‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 97 sur 129 · CE · texte numérisé non relu

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AIVAVJXGA, Lamk. (nom d'un arbuste au Malabar), bot. pu. — Syn. du g. Caseana, Jacq. (famille des Samydées). (Sp.)

* AIVAX (nom mythol. d'i^v^^l , roi, prince). INS. — G. de la famille des Libcllulicns, de l'ordre des Kévroptcres, établi par Leach [Edinb. Eiinjcl.), adopté par MM. Curtis, Stephens, Westwood , réuui au g. /Eshna

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on jEschna pai M. Burmeister (Ilandb. der Eni.), et regardé de no'vcau comme genre distinct par M de Selys-Longchamps {Monog. des Lihellul.). Le g. Anax ne diffère réellement des JEshua que par les ailes postérieures , dont le bord anal est arrondi dans les deux sexes , tandis qu'il est anguleux chez les mâles A^s /Eshna, qui ont encore , de chaque côté du deuxième segment de l'abdomen, un petit tubercule manquant chez les Ana.r. On connaît 8 à 10 esp. de ce genre ou plutôt de cette division de genre , dont trois seulement sont européennes. Le type est VA. farmosa {JEsIma formosa Vand. Linden., — a:»)-ea Charp., et Anax iinperalor Leach), répandue dans une grande partie de l'Europe. (Bl.)

*AIVAXAGOREA(.l')ara(/ora.ç. philosophe grec). BOT. PU. — G. de la famille des Anonacées, établi par M. Aug. de Saint- IIi!aire(B^///. de la Soc. philnm.,iS2o, p. 91 ), qui lui assigne les caract. suivants : Cal. 3parti. Cor. de G pétales 2-sériés, connivents; les 5 intérieurs plus petits. Réceptacle convexe, hypogyne, tronqué au sommet. Etam. très nombreuses, daviformes. Anthères subsessiles , appendiculées au sommet. Ovaires 8 à 15, distincts , 2-ovulés; ovules attachés au fond des loges, renversés. Styles très courts, continus. Stigm. terminaux, soudés on disque. Follicules coriaces , stipités, obovés, l-Ioculaires, subcla\iformes, 2spermes, s'ouvrant incomplètement par la suture ventrale. Graines basifixcs, inarillées, collatérales , obovées , planes et 1-sulquées d'un côté, convexes d2 l'autre. Test crustacé , fragile. Embryon minime ; radicule infère.—Arbrisseaux à rameaux subdichot ornes. Feuilles éparses , très entières , ponctuées ; pétiole court , inarticulé. Pédoncules axillaircs et oppositifoliés , 1-flores , solitaires. Fleurs petites , d'un blanc verdûtre. — Ce g. appartient à l'Amérique méridionale; il comprend plusieurs esp. autrefois renfermées dans le g. A'ylopia. [Sv.)

ANAXETOjV, Cass. bot. pu. — G. ne la famille des Composées, tr. des Sénécionidées. On lui donne les caract. suivants : Capit. pauciflore, hétérogame; toutes les fleurs tubuleuscs , 5-dentées ; l'une ou l'autre femelle, le reste mâle. Réceptacle plan, cou vert d'un duvet tomentcux. Invol. formé d'écaillés sècLes, multisériies . faiblement

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imbriquées ; les intérieures onguiculées, spa- Ihulccs , terminées par une sorte de lame très blanche. Style des fleurs mâles très simple. Fruits enveloppés dans le duvet tomentcux du réceptacle, et couronnés par une aigrette à soies peu nombreuses, capillaires, scabrcs ou plumcuses , plus courtes que la corolle. — Ce sont des s.-arbrisseaux du Cap , à feuilles alternes, coriaces, très entières, sessiles , mucronulces , parcourues par une nervure moyenne , creusée en forme de sillon à la face supérieure ; capitules cylindracés, réunis en corymbe. — Ce g. est voisin de VAittennar'ia{ Gnaphalium diuicum et niarijaritaceum ). (J. D.)

^AA'AXETUM.BOT.— Schott a donné ce nom à un g. de Polypodiacées, qu'il a fondé sur le Pohjpodi'um cra^sifolium L., et que Presl considère avec raison comme une esp. de son g. Phymaiodes. (Ad. B.)

