‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelleChapitre 99 sur 129 · CISTRE. (C. L · texte numérisé non relu

CISTRE. (C. L

ANCOLIE. Aqtdlegia, Linn. (corruption d^-lquilina, anc. Bot.; d^iquila, aigle). BOT. PH. — G. de la famille des Helléboracées, tr. des Helléborées, sous-tr. des Isopyrinées , Spach. Ses caract. essentiels sont les suivants : Sépales 5, pétaloïdes, non persistants, planes, onguiculés. Pétales 5, alternes avec les sépales, comme médiflxes , subonguiculés , à lame presque plane, dressée, prolongée postérieurement en un long éperon descendant, tubuleux, calleux et nectarifère à l'extrémité. Étamines nombreuses , plurlsériécs : les 2 séries intérieures stériles; filets anthérifères filiformes, élargis à la base, ayant l'anthère réfléchie au sommet , filets stériles, larges, scarieux, ondulés, connivents , apprîmes. Anthères elliptiques ou suborbiculaires , latéralement déhiscentes. 33*

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Ovaires 5 (accidentellement 3 ou 4, ou jusqu'à 9), multi-ovulés ; ovules alternes -bisériés, horizontaux, immédiatement superposés. Styles longs, filiformes, finement papilleux au bord antérieur. Péricarpe composé de 5 follicules verticillés (quelquefois moins de 5, ou jusqu'à 9), persistants , chartacés , subtrigones, aristcs, dressés, cohérents à la base, plus ou moins divergents au sommet , polyspermes, tantôt bivalves ou subbivalves, tantôt déhiscents seulement par la suture antérieure. Graines anatropes, horizontales, bisériées, ovoïdes, lisses , unicarénées par le raphé. Embryon minime, obcordiforme; radicule centripète. — Les Ancolics sont des herbes vivaces, touffues, à tiges feuillées et ordinairement paniculées. Les feuilles radicales sont longuement pétiolces , tantôt trifoliolées , tantôt biternécs ; les feuilles caulinaires , conformes aux radicales ( surtout les inférieures), ou pédalécs ou palmatiparties. Les pédoncules, tantôt uniflores, tantôt pauciflorcs , sont terminaux et solitaires, d'abord inclinés au sommet de manière à renverser la fleur , mais dressés après la floraison. Les fleurs, en général grandes et légèrement odorantes, sont de couleur bleue, ou blanche , ou rouge, ou livide, ou panachée.

Personne n'ignore que les Ancolies se cultivent commanément comme plantes de parterre. Ces végétaux sont un peu acres et narcotiques ; cependant , leurs propriétés vénéneuses paraissent avoir beaucoup moins d'intensité que celles des Aconits et de plusieurs autres Helléboracées. L'Ancolie commune ( connue sous le nom vulgaire de G'itit de Noire- Dame) passait, dans l'ancienne Thérapeutique , pour apéritive , diurétique , sudoriûque et emménagogue.

Nous ne pouvons reconnaître dans ce g.

que trois esp., quoiqu'à force de doubles emplois, et en élevant des variations individuelles au rang d'esp., on en ait porté le nombre à près de trente.

Le nom (TAquilegia , déjà employé parles botanographes de l'antiquité, dérive, à ce qu'on dit , à'aquila , et fait allusion à ce que les éperons des pétales offrent quelque ressemblance avec les ergots de l'aigle.

(Sr.)

* ANCULOTUS [Ànculi, onnn, Dieux des domestiques), moll. — M. Say, dans

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sa Conchyliologie américaine, a proposé ce genre pour quelques Mélanies de l'Amérique septentrionale, qui nedifl^èrent pas assez des autres espèces connues pour qu'il y ait lieu d'en faire un genre particulier. Voy. mé- LAivn;. (Desh.)

