract. génér. : Animal inconnu. Coquille transverse, subéquivalve , subéquilatérale , bâillante aux deux extrémités. Ligament intérieur inséré sur des cuillcrons horizontaux , et complétés par un osselet tricuspidé dont les deux branches supérieures s'enferment dans la cavité du crochet. Une fente longitudinale, divisant le test depuis les sommets jusque vers le tiers supérieur de la longueur totale. Les cuillerons soutenus par des arcs-boutants obliques et fort minces.
IVous ne connaissons encore qu'un très petit nombre d'esp. appartenant aux véritables Anatines; nous en avons vu dans les collections quatre, parmi lesquelles nous comptons le Solen anatinus de Linné. 11 y a dans les terrains jurassiques supérieurs des moules de coquilles qui ont tout à fait l'apparence des Anatines. M. Agassiz, dans son ouvrage intitulé : lîtiides criliques sur les coquilles fossiles , a proposé d'établir pour ces esp. un g. particulier sous le nom de Si-rromia. Plus nous examinons ces coquilles , et plus nous nous persuadons que le g. de M. Agaiîsiz est inutile ; cependant nous ne 'e rejetons pas encore absolument , parce que le texte de l'ouvrage du savant zoologiste de Neufchàtel n'a pas encore paru , et qu'il serait possible que les caract. d'après
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lesquels il sépare son g. nous eussent échappé pour la plupart. (Desii).
* AIVATINÉES. Analinœ ( de anas, lis, canard), ois.— Sous-famille de notre famille Analtdées, ayant pour caract. : Jambes et tarses courts, insérés en arrière hors de l'équilibre du corps, et, par conséquent, peu propres à une marche facile ; doigts de longueur médiocre, garnis de membranes entières; le pouce petit et court, sans pinnule développée ou n'ayant qu'un rudiment de membrane peu apparent ; bec large et allongé, déprimé dans la plus grande partie de sa longueur; corps allongé en bateau; ailes de médiocre longueur, étroites et pointues ; queue conique.— Cette sous famille renferme toutes les espèces de Canards qui fréquentent les eaux douces plutôt que l'Océan, y cherchent leur nourriture en nageant au milieu des herbes et des plantes aquatiques des rivages, et non en marchant sur le sol et y paissant comme les Ansérinées. Leur démarche, vu la brièveté de leurs tarses reculés en arrière, est peu aisée. Après quelque hésitation , nous nous sommes décidé à placer ici le genre Dcndronessa de Swainson, formé des Aims sponsa etçjalericiilala, parce que ces petits Canards, quoique marcheurs, percheurs et nicheurs sur les arbres, comme nos Anatigralles, ont les pieds courts, les membranes entières, comme les Canards proprement dits; leur queue seule est plus développée. Nous adopterons donc ce genre Dcndronessa comme basé sur une particularité de mœurs assez remarquable, mais seu.ement comme s.-g.
du g. Anas, et nos Anatinées ne renfermeront alors que le genre Canard (Anas), subdivisé en plusieurs sous -genres, dont le Dcndronessa. V. Canard. ( Lafr. )
* ANATOLICA ( àvKTo/(xos , oriental) rvs.— G. de Coléoptères hétéromères, lamille desMélasomes, établi par Eschstholtz, et adopté par H. Dejean ainsi ()tje par 31. Solier, qui, dans son essai sur les Collaptérides, le range dans la tribu des Tenlyrites , et le caractérise ainsi : 3Ienton mitriforme, à échancrure anguleuse et très profonde. Palpes allant en grossissant vers l'extrémité; dernier art. des maxillaires et des labiaux sécuriforme. Labre transverse, toujours saillant, arrondi sur les côtés et trè» légèrement échancré à l'extrémité. Mandi-
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bulcs courtes, découvertes latéralement dans l'inaction, bifides à l'extrémité, et sans dents à la partie supérieure. Antennes grêles, filiformes, à articles coniques. Tète un peu dilatée au dessus des antennes; épistome formant une saillie largement tronquée, subrectangulaire ou légèrement trapéziforme.
Yeux transverses, grands, bien ouverts, un peu convexes. Prothorax à angles postérieurs bien marqués, subrectangulairc ou légèrement rétréci dans les mâles. Ecusson saillant entre les élj très en une pointe triangulaire, émoussée au bout. Base desélytres rarement marginée entièrement. Tibias antérieurs des mules sinueux au côté interne ou fortement courbés; les mêmes, dans les femelles, plus droits et plus épais; postérieurs légèrement comprimés, sinueux et allant en grossissant insensiblement vers l'extrémité, ou courbés et brusquement épaissis au bout. Tarses grêles et filiformes. — M. Dejean ( Catal., 5<^ édit. ) rapporte à ce genre 20 esp., dont aucune n'est d'Europe; elles appartiennent toutes, soit à la Russie méridionale-orientale , soit à la Sibérie , soit à la Bucharie, soit à la Daourie, soit enfin à la Mongolie. Les principaux caract. du g. Analolua ont été représentés grossis par M. Solier, dans le 4'^ vol. des Ann. de la Soc. ent. de France , pi. Till, fig. 12-20. (D.)
ANATOME. Analomus (àvz7o,«/i , incision). MOLL. — Montfort, dans le premier volume de sa Conchyliologie systématique, a proposé ce g., que, dit-il, il a observé dans les mers de l'Inde, fixé en très grande abondance sur le Fucus naluns. L'un des premiers, nous nous sommes singulièrement défié des travaux très légers de ce naturaliste. Ayant trouvé dans son ouvrage des preuves évidentes de fréquents mensonges , ce n'a été qu'avec une extrême réserve que nous avons parle des travaux d'un naturaliste aussi suspect. Nous pensons que son g. Anatomeaété formé pour desSpirorbes accidentellement fendues sur le bord ; par conséquent, il appartient aux Annélides tubicoles.