Ai\BLATUM. BOT. imi. — • G. de la famille des Orobanchées, formé par Tournefort {Cor. 48), et dont Endlich. {Gen., PI. 4189) , forma une division de son g. Anoplanthus , en la caractérisant ainsi : Cor. à tube court , Ventru , à limbe bilabié. Scape engaînée par des squammcs assez grandes , et se terminant en un pédoncule uniflore. Une seule esp. du Caucase. (C. L.)

*AKCATHÎA (nom grec, appliqué jadis à quelque espèce de Chardon), bot. pu. — 31. De CandoUe a fonde ce g. sur une plante des monts Altaï ( Cirsium igniarium Pall. ) , qui diffère des Cirsis par les appendices de ses anthères, la cicatrice latérale et basilaire de son fruit. Elle a pour caract. : Capitule homogame multiflore. Involucre ovalc-glQbuleux , à écailles imbriquées; les extérieures et les moyennes épineuses; les plus intérieures scarieuses, colorées. Réceptacle paléacé-fimbriliifère. Corolles égales, obliquement 5-Gdes. Étamines à Glets glabres. Anthères terminées inférieurement par des appendices velus. Fruits très glabres , oblongs, anguleux, striés longitudinalemcnt, pourvus à la base d'une aréole latérale , terminés au sommet par une sorte de mem- .brane crénelée , à l'intérieur de laquelle se trouve l'aigrette formée de deux rangées de soies pUimeuses égales , rapprochées par leur base de manière à former une sorte d'anneau, — Ce g. ne renferme qu'une seule os-pèce. (J. D.1

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ANCÉE. Ancœus (nom mytb., un des Argonautes). cri'St. — G. de l'ordre des Isopodes, famille des Décempèdes, établi par M. Risso, qui lui assigne les caract. suivants: Tète des mâles pourvue de deux grandes mandibules , arquées , épaisses en dehors , concaves , tranchantes et dentelées en dedans. Deux yeux composés. Ant. au nombre de quatre, médiocrement longues, les extérieures l'étant plus que les intérieures , et terminées par des articles déliés et en soies; les intérieures grosses et poilues. Corps oblong, déprimé, formé de cinq segments, dont les deux premiers sont très larges , sillonnés et coudés ensemble. Dix pieds monodactyles; les six 1"' assez courts et dirigés en avant , et les quatre derniers plus longs , se portant en arrière. Abdomen formé de quatre segments, terminé par une lame natatoire de chaque côté , et une intermédiaire , plus aiguë que celle-ci. — Ce g. , vraiment singulier, se compose d'une seule esp. , l'.l. forfîcularius Risso. On la trouve près de IVice, dans les profondeurs de la mer. Elle se plaît au milieu de la région des Coraux , où elle se cache dans les interstices des Madrépores. Sa natation est vive, et lorsqu'on cherche à la prendre , elle ne se roule pas en boule. (II. L.l

ANCEPS. BOT. — Voyez ancipité.

* AIVCHIETEA, Aug.Saint-IIil. (nom d'un missionnaire jésuite). — Noiseliia Martius et Zuccar. bot. pu. — G. de la famille des Yiolarices, offrant pour caract. : Cal. de 5 sépales inégaux, inappendiculés. Pétales 5, non persistants : les 2 supérieurs minimes; les 2 latéraux moins petits; l'inférieur très grand, onguiculé, éperonné. Elam. 5; les 2 inférieures appendiculées. Anthères subsessiles. Style court , claviforme. Stigmate oblique. Capsule très grosse , vésiculeuse , polysperme , déhiscente long-temps avant la maturité des graines. Graines bi-sériées, bordées d'une large aile membraneuse, échancrée vers le hlle ( A. S.-Hil., PL ns. d^.s BranL, t. 19). — Arbrisseaux. Feuilles pétiolées, penninervées. Stipules petites, caduques. Pédoncules courts , fascicules. Corolle blanche. On n'en connaît que deux esp. , qui habitent le Brésil. Les racines de VA. salularis A. S.-H. sont employées par les cultivateurs des environs de Rio comme remède dépuratif et comme purgatif. (Sp.)