ANCYLANTIIE. Anajlanihus, Desfont. ( à/xj/c;, crochu; av9oj, fleur), bot. PH. — G. de la famille des Rubiacées, tr. des Gucttardées, auquel son auteur ( Mém. du Muséum, vol. 4, p. o, tab. 2) assigne les caract. suivants : Tube calicinal adhérent , ovoïde; limbe 5-parti; segments lancéolés, pointus. Cor. tubuleuse, courbée; tube évasé au sommet, garni en dedans, vers sa base, d'un anneau de poils; gorge nue; limbe à 5 lobes anisomètres, dressés, calleux et subulés au sommet; les deux supérieurs plus longs. Anth. 5, ovales, insérées immédiatement à la gorge de la corolle. Ovaire infère, o-loculaire; loges 1-ovulces; ovules attachés vers le milieu de l'angle interne des loges. Style indivisé. Stigmate gros, cylindracé, tronqué aux 2 bouts, obscurément o-lobé au sommet, concave à la base. Péricarpe inconnu. — Ce g. n'est fondé que sur une seule esp. , indigène d'Angola. C'est un arbrisseau à feuilles opposées, courtement pétiolces, réticulées; à stipules coriaces, pointues , engainantes par leur base. Les fleurs sont solitaires ou ternées aux aisselles des feuilles, et courlement pédicellées. (Sp.)

AIVCYLE. Ancylus ( àyxy/c?, crochu ).

MOLL. — Gréé par Geoffroy , dans son excellent Traité des Coquilles des environs (le Paris, le g. Ancyle a été adopté par Millier, et ainsi justement tiré des Patelles, parmi lesquelles il était confondu par Linné et ses imitateurs. Lister le premier, dans ses animaux d'Angleterre , a figuré une esp. sous le nom de Patdla fluvialilis. La même espèce a été également représentée par Gualtieriet d'Argenville. La plupart des zoologistes ne suivirent pas l'exemple que Millier leur avait donné; ils s'attachèrent beaucoup plus à l'opinion de Linné, et l'on doit particulièrement à Draparnaud d'avoir déûnilivement introduit ce g. dans les méthodes actuellement en usage. Lamarck , pendant long-temps, parut avoir oublié ce g. ; il ne le mentionne ni dans sa première classification, que l'on trouve dans les Mémoires de la Société d'histoire naturelle, ni

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dans la seconde, faisant partie de son Système des Animaux sans o<:i lèbres , ni dans tous ceux de ses ouvrages qui précèdent son Histoire nalureUe des Animaux sans vertèbres. Moins oublieux que Lamarck, M. de Roissy mentionna le g. Ancyle dans le tome 5 des :U()//«s/M(;s, faisant suite au Buffon de Sonnini. Se conformant un ptu à l'opinion de Linné, il place le g. de GcolTroy entre les Patelles et les Fissurelles. Lamarck, n'ayant aucune bonne observation sur ce g., le place provisoirement dans sa famille des Galyptraciens , reconnaissant bien lui-môme qu'il n'est point dans les rapports naturels. Cuvier, dans la première édition du Re(jne animal, mentionna ce g.

dans ses additions et le classa en tête des Pulmonés aquatiques. Nous ne savons sur quoi se fonde le savant zoologiste pour se faire une telle opinion sur ce g. Quoique sans preuves , M. de Fcrussac préféra cependant l'opinion de Cuvier à celle de M. de Roissy; mais M. de Blainville, plus scrupuleux, s'est naturellement demandé si l'on connaissait assez l'organisation des Ancyles pour les placer soit à côté des Patelles, soit parmi les Scutibranches , soit enûn parmi les Pulmonés. Bientôt M. de Blainville s'aperçut que les observations manquaient complètement pour éclairer la question ; aussi , loin d'adopter aucune des opinions de ses devanciers, il en présenta une nouvelle à laquelle on n'était guère préparé. On trouve en effet dans le Traité de Malacologie une famille des Otidés, dans laquelle se rencontrent les g. Ancyle et Haliotide. M. de Blainville suppose que , comme dans ce dernier g., l'animal des Ancyles a une branchie pectinée placée dans une cavité particulière sur le côté gauche. Malheureusement M. de Blainville n'apporte «ucune preuve à l'appui de ce que nous regardons comme une conjecture ; il n'apporte en sa faveur aucun fait analomique , aucune observation propre à démontrer que les Ancyles sont plutôt Pectinibranches que Pulmonés. Ainsi ce nouveau rapprochement, fait par ce naturaliste, du g. qui nous occupe et des Haliotides , n'a servi à rien en ce qui concerne les rapports naturels des Ancyles. M. de Férussac, après avoir fait des observations sur les mœurs des Ancyles, prétendit que ces animaux sont Pulmonés de la même manié-

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re que les Limnées; mais nous n y apercevons rien qui justiOe cette opinion. Il blâme quelques naturalistes de n'avoir pas placé les Ancyles parmi les Pulmonés ; et , comme preuve de leurs torts, il apporte sa propre classiflcation , dans laquelle on trouve, en elfet, ce g. dans le groupe de Mollusques. On voit par ce qui précède que chacun des naturalistes qui ont eu occasion de mentionner les Ancyles ont émis à leur sujet une opinion différente. Rien , sans doute, ne paraîtrait plus simple que de donner, par de bonnes observations, la solution de cette difficulté; les Ancyles se trouvant assez abondamment dans nos ruisseaux, dans nos rivières, dans nos étangs. La difficulté vient de ce que les espèces actuellement connues sont extrêmement petites ; l'animal est presque transparent, gélatineux, et très difficile à soumettre à une dissection propre à éclairer sur sa structure intime. A moins de trouver un nouveau moyen d'observation sur des animaux aussi fugaces, les naturalistes resteront peut - être encore long - temps dans la même incertitude qu'aujourd'hui. On pouvait espérer que l'on rencontrerait dans les pays chauds des esp. plus grandes et susceptibles d'être soumises au scalpel de l'anatomiste; mais jusqu'à présent rien ne prouve que cette espérance doive se réaliser. M. Guiding en a observé dans les eaux douces de rîle Saint- Vincent quelques espèces, qui ne sont pas plus grandes que celles qui vivent en Europe.

Au petit nombre d'espèces vivantes connues actuellement, il en faut joindre quelques unes fossiles mentionnées par Desmarets, dans une note qu'il publia dans 1' Bulletin de la Société philomalique ; nous en découvrîmes une autre esp. dans les marnes blanches qui font partie des terrains à lignite des environs d'Epernay.

L'animal des Ancyles est ovale, en cône surbaissé ; il est enveloppé d'un manteau qui revêt l'intérieur de sa coquille et s'avance jusqu'à son bord. Le pied est grand , ovalaire ; il occupe presque toute la base de la coquille lorsque l'animal marche. La tête est à peine séparée du pied ; elle est assez grosse , subquadrilatère, un peu aplatie, et porte de chaque côté un tentacule court, subtronqué au sommet, et ayant l'organe de la vision sur le côté interne de sa base. M.

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Guiding , dans les observations quMl a faites sur ce g., a découvert, sur le côté droit de l'animal , une petite ouverture garnie d'une petite lèvre découpée. Cette disposition rappelle beaucoup ce que MM. Quoy et Gaimard ont trouvé dans l'animal des Siphonaires. Il resterait à savoir maintenant si , dans les Ancyles, il y a, comme dans les Siphonaires, une branchie transverse au milieu du dos, dans un canal transversal communiquant avec cette ouverture latérale. Il est déjà certain que chez les animaux qui nous occupent il n'y a point de branchie autour du pied, comme dans les Patelles; que la branchie n'est point cervicale, comme dans les Calyplraciens ; mais il reste à savoir si l'ouverture latérale communique avec une cavité aérienne ou avec une branchie aquatique. Toute la question est là actuellement, et il nous semble qu'il ne faudrait qu'un petit nombre d'observations bien faites et suivies avec patience pour décider la question. Jusqu'au moment où ces observations seront faites, la place du g. Ancyle restera incertaine dans les méthodes.