AIVCHOIS poiss.— C'est un petit poisson qui ne dépasse guère 10 à H cent. , très abondant dans toutes les mers des régions tempérées de TEurope, surtout dans la Méditerranée et sur les côtes d'Espagne, où Ton en fait des pêches nombreuses et productives pour le commerce d'exportation. Sa tête est assez grosse; son museau, prolongé par le développement de l'cthmoïde, est saillant, et dépasse de beaucoup la mâchoire inférieure. La gueule est très fendue ; les ouïes le sont aussi beaucoup. Le dos est arrondi; le ventre est comprimé et un peu tranchant. La couleur est verdâtre- clair sur le dos et argentée sur le ventre, quand le poisson est vivant; le vert du dos passe au bleu aussitôt après sa mort , et cette teinte fonce de plus en plus, jusqu'à devenir presque noire.

Comme tous les Clupéoïdes , ces petits poissons vivent en troupes nombreuses. Les Provençaux les pèchent avec des filets nommés rissoles , et qui ont au moins 40 brasses de longueur sur 8 à 10 mètres de hauteur ou de chute. Les mailles sont plus serrées que pour les Sardines. La pèche se fait ordinairement avec quatre bateaux dont un porte la rissole , et les autres , nommés [a-,tiers , portent des réchauds à feu. lis sortent pendant les nuits obscures, sans lune, depuis le mois d'avril jusqu'à la fin de juillet. A une ou deux lieues de la côte, les fasliers allument des feux de pins gras et très secs. Les Anchois, attirés par la lumière, se dirigent vers eux. Quand le pêcheur se voit entouré d'un assez bon nombre de poissons, il fait signe au bateau qui porte le fdet de s'approcher , et de mettre ses engins à l'eau. Ensuite, sans trop serrer d'abord les bateaux fastiers , ils jettent les filets à l'eau , et les traînent de manière à entourer le bateau qui porte le feu. Ils resserrent alors leur cercle , et , quand ils voient tout bien disposé , le fastier éteint le feu. Les Anchois , effaiouchés, abandonnent ce bateau, mais pour aller s'encoUeter ou se mailler dans le lilet. Quand une bande d'Anchois veut s'approcher du rivage pour frayer , on les prend aussi avec de grandes seines , que l'on tire sur les rives sablonneuses. L'Anchois frais se mange frit; mais c'est plutôt pour le conserver en salaison que l'on se livre à sa pèche. Aussitôt que les pêcheurs ramènent les filets . femmes et enfants accourent sur la

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plage, se hâtent de couper la tète et d'enlever avec elle les viscères de ces poissons ; c'est pour cela qu'ils arrivent toujours sur nos tables ainsi décapités. Quand la tète est enlevée, on lave le tronçon du corps et de la queue restant, et, ensuite, on alite le poisson , c'cstà dire qu'on le place dans de petits tonneaux confectionnés pour cet usage, en mettant un lit de sel et un lit de poissons. Le sel est ccrasé en poudre assez fine , et rougie avec de l'ocre. On fait jusqu'à trois saumures avant de pouvoir livrer le poisson au commerce. Quand il a été convenablement préparé , il peut se conserver plus d'un an: cependant les meilleurs Anchois à employer pour la cuisine doivent être nouveaux, petits , blancs dessus , vermeils en dedans , el avoir le dos rond. Cette chair , devenue piquante , est un assaisonnement agréable pour beaucoup de nos aliments. Sa préparation est des plus anciennes. Les Grecs et les Romains faisaient grand usage de l'Anchois. Toutes sortes de proverbes, de dictons, avaient lieu sur ce poisson, ainsi qu'on peut en juger par la lecture des comédies d'Aristophane. Ce poisson entrait dans leur garitm, et, préparé avec le vinaigre, donnait leur acetogarum,

Linné classait l'Anchois dans le genre des Clupces, sous le nom de Clupea enchiasicholus ; mais , depuis que les méthodes ichthyologiques se sont perfectionnées par les travaux de M. Cuvier, l'Anchois est devenu le type d'un g. de la famille des Clupéoïdes caractérisé par la saillie de son ethmoïde • ce qui donne à sa physionomie un aspect facile à saisir. — Ce g. comprend un assez grand nombre d'esp. soit des côtes d'Amérique , soit du Malabar et de Coromandel Elles sont, par conséquent, assez répandues sur la surface du globe. (Val.)

ANCHOLIE. BOT. PII.— Foyez a>co-

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