Les caract. de ce g. peuvent être exprimés de la manière suivante : Animal gastéropode, conique , marchant sur un pied très large , profondément séparé de l'enveloppe paléale. Tète grosse , subquadrangulairc, portant latéralement une paire de tentacules courts, tronqués, ayant des yeux sessiles au côté interne de leur base, et , sur le côté droit, une ouverture garnie d'une petite valvule. Coquille palclloïde, ayant le sommet incliné postérieurement, ordinairement à droite, rarement à gauche, et plus rarement encore symétrique; test très mince, dans lequel on ne peut apercevoir aucune trace d'impression musculaire.

Les coquilles du g. Ancyle sont toutes patelloïdes ; quelques unes sont coniques , ont le sommet subccntral, et sont plus symétriques que les autres. Dans d'autres esp., le sommet s'incline fortement à droite, et M. de Férussac en cite quelques esp. qui sont sénestres. Ces coquilles , minces et transparentes, ne paraissent recevoir aucune impression des muscles qui les attachent à l'animal ; aussi , quelques soins que nous ayons pris pour découvrir la forme et la position de ces impressions musculaires , nous n'avons pu y parvenir. Dans un voya-

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ge qu'il a fait en Crimée, M. Rousseau, aide-naturaliste au Muséum d'histoire naturelle, a découvert, dans les terrains ter tiaires des environs de Tasmann , une grande coquille patelloïde , de S à 6 pouces de longueur, et qui a les plus grands rapports avec une Ancyle gigantesque. Cependant nous pensons que cette coquille devra constituer un genre particulier, que M. Rousseau établira probablement lorsqu'il donnera la description de cette intéressante coquille (Desii.) *ANCYLECHA {iyyùh, crochet ; i'x'x , j'ai), ms. — G. de la famille des Locustiens, de l'ordre des Orthoptères , établi par M, Serville {Ins. Or</i., suites à BuEfon , qui le distingue des Phylloptères et des Phanéroptères, avec lesquels il a la plus grande analogie par le prothorax , convexe , et surtout par les pattes , dont toutes les cuisses sont armées en dessous de crochets et de fortes épines ; les jambes antérieures dilatées à leur base, et munies, ainsi que les intermédiaires, d'épines en dessus et de crochets irréguliers en dessous, et enfin les jambes postérieures ayant leurs carènes hérissées de petites épines et de dilatations crochues. M. Serville ne rapporte à son g. qu'une seule espèce de l'île de. Java, qu'il désigne sous le nom d'J. lunulîgera, et qui n'est vraisemblablement que la Locusta fenestrata Fab. , placée par M. Burmeister dans le g. Phylloptents. (Bi")

*AKCYLÉS. Aticylœa yx'J)os , crochu).

MOLL. — M. Menké, dans son Synopsis methodica Molluscorum, divise les Inférobranches de Cuvier en trois familles ; la troisième, sous le nom d''Ancylœa, est consacrée au seul g. Ancyhis de Geoffroy. Nous avons vu. dans la courte histoire de ce g., combien il est encore difficile à placer aujourd'hui; et l'opinion de M. Menké n'a pas plus de preuves en sa faveur que celle des autres naturalistes. T'oy. ANCYLE. (DesH.)

*ANCYLOCERA (â'/y^^o?, crochu; >é- /îKî, corne), ms. — G. de Coléoptères tétramères , famille des Longicornes, établi par M. Serville, qui le place dans la tribu des Cérambycins, section des Longipenncs^ et lui donne pour caract. essentiels : Corselet très allongé, cylindrique, l*'"^ art. des ant. ( dans les mâles ) bombé en dedans , échancré antérieurement : le 2* dilaté intérieurement, en

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forme de dent obtuse; les ~^ et A' dilatés en biseau à leur partie intérieure ; les autres cylindrico-coniques ; le terminal trois fois plus court que le précédent, et formant un petit crochet. 2"= art. des ant. ( dans les femelles) peu prononcé, en dent de scie; le terminal court, mais point crochu. Élytres étroites, linéaires, un peu déprimées, tronquées carrément à leur extrémité. M. Dejean ( Catnl., 50 édit. ) , qui a adopté ce genre , y rapporte deux espèces; l'une est le Gnoma ruijicollis Fabr., et l'autre le Cerambyx cardinalis de Dalman ( A. sanguinea Dej. ) Celle-ci se trouve au Brésil , où elle se tient sur les feuilles, et vole pendant le jour, d'après M. Lacordaire, qui ajoute qu'elle produit un son aigu avec son corselet. L'^. rugicollis est de l'Amérique septentrionale; elle a été décrite et figurée par Olivier sous le nom de Saperda bicolor (tom. 4, p. 32, n» 41 , pi. 5, fig. 25). (D.)

* ANCYLOCHEIRA (^y^'^^^s, crochu ; yjL/: , 05 , main ). Evs. — G. de Coléoptères pentamères, famille des Stcrnoxes, tribu des Buprestides, établi par Eschscholtz , et dont, suivant Westwood, voici les caract. {Syn. oflke Gen. of bril. lus. ) : Écusson distinct. Menton transverse, tronqué antérieurement. Dernier article des palpes maxillaires aussi long que les précédents , légèrement dilaté au sommet. Tarses minces, tibias antérieurs des mâles inclinés et courbés. — Ce g. a été adopté parM.Dejean(Ca.'(iL, 5' éd.), qui y rapporte 18 esp., dont 15 d'Amérique et les autres d'Europe. Nous citerons , parmi ces dernières, les A. ruslica , punclata , octoguttata et fiavo-maculata , qui sont des Buprestes pour Fabricius ainsi que pour MM. Solier et Gory-Delaporte, et qui toutes se trouvent en France. (D.)

*ARICYLOCLADUS(=J7/v>o-:, recourbé, crochu; xlù'j'o:, rameau), bot. ph. — G. de la famille des Apocynacées, tr. des Carissées, formé par Wallich ( PI. As. rar. , t. III , p. 43, t. 272), et synonyme du g, Willughbcia de Roxburgh A oj/, ce mot. (C. L.)

ANCYLODON (x/xu>o,-, crochu; ocfo.,-, dvro?, dent), poiss. — G. de la famille des Sciénoïdes , et qui ne se distingue des Otolithes que par le caract. suivant : La mâchoire inférieure armée sur les côtés de dents longues et pointues. Dans les Otolithee, les dents latérales de la mâchoire sont

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en cardes très fines ou en velours , comme à la mâchoire supérieure. Les Ancylodons ont d'ailleurs le palais lisse et sans dents; la tête caverneuse; quatre appendices au pylore; et une vessie aérienne prolongée en deux cornes. Bloch , qui n'avait fait attention qu'à la longueur de la caudale, en avait nommé une esp. de Surinam Lonchurus ancylodou; mais il a associé à son g. Lonchurus un autre poisson à dents égales et à deux barbillons sous le nom de Lonchurus barbalus. Ce g. établi par Bloch , devenait ainsi composé de deux esp. disparates ; voilà pourquoi nous avons réformé dans notre Ichthyologie le nom de Lonchurus , et créé le g. dont il est question dans cet article.

Nous connaissons encore une seconde esp. de ce petit groupe , originaire de Cayenne. Ce sont jusqu'à présent les deux seules réunies dans ce genre. (Val.)

*A]VCYLOEA. MOLL. — F. ancylès.

* ANCYLOGNAÏÎIUS (àyxy),^;, crochu; 7vx9o5, mâchoire), ms. — G. de Col. hétéromères , famille des Mélasomes , établi par M. Dejean , qui n'en a pas publié les caractères. Il le place ( Catnl. , ô" édit. ) immédiatement après le g. Cyrloderes de MJ Solier, et n'y rapporte qu'une esp., du cap de Bonne-Espérance, qu'il nomme A. Dr e g ei. Cette même esp. a été décrite par M. Guérin sous le nom de Calognatus Chevrolatii {Mag. zool. 1837, clas. 9, p. 172). Voy. Calognatus pour les caract. du genre. (D.)

* ANCYLOMÈRE. Ancglomenis [dy^M- >o;, crochu; //j^ot;, partie, article), crust. — G. de l'ordre des Amphipodes et de la famille des Hypérines, établi par M. Milne- Edwards , et caractérisé principalement par la conformation des pattes de la cinquième paire , qui sont très courtes , lamelleuses , clypéiformes, et terminées par une grosse main subchéliforme. (F. Ann. des Se. nat., t. XX , et Hist. nat. des Crust. , t. IIL, p. 85, pi. 50, fig. 4.) Le g. Hieracomjx de M. Guérin {Mag. zool.) ne paraît pas différer notablement des Ancylomères , et a été probablement établi d'après un individu dont la croissance n'était pas achevée. (M. E.)

* ANCYLOIVOTUS ( àyxJ/os , crochu ; v;iro;,dos). INS.— G.deColéoptèrestétramèreSjfamilIe des Longicornes, établi par M. Dejean, qui le place ( Cafa/. , 5= édit.) non loin du g. Megabasis de M. Serville, de

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sorte qu'il apparliciidrait à la tribu des Lamiaires de ce dernier auteur. M. Deiaporte (IJist. naturelle des Coléopl,, Buffori-Duménil) en formule les caractères ainsi qu'il suit : Corps assez allongé et convexe. Tète aplatie et verticale. Mandibules courtes, terminées en pointe aiguë. Palpes dépassant un peu les mandibules. Antennes grêles , beaucoup plus longues que le corps, très rapprochées à leur base. Corselet ayant son disque épineux et ses côtés armés chacun d'une pointe aiguë, Écusson arrondi postérieurement et armé également de deux épines. Élytres presque parallèles, un peu convexes, ayant leurs angles huméraux saillants et épineux, avec leur extrémité tronquée. Pattes assez longues; cuisses un peu comprimées. Jambes intermédiaires ayant en dessus, près de l'extrémité, un petit tubercule. — Ce g. est fondé sur une seule esp., originaire du Sénégal : I.amiu irihulus de Fabricius, Cerambyx id. Oliv. ^Ent., t. IV, ins. 67, p. 6S, no 83, pi. 14, fig. 100.) (D.)

* AIVCYLOJXYCIIA (cîyx-./cj , crochu ; ovul, x^^S' ongle). iiNS. — G. de Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, établi par M. Dejean , qui n'en a pas publié les caractères. D'après la place qu'il occupe dans son Catal. (5 édit.), il appartiendrait à la tribu des Scarabéides phyllophages de Latrcille. Il y rapporte 54 esp., toutes exotiques, dont 45 de diverses contrées de l'Amérique , 4 de Java , 1 de la Perse occidentale , 1 de la Mongolie, 1 de la Chine, 1 des îles Philippines, et 1 dont la patrie est inconnue. Cette dernière est le Melolonlha serrata Fabr., que nous citons comme type du genre. (D.)

* Al\CYLOPERA(à-//y),os, recourbé; «/5K, excessivement ; allusion à la forme du sommet des ailes, qui est très recourbé) .ins. — G. de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, établi par Stephens dans sa tr. des Tortricides, et dont nous avons réparti les esp. dans les g. Tortrix et Phoxo-

teryx. loy. ces deux mots. (D.)

* AIVCYLORHINUS. ois. — Voyez

AGRILORIimiS. (LAFR.) I

* AIVCYLORHYIVCUS ( àyxvXo?, re- ' courbé ; pvj^o;, bec), ins. — G. de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionides, div. des Érirhinides, établi par Klug et adopté par Schoenherr, qui le

ANC caractérise ainsi : Antennes de longueur moyenne, minces. Funicule composé de six articles , les trois 1"' assez longs , subobconiques , les autres presque turbines ; massue allongée, ovale , acuminée. Rostre long, robuste, presque plan, élargi vers le sommet. Yeux grands , latéraux , subovales. Prothorax transverse , beaucoup plus étroit antérieurement, avec les angles postérieurs subacuminés , légèrement convexes en dessus. Elytres larges, subovales, un peu convexes, arrondies à leur extrémité, débordant l'abdomen. Pattes médiocrement longues , robustes ; cuisses très épaisses , unidentées en dessous; tibias un peu comprimés. —Ce g., adopté par M. Dejean [Catal., 5= édit.) , a, suivant Schoenherr, un peu le faciès du g. Myclère d'Olivier ; il ne renferme qu'une seule esp. , VA. variabili* de Rlug, originaire du Brésil. (D.)

* AIVCYLOSCELIS ( «vxu)cî, crochu; îzi)o; , jambe ). ens. — G. de la famille des Mellifères, de Tordre des Hyménoptères, établi par Latreille [Regn. anim.) sur quelques esp. de l'Amérique méridionale, ayant de grands rapports avec les Antophora et les Saropoda, mais qui s'en distinguent surtout par les mandibules, munies de plusieurs dentelures. Leurs palpes maxillaires n'ont que quatre articles , comme chez les Saropoda.

(Bl.)

* AIVCYLOSTERIXUS [ày^vlo^, crochu; (7Té/«vo-' , poitrine. Evs. — G. de Coléoptères tétramères , famille des Longicornes, tribu des Cérambycins , établi par M. Dupont dans sa monographie des Trachydérides , et adopté par M. Serville dans son travail sur les Longicornes, mais non par M. Dejean dans son Catal. ( 5^ édit. ). Il est fondé sur une seule espèce d'Amérique, Trachyderes scutellaris de Schoenherr, ou Cerambyx scutellaris d'Olivier [Entom., t. 4, capr., p. 16, n» 15 , pi. 21, fig. 160) et a pour caract. : Présternum transversalement et profondément échancré, tuberculeux entre les pattes antérieures. Mésosternum peu avancé, plan, semi-circulaire intérieurement. Tête grande, rugueuse, marquée de deux impressions longitudinales ; menton large, canaliculé transversalement. Antennes longues; 1" article robuste, 2' plus long que de coutume. Corselet aussi long que large^ armé latéralement d'une épine cour-

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te. Écusson grand, triangulaire. Élytres longues, s'alténuant peu à peu, tronquées à l'extrémité, et terminées extérieurement par une épine courte. Pattes médiocres; tarses antérieurs dilatés ; extrémité des cuisses intermédiaires et postérieures munie d'une petite épine. (.0).

* ANCYLUS (àyxù^os, crochet), nvs. — M. Haliday a employé cette dénomination pour désigner un g. d'Hyménoptères correspondant à celui de Leiophron de Nées von Esenbeck, tel qu'il a été adopté par M. Westw'ood {Gen. Synop.) et nous {Hist. des An. art., t. IV). Voy. ce mot. (Bl.) ANCYLUS. MOLL. — Voyez ancïle.

ANDA. BOT. PU. — La langue primitive des Brésiliens nommait ainsi un arbre qui, dans le pays, reçoit encore vulgairement le nom d'Andaaçu, et qui, décrit d'abopd dans l'ouvrage de Marcgraff et de Pison, réuni long-temps à V Aleurites , a plus tard paru devoir former dans la famille des Euphorbiacées un genre distinct, auquel on a dû conserver son 'j^remier nom. Il avait été établi par Bern. Gonicz sous celui de Joannesia {Mém. Acad. Lisb. III). Ses fleurs , monoïques, présentent, dans les deux sexes, un calice campanule à cinq dents, et cinq pétales distincts, plus longs que le calice, avec les divisions duquel ils alternent, et alternant eux-mêmes avec autant de glandes. Dans les mâles, huit étamines, dont trois intérieures plus longues, dont les Olets se soudent ensemble infcrieurement en une colonne centrale, et dont les anthères, allongées, sont vacillantes ; dans les femelles, un ovaire à deux loges uni-ovulées, surmonté de deux styles courts, que terminent des stigmates déchiquetés en plusieurs lobes réfléchis. Il devient un fruit sphéroïde de la grosseur d'une petite pomme, dont le sarcocarpe charnu se sépare , à la maturité , de la base au sommet en quatre valves, et dont l'endocarpe forme un noyau ligneux relevé de quatre angles longitudinaux disposés en croix, percé de chaque côté, vers le haut de deux des angles opposés, de deux ouvertures communiquant chacune avec une loge inté-' rieure, dans laquelle est une graine ovoïde, revêtue d'un double tégument , couronnée d'une caroncule dans sa jeunesse; l'extérieur crustacé, et l'intérieur membraneux, épais L'Anda.auquelonadonné le nomspécifique

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de Gomez ou de Pison, est un grand arbre à suc laiteux, à feuilles alternes et dépourvues de stipules , qui portent à l'extrémité d'un long pétiole deux glandes, et cinq folioles articulées , entières, portées elles-mêmes sur des pétioles partiels plus courts. Les fleurs sont disposées , à l'extrémité des rameaux, en une sorte de panicule par une dichotomie assez régulière et plusieurs fois répétée, dans laquelle les femelles sont ordinairement sessiles dans la fourche des dichotomies , les mâles courtement pédicellées sur les côtés. (Foy. Ad. Juss. Euph., p. 39, tab. î2, n" 37, et PL usuelles des Bras.)— L'amande des graines offre les propriétés communes h la famille et était employée autrefois comme purgatif. Leur usage paraît abandonné aujourd'hui , quoique l'arbre ait continué à être cultivé communément à cause de sa beauté. (Ad. J. )

* AIVDAAÇU. BOT. — frayez ANDA.

(Ad. J.) ANDALOUSITE (Andalousie, province d'Espagne), min. — Voyez macle.

(Del.) ANDERSONIA ( W. Anderson , chirurgien, compagnon de Cook ). bot. ph. — G. de la famille des Loganiacées, formé par Willdenow {Msc), et synon. du g. Gœrtnera de Lamark. — G. de la famille des Méliacées, formé par Roxburgh , et synon. de son g. Amoora. — G. de la famille des Stylidiées, formé par Rœnig ( Msc. ), et synon. du g. Stylidhim (JSilrangium). — Cette dénomination générique , après bien des vicissitudes, comme on le voit , est enOn resté à un g. de la famille des Fpacridacées , type de la tr. des Epacrées, établi par R. Brown ( Prodr. , p. 554 ) , qui lui assigne les caract. suivants : Cal. coloré, 5-parti, accompagné de bractéoles foliacées, géminées, ou en nombre double. Cor. hypogyne, subcampanulée ou hypocratérimorphe, égalant le calice , à limbe 5parli , dont les segments étalés et barbus à la base. Étam. 5, hypogynes, ne dépassant pas la gorge du tube floral; Glaments comprimés , plans , subulés. Anth. insérées par le dos au dessous de leur partie moyenne, Squammules hypogynes 5, distinctes ou con nées. Ovaire quinqué - loculaire , à loges multi-ovulées. Capsule 5 - loculaire , à placentas dressés du fond des loges , et adnes à une colonne centrale. Graines rares par a-

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